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un amour maudit (le cycle des ames)

un amour maudit (le cycle des ames)

Auteur:: Lie237
Genre: Milliardaire
*********** Sam et Avery sont deux personnes différentes, ils sont frère et sœur. victime d'une malédiction générationnel, ils sont condamné à se partager la même existence, chaque année ils alternent cette année c'est Sam le garçon qui vit et l'année prochaine Sam disparait et laisse place à Avery. malgré le fait qu'ils soient frères chacun à son caractère et sa personnalité. par le plus incroyable des hasard, Avery rencontre Sergey, un jeune baron du pétrole et de l'immobilier, propriétaire de plusieurs filiales et société dans le monde, il à battit son empire de ses propres mains. les deux vont se lancer dans une relation torride de soumis et dominants, qui va laisser naitre entre eux des sentiments amoureux que ni l'un ni l'autre ne pourra contrôler. cependant Sergey porte sur ses épaules au lourd fardeau, sa femme et sa fille ont été salement assassiner par un inconnu un soir, et il s'était promis de les venger, en détruisant tout ce qui à un trait à voir avec le meurtrier de sa femme. alors comment réagir a-t-il quand il découvrira que celui-ci n'est autre que le frère de celle dont il est fou amoureux, et surtout que l'éliminer lui reviendrait par la même à l'éliminer elle. laisser a-t-il le passer derrière lui pour se consacrer au futur? ou les démons de sont passé seront plus forts que les anges de son présent?

Chapitre 1 1.1

4 ans plus tôt

Je regarde encore le parquer sur lequel se trouve une grosse flaque de sang, je ne savais pas que le corps humain pouvait contenir tant de sang, ou peut-être que c'était le fait que ce soit deux corps, sa chevelure blond platine qui autrefois m'avait séduit est aujourd'hui tinté de rouge par son propre sang ou celui de sa fille, je ne saurais le dire. L'enfant est un dommage collatéral et je ne pouvais pas permettre qu'il y ait des témoins et cette petite fouine, c'est une fois de plus trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Je devrais peut-être ressentir quelque chose de voir ce petit être innocent sans vie baignant dans tout ce sang, mais ce n'est pas le cœur d'ailleurs, c'est à se demander si j'ai un cœur, il est difficile d'en avoir un avec une existence panachée comme la mienne. Ça n'excuse pas mes actes, je suis ce que beaucoup qualifieraient d'être ignoble, je suis foncièrement mauvais, je me complais dans ça, je ne suis pas une âme qu'on peut sauver et de toute façon, je n'en ai pas envie. La logique humaine voudrait qu'il y ait du bon en chaque homme, mais sur cette règle, je fais l'exception, il n'y a aucun plaisir à tirer à être quelqu'un de bien, et il n'y a aucune once de bien en moi, je suis mauvais et j'aime ça.

Un coup d'œil sur ma montre fut me fit réaliser que je devais partir, j'avais encore beaucoup à faire avant le saint Graal à commencer par quitter le pays. Je regardai encore les deux cadavres et avec un grand plaisir, je réalisai que le sang avait arrêté de couler et je me décidai enfin de quitter les lieux, un grand sourire aux lèvres.

Aujourd'hui...

