Chapitre 1: A bout de souffle.
« L'amour est patient, l'amour rend service. Il n'est pas jaloux, il ne se vante pas, il ne se gonfle pas d'orgueil. L'amour ne fait rien d'honteux. Il ne cherche pas son intérêt, il ne se met pas en colère, il ne se souvient pas du mal. Il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il se réjouit de la vérité. L'amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout » Corinthiens 13: 1-13
La premiere fois que j'ai entendu ce passage de la bible c'était dans le film « A walk to remember » avec Mandy Moore et Shane West et ça m'a semble tellement beau, tellement vrai mais jamais au grand jamais je n'ai cru qu'un jour je serais dans une situation dans laquelle ces mots me parleront, dans une situation où ces mots résumerons ce que je vis et même encore plus. Et pourtant c'est le cas. Aujourd'hui 13/02/2017 marque le cinquième anniversaire de la disparition de mon mari. Cinq ans que chaque matin je me lève avec l'espoir de découvrir quelque chose de plus, un indice aussi infirme soit-il sur lui mais rien.
J'en suis arrivée à envié les veuves, au moins elles savent, elles savent que leurs maris à été rappelé auprès du créateur mais moi rien. Je suis comme incomplète depuis que la nouvelle est tombé, je marche, travaille, élevé deux magnifiques petits enfants avec un énorme trou dans le coeur dû à l'ignorance, l'ignorance sur le fait de ne pas savoir où il est. Je fais une dernière fois le tour de la maison pour vérifié non seulement que tout est bien fermé et aussi que tout le monde est bien dans son lit. Une fois que je suis rassurée je retourne dans ma propre chambre avec l'intention de lire mais comme chaque soir depuis qu'il n'est plus là mon cerveau derive et mon subconscient prend le relais.
Le vent souffle légèrement, la brise caresse ma peau avec douceur et si je ferme les yeux j'entends presque le bruit des feuilles mortes qui balaient le sol. La terrasse est compose de chaises et de tables en fer de couleur blanche avec des pots en verre filiforme au milieu dans lesquelles ont retrouve une orchidée mauve. Je suis installé un peu en retrait sur l'une d'elle. Parce que ce n'est pas une heure de pointe j'ai la possible non seulement d'admirer le flow continue des gens qui passent qu'ils soient à vélo ou à pied mais aussi de capter tous les bruits de la nature comme ceux de la brise sur ce feuillage de printemps avec sa magnifique couleur orange, le sifflement du vent dans les arbres, le chant des oiseaux, le murmures des conversations. Avec la délicieuse sensation d'être seule alors que ce n'est pas le cas.
Je lève la tête et essaye de distingue plus clairement les personnes qui m'entourent mais me retrouve à être gagné par un sentiment de confusion totale plus j'essaye. Je sais que quelques couples sont assis autour de moi et que derriere le comptoir que j'aperçois au loin il y'a au moins un serveur mais c'est tout. Je ne saurais les décrire ni de manière concrete ni de manière sommaire. Peut-être devrais-je allez au bar pose la question? Je n'ai même pas le temps de me lever que je le sens avant de le voir. « J'ai nos commandes. » lance t-il.
J'ai peur d'avoir mal entendu, cette voix, cette aura ne peut être qu'à une seule personne, je tourne légèrement la tête vers la voix et mes soupçons s'avère vrai: c'est lui. Et comme à chaque fois qu'il entre dans mon champ dans une pièce mon coeur à un raté et tous mes sens sont en alerte.
C'est un indien métisse d'une trentaine d'années à la peau tellement basané qu'on croirais qu'il est noir et ses yeux gris me rappelé la couleur du ciel à l'arrive d'un orage. Il doit faire un bon 1,90m avec le corps d'un athlète, il porte une ensemble en lin blanc avec les deux premiers boutons de sa chemise ouverte. Parlant de ça je porte aussi une longue robe blanche tout comme tous ceux autour de moi: est-ce un dress code pour une soirée? Mais si c'est le cas pourquoi je ne reconnais personne? Je n'ai pas le temps de pousse ma reflexion plus loin quand il pose sa main sur la mienne et là aussi je le sens: cette alchimie qu'il y'a eu entre nous dés le premier jour c'est définitivement lui alors toute mon attention se focalise sur lui oubliant d'analysé tout le reste.
