Prologue.
Il était exactement midi trente, je me trouvais devant les Tsanguettes (école maternelle et primaire du Gabon située dans le quartier Angondjé), sous un soleil tapant, assise à l'arrière de mon prado VX Land Cruiser, je ne cessais de fixer le grand portail Bleu de l'établissement, j'étais venu pour elle, pour la chercher après deux longue année d'absence j'étais enfin de retour et je comptais l'emmener avec moi...
DRRIIINGGG
La sonnerie venait de retentir désignant ainsi la fin des cours et la libération des élèves, nous étions un mercredi, les élèves d'écoles primaires avaient donc leurs après-midi de libre. Une minute après le signal, les élèves accourraient vers la sortie, certains se dirigeaient vers leurs papa ou leurs maman, d'autres se rendaient dans leurs voitures et ils y'avaient ceux qui restaient à jouer dans la cour en attendant l'arrivée de leurs parents.
Dans toute cette foule et agitation je la cherchais du regard, je regardais de part et d'autre mais rien elle n'était pas là, je me décidais donc à descendre de la voiture et je me rendais dans la cour, je scannais chaque parcelle, chaque recoin de la cour à sa recherche mais toujours rien, j'entrepris donc de me renseigner auprès d'une des surveillantes.
- Bonjours. Fis-je d'une voix chaleureuse.
- Bonjours Madame. Me répondit la jeune surveillante qui était devant le portail.
- Je suis la maman de...
Et là, je la vis dans un des recoins de la cour pourtant elle n'y était pas tout à l'heure. Mon petit trésor était assise toute seule sur la balançoire tandis qu'un groupe de petite fille qui s'était formé jouaient à côté. Elle allait en vas et viens sur sa balançoire l'air pensif et ailleurs, qu'est-ce qu'elle avait grandi, j'observais ses petites rondeurs, elle avait pris du poids et j'en étais heureuse, l'état dans lequel elle était à sa naissance est bien loin derrière moi, mon bébé étaient en chair et bien portante.
- Yélena, il y a quelqu'un pour toi, regarde là-bas. Me désignant ainsi du doigt la surveillante qui c'était rapprocher de ma fille.
Elle arrêta de se balancer en baissant la tête et en me regardant l'air de se demander qui étais-ce, mon Dieu ne me dit pas qu'elle m'a oublié. Non tout sauf cela !
Je vis ses yeux s'illuminer, elle bondit de la balançoire et se dirigea vers moi en courant, j'étais émerveillée devant l'état de santé de ma petite fille, elle courait, sautait, gambadait j'en avais les larmes aux yeux.
Le vent souffla, soulevant ainsi sa jolie petite robe bleue claire dont siégeais sur le côté gauche le logo '' Hello Kitty '', ses longs et jolies cheveux tressé en couette lui tombait sur les épaules...
- Maman !!! S'écria Yélena qui une fois à mon niveau se jeta dans mes bras, elle enroula ses petits bras autour de mes reins et elle posa sa tête sur mon ventre. Tu es revenu maman, tu es revenue, tu m'as tant manqué ma maman. Sa jolie petite voix me transperçait le cœur que j'en versais une larme, qu'est-ce qu'elle m'avait manqué ma fille.
- Toi aussi mon poussin, toi aussi. Répondis-je en caressant sa jolie petite tête de métisse. Oui ma fille était métisse, je l'ai eu avec un Français-Italien que j'avais rencontré en France lorsque j'y étais pour mes études.
- maman... m'interpella Yélena qui avait levé la tête et me regardait dans les yeux, les jolis petits yeux noisettes de ma fille l'une des choses qu'elle avait hérité de son père. Tu es malade maman ? Demanda Yélena.
- non ma puce. Fis-je.
- Mais pourquoi tu as une grosse bosse au ventre ? fit-elle intriguée par la forme arrondit de mon ventre.
- Parce que maman est enceinte mon bébé.
- Enceinte ? C'est quoi enceinte ? Me demanda-t-elle.
Ma petite Yélena, du haut de ses quatre ans, elle jouait, gambadait et parlait comme une grande mais elle ne savait toujours pas ce que c'était ''être enceinte''.
- Dit maman qu'est-ce que c'est ? Insista-t-elle.
- Tu as déjà vue un bébé mon trésor ?
- Oui, maman Coralie à un bébé, Bébé Stéphane, c'est le plus beau bébé que j'ai vu. Expliqua-t-elle toute enjoué.
- Maman attend aussi un bébé.
- Un autre bébé Stéphane ? Dit-elle avec étonnement.
- heuu pas exactement. Répondis-je en riant.
