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Garant sa voiture dans le parking de son entreprise, William sortit, tenant son classeur par une main et ses clefs dans l'autre main étant sur le point de rejoindre l'intérieur du gratte-ciel lorsqu'il vit un pied chaussé d'une chaussure à talon noir se poser par terre, puis une interminable jambe nue suivie. Un autre pied rejoignit le sol, puis une femme du mètre soixante-quinze, élancée et le corps sous un tailleur noir sur mesure qui ressortait parfaitement sa taille de guêpe.
Elle avait des lunettes de soleil qui lui allait parfaitement, lui donnant un côté très sexy qui l'attirait tellement sans qu'il ne le veuille. Cette dernière passa devant lui comme si elle ne l'avait pas du tout vu et William était subjugué par sa beauté. Comme elle était entrée dans l'entreprise alors il se dit qu'il avait la possibilité de la voir avant qu'elle ne parte. Lorsqu'il entra à son tour, cette dernière était en train de parler avec la réceptionniste qui finit par lui tendre une clef. Lorsqu'elle s'en alla, il fut tenté d'aller demander à la réceptionniste ce qu'elle voulait mais vit que c'était plus simple de la rejoindre vu qu'elle venait de prendre l'ascenseur. Lorsqu'il entra, il fut tenté de lui passer le bonjour mais elle faisait comme si elle ne l'avait pas vu donc ça ne valait pas la peine de tenter. Quand l'ascenseur s'ouvrit au dernier étage, elle sortit et lorsque ce fut à son tour, son téléphone se mit à sonner. le temps pour lui de le sortir, elle avait déjà disparu et il se demandait bien où. Il souffla et prit le chemin de son bureau. Lorsqu'il inséra la clef dans la serrure, il constata que la porte était déjà ouverte. Ça faisait déjà deux semaines que personne n'avait ouvert son bureau vu qu'il avait viré son assistante personnelle. Il essaya de se souvenir mais il avait fermé la porte la veille avant de partir. Il poussa la porte et la toute première chose qu'il vit fut ces chaussures à talon noire, ces longues jambes nues et croisées et dont malheureusement, il vit le string en dentelle noir de cette dernière vu que le tailleur s'était relevé. Plus haut, son chemisier ouvert laissait entrevoir la dentelle de son soutien-gorge de couleur noir et la peau galbé de son sein. Ses lèvres étaient peintes du rouge à lèvres vif qui donnait l'impression qu'il allait couler. Lorsque son regard s'encra dans le sien, il fut comme piégé dans son propre corps car cette dernière avait le contrôle de tout son esprit. Elle esquissa un sourire qui eut le don de lui faire perdre ses moyens. Jamais il n'était resté aussi bête devant une femme, une femme putain ! elle enroula quelques mèches de ses cheveux autour de son doigt en ouvrant légèrement les lèvres. Il sentit ses muscles se tendre sous l'effet du désir qu'il ressentait pour elle sans toutefois la connaitre. Gracieusement, cette dernière se leva et marcha jusqu'à son bureau en ondulant les hanches d'une façon sensuelle capable d'exciter un puceau. Will ne bougeait toujours pas. Lorsque cette dernière se retourna vers lui en se raclant la gorge, il revint à la réalité en secouant frénétiquement la tête comme s'il venait d'être délivré. D'un pas précipité, il entra et alla directement prendre place dans son fauteuil de bureau. Il faisait tout pour garder son calme mais c'était impossible de rester un homme fort et aveugle face à une femme pareille, on aurait pu croire une sorcière venue tout droit des enfers pour le séduire et il était carrément en train de perdre ses moyens face à elle.
-bonjour monsieur, avez-vous besoin de café ?
Sa voix, elle résonnait dans sa tête comme une douce mélodie et il en souffrait tellement à cause de ça. Il ne comprenait déjà pas qui elle était pour lui demander s'il avait besoin d'un café. Il osa prendre le risque et leva la tête vers elle. Elle ne jouait pas du tout, elle était tellement sérieuse qu'on aurait pu croire qu'elle venait tout droit d'un bureau juridique mais il ne croyait pas qu'une telle beauté pouvait sortir en journée, on ne les voyait que le soir et tard dans la nuit même.
-ou vous avez besoin d'autre chose ?
Will n'avait pas détaché son regard de ses lèvres qui bougeait. Il avait encore l'impression qu'il était piégé dans son esprit. Il ne savait pas qui était cette femme mais il fallait qu'il sache. Il se mit à penser à sa magnifique épouse qui était à la maison et se libera. Il posa la main sur son téléphone de bureau, il fallait qu'il sache qui était cette femme mais sans rien comprendre, cette dernière posa sa main sur la sienne, l'empêchant ainsi d'effectuer un quelque appel. Il leva la tête vers elle et cette dernière lui sourit, un sourire qui le fit fondre sans qu'il ne veuille. Elle se posa son fessier dans le fauteuil face à lui alors que Will n'avait rien manqué de ce mouvement.
-nous pouvons parler si vous le voulez monsieur Davis, vous me semblez perdu ce matin et je me demande si c'est dans cette attitude que vous avez battis cet empire.
Will voulait lui dire que sa perte de contrôle était de sa faute mais ne fit rien pour ne pas encore plus se ridiculiser devant elle plus qu'il ne l'avait déjà fait. Elle avait assez vu comme ça et c'était de trop. Il se leva et approcha la baie vitrée de son bureau, lui donnant ainsi le dos parce que non, à force de la regarder, ce désir primitif ne cessait de prendre une grande ampleur. Cette femme était de la tentation incarnée et pourtant il fallait qu'il fasse tout pour savoir ce qu'elle faisait dans son bureau. L'image de la peau galbée de son sein lui revint en tête et il expira bruyamment. S'il avait survécu un nombre incalculable de fois face à certaines femmes, alors il ne croyait pas être capable de supporter avec celle qui était dans son bureau et il espérait qu'elle allait bientôt quitter les lieux.