�« Tu est tellement belle! » il marque une pause et plonge ses yeux dans les miens et là je suis frappe par la douleur que j'y vois avant d'ajouté « il n'y a pas un jour qui passe sans que je ne pense à toi » qu'est-ce qu'il raconte, lui et moi on vit ensemble, on vas rentre à la maison ensemble? J'essaie de parle mais ne réussi qu'a produire un croisement pas des plus sexy d'ailleurs. Le décor autour de moi change, le vent souffle plus fort quand je regarde autour de nous à nouveau, il n'y plus personne. Le vent souffle plus fort j'entend le tonnerre grondé et les petites pique de sables et des feuilles qui se lèvent. « J'ai besoin de toi » sa main se resserre sur la mienne, son ton devient plus urgeant je ne sais pas pourquoi mais j'ai la désagréable sensation qu'il vas partir sans moi alors de ma main libre je m'accroche à son bras et d'une voix que je ne reconnais pas: « on rentre ensemble à la maison. » Mais je sais après avoir prononcé cette phrase qu'il ne rentreras pas avec moi, je vois ses lèvres remue mais je n'entends plus rien le vent est de plus en plus fort notre table à disparu y compris nos chaises. Comment est-ce possible? Maintenant je le retiens plus fermement mais il m'échappe, je supplie « STP ne me laisse pas, je n'y arrive plus, je n'y arrive plus... » Il me regarde l'air désole me parle mais je ne l'entends toujours pas. Alors je ferme les yeux et recite la sourate Ayata al kursi.
« Allah! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même "al-Qayyum".
Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent.
A lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre.
Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission?
Il connaît leur passé et leur futur.
Et, de Sa science, ils n´embrassent que ce qu´Il veut.
Son Trône "Kursiy" déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine.
Et Il est le Très Haut, le Très Grand. »
« Allāhu Lā 'Ilāha 'Illā Huwa Al-Ĥayyu Al-Qayyūmu
Lā Ta'khudhuhu Sinatun Wa Lā Nawm
Lahu Mā Fī As-Samāwāti Wa Mā Fī Al-'Arđ
Man Dhā Al-Ladhī Yashfa`u `Indahu 'Illā Bi'idhnih
Ya`lamu Mā Bayna 'Aydīhim Wa Mā Khalfahum
Wa Lā Yuĥīţūna Bishay'in Min `Ilmihi 'Illā Bimā Shā'a
Wasi`a Kursīyuhu As-Samāwāti Wa Al-'Arđa Wa Lā Ya'ūduhu Ĥifžuhumā
Wa Huwa Al-`Alīyu Al-`Ažīm »
Quand je recouvre les yeux je suis toute seule à genoux dans le noir sanglotant et répétant la même phrase « Ya allah je 'y arrive, je n'y arrive plus, Je n'y arrive Allah. »
Je me reveille dans un sursaut le visage baigne de larmes en répétant la même phrase mais cette fois ci à vois haute: « Ya Allah je n'y arrive plus. » A l'instant où je dis ces mots tout leur sens me frappe et je m'effondre sur mon lit le coeur en miette en position foetale me serait d'un oreille pour étouffe mes sanglots.
Les rêves en islam:
En islam il existe trois types de rêves:
le rêve véridique
le rêve représentant un désir personnel
le rêve provenant du diable
Le rêve véridique est considéré comme le moyen qu'Allah choisi pour communiquer avec nous pour nous annoncer aussi bien des bonnes nouvelles que des mauvaises.
Le rêve provenant du diable encore communément appelé cauchemar n'est qu'un moyen supplémentaire qu'a trouve le diable pour nous troubler.
Et enfin le rêve représentant un désir personnel, ce sont ces rêves dans lesquels l'on revit des événements qui nous marqué durant notre état de veille, les choses qu'on refoule ou nos désirs inavouées.
Je m'installe confortablement sur ma chaise à bascule en rotin sur ma terrasse et regarde discrètement le jour se lève. le ciel a pris des teintes oranges teintés de touche de lumière qui le rende magique mais je ne l'apprécie qu'a moitié. Pour dire vrai je revis mon rêve et en y repensant je me dis que ça ne peut être que la troisième option.
