***France***Toulouse***
Assise à l'arrière de ma Pajero, je le regarde sortir en rampant de sa voiture qui vient de faire plusieurs tonneaux.
C'est toujours avec satisfaction que je regarde ce genre de scène. Mes mains protégées par des gants noirs en cuire, mes talons aiguilles aux pieds, je les sors un par un après que Mel m'ait ouvert la portière. Je marche à pas rassurés vers le corps allongé au sol essayant d'appeler les secours avec son portable. Plus je m'approche de lui plus la joie m'envahie. C'est tellement plaisant de voir des puissantes personnalités qui inspirent la crainte chez plusieurs être à sa merci. C'est fou comme une personne financièrement et socialement puissante, une personne qui a cette facilité de contrôler la vie des autres et d'en déterminer la fin peut être vulnérable face à la mort. Lui, le grand Edgard Bock, homme puissant du Cameroun, membre du gouvernement Camerounais mais aussi membre important d'une des plus grandes sectes de l'Afrique « Blood Brother » (frère de sang), le voici là agonisant par terre comme de la merde et sur le point de mourir parce que moi je l'ai décidé. Oui je décide de qui doit mourir et quand il doit mourir. Une fois devant lui, je m'accroupie à son niveau le sourire aux lèvres.
- Aidez-moi... je vous en prie... Pitié... ne me laissez pas mourir. Se tue-t-il à me dire en agonisant.
- Mon père aussi suppliait pour qu'on le laisse en vie mais il n'a pas obtenu grâce de toi et tes confrères.
- Pitié... Je ne sais pas... de quoi vous parler.
- Julien Anselme TAPÉ. Ça te dit quelque chose ?
Il ouvre grand les yeux et à voir l'expression de son visage je pense qu'il a tout compris. J'aime trop ce moment où mes victimes se rendent comptent de qui je suis REELLEMENT. Ils perdent carrément l'usage de la parole, normal quand on rencontre une personne censée être morte.
- Alors je suppose que maintenant tu sais ce qui va se passer ?
- Non.
- Non ? Ok laisse-moi le résumer pour toi... Tu vas mourir tout comme tes trois confrères avant toi. Tu as devant toi la cause de leurs morts subites. Nous sommes dans une zone complètement isolée donc aucune chance que quelqu'un te trouve. Le réseau ? Il n'y en a pas. Nous sommes en plein milieu de nulle part et vu l'état dans l'état dans lequel tu es tu n'as plus pour très longtemps.
Il essaie tant bien que mal de parler mais il n'a plus assez de force. Je me relève et reste toujours près de lui à le regarder mourir. J'aime tous les regarder mourir comme j'ai assisté à la mort de mon père. Voir des cadavres j'en ai l'habitude donc ça ne me dis plus rien déjà qu'à 17 ans j'ai assisté à l'assassinat de mon père et j'ai regardé ma mère se faire violer par différents hommes après qu'elle ait assisté au meurtre de son mari jusqu'à ce qu'elle meure en me fixant dans les yeux. Il m'est facile d'atteindre mes cibles surtout lorsque je connais tout d'eux. De leurs points faibles à leurs fantasmes en passant par leurs plus gros secrets. Pour l'avoir lui j'ai dû utiliser mon charme et du champagne. Il est sous traitement donc ses médocs et l'alcool ne font pas bon ménage.
Il s'est déplacer sans son chauffeur et ses gardes parce qu'il voulait circuler librement ni vu ni connu avec ses putes. Quand Mel m'a informé qu'il était de passage en France pour prendre du plaisir avec des escortes, je l'ai suivie et me suis invitée à une soirée à laquelle il était. Nous avons sympathisé et je l'ai juste incité à prendre plus de verre que ce qui lui était autorisé. Il pousse son dernier soupire en me fixant. Bien. Je suis le dernier visage qu'il a vu avant de mourir. Je tends ma main à Mel qui y pose mon rouge à lèvres de la marque Royane.
Il est d'un rouge vif que même à des kilomètres on peut le voir. Je me baisse et écrit sur son front la lettre V. Je me relève et le redonne à Mel qui le range à nouveau.
- Le jet est prêt ?
- Oui ma tante.
- Ok allons-y.
Nous tournons les talons et Mel m'ouvre la portière arrière pour que je m'installe. Une fois fait je retire mes gants puis prends ma tablette pour lire les nouvelles jusqu'à ce que nous arrivions à l'aéroport où m'attendent mon jet privé et mes autres gardes. Je marche jusqu'à l'avion suivie de Mel qui tient mon sac à main. Je vais dans ma cabine et troque ma robe de grand couturier pour un jeans et un haut léger. Je reviens et m'étends dans l'un des sièges pour me détendre. Mel m'apporte une coupe de champagne pour que je puisse boire à une autre victoire. Comme ça fait du bien d'avoir la vie des gens entre ses mains.
- Alors la suite ? Je demande à Mel.
- Tu as un rendez-vous demain à Lomé avec M Alain KONDZA.
- Tout est ok de son côté ?
- Oui ma tante. Tiens voici les photos et les documents.
Je pose ma coupe et prends la grande enveloppe qu'il me tend. J'inspecte tout ce qui s'y trouve avec satisfaction. J'ai hâte de voir la tête que fera cet imbécile devant la surprise que je lui prépare. ***Togo***Lomé*** Une fois prête pour mon rendez-vous, je descends de ma suite pour retrouver mon cortège posté devant l'hôtel. Ils me saluent tous avec respect et nous montons tous dans les voitures. Je regarde une dernière fois durant le trajet les documents que j'aie en ma possession. Les transactions sont Ok, les photos compromettantes Ok. Tout ce qu'il reste c'est les lui balancer à la figure de sorte à ce que ça crée un arrêt cardiaque. De toutes les façons il aura un arrêt cardiaque parce que savoir que du jour au lendemain on est fauché, complètement fauché, ça tue. A pas rassurés, je me dirige vers son bureau. Mel comme à son habitude me suit comme mon ombre tandis que les autres restent dehors. L'assistante de M KONDZA nous conduit jusqu'à son bureau et une fois à l'intérieur je m'y installe en face de mon hôte. Mel quant à lui reste debout près de la porte. M Alain KONDZA, autrefois premier ministre du Togo et aujourd'hui chef d'une des plus grandes entreprises du pays. Homme actif dans le milieu politique mais aussi et surtout membre de la secte « Blood Brother » et c'est d'ailleurs la seule chose qui m'intéresse. Il a pique une crise la semaine dernière donc son docteur a demandé à ses proches qu'ils lui évitent des chocs parce que son cœur est encore très fragile. Mais bon je ne fais pas partie de ses proches donc je n'ai pas à faire attention. Nous sommes censés être des partenaires en affaires et devons finaliser aujourd'hui l'accord de notre partenariat.
- Soyez la bienvenue très chère. Me dit-il le sourire aux lèvres en se levant de son siège pour venir m'accueillir.
- Merci beaucoup. Je lui réponds en lui faisant les trois bises. Vous rajeunissez de jour en jour à ce que je vois.
- Oh arrêtez de me flatter. Venez donc vous asseoir.
Nous prenons place autour de son bureau et commençons à parler affaire. Je l'écoute parler de projet et tout et moi j'attends juste le moment où la banque va l'appeler pour lui confirmer SA ''volonté''.
- Vous ne voulez vraiment pas qu'on sorte déjeuner ?
