Je me nomme Isabelle Drucker . Je suis une habituée des compliments sur mon physique et sur mon charme . Je suis consciente de ma beauté et de ma capacité de séduction alors je l'utilise pour parvenir à mes objectifs et buts que je me fixe dans cette vie . Ne dit-on pas que dans cette vie tous les coups sont permis ? Les gens disent que la pauvreté n'est pas une fatalité mais pour moi elle l'est bien et je veux de toutes mes forces la tenir aussi loin que possible de moi .
Pourquoi chercher un emploi ou pourquoi me fatiguer en longueur de journée rien que pour obtenir de quoi manger lorsqu'on a tous les atouts de séduction ?
J'ai toujours voulu vivre une vie normale comme toutes les autres filles , avoir des ambitions mesurée à mon potentiel et demeurer dans la normale des choses . Cependant , un évènement des plus improbables changea à jamais ma vision .
J'aurai par le passé lorsque j'étais encore plus jeune dit que je suis l'aînée d'une famille misérable mais aujourd'hui avec beaucoup de recul et surtout après les divers expériences et épreuves que j'ai bien pu vivre , je dis simplement que suis l'aînée d'une famille de deux petits frères , Yann est le nom du cadet et Thomas celui du benjamin . ( en lisant la suite de mon histoire , vous comprendrez pourquoi les maigres mots misérable et pauvre ne font plus partis de mon vocabulaire et n'existent que pour ceux qui veulent qu'ils existent)
Mon père était agent de sécurité dans une entreprise de sécurité qui était détenue par un homme politique au parcours atypique . Ce que j'ai pu savoir de cette entreprise de sécurité est qu'elle employait généralement des hommes illettrés qui ne savaient pas lire et qui ne savait aucunement qu'ils avaient des droits . Les quelques lettrés qui y étaient , y étaient faute de moyens et faute d'avoir trouvé mieux . Les employés de cette entreprise étaient sous-payés et ne touchait même pas le smig qui avait été voté par nos hommes politique au parlement dont leur employeur qui comme mentionné plus haut était un homme politique influent dans le pays . Cet homme politique aimé de la population avait quand même été voté massivement par les employés de sa région lors des élections législatives au terme de laquelle il fût élu député de sa circonscription . La population de sa région et ses employés y compris ne manquaient jamais à l'accueille lorsqu'il venait pour le repos chez lui dans sa région . Les cortèges et les convois se succédaient à chaque fois que ce dernier était dans sa région pour ses ambitions politiques . Un tel angoumant pour quelqu'un qui visiblement n'avait rien à foutre de ces derniers . Parmi cette population qui l'accueillait en grande pompe il y'avait les parents de ses employés de l'entreprise de sécurité et aussi ses employés qui vivaient tous dans des conditions bien difficiles mais qui ne perdaient aucune occasion de lui exprimer leur soutien voire leur amour . Pourquoi une personne tant appréciée par sa population et tant soutenu se plaisait à faire fortune au détriment des autres . Il ne se souciait guère de la situation de ceux qui contribuaient à son élévation mais le tout puissant permettait qu'il prospère encore et encore et sans embuche
Mon père avait pour responsabilité dans cette entreprise de sécurité la surveillance d'une entreprise agricole qui avait pour habitude de façon saisonnière la distribution d'engins roulants aux agriculteurs et aux travailleurs de toutes ses structures partenaires tels que les motos , des voitures et des tracteurs afin de facilité et améliorer la capacité de production des agriculteurs .
Cette entreprise appartenait à un grand commerçant de la ville et même du pays , un homme riche à qui la richesse a permis d'être un homme politique influent . Elle avait sous sa tutelle tous les agriculteurs de la grande région du nord du pays , région qui était sous la domination économique et politique de ce commerçant même si elle était partagée avec l'employeur de mon père ? De toutes les façons , les deux étaient du même parti politique et savaient ne pas se marcher dessus . Cette entreprise agricole réalisait un chiffre d'affaires de plusieurs milliards de nos francs et payait après renseignement à l'entreprise de sécurité un montant de cinq fois plus élevé que le smig qui n'était même pas payé par membre de la sécurité dont mon père . Cette entreprise faisait également régulièrement des dons aux malades et aux enfants pendant les rentrées scolaires . Elle distribuait chaque année à l'approche de la saison de la semence et de celle de la récolte du matériel et des engins roulants en grand nombre afin d'améliorer la production de chaque saison . Cette distribution régulière de matériels et d'engins était faite selon certaines personnes de façon arbitraire faisant plusieurs frustrés qui ambitionnaient quelques fois des choses peu catholiques à l'endroit de ladite structure agricole . Chaque année la structure était bizarrement victime d'attaques quelques fois à main armée qui finissait généralement sous contrôle des hommes de la sécurité . Et même si des dégâts matériels étaient toujours mentionnés , il n'y avait jamais eu de perte en vie humaine seulement un blessé léger signalé une seule fois . Les attaques se faisant à chaque fois dans la même période , qui est celle de la traite où la structure envoyait en quantité importante les matériels et les engins destinés à être distribués aux agriculteurs dans un but d'améliorer la production agricole et par ricochet le chiffre d'affaires de la structure qui dépend fortement de la bonne récolte , les agents de sécurité chargés de la protection de cette structure pendant ces périodes étaient les agents les plus fiables et les plus efficaces de l'agence de sécurité . Ces agents étaient moyennement équipé car seul le chef de poste aussi appelé le responsable était armé d'un pistolet sept coups quand les autres éléments n'avaient que ce qu'ils auraient eux même trouvés pour leur propre sécurité . Au fil des années , les agresseurs ont fini par s'équiper et surtout ont fini par améliorer leur stratégie d'attaque voire changer totalement cette stratégie qui sur plusieurs périodes n'avait donnée aucun résultat . Un an avant l'accident de mon père , il y'avait eu le braquage d'une caserne militaire dont le bilan de l'attaque avait été lourd en perte en vie humaine surtout du côté des assaillants même quelques un avaient réussis à s'échapper avec plusieurs armes lourdes , des minutions et des grenades . Après ce lourd incident dans la caserne de la ville , la population autochtone et même le pays tout entier s'attendait à des périodes difficiles de perturbations , d'attaques et d'agressions de toutes sortes . Les sociétés de sécurité ont commencé à enregistrer successivement quelques mois après des pertes en vie humaine dans leur rang , des soldats chargés de la sécurité étaient victimes d'attaques avec des pertes en vie humaine dans leur rang également . Le pays a connu durant trois mois environ de graves insurrections jusqu'au durcissement de la sécurité sur tout le territoire national . Après deux mois de traque sévère de la part de l'armée , cette insurrection a très vite été mis sous contrôle ramenant une certaine tranquillité et sérénité dans le pays . Nous ignorions en ce moment que ce calme qui aurait au final duré que huit bon mois n'était qu'un