POINT DE VUE SAM AVERY

Mes yeux s'ouvrirent, et bien évidement j'étais nue comme un verre, je les refermai avec force, j'essayais de deviner dans quoi j'allais me retrouver aujourd'hui, je me donnais à ce jeu depuis bientôt six ans ou douze ans, le tout dépend du point de vue de tout un chacun. Vu l'odeur, c'était sans doute un hôtel miteux, avec une salle de bain tout à fait traceuse, et dégoutante, dans un quartier pas net, je suis presque sûr qu'en sortant, je trouverais des jeunes en train de se shooter dans un coin de la rue et des petits dealeurs dans un autre. Okay allons y, j'attrapai la couverture qui cachait mon corps de mes deux mains et j'ouvris d'abords mon œil gauche, et le mur blanc sales avec des graffitis noirs dessinant des choses qui n'avaient pas vraiment de sens, j'ouvris le second œil et je me levai en sursaut putain Sam ne pouvait-il pas faire d'effort, c'est comme ci chaque fois, il s'arrangeait de me laisser dans un endroit pire que le précédent ça commençait vraiment à me saouler, la pièce ne ressemblait littéralement à rien, le plancher était cassé à certains endroits, la commode était faite d'un vieux bois, donnant l'impression que si je m'appuyais un peu trop dessus ça tomberait sur le côté, je suis sûr que les termites y avaient logé tout un monde. Je regardais la porte qui mène sans doute à la salle de bain et pour ma propre santé mentale, je ferais mieux d'éviter d'ouvrir cette porte. Dans le coin du lit, je vis des vêtements pliés, je me précipitai vers ceux-ci et par chance, c'était un ensemble jogging capuche que je m'empressai d'enfiler, laissant tomber le drap sur le sol. Bien évidement monsieur n'avait même pas laisser un dollar trainer quelque part. Dans un souffle, j'enfilai ma capuche laissant mes cheveux à l'intérieur. Quand je mis mes mains dans ma poche, je trouvai un billet et ça me fit sourire au moins, j'avais quelques choses. Je gardai à tête baissée alors que je longeais le long du couloir qui me mènera je l'espère vers la sortie. L'odeur du tabac, de la sueur, et du vomi polluait l'air. Ce n'était pas éclairé, je ne sais pas si ce lieu avait un jour été lavé, il y avait des déchets de verres en plastiques, des mégots le long du couloir. Je fermais les yeux de dégouts quand la semelle de cette babouche trop grande pour moi que portait mon pied gauche se posait sur une capote déjà utilisée et quelques gouttes de spermes jaillir sur le sol, c'était quoi cet endroit sérieux ?

- Hé, mais monsieur, vous n'avez pas réglé la note. Entendis-je alors que je traversais la réception du moins si on pouvait appeler ça ainsi. Je continuai de marcher l'air de rien. Hé ! ou comptes-tu aller ainsi ? cette fois-ci, je fus tiré en arrière de force et en me retournant ma capuche retomba sur mes épaules. Et je vis le visage de celui qui me tenait un costaud barbu un air de vikings sauf que ces tatouages ressemblaient plus à un gribouillage d'enfant qu'à autre chose.

- Quoi ? quelle note ? demandais-je les sourcils froncés

- Calme-toi petit chiwawa, on t'a pris pour quelqu'un d'autre. Et les mains en l'air en signe de capitulation, il fit quelque pas en arrière, je m'empressai de remettre ma capuche et de quitter les lieux.

Je me mis à marcher tout en regardant de gauche à droite, j'avais besoin de trouver une cabine téléphonique, au 21ᵉ siècle ? oui, je sais que c'est le cas, mais je n'ai pas le choix, je ne sais même pas dans quel coin pourris du monde, je suis et la seule personne qui peut me sortir de cette situation c'est Nelsa, il fallait que je l'appelle pour qu'elle m'envoie mes papiers afin que je puisse la rejoindre. Je crus halluciner quant au bout de presque une heure de marche, j'aperçus une cabine, il y avait un groupe de jeunes sur le côté, j'hésitai fortement avant de m'approcher de celle-ci, ils avaient l'air de fumer tout et n'importe quoi bien que j'aurais parié sur le cannabis vu la forte odeur de terre, d'herbe et de putois qui polluait l'air. Je soufflai trois fois, j'avais bien fait la rue donc je pouvais me défendre, essayais-je de me rassurer intérieurement, car de ce que je sais des groupes de personne pintée comme ça sont des problèmes sur pattes qu'il vaut mieux éviter, mais je n'ai pas le choix là. Je m'avançai donc vers la cabine, que les divinités me protègent, car le coin était déserté, je pourrais bien me faire tuer ici que personne ne le remarquerait.