Comment ai-je pu m'en sortir toutes ses années, comment me suis-je levée chaque matin? Où ai-je trouve la force d'avance? Encore et encore sans lui?
« Maman... » la voix ensommeillé de mon petit garçon me parvient via l'émetteur pose au sol a côté de moi. Je suis déjà en route vers leur chambre qu'une autre petite voix fluette ne m'appelle aussi « Maman... » Sans vraiment me l'expliqué je suis prise d'un sentiment d'urgence et me met à courir.
J'allume la lumière et comme chaque matin à cet heure là je les trouve assis dans leur lit face à face et comme chaque matin Elias me demande « c'est déjà le matin? » je regarde par la fenêtre le jour n'est pas encore complètement lève et reporte mon regard vers lui. « Non c'est l'heure du fajr. » je souris et me tourne vers sa soeur Farisa et mon coeur se gonfle d'amour. Je sais pourquoi j'ai tenu aussi longtemps et pourquoi je continuerai de tenir: parce que je n'ai pas le choix.
« Maman... » je sens l'inquietude dans la voix de mon petit garçon et c'est la dernière chose que je veux alors je lui fait un sourire rassurant, « Absolument allez debout c'est l'heure du fajr, » quand ils sortent de leurs lits et courent vers moi je sens la panique que je ressens depuis mon réveil se dissipé. Pour eux j'y arriverais, pour eux je continuerais... Jusqu'a ce qu'il revienne.
Chapitre 2: Mon travail
« Messieurs c'est à prendre ou à laisse, nous avons pourtant êtes clair là dessus dés le départ. »
Je suis partagé entre l'exaspération et la frustration encore une partie adverse qui croit pourvoir changer les termes du contrat à la dernière minute en jouant la carte de l'ingénuité mais celle les gars c'est moi qui l'ai invente alors trouvez mieux et vite. Mon client acteur noir anglais m'as engagé pour négocié l'achat d'une usine de vêtement situé à Taiwan.
J'évite de soupire ouvertement quand j'entend le propriétaire de l'usine dans un mouvement d'humeur traiter celui qui négocie la vente d'incapable. Quand je me suis assise à cette table pour négocié cet achat je savais que ça allais être délicat non rectification pire que ça. Jefferson Andrews est surement la personne la plus mal avisé que j'ai rencontre jusque là car il a ignore la premiere réglé quand il s'agit de négocié un deal et ce peut importe lequel. Qui n'est non pas de maitrise son dossier, l'entreprise, la zone géographique où celle-ci est situé ou encore son patron mais d'en apprendre le plus possible sur la personne avec qui on vas négocié.
Quand on négocié un deal pour son client, on doit determine ce qu'il veut avec exactitude donc la premiere question que je pose toujours c'est: « qu'est que vous attendez vraiment de cette négociation? » Une fois que vous avez la réponse à cette question avant de commencé à étudier le dossier vous devez savoir qui seras votre interlocuteur, savoir ce qui le motive. Car le savoir vous permet de savoir comment vous y prendre pour obtenir de lui ce que vous voulez.
J'aurais pu à la disparition de mon mari arête tout simplement de travaillé ou du moins de faire ce travail là moi-même mais mon entreprise de gestion a été la seule chose qui m'as permise en dehors des jumeaux et de ma famille de ne pas complètement perdre pied et de gardé un certain équilibre.
Je les entends essaye de ne pas ce dispute sur la clause sociale que ce bon vieux Jeff voulait camoufler. J'ai une seule règle avant d'accepte une négociation concernant une vente ou un achat de ce genre. ça doit être du ''win win'' surtout pour les employers. C'est pourquoi j'inclue toujours une clause sociale mais comme je m'y attendais d'après les informations collectés sur lui par mon enquêteur, Jefferson Andrews à l'habitude des négociations farineuse où sa rémunération depend toujours du montant de la vente. Alors qu'il essaye de minimise les modifications qu'il a apporté au contrat, une à laquelle je m'y attendais d'ailleurs car cette clause sociale pourrait paraitre énorme financièrement et pour le vendeur et pour l'acheteur mais elle se justifie parfaitement. On parle ici des personnes qui n'ont jamais connu que cette usine, des personnes qui y ont travaillé toute leur vie des personnes qui pendant les périodes de crise ont dû sacrifiés leurs salaires tout en travaillant plus pour maintenir l'usine et qui parce qu'elle change de propriétaire vont se retrouve à la rue car trop vieux d'autres pourront être purement et simplement licencié sans cette clause.