- Comment alors ?
- J'attends un autre bébé Yélena, un bébé qui ne sera pas exactement comme toi mais qui te ressemblera. Tu seras bientôt grande sœur.
- Je vais être grande sœur ! Youpiiiiii ! S'écria-t-elle, Camille est grande sœur, sa maman à une petite fille, Camille dit qu'elle pleure tous les jours, qu'elle mange et dort beaucoup, Camille à toujours quelque chose à raconter sur sa petite sœur, moi aussi je pourrai faire comme elle, merci mamannnnn...
- ahahaha, Yélena. Qu'est-ce qu'elle me faisait bien rire ma petite.
- Maman ?
- oui...
- Est-ce que les autres voudront bien jouer avec moi parce que j'aurais aussi une petite sœur ? Ils ne jouent jamais avec moi, jamais, même pas Cantin, il ne joue qu'avec Camille.
- Pourquoi les autres ne jouent pas avec toi ?
- Ils disent que je ne suis pas comme eux et que je ne partage jamais mon goûter avec eux donc je suis méchante, mais moi je suis gentille, tu le sais maman je suis très gentille mais mamie m'a toujours dit de garder mon goûter pour moi.
- Bien sûr que tu es gentille ma puce, tu es la princesse la plus gentille du royaume, au fait qui est Cantin ?
- Cantin c'est mon amoureuxxxxx. Elle le dit avec un large sourire dessiné sur ses jolies petites lèvres roses.
- Tu as déjà un amoureux ! M'écriais-je.
Elle plaça son index sur ses lèvres et produit un « chuuutt » qui s'en suivit par un « pas si fort maman c'est un secret. » N'est-elle pas mignonne ma petite Yélena.
- Motus et bouche cousu, je jette la clé dans le fleuve. Fis-je avec une gestuelle ce qui amusa encore ma petite princesse.
- maman...
- Oui ma chérie ?
- pourquoi tu es noire ?
Je pouffais de rire, mame l'enfant là oh !
- Pourquoi je suis noir ? Demandais-je.
- Oui, fit-elle. Tu es noire comme Cantin, pourquoi tu n'as pas la même couleur que moi maman ? Les autres qui ont la même couleur que moi leurs mamans sont blanches mais toi tu n'es pas blanche comme moi.
- oh ma princesse, tu n'es pas blanche tu es métisse et c'est ton papa qui est blanc, toi tu es un mélange de papa et maman.
- Ha bon ? Même bébé Yélena est un mélange de papa et maman ?
J'éclatais de rire, elle me dépasse cette enfant.
- Non, bébé Yélena et toi vous n'avez pas le même papa, le papa de bébé Yélena est noir comme maman.
- Oh mais pourquoi bébé Yélena n'a pas mon papa.
- parce que maman n'est plus avec ton papa.
- oui, c'est vrai. Mais alors qui est le papa de bébé Yélena ? Est-ce que c'est papa...
- Chuuuuttt c'est un secret ma chérie on nous lis.
- Oups ! Mes tontons et mes tantines fermez les yeux vous ne devez pas savoir, je te le dis dans l'oreille maman comme ça ils ne sauront rien...
- Du moins pas maintenant. Repris-je.
- maman...
- oui ma chérie ?
- Maintenant que tu es là tu ne me laisseras plus ? Papi et mamie sont hyper cool mais moi ma maman me manque...
Je la prenais dans mes bras.
- Maman est venue te chercher pour que tu vives avec elle.
- Où ça ? A la sablière ? Camille vit à la sablière avec son papa et sa maman.
Krkrkrkr Camille là ma gaspiller l'enfant !
- Non mon bébé plus loin encore.
- Où ça ? Chez papi et mamie ?
- non loin du Gabon. Avec le papa de Bébé Yélena.
- Oh mais Cantin pourra venir avec nous ? Demanda-t-elle.
- non ma puce Cantin ne pourra pas.
- ohhhhh... Fit-elle attristée.
- mais par contre tu te feras beaucoup d'amis là-bas.
- ah bon ! Youpiiiii j'aurais beaucoup d'amis, youpiiiii. Elle était si pleine de joie à l'idée de se faire de nouveau amis.
Nous nous dirigeons vers la voiture où Yélena et moi nous engouffrions à l'arrière, le chauffeur démarra afin de nous conduire chez mes parents, je regardais mon beau pays le Gabon, le paysage qui défilait sous mes yeux me rappelait tous ce que j'eus à vivre durant ses 7 longues années...
Mon nom est Ophélie Chancia Yessie. Yessie signifie chance dans ma langue maternelle qui est le punu, mais mes très chers amis sachez que la chance ne m'a pas toujours sourit...