- Hé frère, si tu veux passer un coup de fil, je peux te passer mon tel, tu le fais et tu me donnes les pièces. Ce n'est pas une bonne idée les gars ?

- Weh, weh tu as raison. Répondirent le petit groupe. Pour éviter les problèmes, je m'avançai vers eux et je tannai la main sans parler, s'il se rendait compte que j'étais une fille, ils pourraient bien profiter de ma position de faiblesse pour me duper ou abuser de moi.

Quand mes doigts entrèrent avec l'objet métallique, je fis quelque pas en arrière alors qu'ils reprirent leurs débats, je composai rapidement le numéro de Nelsa et prie toutes les divinités pour qu'elle décroche ?

- Very (se prononce vri) ?, chuchota-t-elle à l'autre bout du fil à mon plus grand soulagement

- Oui. Chuchotais-je à mon tour

- Putain tu es ou ? je pensais que tu revenais hier

- Non, c'était aujourd'hui et je ne sais pas où je suis, toi, où es-tu ?

- À New York, je cherche un moyen de savoir où je suis et s'il est possible, je te rejoins dès que possible. Mais qu'est-ce que tu fous à new york ?

- Longue histoire

- Pourquoi tu chuchotes ?

- Je suis au travail et toi pourquoi tu chuchotes ?

- Je ne sais pas, parce que tu le fais ? d'ailleurs depuis quand tu travail de jour toi ?

- Longue histoire, je t'ai dit, bon, fais un effort d'arriver à Brooklyn et quand tu y es appel moi si j'ai fini le travail, je passe te récupérer sinon je t'indiquerai un lieu de rencontre.

- D'accords. Chuchotais-je à mon tour

- Bon faut que je te laisse. Et Very, elle fit une petite pause et reprise. Je suis contente que tu sois de retour.

- Moi aussi. Souris-je et elle raccrocha.

J'envoya ma main dans ma poche et sortis le billet qui s'y trouvait et après avoir raclé ma gorge, je m'approchai du petit groupe et je tendis le billet et le téléphone, quelque seconde plus tard, ils me tendirent d'autres billets, j'étais décidément chanceuse ?

- La gare, c'est par où ? demandais-je avec ma voix la plus grave.

- Continue sur la route, tu traverses le pond, tu tournes à droite et tu traverseras un second pond, continue surtout droit et sur quelques mètres, tu verras les escaliers sur ta gauche tu les suis ils te mèneront à la gare.

- Merci.

- Quoi c'est tout ? rigola une voix juste à côté. Tu t'es cru chez les bonnes sœurs ? file un billet pour le renseignement.

Sans faire d'histoire, je fis ce qui était demandé et je m'en allai sans demander mon reste.

Chapitre 2 1.2

J'ai marché pendant plusieurs minutes ou heures, mais je ne saurais le dire avec exactitude, car je n'avais rien sur moi pour me permettre de définir le temps, je ne faisais que me répéter les informations que la troupe du téléphone m'avait données pour guider mes pas. J'ai lu quelque part sur un panneau dans une rue « south ward ». Quand je vis les escaliers, je ne pus empêcher ce sentiment de soulagement d'envahir mon être tout entier. Je les descendis à une vitesse inédite.

Je me renseignai auprès d'une femme qui se trouvait là pour savoir où on était et comment je devais faire pour me retrouver à Brooklyn. Par chance on était à Newark. Et je n'avais pas à beaucoup dépenser pour me retrouver à Brooklyn, juste un train et un métro, en plus je dépenserais au total moins de dix dollars, cependant je devais me rendre à la Pen station pour pouvoir prendre le train. Cet ainsi que les mains dans les poches et la tête rentrée dans les épaules, je repris ma marche suivant les nouvelles indications.

