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FAYOLE GOUMGANG WAMBA
si nos pensées sont des vibrations à haute fréquence transmises au cosmos, alors elles aussi peuvent être écoutées d'une manière ou d'une autre.
Comme aucun homme ne l'avait jamais imaginé, il existe un moyen de connaître les pensées d'une personne sans passer par ce que certains appellent "lecture de la conscience".
nous ne pouvons pas calculer le nombre de pensées qui nous traversent l'esprit en une fraction de seconde, c'est pourquoi connaître les pensées d'une personne est le meilleur moyen de traquer les suspects.
Trouver le coupable a toujours été une mission difficile jusqu'à ce que l'homme au gros cerveau trouve la meilleure idée pour traquer les méchants.
cette science-fiction est ma toute première et je voudrais mettre en avant la traduction des pensées, cette chose qui n'est pas une invention mais la volonté de notre esprit qui traduit les désirs les plus profonds de notre être.
"+ qu'un cerveau" est un livre qui va résoudre l'impossible et rendre l'impossible possible.
action militaire sur les talons de la bande de voyous dans une ville, où le khoros, l'homme impitoyable sera écrasé par l'un des hommes qui a travaillé pour lui dans un passé pas lointain.
quand la famille que nous avons choisie dans la rue a décidé de nous tourner le dos Sans oublier de nous poignarder avec une épée, ils ont fait naître en nous les ténèbres, dépassant la lumière.
Fayole Goumgang Wamba
"cette nuit, la banque Camerounaise a encore été cambriolée par un réseau criminel le plus dangereux du pays,des milliards de francs CFA ont été volés et les chefs de la sécurité assassiné. Pour cette fois nous sommes un peu soulagés car la police a réussi à intervenir et a réussi à mettre la main sur l'un d'eux qui es à présent à la prison de Kouoguo à Bafoussam. Nous espérons que cette fois-ci, ce réseau de délinquants sera mis à nu afin que la ville puisse vivre sans la tranquillité. L'homme arrêté est un certain Roland Tassile" avait annoncé la CRTV radio de l'Ouest.
Ce soir là, c'était le tout premier coup échoué de la bande et malgré les milliards emportés, rien n'allait car ils avaient tous peur d'être découvert.
Pendant un moment, Léonard pensa à payer les autres prisonniers afin qu'ils éliminent Roland, une idée que toute la bande approuva sauf Hilaire, le Cerveau de la bande, ce qui fit éclater une dispute.
- mais tu veux qu'on se fasse traquer peut-être ?
- ça aurait pu être l'un de nous à sa place se défendit Hilaire.
- mais non alors, il devrait se sacrifier pour la team. Le business doit continuer,nous ne vivons que de ça.
Ayant assez des hurlements de ses éléments, Léonard frappa la main sur la table, ce qui ramena le silence. Il les regarda un par un avec un regard meurtrier. Leur bruits à la con l'empêchait de bien réfléchir pourtant il avait besoin de calme et de réflexion.
Peureux comme il était, Alfred se leva d'un mouvement brusque et alla se placer devant Léonard, le nez frémissant signe qu'il était en colère.
- mais à quoi bon de réfléchir chef? Roland s'est fait prendre par son incapacité au travail, nous ne pouvons pas payer pour ses erreurs.
- tu as bien dit pour son incapacité au travail espèce d'incompétent? Hurla Hilaire. Tu veux peut-être que je te rappelle que c'est de ta faute s'il s'est fait prendre ? Tu étais censé surveiller les gardiens lorsqu'on les a ligoté mais au lieu de ça, tu n'as pas cessé de prononcer le nom de chacun d'entre nous comme un mec dans couilles. C'est de ta faute si l'un d'eux a appuyé sur le bouton rouge alors cesse ton manège tout de suite.
- assez, hurla de nouveau Léonard. Vous êtes assez grand, votre travail consiste à faire une équipe et non à vous engueuler à longueur de journée.
- et notre paye chef? Demanda Alfred, ce qui créa des rires moqueurs au sein de la bande.
Leonard lui jeta un regard noir tout en serrant les poings.