calme précaire et que les mois à venir seraient bien plus dramatiques et bien plus endeuillant . Ma famille elle-même ignorait que cette fois ci le drame visiterait notre maisonnée . Avec du recul nous avons compris que le calme précaire qui a prévalu avait amené les sociétés de sécurité à baisser leur garde croyant vraiment à un contrôle total de la situation par l'armée qui elle-même le croyait aussi mais qui j'en suis persuadée ne reprendra plus jamais une telle erreur d'analyse et d'interprétation . En effet , le bilan en perte en vie humaine a été doublé dans le rang des sociétés de sécurité mais dans le rang de l'armée , ce bilan a été quadruplé , endeuillant de nombreuses familles . Ces pertes en vie humaine étaient le résultat d'éléments surpris en plein exercice de leurs fonctions par des agresseurs lourdement armée dont la plus meurtrière fût l'attaque d'un poste de contrôle militaire par des individus lourdement armée dans la nuit noire d'un jeudi , attaque finalement baptisée ¨ le jeudi noire¨ . Mon père qui était lui aussi agent de sécurité et homme de confiance au sein de sa structure était en dépit de tout cela toujours présent à son travaille . Je me souviens encore qu'il arrivait des jours où ma mère ne fermait pas les yeux pendant toute la nuit , surtout lorsqu'une mauvaise nouvelle était annoncée dans le pays et surtout dans la ville . Plusieurs agent de sécurité avaient été retrouvé décapité . Ils étaient les moins armées donc les plus vulnérables et connaissaient donc les morts les plus atroces . C'est dans cette ambiance que mon père exerçait son métier d'agent de sécurité . Il avait dans la reprise des attaques perdu cinq collègues dont un que connaissait bien la famille . Homme travailleur et déterminé qu'il était travaillait que de jour et se reposait en famille les nuits . Mais suite à cette cascade de violence , mon père fût affecté aux gardes de nuits à la demande de la structure agricole . Cette structure agricole voulant apporter comme à ses habitudes lors des périodes de traite du matériel et des engins avait souhaité , compte tenu de la situation sécuritaire très peu rassurante , le renforcement de l'équipe de sécurité qui avait pour habitude la garde . L'agence de sécurité a donc sélectionnée quelques-uns de leurs meilleurs éléments pour le renforcement du site afin de protéger le matériel qui devait être livré ainsi que superviser sa distribution aux agriculteurs ayants droits .
Mon père y était posté toutes les nuits en tant que chef de poste et travaillait avec abnégation et amour quoique conscient du risque important et des dangers afférents à cet emploi . Il était quelques fois posté devant la banque agricole , une banque filiale de l'entreprise agricole où il était chef de poste . Il était positionné devant la banque agricole pendant les moments de paie , moments où la banque débordait de monde . La confiance qu'avaient ses patrons à son égard était une confiance bien mérité car il ne manquait jamais de jour et il était toujours disponible pour n'importe qu'elle mission . Je ne me souviens pas vraiment l'avoir vue un seul jour dans sa ténue d'agent de sécurité où l'avoir vue aller une seule fois à son travaille car je n'étais que toute petite et j'étais surtout occupée aux tâches ménagères et aux autres responsabilités que me donnait mon statut de fille . Il faut aussi dire que mon père ne se mettait en tenue que lorsqu'il était en service donc il était quasi impossible de le voir en tenue de puis la maison .
Dès le premier mois de la reprise des attaques , la structure agricole a reçu la visite de bandits lourdement armée très tard dans la nuit et sous une pluie battante . En effet , ce jour-là , une forte pluie qui semblait nous avertir de ce mauvais présage tomba sur la ville toute la journée et même jusqu'à très tard la nuit . La veille de ce braquage , une importante cargaison de matériels et d'engins roulants tels que les engrais , les pesticides , les plastiques de conservation , des tracteurs , des camions pour le transport des récoltes , des drones etc avait été livré et stocké dans un hangar au siège de l'entreprise agricole sous la supervision de mon père qui est le responsable des éléments en charge de la surveillance du siège . Ce braquage a eu lieu très tard la nuit pendant que la pluie continuait de tomber sur la ville et que la plupart des habitants de la ville étaient plongés dans de profonds sommeils . Un enchaînement de tirs soudain envahirent le poste de garde où était mon père et deux éléments qui étaient sous ses ordres . Mon père pris une balle dans la tête dès le retentissement des premiers tirs nourris contre le poste de garde tandis que les deux éléments qui étaient avec lui dans le poste de garde sous l'effet de la panique prirent la fuite mais seront retrouvés quelques heures plus tard mort criblés de balle dans le corps . A l'entrée de la structure agricole c'est-à-dire au portail était posté quatre éléments dont deux maîtres-chiens qui avaient sous leur contrôle chacun un rottweiler . Tous les quatre éléments ainsi que les deux chiens n'ont pas eu les mêmes chances que les deux autres maîtres-chiens qui étaient eux chargés de patrouiller dans l'enceinte de la structure accompagné de leur deux chiens de race rottweiler aussi . Les quatre éléments ont été retrouvé après l'attaque criblés de balles pour deux des éléments ainsi que pour un chien et pour un autre élément et son chien brulé vif surement dû à la forte explosion provoquée par des tirs d'arme lourde . Le quatrième élément a lui été retrouvé décapité , la tête emportée par les assaillants . Quant aux deux éléments qui étaient chargés de la patrouille dans l'enceinte de la structure eurent leur vie sauvent ainsi que leurs deux chiens qui furent très utiles quant à alerter par des aboiements nourris et aussi qui furent très utiles quant à dissuader empêchant ainsi les assaillants de parvenir à leur fin qui était d'emporter la cargaison de ladite structure . Quant à mon père après avoir baigné dans son sang pendant deux heures environs , heure qui coïncidait avec l'arrivée des secours sur les lieux , a été conduit urgemment à l'hôpital . Après une semaine de coma et quatre mois d'hospitalisation et de prière , il retrouva la plupart de ses sens sauf la vue qu'il perdit pour toujours . Je me souviens du jour où j'ai échangé avec mon père après qu'il se soit réveillé de son coma et qu'il était en état de parler . Bien qu'encore toute enfant , je me souviens de ce jour comme si c'était hier . Lorsque je suis rentée dans la chambre où il était hospitalisé , ma première question fût :
Moi : papa est-ce que tu vois ?
Ce fût ma première question parce que ma mère avait déjà dit que je ne pourrais pas voir ses yeux mais que lui pouvait me voir . En plus , ses yeux étaient attachés avec une bande blanche très propre .
Papa : oui Isa ( le diminutif de Isabelle ) , je te vois et je t'entends aussi .
Ca m'a énormément soulagé de l'entendre me dire qu'il me voyait et qu'il pouvait aussi m'entendre . Je lui faisais tellement confiance que je croyais à tout ce qu'il disait . Mais en réalité , j'ignorais totalement que mon père ne verrait plus jamais de ses deux yeux et que ma vie et celle de ma famille venait de basculer . Oui , j'étais trop petite pour comprendre que la vie n'avait aucune pitié et aucune compassion .
