Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Moderne > Vengé Par Ma Femme Enceinte
Vengé Par Ma Femme Enceinte

Vengé Par Ma Femme Enceinte

Auteur:: AIMEE
Genre: Moderne
La voix du médecin résonnait, emplie d'une joie qui m'annonçait un bonheur immense : j'étais enceinte. Pourtant, ce mot, qui aurait dû être le plus beau du monde, réveillait en moi un tourbillon de souvenirs sanglants et une douleur lancinante. Je me revoyais mourir, trahie par celui que j'aimais, Antoine, et poignardée par le sourire cruel de ma demi-sœur, Mireille. Le sang et les larmes maculaient mon ancienne vie, où j'avais été une victime sacrificielle, naïve, ne comprenant pas pourquoi tant de haine et de cruauté s'étaient abattues sur moi et mon enfant à naître. Mais cette fois, en rouvrant les yeux dans ma propre chambre, indemne, à l'aube de cette grossesse qui fut ma fin, je n'étais plus la même Jeanne, ni la même innocente; mon cœur battait d'une rage froide, promesse d'une vengeance implacable.

Introduction

La voix du médecin résonnait, emplie d'une joie qui m'annonçait un bonheur immense : j'étais enceinte.

Pourtant, ce mot, qui aurait dû être le plus beau du monde, réveillait en moi un tourbillon de souvenirs sanglants et une douleur lancinante.

Je me revoyais mourir, trahie par celui que j'aimais, Antoine, et poignardée par le sourire cruel de ma demi-sœur, Mireille.

Le sang et les larmes maculaient mon ancienne vie, où j'avais été une victime sacrificielle, naïve, ne comprenant pas pourquoi tant de haine et de cruauté s'étaient abattues sur moi et mon enfant à naître.

Mais cette fois, en rouvrant les yeux dans ma propre chambre, indemne, à l'aube de cette grossesse qui fut ma fin, je n'étais plus la même Jeanne, ni la même innocente; mon cœur battait d'une rage froide, promesse d'une vengeance implacable.

Chapitre 1

La voix du médecin était pleine de joie, une joie qui me semblait venir d'un autre monde.

« Félicitations, Madame Leclerc, vous êtes enceinte. Le fœtus a un peu plus d'un mois, il se développe très bien. »

Je suis restée figée, mon regard perdu dans le vide, les mains posées à plat sur mon ventre encore plat. Enceinte. Ce mot, qui aurait dû être le plus beau du monde, était devenu pour moi synonyme de mort.

Mon esprit était un chaos de souvenirs sanglants. Je me souvenais de la douleur atroce dans mon abdomen, du sang chaud qui coulait entre mes jambes, maculant ma robe et le sol en marbre froid. Je me souvenais du visage de ma demi-sœur, Mireille, qui me regardait de haut, ses lèvres fines étirées en un sourire cruel.

« Ma pauvre sœur, tu n'aurais jamais dû te mettre en travers de mon chemin. Toi et cet enfant, vous étiez des obstacles. »

Et puis il y avait Antoine, mon mari, l'homme que j'avais aimé de tout mon cœur. Il se tenait à côté de Mireille, son regard vide de toute affection pour moi, rempli seulement d'une ambition froide. Il n'a pas dit un mot, il a simplement laissé Mireille me donner le coup de grâce.

Je suis morte ce jour-là, emportant avec moi mon enfant à naître.

Pourtant, j'étais là. Vivante. Dans ma chambre, avec le même papier peint à fleurs que je détestais, et le même médecin au visage bienveillant qui m'annonçait la nouvelle.

J'ai baissé les yeux vers mes mains. Elles étaient lisses, sans les cicatrices que je m'étais faites en agrippant les éclats de la tasse de poison que Mireille m'avait fait boire.

J'étais revenue. Revenue au jour où ma grossesse avait été confirmée.

Une vague de haine pure, si intense qu'elle m'a presque fait suffoquer, a déferlé en moi. La tristesse et le désespoir de ma vie antérieure se sont transformés en une rage glaciale. Cette fois, les choses seraient différentes. Cette fois, ce ne serait pas moi qui mourrais.

Le médecin, voyant mon silence, a demandé avec une pointe d'inquiétude : « Madame ? Tout va bien ? »

J'ai relevé la tête et lui ai offert le sourire le plus doux et le plus reconnaissant que je pouvais simuler.

« Oui, docteur. Je suis juste... submergée par le bonheur. C'est la meilleure nouvelle de ma vie. »

C'était un mensonge. La meilleure nouvelle de ma vie, c'était cette seconde chance. Une chance de me venger.

Juste à ce moment-là, la porte s'est ouverte et Antoine est entré. Grand, beau, l'aristocrate parfait. Dans ma vie précédente, sa vue m'aurait rempli le cœur de joie. Maintenant, je ne voyais que le monstre d'égoïsme qui se cachait derrière ce masque séduisant.

« Alors, docteur ? Quelles sont les nouvelles ? » a-t-il demandé, son ton teinté d'impatience.

