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Âme déchu

Âme déchu

Auteur:: jouvencehss4
Genre: Moderne
J'avais 26 ans lorsque je songeais au suicide. Ma vie n'avait plus de sens. Tout était fichu. Toutes mes activités tournaient au néant. Ma vie en elle même n'avait été qu'une illusion depuis tout ce temps.. J'étais maudite. Avant de rencontrer Karl, je croyais que j'avais tout vu avec ma précédente vie. Décidément n'aurais-je pas droit au bonheur ?

Chapitre 1 Chapitre 1

Une boule d'amour, un aché de joie, un sauté de bonheur. C'est ainsi qu'était Lys aux yeux de ses parents. N'ayant jamais eu une telle occasion en or, Huguette avait mis tout son espoir en sa petite fille adorée. Elle n'avait que 2 ans et elle était une étoile aux yeux de la famille.

HUGUETTE : chéri je suis très contente. Je n'arrive pas à croire que c'est notre fille à présent.

MICHAEL : Tout ce que je fais c'est pour te rendre heureuse ma chérie. Je t'aime tu sais... je n'aimerai plus voir tes paupières humides.

HUGUETTE : mieux vaut un que Zéro mon amour... Je t'aime aussi.

ABESSOLO, une famille plutôt très bien placée. Un foyer qui ne manque matériellement parlant de rien. Seulement, il a fallu cette présence de joie pure pour égayer la maison.

HUGUETTE : avant cette maison était comme un cimetière. Il n'y avait des cris d'enfants ni de joie.

MICHAEL : j'en avais marre de te savoir triste. Tout le temps pensive et asthénique.

HUGUETTE : Mon cœur saignait.

MICHAEL : tout est terminé à présent. Tu n'auras plus à t'en faire. Notre petite est là.

HUGUETTE : j'ai peur qu'elle ne se sente chez elle.

MICHAEL : ce n'est qu'une question de temps. D'ici quelques mois elle s'habituera au nouveau chez elle, crois-moi.

Huguette n'avait pas eu cette chance d'enfanter. Les docteurs avaient déclarés qu'elle n'en pourra pas. Elle était stérile. Selon le diagnostic des médecins, elle avait une obstruction des trompes de Fallope. Elle n'avait que 28 ans, étant marié il y'a 3 ans.

Michael, son grand amour avait sans réfléchir, accepter qu'ils adoptent un enfant. Cette action boosta son amour pour lui.

HUGUETTE : chéri est-ce que tu sais que tu es un homme rare ?

MICHAEL : comment ça chérie ?

HUGUETTE : malgré mon problème, tu n'as pas hésité à me faire plaisir en adoptant un enfant. Tu réalises que je ne pourrais jamais avoir un enfant de toi ? Jamais de la vie bébé.

MICHAEL : tu es ma femme Huguette.

HUGUETTE : et toi alors ? Tu es sûr que tu ne voudras pas d'une progéniture qui t'es propre ? Ça a toujours été ton souhait d'être père. Et si tu en voulais ? co...comment est-ce que... (elle ferma les yeux et pris un grand souffle)

Il fixa Huguette et la regarda attentivement. Il s'ajusta près d'elle et prit ses deux mains entre les siennes.

MICHAEL : mon bébé, je t'ai épousé c'est pour le meilleur et le pire. Dans les bons comme dans les mauvais moments je serais à tes côtés. Je te mentirais si je te disais que cette situation ne me fait ni chaud ni froid. Certes cela me brise le cœur mais crois-moi, on y surplombera. Ce n'est qu'une partir remise mon amour. Et pour le ''papa''...ahah ! J'en serais un pour Lys. Le papa qu'elle n'a jamais eu. Et je sais que tu seras une maman parfaite pour elle (bisou sur la bouche) Ne t'en fais pas mon épouse. Je n'ai pas bu un verre de trop avant de prendre cette décision. Je m'en rends compte et c'est mon choix.

À l'instant lys arrive au salon...

LYS : mama

Huguette sourit jusqu'aux oreilles

HUGUETTE : tu ne peux pas savoir combien cela me réchauffe le cœur à l'entendre m'appeler ainsi. (La portant)

MICHAEL : ça serait ainsi pour de bon. Tu t'imagines ?

Elle n'avait répondu que par un sourire, car occupée à poser des questions à LYS.