- J'aurai bien voulu mais j'ai un autre rendez-vous. Alors où en étions- nous ? Ah je vois tenez.
Je lui tends une enveloppe qu'il prend et en sors des photos. Au fur et mesure qu'il les regarde l'expression de son visage change.
- Non ce n'est pas possible. Qu'est-ce que cela signifie ?
- Que votre femme est une putain qui aime se faire prendre par tous les orifices par plusieurs hommes.
- Comment ?... Où avez-vous eu ces photos ? - Secret de polichinelle.Ah laissez-moi aussi ajoutez que ceux qui sont censés être vos enfants ne le sont pas.
- Par... pardon ?
- Les deux premiers sont de l'ancien Président de qui vous étiez le premier Ministre et le dernier de votre actuel chauffeur. Il me regarde complètement dépité puis explose de colère.
- COMMENT OSEZ-VOUS ?
- Vous devriez vous calmez ce n'est pas très bon pour votre santé fragile.Lui dis-je très calmement en jouant avec mes doigts.
- Pourquoi faites-vous ça ? C'est quoi votre but ?
- Vous le saurez une fois que vous aurez répondu à l'appel. Je réponds en regardant l'heure sur ma montre.
- Quel appel ?
A peine sa question posée que le téléphone de son bureau se met à sonner. Il se met à poser toutes sortes de questions à son interlocuteur et à hurler qu'il n'a pas autorisé ci et ça puis comme s'en rendant compte il tourne son regard vers moi. Je lui fais mon plus beau sourire pour confirmer sa pensée. Il pose le combiné comme un automate.
- C'est... vous ?
- Oui. Tenez voici la preuve. Lui dis-je en lui tendant un autre document qu'il se met à lire aussitôt.
- Mais... qu'est-ce que... je n'ai jamais signé ça.
- Vous l'avez pourtant fait lors de notre premier rendez-vous pour signer notre premier partenariat.
- Comment ça ? Je vais appeler la police. Il pose les documents, décroche le fixe et commence à composer.
- Allez-y donc. J'aimerais bien savoir la peine qui vous sera donnée lorsque la police saura combien de milliard vous avez détourné et continuez de détourner dans la caisse de l'Etat. Mais aussi de savoir que vous faites de la contrefaçon ici et blanchissez de l'argent sale de la drogue. Vous ne faites plus partie du gouvernement ce qui veut dire que vous n'êtes plus protégé par une quelconque loi donc la police se donnera à cœur joie d'enfermer un enfoiré de première classe comme vous. Il ouvre grand la bouche et repose le téléphone en tremblant de tout son corps.
- Pourquoi ?... Pourquoi vous faites ça ? Que vous ai-je fait ?
- Julien Anselme TAPÉ... C'était mon père. Il ouvre grands ses yeux puis me fixe comme s'il voulait déchiffrer quelque chose sur mon visage.
- Tu... tu es...
- Oui... JE SUIS.
- Mais vous êtes...
- Morte ? Je suis bien vivante, vous le voyez bien et je suis là pour vous régler vos comptes. Laissez-moi donc vous résumer la situation. Vous m'avez faite nouvelle détentrice de tous vos biens, absolument tout y compris de cette entreprise ainsi que de vos comptes en Suisse et je me suis permise de les distribuer à des gens qui en ont le plus besoin. Donc en grosso modo... vous êtes fauchés, complètement... fau-ché.
- Non... non ce n'est pas possible.
Il pose sa main sur sa poitrine et à voir l'expression de son visage j'en déduis que son cœur est en train de lâcher. De toutes les façons s'il ne lâchait pas j'allais moi-même m'en occuper.
- Au sec... au secou... au sec... Essaye-t-il d'articuler en tendant son bras vers moi. Je le regarde s'écrouler petit à petit au sol et je me lève de mon siège pour aller vers lui et le regarder rendre son dernier souffle. Il essaye toujours d'appeler au secours en me regardant jusqu'à ce que son bras retombe au sol indiquant qu'il est mort. Je tends ma main vers Mel qui était là depuis le début et il s'avance vers moi pour me donner mon rouge à lèvres fétiche. Je me baisse et écris sur son front la lette V. Je ressors de là complètement satisfaite de moi. Depuis l'année passée que j'ai mis mon plan de vengeance à exécution je dois dire que tout se passe à merveille pour moi. Déjà quatre de moins sur ma liste noire.
Il en reste encore une dizaine de qui je m'occuperai au fur et à mesure. Oui, régler mes comptes avec mes ennemies c'est ma raison de vivre, mon objectif dans la vie, mon leitmotiv. Je me suis fixé pour objectif de me venger et de venger mes parents et rien ni personne ne pourra m'arrêter. J'ai tout perdu à cause de ces gens et aujourd'hui que j'ai argent et pouvoir je vais les faire saigner. La vie n'a pas été du tout tendre avec moi et je compte lui montrer que je suis beaucoup plus garce qu'elle. Peu importe qui se trouve en face de moi, si tu fais partie de ma liste tu me sentiras traverser ta vie et soit tu perds ta vie soit tu perds ta tête pour finalement perdre ta vie. Dans tous les cas tu vas mourir.
On dit que la vengeance est un plat qui se mange froid mais moi quiconque me mange se brule parce que je suis LA VENGEANCE et je suis brulante. Appelez-moi V. V comme Vicky mais surtout V comme... VEANGEANCE.
***USA***Washington***
Mes deux missions achevées je retourne à ma vie normale. Je vis à Washington, y travaille et y fais tout. Mel au volant, nous conduit chez nous et mes gardes nous y escortent. Toutes les voitures se mettent sur le côté au passage de mon cortège. Je prends dans ma pochette ma bague et l'enfile puis prends ma tablette pour vérifier mes mails.
- Tu as des nouvelles de Brad ?
- Oui ma tante. Il m'a fait le rapport sur l'évolution de sa mission par message ce matin.
- Et ?
- Tout roule pour l'instant.
- Ok tu lui feras un virement demain pour ses besoins.
- C'est compris. Nous sommes arrivés.
La voiture gare devant l'immense demeure qui me sert de maison et j'y rentre totalement légère après avoir souhaité bonne nuit à Mel et à mes gardes à qui je donne la permission de rentrer chez eux profiter de leur week-end. J'ai laissé au seuil de la porte V pour faire revenir Vicky. Toutes les lumières sont éteintes. Mes talons en mains, je me dirige dans mon bureau puis ouvre mon coffre-fort dans lequel se trouve un autre petit
coffre secret qui contient ''la liste noire''. C'est une liste sur laquelle sont inscrits les noms de mes ennemis et futurs victimes. Ces même gens qui ont bousillé ma vie. Je la prends et y barre les noms d'Edgard MBOCK et
Alain KONDZA. Encore deux de moins. Avant de remettre la liste à sa place, je regarde les deux derniers noms qui y figurent : M et Mme BEYNAUD. Je touche la cicatrice sur ma poitrine et pense à ce que je leur réserve à ces deux-là. Pour l'instant je me concentre sur les autres parce que quand je commencerai avec eux je ne m'arrêterai pas jusqu'à les voir morts et enterrés. Dieu seul sait le degré de haine que j'aie contre eux.