Le médecin s'est levé, tout sourire. « Félicitations, Monsieur le Marquis. Madame attend un héritier. »

Le visage d'Antoine s'est illuminé. Pas d'amour pour moi, ni pour l'enfant. Juste la satisfaction de l'ambitieux qui voit son avenir assuré. Un héritier était la clé pour consolider sa position, pour obtenir plus de pouvoir à la cour.

Il s'est approché de moi, m'a pris les mains et les a portées à ses lèvres. Son contact me donnait la nausée.

« Jeanne, ma chérie. Tu m'as rendu l'homme le plus heureux du monde. »

J'ai joué mon rôle à la perfection, laissant des larmes de joie artificielle couler sur mes joues.

« Oh, Antoine. Je suis si heureuse. »

Il m'a serrée dans ses bras. Je pouvais sentir son excitation, la vibration de son ambition. Il ne pensait qu'à lui-même.

Dans ma vie antérieure, ma demi-sœur Mireille avait refusé ce mariage arrangé avec Antoine, prétendant vouloir suivre un amour secret avec un artiste sans le sou nommé Lucas. C'est moi, la fille illégitime, qui ai pris sa place pour sauver l'honneur de la famille Dubois. Je suis tombée amoureuse d'Antoine, j'ai cru à notre bonheur. Mais Mireille est revenue. L'artiste n'était qu'un prétexte, elle convoitait en réalité la richesse et le statut d'Antoine. Elle l'a séduit, et il s'est laissé faire, fasciné par son apparence de femme cultivée et inaccessible.

Ils m'ont trahie. Ils m'ont tuée.

Maintenant, je ne ferais pas la même erreur. Je savais que pour des hommes comme Antoine et des femmes comme Mireille, le désir naît de l'interdit. Ce qui est inaccessible est un idéal, mais une fois obtenu, le désir s'éteint et la réalité, souvent décevante, prend le dessus.

Mon plan était simple. Je n'allais pas les séparer. Au contraire. J'allais les pousser l'un vers l'autre. Je vais leur donner ce qu'ils veulent, et je les regarderai se détruire mutuellement.

Antoine s'est écarté, le visage rayonnant. « Il faut annoncer la nouvelle à tout le monde ! Je vais envoyer un messager chez tes parents immédiatement ! »

J'ai posé une main sur son bras pour le retenir, mon visage affichant une timidité bien calculée.

« Non, Antoine, attends. »

Il m'a regardé, surpris. « Pourquoi ? C'est une nouvelle merveilleuse. »

« Je sais, ai-je dit d'une petite voix. Mais... je voudrais l'annoncer moi-même à ma famille. Surtout à Mireille. Elle a toujours été si proche de moi. Je veux voir la joie sur son visage quand je lui dirai. Ce sera notre petit secret pour l'instant. »

L'idée de voir la "joie" sur le visage de Mireille me faisait sourire intérieurement. Ce ne serait pas de la joie, mais un venin de jalousie pure. Et c'était exactement ce que je voulais.

Antoine, charmé par mon apparente douceur et mon affection pour ma sœur, a cédé immédiatement.

« Comme tu voudras, ma chérie. Tu as un cœur d'or. »

Un cœur d'or ? Non. Mon cœur était devenu une pierre froide et dure. Et cette pierre allait servir à écraser mes ennemis.

Je protégerai mon enfant. Et je ferai en sorte que tous ceux qui m'ont fait du mal paient. Mireille, Antoine, ma belle-mère qui m'a toujours méprisée... ils allaient tous connaître le goût de la cendre.

La partie ne faisait que commencer.

Chapitre 2

Le lendemain, je me sentais encore fragile, une excuse parfaite pour rester alitée et commencer à tirer les ficelles. Antoine, tout à sa joie d'avoir bientôt un héritier, était particulièrement attentif, me demandant toutes les cinq minutes si j'avais besoin de quelque chose.

C'était l'occasion idéale.

« Antoine, mon cher, » commençai-je d'une voix faible, « maintenant que je suis enceinte, je m'inquiète un peu. Je suis si maladroite, j'ai peur de faire une bêtise. »

Il s'assit sur le bord du lit, son visage empreint d'une sollicitude feinte. « Ne t'inquiète pas, mon amour. Je m'assurerai que tu aies les meilleures servantes. »

C'était la réplique que j'attendais. J'ai secoué la tête doucement.

« Les servantes sont compétentes, mais... il y a tellement de choses que je ne sais pas. J'ai entendu dire que ta nouvelle femme de chambre, Sylvie, s'y connaît très bien en herbes et en soins pour les femmes enceintes. Peut-être... pourrais-tu me la prêter pour quelques temps ? Juste pour me rassurer. »

Antoine a froncé les sourcils. Sylvie. Dans ma vie antérieure, cette jeune femme était la nièce de la gouvernante, Madame Leclerc. Madame Leclerc était entièrement dévouée à Mireille et à sa mère. Sylvie, initialement, suivait sa tante. Mais elle était ambitieuse. C'est elle qui, sur ordre de Mireille, avait remplacé mes tisanes apaisantes par un poison lent qui m'affaiblissait jour après jour, avant le coup final. Elle l'avait fait en échange d'une promesse de Mireille de l'aider à épouser un petit noble.