Mon père dans sa nouvelle vie était redevenu comme un enfant parce qu'il devait non seulement apprendre à nouveau à parler mais aussi il devait apprendre aussi à manger et à marcher . Le médecin nous demandait de lui parler énormément afin qu'il réapprenne à parler plus rapidement . Pour la vue comme dit plus haut , il n'y avait plus rien à faire . Il avait perdu la vue pour le restant de sa vie . Une situation qui a été très difficile pour nous c'est-à-dire pour ma mère , mes frères et moi qui avions vécu avec un père brave qui ne connaissait aucun handicape et qui du jour au lendemain devait apprendre à nouveau à vivre , c'était très difficile pour nous mais pas pour notre père qui est sorti grandi et plein de sagesse de cette situation dramatique . En effet , la sagesse avec laquelle mon père avait pris son handicap nous a très rapidement fortifié et nous a amené nous aussi à accepter son handicap et à nous mettre dans l'entière disposition de lui venir en aide même s'il était question de lui donner notre vue .
Il nous enseignait ce qu'était la foi , cette fois ci pas par des paroles mais des actes quand tous les matins il tenait son journal entre les mains , lui qui ne pouvait plus voir . Ce qui nous intriguait et qui nous amenait à la réflexion de la foi était qu'il ne lisait jamais de journal lorsqu'il avait encore la vue mais il s'attacha soudainement aux journaux du jour à la sorti de l'hôpital lorsqu'il avait perdu la vue et qu'il le savait pertinemment que cet handicap était définitif . Il ne cessait pas de nous dire chaque fois qu'il était un homme chanceux et aimé de Dieu parce qu'il pouvait encore respirer l'air frais du matin pendant que six de ses collègues auraient ce même jour-là perdu la vie . Il nous disait également avec humour qu'il pouvait encore savourer et juger le goût de sa sauce préférée . Mon père n'a guère cessé de ¨ lire ¨ son journal tous les matins et même s'il n'a jamais retrouvé la vue , il pouvait tout de même se déplacer dans la maison et dans la cour , manger et même se laver sans qu'il ne soit assisté par personne . Nous avions de notre côté été là pour lui , lui apportant notre soutien au quotidien de sorte qu'il recouvrit très rapidement la parole et la marche . Dans les premiers mois de son handicap , il recevait fréquemment la visite des gens de sa communauté religieuse qui venait pour des prières de guérison et pour des dons comme soutien à la famille . Au bout de quelques visites et de quelques séances de prière , les gens de cette communauté religieuse pour laquelle mon père était dévoué ont tous disparu et ne se limitaient plus qu'à nous demander dans la rue comment allait notre père
Au bout de quelques visites et de quelques séances de prière , les gens de cette communauté religieuse pour laquelle mon père était dévoué ont tous disparu et ne se limitaient plus qu'à nous demander dans la rue comment allait notre père .
Le comportement des gens de cette communauté a bien contribué à mon renoncement à l'église et aux communautés religieuses mais pas à la foi tant que la foi réside dans la confiance qu'on met en Dieu et en nous . La seule chose que je reconnais à cette communauté est le fond de commerce qu'ils ont pu cotiser pour remettre à ma mère afin de lui permettre de faire une activité dans le but de prendre la famille en charge vue l'état dans lequel était mon père . Même si cette modique somme ne pouvait pas faire grand-chose , cette communauté à quand même le mérite d'y avoir pensé . Quant à l'employeur de mon père , je ne me souviens pas avoir vu un seul jour l'un de ses responsables chez nous à la maison ne serait-ce que pour saluer et voir comment il se portait . J'ai voyais les deux maîtres-chiens qui étaient le jour de l'attaque chargés de la patrouille dans l'enceinte de la structure avec leurs deux chiens qui passaient régulièrement saluer mon père et rester un peu auprès de lui afin qu'il ne se sente pas seul . J'aurais même appris quelque temps après l'attaque de la structure que ces deux maîtres-chiens avaient rendu démission après le traumatisme avec lequel ils sont sortis de la structure le jour de l'attaque en voyant le sang et les restes de leurs collègues avec lesquels ils avaient échangé quelques minutes avant l'attaque et qu'ils retrouvaient quelques minutes après étalés inertes sans vie , les yeux grands ouverts comme effrayés par l'ange de la mort et la bouche entrouverte contenant pour certains de la cendre et pour d'autre de la salive comme quoi , il serait difficile de mourir . Le plus difficile a regarder était celui qui avait été décapité et la tête emportée en plus du sexe et de ses deux indexes . Je crois que pour toutes personnes après avoir vécu une telle situation , aussi dur qu'il soit ne saurait accepter prendre à nouveau le risque d'exposer aussi facilement sa vie , ce qui explique normalement et clairement le choix de ces deux maîtres-chiens qui en plus d'être traumatisés ont fait le choix de la vie . Aujourd'hui avec du recul je crois que ce jour-là , il n'y a pas eu de survivants parce que les deux maîtres-chiens et mon père qui sont les rescapés de cette attaque n'ont plus jamais été les mêmes .
« Vivre , ce n'est pas exister mais c'est être là »
Le pire dans tout cela , c'est l'absence et le silence total qu'a affiché la société de sécurité dans laquelle travaillait mon père . Ce silence m'a été justifié plus tard par le responsable de l'agence dans laquelle mon père était agent comme voulant éviter de perdre des contrats en attirant négativement les regards sur la société . Je n'ai guère été choqué pourtant en entendant une telle justification . J'aurais , par le passé lorsque j'étais encore gamine , été choquée par une telle justification mais plus maintenant . Je sais que beaucoup me trouve bien bizarre lorsque je dis de tel truc mais oui , je ne suis guère choquée par une telle justification parce que c'est le principe de la vie . Ne dit-on pas que la charité bien ordonnée commence par soie ? Alors pourquoi m'amuser à perdre mon travail parce que quelques individus ont perdu la vie ? Pourquoi prendre le risque de perdre moi aussi ma vie parce que quelques individus ont perdu la vie en me permettant à moi de gagner de la vie ? Ils ne sont même pas de ma famille , et même s'ils l'étaient qu'est-ce que cela aurait changé ? Jésus Christ de Nazareth n'a-t-il pas dit que les riches seront de plus en plus riches et que les pauvres de plus en plus en pauvres ? Je suis aujourd'hui en mesure de vous expliquer pourquoi ? Il faut une certaine prédisposition à la richesse car devenir riche c'est d'abord dans la tête , dans la conception des choses , dans l'importance qu'on accorde aux choses , dans la capacité à reconnaitre une opportunité et de la saisir etc ...