Et quiconque ayant déjà travaillé avec moi que ça soit en étant assis en face de moi ou à coté sait que je ne négocié pas de contrat dans lequel l'une des parties va se retrouvé lésée. Après avoir lu le dossier de Jeff je savais que c'est quelque chose qu'il pourrait essayer de faire vu que sa seule motivation est l'argent.
Je toussote pour attirer l'attention de ses messieurs sur nous et surtout que Fadia mon assistante vient d'attirer mon attention sur le stress croissant de mon client avec un signe imperceptible de la tête. « Mettez vous d'accord messieurs car l'horloge tourne. » Jeff jette un coup d'oeil rassurant à Yashiro Mono le propriétaire de l'usine.
C'est un vieil homme de 80 ans qui à travailler toute sa vie et qui aujourd'hui voudrait profité un peu de la vie avec sa femme il n'a jamais eu d'enfants et d'après son dossier ses neveux et nieces ne veulent pas de l'entreprise.
Quand j'ai lu le dossier de cet entreprise j'ai été impressionné par la capacité de gestion de ce Mr, malgré une crise économique severe, il a réussi à ne pas réduire son personnel, à être innovant et productif en même temps donc je sais avec certitude que JAMAIS il n'aurais été d'accord avec les modifications apporte à cette clause sociale. Et sa violente conversation avec Andrews ne fait que confirmé mes constatations, il a cru pourvoir passe la clause modifiée sous cape en se disant que son client n'y verrait pas d'inconvénient si au passage il gagnait plus d'argent. Jefferson Andrews est doué mais quelque part en route il s'est perdu, je dis ça parce que pour lui ce qui est devenu primordial c'est le montant de ses cachet et surement face à quelqu'un d'autre ça aurait marché, ça n'aurait pas été si important que ça mais pas pour moi.
Quand un client me confie la vente, le rachat, l'implantation d'une entreprise et qu'on se met d'accord sur le fait que je lui obtiendrais bien ce qu'il veut je lui fait comprendre que ça devra allez de paire avec ce que j'appelle ''une clause sociale'' au benefice des employers et/ou de la population cela en fonction du secteur d'activité et de la situation géographique de société.
« Mme Hassan, la modification de la clause sociale ne change rien pour votre client je dirais au contraire que ça lui apporte un certain avantage. »
Je crois qu'il est temps de donner une petite leçon à Mr Andrews.
« Savez pourquoi mes clients font appel à moi? »
« Non »
« Parce je m'arrange toujours pour qu'ils aient ce qu'ils veulent. »
« Savez-vous pourquoi Mr Williams a fait appel à moi? »
« Non. »
« Pour votre client. »
Je m'arête de parlé, lui donner quelque secondes pour qu'il comprenne mais rien alors je reprend.
« Parce que contrairement à vous il a compris ce qui était réellement important pour votre client » je marque une pause avant de continué « ses employés. »
Je le vois perdre contenance et avec ça son assurance et son sourire, je me tourne alors vers Mr Mono.
« Mr la clause sociale modifié par votre négociateur est la raison même pour laquelle je suis assise à cette table avec vous, c'est une clause que vous avez vous-même rédige et que je n'ai fait qu'adaptée en fonction des besoins de mon client sans lui enlève ni sa valeur éthique, ni sa valeur monétaire hors avec les modifications apporté par Mr Andrews votre compte en banque comme le sien va peut-être augmenté de 10% mais ça sera au détriment de vos employés. »
Je marque encore une pause pour lui laissé le temps d'assimilé les informations que je viens de lui donné.
« Et d'après ce que je sais sur vous Mr Mono, vous êtes l'homme qui avec la crise à préférer diminué son propre salaire, pioché dans ses reserves et ses benefices pour garder tout son personnel hors cette clause Mr n'honore ni votre sacrifice ni votre travail et encore moins qui vous êtes en tant que personne. Quand Mr Willans a fait appel à moi c'était parce qu'il savait lui comme tout ceux avec qui j'ai déjà travaillé que jamais je ne négocierais un contrat qui ne soit pas du ''win win'' pour toutes les parties surtout celles qui sont souvent le moins représente lors de ce genre de négociations et que c'est quelque chose qui vous tiens particulièrement à coeur. »
A partir de là, Mr Muno a viré son négociateurs principal qui est parti en claquant la porte et est reste avec son comptable pour finir les négociations. Après deux heures durant lesquels nous avons repassé en revue tout le contrat, je l'ai fait réimprimé par Fadia et la signature à pu enfin avoir lieu.