HUGUETTE : tu as bien dormi mon ange ?

MICHAEL : oui mama

HUGUETTE : je te lave tu manges nor ?

Lys secoua la tête en signe de oui.

MICHAEL : chérie une dernière chose !

HUGUETTE : oui mon bébé...

MICHAEL : cela peut rester secret, juste entre nous deux. Une troisième personne n'a pas besoin d'apprendre que nous avons adopté lys...

HUGUETTE : mais... comment serait-ce possible ? Elle a deux ans déjà..

MICHAEL : deux ans c'est pas grave... n'est-ce pas ça fait trois ans qu'on a pas eu de visite ici ? personne n'en saura rien...

HUGUETTE : bébé désolé de le dire mais je trouve cette idée un peu... bancale. Mama elle ne boira jamais cela. en plus.... Elle connait mon problème.

MICHAEL : bon d'accord chérie... c'est comme tu veux de toute façon. Je veux juste nous mettre à l'abri des diatribes, mouchardages et calomnies. Tu sais que pour vivre mieux, il faut être caché.

HUGUETTE : je te comprends chéri. Je suis tout à fait d'accord sur ce point. Je vais présenter lys à mama et c'est tout. Juste nous trois le saurions.

MICHAEL : si ça t'arrange, ça me va chérie.

C'était sous cette base que le couple Abessolo s'accorda. Ils avaient un petit secret bien au frais.

Huguette façonnais de jour en jour Lys à sa manière.

Ça n'avait non plus été facile pour la petite, car des fois elle appelait les noms de ses copains de l'orphelinat. C'est ce genre de situation qui embarrassait Huguette. Comment faire comprendre à la petite que désormais elle a une nouvelle famille ?

Huguette occupait son esprit constamment. Elle avait mis à sa disposition tous les manuels nécessaires pour son âge. Elle lui apprenait à lire, à compter et à faire des gribouillages.

Lys était contente. Elle aimait bien apprendre et avait une faculté de compréhension assez développé pour son âge.

Peu à peu elle s'y faisait..

LYS : mama égarde (regarde)

C'étaient des ronds qu'elle avait fait

HUGUETTE : bravooo ma chérie. Tu es une brave. Applaudis pour toi (frappant dans ses mains)

Au retour de Michael, Huguette lui annonça qu'ils iront voir mama Assimba (mère de Huguette)

MICHAEL : tu n'iras pas seule ?

HUGUETTE : je te veux près de moi stp. Tu connais maman avec ses questions pièges et tout. Je n'aimerais pas l'affronter toute seule stp.

MICHAEL : ahaha je serais ton bouclier n'est-ce pas ? Est-ce que moi même c'est facile ?

HUGUETTE : Un peu (rire) on y va demain, ça te va ?

MICHAEL : dans l'aprèm. Je vais essayer de me libérer un peu tôt au travail et je te fais signe.

HUGUETTE : tu viendras donc me chercher ?

MICHAEL : soit prête dès que je t'appelle.

Le lendemain comme convenue, ils se rendirent chez mama Assimba. Elle était sur la véranda entrain d'égrainer le maïs.

Quand la voiture gare devant la maison et qu'elle voit Huguette sortir, elle accoure vers elle.

#by_larrime

MAMA ASSIMBA : héééé ma fille eééé (toute contente en allant l'embrasser.)

HUGUETTE : (sourire) bonsoir mama.

MAMA : ma fille, comment tu vas ?

HUGUETTE : je vais très bien mama et toi ?

MAMA : ah ma fille je suis toujours où tu m'as laissé. À la maison avec ton frère qui ne me laisse pas. Ou il est même partir où oo... (elle se tourne et appel) stoonnnnne

HUGUETTE : il n'est pas là mama ?

ASSIMBA : ses fesses restent au sol ?

MICHAEL : bonjour maman (souriant)

ASSIMBA : mon fils tu es là ? papa pardon assieds-toi...

MICHAEL : merci mama...

Stone fait son arrivée. C'est le deuxième petit frère d'Huguette, âgé de 10 ans. Un garçon bien têtu. Il est arrivé tout sale et le genou blessé.

STONE : oui mama... Bonjour tantine Huguette, Bonjour tonton Michael.

MICHAEL : c'est comment champion ?

