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Unfaithful woman

Unfaithful woman

Auteur:: DVN
Genre: Romance
Comment une seule lettre peut-elle détruire toute une vie ? Le testament de ma vie.

Chapitre 1 01

J'appelle Alain qui est dans la cuisine entrain de finir le dernier pot de yaourt de sa nièce, il doit rapidement récupérer Hope de mon lit, cette fauteuse de trouble, qui vient juste de me mettre dans le pétrin ! (plutôt joli pétrin j'avoue...)

-Moi : Alain, s'il te plait apprête Hope et Brenda, je finis rapidement de me doucher, le chauffeur sera là à 15h30 pour vous emmener à l'anniversaire. Et...au fait, vous n'allez pas me trouver en rentrant, je dois voir des copines avant d'aller à la fête ce soir, donc, vous vous arrêtez à ZEPOL pour prendre du pain pour demain, les filles seront trop fatiguées pour manger ce soir. Toi, tu pourras te réchauffer un plat sorti du congélo, ok ?

-Alain : Pani problem, sœurette, tant qu'il ya le chauffeur et les sous pour tout çà, tu peux compter sur ton devoué petit frère !

-Moi : On dit encore toi ?

Etape numéro un, les enfants, réglé !

Je m'apprête, j'hésite sur le choix de ma tenue, dois je me maquiller ? rester nature comme au lycée ? des sandales ou des talons ? un pantalon ou une robe ? finalement j'opte pour un pantacourt en jean avec zip de côté au niveau des mollets et un haut moulant couleur or, drapé devant en velours qui rehaussait mon teint, je rajoute des sandales plates de la même couleur que le haut et un maquillage léger, mais suffisant pour sublimer mon visage et ressortir l'éclat de mes yeux fiévreux à la pensée de cette rencontre proche. Je suis dans tous mes états, je guette l'heure,14h, aucun appel de lui, je trépigne, je met du vernis rouge aux orteils et aux mains, le téléphone sonne, je bondis dessus : Pat !

Je décroche, déçue, pressée de raccrocher de peur de rater l'appel d'Arnold :

Moi : Oui, chéri, çà va ? çà se passe bien ?

Pat : Oui, mon cœur, tout va bien, on est en pleine pause, cet audit c'est terrible, les gars foutent de la merde dans notre filiale du nord ! (wèèèh comme si à cette heure ci, même si on pillait toutes les ressources de leur filiale çà me disait quelque chose)

Moi : (paraitre concernée,pour ne pas éveiller le doute) Ah bon, vraiment !!! en tout cas heureusement tu es arrivé à temps alors... du courage mon chéri...

Pat : Merci Glo,et vous là bas, comment vont les filles ? elles sont déjà parties pour l'anniv ?

-Moi : Non, elles sont entrain de s'apprêter avec Alain... (éviter à tout prix qu'il demande à leur parler) et moi, je suis à la cuisine je mijote un petit plat pour demain quand tu rentreras...

Pat : waouuuhhh, j'ai hâte alors...

Moi : Au fait chéri ...

Pat : Oui ?

Moi : Tu te souviens la fête de promo dont je t'ai parlé avec mes collègues ? on se retrouve à Deido dans un petit cabaret tout à l'heure pour un verre avant de continuer, ensuite on ira se manger un poisson chez « Papa Sammy », retour pour se changer et départ pour la BT... (toujours, lorsqu'on veut mentir, se rapprocher le plus possible de la vérité, juste omettre quelques détails... foi de bonne menteuse)

-Pat : Ok, tu m'en a déjà parlé, oui, sois juste prudente, tu iras avec la voiture ?

-Moi : Non, une de mes collègues a un 4 fois 4 spacieux, on y sera à l'aise. Et puis, on a réquisitionné un chauffeur pour toute la soirée et il nous ramènera chacune à domicile demain... Je ne sais pas encore dans quelle boite on ira mais je te ferai signe.

Le meilleur lorsque votre mari est un homme bien qui vous a trompé une ou deux fois et que vous l'avez surpris, c'est qu'il est obligé de vous faire confiance, surtout quand il sait que vous êtes une femme indépendante et attrayante, qu'il n'a surtout pas intérêt à vous mettre des limites alors que c'est lui le fautif, que vous assumez toujours aussi bien vos rôles d'épouse, de mère et d'amante inventive. C'est à ce moment que tout se joue. Pat ne peut rien me refuser, surtout que je n'exagère pas, je lui fais un rapport complet d'avec qui je suis, où et pour combien de temps. Il a une confiance aveugle en moi, et surtout ne veut pas me paraitre possessif de peur que je ne lui ramène son infidélité au visage à chaque fois.

Pat : Ok, amuse-toi bien pendant que je me casse la tête ici à Maroua ! (il rit)

-Moi : (moqueuse, mais alors, vraiment !) Ah tu sais, tu travailles moi je m'amuse, il ya une justice dans ce monde !