Chapitre 3: Le phoenix
''Quelques heures plus tard.''
A une certaine époque j'aimais plus que tout être à Londres, y vivre, y travailler. Mais depuis 48 heures que j'ai atterri ici je n'ai qu'une envie repartir. Quand j'ai acceptée ce contrat je ne m'était pas imaginée revenir ici sans lui, tout parait tellement insipide, fade sans lui.
Mr Elliot Danforth, mon client a tenu à ce que Fadia et moi, nous installions à son hôtel privé situé dans le quartier de Westminster sud juste en face de ''Régent's Park''. Mes appartements avec son design de chambre d'hôtel est décore dans des tons mauves/blanc et respire le raffinement, les tournesols avec leurs magnifiques couleurs jaunes et bruns apporte juste la touche de chaleur nécessaire qu'il faut pour donné à chaque occupant de la ces lieux un sentiment de chez soi même si on ne l'ai pas. La chambre de Fadia qui est relie à la mienne par une porte de communication est décore dans des tons jaunes/bruns. C'est incroyable de voir ce que sa femme a réussi à faire avec ses couleurs.
J'ai cru comprendre qu'elle était gabonaise et qu'ils avaient trois enfants ensemble: deux filles un garçon. J'ai discuté avec elle ce matin au petit déjeuné avant d'allez négocié ce deal et elle m'as l'air très gentille, en tant normal elle et moi pourrions être amie. Nous venons du même continent avons les mêmes valeurs mais voilà je n'ai pas le temps pour ça et la situation dans la quelle je suis n'as rien de normal.
« Salam, je croyais qu'on ne partait que demain? » C'est Fadia qui comme à son habitude a donné le salam mais n'as pas attendu que je l'invite à entré, Maimouna ma petite soeur et elle ont ça en commun.
« Tu sais qu'un jour tu vas tombe sur quelque chose que tu ne dois pas voir » je lui réponds en souriant.
Elle prend un air choquée et désolé que je trouve très mignon certes mais pas assez convainquant, « oh, ok! On reste ou on part? » dit-elle en regardant mon sac déjà fait au pied de mon lit.
Je lui tourne le dos pour admirer la vue du Park, soupire bruyamment pour marque mon désaccord avant de répondre « On reste. » Je sais qu'elle et son mari ont prévus un soirée en amoureux et je ne veux surtout pas avec ma mauvaise humeur lui gâché tout son plaisir surtout que c'est la première fois qu'elle vient à Londres. Quand je lui fait face elle est assise sur mon lit et me regarde en silence, elle ne dit rien mais je sais qu'elle comprend. Je n'ai quasiment jamais parlé avec elle du temps où je vivais ici mais elle comprend je le sais à son regard: il est compatissant. « Vas te préparée, sinon tu vas être en retard. »
« Et toi? »
« Moi, très cher vois-tu je suis invité à dîner ce soir par nos hôtes. »
« Ok yaya, j'ai mon téléphone sur moi appel si tu as besoin de quelque chose et n'hésite pas à défoncé la touche d'alerte même si c'est juste pour un moment entre fille. Ok? »
Je souris face et la serre dans mes bras. Chaque fois qu'elle m'appelle yaya mon coeur se gonfle de reconnaissance. « File. » Après un dernier salam elle vas retrouvée son mari.
Fadia Zaed epouse Al-Naser est une réfugiée somalienne, une survivante, une amie, une soeur qui depuis qu'elle est entre dans ma vie ne m'as apporte rien d'autre que du bonheur. Avec sa joie de vivre, son grand sourire et son énorme coeur, elle et Maimouna m'ont apporté quelque chose que je ne savais même pas qu'il me manquait avant la disparition de mon mari: un soutien aveugle. De tout mon entourage elles seules continue de croire et ce de manière totale et absolue quand je dis qu'il est vivant sans aucune preuve matériels si ce n'est mon intuition.