Le handicap de mon père a été difficile pour ma famille et aussi pour moi peut être même que beaucoup plus pour moi . J'ai été obligé de mettre fin à mes études , moi qui était plein de rêves . J'ai été malgré moi obligé de vendre avec ma mère afin de survenir aux besoin de la famille même si heureusement pour moi cela fût de courte durée . Cela a été de courte durée parce que comme mentionné plus haut , je m'attendais déjà à porter tôt ou tard cette famille et ces charges alors je m'apprêtais chaque jour afin que ce jour ne me surprenne pas . J'ai été tout de même à bien y regardé surpris par sa survenue soudaine et brusque parce qu'au lieu de regarder les choses avec objectivité je me suis complu à prier et espérer que cette survenue soit la plus tardive que possible . J'ai en ce moment fuir mes responsabilités en me cachant derrière une prière mais j'étais jeune et j'étais en ce moment dans un processus d'apprentissage qui tend aujourd'hui à s'accomplir mais qui ne s'accomplira qu'à la mort car tant qu'on vit , on a toujours quelques choses à apprendre . Le pire à supporter n'était vraiment ni l'abandon de l'école ni les travaux domestiques que je devais me taper chaque jour ni le commerce que je devais faire à mère . Ce n'était pas non plus l'assistance dont on devait faire montre vis-à-vis de mon père parce que cela était fait chaque jour avec joie et gaité de cœur . C'était d'ailleurs la seule chose dont je prenais plaisir à faire tous les matins au réveille . J'aurais surement aimé la vie et la prendre telle qu'elle est sans surement la comprendre et continué à subir ses humiliations sans jamais me rebeller parce que surement j'aurais pas entendu sa voix parce que toutes ces choses étaient acceptées par mon cœur comme des choses normales qui peuvent arrivées à tout le monde et qui font partir intégrante de la vie . Oh mon Dieu qu'un tel raisonnement mérite la pendaison , c'est très grave de raisonner comme ça même si je sais que nombreux sont ces personnes qui trouvent que ce raisonnement est très juste . Ca ne me surprend pas qu'il se trouve des personnes qui acceptent comme vrai un tel raisonnement parce qu'il y a encore des pauvres dans le monde . La souffrance n'est pas normale dans le monde . Elle arrive , oui . Elle fait partir de la vie , oui . Mais elle à combattre dès la première fois qu'elle survient dans votre vie et elle finira par ne plus pointer le nez ou à le pointer avec crainte donc de façon très peu signifiante lorsqu'il s'agira de vous qui l'avez combattu dès sa première apparition avec toutes vos énergies .
Alors oui , la chose qui a été la plus difficile à accepter a été la maladie de mon frère cadet Yann . Je crois que cela n'a pas été que pour moi mais pour toute la famille même pour notre plus petit , le benjamin Thomas . Le handicap de mon père a été le début de la souffrance de ma famille parce que mon père était celui sur qui reposait toutes les charges de la famille .
Depuis l'attaque , depuis que mon père est sorti de l'hôpital , il n'a plus jamais été utile et toute la charge de la maison était portée par ma mère . Je n'en veux pas à mon père car il a toujours fait tout ce qu'il fallait .
Il a toujours été un père exemplaire qui nous enseignait encore plus sur la vie après son accident . Il voulait absolument se rendre utile bien qu'il avait perdu la vue .
j'en veux plutôt à la vie qui a été la première à me sortir ses griffes et maintenant que j'ai compris cela , je ne saurais abdiquer ou renoncer à me battre contre elle , alors qu'il en soit ainsi .
La misère qu'a connu ma famille après cet évènement tragique qui a frappé mon père en lui arrachant la vue était sans précédant . Même le minimum pour survivre était impensable . Nous vivions au jour le jour et ma mère était obligée de mendier quelques fois afin que nous aillons de quoi manger . Mon père était lui aussi obligé de mendier et se faisant guider par mon frère cadet Ils parcouraient quelques fois la ville pour mendier afin de rentrer avec quelque chose à la maison . Il me demandait quelques fois de lui tenir la main pour aller mendier , ce que j'ai toujours refusé avec ma dernière énergie parce que je cherchais plutôt comment me venger de cette vie impitoyable et cruelle . La vie choisie pour nous qu'on le veuille ou non .
Ma mère n'a pas été à l'école parce qu'elle a toujours été près de sa mère pour le ménage et l'entretien de la famille . Dans notre tradition , les filles ne vont pas à l'école , elle reste à la maison pour le ménage et la cuisine dans le but aussi d'apprendre à tenir un foyer pour lorsqu'elles auront l'âge du mariage et pour lorsqu'elles seront confrontées à la responsabilité de tenir un foyer . Bien tenir son foyer est une obligation pour une fille car cela y va de l'honneur de sa famille . Une telle tradition doit être revue certainement parce que les filles participent entièrement au développement du pays et même du monde .
Ma mère ayant été sujet d'une telle tradition n'a rien appris d'autre que faire le ménage et entretenir le foyer . Mon père n'y trouvait d'ailleurs aucun problème parce qu'il est lui-même adepte de cette tradition . Lorsque mon père allait au travaille , ma mère elle restait à la maison pour s'occuper de nous et entretenir la maison . Cependant , lorsque notre benjamin est venu au monde , elle a jugé important de faire une petite activité dans le but d'aider notre père dans les charges de la maison . Cette activité était aléatoire quand au revenu qu'elle engendrait parce que ma mère pouvait rentrée souvent très heureuse parce qu'elle avait tout vendue ou quelques fois très triste parce qu'elle n'avait rien vendu mais moi je l'aimais fort qu'elle m'est ou non apporté un cadeau ou de quoi mangé .
En réalité j'aime beaucoup ma mère et mon père a été une véritable source d'inspiration pour moi . Il saisissait toutes les opportunités pour nous donner des conseilles à mes frères et à moi et surtout il nous donnait l'exemple quant au sérieux que doit avoir tout homme dans son activité . Ma mère , elle aussi n'hésitait jamais à nous donner les conseils qu'elle pouvait nous donner fort de son expérience et de ce qu'elle sait également de la vie . J'ai également très vite compris que j'allais être très tôt responsable car je pouvais voir de loin la lourde responsabilité qui me tomberait tôt ou tard sur la tête même si j'espérais que ces responsabilités me tombent dessus que très tard dans ma vie .
Grâce à l'expérience de ma mère j'ai pu moi bénéficier d'une scolarisation pour laquelle ma mère a dû batailler auprès de mon père . Mes frères et moi avions donc eu la chance d'aller à l'école même si c'était dans des conditions quelques fois difficiles . Mes frères et moi fréquentions l'école publique qui connaissait des interruptions fréquente compliquant ainsi l'apprentissage des cours . Cependant , conscient de notre situation nous étions déterminé et courageux de sorte que nous nous accrochions solidement aux peu de cours que les professeurs nous auraient dispensé durant l'année scolaire qui n'a jamais été de neuf mois comme le disait le ministère de l'éducation de mon pays .
