Pff, quoi faire encore le propriétaire de la maison va bientôt arriver et là je n'ai presque rien dans mes poches. C'est quoi cette vie finalement ? Toujours là à chercher des sous.
-Assia, Assiya entendis je ma mère m'appeler.
Je sors la rejoindre et là trouve dans le salon, salon c'est un bien grand mot, juste trois vieux fauteuils, une natte étalé au milieu et un petite table de bois dans le centre posé dessus un vieux pot de fleurs.
Elle (me donnant une feuille) : tiens c'est la facture d'électricité.
What ?
Non ce n'est pas possible aussi
Moi (le prenant) : mais maman, je viens n'est-ce pas de te dire que ma patronne vient de me viré ?
Ohh une petite présentation s'impose, je m'appelle Assiya , fille aîné de mes parents. Je vis avec ma mère avec mes frères et sœurs. Maman n'a pas fait les choses en moitié, nous sommes six dans la famille. Mon père lui, on le considère comme mort. Depuis qu'il est parti au Gabon , on n'a plus jamais entendu de ses nouvelles. D'après les rumeurs qui circulent, il aurait une nouvelle famille là- bas. Bref, je disais que je suis l'aîné de la patrie, pour aider maman dans son travail, j'ai eu à chercher du boulot mais rien, diplômé mais au chômage. Depuis j'ai travaillé dans un peu tout, vendeuse d'eau, d'arachide et même du poisson séché (le travail de ma mère). Et au final, j'ai cherché dans femme de ménage. Mais à chaque fois au bout de quelques mois, on me vire sous prétexte que je drague leur mari.
Comme si je le faisais exprès, tchipp.
Moi (lisant le montant) : maman c'est quoi ça ? Quarante trois milles sept cent vingt cinq franc.
Elle (haussant les épaules) : ahh dis le à ces enfants là qui n'éteignent jamais rien dans cette maison, lampe, télévision et je ne parle même pas des jeux vidéo de Souleymane.
Vraiment, vraiment je vais finir par avoir une crise cardiaque. Dès que tu penses que les choses vont changer, ils te ramènent au point de départ.
J'allais crier le nom de ce dernier lorsqu'on entend quelqu'un saluer.
-salamou aleykoum
Hii le bailleur, vraiment là c'est fini pour moi.
On se regarde maman et moi avant de lui répondre
Nous : waleykoum salam
Il entre dans le salon avec son bonnet à la tête et un chapelet à la main.
Lui : Adja (à ma mère), je suis venu récupérer le loyer.
Humm
Maman : c'est vrai deh, adj Ousmane, j'étais même en train d'en parler avec ma fille à l'instant .
Lui (me regardant ) : ça fait trois semaines que mon fils fait des va et viens pour récupérer l'argent et à chaque fois vous lui répondez la même chose .
Maman : ce n'est pas intentionnel, si je le pouvais Dieu m'est témoin que tu ne mettrai pas les pieds ici pour le réclamer.
Lui : ahh Dieu est bon, mais moi j'ai besoin de mon argent.
Je sors avant de revenir avec une tasse d'eau .
Moi (le donnant au monsieur) : tenez de l'eau .
Lui (me fixant ) : euh merci ma fille.
Je le vois me reluquer de haut en bas avant de secouer la tête.
Moi (m'asseyant) : tonton ousmane, je vous demande un délai d'une semaine, je vous promets d'ici là de trouver l'argent nécessaire pour vous payer.
Lui (souriant) : euh je ne sais quoi faire de toi, ah mais comme tu m'as demandé le délai d'une semaine, c'est bon je te l'accorde [sortant son téléphone ] met ici ton numéro comme ça dès que tu as l'argent tu m'appelles .
Moo way, je regarde maman qui sourit avant de prendre le téléphone et d'y enregistrer mon numéro.
Lui (se levant) : ok, donc moi j'y vais à d'ici une semaine.
Je le vois sortir avant d'entendre maman éclater de rire.
Elle (riant) : hé qu'on vient me pincer, non mais ce pauvre vieux n'a pas froid aux yeux deh, avec tout son audace, il demande le numéro comme si nous ne savions pas pourquoi il le voulait.