Pour une fois que la chance fut avec moi, je fus dans le train en direction de Manhattan ou je devrais prendre le métro pour Brooklyn. Je regardais le paysage le nez collé à la vitre. Une fois de plus, on s'était adressé à moi en disant jeune homme, pour me donner mon ticket de train avec le temps cela ne me dérangeait plus, d'ailleurs vue le monde dans lequel on vivait ou les genres n'étaient plus qu'un détail. Un sourire fade se dessina sur mon visage en me rappelant qu'aujourd'hui c'était mon anniversaire, vingt-six ans d'existence et treize ans de vies. Encore heureux que je n'avais pas la mentalité d'un enfant de treize ans, bien que je n'eusse pas encore complètement perdu mon innocence d'enfant. Vous ne comprenez pas ? ça vous parait fou ? hé bien, bienvenue dans mon quotidien.

Tout a commencé quand je suis venue au monde, j'avais un an, c'est délirant pas vrai ? pourtant, c'est ma réalité. Pour vous expliquer, on va commencer par la genèse, vous voyez dans la mythologie grecque Tirésias le célèbre devin qui fut transformé en femme au cours de sa vie parce qu'il avait frappé deux serpents qui s'accouplaient, puis plusieurs années plus tard, il a reproduit le processus et est redevenu un homme. Cependant, ce qui n'est pas clairement dit est qu'il a répété le processus plusieurs fois au long de sa vie lui permettant ainsi de changer de sexe à son bon gré, créant ainsi un petit désordre dans la contrée et de ce fait la déesse l'a puni, le maudissant qu'une fois par siècle de sa génération naitra un enfant qui changera de sexe au cours de sa vie. Alors, il a plaidé tout le reste de sa vie pour que la déesse épargne ce sort à sa progéniture, et juste avant sa mort la déesse lui à accorder une « faveur » celle-là même qui définit l'être complexe que nous sommes que je vous expliquerai bien évidement au fur et à mesure que nous évoluons.

Bien que je ne sache si je peux réellement le définir l'acte de la déesse comme une faveur, car selon moi, c'est plus une punition qu'autre chose. Je m'explique, mon frère et moi partageons le même corps, mais pas la même vie ni le même destin, il est né le dix-sept février 1996 en argentine, mes parents l'ont enregistré à l'état civil et tout le reste, mais, un an après le dix-sept février 1997 quand ma mère est venue prendre son fils pour lui donner son bain, c'est moi qu'elle a trouvé dans le berceau. Dans un début, elle a pensé à un enlèvement et a alerté mon père, cependant lui compris, car grecque d'origine, et descendant de Tirésias, l'histoire de la malédiction lui a été transmis de génération en génération. Personne ne savait jamais où naitra l'enfant « maudit » mais tout le monde avait l'obligation de transmettre l'histoire à ses enfants pour les prévenir bien qu'en général, elle ne s'applique qu'aux enfants male, Mais si l'enfant de sexe féminin mets au monde un enfant mâle, il a aussi le nuage noir de la malédiction qui plane au-dessus de lui. C'était plus comme une sorte de secret de famille, un secret honteux que personne ne voulait assumer au grand jour.

Je ne ressemblais en rien à mon frère, il avait des yeux bleus et moi des yeux noirs, ses cheveux étaient noirs et les miens bruns. Je me souviens quand on était enfant, pour nous permettre de nous comprendre, et ne pas se sentir trop différent des autres nos parents nous remettaient des cahiers dans lesquels on y notait les évènements qui se passaient pendant la journée, comme une sorte de journal, tout le long de l'année, on profitait pour s'y glisser des messages. C'étaient un peu comme avoir un frère que l'on ne voyait jamais, je considérais que mon frère partait en voyage quand je revenais chez mes parents, on partait souvent à l'école, mais on avait des professeurs particuliers à la maison, on partageait une seule et même identité, le même acte de naissance, et on avait les mêmes diplômes, d'ailleurs que ce n'est pas comme si on avait beaucoup fréquenté, on n'était pas allé plus loin que les études secondaires.