HUGUETTE : ça alors Stone tu ne viens pas mal hein...

ASSIMBA : tu vois alors ce que je disais ? Regarde le, un sal cochon porc.

HUGUETTE : mamaaaa!!! Toi aussi

MICHAEL : euh ; champion va à la malle là, tu retires le paquet de mama. J'allais faire comme ça et oublier.

Il alla à la malle, il ouvrit et referma aussitôt

STONE : euil c'est qui là-bas tantine ? (apeurée)

HUGUETTE : quoi ? Qui où ?

STONE : là dans la voiture. Je vois un petit enfant couché.

Huguette et Michael se regardent.

MICHAEL : euh... stone, prends le paquet et tu vas mettre derrière stp...

STONE : d'accord

ASSIMBA : il y'a quoi ?

HUGUETTE : rien maman... juste que nous ne sommes pas venue seuls. On a amené notre fille avec nous.

ASSIMBA : (étoné) votre fille ? Tu as accouché sans me dire ? héééé ma fille a un enfant ooooooh (elle se lève et sort une pichenette de joie. Elle embrasse Huguette toute contente) Et tu ne m'as pas dit depuis pourquoi Huguette ? Tu ne voulais pas que je vienne regarder ma petite fille ? héééé tu vois comment je te disais que tout n'es pas fini pour toi non ? Voilà. Eh yesus. Les fesses de ma filles ne sont pas fermées.

Huguette sourirait de vive allure. Elle était soulagée de savoir que sa mère soit contente de leur fille.

ASSIMBA : c'est comment ? Vous allez caler ma fille dans la voiture ? Je veux aussi la voir non ?

MICHAEL : désolé maman, juste qu'elle dormait. Je vais la chercher.

Michael se leva et mama Assimba était derrière lui, impatiente de voir sa petite fille.

Il porta lys et la mit à ses épaules. Il se tourna vers mama Assimba, mais la mine de cette dernière changea aussi rapide que l'éclair.

Michael garde le cap malgré tout, il sourit et présente sa fille à sa belle-mère.

MICHAEL : mama, je te présente Lys

ASSIMBA : Lys aa ? C'est l'enfant de qui ?

Michael resserre la mâchoire et guette Huguette.

HUGUETTE : (sourire) c'est Abessolo Assimba Lys. maman c'est ma fille.

ASSIMBA : (éclate un rire bref et redevient ferme) c'est qui ta fille ? Donc tu as accouché un vieux bébé ?

HUGUETTE : mama...

ASSIMBA : c'est quand le bébé marche déjà que tu penses à venir me voir ? je vais encore faire quoi sur elle que tu as déjà tout fait ? Jusqu'à elle a même donné mon Nom.

HUGUETTE : mama attends... on doit parler...

Assimba avait pris sa cuvette de maïs et aller derrière avec.

Son attitude avait brisé Huguette mais Michael lui rassurait que ça ira...

Mama Assimba n'était pas une femme faisant semblant de venir. Elle n'était pas doucement et Huguette avait raison de s'inquiéter pour la suite...

HUGUETTE : et si elle n'acceptait pas Lys ?

MICHAEL : à mon avis, son avis compte moins que le tiens. C'est ton enfant, c'est juste par respect que tu lui fais part...

Chapitre 2 Chapitre 2

Huguette la poursuivie derrière, tandis que Michael fit coucher lys sur le canapé.

HUGUETTE : maman c'est quelle réaction ça ? Je ne m'attendais pas à ça venant de toi. Tu te comportes là on dirait ma belle-mère !

ASSIMBA : tu voulais que je me comporte comment ? Comment est-ce que tu voulais que je me comporte ? C'est l'enfant de qui ? Tu crois que je suis ton pygmée, que je vais te croire qu'en deux ans tu ne m'aies pas fait savoir que tu étais enceinte ?

HUGUETTE : justement mama et pourquoi tu t'enflamme donc ? Je n'ai pas fini de parler que tu sois déjà devenue toute hystérique. Je voulais te dire que Lys est entrée dans ma vie et elle sera ma fille désormais.

ASSIMBA : elle sera ta fille désormais que c'était d'abord la fille de qui ?

HUGUETTE : calme toi mama. Assieds-toi d'abord.

Elle s'assoit.