Je vous invite à replonger avec moi dans mes souvenirs afin de vous révélerr quelles ont été mes visions du monde...
Partie 1 :
Retour en arrière, 7 ans plus tôt...
... : Mademoiselle Yessie... Mademoiselle YESSIE !!!
- Oui. Fis-je en me redressant, je frottais délicatement mes yeux prise encore par le sommeil.
- c'est à mon cours que vous dormez !
- Quel... Oups je m'étais endormie en classe et je suppose que là j'entends la voix de mon professeur, j'ouvre un œil, puis l'autre en tournant mon visage vers lui, aie! je vais prendre pour moi aujourd'hui. Puis il reprit. Je vous ai posé une question mademoiselle !!!
- non, monsieur je ne dors pas, je méditais. Répondis-je.
- vous vous moquez de moi ?! C'est pendant mon cours d'histoire que vous dormez !
- ahh monsieur vous-même vous aviez dit cours d'histoire, c'était tellement intéressant que je me suis endormie.
- Ah vous reconnaissez enfin vous êtes endormi. Insinuez-vous que mon cours est ennuyeux !
- non oh monsieur je n'ai pas dit cela mais lorsqu'on raconte des histoires aux enfants, c'est pour les endormir.
Toute la classe se mit à rire.
- DEHORS !!! S'écria-t-il, je rassemblais mes affaires.
DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNGGGGGGG (la sonnerie venait de retentir)
Sauvé par le gong.
- Bon monsieur à demain ohh ! M'écriais-je.
- Vous avez eu de la chance mademoiselle...
Je me dirigeais vers la sortie afin de retrouver mes meilleures amies, Lovery (dédicace à Loveryan Outata) et Rahanne (Rahanne Malalou), Lovery est une petite française mais son père et sa mère ont divorcé depuis elle vit avec sa mère cette dernière ayant rencontré un pétrolier gabonais qu'elle a épousé se retrouve au Gabon, nous apprenions toutes au Lycée Immaculée conception.
Je les retrouvais devant le portail adossé contre la voiture du beau-père de Lovery.
Rahanne : tchuuipx depuis qu'on t'attend.
Lovery : ahaha vient ma chérie que je te fasse un gros calinnnn.
Moi : au moins une qui n'a pas oublié que c'est mon anniversaire et donc je dois être traitée comme une princesse.
Rahanne : tu n'as pas fini de rêver pardon.
Moi : hiii jalouse, pardon où sont mes cadeaux.
Rahanne : quel cadeau ! Une vieille comme toi tu n'as rien !
Moi : bouuuhhhh sniiif sniiif méchantes.
Lovery : ne pleures pas so ma chérie il n'y a que moi qui pense à toi, pas cette mauvaise-là ! krkrkr.
Rahanne : heuu pardon, lo bruit.
Lovery en me remettant mon cadeau : c'est un sac Louis Vuitton.
Moi : wouhh la go pile ce qui me manquait à ma collection.
Lovery : ahahaha je sais ohhh.
Moi (en lançant un regard noir à Rahanne) : merci iso ma chérie c'est pas comme certaine.
Lovery éclata de rire avant de prendre congé de nous. Il n'y avait pas d'hypocrisie entre nous, encore moins de jalousie, de sentiment d'infériorité et bien plus encore, notre amitié était pure et sincère du moins à cette époque-là.
Mon père était Avocat et celui de Rahanne médecin chirurgien ont était assez aisé et juste le fait de ne manquer de rien nous suffisait, on mangeait à notre faim et on allait dans de bonne école le reste on s'en foutait.
En dehors de Lovery, Rahanne et moi avions notre petite bande avec deux autres filles qui n'étaient pas dans notre lycée mais elles apprenaient à Capo (Lycée technique national Omar Bongo). Il s'agissait là de Magalie et Anouchka, elles vivaient toutes les deux à Rio et elles étaient assez démunie contrairement à Rahanne et moi, mais entre nous ils n'y avaient pas de complexité pour nous riche ou pauvre on venait toutes du même monde.
- Viens suis moi. Me fit Rahanne.
- aka on va où encore ?
- tu aimes trop poser les questions on va prendre ton cadeau, Magalie et Anouchka nous attendent déjà. Me répondit-elle.
- Ahhh lalalaaa avec vous je me demande encore ce que vous me réservez.
Nous prîmes le taxi Rahanne et moi, ce dernier nous laissa à la cité de la démocratie non loin de la cour de Cassation.
- Nda on va où encore. Demandais-je.