Nous papotons encore de quelques broutilles, il raccroche.

Etape numéro deux, préparer le mari (si une tierce personne venait à me voir à Deido ) à un éventuel kongossa mal placé, et sécuriser le mensonge. Fait !

15h, mon téléphone sonne, ouf, c'est Arnold ! Enfin !

-Moi : Oui, alors le voyage ? tu es arrivé ? (rester zen, faire celle qui avait autre chose à faire et qui va voir comment trouver du temps)

-Arnold : Oui, depuis 1 heure, les embouteillages...là je suis à Deido comme je te disais, tu peux finalement venir ? (je sens la supplique dans sa voix, je ne peux faire plus longtemps durer son supplice qui est désormais aussi le mien)

Moi : Oui... J'ai pu finalement trouver... (il ne m'a pas laissé finir)

Arnold : Merci mon Dieu !!! merci !!!! oh mon Dieu je suis si heureux tu n'as pas idée...

Moi : (rires gênés, rires de joie)

-Arnold : Ok, ok je me calme... ne me prends pas pour un fou, s'il te plait ! alors, voilà, je serai au restaurant « Le Cygne », avec ma collègue qui est sensée me guider pour cette mission éclair. Ecoute, tu peux être là dans combien de temps ?

Moi : Euh...30 minutes (yaaaaaaa !!! fais même comme si tu n'es pas pressée, non ?), 1heure, çà dépendra du trafic (voilà, tu le calmes un peu). Disons qu'à l'approche du restau je te fais signe, ok ?

-Arnold : Ca marche !!! à bientôt...

-Moi : à tout à l'heure...

Etape numéro trois, fortifier son alibi et passer une dernière couche de vernis pour que çà brille !

Je compose le numéro de Nadia, ma collègue qui fête sa promotion, je lui dis que je ne pourrai pas être au prélude de la fiesta qui en vrai aura lieu à Akwa, que j'ai un imprévu, mais que je me débrouillerai à être à la soirée poisson et en BT. Elle est un peu déçue, car je suis le boute en train de toutes nos soirées copines, mais rassurée par ma promesse pour la suite, elle laisse passer.

Désormais, j'ai mon rendez-vous bien calé, pas de mari risquant de revenir de Maroua sans prévenir (le tour ci c'est l'avion qu'il prend, et notre Camair nationale j'espère bien respectera ses horaires, de toutes les façons la fin de l'audit c'est samedi soir et le seul retour prévu pour mon homme c'est dimanche...alors...), pas d'enfants à garder, pas de copine risquant de faire louper mes plans.

J'attrape mon sac à main rapidement, taxi course, direction Deido restaurant le Cygne, 30 min plus tard, j'y suis... les hostilités peuvent commencer. Je lance l'appel, il décroche.

-Lui : Tu es là ? (fébrile, pressé, en attente...)

-Moi : Oui... (Ma voix est à peine un souffle) dehors...tu es à l'intérieur ou à la terrasse ?

-Lui : A l'intérieur, attends je viens te chercher...

-Moi : D'accord...

C'est alors que 5 secondes après avoir raccroché je vois un mignon, mais alors, super mignon, longiligne et fin jeune homme, la barbe bien tracée, les attaches fines, les muscles bien saillants sous sa chemise coupée sur mesure,toujours aussi grand, toujours aussi beau... Arnold n'a VRAIMENT pas changé, il a surtout acquis cette assurance et cette nonchalance qui caractérise les hommes sûrs de leur charme mais qui ont appris à s'en servir à bon escient.

Je sors du taxi, je regarde dans sa direction, nos regards se croisent, il esquisse un sourire plein de joie et d'émotion, je lutte pour ne pas courir me jeter dans ses bras, j'avance et je le vois me regarder comme s'il me voyait pour la première fois, admiratif, conquis, le regard du désir...

Nous entrons au restaurant, on s'assoit, il me présente sa collègue, Jeanne qui est complètement en admiration devant lui, il s'excuse et rapidement met fin à leur discussion, ils se donnent rendez-vous le lendemain pour une visite d'un certain site, elle a l'air déçue...je ne pige rien, je le regarde parler, je n'arrive pas à le quitter des yeux, je grave son profil dans ma mémoire, chaque trait...cette cicatrice, lors des jeux Fenasco à Bamenda, elle est toujours là, j'ai envie de la toucher, la caresser, me plonger dans ses yeux et lui demander...pourquoi ? Mais, pourquoi nous sommes-nous quittés ?

Chapitre 2 02

2ème suite et fin Chap 1:

Jeanne, c'est çà ? oui... jeanne est partie... enfin ! mais alors, comment vais-je supporter le regard de ce mec que je n'ai apparemment pas cessé d'aimer ?!

Il l'a raccompagnée, il revient, s'assoit, me sourit.