Mon frère cadet était très sportif et avait pour rêve de devenir un très grand footballeur afin de sortir la famille de sa difficulté . A cet effet il parcourait les jours où il n'y'avait pas école à savoir mercredi , samedi et dimanche , plusieurs kilomètres pour aller au centre de formation le plus prestigieux de la cité pour s'entraîner afin de poursuivre son rêve de footballeur professionnel . C'était très compliqué pour lui parce que les parents n'avaient pas les moyens de lui acheter le nécessaire pour ce sport à savoir des chaussures adaptés et le tenue adéquate pour faire partir de l'équipe . En plus de cela marcher plusieurs kilomètres trois fois dans la semaine n'était vraiment pas donné pour un jeune de huit ans . Cependant , fort de son talent et de son courage , le coach de l'équipe où il s'entrainait le recevait avec plaisir tous les jours bien qu'il n'était jamais dans les conditions . Je me souviens un jour ou volontiers j'ai accompagné mon petit frère Yann à son entrainement . Ce jour après l'entrainement j'ai pu échanger brièvement avec son entraineur qui me disait avec assurance qu'il sera un footballeur professionnel parce qu'il était très talentueux et envisageait même rencontrer nos parents afin de les convaincre à le laissé s'investir davantage dans le football même s'il devait acheter le nécessaire pour Yann . J'étais très contente et fière de mon frère de ce qu'il se donnait entièrement pour ce qu'il aimait et de ce qu'il appliquait à la lettre les conseils de notre papa qui disait à chaque fois que : « Tout ce qui mérite d'être fait , doit être bien fait » . Je me souviens tristement que c'est une semaine après avoir intégré officiellement l'équipe des juniors que Yann mon petit frère éveillé et courageux à commencé à se plaindre de fatigue constante et de douleur dans la peau . Dans les débuts nous avions tous pensé à la fatigue dû à son entrainement et aux kilomètres qu'il était obligé d'effectuer afin de s'y rendre . Mais bien qu'il se plaignait de ces douleurs qu'il avait il continuait à aller à ses entrainement et marchait à chaque fois les mêmes kilomètres pour s'y rendre . Lorsque les douleurs se faisaient insistantes , mes parents lui ont interdit tout entrainement , une décision qui lui bouffait le moral et qui le rendait encore plus malade . Nous ignorions tous en ce moment que cette maladie serait la cause d'une fin prématurée d'un talent fou et d'un rêve que seule la vie pouvait y mettre fin . Ahh la vie ...
Le dernier de notre famille est Thomas . Contrairement aux enfants dernier de famille qui bénéficient de toute l'affection et toute l'attention de la famille , mon frère Thomas lui n' a pas eu cette chance . En effet , venu au monde à un moment où les problèmes étaient grandissant pour la famille , Thomas accompagnait ma mère depuis son tendre enfance au marché pour le commerce que faisait maman qui l'empêchait de rester à la maison . En plus , le commerce que faisait maman était un commerce ambulant qui lui demandait d'être tout le temps en mouvement . Thomas n'avait donc aucun repos . Parti depuis six heures du matin jusqu'à dix-huit heures du soir , Thomas accroché au dos de maman était obligé de s'y accrocher de gré ou de force durant toute une journée . Il rentrait tous les jours épuisé et dormait très tôt les soirs , une habitude qui finalement lui est restée jusqu'aujourd'hui . Thomas a toujours été un garçon brillant , j'essaie de me souvenir du jour où il a été second de sa classe mais j'avoue que j'ai beau cherché dans ma tête je ne me souviens pas qu'une telle situation ait existé pour lui . Est-ce moi qui souffrirait d'une perte de mémoire ? Je crois que non . La raison serait surement le fait qu'une telle situation n'a jamais existé pour Thomas qui dans toutes ses classes a toujours été à la tête et le meilleur à la fois . Garçon peu sociable qu'il était , il était cependant très intelligent , très calme , peu bavard et très observateur . Il avait pour rêve de détenir son propre cabinet d'avocat pour remporter procès sur procès comme il aimait lui-même le dire lorsqu'on lui demandait ce qu'il rêvait exercer comme métier plus tard dans la vie . Cependant plus tard , ce rêve de devenir avocat se verra transformé , par la même situation qui transforma ma vision de la vie , en celui de devenir un médecin sans véritable précision parce que l'objectif était juste de pouvoir sauver des vies .
Mon père bien qu'il épousait entièrement toutes les pratiques de notre tradition , avait finalement accepté d'être changé par ma mère qui elle payant les lourds conséquence de certaines pratiques de cette tradition comme l'interdiction aux femmes de ne pas aller à l'école , refusait catégoriquement que mon père m'interdise l'école et aussi refusait catégoriquement de rester à la maison pour juste s'occuper des enfants et de la maison alors même qu'il était difficile de joindre les deux bouts avec le maigre salaire de mon père .
Ma mère m'a inculqué certaines valeurs comme le courage , la détermination et le respect . Pour certains comportements ou caractères qu'elle considérait comme des valeurs ou des vertus , je n'y adhérais nullement parce que je ne les considérais pas comme telles . En effet , ma mère aimait me parler aussi bien du courage et de la détermination que de la fidélité et du respect de son corps à chaque fois qu'on se retrouvait toutes les deux pour des conseils . J'étais totalement d'accord avec ma mère dans tout ce qu'elle disait sans exception aucune jusqu'au jour où j'ai découvert pas par des conseils de personnes mais par les conseils que donnent la vie que certains caractères ou que certains comportements généralement regardés par le grand nombre comme des défauts étaient plutôt des qualités que devaient cultiver ou forger toutes personnes ambitieuses .
La difficulté a longtemps été pour moi une gêne et une situation honteuse . Mais j'avais tort de la voir de la sorte . Elle est bien détestable c'est vrai mais elle est en aucun cas une gêne ou une situation de honte encore moins une situation de désespoir . Certaines personnes vont jusqu'à accuser le Tout Puissant Dieu de les avoir oublié ou de les détester comme s'ils étaient pas aussi ses enfants . Je voudrais ici répondre à ces personnes qui accusent sans arrêt notre Dieu aimé qu'ils sont au contraire les enfants bien aimé d'un Dieu sage et intelligent qui sait ce qu'il fait et créateur du monde qu'il est , il sait comment conquérir le monde et si on y prête bien l'oreille , la connaissance de ce monde ou encore le secret de ce monde se révèle dans la difficulté . Jésus Christ de Nazareth n'est-il pas né dans une condition qu'on aurait pu classée de peu honorable ou de très gênant ? N'a-t-il pas souffert quarante jours et quarante nuits de faim et de soif pour ne citer que ceux-ci avant de rentrer en possession de cette Grâce que lui connaissons tous ? Nous reconnaissons aussi qu'il était d'une sagesse hors norme . Je pourrais aussi citer l'apôtre Paul qui vivant dans la volupté et dans la noblesse lorsqu'il persécutait l'église a connu la faim et l'humiliation lorsqu'il devait rentrer dans la Grâce divine et le connaissance du monde . D'ailleurs , l'un des enseignement de cet illustre apôtre qui selon lui-même était le moindre des apôtres ne cesse de me conforter dans ma logique , celui de Hébreux 12 :7 « Supportez le châtiment : c'est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils que le père ne châtie pas ? » . En effet , la voix de la vie est perceptible dans la difficulté , elle nous parle . Elle fait même mieux , elle nous guide et elle nous éclaire . Je peux le dire aujourd'hui avec certitude et sérénité que j'ai pu bénéficier de ses conseils , les précieux conseils de la vie . Fort de la difficulté qu'a connu ma famille , j'ai vite compris pourquoi ma mère était obligée de parcourir toute la ville pour finir par rentrer toute triste à la maison à la fin de la journée . J'ai aussi compris pourquoi mon père qui très travailleur qu'il a toujours été à fini aveugle et incapable de faire quoi que ce soit . J'ai aujourd'hui compris pourquoi certains atteignent leurs objectifs tandis que beaucoup s'en trouve incapable et sans exagéré si vous tendez bien l'oreille et regardez dans la bonne direction vous comprendrez aussi pourquoi l'argent à tendance à fuir beaucoup . Il gagne juste pour se nourrir et quand arrive le besoin de se soigner , ils se trouvent obligé de se gratter la tête devant plus petit que soit ou de s'endetter au gros risque de mourir endetté . L'envers , je vous le dis , est réservé à ce genre de personnes .