Je monte ensuite dans ma chambre où tout doucement je vais prendre une douche pour enlever la sensation de mort sur moi. Quand le premier jet d'eau coule sur mon corps je soupire d'aise. Je ferme les yeux et profite de cette sensation de bien-être. Je ne supporte pas d'être en présence de ces gens tellement ils me répugnent. Si je pouvais les tuer par télépathie je le ferai mais en même temps j'aime les voir si faible face à moi qui était faible face à eux il y a 20 ans. Comme on le dit la roue tourne. Je sors de la cabine de douche, m'essuie le corps, y passe ma crème de nuit et enfile ma nuisette avant de retourner me mettre au lit. Comme il m'a manqué mon lit douillé. Béni soit celui qui a fabriqué ce matelas. J'aime rentrer chez moi après de longues journées de travail ou de règlement de compte. J'ai une vie en dehors de la vengeance. Oui la vie a été moins garce avec moi sur ce coup. Je lui en suis d'ailleurs reconnaissante. Elle m'a certes enlevé les personnes que j'aimais le plus au monde mais elle m'en a donné d'autres.
Ayant senti ma présence il se retourne pour me faire face.
- Bonne arrivée ma prunelle. Chuchote-t-il.
Je l'embrasse aussitôt parce qu'elles m'ont manqué ses lèvres.
- Merci. Désolée de t'avoir réveillé.
- Je ne dormais pas vraiment. Ça a été ? Vous avez pu signer l'accord ?
- Oui. Tout s'est déroulé exactement comme je l'espérais. Lui dis-je en lui caressant le visage.
- Je l'ai toujours dit que tu été la meilleure.
- C'est être ta femme qui me rend meilleure.
Je l'embrasse à nouveau et il glisse sa main sous ma nuisette.
- Tu as faim ? Tu veux que j'aille te réchauffer ton plat ?
- Non merci. J'ai plutôt faim de toi. Tu m'as tellement manqué mon trésor.
- Toi aussi. Me répond-t-il en m'embrassant.
Notre baiser se fait de plus intense. Il monte sur moi et commence à parsemer mon corps de doux baisers. Il le sait ça que quand je suis fatiguée j'aime quand il prend soins de moi sans se presser. Je ferme les yeux et profite des caresses de mon homme. Nous passons donc les 30 minutes qui suivent à faire l'amour lentement, passionnément et amoureusement. Même quand je suis fatiguée à l'extrême, il me suffit d'être dans ses bras pour que mes forces se renouvellent. Oui, mon mari est la personne la plus importante de ma vie. Il est ma deuxième raison de vivre, mon deuxième leitmotiv. Je ne sais pas ce que je deviendrai sans lui. Je l'aime tellement. Il a apparu dans ma vie alors que plus rien n'avait d'importance pour moi. Les hommes ne m'intéressaient pas du tout, l'amour encore moins. Normal puisqu'on m'a arraché ma vie alors que j'étais
adolescente donc les joies de la jeunesse je n'en ai pas vraiment connu. Mais Malcom, mon époux m'a appris à aimer, à sourire, à refaire confiance mais surtout à vivre et c'est ce qui fait de lui l'être le plus précieux à mes yeux. Je me rappelle encore de comment je lui en ai fait baver lorsqu'il me faisait la cour. Je l'ai traité de tous les noms d'oiseaux, l'ai ridiculisé en publier. Je l'ai traité comme de la merde jusqu'à même lui verser de la nourriture dessus dans un restaurant. Mais malgré tout ça il a continué à insister.Je me rappelle du jour où j'ai abandonné l'idée de le repousser parce qu'il était trop têtu. Ce jour-là je m'étais rendue dans mon restau habituelle après mon cours d'auto défense dans un camp militaire et à peine je m'étais-je installée qu'il a pris place devant moi sans que je ne le lui avais permis.
- Bon sang qu'est-ce que vous voulez encore ? Lui avais-je demandé avec colère.
- Faire plus ample connaissance avec vous et je n'abandonnerai pas tant que vous ne m'aurez pas donné cette chance.
- Non mais c'est quoi cette façon de harceler les gens !? Je ne veux pas de votre amitié. Bon sang qu'est-ce qui est difficile à comprendre dans ça ? Il y a plein de jeune fille là dehors qui mourrais de vous avoir...
- Et moi c'est vous que je veux. Ecoutez je ne sais même pas moi-même pourquoi je suis autant attiré par vous mais...
Je ne l'avais pas laissé finir que j'étais ressortie du restaurant mais il m'a suivie et attraper le bras. Automatiquement par reflexe je me suis retournée et lui ai affligé une gifle qui a fait retourner les passants.
- Je suis désolé si je vous ai heurté. S'était-il excusé. Mais je veux vous aider. J'ai plusieurs tenté de rester loin de vous mais à chaque fois que je vous vois je perds le contrôle de moi-même. Je ne sais pas par quoi vous êtes passée, je ne sais pas ce que vous avez vécu mais votre regard dégage tellement de tristesse et vos gestes ainsi que vos propos agressifs cache quelque chose de vraiment sombre dans votre vie. Je vous ai plusieurs fois observé de loin et à chaque fois vous aviez la mine attachée. Je ne peux expliquer pourquoi vous m'attirez autant, c'est peut-être de l'amour ou juste de la sympathie mais laissez-moi vous apprendre à sourire à nouveau, laissez-moi vous aider à faire disparaitre cette profonde tristesse qui sévit dans votre âme. Laissez-moi vous apprendre à revivre même si c'est juste comme ami. Acceptez mon amitié.
Je ne sais pas ce qui l'avait poussé à me dire tout ça ce jour-là mais ça a créé quelque chose d'inexplicable en moi. Je n'avais que 25 ans et lui 26. Deux ans après nous nous sommes mariés et il a été mon premier homme... enfin mon premier vrai homme.
Je me réveille et remarque que Malcom n'est plus dans le lit. Il doit sûrement être à la cuisine en train de préparer le petit déjeuner. Il aime me faire la cuisine tout le temps. Il m'en fait même plus que je ne lui en fais. Je vais me brosser les dents et descends le rejoindre en enfilant mon peignoir par-dessus ma nuisette. Je le retrouve dans la cuisine en train de faire des pancakes. Il me fait dos mais je ne peux m'empêcher de le trouver sexy du haut de ses 38 ans. Je m'avance et l'enlace par derrière.
- Ça me fait de la peine de voir April dans cet état. Depuis trois jours qu'elle est chez moi, elle a toujours la même tête et je l'entends pleurer les soirs au couché. Malcom m'a dit de lui laisser du temps ce que j'ai du mal à faire parce je ne supporte plus de la voir si déprimée mais bon que puis-je faire d'autre si ce n'est attendre. Je lui ai dit de se reposer le temps qu'elle aille mieux mais elle a refusé disant que travailler lui permettra d'oublier un peu.
Je descends déjà prête pour le boulot retrouver Malcom qui finit de boire son café. Ces jours-ci il va très tôt au boulot et rentre très tard. Cela est dû au fait que sa boite a été sélectionnée pour un appel d'offre donc il travaille deux fois plus pour mettre les chances de son côté. Je ne sais pas si j'ai déjà vu un homme qui a une aussi grande soif de réussite, un homme qui travaille d'arrache-pied pour être parmi les meilleurs dans le monde et c'est tout ça qui me fait l'aimer encore plus. Il me tend mon gobelet à café et me fait un bref baiser sur les lèvres mais je pose mon gobelet, le retiens et approfondis le baiser. Ça fait longtemps qu'il ne m'a pas embrassé langoureusement.
- Je suis désolé. Dit-il en collant son front au mien.