-Lui : Gloria, change même un peu non ? tu es belle comme çà pour que nous autres pauvres diables fassions comment ?!!!

J'éclate de rire, un peu plus à l'aise, je retrouve le blagueur du lycée. On passe nos commandes, on remonte dans le temps, nos yeux se quittent à peine, sa main effleure la mienne accidentellement, mon sang ne fait qu'un tour, là, je crois bien que tout est fichu pour moi...

De souvenir en souvenir, il évoque l'étape triste du divorce de ses parents, ses problèmes d'yeux et de nerfs, son père qui l'a à peine soutenu lors de ses études, tout ce vide affectif, me revient et je le ressens encore mieux...je comprends beaucoup mieux ses attitudes provocantes, renfermées et désinvoltes parfois, sa nervosité au sport, sa hargne. Je le revois si fragile, si seul comme à Bafoussam, il a besoin de moi, du moins c'est ce que je pense...j'ai envie de le prendre dans mes bras, le rassurer. Qu'est ce qui m'arrive ? je sais bien que si je le fais on ne pourra pas se quitter, heureusement nous sommes dans un restaurant, Dieu merci ! Il me raconte son père qui a abandonné sa mère alors que celle-ci est dans un état de santé délicat, ce même père qui a carrément passé sous silence la naissance de sa petite fille, Glenn... je ressens latent ce besoin pour lui d'être consolé, rassuré, c'est un être humain après tout... Nous changeons de sujet, un peu plus gais, et l'ambiance est moins lourde.

On a fini, on est si heureux de s'être retrouvés, il me dit qu'il va devoir passer la nuit à Douala, finalement, moi je lui dis que j'ai un rendez-vous entre copines, je vais devoir y aller. 18heures.J'appelle un taxi-course, il ne me dit plus rien, son regard est si intense, il me demande si on pourra se voir demain, je lui dis : « peut être », on se dit qu'on va s'appeler. Le taxi est là, un chaste bisou sur les deux joues, je hume son odeur pour la dernière fois, je ressens le piquant de sa barbe, je laisse volontairement glisser ma joue contre la sienne à la fin du bisou, presque comme pour une centrale à peine ébauchée, et nos yeux s'accrochent. C'est fini, Glo, réveille toi, rentre chez toi et reprend le cours normal de ta vie...

Dans le taxi, 40 min plus tard, dans les embouteillages, je reçois un texto, c'est Pat :

« Je ne pensais pas être aussi ému de te revoir, tu es l'une des plus belles choses qui soient arrivées dans ma vie, Gloria, ma Princesse, s'il fallait remonter le temps, je me serais battu pour te garder, il est trop tard maintenant...notre amour a été et restera pur, mais je ressens et je sais que tu ressens la même chose, je ressens que nous avons une suite à cette histoire, que nous ne sommes pas dans l'infidélité car nous nous appartenons depuis l'enfance, j'ai envie de te revoir Gloria, si tu te décides, je serai à l'hôtel Cannabis, Akwa,chambre 18. »

Horreur et damnation ! le cri étouffé que j'ai poussé a fait se retourner le chauffeur de taxi, je manquais d'air, j'ai baissé la vitre, inspiré profondément, je n'ai pas réfléchi, je n'ai évalué aucune conséquence, en fait, je n'attendais que çà...

Mes mains tremblaient sur les touches de mon Blackberry, je n'ai réussi à lui répondre qu'une fois arrivée chez moi .

« Je viendrai, j'ai besoin de te revoir »

Même pas une seconde plus tard, je regrettais déjà d'avoir appuyé sur la touche « envoyer », que déjà Arnold m'appelait, la voix grave, chargée d'émotion contenue...

Lui : C'est vrai Glo, tu viens ?

Moi : Oui...

Lui : Alors, je t'attends...

Plus moyen de se dérober, pas de marche arrière possible ni même souhaitée d'ailleurs, je suis en plein dans mon film d'action et de suspense, il faut maintenant mettre les garde-fous. J'appelle mon mari (quelle lucidité), je lui annonce que la BT est du côté d'Akwa...

-Juste à côté de l'hôtel Cannabis, tu connais ?

-Lui : oui , oui je vois, bonne BT m'a-t-on dit, amuse toi bien et surtout...

-Moi : ...Sois sage ! (rires)

J'appelle Nadia, elle répond avec méfiance elle sent bien que je vais lui faire faux bond et commence :

-Non, ne me dis pas que tu as un autre imprévu ???!!!!

Moi :Nadia, je suis dépassée,le genre de mal de tête que j'ai là hein ? je dois seulement me coucher et avaler efferalgan... S'il te plait, ne te fâche pas, mais vraiment je me sens mal (comme une menteuse professionnelle)...

Elle : Ok, (pas convaincue du tout) repose toi bien alors, mais si tu te sens mieux fait nous signe on passe te prendre hein ?