Mon enfance était tout ce qu'il y a de plus simple, du moins pour moi, quand je me réveillais pour moi, c'était comme si je me suis couché la veille pour dormir et le lendemain matin, je me réveille le lendemain matin sauf que pour tout le monde autour de moi un an entier, c'était écoulé, ma mère était toujours la première personne que je voyais, elle empressait de me raconter tout ce que j'avais raté en me donnant mon bain puis au fil des ans en me regardant le prendre. À l'école mes parents leur racontaient que j'étais la fille de mon père et Sam était le fils de ma mère et qu'on allait à tour de rôle vivre chez nos autres parents, une histoire de garde partagée. Et ça ne me dérangeait pas, j'avais un frère que j'aimais tellement que je ne portais que ces vieux vêtements, et d'un autre côté ça aidait mes parents qui n'avaient pas beaucoup de moyen ce qui fait que j'ai passé toute ma vie à porter des vêtements de garçon, et à essayer de me comporté comme un garçon pour copier son style espérant que d'une certaine façon ça me rapproche de lui. Notre nom, c'était Sam Avery, c'était pratique, car c'est des noms qui sont tant pour les garçons que pour les filles, j'ai choisis Avery et lui a pris Sam, on se présentait ainsi à nos proches, et nos parents s'y sont faits. Tout se passait bien ainsi, malgré l'étrangeté de la situation, on communiquait, je connaissais les rêves et les passions, de Sam, j'avais un frère que je ne voyais que sur les photos, mais au moins, j'en avais un, si à l'école quelqu'un me dérangeait l'année qui suivait il lui réglait son compte pour venger sa « demi-sœur » sauf qu'un matin, tout à changer.

Le train venait de s'immobiliser, m'obligeant ainsi à sortir de mes pensées. Le soleil allait déjà se coucher, je risquais fortement d'arriver à Brooklyn la nuit ce qui n'était pas une mauvaise chose, car cela signifierait que Nesla pourra venir me chercher à la gare.

Le reste du trajet se passa sans encombre, et ce fut plus rapide que ce à quoi je m'attendais, une fois à la gare, je trouvai un téléphone avec lequel j'appelai mon amie, qui malheureusement était encore au travail, je devais patienter le temps qu'elle finisse et passe me chercher.

Cet ainsi qu'installé sur un banc de la gare, je me replongeai dans mes pensées, ce fameux jour où tout a basculé, je m'étais réveillé comme chaque fois depuis toujours, mais cette fois si c'était dans un hôtel miteux un peu comme aujourd'hui, j'avais dix-neuf ans, je ne comprenais pas, j'étais censé me réveiller dans la maison de mes parents, il y avait quelques billets sur la table, une carte d'identité avec ma photo, mais notre nom et aucune note de la part de mon frère. J'étais perdu, je suis sorti de là déboussoler en quette d'information, plus tard, j'ai appris qu'on était au Canada, mais c'était loin de là où j'avais grandi ? où étaient mes parents ? et comment avais-je fait pour me retrouver ici ça non plus, je ne savais pas, je n'en avais aucune idée.

Alors, j'ai commencé à me battre en travaillant dans le noir pour pouvoir rentrer chez moi et retrouver mes parents, c'est là que j'ai rencontré Nesla, elle avait trois ans de plus que moi, elle était franco-kenyane, elle servait dans un restaurant dans lequel, je faisais la plonge, on avait tout de suite accroché, c'était la première fois que je sympathisais avec une inconnue. Au bout de cinq mois d'amitié, elle a savoir que je vivais dans un motel d'un quartier pas net et m'a proposé la collocation, je lui reverserais le montant que je paie de façon mensuelle au motel et on partagerait les factures pour la nutrition. Elle disait qu'elle avait besoin de cet argent, mais la réalité est qu'elle voulait juste m'aider. Elle ne m'avait jamais posé de question sûre d'où je venais ou encore où était ma famille, et ça allait ainsi, car je n'avais pas eu besoin de lui mentir. Quand j'eus rassemblé le montant suffisant pour mon billet d'avion, je lui ai dit que je devais partir, elle n'a pas non plus posé de question, « si jamais, tu veux revenir, n'hésite pas, tu as un chez-toi ici ».