- Pas grave je ne t'en veux pas. Tu vas rentrer tard ce soir ?
- Oui. Encore désolé. Mais je te promets, ajoute-t-il en me fixant, que lorsque tout ça sera terminé je te consacrerai beaucoup plus de temps.
- Je sais. C'est qui la personne qui fait l'offre ?
- Un certain Patrice TIA. Je pense qu'il est dans la politique mais veut aussi se lancer dans les affaires.
- Ah ok. Fais-je en le libérant pour récupérer mon gobelet. Tu penses avoir une chance ?
- Au vu des dernières nouvelles je suis en tête donc oui je pense que ça sera bon mais bon je mets tout entre les mains du Seigneur.
- Hum.
- Bon je dois filer. Je t'aime. Fait-il en posant un autre baiser sur mes lèvres.
- Je t'aime aussi.
Je le regarde partir et au même moment April et Mel descendent me rejoindre. Mel prend un bout de pain qu'il se met à manger et April se serre aussi du café dans son gobelet et tous les trois sortons retrouver les hommes dehors. Quand j'arrive à l'étage où est situé mon bureau je croise Pamela qui s'y rendait aussi. Ca fait maintenant une semaine qu'elle
travaille avec nous et tout va pour le mieux. Elle est super heureuse et fait son travail avec beaucoup de plaisir et d'engouement. On se fait la bise et entrons ensemble dans mon bureau où nous prenons place.
- Alors ma belle quoi de neuf ?
- J'étudiais la nouvelle offre de contrat et je trouve qu'il y a quelque chose de bizarre.
- Explique.
- La société qui souhaite avoir ce contrat avec nous est selon moi un peu suspecte. Je pense que c'est de l'arnaque et qu'elle a augmenté son chiffre d'affaire juste pour t'épater. Regarde bien les différents chiffres qui sont
inscrits, me tend-t-elle le document, il n'est pas possible pour une entreprise d'avoir un aussi énorme chiffre d'affaire pour une première année surtout dans un pays comme le nôtre. Alors soit ils sont des arnaqueurs soit c'est la société qu'ils volent mais ça fait encore d'eux des voleurs donc je conseille qu'on ne signe rien avec eux mais bon le fin mot te revient.
- Je te fais confiance. Informe donc April de décliner l'offre.
- Ok c'est compris.
- Comment vont mes neveux ?
- Super bien. Ils ne font que te demander. Tu leur manque.
- Eux aussi. Je passerai les voir ce week-end. Et comment va Antony ?
- Il se remet peu à peu. Depuis son agression il est devenu un tout homme. Il me parle avec plus de respect et quand j'ai dit que j'allais attendre qu'il aille mieux pour commencer à travailler il a refusé disant qu'il m'avait assez retenu comme ça. Vraiment je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête mais que ça ne s'arrête jamais. Je commence maintenant à vivre.
- Et je suis contente pour toi.
- Ouais. Bon je retourne à mon poste.
- D'accord. On se voit à la pause.
- Sans faute.
Elle se lève pour sortir tandis que Brad ouvre la porte pour entrer.
- Alors quelles sont les nouvelles ?
- Voici les informations que nous avons eues sur René SALIOU.
Je récupère le dossier qu'il me tend et y jette un coup d'œil. J'aime bien ce que je vois et je sais déjà quoi lui réserver à cet espèce de violeur.
- Ok beau travail. Vas rendre une visite de courtoisie aux gens qu'il a mis à la rue en détruisant leurs maisons avec les mains chargées. Tu sais ce que tu as à leur proposer en échange d'une bonne somme ?
- Oui.
- Ok tu peux y aller maintenant.
La journée aujourd'hui a été fatigante. J'ai décidé de rentrer à 19h plutôt que 16h pour ne pas trop me sentir seule. Je sais que Mel et April sont là mais sans Malcom à mes côtés je me sens seule. Nous avons fini de diner et Mel a proposé à April d'aller faire un tour pour lui faire changer un peu d'air. Moi je m'en ferme dans ma chambre travailler un peu pour faire passer le temps en espérant que Malcom rentre vite. Je ne veux pas dormir sans lui. Pourtant je finis par sombrer.
Je sens de petits baisers sur mon visage. J'ouvre lentement les yeux et croise ceux de Malcom qui est agenouillé près du lit. Je lui souris et il m'embrasse sur les lèvres.
- Je suis désolé de t'avoir réveillé, murmure-t-il. Je n'ai pas pu m'empêcher. Tu es si belle quand tu dors.
- Ta journée s'est bien passée ?
- Oui. J'ai fait un tour chez ton pâtissier préféré.
- Tu m'as rapporté une buche ? Je demande le sourire aux lèvres.
- Deux buches. Une à la fraise chocolat vanille et l'autre à la myrtille et au caramel.
- Je t'adore tu sais ça.
- Oui. Vient qu'on aille les déguster.
Il me donne un baiser et se relève pour ensuite m'aider à sortir du lit. Nous nous rendons dans la cuisine où nous dégustons l'un des gâteaux. Il me raconte sa journée lorsqu'il reçoit un message sur son portable.
L'expression de son visage change dès qu'il le lit. Il repose le portable et reprend la causerie comme si de rien n'était mais ça se voit qu'il est un peu déçu. Il s'éclipse alors que je débarrasse et quand je monte le retrouver dans la chambre il et assis sur le lit la tête entre les mains.
- Ça ne va pas Boo ?
- Je n'ai pas eu le contrat. Je ne l'ai pas eu alors que je remplissais toutes ses exigences. Je ne comprends donc pas ce qui s'est passé.
Voir mon homme aussi abattu me fend le cœur. Je me rapproche et m'asseoir derrière lui pour l'enlacer.
- Je suis désolée.
Il me caresse le bras et colle sa nuque à mon front.
- Ce n'est pas grave. Ce sera pour une autre fois.
Je lui pose des baisers dans le cou et il se retourne pour prendre possession de mes lèvres. Il a besoin de se défouler et je vais l'y aider. Nous nous retrouvons nus, lui sur moi et lui en moi et il me fait l'amour avec cette douceur dont lui seule a le secret après quoi nous allons nous rincer pour nous mettre au lit. Il ne tarde pas à sombrer dans le sommeil
et moi je ne fais que le regarder. Il a l'air tellement paisible quand il dort. Je ne peux m'empêcher à chaque fois que je le regarde de me dire que j'ai vraiment de la chance de l'avoir comme époux. Je ne sais pas ce que je deviendrai sans lui. Je trace du bout de mon doigt des sillons sur son
visage et me lève pour sortir de la chambre mon portable en main. Je lance l'appel et Brad répond la voix ensommeillée.
- Je suis désolée de te réveiller mais j'aurai besoin d'informations sur un certain Patrice TIA pour demain 12h et organise une rencontre privé avec lui pour 15h.
« - Règlement de compte ? »
- Disons intimidation.
« - Ok c'est bien noté. »
Je raccroche et retourne près de mon homme. Il m'attire aussitôt m'être couchée à lui et me place sur son torse avant de refermer ses bras sur moi. Qu'est-ce que je ne ferai pas pour lui ? Pour le voir heureux ?
*
*
Comme dit Brad m'a envoyé les informations dont j'ai besoin sur ce type que j'ai bien examiné avant de prendre la route pour notre rendez-vous qui se tient dans un endroit privé. Escortée de mes gardes j'entre dans ce restaurant privé et le trouve seul assis à une table. C'est un homme de la même tranche d'âge qu'Emile. Il se lève pour m'accueillir et m'aide à
m'asseoir avant de faire de même en face de moi. Mes hommes restent dans la pièce mais un peu loin de nous tout comme ses deux gardes à lui.