Ma mère m'interdisait ce qui a fini par libérer notre famille , par me libérer et libérer ma région , mon pays , mon peuple , le monde . Est-ce finalement un vice ou une vertu ?
Je me souviens des maigres treizièmes mois que touchait mon père dans cette entreprise de sécurité , je me souviens de sa détermination et de son courage .
Dans mon quartier , mon père était cité parmi les plus honnêtes et était même le président de la communauté religieuse de leur église . Il n'était pas dévoué qu'à son travail , il l'était aussi pour sa communauté religieuse . Je participait quelques fois au réunion de cette communauté religieuse et je me rendais disponible comme bénévole pour les activités qu'organisait la communauté pour divers raison soit pour assister les veuves , les orphelins et les malades . Mais j'ai appris après l'accident de mon père que la solidarité avait des limites et que même les aides n'existaient que de nom . Ma famille s'est retrouvée toute seule dans le quartier et dans la ville à se battre toute seule , confronté à de nombreuses difficultés . Personne ne cherchait à savoir si on avait mangé . Quelques-uns encore demandaient d'après mon père quand on se croisait dans la rue . Le chef de l'église ne s'est jamais déplacé en ma connaissance pour venir saluer . Nous nous sommes débrouillé seul avec notre père et avions été obligé encore , comme si Dieu voulait juste nous achever , de supporter la maladie de Yann qui m'a le plus affecté et qui a été l'élément déclencheur de ma compréhension de la vie . Aujourd'hui je n'ai pas peur et je me considère comme aguerris , je marche en ne voyant même pas l'adversité , en écoutant rien et en ne voyant rien . J'ai refait le point de mes objectifs en les élevant plus haut et en faisant le point des moyens que je pouvaient utiliser pour y parvenir . J'ai décidé de faire face à la vie en ne regardant point en arrière et restant fixée sur mes objectifs . C'est difficile de regarder un frère mourir et de s'avouer vaincu . J'étais impuissante face à l'attaque à la suite de laquelle mon père à perdu la vue mais je me suis promis le jour que je regardais mon frère souffrir couché sur son lit que plus jamais , je dis bien que plus jamais je me retrouverai dans une situation d'impuissance parce que l'impuissance ou la possibilité d'agir , faire ou ne pas faire , aimer ou ne pas aimer sont des choses qui dépendent de nous et non de Dieu et encore moins de la vie . La vie nous impose ses choix , c'est ce que j'ai toujours cru . Mais j'ai fini par comprendre que la vie n'imposait ses choix qu'aux personnes qui voulaient qu'elle choisisse pour elles . J'ai choisi moi-même d'être le maître de mon destin et de ne plus dans mon existence avoir à subir des choix déshonorants de qui que ce soit pour quoique ce soit en prenant les choses en main et en anticipant à chaque fois les coups de la vie . Si des gens pensent encore qu'on ne peut pas être plus malin que la vie , je leur conseillerais donc de se remettre en cause et de chercher dans leur for intérieur l'élément déclencheur qu'il leur faut .
J'ai choisi moi-même d'être le maître de mon destin et de ne plus dans mon existence avoir à subir des choix déshonorants de qui que ce soit pour quoique ce soit en prenant les choses en main et en anticipant à chaque fois les coups de la vie . Si des gens pensent encore qu'on ne peut pas être plus malin que la vie , je leur conseillerais donc de se remettre en cause et de chercher dans leur for intérieur l'élément déclencheur qu'il leur faut .
Là où commença la Isabelle d'aujourd'hui , la Isabelle qui se considère aujourd'hui comme accomplie et fière de son parcours , fût le jour où mon frère cadet est tombé gravement malade . En effet , sportif aguerri qu'il était , nous étions tous très sceptique quant au sérieux des douleurs qu'il disait ressentir parce que innocemment nous nous disions en ce moment tous dans la maison qu'il était le plus actif et le plus solide de la maison et que s'il devait arriver quelque chose à une personne de la maison , ce serait surement tout le monde dans la maison mais pas lui . Cette idée que nous nous faisions et ce regard que nous portions sur lui en ce moment était une idée et un regard très innocent que nous lui portions . Il n'y avait aucune négligence ou aucun manque d'amour à son égard dans la famille mais juste une ignorance de notre part parce que nous étions tous convaincu et d'ailleurs cela est très conseillé par les médecin que bouger et être très sportif est gage de santé et même de longévité . Je me suis culpabilisé pendant longtemps parce que je me disais que nous avions surement été très négligent et que nous aurions peut-être réussi à le sauver si nous avions jeté de plus prêt plus rapidement un regard sur sa situation et sur les douleurs dont il se plaignait en longueur de journée . Cependant , j'ai fini par comprendre que même lui ignorait en réalité ce qui se tramait dans son intérieur car bien qu'il se plaignait tous les jours de ces douleurs et même lorsque ces douleurs se faisaient persistantes et que mes parents lui interdisaient d'aller à ses entrainements , il trouvait quand même le moyen de se cacher et de s'y rendre sans qu'on ne s'en aperçoive à part moi bien sûr qui le savait mais qui laissait faire parce que comme dit précédemment je croyais que c'était des douleurs passagères comme cela arrive à tous les hommes sur cette terre . J'ai compris que lui-même croyait la même chose que nous et il me trouvait en ce moment la plus gentille et la plus compréhensive des grandes sœurs parce que bien que je savais qu'il allait à ses entrainements malgré l'interdiction des parents , je le laissais y aller et surtout je gardais le secret entre lui et moi . Là ou lui et moi avions commencé à nous inquiéter sérieusement c'est ce jour où il est rentré un soir après son entraînement et calmement dans un coin de la cour , il m'appela et me fît savoir qu'il avait eu des problèmes de respiration et une très très grosse fatigue qui l'avait obligé de rester couché afin de reprendre ses esprits . Il m'a dit une chose qui m'a fait prendre ses douleurs plus au sérieux lorsqu'il a dit que l'entraineur avait été obligé d'arrêter pendant près d'une trentaine de minute l'entrainement pour s'occuper de lui et que il se sentait tellement mal qu'il pensait être en train de mourir . J'ai eu une de ses peurs et j'ai automatiquement alerté ma mère sur ce que Yann venait de me dire . Je me suis senti obligée de dire à ma mère que malgré l'interdiction je lui permettais d'aller à ses entrainements parce que je croyais que c'était des douleurs passagères mais que là , il venait de me dire quelque chose de très inquiétant . Ma mère s'est automatiquement dirigé vers Yann et sans le gronder ni jeter un regard sévère sur lui comme pour montrer son mécontentement pour avoir désobéit à ses consignes et à celui de son père , notre mère s'est immédiatement souciée de son état actuelle en lui disant pour le rassurer que ce n'était pas grave qu'il se soit caché pour aller à ses entrainement parce qu'il ne faisait rien de grave que de faire ce qu'il aime et de poursuivre son rêve . Elle lui a automatiquement servi de l'eau pour le bain et sans rien dire à notre père afin de ne pas l'inquiéter lui qui était déjà mal , elle a rapidement préparé un mélange pâteux très mentholé pour un bon massage qu'elle a pris soin de lui faire personnellement après le bain chaud qui venait de prendre . Ma mère a voulu ce jour qu'il soit sous observation et attendait