Valencia passa une soirée de lamentations. Regrettant amèrement cet acte posé trois ans auparavant. Cette année là, Lina venait de finir sa licence et avait été prise pour un stage hors de la ville. Valencia et Thomas se fréquentaient amicalement entre temps, pour prendre soin l'un de l'autre comme l'avait recommandé Lina. Ils se rendaient des visites anodines jusqu'à ce soir où tout avait basculé.
La journée avant le moment fatidique, Valencia venait de découvrir que son petit ami du moment était fiancé depuis plus d'un an. Elle lui en parla alors et il ne nia pas les faits. Ne pouvant supporter elle rompit avec lui.
En amour, Valencia n'était malheureusement pas très chanceuse. Ses histoires d'amours ne duraient pas. Elle tombait soit sur des menteurs, soit sur des arnaqueurs. Pourtant, Valencia avait pensé que cette fois-ci ce serait différent. Maynard n'avait rien de tous les hommes avec qui elle était sortie avant. Il était respectueux, avait un boulot stable et la traitait avec tellement d'égard. Elle n'avait jamais eu l'impression qu'il lui cachait quelque chose. Pour elle, c'était l'homme idéal jusqu'à cette minute qui changea tout. Alors qu'elle était dans un salon de coiffure avec une de ses amies,une jolie jeune femme entra.
-Bonjour tout le monde. Lança poliment la jeune femme
-Bonjour ma belle, ça va ? Répondit aussi respectueusement une des coiffeuses
-Oui ça va merci, et toi ?
-ça peut aller... Alors on te fait quoi aujourd'hui ?
-Juste un champoing suivit de traitement capillaire s'il te plait.
-D'accord. Rose, dit la coiffeuse en appelant une des filles avec qui elle travaillait, occupe de toi de la future mariée là.
Tandis que Rose s'occupait à installer la jeune femme, valencia et son amie était déjà en train de se faire coiffer en discutant gaiement.
-Ce traitement te va bien, tes cheveux sont soyeux et souples. Constata la coiffeuse.
-Oui c'est vrai, c'est pour ça que je reviens. Tu es efficace ! Rétorqua la jeune femme en souriant
-C'est bien, en tout cas à ton mariage on va te faire une belle coiffure qui sublimera d'avantage tes beaux cheveux.
-J'y compte bien.
-Sinon ça va, pas trop stressée ? Et c'est dans combien de temps encore ?
-Non moi ça va, c'est plutôt Maynard qui stresse le pauvre.
Dès que Valencia et son amie entendirent prononcer ce prénom, la conversation attira leur attention. Elles ne s'emballèrent pas, il n'y avait pas qu'un seul homme nommé Maynard dans ce pays. Mais discrètement elles tendirent l'oreille. Plus la conversation avançait, plus le doute s'installait. Et à la fin, la jeune femme avait donné assez d'informations pour que valencia comprenne qu'il s'agissait de son Maynard. Elle ne fit pas de scandale dans le salon de coiffure mais sortit pour appeler ce dernier. Alors que Valencia lui présenta les faits, Maynard ne prit même pas la peine de donner des explications approfondies.
En rentrant ce soir à la maison, Valencia était mal, Lina était en stage et elle avait besoin de parler. Mais elle n'eut pas la force d'appeler qui que ce soit. Alors qu'elle étouffait de chagrin son téléphone sonna.
-Hello Val comment tu vas aujourd'hui ? Dit la voix au téléphone
-Ho Thomas... Eclata Valencia en sanglot, quand elle reconnut la voix de son interlocuteur
-Qu'est-ce qu'il y a tu pleures ? Commentait-t-il surprit.
-Snif Snif...
-Val il s'est passé quelque chose ? C'est Lina ?
-Non... Snif... Non. Ce n'est pas Lina... Réussit-elle finalement à dire
-Bon écoute j'arrive chez toi ! Conclut Thomas avant de raccrocher
Après l'appel, Valencia continua de pleurer. Moins d'une heure plus tard, elle essaya de se ressaisir quand elle entendit sonner à la porte. Lorsqu'elle ouvrit la porte, Thomas était debout l'air inquiet.
-Qu'est cequ'il y a Val ? Interrogea-t-il en entrant
-Aujourd'hui j'ai découvert que Maynard est fiancé... Snif... Il se marie dans moins de deux mois... Snif... Sanglota-t-elle une fois qu'ils furent tous les deux assis.
-Sérieusement ? Depuis quand ? Demanda Thomas époustouflé
-Un an je pense. Snif... Je me sens tellement bête !
-Non non ne dit pas ça, tu lui faisais confiance tu n'as rien à te reprocher. Consola Thomas.
Valencia continua ses explications, spécifiant comment elle a tout découvert et précisant aussi que Maynard n'a même pas nié et n'a même pas essayé de la retenir quand elle l'a quitté. Thomas, compatissant, la pris dans ses bras et la garda là un bon moment.
-Tu n'as pas à pleurer pour cet idiot, c'est lui qui va regretter ce qu'il t'a fait. Tu es une belle femme, tu es intelligente, tu es douce...
A ces mots Valencia se redressa et le regarda droit dans les yeux. Une chose en entrainant une autre, ils s'embrassèrent.D'abord timidement, puis fougueusement. Valencia sentit une chaleur l'envahir ; elle se laissa alors emporter par le rythme des baisers. Un sentiment de culpabilité commençait à l'envelopper quand, au même moment, Thomas passa la main sous son chemisier. Elle perdit alors toute volonté de lutter... Apres cette soirée enflammée, Valencia s'était promis de ne plus recommencer. Thomas revenait cependant, chaque fois plus insistant, et elle ne sut lui résister. Alors qu'elle avait pris la résolution de tout dire à sa sœur, elle découvrit qu'elle était enceinte de sa relation secrète. Elle l'annonça à Thomas qui se disait heureux de cette nouvelle. Mais elle n'eut pas la force de garder la grossesse.Elle l'enleva donc et informa Thomas de son avortement seulement après l'avoir fait. Thomas l'en voulut et menaçai même de quitter Lina... « C'était la chose à faire Thomas, toute cette situation est déjà trop. Je n'imagine même pas le mal que tout ça pourra faire à Lina. S'il te plait ne la quitte pas, je ne veux pas la voir souffrir ! »
Avait expliqué Valencia avant de mettre définitivement un terme à leur relation.
Lina rentra de son stage quelques jours plus tard et ne se douta de rien.
Revenue dans son état de solitude actuelle, Valencia cherchait une raison valable d'avoir gâché son amitié avec sa sœur mais elle n'en trouvait aucune. Elle pleurait de tout son long. Avait-elle réellement perdu la seule famille qui lui restait ? Pour la première fois depuis très longtemps, Valencia se mit à genoux, joint ses deux mains et le corps secoué par les sanglots, elle se mit à prier.« Oh Seigneur ! je sais que je ne suis pas digne de te parler, mais je n'ai nulle part où aller, personne vers qui me tourner. Je t'en supplie ai pitié de moi ! Je te demande pardon pour ce que j'ai fait à ma sœur, je regrette, je regrette... sanglota-t-elle d'avantage en pensant à sa sœur, c'est ma seule famille, ne permet pas qu'elle s'éloigne de moi je t'en supplie. Je t'en supplie ai pitié... »