- Comment allez-vous très chère ? J'ai été surpris d'apprendre que la belle-fille du premier Ministre souhaitait me rencontrer.
- Je vais bien. Je suis ici justement pour vous parler de mon époux.
- Je suppose que ça un rapport avec l'appel d'offre ?
- Oui je suppose que si vous ne le lui avez pas confié votre projet c'est parce qu'il est le fils de votre plus grand rival politique.
- Entre autre.
- Bon je vais aller droit au but. Je sais que vous allez vous présenter encore une fois pour les prochaines élections mais le problème c'est que j'ai des informations compromettantes sur vous. Comme par exemple tous les énormes détournements que vous avez faits quand vous faisiez partie du précédent gouvernement, des complots que vous avez montés contre le Président actuel qui n'ont pas aboutis, le trafic de drogue dans lequel vous êtes actionnaire ainsi que d'autres grands hommes politiques, des sacrifices humains que vous faites chaque mois. Bref la liste est longue.
Alors pour ne pas que j'aie à divulguer ces informations qui non seulement vont vous empêcher de continuer la course vers le fauteuil présidentiel mais aussi vous faire passer le reste de votre vie en prison je vous demanderais gentiment de donner ce contrat à mon époux en doublant le montant prévu puis après ces deux mois de collaboration chacun prendra sa route. Je ne veux pas que mon mari traite avec des hommes comme vous seulement là il a travaillé comme un malade pour pouvoir obtenir ce contrat. Je suis donc obligé de faire ce que je fais pour lui redonner le sourire.
- C'est Emile qui vous envoie ? Demande-t-il avec un air inquiet parce qu'il sait qu'Emile le balancera à coup sûr s'il savait tout ça.
- Pas du tout et pour vous rassurer que ce n'est pas lui sachez que lui et moi nous détestons. Il ne me veut pas comme belle-fille et moi lui comme beau-père encore moins Aïcha comme belle-mère. Je souhaite même qu'il perde ces élections.
Comme rassuré par mes propos il se met à sourire. Un sourire qui dit qu'il pense à faire de moi son alliée pour traficoter contre Emile. Qu'il rêve toujours. Je n'ai pas besoin de m'allier à qui que ce soit pour détruire mes ennemis. A moi toute seule je les détruis tous.
- Ok c'est comme vous voulez. Continue-t-il de sourire. Je pense que vous et moi ferions une belle équipe. J'aime les femmes dominantes.
Il prend son portable et appel quelqu'un à qui il donne pour ordre d'annuler le contrat avec celui à qui il l'avait donné pour le redonner à Malcom. Il raccroche et me sourit.
- Je me demande bien ce qu'une femme comme vous fait avec un homme comme lui. Vous avez besoin d'un vrai homme qui soit aussi dominant que vous. Pas d'un homme qui n'a rien dans le caleçon comme son père.
Je souris pour ne pas lui faire voir mon mécontentement puis me lève doucement de mon siège pour aller vers lui. Il recule sa chaise et la fait tourner sur le côté surement en pensant que j'allais m'asseoir sur ses cuisses. Je rapproche mon visage du sien toujours en souriant puis sans qu'il ne le voie venir je lui empoigne son sexe avec rage. Il hurle à se briser les cordes vocales. Ses hommes approchent mais les miens les en empêchent en pointant leurs armes sur eux.
- Maintenant tu vas écouter ceci. Plus jamais, j'ai bien dit PLUS JAMAIS tu ne parleras ainsi de mon homme. Et je te déconseille vivement d'essayer de faire quelque chose contre lui parce que sinon toi, ta femme et vos trois enfants gouterai à ma colère. Personne dans ce monde n'a le droit d'insulter mon mari, même pas ses imbéciles de parents. Il est à l'infini meilleur que vous tous réunis. La prochaine fois que je vais entendre un commentaire déplacé sur lui je t'arracherai les couilles avec mes doigts. Est-ce que je me suis fait comprendre ?
- Oui... oui. Dit-il en se retenant de hurler.
- Je n'ai rien entendu.
- Oui j'ai dit.
Je le lâche et récupère ma pochette sur la table.
- Ca a été un plaisir de faire affaire avec vous. Maintenant ordonnez à vos gorilles de nous laisser passer mes hommes et moi.
D'une main il fait signe à ses gardes tandis que l'autre main se trouve sur son entre-jambe. Je sors avec mes hommes satisfaite de redonner le sourire à mon homme et rentre me changer pour mon cours avec Carl ANDERSON.
Le cours a duré 2h de temps et j'en sors satisfaite. Carl m'a appris de nouvelle prise d'auto-défense. J'ai hâte de l'utiliser sur Carole. Non je blague. Je n'aime pas me fatiguer donc je ne suis même pas sûre d'utiliser un jour toutes ces techniques. Mais bon on ne sait jamais. Après le cours je décide d'aller voir mon homme afin de voir le bonheur sur son visage. Il doit maintenant avoir été mis au courant que le contrat lui revenait. Je monte jusqu'à son étage et son assistante me sourit et me fait signe qu'il n'est pas occupé. Mais dès que j'ouvre la porte je le vois dans le bras de Carole. Mon sang fait un tour.
- Je dérange ?
- Hey prunelle, dit-il le sourire aux lèvres en se séparant de Carole. Je suis heureux de te voir ici.
Malcom est relaxe parce qu'il n'a rien à se reprocher et je lui fais confiance. Carole elle me sourit malicieusement. Il vient vers moi et m'embrasse.
- Carole était en train de me féliciter avant que tu n'entres. Finalement j'ai obtenu le contrat. Me dit-il un plus large sourire aux lèvres.
- Félicitation boo. Tu le mérites.
Je l'embrasse de nouveau et Carole se racle la gorge pour prendre la parole.
- Bon j'étais venue donner une carte d'invitation à Malcom pour vous inviter à une soirée organisée en mon honneur après-demain. Je vais recevoir à cette soirée le titre d'ambassadrice pour la lutte contre les abus sexuels sur les jeunes filles et leur exploitation. J'espère vous compter parmi mes invités. Bon j'y vais. Bonne soirée à vous.
Elle récupère son sac à main et se rapproche de nous puis sans qu'on ne s'y attende vraiment pose un baiser sur les lèvres de Malcom avant de sortir. Malcom reste estomaqué devant ce qui vient de se passer. Il se tourne vers moi embarrassé.
- Prunelle.
- Tu dors ce soir dans la chambre d'ami.
- Mais tu as bien vu qu'elle m'a surprise.
- Ce n'est pas mon problème.
- Attends tu es jalouse. Dit-il en souriant.
- Et puis ça t'amuse ?
- Non c'est juste que c'est la première fois en 10 ans de mariage que je te vois jalouse.
- C'est peut-être parce que c'est la première fois en 10 ans de mariage qu'une plouque t'embrasse en plus devant moi.
- J'adore te voir jalouse.
Il essaye de me prendre dans ses bras et je le repousse.
- Si je te vois ce soir dans ma chambre je te castre.
Je finis ma phrase et sors énervée. Cette fille a osé mais qu'elle se prépare parce qu'elle va me le payer et très cher. Personne ne se met entre Malcom et moi. Celui ou celle qui essaye sentira ma foudre. Carole SAKO prépare-toi à passer la pire soirée de ta vie.