le lendemain pour voir son état avant d'en parler à son père si cela s'avérait utile . En fait , on avait jamais été face à une telle situation parce que jusque-là toutes les situations de douleurs et de fatigue que nous avons connu étaient des situations de fatigue passagère qui trouvait réparation et solution après une bonne nuit de repos . Les différentes décisions que nous avons prises depuis le début était le fait de l'ignorance même si avec du recul on peut y voir de la négligence . Yann était très éveillé , courageux et serviable . Il était aimé dans le quartier et avait beaucoup d'amis qui lui rendant constamment visite et auxquels il rendait aussi régulièrement visite . Il participait aux tournois de football des enfants que organisaient les parents du quartier ou même la municipalité pendant les vacances scolaires ou pendant les périodes de fête de Noel ou de Pacque . Il était également apprécié par tous les parents du quartier qui appréciaient sa fréquentation avec leurs enfants . Pour tout vous dire , Yann était un garçon qui ne pouvait être qu'aimé parce qu'il avait un comportement qui amenait les gens à l'apprécier . J'étais très proche de Yann peut être parce qu'il était plus âgé que Thomas et qu'avec lui je pouvais avoir des discutions plus poussées mais dans tous les cas j'étais toujours là pour lui et lui il répondait toujours présent lorsqu'on avait besoin de lui .
Après que ma mère aie massé Yann , elle a voulu qu'il mange et qu'il parte au lit afin de se reposer dans le but de récupérer un temps soit peu . Yann a fait exactement ce que voulait notre mère même s'il n'a pas vraiment mangé parce qu'il disait ne pas avoir l'appétit et que tout ce qu'il voulait était de se reposer pour prendre des forces . Ma mère et moi n'avions pas insisté pour qu'il mange parce que nous savons qu'il est difficile de trouver l'appétit lorsque le corps tout entier était se trouve dans un état de fatigue avancée . Ma mère m'a regardé et m'a dit avec conviction qu'il s'agissait effectivement de la fatigue et que ce n'était rien de grave . Me l'a-t-elle dit dans le but de me rassurer ou le pensait elle vraiment ? Difficile de le savoir mais je comprendrais si elle me l'avait dit dans le but de me rassurer car moi-même je cherchais non seulement quelqu'un pour me rassurer afin de pouvoir dormir cette nuit dans la tranquillité mais aussi je cherchais le moyen de rassurer ma mère qui au fond lorsque je la regardais avait tout aussi bien que moi besoin d'être rassuré . Je crois au final qu'on se disait l'un et l'autre ce qu'on espérait que ça soit et non ce qu'on pensait réellement que c'était parce que plus on avançait dans la nuit plus son état semblait ne pas s'améliorer . En effet , cette nuit mon frère Yann n'a pas réussi à fermer les yeux , il s'est lamenté d'avoir des douleurs dans sa chair et dans ses os partout dans son corps . Ma mère et moi sommes restés à son cheveux et avions finalement été obligé d'en parler au père qui bien que aveugle avait senti que quelque chose n'allait pas . Il n'a pas cessé de nous demander ce qui n'allait pas , il entendait les gémissements de Yann et les vas et viens partout dans la maison . Il a essayé de parler avec Yann qui ne pouvait répondre sans gémir alors mon père savait pertinemment que quelque chose n'allait pas . Il était finalement plus inquiet que nous parce que lui ne pouvait que sentir et se fier à son instinct sans pouvoir voir exactement ce qui se passait alors que nous , voyant ce qui se passait étions beaucoup plus dans la réalité que lui , qui ne pouvait s'empêcher d'imaginer le pire . Ma mère lui a donc fait comprendre que Yann était rentrée plus épuisé que d'habitude et qu'il aurait même fait une crise à son entrainement mais qu'après un bain chaud et un massage , il semble récupérer progressivement . Sur ces dires de ma mère , mon père a tout de suite recommandé l'hôpital et était très sceptique quant à l'idée de ma mère d'attendre jusqu'au petit matin pour voir s'il y aurait une amélioration voire un rétablissement . Tandis que ma mère restait quelque part convaincu que ces douleurs et ce malaise vagal n'étaient rien de grave et que la solution était surement un bon repos , mon père lui semblait mieux appréhender la situation car comme il nous le disait , il trouvait que sur la base des gémissements continus et de plus en plus accentués , qu'il était préférable de le conduire à l'hôpital immédiatement afin qu'il soit déjà pris en charge . La réticence de ma mère était aussi d'ordre financier car même si elle n'osait pas le dire , moi qui était beaucoup plus avec elle savait bien qu'il n'y avait pas de sous pour le conduire à l'hôpital surtout s'il devait avoir plusieurs examens à faire . Cependant comme je l'ai dit plus haut , plus on avançait dans la nuit , plus il se sentait plus mal . Cette situation nous a finalement obligé à l'approche du jour à conduire rapidement Yann à l'hôpital pour une prise en charge urgente . Lorsque nous sommes arrivée à l'hôpital , Yann était dans un état ou il ne reconnaissait même plus nous sa famille et même s'il ne gémissait plus , il semblait être en train de perdre conscience . La réaction de l'infirmière qui nous a accueilli avait été de nous conduire directement à l'urgence et Yann couché sur un brancard arrivait à peine à ouvrir les yeux . Une fois à l'urgence dans une chambre qui contenait six lits destinés à accueillir les malades , Yann fût étendu sur l'un des lits et après des explications au médecin qui était de garde ce jour , un sérum lui fut placé après des prélèvements de sang pour des besoins d'analyse et en attendant les résultats de ces analyses qu'avait demandé le médecin . Quelques heures après , le médecin fût appeler ma mère dans son bureau et c'est là que ma mère a compris que les douleurs de mon frère n'étaient pas celles auxquelles nous pensions mais plutôt les symptômes d'une maladie bien plus sérieuse . Le médecin en remettant les résultats de l'analyse de sang à ma mère lui a dit que mon frère souffrait d'une leucémie aiguë et que d'autres examens bien plus poussés devaient être fait afin de voir l'avancée de la maladie et le traitement qui serait le plus adapté . Déjà les médicaments qu'on devait acheter afin de soulager le mal et entamer les premiers soins étaient déjà très couteux pour ma mère qui était souvenez-vous la seule dorénavant à s'occuper de la famille . Nous avions pour le premier jour obtenu l'aide de certaines personnes notamment celle d'un groupe de femmes regroupé en une sorte d'association de femmes à laquelle appartenait aussi ma mère. Cette association avait été créé autour d'un système de cotisation journalier qui donnait droit à une femme de l'association par mois de récupérer le total des cotisations mensuelles . Ces braves femmes ont accepté exceptionnellement de donner le montant de la cotisation du mois en cours qui était destiné non à ma mère mais à une autre femme de l'association qu'à ma mère afin qu'elle puisse faire face aux frais d'hospitalisation et aux montant de l'ordonnance que le médecin lui avait prescrit pour entamer les soins de mon frère Yann . Yann souffrait donc d'une leucémie qui le faisait se tordre de grave douleurs dans sa chair et même dans ses os que je pouvais sentir et vivre rien qu'en le regardant , il avait perdu toute sa forme et ne mangeait plus . Il se plaignait de mal de tête fréquent et des maux d'yeux . Il était très souvent chaud au touché surtout les matins au réveille et aussi les soirs au couché du soleil .