- Je t'emmène manger gueee. Répondit-elle.
- aka c'est ça mon cadeau toi aussi !
- hum tu parles tu parles, quand tu vas bouffer les cotis braiser là tu ne diras plus ça.
- hum ntk.
Très vite nous arrivâmes après L'Etat major du palais de justice où nous retrouvâmes Magalie et Anouchka assissent sur une table dans un petit bar. Nous les rejoignîmes et prîmes place à leur côté. Quand Rahanne et moi nous retrouvions avec les filles on adoptait notre comportement de la rue, on jetait nos bonnes manières et tout le reste de fille bourgeoise à la poubelle.
- HEEEEEEEEEEEE la mbindi (petite) c'est ton day là ! S'écriaient-elles.
- ahaha susu ouii ohh. Répondis-je.
- hum la tu rentres dans la cour des grandes krkrkr. Repris Anouchka
- ah laissez ça krkrkr. Repris-je.
Magalie et Anouchka étaient beaucoup plus âgées que nous, Mag avaient 22 ans et An en avait 21, Rahanne 19 et moi je venais de prendre mes 18 ans, notre différence d'âge ne nous dérangeaient pas on s'entendait très bien, on aimait rester ensemble et c'était le plus important pour nous, bien que ma mère ne les aimait pas, elle disait que c'étaient des filles de petites vertu, qu'elles se cherchent encore et que leurs mauvais comportement influenceraient sur moi mais je ne l'écoutais pas, elle se trompait, Mag et An m'apprenaient beaucoup de choses avec elles tout était simple, je marchais dans les rues de Rio, je voyais la souffrance, la pauvreté, comment les gens se battent pour vivre pendant que nous autres jetions la nourriture quand on n'en peut plus et surtout elles étaient le petit bout de piment qui manquait à ma vie.
- Ponfil ! Ponfil ! S'écria Magalie.
- oui la go ! Repondit une voix masculine en se rapprochant de notre table.
- yeah le grand Ponfil, bon ma petite-la est là, tu peux prendre nos commandes.
- ok, les go vous prenez quoi ? Demanda-t-il.
- Ca c'est une question que tu ne dois même plus poser toi aussi ! En tout cas moi c'est comme d'habitude, mes cotis braisé avec des beignets avec ma grande bouteille de Regab . Répondit Magalie.
- Pareil mais je vais prendre de l'Orangina. Fit Rahanne.
- Bon heuu qu'est-ce que tu as ? Demandais-je.
- ahhh laisse ça là go prend les cotis braisé avec le riz ou les beignets les deux si tu veux même. Me fit Anouchka.
- bon les deux avec une grande bouteille de Djino anana bien glacé. Répondis-je.
- Pareil ohhh toi-même tu connais non Ponfil. Repris Anouchka.
- ok c'est noté. Fit-il.
- des paquets de 2000 chacune. Ajouta Magalie.
- yeah les filles aujourd'hui c'est du lourd hein ! Vous élevez le niveau ! M'exclamais-je.
- oh la petite toi aussi c'est ton day on doit te mettre en haut comment, et puis on m'a payé au boulot (travail) donc je suis un peu tranquille pour le moment, j'ai déjà acheté les petits trucs qui manquaient à la maison avec le reste il fallait que j'assure ma copine chérie pour son anniversaire toi aussi. Répondit Magalie.
- susu merciii guee ma topine. Fis-je.
Magalie avait un boulot à mi-temps elle travaillait et faisait ces études en même temps, ces parents tout deux retraités c'est-elle qui s'occupait de subvenir au besoin de sa famille, de plus c'était l'ainée, elle avait deux petits frères un de 18ans l'autre de 11ans et une petite sœur de 4ans, ils vivaient dans une petite maison à Rio, les garçons dormaient au salon, les filles avaient une chambre et les parents la leur mais ils ne se plaignaient de rien, tant qu'ils avaient à manger et qu'ils allaient tous dans des écoles ça leurs allaient.
Anouchka elle vivait seul avec ces 2 gosses (enfants) deux garçons l'un de 7 ans et l'autre de 4 ans tous deux de père différents, elle avait perdu ses deux parents et se battat du mieux qu'elle pouvait pour subvenir au besoin de ses enfants car toutes sa famille lui avait tourné le dos après la mort de ses parents, du jour au lendemain elle se retrouvait à la rue c'est ainsi qu'elle avait rencontré Magalie et depuis elles sont devenues inséparables...