- Je veux des informations compromettantes sur Carole SAKO dans le deux jours qui viennent. J'ordonne à Brad en montant dans la voiture.
- Ok. Fait-il en refermant la portière.
Bonjour mon amour. Je lui dis en lui posant un baiser dans le dos.
- Bien dormi ?
- Oui.
Je le laisse et vais devant lui pour l'embrasser avant de m'assoir sur le paillasson. Je tends ma main vers les pancakes et en prends un.
- Tu as prévu quoi pour la journée ?
- Rien de spéciale. Je vais aller faire les courses ensuite je viendrai prendre soin de toi comme il se doit.
- Tu veux que je vienne avec toi ?
- Tu n'es pas fatiguée ?
- Non ça va. Je veux passes toute la journée avec toi peu importe l'endroit.
- Ok c'est compris. Dit-il en se lavant les mains. Allez à table.
Nous nous rendons dans la salle à manger et plutôt que de m'asseoir sur l'un des sièges je prends place sur les jambes de mon homme et je picore dans son assiette. J'aime ces moments avec mon homme.
- Prunelle j'ai pensé à un truc ?
- Quoi ? Je lui demande en soufflant sur mon café.
- Je voudrais que pour les vacances nous nous rendions en Côte d'Ivoire.
Je m'arrête de boire mon café et essaye de paraitre la plus naturelle possible.
- Ah bon ? Pourquoi ?
- Ça fait plus de 10 ans que j'ai mis une distance entre ma famille et moi et je pense que c'est le moment de me rapprocher de nouveaux d'eux. Malgré tout ce qui s'est passé ils restent mes parents. Aussi ma sœur me manque. Je ne veux pas rester ici et apprendre un jour que l'un deux est mort. Je m'en voudrais.
Je pose ma tasse, m'essuie la bouche et m'assoie en califourchon sur lui.
- D'accord, si c'est réellement ce que tu veux je te suis.
- Je veux qu'on y passe 6 mois comme ça vous aurez de temps pour apprendre à vous connaitre.
- Ok pas de souci mon amour. Je pense d'ailleurs que c'est le moment de tout mettre dans l'ordre.
Oui et aussi le moment de régler mes comptes. C'est en côte d'Ivoire que se trouvent presque toutes les autres personnes sur ma liste noire. Ses parents je les ai juste vus en photo et de ce que j'ai remarqué Malcom ne ressemble à aucun des deux. Quelques traits de ressemblance oui mais pas autant que ça. Il m'a dit qu'il ressemblerait à son grand-père. Lui et ses parents se sont disputés parce que ceux-ci voulait lui imposer une femme de bonne famille juste par intérêt. Mais bon bref ce n'est pas ça ma priorité. Il faut que je commence à m'organiser pour pouvoir régler leurs comptes à mes ennemis avant que nous ne revenions. C'est une occasion que je ne dois rater. Il faut que je contacte Brad pour qu'il en finisse vite avec sa mission au Gabon pour me rejoindre. Nous aurons beaucoup à faire enCôte d'Ivoire. Comme aime le dire mes frères Ivoiriens « occasion raté c'est péché ». Je vais donc saisir cette occasion pour en finir avec eux tous.
*
*
Malcom pousse le chariot pendant que nous parcourons les rayons et moi j'ajoute les choses dont nous avons besoins. Nourriture, outils pour la maison et autres. Je demande à ce que nous allions dans le rayon bébé pour acheter le nécessaire pour l'une de mes employées qui vient d'accoucher et nous tombons sur une petite de je dirais 3 ou 4 ans qui pleure à chaude
larmes en désignant un énorme nounours qu'apparemment sa mère n'a pas les moyens d'acheter. La mère essaye de la sortir du rayon mais rien y faire la petite pleure toujours. Malcom lâche le chariot et va prendre la petite dans ses bras. Une fois qu'il a réussi à la calmer il lui demande ce qu'elle veut et elle lui désigne le nounours. Il la soulève à la hauteur de l'objet et lui dit de le prendre.
- Oh non monsieur je vous en prie ne vous dérangez pas. Elle fait juste un caprice. Dit la mère embarrassée à Malcom.
- Non ce n'est rien. Ça me fait plaisir de le faire.
Il ne laisse pas la mère en placer une autre qu'il prend plusieurs jouets et les mets dans le chariot de la mère qui ne contient d'ailleurs rien que trois produits ménager. Je regarde Malcom discuter avec la petite et je me dis quel merveilleux père il ferait si je n'étais pas ce que je suis. Il règle notre facture ainsi que celle de la jeune femme et de sa fille qui ne cesse de le bénir puis nous nous en allons. Durant tout le trajet je reste silencieuse et Malcom sachant pourquoi me prend la main. Je veux lui donner un enfant mais mon passé m'en empêche. Après avoir tout rangé je m'enferme dans notre chambre et me mets à penser à ce que serait notre vie si on avait un ou des enfants. Est-ce que j'aurai continué mon plan de vengeance ? Un enfant, ça me prendrait plus de temps et je ne pourrais pas me concentrer comme il se doit sur mes missions mais n'empêcher qu'il m'arrive d'en désirer. Je veux aussi être mère. Je préfère arrêter d'y penser pour ne pas flancher. De toutes les façons je serai une mauvaise mère. Je tue des gens et aucun enfant ne doit avoir une mère sanguinaire comme moi. Ma mère à moi était une merveille. Elle était la perfection incarnée et me comblait de tout son amour. J'étais le centre de vie ainsi que papa mais moi le centre de ma vie c'est la vengeance donc la maternité ce n'est pas pour moi. Je gâcherai la vie de tout enfant. Mais... Malcom veut un enfant. Il ne m'en parle pas, n'en fait pas toute une histoire mais je sais que c'est son
désir. La vie choisie vraiment des gens à qui elle donne tout et d'autres à qui elle prive de tout. Quelle garce !
- Je t'aime, malgré tout.
Je reviens à moi lorsque j'entends la voix de Malcom dans mon dos et sens son baiser sur ma nuque. Je ne l'avais même pas entendu rentrer. Il serre fort ses bras autour de moi et je me couche sur son torse. J'aime mon mari beaucoup plus que je ne l'aurais voulu et je me demande à chaque fois comment il réagirait s'il savait tout. S'il savait qu'elle genre de femme
j'étais et ce que je fais vraiment lors de mes supposés voyages d'affaires. S'il savait que la femme qu'il aime tant a du sang sur les mains.
Je récupère mon sac à main plus mon sac d'ordi sur le lit et descend pour me rendre dehors où m'attend Mel pour me conduire au travail. Je suis chef d'entreprise d'une très grande entreprise de plus de 300 employés. Je retrouve Malcom et Mel adossés à ma voiture.
- Bonjour Mel.
- Bonjour ma tante. Me répond-il en me débarrassant de mes sacs pour les mettre dans la voiture.
Je me tourne vers Malcom pour lui ajuster sa cravate et il me tend mon gobelet à café. Il le fait chaque matin quand je dois aller au travail.
- Merci mon amour. Bonne journée à toi. Je lui murmure tout près de sa bouche avant de l'embrasser.
- Bonne journée ma prunelle. Toi veille bien sur elle. Ordonne-t-il à Mel.
- Oui mon oncle ne t'inquiète pas.