HUGUETTE : toi-même tu sais que j'ai cherché partout sans trouver. Je n'ai pas eu cette chance malheureusement. Mais ce n'est pas la fin du monde. Heureusement Dieu m'a donné un mari formidable et malgré le fait qu'il ait épousé une femme incapable de procréer, il m'a quand même soutenue et a permis qu'on adopte un enfant... Lys.

ASSIMBA : tu es sûr que tu es partir partout ? Je t'ai montré la maison de ma'a mengue, tu es parti là-bas ?

HUGUETTE : mamaaaa ! C'est un marabout mama.

ASSIMBA : c'est une voyante. Elle saura voir qui t'a bloqué.

HUGUETTE : toi-même tu sais que je ne crois pas en ces histoires. La maladie existe mama et il faut que je l'accepte une fois pour toute pour surmonter.

En effet, l'hystérie de mama Assimba était lié au fait qu'elle n'arrivait pas à concevoir comment sa fille unique ne pouvait lui faire des petits enfants réels. Elle avait mal elle aussi.

ASSIMBA : donc tout ça est vrai... Lys est ton seul espoir...

Ces propos choquèrent Huguette

HUGUETTE : mama je t'interdis de dire cela. Lys est une merveille.

ASSIMBA : Je ne sais plus quoi te répondre. Je n'ai jamais eu à faire avec les histoires d'adoptions. Est-ce que tu la connais ? Non. Est-ce que tu connais sa famille ? Non. Est-ce que tu connais la raison pour laquelle elle se retrouve dans un orphelinat ? Non plus. Donc ceci peut être un esprit que tu aies amené chez toi. Qui te dit si c'est un bon esprit ?

HUGUETTE : si je te l'ai présenté ce n'est pas pour que tu répondes quoi que ce soit mama. Accepte la, c'est ta petite fille désormais. Nous serons sa famille. Et en parlant du bon ou mauvais esprit, mama laisse-moi courir ce risque.

ASSIMBA : toi-même tu sais ma fille que je ne veux que ton bonheur.. si ça te vas ainsi, ok, d'accord. Mais si ce n'est que moi, on irait chez mengue.

HUGUETTE : lys est tout pour moi maman.

Lys s'était réveillé il y'a 2 minutes et elle criait ''maman'' dans le salon. Stone la porta et la vint avec elle derrière.

HUGUETTE : Lys, vas saluer grand-mère. Dis bonsoir grand-mère...

Lys fit ce que sa mère lui demanda.

C'était à peine que mama Assimba avait sourire, jusqu'au moment où Michael luis donna 3 billets de 10.000FCFA.

MICHAEL : belle maman, nous allons rentrer.

Un large sourire aux lèvres, Assimba sert fort la main de son gendre en le bénissant.

ASSIMBA : bonne route papa, vous rentrez bien.

HUGUETTE : au téléphone mama

ASSIMBA : ahan ma fille. Bye hein mbombom (s'approchant de Lys, lui faisant une bise à la joue.)

HUGUETTE : tu pourras venir la rendre visite des fois maman...

LYS : bye grand-mère.

Le cœur d'Huguette s'allégea.

À 5 ans, Lys faisait la classe de CE1. Les journées d'Huguette étaient prisent entre son travail et l'éducation de Lys. Elle allait la laisser à l'école et revenait le soir la prendre.

MICHAEL : bébé, tu ne trouves pas que c'est mieux qu'on trouve une nounou à Lys ?

HUGUETTE : pourquoi faire ? Je n'ai pas de soucis à m'en occuper...

Huguette avait complètement refusé d'avoir une ménagère. Elle voulait le faire pour son enfant. La seule chose qu'elle avait accepté, c'était d'avoir un chauffeur pour Lys, même si parfois c'était Michael qui s'en occupait.

Assimba n'hésitait pas, presque chaque dimanche après la réunion, de venir rendre visite à son homonyme. Elle ne rentrait très souvent pas les mains vides, ce qui lui plaisait bien.

Stone aimait sa petite nièce. Il venait souvent la rendre visite, et d'autres fois il l'emmenait balader.

#by_larrime

À 10 ans Lys faisait la classe de 4ième. Son entourage n'arrivait pas à croire comment une petite fille de son âge puisse être si intelligente.

HUGUETTE : quand je pense qu'une famille ait une perle comme elle... je me dis que je suis très chanceuse.