Et j'étais parti toute joyeuse, bien que j'eusse des appréhensions la joie de retrouver ma famille était plus grande, que tout le reste quelle ne fut pas ma surprise quand une fois chez moi, je découvris que des inconnus vivaient chez nous et que notre voisine madame rose m'informa que mes parents étaient morts et enterrés depuis treize mois

- Very !, entendis-je et quand je me retournai, je vis Nesla, un grand sourire aux lèvres, ce sourire qu'elle n'avait jamais perdu, et qu'elle ne perdra sans doute jamais.

Chapitre 3 1.3

- Nesla ! je me levai les mains dans mes poches attendant patiemment qu'elle ne vienne m'étreindre tendrement, je n'avais jamais connu une personne plus douce qu'elle, elle avait toujours les bons mots aux bons moments les câlins réconfortants et les sourires rassurants.

- On dirait que tu as encore maigri. Dit-elle en s'éloignant de moi pour mieux me regarder

- Je suis exactement comme la dernière fois que tu m'as vue, il ne peut pas en être autrement

- Oui, je sais. Effectivement, elle savait, je lui avais expliqué mon quotidien, après avoir appris la mort de mes parents dans des circonstances que j'ignore jusqu'à présent, je l'ai appelé pour lui demander un prêt d'argent afin de retourner auprès d'elle ce qu'elle avait fait toujours sans me posé de question, mais la veille de l'arrivée de Sam, je lui ai expliqué mon quotidien comme j'ai pu, elle était plutôt surprise, car ça sort du naturel, mais elle m'a cru et a promis de garder le secret. Cet ainsi que chaque fois à la même date, elle me conduit dans un motel très loin de chez nous pour que Sam ne connaisse rien de ma vie de la même façon que je ne connais rien de la sienne. On ferait mieux de rentrer, je vais cuisiner pour que tu manges, te connaissant, tu n'as rien mangé depuis le matin.

- Je n'ai pas vraiment eu le temps

- Oh oui, j'oubliais, il faut mil heures de temps pour manger. Dit-elle sarcastiquement

- Hm, et qu'en est-il de ton copain

- Ce gros porc m'a trompé avec rose

- Te l'avait dit depuis le début, je ne le sentais pas, il avait une tête d'homme qui aime les femmes

- Une fois de plus tu as raison

- Toujours. pas alors ce nouveau travail qui t'a conduit à la grosse pomme

- C'est une longue histoire

- J'ai 365 jours devant moi, je t'écoute

- Avant de commencer à m'écouter tu devrais croire en la chance, car j'en suis l'exemple direct

- Ne me dit pas que c'est ton nouveau véhicule

- Hé oui

- Et notre petite citrouille ?

- Je l'ai vendu à vil prix à José avant de partir. José était notre ancien voisin de palier, à la cité un homme d'une quarantaine d'année qui n'avait pas voulu s'ajuster à son âge, il s'habillait toujours comme les adolescents et trainait avec des jeunes assez jeune pour être ses enfants, tout le monde à la cité le connaissait, en plus de trainer avec les jeunes, il avait tout ce que tu peux vouloir concernant l'illégale en pilule bien évidement, il en avait de toutes les couleurs, mais il ne touchait pas aux herbes, car selon lui, c'est salissant « je suis tout sauf végétarien ma poule donc je ne touche pas les herbes » et la poudre, c'est « salissant » par contre les pilules ? « Des trésors ! super discret et léger en plus, tu ne peux pas trouver mieux, on dirait des petits poids, 5 milligrammes de pur bonheur » il le disait tout le temps

- José ! comment il va d'ailleurs ? et Pépito ? comment il a géré ton départ ? tu étais sa meilleure serveuse, et la voisine du deuxième ? et grany flowers ? oh tout ce petit beau monde, je n'ai pas pensé à eux depuis que je me suis réveillé, et...