-Moi : Pas de problème,amusez vous bien.

Maintenant je peux aller prendre un bon bain apaisant dans ma baignoire, je mets une musique douce « My first love », Azyet,juste ce qu'il fallait pour me mettre en condition,je n'ai plus qu'une envie, le retrouver et me blottir contre lui, oublier tout ce qui s'est passé, ne penser qu'à l'instant présent, savourer, comme si c'était la dernière fois...

21 heures, Akwa, Chambre 18 de l'hôtel Cannabis. Je frappe. Mais je me demande bien comment j'ai d'abord fait pour passer la réception de l'hôtel, tous les clients assis, avec la peur au ventre de se faire reconnaitre, ce que j'allais inventer, de la mine décontractée que je devrais afficher au cas où, bref un scénario au point, au millimètre près...mais heureusement, personne.

CHAPITRE DEUX : ...MAIS DELIVRE NOUS DU MAL

Alors je frappe.

Il m'ouvre la porte, il vient apparemment de prendre un bain, les gouttelettes d'eau perlent sur son torse, sa bouche frémit à ma vue, je porte une longue robe d'été blanche et bleue, je transpire entre les cuisses (ou il fait chaud à douala ce soir, ou alors c'est autre chose qui me donne chaud), galbée à la poitrine et moulante à la taille, manches courtes,longueur à la cheville, les mêmes sandales que dans l'après-midi...Il m'attire à lui par la taille,pousse la porte d'un coup de pied,je n'ai pas le temps de dire bonsoir, que déjà sa bouche est sur la mienne, ses mains sur mes hanches, le feu dans ses yeux et dans mon ventre...personne ne parle, nos corps crient famine, mon sac est abandonné à l'entrée, sous sa serviette de bain,ma robe ne fait plus qu'un tas près du lit en bois d'ébène de la somptueuse chambre,je ne sais à quel moment mon soutien gorge a été dégrafé, mais je sais exactement quand ma petite culotte m'a été littéralement arrachée,et maladroitement roulée à mes chevilles,je ne sais à quel moment il enfila un préservatif et moi je fus emplie de bonheur...tout de suite...ivre de joie. C'était un accomplissement, une fin logique, que sera sera !

Faire l'amour avec une autre personne que son homme, çà porte à comparaison, obligatoirement... Déjà les tailles sont différentes (ne riez surtout pas), mais c'est la manière de s'en servir qui compte (je ne dirai pas qui a quelle taille ici...), merci à la Go des ways !!!

Je promets, j'ai eu des sensations différentes, allant de l'extase à la presque douleur, de la découverte au déjà vu,j'ai crié son nom, et lui ne cessait de dire, « ma princesse ! » , au même moment la mélodie d'Andy Djéméa s'égrenait légèrement en fond sonore « Magguy »,ensuite, vint le paroxysme pour lui, mais pas vraiment pour moi, j'étais vraiment dans le côté purement romantique de l'amour retrouvé, mon plaisir n'avait pas besoin d'être, je voulais savoir qu'il était heureux d'être à mes côtés, encore une fois,malgré le temps et les changements intervenus dans nos vies,malgré la distance, malgré nous...Et il explosa, je sentis la secousse et son corps complètement à ma merci, je soupirai de joie,enfin !!!!

Mais alors, la suite, la suite fut catastrophique... je venais de me rendre compte de ce que je venais de faire...Andy chantait toujours... « tika ndolo tika ndolo tiki ndolo yééééhhhh » j'étais défaite, « ndolo yé ndjohhhhhhhhh »( l'amour fait mal ), c'est tout cela que je ressentais... Et là, je me suis demandé si c'était possible d'aimer deux hommes à la fois... Arnold s'est redressé ,à genoux juste au dessus de moi, il m'a tenu le visage dans ses paumes de mains,et dans ses yeux j'ai senti comme une délivrance, une reconnaissance,et là :

-Lui : Glo, je n'aurais jamais dû te laisser filer, tu es celle que je devais épouser, nous allons si bien ensemble, je me demande pourquoi on ne l'a pas fait plus tôt...

-Moi : Ecoute...Arnold,je... (gênée, au bord des larmes)

-Chuuuuuuuuuttttt...je sais, tu te sens mal, c'est normal, car tu as toujours été fidèle, moi aussi d'ailleurs... mais toi et moi, c'est autre chose, nous ne sommes pas infidèles, nous nous appartenons, nous prenons ce qui nous revient de droit ! je ne prétends pas t'arracher à ton mari, c'est un peu tard pour çà,mais j'aimerais avoir une place spéciale dans ton cœur et toi, tu l'as d'office dans le mien.