Magalie sortait avec un de mes cousins, depuis elle et moi sommes vite devenu inséparable, elle aimait ma façon d'être car je n'avais pas de complexité et elle trouvait qu'on avait beaucoup de point de vue en commun c'est ainsi qu'elle me présenta Anouchka et moi Rahanne depuis c'est l'amour fou entre nous.
- hein Chanci tu en penses quoi ? Me demanda Anouchka me sortant ainsi de mes pensées.
- Quoi ? Fis-je.
- non la fille là, qui te grignote même !
- c'est toi non hahaha. Répondis-je.
- pardon quitte moi là loll, donc je disais ton anniversaire tombe bien nous sommes samedi aujourd'hui il est question qu'on aille fêter ça en boite ou bien. Continua-t-elle.
- nonnnnn ohhhhhhhhhhhhhhhh ! Kiéé on va me tuer ! M'écriais-je.
- ah, ta mater. Déjà qu'elle ne nous aime pas mieux tu laisses. Ajouta Magalie.
- elle, non même pas, elle veut même que j'aille en boite. Repris-je.
- Qui ? Demanda-t-elle.
- hum faut bien lui demander ! Appuya Rahanne.
- mwane (l'enfant) tu as quel problème aka ! M'adressais-je à Rahanne.
- oh mais dit nous, pourquoi ? Continua Anouchka.
- Marc gué ! Répondis-je.
- Marc ! Firent Anouchka et Magalie.
- Oui MARC son faux footballeur là ! Répondis Anouchka.
Marc c'est mon petit ami, c'était un des meilleurs footballeurs du Gabon, il a joué dans de grand club de football mais il est rentré cette année définitivement car il a fini ces études et il veut continuer à jouer dans l'équipe Nationale.
- Mon petit ami aka. Répondis-je.
- oyooo et tu m'as caché ça ! S'exclama Anouchka.
- non gué la go, ça fait 2 mois que nous sommes ensemble ce n'est pas encore sérieux.
- même si tu nous as caché ça en plus un footballeur. Se plaignait Magalie.
- lol non ca me sortait tout temps de la tête.
- donc tu as trouvé un footballeur mamooo c'est pas toi ohhh en tout cas de nous brancher avec les autres membres de l'équipe ohhh. Repris Magalie.
- hum son vieux boy de 30ans là. Ajouta Rahanne.
- 30 ANS !!!!!!!!!!!!!! S'écriaient-elles.
- oui 30ans. Continua Rahanne.
- many attend, attend je compte kiéééé la petite !!! Tu n'as que 18 ans ohhhh, attend 12 ans d'écart kiééééééé mais toi t'as tapé loin deh !!!!! Kiéééééééééé !!!! Ajouta Magalie dépassé. Anouchka restaient juste sous le choc.
- hahaha aye oui gué aka ahaha. Fis-je en riant.
- mamo c'est pas toi ohhh ! C'est pas toi akiié 30ans tu n'as pas peur hein ! S'exclama Anouchka.
- lol, ah mais il a un corps sucré guéé, en plus il ne fait pas son âge, il est bien grand de taille comme je l'ai aimé là, j'aime ça quand je me sens minuscule devant un mec, en plus il est musclé genre popopo hummm je fonds seulement quand je le vois guééé.
- Vous avez déjà baisé hein ! S'écria Anouchka.
- kiéééé toi aussi pas aussi fort non aka ! Intervenais-je.
- hum ma petite t'es encore vierge ohhh faut pas aller prendre un costaux qui va tout te bousiller dès le premier coup.
- krkrkr nonnnn aka il n'est pas costaux genre, genre, il est juste bien comme j'aime, krkrkrkr aka.
- oh, en tout cas, maintenant tu ne peux pas aller en boîte que y'a quoi. Tchuiipx faut pas commencer. Fit Magalie.
- hum parce que son boy là lui interdit tout. Continua Rahanne.
- many c'est comment tu t'acharnes sur moi, loll, non il ne boit et ne fume pas, de plus il n'aime pas que je sorte ou que j'aille en boîte les trucs comme ça parce que je peux facilement rencontrer d'autre personne, c'est un gros jaloux enfaite, de plus il voulait qu'on passe la nuit ensemble mais j'ai refusé donc s'il apprend que je suis en boite je suis foutue, l'enfant est parfois trop nerveux.
- oh, en tout cas. Fit Anouchka.
- Il est même quoi (quelle ethnie) hein ? Demanda Magalie
- Fang du WOLEU-NTEM ! Répondit Rahanne, non la fille là est contre moi.
- KIEEEEEEEEEEEEEE LES MAESTROS DE LA SOUMISSION !!!! S'écria Magalie et Anouchka.
- Maestro de la soumission ? Aka j'aurais tout entendu dans le Gabon là.