- voilà ce que je disais. On a un problème bien plus sérieux mais tout ce qui t'intéresse c'est ta paye bon sang et tout ça pour ne pas te nourrir l'estomac avec mais aller donner à cette gonzesse de Paola.
- je t'interdis de parler d'elle comme ça, c'est bien la femme la plus sérieuse qu'il m'ait été donné de rencontrer. C'est elle la femme parfaite.
Encore un éclat de rire au sein de la bande. Tous secouaient la tête de gauche à droite , n'arrivant pas à croire.
- si l'un de vous sort encore un mot de sa bouche, je vous enverrais en enfer bon sang.
Tous se calmèrent sous les cents pas que faisait Léonard les mains dans les poches de son jean.
- on pourrait faire appel à Khoros, suggéra Hilaire.
- c'est peut-être une bonne idée mais nous avons de fortes chances de nous attirer ses foudres, il ne sera pas content de votre erreur.
- que faire donc?
- patienter un peu, répondit Léonard.
- et laisser que Roland se fasse transférer à Kodengui peut-être ?
- certainement, répondit Alfred mine de rien.
- et dois-je te rappeler que s'il plongé, nous plongeons aussi ? S'il franchit déjà les barreaux de la prison centrale de Yaoundé, nous y passerons tous.
- voilà la raison pour laquelle on devrait l'éliminer lorsqu'il est encore temps.
Ne se contrôlant plus suite à cette réplique, Hilaire se jeta sur Alfred et une bagarre s'enchaîne. Hilaire était un garçon qui, lorsqu'il a rejoint la bande, il fonctionnait avec la de "on vit ensemble et on meurt ensemble". Voir alors les suggestions des autres Vis à vis de la situation de Roland le mettait hors de lui.
Sous les hurlements de Léonard, les autres hommes de la bande allèrent le séparer et Alfred s'y échappa avec une mâchoire déformée.
- c'est quoi ce comportement de gamin à la fin?
Aucun d'entre eux n'ouvrit la bouche. Un silence de mort régnait dans la pièce et seul le souffle bruyant de Hilaire se faisait entendre suite à sa respiration erratique et aux battements effrénés de son cœur.
Nous en avons encore pour dix-huit heures de temps, je pense que ce temps est largement suffisant pour trouver la solution adéquate.
Ils hochèrent la tête et comme cette proposition ne convenait pas à Hilaire, il sortit de la pièce. Il avait tellement envie de connaître ce Khoros afin qu'il intervienne mais son identité n'était point révélée.
Lorsqu'il fut parti, une petite idée de mit à trotter dans l'esprit de Léonard, il se retourna vers les garçons en fronçant les sources.
- la mission n'a jamais été celle de tuer qui que ce soit alors qui a fait cette bêtise.
Lorsque tous les regards se tournèrent vers Alfred, il ne sentit point assez fort pour supporter cette lourde charge.
- c'est Roland. Dit Alfred dans le seul but de sauver sa peau et faire plonger Roland définitivement.
- n'est-ce pas une bonne raison de plus pour l'écarter afin qu'il ne soit pas une menace pour nous?
Leonard s'en alla en colère, jamais Roland n'avait fait ce genre de chose depuis qu'il avait rejoint la bande et son comportement était intolérable car c'était ce qui finirait par les faire tomber.
- on peut savoir pourquoi as-tu réagis ainsi ? Demanda l'un d'eux.
- J'en ai marre de ce Roland vous entendez ? On ne peut mener aucune opération s'il n'est pas là, il est toujours celui qui dicte les ordres lors des opérations mais c'est fatiguant à la limite.
- mais Alfred, nous tous ici savons que tu es le plus idiot de la bande, la preuve, tu es d'accord qu'on le fasse éliminer, pendant qu'on est dans les problèmes, tu demandes ta pays afin d'aller donner à une fille qui te voit comme un gamin de cinq ans et pour tout couronner, tu viens de dire au chef que c'est Roland qui a assassiné deux hommes de sécurité alors que c'était toi. Nous tous ici présent savons pertinemment que jamais Roland n'aurait réagi ainsi alors, cesse d'être jaloux de lui.