Moi : maman
Elle : toi tais toi, ce vieux là tu l'intéresse .
Moi (la main sur la bouche) : ayy maman
Elle : tu n'es pas folle chérie, ces vieux aiment trop la chair fraîche, tu sais quoi profites en, comme ça même on va oublier le souci du loyer.
Moi : tu t'entends parler ?
Elle (me toisant) : hé je ne t'ai pas dit de lui écarter les jambes mais au moins laisse le mariner.
Moi (me levant) : toi maman t'es un cas.
Je sors rejoindre ma chambre que je partage avec mes deux sœurs (Maimouna et Sokhena) et me couche pour réfléchir un peu sur comment trouver l'argent. J'étais dans mes pensées lorsque j'entends mon phone vibrer.
Moi (fatigué) : allô
Lui (en colère) : yaw tu te fous de moi ? Je t'attends depuis une demi-heure.
Je saute du lit la peur au ventre, je l'avais même oublié celui la avec tout le stress.
Moi (mettant mes chaussures) : j'arrive tout de suite.
Lui (ferme) : ce n'est plus la peine.
Moi (paniquant) : mais...
Il me raccroche au nez. Hii je suis morte. Lui c'est Abass (mon copain), c'est un étudiant, on s'est connu au lycée, il faisait des cours de renforcement alors que j'entrais en classe de seconde. Mais ce mec, c'est mon cœur, ma vie mais ça il faut le dire derrière ma mère. Elle ne le supporte pas, enfin aucun membre de mon entourage ne le supporte, pas parce qu'il est pauvre mais parce qu'ils disent tous que c'est un paresseux, qu'au lieu de chercher à faire des petits boulots, le mec préfère dormir et bien se saper. Je les contredis pas puisque moi-même je lui ai plusieurs fois pisté dans des petits boulots. Mais il répond toujours que non, qu'un intellos diplômé comme lui ne se rabaisserai jamais à ça. Bref, je prends le premier car rapide menant à chez lui
Arrivé près de son quartier, je paye l'apprenti avant de demander arrêt. Lorsque j'arrive devant sa chambre, je le vois sortir avant de fermer à clef.
Moi (toute tremblante) : Abass
Il tourne la tête et me lance un regard meurtrier. Il a ce regard la plupart du temps avec moi, mais j'essaie de figer un sourire sur mon visage pour lui montrer que je viens en paix.
Moi : euh, laisse-moi-t' expliquer !
Il s'avance dans ma direction et pensant qu'il allait s'arrêter devant moi, il me dépasse et prend la sortie, voulant lui parler, je cours prendre son poignet que je sens sa main tordre le mien avant de me repousser.
Pafff
Lui (criant) : tu dégages tes sales mains de moi.
Je bloque les sanglots au fond de ma gorge mais ne peux réprimer les larmes qui jaillissent d'un coup là sur le sol.
Je bloque les sanglots au fond de ma gorge mais ne peux réprimer les larmes qui jaillissent d'un coup. Il sort me laissant au milieu de la cour de cette maison qui assiste encore à ses violences. Oui, ce n'est pas la première fois qu'il me porte main, j'ai l'habitude maintenant. Au début, il venait s'excuser au bout de deux jours, comme quoi, il ne l'a pas fais intentionnellement que c'est à cause du stress et le chômage qui le met de mauvaise humeur et à chaque fois je le crois comme toujours. J'allais sortir le retrouver lorsque je vois la dame qui le loue m'appeler.
Je sèche vite mes larmes et m'avance vers elle.
Elle (regardant un peu partout) : vient !
Je la suis et on entre dans le salon.
Elle : assit toi ma fille.
Je fais ce qu'elle me dit et m'assois face à elle.
Elle : ayy ma fille combien de fois, je t'ai convoqué dans ce salon ?
Je ne compte même plus...
(Poursuivant) : tu n'as pas pitié de toi ?
Je baisse la tête honteuse, encore une fois.