- Donc pendant que les autres fuient les gars du grand Nord là toi c'est là-bas que tu vas t'accrocher ! Même moi qui suis Fang je l'ai fui comme la peste, humm voilà ca a même déjà commencé ! hum ! Ajouta Anouchka.
- tchooo ma fille, pendant qu'on court chez les Obamba, les myène etc toi tu pars chez un Fang ! L'homme FORT kiééé en plus un costaux ! Toi tu es malade hein !!! Tu cherches la mort hein ! popopopopopopopo mamoooo donc parmis tous les hommes que tu as vue dans le Gabon là c'est un Fang que tu es allé chercher ! MAIS QUI TE MANGE QUIIIII !!! S'exclama Magalie.
- faut bien lui parler moi je suis fatiguer, la fille-là ne m'écoute jamais. Repris Rahanne.
Ponfil nous apporta nos plats.
- En tout cas mangeons, maestro ou pas tu iras en boite que y'a quoi même ! Tu ne seras pas soumise attend ! D'abord faut même arrêter de faire ce qu'il te dit, tchuip non mais !
- aya Magalie tu veux qu'on la tue hein ! Toi-même tu connais les hommes du G9 là comment ils deviennent violant quand on ne leur obéis pas.
- non pas du tout, Marc ne frappe pas sur les femmes, d'ailleurs il n'a pas le droit. Répondis-je.
- Qui t'a mentis comme ça ? Demanda Magalie.
- Il est initié guéé.
- ah ok, je vois, je vois mais en tout initié ou pas il reste violent même s'il ne te frappe pas il va t'insulter et te gronder d'une de ses façons là tu vas pleurer tous tes parents.
- krkrkr pardon non ohhh. Laissez-moi manger.
KIIIIIIIIIIIIIEEEEEEEEEEEEEE non les cotis là !!!! popopopopopoooooooo nonnn c'était mal bon ohhhhhhhhh !
- Mais votre gars là prépare ses cotis avec l'eau des morts ou quoi ! C'est mal bon !!! TchooO non je prends même emporter quoi. M'exclamais-je.
- ma petite Ponfil ! Tu ne peux pas, tu penses qu'on est abonné là pourquoi. Me dit Anouchka.
- non je comprends quoi, en tout cas c'était mal bon ohhh. Moi aussi je vais m'abonner oh.
- kiakiakia en tout cas. Bon la vous allez vous préparer le soir je passe vous prendre à 23h avec Landry, on s'en fou de ton maestro là. Fit Magalie.
- oh, en tout cas, je vais me préparer.
Nous nous sommes séparées au feu rouge de Nzeng-Ayong Je suis rentrée et me suis reposer vers 22h, je commençais déjà à me préparer, j'ai opté pour une robe courte bustier juste corps, avec des escarpins, un petit sac four tout et mon tissage bien brosser, j'étais belle, sexy et classe avec un maquillage léger mais très bien fait. Je sortis de la maison sur la pointe des pieds papa et maman dormaient déjà, je ne voulais pas les déranger et encore moins que papa me trouve dans cette tenue, mon petit frère m'ouvrirait quand je rentrerais.
Les filles m'attendaient déjà devant la maison dans la Honda de Landry, le petit ami de Magalie. Je m'engouffrais à l'arrière et nous démarrions, direction le No Stress (boite de nuit du gabon). On avait pris une table VIP, Landry avait invité d'autre de ses potes, Rahanne avait fait venir son petit ami Antoine, un petit Bongo de 21ans là.
J'étais sur la piste, je dansais avec un des potes de Landry sur One plus one de Wizboyy (http://www.youtube.com/watch?v=G4Hu3NTF1mU&hd=1) On était dans de nerveux collé serrer, lui et moi, en plus le bébé était sucré (mignon), une bel taille un beau corps là humm...
Lorsque j'entendis une voix grave tonné derrière moi.
- QU'EST-CE QUE TU FAIS LA !!!!!!!!
Mon Dieu je connais cette voix ! Je suis foutu....
" * Sur ce coup je vous ai eu *
Partie 2 :
« Mon Dieu je connais cette voix ! Je suis foutue.... »
" * Sur ce coup je vous ai eu *
Partie 2 :
« Mon Dieu je connais cette voix ! Je suis foutue.... »
Si je me retourne là je peux boire une baffe comme ça kiéé Dieu je t'ai même fait quoi pour que ça tombe sur moi.
- JE T'AI POSE UNE QUESTION !!! Continuait à tonner la voix masculine derrière moi.