- moi jaloux ? Qu'est-ce que ce mec a que je n'ai pas? Il n'a même pas de petite amie.
- c'est cette mégère que tu appelles petite-amie ? N'as-tu pas remarqué les regards brillants que lui jetait la fille du ministre des finances la dernière fois? Apprend à grandir.
Tous sortirent et laissèrent Alfred ainsi seul.
Auteure : Fayole Goumgang Wamba
Toute la nuit, l'homme n'avait pas dormi parce qu'il attendait à fêter sa grande victoire le lendemain. Ordonner le braquage de la plus grande banque du pays était une idée parfaite pour faire ses preuves d'homme bon et toujours prêt à faire ses preuves devant tout le pays. Cette opération lui ferait gagner le plus gros paquet qu'il n'avait jamais eu depuis qu'il avait bâti cette organisation.
Soleil levant, lumière matinale aveuglante, il décolla son dos de son lit avec élégance car il y avait de quoi à avoir réussi et il n'avait pas à s'en faire. Il longea le corridor du premier étage de sa maison peu éclairée et arriva devant son bureau, il y fit tourner le verrou et lorsque celle-ci fut ouverte, il entra et fermer à clef derrière lui. Ouvrant ses emails, il ne vit aucun email confirmant la réussite de l'opération de la nuit dernière. Il alla d'un pas précipité, ouvrit son coffre-fort et fit sortir son téléphone de buisiness mais ne vit aucun message de la part de Leonard. Tout cela semblait étrange.
Il alla s'asseoir dans son fauteuil de bureau, il prit la télécommande de la télévision et y appuya.
" Cette nuit, la banque Camerounaise a encore été cambriolée par un réseau criminel le plus dangereux du pays,des milliards de francs CFA ont été volés et les chefs de la sécurité assassiné. Pour cette fois nous sommes un peu soulagés car la police a réussi à intervenir et a réussi à mettre la main sur l'un d'eux qui es à présent à la prison de Kouoguo à Bafoussam. Nous espérons que cette fois-ci, ce réseau de délinquants sera mis à nu afin que la ville puisse vivre sans la tranquillité. L'homme arrêté est un certain Roland Tassile "
Hors de lui, il balança la télécommande dans le mur et fit passer ses mains sur sa face. Tout était menacé autour de lui et il ne savait pas vraiment ce qu'il allait faire. Ce jeune homme arrêté était l'homme le plus responsable de la bande et il ne pouvait pas se permette de le perdre comme cela.
La justice aurait certainement des moyens de faire pression sur lui afin qu'il parle mais ce n'était pas le plus dur car il ne connaissait pas son identité mais mener la police jusqu'à Leonard serait mener la police jusqu'à lui.
Il avait la possibilité de le reduire au silence avant son transfert mais sans lui, le réseau ne serait rien comme le lui disait Léonard : " j'ai recruté un jeune homme Roland Tassile et comme tu l'as si bien constaté depuis peu que les affaires marchent bien, c'est grâce à lui. Il est si jeune mais responsable et organisé dans tout ce qu'il fait ".
Alors il n'avait plus qu'un choix, trouver l'ultime moyen de le faire partir de la prison sans toutefois passer devant le tribunal.
Lorsque le chef de la sécurité nationale fut dans son bureau, très tôt le matin après la rumeur au sujet du cambriolage à la banque nationale, le fixe de son bureau sonna et il alla décrocher ; c'était un appel depuis le poste de police pour lui annoncer les nouvelles des heures à suivre. Connu comme étant un homme fidèle à son travail, il était prêt à punir le jeune délinquant afin que ça serve de leçon à ses acolytes.
Allant se préparer à la hâte, Colbert Momo arriva au poste de police avec une ponctualité sur mesure et sa surprise fut celle d'y voir le directeur général de la banque nationale de Bafoussam.
-bonne arrivée monsieur Colbert Momo, lui dit l'inspecteur de la police ; Mbarga. Compte tenu des faits qui se sont passées à la banque nationale de Bafoussam cette nuit, le DG de celle de Bafoussam a tenu à vous rencontrer en personne.