C'est alors qu'une larme roule sur ma joue,mes lèvres tremblent de bonheur et de tristesse simultanées, je suis entrain de faire du mal à deux personnes, mais cela me fait du bien...Il écrase la larme avec son index, m'embrasse fougueusement comme pour stopper les sanglots qui montent en moi, et là le désir renait pour tous les deux,la danse de nos deux corps reprend, cette fois si sans faim, une exploration, une découverte de l'autre, et il me fit sienne en me regardant dans les yeux, et juste avec ce regard profond et sincère de l'amoureux, je connus un plaisir primitif et pur, et je criai son nom une fois de plus,mais cette fois ci, beaucoup plus fort...

Cinq fois cette nuit là, nous fûmes l'un à l'autre, je découvrais une part de lui que je ne connaissais pas,malheureusement, je m'attachais à lui sans le savoir, je redoutais déjà le lendemain matin, quand il faudrait rentrer chacun chez soi, et je me suis rendue compte que je ne voulais plus le laisser partir.Nous avons dormi serrés dans les bras l'un de l'autre,ma tête reposait naturellement dans le creux de son épaule,nos jambes enlacées.

Vint le matin, la dure réalité, il faut rentrer lui à Yaoundé et moi, à Bali, vaquer à mes occupations de digne femme et mère...On est debout, je suis face à la fenêtre qui donne sur le balcon,nue, lui nu aussi derrière moi, qui me serre amoureusement contre lui, tout simplement, et là mon cœur s'emplit de joie, c'est ainsi qu'il me serrait dans ses bras lors des rassemblements au Lycée, par surprise, de derrière...

-Lui : Glo...c'est trop dur de devoir partir,comment on va faire ? (comme si moi je savais) J'ai besoin de te voir, te toucher (j'ai des frissons), d'entendre ta voix, de sentir ton odeur (son nez frôle mon cou), de te faire l'amour, tu es à moi, tu entends ?

Il me repousse en avant, me fait me baisser et prend sauvagement possession de moi,je pousse un cri de surprise et de douleur furtive, je vois les étoiles, je suis haletante,j'aime ses façons de me faire l'amour, comme s'il me connaissait depuis longtemps (c'est le cas non ?)...

Lui et moi, assis sur le sol, 7heures,on n'arrive pas à se décoller l'un de l'autre, je me lève, il me retient, il m'embrasse,et je n'en peux plus.

-Moi :je pense que la boucle est bouclée !

-Lui : Comment çà ?

-Moi : tu as eu ce que tu voulais maintenant reprenons nos vies... (j'essaye de minimiser l'impact de nos actes pour reprendre pied)

-Lui : Non, Princesse, tu le voulais aussi, et je sais que tu le veux toujours, la question est : est ce que tu es prête à prendre le risque ?

-Moi : (déboussolée) je ne sais pas, je ne sais plus,je suis heureuse mais triste, on se fait du mal et aux autres, on risque de perdre beaucoup et de faire des malheureux, il est temps d'arrêter avant que çà ne devienne compliqué.

-Lui : écoute, pas de réponse hâtive, rentre chez toi, je fais ce que j'ai à faire cette journée,fais moi signe quand tu es arrivée,et surtout reste positive, on n'a rien fait de mal (le gars là insiste hein ? alors que moi je vois comment mon homme va me tchaa quand je vais sortir de l'hôtel ci...)

-Moi : Ok, mais tu vas me manquer... tu me manques déjà...

-Lui : et moi donc ?!

Le bain,dernier baiser très prolongé, nos bouches ne voulaient pas se laisser,je nouai un foulard sur ma tête de façon à bien cacher la forme de mon visage, je sors, son regard me brûle le dos, je hâte le pas, sortie del'hôtel, le taxi appelé 15 min avant est déjà garé devant, destination, bali pressing, chez moi, avec mes filles et l'homme à qui j'ai juré amour ,fidélité et assistance. Je ne suis plus différente de lui...Pire, je commence même à le comprendre et me rendre compte combien il est facile de succomber à la tentation, maintenant j'ai besoin d'être délivrée du mal, car il est là, bien présent en moi, et il s'appelle Arnold...

Chapitre 3 03

Suite 1 du chap 2:

Deux semaines écoulées, Arnold et moi sur facebook, c'est la passion que tu veux voir dans nos messages ? je passais mon temps à sursauter quand quelqu'un passait derrière mon écran,nous avions envie l'un de l'autre à un point...Mon homme me laissait indifférente, quand nous faisions l'amour,je pensais à Arnold, Mon mari a ressenti mon éloignement, je ne gérais même plus ses rentrées tardives,je ne l'appelais plus en plein boulot pour lui dire des « je t'aime » à tout va, il m'offrit un super parfum, une robe, des sandales fines et dorées, en moins de 10jours,mais je ne pensais qu'à Arnold. J'étais au lycée.Et j'attendais impatiemment notre prochain rendez vous, qui ne tarda pas.