D'un coup tout devient flou, je suis prise de nausées je tend la main pour m'agrippe à la chaise juste à côté de moi mais la rate de peu et m'étale lamentablement au sol. Je me recroqueville en position foetale et essaie de me reprendre, de me levé et échoué lamentablement. Je sais que physiquement je n'ai rien mais comme à chaque fois pensé à lui, à quel point il me manque me met dans un état catatonique. Je sue à grosse goutte.
« Mme. » c'est le Majordome qui m'appelle avec une pointe d'inquiétude dans la voix. Il toque fort et me rappel « Mme, est-ce que tout vas bien? »
Je ferme les yeux et récité la sourate du trône '' Ayata al kursi.'' J'inspire profondément compte jusqu'a trois avant de répondre d'une voix atone « Oui oui... »
« Bien, Mr me fait vous dire qu'ils seront prêts à partir à 8h00. »
« Bien je serais, prête.
ça m'as demande un énorme effort pour me préparer pour ce dîner, je sais qu'on seras une dizaine et que Mr Danforth non Elliot il a beaucoup insisté pour que je l'appelle par son prénom veut me présenter à ses amis qui vont tous vouloir travailler avec moi d'après lui mais ce n'est pas la raison principale pour laquelle je suis reste une nuit de plus à Londres. Je dois rencontre Smith un enquêteur privé demain à laCity, il est chargé de mené les recherches sur le terrain depuis maintenant trois ans, tous les autres avant lui m'ont laissé tombé me servant tous la même réplique: ''c'est impossible qu'il ai survécu Mme sinon nous l'aurions déjà trouvé''. J'inspire profondément avant de descendre la dernière marche et murmure « allons faire bonne figure. »
Je suis dans un magnifique restaurant à Mayfair avec des personnes qui malgré leur célébrité sont d'une simplicité et d'une authenticité rare. En tant normal je serais en train de rire, de profité de la bonne cuisine et de la compagnie des ces personnes qui malgré les statistiques on réussi à s'élever tout en restant humble mais le problème c'est que le noeud qui s'est formé dans mon estomac depuis quelques heures continué de s'alourdir.
J'ai les oreilles qui sifflent et je suis prise d'un accès de froid. D'un coup tout s'estompe autour de moi, mes sens sont plus aiguisés. J'entends une chaise raclé sans me rendre compte que c'est la mienne, les conversations autour de moi s'arrête « ça va Amsetou? » c'est Idriss Clay mon voisin d'en face un acteur américain qui a tourné dans la même franchise à succès que mon client. Mais je l'entends à peine. Pourquoi est-ce que je le sens aussi présent ici? Maintenant?
« Amsetou? » C'est Elliot, il a l'air inquiet alors je le vois sans le voir. Je secoue la tête et essaie de dire quelque chose pour le rassuré mais n'arrive pas à prononcé un mot je le vois détourné le regard sur moi à l'arrivée d'une nouvelle personne. Ma respiration se fait plus saccadée, mes poils se hérissent et je suis paniquée à l'idée de me retourne juste pour constate que ce n'est pas lui. Si je pouvais je ferrais deux rachats pour demande à Allah de faire que ça soit lui mais je ne peux pas alors je ferme les yeux et fait une petite prière muette. Il est maintenant au niveau de notre table et je lui tourne toujours le dos. « Salam vieux frère, ça fait un bail. » Le salue Elliot. Allez un peu de courage ma grande tu peux le faire.
Ma respiration se bloque et mon cri de surprise reste étouffe dans ma gorge quand je fais face à l'inconnu, je suée de plus belle et mon cerveau toune à une lenteur d'escargot. Ya Allah. Je cligne plusieurs fois des yeux et à chaque fois j'ai ses magnifiques yeux gris devant moi. « Salam Elliot. » il lui répond tout en continuant à me fixer. Je suppose que Elliot fait le tour de la table car il est maintenant à côté de lui et nous regarde à tour de rôle et enfin pose la question qui brûle les lèvres de tous ceux qui sont autour de cette table et nous observe avec une curiosité non masqué. « Vous vous connaissez? »
On dirait que ça fait une éternité avant qu'il ne réponde d'une voix claire et assuré: « Oui. C'est ma femme. »