Cette fois, ce serait moi qui utiliserais son ambition. La placer près d'Antoine, l'homme le plus puissant de la maison, c'était lui offrir une tentation bien plus grande que celle que Mireille pourrait jamais lui proposer.

Antoine hésitait. « Sylvie ? Mais elle est nouvelle... et elle est assignée à mon service personnel. »

« C'est justement pour ça, » ai-je insisté doucement. « Parce qu'elle est à ton service, je sais que je peux lui faire confiance. S'il te plaît, Antoine. C'est pour notre enfant. »

L'argument de l'enfant était imparable. Il a soupiré, mais a fini par céder.

« Très bien. Si cela peut te rassurer. Je vais donner l'ordre. »

Il s'est levé pour partir.

« Antoine, » l'ai-je rappelé. « Pourrais-tu demander à Madame Leclerc de venir me voir ? Je voudrais discuter avec elle de mon nouveau régime alimentaire. »

Il a hoché la tête et est sorti. Je me suis laissée retomber sur les oreillers, un sourire fin aux lèvres. Madame Leclerc, la tante de Sylvie. Elle était la clé pour contrôler la communication au sein du personnel. Dans ma vie antérieure, elle était mon ennemie. Dans cette vie, je ferais d'elle mon alliée, qu'elle le veuille ou non.

Quelques minutes plus tard, Madame Leclerc est entrée. C'était une femme d'une cinquantaine d'années, au visage sévère, qui ne cachait pas son mépris pour mes origines modestes. Elle favorisait ouvertement Mireille, la fille de "bonne famille".

« Madame la Marquise m'a fait appeler ? » a-t-elle demandé d'un ton sec.

Je lui ai souri avec une chaleur désarmante. « Oui, Madame Leclerc. Asseyez-vous, je vous prie. »

Elle est restée debout, raide.

« Je voulais vous remercier, » ai-je poursuivi. « Votre nièce, Sylvie, est une jeune femme remarquable. Le Marquis vient de me l'assigner comme femme de chambre personnelle pendant ma grossesse. Je suis si reconnaissante. Vous avez fait un excellent travail en l'éduquant. »

Le visage de Madame Leclerc a montré une fraction de seconde de surprise, puis de satisfaction. La promotion de sa nièce était une source de fierté pour elle.

« Sylvie est une fille travailleuse, » a-t-elle admis, son ton s'adoucissant légèrement.

« Elle est plus que ça, » ai-je dit. « Elle est intelligente et ambitieuse. C'est une qualité que j'admire. Je crois qu'elle ira loin. Avec le bon soutien, bien sûr. »

J'ai marqué une pause, la laissant absorber le sous-entendu. Je lui offrais la possibilité d'une ascension sociale pour sa nièce, une chose que Mireille ne ferait jamais, la considérant comme une simple servante.

« Je compte beaucoup sur vous deux, Madame Leclerc. Pour m'aider à traverser cette période délicate et à mettre au monde un héritier en bonne santé pour le Marquis. Votre loyauté sera, bien entendu, généreusement récompensée. »

Le mot "loyauté" a été prononcé avec une légère insistance. Je ne lui demandais pas sa loyauté, je l'achetais.

Le regard de la gouvernante a changé. Le mépris avait disparu, remplacé par un calcul froid. Elle a compris. Son allégeance envers Mireille était basée sur l'habitude et le snobisme. Mon offre était basée sur l'intérêt concret de sa famille.

Elle a finalement fait une petite courbette. « Vous pouvez compter sur moi, Madame la Marquise. Je veillerai personnellement à ce que Sylvie prenne le plus grand soin de vous. Et je superviserai moi-même tout ce qui entre dans votre chambre. »

Parfait. Elle avait non seulement accepté, mais elle allait aussi devenir mon garde du corps, surveillant tout pour s'assurer que personne ne nuise à sa "poule aux œufs d'or".

Plus tard dans la journée, Sylvie est venue se présenter. Elle était nerveuse, mais ses yeux brillaient d'excitation.

« Madame la Marquise, » a-t-elle dit en s'inclinant profondément. « C'est un grand honneur de vous servir. »

J'ai observé son visage. Je me souvenais de ce même visage, déformé par la panique, quand j'agonisais sur le sol. Aujourd'hui, il était plein d'espoir.

« Relève-toi, Sylvie. Je sais que nous nous entendrons bien. Je suis sûre que tu as de grands rêves. »

Elle a rougi. « Je... je veux juste bien faire mon travail. »

« Et tu le feras, » ai-je affirmé. « Fais bien ton travail pour moi, et je t'aiderai à réaliser tes rêves. C'est une promesse. »

Je venais de poser le deuxième pion de mon échiquier. Une traîtresse ambitieuse, placée au cœur du pouvoir de mon mari, et sa tante, la gardienne des secrets de la maison, désormais liée à ma cause par l'appât du gain.

Maintenant, il était temps de s'occuper du pion principal : Mireille.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022