Arnold devait venir pour la finale vétérans de basket ball qui devait avoir lieu au collège De La Salle,et ce weekend là, Pat devait se rendre à un deuil, normalement je devais l'accompagner, mais une collègue en congés et des urgences à rattraper, j'étais prise tout l'après midi de samedi.

J'exultais,je pris les devants, réservai une chambre dans un hôtel , mon corps le réclamait,j'avais déjà tout prévu, mes filles iraient chez leur tante à Bonabéri passer le weekend avec leurs cousines,on était vendredi soir,il était arrivé à 18h, embouteillages aidant, à hôtel à 20h,Pat lui partit plus tôt l'après midi de vendredi pour le village avec le cortège juste après la mise en bière... Du coup, j'avais carte blanche pour me concocter un super rendez vous avec Arnold, sans souci, sans accroc...une nuit de vendredi et une matinée au lit de samedi, le programme était tracé.

Comme il y avait près de cet hotel un complexe sportif, avec une salle de sport,j'avais prévu qu'après l'effort primaire, je ferais un effort secondaire, du coup, je pris avec moi, ma tenue de sport et l'équipement qui allait avec ! Bien entendu, je laissai ma voiture à la maison, et pris un taxi-course comme à mon habitude.

Me voici devant la porte, je suis si heureuse de le retrouver enfin, je vais pouvoir discuter avec lui de tout, de rien, avant de... Pat ouvre :

-Lui : j'ai ressenti ta présence...

-Moi : Carrément ! toi alors...(gênée, comme d'habitude...)

Il me laisse entrer tranquillement cette fois, il était entrain de défaire ses bagages sur le lit, ses affaires de sport jetées pêle-mêle sur le lit,une douce musique , du jazz s'il vous plait (jonathan butler) en fond sonore, le genre de musique qui te ramène droit dans les souvenirs, qui te fait savoir que le moment que tu passes est unique, précieux, magique, et çà l'était... Arnold esquisse un pas de danse et se retrouve face à moi, soulève mon menton, m'effleure les lèvres des siennes, me cambre la taille de ses mains,me fait tourner sur moi-même et nous nous mettons à danser un slow langoureux. Je ne sentais plus mes pieds,le sang battait contre mes tempes et mes mains moites glissaient entre les siennes, il embrasse chacune de mes oreilles, le cou, la naissance de la poitrine, je ressens contre mon ventre son désir grandir, il me fait arriver dans la salle de bains, toujours en dansant et en m'embrassant,défait lentement mon chemisier et ma mini culotte de lin bleu et...je pousse un cri de surprise,il a ouvert l'eau et nous sommes sous la pomme de douche !!!!!

Le genre de baisers qu'on fait sous la douche là, avec mon homme je ne l'avais jamais fait, tout espace apparemment est propice à l'amour, je le découvrais...çà avait un goût...massaaahhhhh !!!!

Le temps que je me rende compte qu'il m'avait portée et coincée contre les carreaux de la douche,sans même enlever ma petite culotte, j'ai eu juste le temps de m'agripper à ses épaules, enrouler mes jambes autour de sa taille, qu'un ballet digne des piroguiers Sawa pendant le Ngondo sur leur pirogue commença... les carreaux là entraient même déjà dans mon dos,mais à l'heure là, je ne sentais plus rien,je n'avais jamais eu le genre de sensation ci, j'étais dans un autre monde je m'envolait et je redescendais sur terre, j'ai commencé à trembler et à pleurer, mon corps ne m'obéissait plus, tous mes muscles ne m'appartenaient plus, j'ai ressenti un liquide chaud m'envahir de l'intérieur,j'ai vu comme des étoiles et un éclair, et j'ai crié de plaisir, je venais pour la première fois, de jouir, complètement, graduellement, sans être stoppée par un faux geste, un faux mouvement ou un changement de cadence... j'étais aux anges, et le plus beau, c'est que lui, a pris son plaisir,juste après, tellement heureux que j'aie eu le mien avant lui !

C'était donc çà avoir un plaisir de femme !! Jusque là je n'avais eu qu'une infime partie de cette sensation je pensais y être déjà, mais non je venais de me rendre compte qu'il y avait une partie cachée de l'iceberg que je n'avais pas encore vue, et Arnold était prêt à me la montrer... Alors, pendant qu'il me serrait contre lui, j'ai pleuré, pleuré de joie et de tristesse ! oui, tristesse parce que je ne l'avais jamais ressenti avec l'homme avec lequel j'avais décidé de passer le restant de mes jours, et çà, c'était flippant !!!!

Nous avons mangé, pris un verre de champagne envoyé par l'hôtel comme bienvenue,encore dansé,et épuisés, nous nous sommes endormis. Lui il avait un match à livrer le lendemain et moi je venais de l'épuiser...

CHAPITRE 3 :

On s'est retrouvés le samedi matin, super soleil qui filtrait au travers des rideaux de la chambre, un coq mal intentionné s'est mis à chanter pour briser l'instant magique où je m'étirais dans les bras...