MICHAEL : elle est peut-être très intelligente, mais il ne faut pas l'exposer.

HUGUETTE : je ne peux plus dire aux gens que c'est ma fille ?

MICHAEL : tu ne te rends pas compte que ça pourrait attirer des mauvais yeux sur elle ?

HUGUETTE : je vois que maman et toi aviez tisser les plans pour moi hein ? Des jaloux on s'en fout ... c'est pas de ma faute si ça n'arrive qu'à moi...

MICHAEL : je le dis pour la petite, c'est tout. Tu n'as pas besoin de faire toutes ces railleries.

On sonne au portail et Lys va ouvrir. Elle revient aussitôt.

LYS : mama c'est tata dodo

Michael se lève, prends ses clefs et sort avec un visage neutre

MICHAEL : j'arrive.

Elle n'a pas eu le temps de demander où il allait.

DORINE : bonjour Mich...

MICHAEL : bonjour dorine.

HUGUETTE : Dorine ! ma copine c'est comment ? (faisant un câlin)

DORINE : ça va ma mère. Et toi-même ? Je sens qu'il y'a la forme.

HUGUETTE : ah mama ça essaye.

DORINE : comment tu vas bébé Lys ?

LYS : je vais bien tata.

HUGUETTE : stp lys apporte de l'eau à tantine Dorine.

Dès que lys part, dorine chuchote à sa copine.

DORINE : je demande hein ? Mon beau a quoi ?

HUGUETTE : comment ça ?

DORINE : je ne l'ai pas reconnue dans sa façon de me saluer tout à l'heure. Il avait l'air un peu... nerveux là...

HUGUETTE : c'est rien t'inquiète. Il a un peu mal à la tête.

Lys est revenu avec de l'eau et Huguette lui servit quelque chose à manger.

Quelques minutes après, Dorine lance.

DORINE : tu as toi dis que Lys n'aura pas de petit frère hein...

Huguette eu un pincement de cœur. Elle détourna sa face de sa copine et pris 5 secondes avant d'essayer de balbutier quelques mots...

HUGUETTE : Euh... Lys, va dans la chambre stp.

Lys exécuta...

HUGUETTE : pourquoi cette question ? ... est-ce que c'est moi qui décide ?

DORINE : qui décide ?

HUGUETTE : c'est Dieu qui donne les enfants.

DORINE : c'est ce que vous voulez dire.... Tu accouches c'est après 20 ans que tu veux encore accoucher massah ? En tout j'attends mon homonyme.

Huguette voulait parler mais elle n'arrivait pas. Elle voulait lui dire qu'il est impossible pour elle d'accoucher mais non, elle n'avait pas eu ce courage. Alors elle changea directement de sujet.

HUGUETTE : sinon comment va Albert ? Et les enfants ?

DORINE : hummm si j'ouvre la page de celui-là, je ne saurais par où commencer. Parce que ce qu'il me fait voir non ?

HUGUETTE : quoi encore ?

DORINE : je ne sais pas comment il est, franchement. C'est lui qui veut les enfants mais il est incapable de les assumer. On a deux enfants à la maison, il sort il laisse 2500f la ration. Ma grossesse ci même, il ne m'a jamais donné de l'argent pour les consultations...

HUGUETTE : pourquoi ce comportement ? Il ne t'a jamais traité ainsi au paravent.

DORINE : et tu crois qu'il a deux problèmes ? Si ce ne sont pas sur les fesses de la petite fille bassa'a là tu crois que c'est quoi ?

HUGUETTE : comment ça ? Quelle fille ?

DORINE : tu ne connais pas sa secrétaire ? La fille jaune là. Je t'assure qu'Albert ne m'a jamais traité ainsi. Ce n'est plus celui à qui j'ai dit Oui il y'a 12 ans.

HUGUETTE : et comment ça tu viens penser ça de lui subitement ?

DORINE : comment tu expliques qu'un homme qui te gérais bien et dont tu avais toute son attention puisse disparaître en un seul claquement de doigt ? la conclusion est simple !

HUGUETTE : tu l'as vu en flagrant délire ?

DORINE : tsuip regarde alors... toujours naïve ! J'ai lu la petite fille là de loin. Tu ne sais pas voir quand ton homme a des changements d'humeurs inhabituels ? Tu devrais commencer à prêter attention hein... parce que même Michael là... hummm...