- Calme-toi ! ma tête va exploser, ils vont tous bien Pépito demandait après toi tout le temps, je pense que le fait que je parte l'a beaucoup affecté, car il savait qu'il ne te reverrait plus, José quant à lui était tout triste, car il avait découvert de nouvelles recettes de brownie qu'il comptait te faire gouter

- Ah ça certainement pas, je me souviens du tout dernier, j'ai plané pendant plus de quarante-huit heures, voilà quelque chose qui ne va pas me manquer

- Grany flowers m'a donné quelques plantes que je devais mettre dans mon nouveau chez-moi pour emporter un peu d'eux avec moi, elle n'arrêtait pas de demander qui arrosera encore ses plantes maintenant que tu n'es plus là. Ils avaient organisé une petite fête pour mon départ et tout le monde me mettait la pression pour que je te fasse venir, j'ai dû mentir jusqu'à la dernière minute qu'en disant que tu comptes venir que tu tiens aussi à leur dire au-revoir et le jour J, j'ai dit que ton patron t'a refusé la permission. C'était plus facile à gérer comme ça. un petit silence régnait dans l'habitacle, on avait sorti cette histoire de travail pour chaque fois que Sam venait pour ne pas avoir à dire la vérité. Tu ne vas certainement pas le croire, mais même Jack le fantôme y était

- Non !, m'exclamais-je, Jack habitait au juste au-dessus de nous, mais on ne le voyait jamais, personne ne savait ce qu'il faisait dans la vie ni quand il rentrait, ni quand il sortait, des fois, on entendait juste des bruits chez lui et on pouvait déduire qu'il était là.

- He oui, il est venu et est resté plus longtemps qu'Erick l'étoile filante

- Lui aussi ? il est venu ?, demandais-je surprise de savoir qu'il était aussi là, Erick était quelqu'un qu'on voyait en flèche, il repartait toujours aussi vite qu'il était arrivé

- Et j'ai même eu le temps de faire trois vœux tellement il est resté longtemps. Et là, je ne pus m'empêcher de rire, je riais tellement que mes cotes me faisaient mal, c'est moi qui avais surnommé Erick l'étoile filante et j'avais instauré la règle que chaque fois qu'on le voit, on fait un vœu, c'était notre petit kiff, je m'amusais à trouver des petits surnoms à tout le monde à la cité et Nesla me suivait dans mon délire. Je sentis son regard sur moi, elle avait les yeux qui brillaient en me regardant rire, je savais qu'elle avait grandi dans un orphelinat avec sa petite sœur, car ses parents étaient partis beaucoup trop tôt, cependant sa sœur n'a pas vécu longtemps, leucémie, elle avait pour habitude de dire que je la ressemblais un peu et que si elle avait vécu longtemps, elle aurait mon âge.

- Alors ce travail, raconte

- Trois mois après ton départ, j'ai perdu mon travail à la téléphonie de l'hôpital et tu sais que Pépito ne payait pas bien, alors j'avais besoin d'un emploi pour gérer les factures vues que tu n'étais plus là pour contribuer. J'ai vu Jesstech pour qu'il me crée un profil LinkedIn et là-bas, j'ai postulé pour tout ce qui matchait avec mon profil et deux mois plus tard, j'ai reçu un mail m'invitant pour un entretien en présentiel au sein de la compagnie à New York, j'ai tout misé et je suis parti, finalement, j'ai été prise au poste de réceptionniste.

- Juste réceptionniste et tu as une Ford ?, demandais-je en référence à sa voiture

- C'est un véhicule de service, ce n'est pas vraiment le mien et ce n'est pas tout, je suis même logée, dans un appartement deux chambres

- Non !

- Oh si avec une petite terrasse

- Tout ça au poste de réceptionniste

- C'est une grosse entreprise pétrolière avec des filiales dans tous les pays d'Afrique, et je suis réceptionniste au siège mère, là où se trouve le PDG et toutes les grosses têtes de la boite. En plus de faire dans le pétrole, ils font aussi dans l'immobilier.