Et la malchance ne s'est pas arrêtée là, ah non, pas du tout, elle s'est même rapprochée dangereusement de moi !!! See me Balock, n'est-ce pas voilà mon téléphone qui sonne ? je suis moi zen, je regarde : Pat ! Tu as tenté le diable non ? tu vas récolter...

C'est une fille paniquée que tu veux voir ? je sautais partout comme une puce, je me tordais les mains,répondre ? pour dire quoi ? ne pas répondre, c'est encore pire...

Arnold me regarde, je lui fais signe que c'est mon mari, il ne se décompose pas, il se retourne simplement pour me laisser l'intimité nécessaire pour lui parler tranquille.

Je décroche

Avoir une voix ensommeillée, celle qui vient à peine de sauter du lit, mon cerveau fonctionne à mille à l'heure, le tour ci, c'est cuit, j'ai du mal à mentir dans le genre de situation où je ne sais pas exactement à quoi m'attendre...je suis dans la m....

-Allô, chéri ? tu as bien dormi ?

-Pat : Oui çà va, tu es où ? (mama ! vite vite comme çà ? laisse moi-même le temps de réfléchir non ?) j'ai appelé au fixe de la maison, personne pour répondre, le gardien me dit que tu n'es pas rentrée depuis hier soir et que ta voiture est au parking ! à quoi tu joues là, tu es où ?

-Moi : Mais...(je réfléchis au quart de seconde, je me rappelle que j'ai pris mes équipements de sport) je suis sur la route pour aller au sport là...(je me rends compte qu'il n'y a pas de bruit autour de moi, je guette Arnold qui me fait signe d'aller vers le balcon, pour le bruit des voitures) ékié qu'est ce qui t'arrive Pat ? (il n'y a pas assez de bruit au balcon, Arnold ouvre la porte de la chambre me montre le hall qui donne sur un espace plus ouvert, je me rends compte que je n'ai que le drap du lit sur moi, je jette le téléphone sur le lit, j'essaie de m'habiller, je tombe)

-Pat : Allô ???

Je raccroche, pour faire genre la communication est mauvaise.

Arnold m'aide à retrouver mes fringues, me tend le téléphone,c'est à ce moment que le sien sonne aussi, il regarde, je comprends dans ses yeux, c'est sa femme !! il va dans la salle de bain, je cours dans le hall, je compose le numéro de mon homme :

-Pat : Allô ? mais tu me prends même pour qui ? tu me raccroches au nez ?ne t'amuse pas avec moi, j'attends que tu me répondes, vas-y, ment j'écoute !

-Moi : Mais...je viens de te dire, je suis entrain d'aller au sport, et pour la coupure c'est le réseau qui dérange, toi-même tu connais MTN non ? (il y avait franchement les bruits de klaxons de quelques voitures qui filtraient,je sentais combien Pat était attentif au moindre bruit autour de moi, je croisais les orteils pour qu'il me croie...)

-Pat : Depuis quand tu laisses ta voiture pour aller au sport, hein ? et pourquoi le gardien ne t'a pas vu de toute la soirée ? tu peux me dire ? cesse de me prendre pour un con, ok ?

-Moi :J'ai voulu faire le trajet à pied pour me mettre en forme, c'est une faute ? (là je me fâchais moi déjà, hein ?) et ton gardien saoulard que tu as pris là, je t'ai déjà dit qu'un jour on va nous braquer, tu le laisse toujours, non ? je suis revenue sans la voiture puisqu'elle me dérange depuis hier après-midi, une collègue m'a déposée et je suis entrée avec mes clés, le bon monsieur dormait lui,je l'ai même réveillé est ce que le bili bili des toupouri là voulait alors sortir de ses yeux ? ce matin je suis sortie très tôt comme les filles sont à Bonabéri en weekend... tu veux encore que je te dise quoi ? hein ? c'est même comment avec toi ce matin ? (j'étais contente, je retournais la situation,et les voitures faisaient de plus en plus de bruit dehors...)

-Pat : En tout cas, on se voit à la maison,je rentre à 13h dès qu'on fait l'enterrement.

Vlan ! il raccroche !!!

Massahhhh !!! La sueur froide partout sur moi ! tu penses que j'étais encore par rapport à Arnold ? je faisais moi mes affaires comme BipBip, il me disait seulement :

-Calme toi, calme toi, çà va s'arranger...

Me calmer hein ? Hum, il sait même de qui il parle ? Papaaaaahhh mon homme a 1m90, baraqué la magie, s'il attrape seulement mes deux poignets avec sa main, je ne peux même plus bouger... s'il se doute un seul instant que je le trompe, mieux je back chez moi faire une fois mes affaires parce que s'il me trouve il va sauf QUE me tuer !!!