Elle : Assiya lorsqu'une personne perd sa dignité, il ne lui reste plus rien. À chaque fois je te répète la même chose, cet homme n'est pas un mec bien. Celui qui n'hésite pas à te porter main maintenant, est-ce que tu sais ce qu'il te fera après le mariage ?
Je continue de baisser la tête.
Elle : tu es comme ma fille mon enfant et je ne veux que ton bien. S'il te plaît par la grâce de Dieu laisse ce Abass, ce n'est pas un homme bien. Toi-même tu le vois, il ne veut rien faire de sa vie. Depuis que vous êtes ensemble, je suis sûr que même un slip, il ne t'a jamais acheté, alors pourquoi tu ne veux pas le laisser ?
Je ne démens pas ce qu'elle est en train de dire. Mais je l'aime trop, je sais que je perds toute ma fierté à rester avec lui, mais je ne peux pas le laisser. J'ai essayé un nombre incalculable de fois mais au final je reviens toujours vers lui. C'est comme un aimant Abass, je me donne toute les résolutions de c'est fini, terminé mais non, il faut que je le vois pour tout oublier.
Elle : mes enfants disent que je perds mon temps à vouloir te raisonner, mais moi je sais que tôt ou tard tu verras que tu mérites mieux que lui. Au nom de Dieu Assiya assis toi et réfléchi, est-ce que c'est la vie que tu veux vivre, c'est ce que tu penses mériter, un homme comme ça ?
Elle se tait et je sens son regard peser sur moi. Elle me conseille de rentrer avant qu'il ne fasse nuit, je sors de chez elle avec une honte pas possible.
J'étais sur la route, en train d'attendre un car rapide pour rentrer lorsque je vois Bass à côté d'une fille mince percé dans des hauts talons avec une très belle robe. Je les fixe avant que je ne le vois tourner la tête vers ma direction. Et je ne sais pas si c'est pour me narguer ou autres mais il passe son bras derrière le cou de la fille. Je sens mon cœur battre fort et mon gorge nouée, mais je ravale mes larmes qui menacent de sortir d'un moment à l'autre. Heureusement, le car rapide en direction de Boune fait vite stationnement. J'y monte rapidement avant qu'il ne commence à rouler.
(.....)
Moi (frustré) : Souleymane donc toi c'est ici que vous ramenez votre play de jeu ?
Lui : euh seulement deux fois.
Je lui lance un regard méprisant
Moi (criant) : tu penses que c'est ton père qui paye l'électricité ici ? Han, tu ne vois pas tout ce qu'on endure avant de pouvoir payer les factures et toi tu te permets de ramener tes amis venir jouer
Lui : c'est seulement deux fois.
Moi : je m'en fous, la prochaine fois que j'entends cela crois moi tu verras de quel bois je me chauffe.
Je tourne les talons et retourne dans la chambre pour y trouver les deux idiotes qui me servent de sœurs.
Moi (m'adressant à eux) : toi Maimouna j'ai récupérer ton bulletin et c'est quoi neuf comme moyenne ?
Elle se tait
Moi : je te parle non ?
Elle : c'est comme tu le vois.
Choqué, je tire sur ses cheveux pour qu'elle me fixe du regard.
Moi (hurlant) : c'est ce que tu me réponds, tu penses que j'ai le même âge que toi Marianne ?
Elle crie en essayant de se défendre mais comme je suis plus grande qu'elle, s'est facile de la maîtrisé. Alerté par les cris, je vois ma mère qui pénètre dans la chambre.
Elle : hé c'est quoi ces cris encore ? Il se passe quoi ici ?
Moi (laissant ses cheveux) : demande le à ta fille, je lui demande de m'expliquer pourquoi ses notes ont baissé et elle me ose me regarder dans les yeux pour me dire « c'est comme tu le vois »
Maman : Marianne toi, tu penses les gens de cette maison ont le même âge que toi ? [tirant sur son oreille ] viens avec moi.
Elle va passer un mauvais quart d'heure mais bien fait pour elle, la fille a à peine seize ans et se prend déjà pour femme.
Je regarde l'autre Sokhena qui détourne vite le regard.