- Si c'est une aussi grosse boite, elle doit appartenir à un groupe de personne super riche

- Et c'est là où tu te trompes, on a un seul et unique PDG

- Sérieux ? je mise que c'est un vieux décrépit, chauve et qu'il porte un appareil dentaire, laid comme un pou et tout rondinet. On dirait une malédiction la plupart des gens qui ont beaucoup d'argent sont en général laids

- He non, je ne sais pas si tu as déjà entendu parler de la beauté légendaire des Russes, mon boss, c'est l'imbattable Dimitry Sergey Krovich Chernokov. Dit-elle avec beaucoup d'entrain et d'excitation alors que je la regardais un air plat. J'aurais damné toute là court et céleste et vendu toutes mes vies juste pour avoir la chance de le voir, mais là, j'ai la possibilité de respirer le même air que lui.

- Quoi ? tu ne respires plus le dioxygène comme nous tous ? demandais-je la mine dépitée, elle savait parfois trop en faire pour un rien

- Tue-la joie. Pff, on est arrivé descend.

Cet ainsi que je descendis de son véhicule toute souriante, je n'avais jamais compris le délire des gens qui idolâtrait des êtres de chair et d'os comme eux, ou encore cette tendance qu'avaient les gens à s'extasier devant la beauté, ce n'est pas comme ci c'était quelque chose de comestible ou d'incroyablement délicieux, je ne vois pas ce que ça apportait de réellement palpable, rien ça ne faisait que faire plaisir yeux et moi, je n'avais rien à foutre de tout ce qui ne passait pas par mon estomac. Parfois, j'avais l'impression d'être différente des autres, plus différentes que l'essence de ma vie, il y avait beaucoup d'émotion que les gens ressentaient dont je ne comprenais pas le sens.

On entra dans l'ascenseur et Nesla faisait toujours la tête, pas très contente de la façon dont j'ai éclaté sa bulle, mais je savais que ça lui passerait dans quelques secondes, de toute façon, elle était déjà habituée, j'étais comme ça et rien ne pouvait y remédier, mon entourage n'avait qu'à y faire. On arriva au deuxième niveau et l'ascenseur s'ouvrit, et l'on se dirigea vers la porte 203, c'était un petit appartement, mais super moderne, on était bien loin de notre studio à la cité, il y avait un grand écran, des fauteuils et quelques tableaux accrochés au mur, la cuisine était de style américaine, mais je n'en revenais pas, c'était super bien équipé

- Tu es la réceptionniste du grand boss ?, demandais-je baillis par tout ce qui se trouvait dans l'appartement, car jamais au grand jamais, on n'aurait pu se payer tout ce que je voyais là

- Oh non, je suis la réceptionniste de l'accueil, je suis au rez-de-chaussée, c'est moi qui accueille et redirige les gens, chaque service a une secrétaire et une réceptionniste

- Vous êtes toutes logé ici ?

- Je n'en sais rien, il y a beaucoup d'employer, je ne connais même pas le dixième du personnel,

- C'est une sacrée boite

- Oh oui, tu peux me croire, au bout du couloir à droite, c'est ma chambre, et celle de gauche, c'est la tienne, je l'ai aménagé le weekend, car je savais, comme je savais que tu allais venir entre temps, j'attendais ton retour avec hâte

- Tu es un amour, souris-je en ouvrant le frigo. Mon sourire s'agrandit quand j'y vis des briques de lait, je m'en pressai d'en prendre et de boire au goulot, le lait était ce qu'il y a de meilleur dans ce monde, peut-être, je l'aimais autant, car je n'avais pas eu droit au lait maternel.

- Very ! sers-toi avant de boire

- Désolé, j'en avais trop envie, toute façon, tu n'en boiras pas, je vais la finir.

- Va prendre ta douche

- Quoi ? dis-le directement que je pue

- Tu pu

- Tsss vilaine fille.

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