Colbert tendit la main à Luc Nenko qui la serra amicalement.
-étant chef de la sécurité nationale de ce pays, je me dois de m'excuser pour de désagrément causé à la banque. L'un d'eux a été arrêté et je vous promets que toute sa suite le suivra en prison.
-je l'espère.
-je dois annoncer à toute la nation Camerounaise que désormais, par le biais de ce malchanceux arrêté, des histoires pareilles feront partir des archives de la nation. Si vous me le permettez monsieur, je dois prendre congé de vous.
Ils se serrèrent les mains et chacun partit de son côté.
L'inspecteur Mbarga arriva et lui annonça que la salle d'interview était prête. Il le suivit et tous deux allèrent vers elle. Une fois bien installé, tout débuta.
" - suite aux évènements produits cette nuit à la banque nationale, le chef de la sécurité nationale Colbert Momo a tenu à vous passer cet interview en direct. Après que les dernières informations soient autant prometteuses, monsieur que promettez-vous à tout ce pays qui compte sur vous ?
- bonjour cher téléspectateurs, aujourd'hui encore comme hier et comme demain, je vous promets la haute sécurité dans ce pays. Comme nous le savons tous, la banque nationale de Bafoussam a été cambriolée cette nuit et comme bonne nouvelle, un de ces malfrats s'est fait prendre. Pour éviter que ces gens ne nous doublent, j'autorise le transfert de ce jeune homme pour la prison centrale de Yaoundé afin d'attendre son procès. Dès ce soir, il sera transféré par des personnels rudes et compétents. Pour ce qui est des hommes de la sécurité, je présente mes sincères condoléances aux familles victimes etau DG de la banque. Grâce à celui-ci, nous allons traquer une bonne fois pour toute ces délinquants. Merci, termina l'homme. "
Ecoutant cette interview depuis la prison, Roland n'en revenait pas. Toute sa vie était fichue, il était sur le point de perdre définitivement sa liberté. Il était à cet instant conscient qu'il serait contraint de citer les membres de la bande pourtant il n'aimait pas la trahison.
A côté de son triste sort, il admirait la ferme conviction du chef de la sécurité nationale mais à la seule différence que Khoros, il ne l'avait certes jamais vu mais il pouvait, à travers les missions qu'il les envoyait faire, qu'il était un homme très important.
Se souvenant des propos du chef de la sécurité nationale, Khoros avait déjà établi son plan afin de ne pas laisser ce qui était supposé arriver, arriver vraiment. Il avait prévu de tout stopper avant que la situation ne dégénère.
Hilaire avait perdu tout espoir car déjà son ami transféré à la prison de Kodengui, tout serait terminé pour lui et pour chacun d'eux.
Léonard quant à lui était devenu serein. Si pendant toute la matinée il se dérangeait à cette idée-là, tout avait basculé vu le regard brillant du chef de la police nationale. Il savait que Khoros préparait quelque chose pour les devancer.
Alfred était en colère, pour son payement puisqu'il ne pouvait pas avoir la femme qu'il souhaitait avoir sans argent, et pour le fait que l'évasion de Roland serait une idée envisageable vu le sourire qui peignait le visage de Léonard. Il voulait prendre la place de Roland car il gardait espoir de faire un jour affaire avec Khoros directement.
-les opérations pourront reprendre avec l'arrivée de Roland.
-pourquoi faut-il toujours qu'il soit dans nos pattes ? il a mal fait son travail, une chose qui est sur le point de nous coûter chère. C'est mieux de l'éliminer, propose Alfred.
-j'en ai assez de tes plaintes Fred, hurla Léonard. Tu sais parfaitement que ton seul rôle lors des opérations c'est de surveiller les gardiens déjà ligotés alors ton avis ne compte pas ici. Ne peux-tu pas être au moins reconnaissant du nombre de fois où il t'a sauvé la vie ? Vous êtes comme des frères et vous vivez ensemble comme vous mourrez ensemble.
Tous hochèrent la tête sous le regard tueur de Léonard qui depuis un moment attendait le coup de fil de Khoros.
Auteure : Fayole Goumgang Wamba