Moi : toi, j'espère que tu continueras dans cette lancée, tu as eu quatorze comme moyenne, je suis fière c'est comme ça. [cherchant dans mes affaires ] tiens la robe que tu me demandais depuis.
Elle me remercie avant de me prendre dans ses bras. Je lui dis que c'est comme ça, si elle veut décrocher une bourse d'études, avoir une vie meilleure et lui donne encore quelques conseils avant d'aller prendre une douche.
*TROIS JOURS PLUS TARD*
J'étais en train de regarder la télé, lorsque Marianne me ramène mon portable. Depuis que maman lui avait parlé , elle est devenu plus calme, je ne sais ce qu'elle lui a dit mais ça à bien fonctionné, enfin espérons que ça dure. Je prends le portable et voit qu'il s'agit d'un numéro privé, je me demande qui ça peut être avant de décrocher.
Moi (répondant) : allô
Lui : Assiya, c'est moi Abass
Pff, il avait essayé de me joindre le lendemain des faits mais j'avais bloqué son numéro.
Moi (agressive) : tu me veux quoi ?
Lui (calme) : juste te parler chérie, s'il te plaît.
Quoi chérie, il est vraiment culotté ce mec.
Moi : je n'ai pas le temps.
Lui : s'il te plaît ma chérie, je suis devant l'entrée de votre quartier, je te demande juste cinq minutes pas plus.
Moi : ...
Lui (le ton suppliant) : s'il te plaît, avec tout ce qu'on a vécu après si tu ne veux plus me voir je comprendrais, mais accorde moi cette faveur.
Moi :...
Lui : tu m'entends bébé ?
Moi (soufflant) : cinq minutes pas plus.
Lui : ok, je t'attends.
Je sors vite fait avant que ma mère ne me voit et le retrouve assis devant un muret malgré tout je ne peux cesser de l'admirer, Abass n'est pas un homme très beau mais il a du charme, un charme fou accompagné de classe qui lui donne un aspect de mec hyper thiofê.
Moi (devant lui) : parle vite, j'ai des choses à faire.
Lui (souriant) : merci d'être venu ma puce.
Moi (tapant des pieds) : sois bref s'il te plaît.
Lui (les yeux doux) : je suis venu m'excuser de ce qu'il s'est passé la dernière fois.
Moi (levant les yeux) : hum
Lui (prenant mes mains) : crois moi mon cœur, je ne sais pas ce qu'il m'a pris d'avoir fait cela. C'est vrai que je venais de recevoir une mauvaise nouvelle, en fait j'avais postulé pour un boulot et on venait de m'annoncer que je n'étais pas retenu pour la poste. Alors j'ai pété les plombs et malheureusement c'est tombé sur toi.
Je le regarde avec méfiance.
Lui (baissant la tête) : je n'aime que toi Assiya, crois moi j'ai mal de te faire souffrir mon cœur. J'avais déjà pleine de projet avec ce nouveau boulot. Je nous voyais déjà dans notre appartement après le mariage et le fait de recevoir ce refus m'a montré qu'encore une fois je n'étais bon à rien.
Je le regarde et voit qu'il semble affecté de tout cela.
Moi : et pourquoi ne pas m'avoir expliqué tout cela ?
Lui : je ne sais même pas baby, mais j'avais honte d'avoir échoué une nouvelle fois.
Moi (me souvenant) : ça n'explique pas de t'être jeté dans les bras d'une autre fille
Lui : non, elle n'est rien pour moi, crois-moi. Si j'avais fait cela, c'était juste pour te faire rager, ce que je regrette amèrement.
Moi : pff tu me prends pour une sotte ?
Abass, il croit que je ne sais pas qu'il me trompe. Cette fille, j'ai toute les informations la concernant, j'attends juste la confirmation de mes soupçons, ce jour là il me sentira😎.
Lui : bien sûr que non, si tu veux [sortant son téléphone] je l'appelle devant toi ? Assiya crois-moi cette ne représente rien dans ma vie.
Vous y croyez-vous ?