Chacun monte dans sa voiture et nous nous rendons dans nos entreprises respectives. Malcom aussi est chef d'entreprise mais je gagne deux fois plus que lui. Cependant ça ne m'empêche pas de lui être soumise et de le respecter. Ce n'est pas parce que je gagne plus que lui que je vais me
permettre de le rabaisser. Malcom demeure mon chef malgré tout le
pouvoir que j'aie. D'ailleurs, lui il est plus à féliciter que moi parce que lui a construit sa boite de par ses propres efforts et moyens alors que moi j'ai juste profité du fait d'appartenir à une famille riche ici aux USA.
Dès que Mel gare la voiture devant V Global Corporation, April mon assistante vient m'accueillir avec en main sa tablette. Elle m'ouvre la portière avant que Mel ne vienne le faire donc il récupère juste mes sacs et ils me suivent tous les deux. April se met à me citer mon programme de la journée et sur mon passage les gens se tiennent droit pour me saluer et me souhaiter la bienvenue. Je ne suis pas une patronne qui tyrannise ses
employés mais j'ai imposé le respect pour ma personne. Nous montons dans l'ascenseur et April continue toujours à me raconter ci et ça.
- Il y a l'entreprise NLT Group qui a envoyé un mail proposant un accord avec eux et nous et...
- Dis leur que nous ne sommes pas intéressés. Je la coupe en sortant de l'ascenseur qui vient de s'ouvrir sur l'étage où se trouve moi seule mon bureau.
- Déjà fait.
Je m'arrête et me retourne pour la regarder.
- Comment tu as su que j'allais refuser ?
- Disons que je suis ton incarnation donc je pense et réfléchie dorénavant comme toi. Je me surprends même des fois à parler comme toi.
- C'est fou comme on se ressemble.
- Oui et j'aime ça. Ah il y aussi l'ONG...
- Fais leur un chèque au montant que tu veux et envoie-leur pour qu'ils me foutent la paix. Ces gens ne sont rien d'autres que des arnaqueurs qui utilisent les enfants pour s'enrichir. Fais-je en m'asseyant derrière mon bureau.
- Ok ce sera alors 200 dollars pour eux (117.200 fcfa). Ah j'oublie Vicky, la semaine prochaine il y a les Awards des entreprises.
- Ah bon ? Malcom ne m'en a pas parlé pourtant. Ok un instant.
J'appuie sur un bouton de mon téléphone et l'appel s'en va. Il décroche à la première sonnerie.
« - Oui prunelle ? »
- Tu savais que c'était la semaine prochaine les Awards ?
« - Oui mais ma boite n'a pas été sélectionnée donc je ne m'y intéresse pas. »
- Ok d'accord. A plus, bise je t'aime.
« - Love you. »
Je raccroche et lève la tête vers April mais avant que je ne puisse dire quoi que ce soit elle m'interrompt.
- Oui je sais, je le fais tout de suite.
- Merci.
- Ah Armel tu es en beauté aujourd'hui. Tu as un rencard ? Demande-t-elle à Mel en souriant
- Combien de fois vais-je te dire d'arrêter de me poser ce genre de question stupide ?
- Jusqu'à ce que j'en aie marre et que j'arrête. J'aime bien te faire chier. Tu es tout le temps sérieux et ça craint au max.
- April tu n'as pas quelque chose à faire ? Je demande pour qu'elle arrête d'embêter Mel.
Il secoue la tête et elle sort en riant. J'adore cette petite. Elle est mon assistante depuis maintenant 5 ans et il y a eu une telle affinité entre nous que je lui ai permise de m'appeler par mon prénom et de me tutoyer. Elle est orpheline et se bat toute seule pour réussir ce qui fait d'elle une jeune fille travailleuse en plus d'être pipelette.
- Alors toi tu as fait quoi de ton week-end ? Je demande à Mel.
- Je suis resté chez moi comme d'habitude.
- Tu sais que tu devrais chercher à te faire des amis ?
- J'en ai déjà.
- Je veux dire en dehors de ceux avec qui nous travaillons.
- J'y songerai.
- Ok bon on passe au couple ICHOLA au Bénin. Enquête sur eux et envoie- moi le résultat avant la fin de la semaine.
- Ok ma tante c'est compris. Autre chose ?
- Ah oui, il y a un gros paquet cadeau dans le coffre de la voiture. Apporte- le à April. C'est Lucie, elle a accouché la semaine passée. Ce sera tout pour le moment.
- D'accord ma tante.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il sorte. Armel, mon petit Armel. Comme je suis fier de lui. Armel c'est mon filleul. Quand j'étais adolescente j'avais une meilleure amie, Mélaine qu'on appelait Mel. En plus d'être voisins nous
étions inséparables et nos parents aussi l'étaient. Puis la période de trouble a commencé et ça a commencé par sa famille. Nos deux pères étaient flics et nos deux mères partenaires en affaires. L'un de ces gens que nous traquons aujourd'hui l'a kidnappé et violé pour ensuite la jeter devant leur porte. C'était un premier avertissement pour nos deux pères
qui avaient commencé une enquête sur eux. Eux des sectaires. Mélaine est tombée enceinte suite à son viol et tous ensembles nous l'avons aidé à surmonter cette épreuve. Nous avons même tous déménagés pour lui faire changer d'air. C'est moi qui ai donné le prénom Armel, c'était l'ensemble de nos deux prénoms. Pour moi Ariane (Ar) et pour elle Mélaine (Mel). C'est ainsi que notre vie avait repris son cours normal jusqu'à ce que tout bascule. Nos deux familles se sont séparées pour être plus en sécurité et je n'ai plus eu de nouvelles d'eux jusqu'à ce qu'Armel réapparaisse il y a 3 ans.
Ce jour-là j'étais dans mon bureau en train d'étudier un dossier lorsqu'April m'a annoncé une visite. Je ne voulais pas le recevoir parce qu'il n'avait pas pris rendez-vous au préalable mais il est renté de force dans mon bureau
et avant que je n'ouvre la bouche pour le foutre à la porte, il a fait sorti sa chaine de sa poche et je suis restée figée sur place. Je me suis avancée tout doucement vers lui pour bien voir le médaillon. Il me la tendu et j'ai faillir m'évanouir. C'était bien la chaine que moi et sa mère lui avions offert en cadeau pour ses 1 ans. C'était nous-même qui l'avions confectionné avec l'aide du bijoutier et le nom Armel qui est la médaille est écrit assez bizarrement. Le ''Ar'' est en italique et le ''Mel'' écrit normalement. Mélaine et moi n'étions pas d'accord sur le modèle d'écriture donc chacune a écrit l'initial de son prénom comme elle le voulait et nous les avons mis ensemble pour donner cette chaine. J'ai retourné la médaille et nos deux prénoms y étaient inscrits.
- C'est... bien toi ? Armel... c'est... toi ? Lui avais-je demandé la voix enrouée et les larmes aux yeux.
- Oui ma tante, c'est moi. Ton petit Mel.