Chapitre 3 Chapitre 3

DORINE : tsuip regarde alors... toujours naïve ! J'ai lu la petite fille là de loin. Tu ne sais pas voir quand ton homme a des changements d'humeurs inhabituels ? Tu devrais commencer à prêter attention hein... parce que hummm...

HUGUETTE : il ne s'agit pas là d'une question de Naïveté, mais de confiance envers son homme. Un comme ma part ci, je boirais son cadi.

Dorine éclata de rire.

DORINE : tu veux mourir roussi ? Bon je ne vais pas te contredire hein.... Chacun connait sa chose, mais je te conseillerais de faire très attention. Parce qu'on ne sait jamais.

HUGUETTE : n'accuse plus Albert sans preuves stp.

DORINE : tu veux avoir les preuves ? ok .

PDV_HUGUETTE

Dorine était ma copine de longues années. On s'était perdue de vu mais 5 ans après la venue de Lys, nous nous retrouvions en train de faire la même réunion. Sa question sur les petits frères de Lys me fit penser à quelque chose. Je ne vais pas vous mentir que voir son ventre devant m'avais rendu très jalouse. Je ne pouvais juste pas l'afficher devant elle. J'avais eu une idée qui allait bouleverser les émotions de Michael.

Nous étions couchés une nuit, après nos ébats, et là je lui pose une question.

HUGUETTE : bébé ?

Il ne répond et caresse juste mes cheveux.

HUGUETTE : Mich...

MICHAEL : oui... ???

HUGUETTE : je voulais demander ton avis sur quelque chose.

MICHAEL : Vas-y mon amour

HUGUETTE : depuis j'y pense, et me dit que ce serait bien si on allais à nouveau chez le médecin.

MICHAEL : pourquoi faire ? Tu es malade ? Ou c'est lys ?

HUGUETTE : non elle va bien. Pour moi tu sais, mon problème d'agénésie. Ça fait déjà 8 ans que ça dure... je me dis qu'en 8 ans les choses se sont beaucoup métamorphosées en moi. J'ai espoir que...

MICHAEL : que tu peux enfanter ?

HUGUETTE : c'est mon vœu le plus cher bébé.

Il fit un bisou dans ses cheveux et pris la parole.

MICHAEL : tu sais bébé ? Il y'a des rêves qu'on ne peut réaliser mais qui viennent d'une certaine manière. Vois lys. Elle te comble non ?

HUGUETTE : c'est vrai qu'elle fait ma joie... et si elle avait un petit frère ?

MICHAEL : tu veux qu'on adopte un autre enfant ? dis-moi, tu veux une fille ou un garçon ?

HUGUETTE : tu ne m'as pas comprise. Je veux qu'on aille à nouveau chez le médecin.

Michael soupire et dit : d'accord,

HUGUETTE : j'irai demain.

MICHAEL : demain ? euh... je voulais déjà appeler Albert pour qu'il te reçoive.

HUGUETTE : il avait déjà eu à me consulter. Testons ailleurs pour voir ce qu'en est le résultat.

MICHAEL : oui mais Albert te recevras directement, tandis qu'un autre médecin tu t'aligneras.

HUGUETTE : dans ce cas on prend donc un rendrez avec lui avant.

MICHAEL : d'accord laisses moi m'en charger princesse...

HUGUETTE : merci chérie, merci beaucoup.

Le lendemain comme promis, Michael se rendit à l'hôpital prendre un entrevue avec le gynécologue.

Une semaine plus tard, elle fit les examens demandés, mais le résultat était la même.

Au travail, Huguette essayait au maximum de se concentrer sur son boulot pour ne plus y penser.

Son chef de service vint à son bureau et elle fut discrète par les bruits qu'il avait faits inconsciemment.

PAULIN : bonjour madame Huguette. J'espère ne pas vous déranger.

Elle cesse d'écrire, le regarde et esquisse un sourire...

HUGUETTE : Bonjour Paulin comment tu vas ?

PAULIN : non, plutôt toi, comment tu vas ? Tu m'as donné un sourire forcé tout à l'heure...

HUGUETTE : ahbon ?

PAULIN : et tes paupières sont humides on dirait

HUGUETTE : c'est... la fatigue...