Lui (caressant mes doigts) : alors tu me pardonnes ?
Quoi faire même, lui pardonner comme ça ? trop facile, celui là commence à prendre la grosse tête avec moi. Il ne se doute même pas, lui je refuse de le partager avec qui que ce soit.
Lui : t'es ma princesse Assiya, c'est pour cela que je fais les choses bien avec toi.
Moi (élaborant mon plan) : laisse-moi réfléchir.
Lui (me touchant les joues) : tu es belle
Je secoue la tête, il allait me prendre dans ses bras lorsque qu'on entend une voix très familière.
-Assiya toi !
Je tourne la tête pour confronter le regard assassin de ma génitrice.
Elle (criant) : astafroulayi qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu, hein Assiya ait pitié de moi. Ou bien tu veux avoir ma mort sur la conscience ? De tous les hommes sur ce pays, c'est ce vauriens que tu choisis [désignant BmAbass] au secours , à l'aide Assiya toi ma fille pourquoi tu me fais ça ?
Q( débat du soir) : alors donnez vos impressions pour cette seconde partie. Assiya a-t-elle raison de rester avec Abass ? le cœur a-t-il ses raisons que la raison ignore ? Vos avis
A suivre.......
Je vois Abass (ce poltron) me faire signe qu'on se reparlera avant que ma mère ne continue sa monologue .
Maman : Assiya où est ce que j'ai échoué avec toi ? Donc mon expérience ne t'a pas servi de leçon, ce mec n'est pas et ne sera jamais un bon mari, un homme de trente ans qui n'a aucune occupations que de dormir et toi tu le veux. Hé Allah viens moi en aide.
Je continue de baisser le regard jusqu'à entrer dans la maison, j'allais entré dans ma chambre lorsque j'entends un bruit,
je me retourne et voit maman qui cherche son souffle, je cours vers elle.
Moi (lui massant le dos) : il t'arrive quoi maman, dis je paniqué
Je lui fais plusieurs fois ce massage avant qu'elle ne reprenne son souffle.
Moi (la regardant) : tu vas bien maman ?
Elle (toussant) : c'est bon, cava
Moi (inquiète) : c'est quoi cette crise maman ?
Elle (se levant) : ce n'est rien, je pense juste que c'est ma tension qui à un peu baisser.
Moi (pas rassuré du tout) : je pense qu'il vaut mieux aller voir un médecin.
Elle (me toisant) : je t'ai dit que ça va
Elle remonte l'allée avant d'entrer dans sa chambre, je la suis pour voir si tout va bien.
Moi : tu veux quelque chose maman ?
Elle (sur son lit) : juste me reposer bien sûr.
Moi : tu es sûr que ça va ?
Elle (me regardant) : je t'ai dis que c'est bon, tu peux sortir j'ai envie de dormir.
Je l'aide à se couvrir cherchant à toucher son corps qui est un peu chaud d'ailleurs. La couverture bien installé, je vais demander à Marianne de dormir avec maman en cas de nouvelles crises.
(.....)
Tin tin (sonnerie de téléphone)
Je regarde le montre et voit qu'il est vingt-trois heures passées.
Moi : allô
Lui : euh allô Assiya, c'est tonton ousmane.
Je me mets en mode assis sur le lit
Moi : oui
Lui (chuchotant) : désolé de t'appeler aussi tardivement mais j'aimerais savoir si c'est possible qu'on se rencontre demain.
Si je me souviens bien, il reste deux jours avant les une semaine.
Moi (faisant semblant) : nous voir ? Je ne comprends pas.
Lui : en fait, j'ai quelque chose d'important à te dire.
Moi (intéressé) : ok et on se voit où ?
Lui : tu connais le restaurant '"JONATHAN "?
Pourquoi aussi loin ?
Moi (souriante) : oui
Lui : ok, je t'y donne rendez-vous demain.
Moi : ok à demain.
Lui : bonne nuit, dors bien.