-Moi : Pardon Arnold, quand c'est comme çà on fait comment ? je suis morte ooohhh !! le gars là ne me crois pas, je te jure...toi qui est un mec tu penses que je dois faire quoi pour qu'il me croie ?

-Lui : déjà, je t'ai dit de te calmer. Ne réponds plus à ses appels, tu es au sport ! enfile ta tenue de sport que tu as « vraiment » amenée, fais tes affaires,rentre chez toi, et silence radio pour nous deux, jusqu'à ce que tout se calme un peu dans son cœur... tant qu'il n'a pas de preuves, il ne peut rien contre toi. A toi d'être convaincante...

Il sourit, il me prend le visage dans les mains :

-Est-ce que tu te rends compte que ma femme aussi vient de m'appeler ? elle voulait savoir si j'ai bien dormi...mais je sentais bien qu'elle épiait chaque bruit suspect !

-Moi : tu vois alors ce que je t'avais dit ? on ne va pas s'en sortir à ce rythme là, je préfère qu'on arrête tout, on va se faire du mal pour rien...

Les larmes faciles que j'ai là ont alors commencé à couler, mon nez coule, mes yeux coulent, les sanglots coupent ma poitrine, il me tient contre lui, caresse mes cheveux, mon visage et m'embrasse chastement sur la bouche.

-Vas-y Glo, ma princesse, on a tous les deux une relation à préserver avec nos moitiés, je suis désolé pour tout, mais je ne regrette pas un seul instant passé avec toi, je garderai le contact avec toi, mais je ne te garantis pas que je saurai me passer de ta peau et de ton corps, je vais lutter, mais mon cœur et mon corps te réclameront toujours...

Je cours comme une folle, la réceptionniste a dû croire que quelqu'un a essayé de me violer, car je pleurais en cachant mon visage, qu'on ne me reconnaisse surtout pas !!! Je marche, en essuyant mes larmes, mon pas s'accélère, je transpire, en fait je fais du sport là !!!

Je marchais à l'aveuglette, avec colère comme pour me punir d'avoir cédé, comme pour enlever avec ma sueur toutes ces étreintes, cette passion, cette découverte. Je ne regardais pas devant moi, j'ai juste senti le choc derrière moi, me voici au sol, une belle Yaris bleue vient de me cogner, je suis étalée, secouée, mais pas blessée ! je me relève très en colère prête à très mal insulter le chauffard qui a réussi l'exploit de me renverser en plein trottoir...

Le bon Monsieur sort lui, en tenue de sport,il vient vers moi mais les curieux étaient déjà autour de moi pour voir si j'allais bien, je n'arrive donc pas à voir son visage :

-Faites là s'asseoir, ne la laissez pas marcher seule !!!

Je sens des mains qui m'empoignent de force, on m'emmène à côté d'une vendeuse de pastèques là,on m'asseoit, on me ventile même ! Tsiuppp on vous a dit que j'étouffe ? laissez je termine avec le chauffard là dis donc !

Le chauffard en question, arrive, quand je lève les yeux pleins de colère, je rencontre ceux, ténébreux et profonds de...non, c'est pas possible !! Marc !!!

Marc !! Mon amour d'université, celui qui m'a permis doucement d'oublier Arnold, celui qui m'a guidée dans ce Douala où je ne connaissais rien, il a veillé sur moi comme un grand frère jusqu'au jour où, l'intimité aidant, m'a rendue femme. Et là l'amour est né, timide, fragile, apeuré par la déception pour moi, tendre et protecteur pour lui, car j'étais sa cadette de 7 ans...

-Marc : Mais...Gloria,c'est toi ? Mon Dieu, j'espère que tu n'as rien de grave... je suis désolé, tu as mal ? allons, je t'emmène à l'hôpital...

-Moi : Non, çà va, j'ai juste un peu mal à la cheville là, mais çà ira

C'est à ce moment que j'entends quelqu'un dire :

-Hey Gloria, çà va ?

Je vois au dessus de ma tête, Gael, le cousin de mon mari, en tenue de sport.

-Gael : J'étais juste en face de toi quand c'est arrivé,j'ai même essayé de te faire signe quand tu allais dangereusement vers la chaussée, mais rien heureusement que le type ci t'a même évité hein ?

Hum, voyez-moi les choses, donc j'étais moi comme une Bertha la folle en route entrain de marcher, et Marc m'a même seulement esquivée hein ? Tu me vois alors le ballock ? c'est surement un signe de Dieu pour que j'arrête mes histoires là avec Arnold hein ? mais est-ce que c'est alors bien, Dieu, quand tu fais tout çà pour me protéger, et que ensuite tu t'arranges maintenant à mettre sur ma route Marc ? je connais le djo ci, il ne va plus me laisser maintenant, depuis que j'ai réussi à l'éviter là, je m'en sors, maintenant qu'il m'a retrouvée, je vais encore vivre ?

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