PAULIN : ah je comprends. Assiah.

Il ressort de son bureau. Quelques minutes après, elle reçoit un mail de Paulin qui dit : et si on prenait un bout à la pause-café ?

#PDV_HUGUETTE

Je ne sais pas pourquoi mais le message de Paulin me fit sourire. Je me suis dit j'en aurais certainement besoin de cette pose pour essayer de me changer d'idée. Alors je lui répondis, oui pourquoi pas ?

Lorsque l'heure de la pause sonna, il se pointa devant mon bureau. Il m'amena dans un restaurant pas très loin de l'entreprise.

PAULIN : (il sourit) merci encore d'avoir accepté mon invitation.

MOI : oh je t'en prie. J'ai beaucoup travaillé la matinée, j'en avais grand besoin. C'est à moi de te dire merci.

PAULIN : comment ça ?

MOI : je n'aurais jamais songé à prendre une pause pour me détendre.

PAULIN : ahah ! Je vois.

Nous restions là, sans parler... on buvait ce café en mangeant les croissants, puis il me dit :

PAULIN : tu seras au voir bébé de Ghislaine ?

MOI : Ghislaine ? (étonné)

PAULIN : oui, la femme de Samy tu savais qu'elle a accouché non ?

MOI : euh... l'oublie... et c'est quand ?

PAULIN : dans deux semaines. Tu iras ?

MOI : si on me choisit parmi ceux qui iront.

PAULIN : considère que c'est déjà fait. En passant, comment va Lys ?

MOI : elle va super bien.

Nous causâmes de tout et le rien jusqu'à ce que finisse notre pause.

#by_larrime

J'avais déjà démarré ma voiture lorsque du coup mon téléphone sonna.

C'était un appel de Rosine. J'arrivai rapidement au lieu qu'elle m'avait indiqué.

Je gare et elle entre dans la voiture.

MOI : qu'est-ce qu'il y'a encore ?

ROSINE : tu as demandé les preuves non ? Voilà.

MOI : voilà quoi ?

ROSINE : regarde devant toi, un peu plus loin.

MOI : je ne vois rien.

ROSINE : après la voiture grise là, regarde. Ce ne sont pas deux femmes làbas ?

MOI : et elles me servent à quoi ?

ROSINE : voilà mon mari, et voilà ton mari.

MOI : euil. Comment ça ?

ROSINE : Michaël n'est pas allé au travail en chemise rouge ?

MOI : si mais....

Je voulais douter que ce soit lui, mais il fit un geste qui me permit de voir qu'effectivement c'était lui.

MOI : mais qu'est-ce qu'ils font là ?

ROSINE : va savoir pourquoi... tu as donc vu ce que je te disais.... Tu as vu Albert non ? Voilà même sa jaune fille à côté.

MOI : ne nous faisons pas d'illusion... c'est sûr qu'ils sont en train de travailler.

ROSINE : donc genre Albert c'est son gynécologue hein...

MOI : ahaha calme toi ah ah... il va rentrer tu lui parle donc... Je te laisse chez toi ??

Je ne voulais pas croire que Michael soit en train de me tromper. Il m'avait prouvé plus d'une fois qu'il m'aime, alors quelle intérêts à me tromper aujourd'hui ?

Jusqu'ici je pouvais mettre ma main au feu pour Michael, jusqu'à ce qu'il ne rentre ce soir-là.

Il était rentré vers 21h.

Après avoir étudié avec Lys, il chercha directement à se coucher.

MOI : chéri j'ai fait la table, allons manger...

MICHAEL : je ne mange pas.

Je fronce les sourcils.

MOI : pourquoi ?

MICHAEL : je n'ai pas très faim.

Je le laisse aller se doucher et lorsque je vais dans la chambre, il est couché. Je m'allonge tout près de lui, lui donnes de petits baisers dans le cou et le caresse le torse.

Il se tourne vers moi en enlevant ma main.

MICHAEL : chérie je suis fatigué stp. J'ai besoin de dormir. (Bisou à la joue)

Il se retourna et ajusta la couette sur lui.

Je ne me fis aucune idée et retenta après trois jours. Il mangeait à peine mes repas et ne me faisait plus l'amour.

Avec cette attitude comment ne pas penser à ce que Rosine supposait ?

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