Je raccroche avant de me poser mille questions. Qu'est-ce qu'il me veut ce vieux, je repense aux mots de ma mère mais me dit que non, cet homme est beaucoup trop pieux pour penser à cela. C'est quelqu'un de très respecté dans notre localité. Je me recouche et me dit que je verrai ce qu'il me veut vraiment demain. Et si c'est réellement son intention, alors qu'il soit le bienvenu. 😂
LE LENDEMAIN
Maman : tu vois bien ce que je t'avais dis.
Moi (me passant du lip) : je suis sûr ce que ce n'est pas cela maman, sinon tu vas bien ce matin ?
Elle : oui al hamdoulilah
Je fais les dernières retouches avant de prévenir maman que j'allais partir.
J'arrive dans le lieu du rendez-vous et le cherche du regard, je le vois assis au fond de la salle. J'allais le rejoindre lorsqu'un homme me fait barrage.
Lui : waouh enchanté mademoiselle.
Je le reluque de haut en bas, il ne ressemble surtout pas à mes proies, trop efféminé pour moi.
Moi (le regard glacial) : vous pouvez vous décaler ?
Lui : avant j'aimerais avoir votre numéro.
Ça m'insupporte qu'on me fasse la cours comme ça. J'entends son pote lui demander de me laisser tranquille, au moment où il lui répond, je passe rejoindre mon invité.
Moi (face à lui) : bonsoir !
Lui : bonsoir assis toi.
Ce que je fais sans tarder.
Lui : tu veux quelque chose ?
Moi (au serveur) : juste un jus pour le moment.
Lui : euh moi j'ai faim, vous pouvez nous apporter votre plat du jour.
Je le regarde juste et le voit lorgné un lap's de temps mon décolleté, hum😂
Lui (se raclant la gorge) : euh si j'ai voulu te voir ici, c'est pour fuir les mauvaises langues. [hésitant ] en fait depuis je viens chez toi, j'ai vu beaucoup de qualités qui m'ont plu chez toi.
Moi (faisant la choqué) : 😮
Lui (troublé par mes battements de cils) : euh, je sais que ça doit te surprendre parce que peut-être tu ne t'y attendais pas mais tu me plais beaucoup. Et mon intention et de faire de toi ma quatrième femme.
Cet homme a l'âge de mon père ou plus, c'est vrai que je viens d'avoir vingt-six ans mais qu'à même, lui doit avoir le double ou plus. Même si ma mère m'avait prévenu, je suis qu'à même sous le choque.
Moi (dépassé) : euh, waouh [Buvant mon jus] je ne sais pas quoi dire.
Lui : je te comprends mais je veux juste que tu saches que j'ai des intentions très sérieuses envers ta personne.
Beaucoup de chose me traverse l'esprit, maman, ABass et aussi le loyer. Non mais ce vieux ne sais pas que sous ses aires de fille innocente se cache une vraie diablesse. 😎
Moi (jouant la timide) : c'est tellement soudain et je ne m'y attendais vraiment pas.
Lui : Assiya, je sais que tu dois avoir besoin de temps pour réfléchir mais je suis prêt à te l'accorder.
Je touche le bout de ma tresse toujours en jouant le jeu.
Moi : euh ok
Il me regarde puis sourit
Lui : je te promets de bien prendre soin de toi, je te ferai vivre telle une reine. Tout n'aura plus aucun soucis à te faire. Je m'occuperai de toi et aussi de ta famille, pour te prouver ma bonne fois [sortant une enveloppe de sa poche] tiens ça. 3
Moi (regardant l'enveloppe) : c'est quoi ça ?
Lui (souriant) : je te le donne comme passe de taxi.
Je prends l'enveloppe avant de l'ouvrir pour y voir beaucoup de billets de banque. Trop pour juste être une petite somme, non trop facile d'accepter comme ça.
Moi (lui rendant l'enveloppe) : je ne peux l'accepter.
*Règle N1 : ne jamais accepter un cadeau automatiquement* .
Lui (choqué ) : pourquoi ?
Tonton s'est toi qui cherche du piment dans ta vie ? Tu as frappé à la bonne porte.
Moi (baissant le regard) : je ne peux accepter ça, c'est hors de mes principes.