Il va tout dire aux parents, je suis foutue ! Je me retournais et regardais mon grand frère Loïc, en fait c'est mon cousin mais il est très protecteur envers mes sœurs et moi, même avec notre aînée il est ainsi, donc là où on m'a piané (attraper) dans mon nerveux collé serré je suis foutue.
Je me retournais en regardant mon grand frère l'air apeuré.
- R... ri...rien ya Loïc... Balbutiais-je.
- RIEN ! S'exclama-t-il. Je te vois te frotter à un mec et tu ne me dis rien !!! D'ailleurs tu fais quoi là ! Tu ne devais pas être au lit toi !!!
Ah nos grands-frères là vous-même vous savez comment ils sont non ! Là, la je suis bien foutue !
- Mais ya Loïc j'ai 18 ans. Répondais-je.
- QUEL 18ans !!! Depuis quand !!! Tu mens déjà toi ! D'abord viens ici on rentre !
- Mais c'est mon anniversaire gueeeee, tu as oublié hein !!! Tu as oublié ! Non mais je rêve !!! Fis-je les mains aux hanches, j'avoue que c'est aussi pour retourner la situation.
- non ma petite, joyeux anniversaire donc tu as vraiment pris 18 piges (ans) ah mais c'est vrai, tu es née la même année que maminou, ohhh ma pauvre petite.
- non, là je boude, en plus tu m'as fait la honte devant tout le monde.
- ahh mouf ! Oh je suis ton grand, même si je te fais la honte où est le problème, si on t'emmerde à cause de cela vient me voir. D'ailleurs viens, je vais te présenter à mes potes pour qu'ils sachent qu'ils ne doivent pas te draguer peu importe où ils te croisent sinon je les pula (tue) tous !
- ahahaha, ok frangin, ok. Fis-je en le suivant.
Dans la tête de Landry :
Je regarde Chanci se diriger vers une autre table accompagnée d'un mec assez grand, mince mais pas très charmant, je me demande ce qu'elle fait avec lui, j'ai envie de péter les plombs mais je me retiens. Cette petite occupe mes pensées depuis le jour où Magalie nous a présenté, je ne rêve que d'elle, tout en elle me fascine, sa façon de s'exprimer, de réfléchir, de s'habiller et son corps mon Dieu son corps il pousserait même le plus saint des hommes à commettre l'irréparable...
- Landry qu'y a-t-il ? Me demanda Magalie en posant son regard des plus charmeurs sur moi, elle est belle ma Magi, tellement, mais ce n'est pas Chanci, elle ne me possède pas comme elle, à la limite j'ai l'impression d'être envouté par cette petite...
- he hooo ??! Fit Anouchka en agitant des mains devant mon visage histoire de me sortir de mes pensées.
- les filles, je suis là ne vous en faites pas ahaha. Riais-je
- non mon amour, tu ne nous écoute même pas. Ajouta Magalie.
- bébé c'est le projet dont je t'ai parlé récemment qui me préoccupe. Avais-je donné comme réponse mais quel genre ? Ma pauvre Magi elle se disait que j'étais trop préoccupé par mon travail que je n'avais jamais assez de temps pour moi, hors ce n'était pas le cas, j'étais obsédé par sa jeune copine, oui, elle me rendait fou, fou, fou ! Et je la voulais à tout prix.
- Je te l'ai dit tu travailles trop mon chou. Continua Magalie.
- il faut bien que je travaille pour pouvoir aider ma belle-famille un jour tu ne crois pas ?
- oui mais accorde toi un peu de temps de repos.
- Je le fais chérie, la preuve je suis là. Fis-je en tendant les bras, elle se jeta sur moi et je les refermais sur elle, j'ai envie d'un bon coup ce soir tout en pensant à Chanci...
Dans la tête de Chancia :
Je suis assise au salon VIP de mon frère et de ses amis, il passe son temps à les menacer, « ne la touchez pas ! Celui qui la touche je le tue ! Oh ne lui parlez pas ! Celui qui ose lui adresser la parole je lui coupe la langue... » Que des vannes (blagues) de ce genre, moi ça m'énerve en plus il a un pote là mignon, mignon, genre bien sucré comme j'aime la ! Le bébé est bien clair, ce n'est pas mon noiraud de boy là, en plus il a de belles lèvres rose, on monte, on descend j'aurai son numéro !
- Wouais allô ! Fit mon cousin qui venait de recevoir un appel, son pote et moi ne cessions de nous regarder les yeux dans les yeux, il ne baissait pas le regard et je faisais de même.
- ...
- Wouais mec !!!
- ...
- Ahh on s'en tape, que tu bois ou pas viens juste, histoire de libérer avant d'aller en caserne.