Nous étions pauvre , très pauvre même d'ailleurs et ne pouvait donc supporter les charges de cette maladie non seulement très coûteuse mais aussi et surtout dévastatrice . Les seuls remèdes auxquels notre bourse nous permettait d'accéder était les quelques médicaments les plus moins chers en plus qui passait encore sur l'assurance de mon père , car cette assurance était la seule que lui avait laissé son employeur après dix bonnes années de loyaux services .
Après que les premiers soins aient été administré à mon frère , les consignes du médecin était de garder encore mon frère sous observation médicale et poursuivre les soins mais le manque de moyen nous avait obligé de le retirer de l'hôpital pour retourner avec lui à la maison parce qu'en lus des frais d'hospitalisation , les frais des ordonnances , ma mère devait aussi s'acquitter des frais de location du matelas qu'occupait Yann dans la chambre des urgences . L'ensemble de ces frais étaient tout simplement énorme pour ma mère qui était encore une fois la seule à s'occuper des charges de la maison . Après de multiples négociations auprès du responsable de l'hôpital et même auprès de certains médecin dont le médecin qui s'occupait de Yann , nous nous sommes trouvé obligé de faire sortir Yann de l'hôpital et le ramener à la maison parce que l'ensemble des médecins et des responsables de l'hôpital avaient sans état d'âme refusé de le garder au sein de l'hôpital afin de poursuivre son traitement . Ils avaient été clair avec nous en nous disant que les frais de location devaient être payé quotidiennement sinon Yann devait libérer le matelas afin qu'un autre malade occupe ce matelas . Ils nous ont fait comprendre qu'ils étaient compatissant et qu'ils auraient de tout leur cœur aimé que Yann reste sous observation médicale sans s'acquitter même d'aucun frais mais que le manque de place au sein de l'hôpital et l'arrivée chaque jour d'un nombre croissant de malade les obligeaient de le retirer de la chambre si les frais de location de la chambre n'étaient pas payé . Le responsable de l'hôpital nous a même dit , je ne sais pas si c'était par ironie ou par compassion véritable , qu'il aurait sincèrement aimé que ma mère ne paie aucun frais ni les frais de location du matelas , ni les frais d'hospitalisation ainsi que les ordonnances . Nous avions quand même trouvé quelques infirmières compatissantes face à notre situation mais sans pouvoir de décision qu'elle s'étaient , elles ne pouvaient aucunement nous aider dans notre situation . L'une des infirmières Madame Barry elle s'appelait prenait sérieusement soin de Yann pendant les deux jours qu'il a pu passer à l'hôpital . Il y'avaient aussi beaucoup d'infirmier malhonnête parce que le jour où Yann devait rentrer à la maison , ma mère et moi étions tellement occupé à organiser la sortir de Yann de l'hôpital , parce qu'il ne pouvait plus se tenir sur ses deux jambes et qu'il arrivait a peine à parler , les médicaments qui nous avaient coûté toute une fortune avaient soudainement disparu de la chambre de Yann à notre grand étonnement . Je me souviens avoir été gravement savonné par ma mère qui était très en colère et dans tous ses états déjà contre la méchanceté des médecins et du responsable de l'hôpital qui à cause de leur refus se retrouvait à devoir ramener Yann malade à la maison . Madame Barry qui continuait , jusqu'à son affectation dans l'hôpital d'une autre ville du pays , à nous rendre continuellement visite et voir l'état de santé de Yann , nous avait dit après que nous lui ayons parlé de la disparition miraculeuse de nos médicaments que nos médicaments avaient été surement volé par l'un des infirmiers qui défilait surement régulièrement dans les chambres des malades pour leur administrer les médicaments et faire le point de la situation tous les matins avant l'arrivée des médecins traitants . Nous avions donc le jour du retour de Yann à la maison été obligé de louer un véhicule pour le prendre de l'hôpital à la maison . Les frais même de cette location de voiture avaient été payé par Madame Barry , une femme géniale , compréhensive et au grand cœur .
Une fois à la maison , mon père nous y attendait avec impatience et peur au ventre parce qu'il voulait savoir de quoi souffrait Yann . Ma mère me l'avait déjà dit qu'elle ne passerait pas par quatre chemins pour faire savoir à mon père que l'état de Yann était alarmant parce que n'avait vraiment plus de force pour quoique ce soit . En effet , ma mère n'eut aucun repos pendant ces deux jours passés à l'hôpital car entre les courses entre les différents services de l'hôpital à savoir radiologie , cardiologie , médecine générale et pharmacie , elle ne pouvait guère s'assoir cinq minutes pour reprendre sa respiration . Même pour les quelques instants qu'elle a pu avoir pour se respirer , elle était encore au petit soin de Yann qui ne cessait de ce lamenter . Je crois que Yann aussi était conscient de la gravité de son état et était aussi dans l'inquiétude parce qu'il était simple de savoir que rien n'allait chez nous rien qu'en regardant le visage de ma mère et le mien . Yann a essayé à plusieurs reprise de me demander ce qui se passait et si son état était grave mais pendant tout le long de ce séjour à l'hôpital , je n'ai pas été à mesure de lui donner une réponse . Je réfléchissait encore et encore à la situation , à la méchanceté non des hommes mais de la vie . Lorsque ma mère a annoncé à mon père que rien allait pour Yann et qu'il souffrait d'une leucémie aiguë selon les résultats des analyses sanguins , mon père après quelques minutes de silence a commencé à couler les larmes . Je n'ai pas voulu assister davantage à une telle situation parce que je pouvais ressentir ce que ressentait mon père à cet instant .