Lui : s'il te plaît Assiya, si je te donne cette argent, c'est juste parce que je veux t'aider un peu.
Moi (secouant la tête) : merci pour l'intention, mais c'est non.
Lui (souriant) : je ne me suis pas trompé sur toi, t'es une fille vraiment digne.
Hum, si tu savais monsieur
On continue de parler de chose basique comme comment je vais, ce que je fais ainsi de suite.
Vers vingt une heure moins, je décide de prendre congé de lui. Il me raccompagne jusqu'à la route avant d'arrêter un taxi pour moi, il lui parle avant de me dire de montée, je lui fais signe d'au revoir avant de partir.
Toujours dans le taxi, je réfléchis à ce que tonton ousmane venait de dire. Le vieux là veut de moi ? Humm c'est vraiment intéressant en plus il veut claquer de l'argent dès le premier soir, ça s'annonce vraiment bien. Arrivé devant la maison, je fais semblant de descendre de la voiture lorsque le chauffeur m'arrête.
Lui (sortant une enveloppe) : tenez !
Moi (regardant) : c'est quoi ça ?
Hii Assiya tu sais ce que c'est, me dit ma conscience. C'est vrai que le vieux pensait être discret mais je l'avais bien vu donner l'enveloppe au chauffeur, ahh tamite 😁
Lui (haussant les épaules) : c'est le monsieur qui m'a demandé de vous le donner.
Non mais ce tonton là, il est fou dehh. Je prends l'enveloppe avant d'ouvrir la portière de la voiture.
Lui : hum ma sœur tu es belle deh
Je lui ferme la portière avant d'entrer dans la maison. Qu'il rêve même bien celui-là, j'ai arrêté de jouer avec son genre, trop prise de tête. Heureusement que peu de personne connaisse ce double visage de moi. Je retrouve maman en train de faire feu sûrement pour qu'on réchauffe le dîner. Elle sourit dès qu'elle me voit. J'arrive près d'elle en tirant la tronche.
Elle : alors Assiya qu'à dis le vieux monsieur ?
Moi (pouffant) : maman laisse-moi me reposer après on va en parler.
Elle : hé je te dit ici dehh que je suis bien né avant toi ma fille.
Je traîne les pieds avant d'entrée dans ma chambre, je jette mon sac, l'enveloppe à l'intérieur avant de me déchausser. Je souris en regardant encore l'intérieur de l'enveloppe, ah celui là, si il continue comme ça, il fera partie des titulaires. Je me lève, me déshabille avant d'enfiler un habaya simple pour dormir. Je sors rejoindre maman pour l'informer que je ne vais pas diner. Je retrouve Maimouna et Sokhena à ses côtés.
Moi : maman je vais me coucher.
Elle : à cette heure ? Tu te sens bien ?
Moi (baillant) : oui maman je suis juste fatigué et un peu stressé.
Elle : ok vas y, à demain in cha Allah donc
Moi (me retournant) : Maimouna va rester avec toi dorénavant comme ça c'est plus sûr.
Elle : et je fais comment avec mon petit dernier ?
Rohh maman avec son benjamin là
Moi : il est en âge de pouvoir dormir avec Souleymane et Adama.
Elle : tchipp pour qu'ils l'encrassent ces derniers qui ont tellement le sommeil agités, qu'on dirait des tortus ninjas.
Je souris en secouant la tête avec son benjamin, elle exagère toujours. Je tourne les talons et la laisse dans ses palabres. Avant de dormir, j'essaie de joindre mon bébé mais ça sonne dans le vide. Tchipp lui aussi jamais présent quand on a besoin de lui, depuis son voyage. Je finis par me convaincre que je n'aurais pas de réponse et me couche le cœur serré, j'aurais aimé entendre sa voix avant de dormir où même recevoir un SMS de sa part mais nada, vraiment lui il a besoin d'une dose.
*Débat : alors qu'est-ce que vous en pensez les filles, le vieux a dit ses intentions deh ? Mais qui est vraiment Assiya, la fille sage devant les autres, ou la houleuse devant les hommes ?..*
A suivre........