J'ai éclaté aussitôt en sanglots et l'ai pris dans mes bras. April ayant compris qu'il nous fallait de l'espace est sortie. Il m'a raconté que ces
même gens avaient tué ses grands-parents et tué sa mère après l'avoir une fois de plus violée et tout ça sous ces yeux alors qu'il était caché sous le lit. C'était comme une sorte de rituel qu'ils avaient fait et sa famille a été le sacrifice. Il a vécu dans des orphelinats parce que les membres de la famille de ses grands parents ne voulaient pas le prendre pour soit disant ne pas avoir de problème. Il avait dans ses affaires des photos de lui moi et sa mère et quand il a eu son BTS à 19 ans il s'est mis à ma recherche. Il a vu un jour ma photo sur le net et m'a reconnu grâce à une chaine que je portais tout le temps même jusqu'à aujourd'hui. Il est donc passé par des moyens très dangereux comme la migration pour arriver jusqu'à moi parce qu'il avait foi que j'allais prendre soin de lui à cause de mon amitié avec sa mère et il n'a pas eu tort. Je l'ai mis à l'école militaire comme il le désirait et une fois sorti il a dit qu'il ne voulait travailler pour personne d'autre que moi et voulait m'aider à me venger de ceux qui avaient détruits nos deux familles. Voilà comment du haut de ses 24 ans il est mon chauffeur, mon bras droit et mon deuxième garde principale. Malcom l'a aussi accepté et nous le considérons comme notre fils.
Le jour de nos retrouvailles j'ai pleuré comme une madeleine et c'était d'ailleurs la seule fois que j'avais pleuré après ma sortie de l'hôpital
psychiatrique...
April rentre dans mon bureau et me fais signe que Daniel THOMPSON était en ligne. Je me dépêche donc de décrocher le téléphone.
- Comment se fait-il qu'il y a les BFA (Best Firm Awards) et que mon mari ne fasse pas partie de la liste ? Comment ?
« - Madame je... »
- Non je ne veux rien savoir. Je ne sais pas comment tu vas t'arranger mais démerde-toi pour que dans les minutes qui suivent le nom de sa compagnie y figure et que ce soir il puisse me l'annoncer. Et démerde-toi doublement pour qu'il remporte ces fichues Awards parce qu'il a fait plus de chiffre cette année que tous ces blancs imbéciles qui se font sodomiser pour avoir des contrats juteux. Si à la soirée le maitre de cérémonie n'attribue pas à Malcom et le prix et le diplôme qui va avec je peux t'assurer Daniel que tu vas te réveiller le lendemain sans tes couilles dans ton froc. J'espère que je me suis faite bien comprendre.
Je raccroche alors qu'il essaye de répondre. April rentre à nouveau dans mon bureau mais cette fois de façon en trombe.
- Ton père est.
- Là où ?
- Son cortège vient de garer devant l'entreprise.
- Fuck. Mais qu'est-ce qu'il fou ici ?
- Ca fait 2 semaines que tu n'es pas allée le voir.
- Merde. Ok tu peux y aller.
A peine elle sort que mon père rentre.
- Daddy !! Fais-je en allant vers lui pour l'enlacer.
- Suis-je encore ton père ?
- Bien sûr que si. Attends laisse-moi te regarder un instant... C'est moi ou tu as rajeunie de 10 ans ?
- Si tu essaies de m'amadouer pour ne pas que je te reproche de ne jamais venir me voir eh bien c'est raté.
- Sorry !! Dis-je en tirant sur mes oreilles puis en faisant mon visage de chien battue.
Il roule les yeux et m'ouvre ses bras dans lesquels je me réfugie. Je l'aime mon papa. C'est lui et sa femme qui m'ont trouvé alors que j'étais sur le point de mourir et ils m'ont donné une nouvelle famille sans même me connaitre ni connaitre mon histoire. Je leur serai éternellement reconnaissante. Nous prenons place dans mon salon et nous discutons de tout et de rien.
- Tu sais que tu devrais passer voir ta mère et ta sœur. Tu les as complètement abandonnés.
- I know (Je sais). J'irai les voir promis.
-Ok bon je dois y aller, mon jet m'attend. Dit-il en se levant.
- Ok fais un bon voyage.
Il me prend à nouveau dans ses bras et me caresse les cheveux exactement comme quand j'avais perdu la tête. Il le faisait pour me communiquer son amour alors qu'il ne me connaissait qu'à peine.
- Tu devrais tout laisser tomber et vivre une vie normale avec nous qui t'aimons. Me chuchote-t-il à l'oreille alors que je suis toujours dans ses bras. Confie ton cœur au Seigneur. Lui seul pourra te guérir et t'aider à pardonner. La haine t'éloignera de ceux qui t'aiment et te rapprochera de ceux qui veulent te nuire. Mais le pardon rendra possible dans ta vie ce qui est impossible.
Je me détache de lui et en guise de réponse je lui fais un sourire. Lui et ma mère savent pour ma vengeance. Ils savent absolument tout de mon passé et m'aident du mieux qu'ils peuvent. Ils savent qu'ils ne peuvent pas m'empêcher d'exécuter mon plan mais à chaque fois qu'ils en ont l'occasion ils essayent de me faire entendre raison. C'est d'ailleurs pour les épargner de tout ça que je mets un peu de distance entre nous. Je le raccompagne jusqu'à son véhicule et le regarde partir. Je remonte ensuite m'occuper de mes dossiers en attente.
*
*
C'est toute épuisée que je rentre chez moi retrouver mon époux. Une fois au salon je balance mes talons aiguilles et vais retrouver l'homme de ma vie dans son bureau. Je m'assois sur ses jambes et attends qu'il raccroche ce qu'il fait s'en tarder. Je m'approche et après l'avoir embrassé m'assois sur ses jambes.
- Bonne arrivée toi.
- Merci. Qui c'était ?
- Daniel THOMPSON. Apparemment je suis nominé pour les BFA.
- Pourquoi tu le dis sur ce ton ? Quoi ça ne t'enchante pas ?
- Prunelle ça fait 4 ans qu'on me nomine mais qu'on donne mon prix à quelqu'un d'autre tout simplement parce que je ne suis qu'un étranger dans ce pays. On sait tous comment ça se passe chez les occidentaux. Aucun étranger ne peut venir dans leur pays et avoir plus d'honneur qu'eux encore moins quand c'est un black. Je n'irai même pas.
- Non tu iras et je peux t'assurer que cette fois ce sera la bonne.
- Et qu'est-ce qui te fait croire ça ?
Je me lève et me rassois en califourchon sur lui puis entoure son cou de mes bras.
- Eh bien parce que tu es mon époux et que je sais que tu es meilleur que tous ces blanc réunis. Je sens que cette année sera la bonne.
- Je l'espère aussi sinon c'est fini, plus de BFA.
- Don't worry baby (ne t'inquiète pas bébé).
- Je suis très chanceux tu sais ? Oui je suis super chanceux de t'avoir dans ma vie. Dit-il en me caressant le dos.
- Me too (moi aussi). Ma vie n'aurait pas été la même sans toi. Tu es la plus belle chose qui me soit arrivée.
Oui ma vie n'aurait pas été la même sans lui. Je l'aime et je ferai absolument n'importe quoi pour lui quitte à donner une bonne correction
aux organisateurs de ces fichues Awards pour qu'on lui donne le prix car il doit lui revenir. Il m'apporte tellement de joie que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour le garder parce qu'il risque de me quitter s'il apprenait tout. S'il apprenait tout sur mon passé et aussi sur mon plan de vengeance. Je ne suis pas sûr qu'il voudra toujours d'une meurtrière.
Je ne suis pas sûr qu'il voudra toujours de moi s'il apprenait que ses parents font partis des gens que je vais tuer. Je l'aime plus que ma vie mais le sort de ses parents est déjà scellé et RIEN ni PERSONNE ne pourra le desceller. Je vais les tuer.