- ...
- On t'attend ramène ton cul ici chien !
- ...
- Wouais top.
- Il a dit quoi ? Demanda un de ses potes.
- il arrive. Répondit Loïc puis il se tourna vers moi. Au fait Chanci.
- hum ? Fis-je.
- ta copine bonne-là est là ?
- Quelle copine ? Fis-je celle qui ne voyais pas de qui il parle or je sais pertinemment qu'il fait allusion à Anouchka.
- ahh celle qui a deux gosses là. La meuf (fille) avec qui tu me fais le barate (refuse) depuis la.
- ahhh, je vois Anouchka ? Oui elle est là pourquoi ?
- top ! D'abord retourne à ta table ! Viens je t'accompagne.
- heuuu tu veux seulement aller voir la meuf.
- n'importe quoi, les mbindi (petites) ne restent pas avec les grands ce ne sont pas tes petits 18 ans la qui y changeront quelque chose.
- Pardon le bruit. Bon au revoir à tous. Fis-je en les saluant.
- mec comment? arrête de te comporter comme un gosse et laisse nous bien parler avec ta sœur toi aussi fit l'un des potes de Loïc en s'adressant à ce dernier.
- oh, oh, oh, oh, des pédophiles comme vous, en plus vous n'êtes pas des gars sérieux vous allez juste me pina (baiser) la sœur, non les mecs jamais ! Répondit-il.
- Un trésor c'est fait pour rester dans un coffre, elle sera traitée comme tel si tu la laisse avec moi. Ajouta le mec avec qui j'échangeais les jeux du regard.
- Barrer Alvine, un boro (bordel) comme toi many (ami) tu vas m'emmener la sista où, Andrée encore ok, mais toi barrer ! S'écria Loïc.
Hum Alvine même son prénom est sucré, laisse ça le frère, le Gabon est petit lui et moi si Dieu veut, on se reverra forcément...
- Oh CAPITAINE !!! s'écrièrent- ils tous.
- le capitaine à fait son entrée krkrkr. Fit Alvin.
- Wouais capitaine on s'échauffe là avant d'attaquer le terrain krkrkr. Ajouta Andrée.
- ahahaha arrêtez les mecs, vous ne m'avez pas fait sortir de mon lit pour me saquer ahahaha...
Mon dieu j'ai des frissons dans le dos !!! J'avais oublié que Loïc jouait aussi dans l'équipe nationale de football ! Je n'ose même pas me retourner, je connais que trop bien cette voix, s'il me voit je suis foutue ohhhhhh ! Je profitais de l'agitation pour m'éclipser, ni vue, ni connue. J'allais vite prévenir les filles que je voulais rentrer prétextant un malaise, elles ne posèrent pas trop de question et Magalie demanda à Landry de me ramener à la maison, il accepta sans trop se faire prier.
Nous étions dans la voiture Landry et moi, depuis il y avait un silence qui régnait dans la voiture, je décidai donc de le briser histoire de faire la converse avec le beau-frère.
- Alors ! Fîmes-nous en même temps.
- non toi d'abord. Fis-je.
- non, les femmes d'abord. Répondit-il.
- monsieur est galant. Ajoutais-je.
- non, non, ahahaha pas du tout.
- en tout cas je suis sûre que ma copine a trouvé le bon boyyyyyyyyyyyyy !!!!!!! M'écriais-je car ce dernier venait de freiner brutalement. C'est comment ! Ajoutais-je en panique.
Au bout de 5 minutes ou plus, je me rendis compte que Landry ne cessait de me fixer.
- Qu'y a-t-il ? Demandais-je intriguée par sa façon de me regarder.
- J'ai un gros problème Chanci, un très gros et grave problème...
- Explique-moi ce qui ne va pas. C'est avec Magalie ? Demandais-je.
- oui et non. Comme tu le sais ça va bientôt faire 3ans que je suis avec ta copine.
- oui je le sais et c'est très bien, elle t'aime vraiment et tu es quelqu'un de b... Je ne pus finir ma phrase car Landry s'était rué sur mes lèvres qu'il délectait avec plaisir, je ne sus quoi dire ou même comment réagir, j'avais juste le cerveau qui tournait à 100, mes idées n'étaient plus en place. Les yeux grandement ouverts portés vers le haut je ne cessais de me demander ce qui venait de se passer.
- Je suis amoureux de toi chanci... Depuis que Magalie nous a présentés, je ne rêve que de toi, tu occupes toutes mes pensées, je... Je veux quitter Magi pour toi...
KIEEEEEEE ABOMINATION !!!