Nous sommes dans un petit village à l'ouest du Cameroun appelé BALE où vit la famille Esso.
BALE est situé dans la zone Nord-Ouest de la forêt du bassin du Congo. La végétation est essentiellement forestière. Le cacao et le café sont les principales ressources. Le village BALE se caractérise par une forte population ancrée sur les coutumes et les croyances ancestrales. Les villageois sont là plupart des hommes polygames travailleurs dans les champs et des femmes très soumises ménagères. Ce petit village possède une école primaire et une école secondaire, peu de femmes y vont car d'après leurs coutumes, la place de la femme est à la maison auprès de ses enfants et de son mari.
Papa Esso est polygame, il a deux femme la première s'appelle OUMOU, elle a 2 enfants qui sont Souley (20 ans) et Awa (24 ans). La deuxième femme s'appelle ASSIBA, elle a une fille au nom de Maya. Maya a 15 ans, elle va à l'école en classe de seconde. C'est une jeune fille très intelligente qui rêve de devenir médecin plus tard. Ça n'a pas été facile de convaincre son père de la laisser aller à l'école. Aujourd'hui elle se réjouit d'avoir pu avoir son BEPC l'année passée et compte l'année prochaine composer le probatoire. La concession de papa Esso est grande chaque femme à sa case. Entre les deux ce n'est toujours pas la grande joie entre jalousie, conflits et méchanceté. Par contre, entre les enfants tout se passe bien Maya respecte ses frères aînés et ils la dorlote au déprimant de leur maman Oumou. Awa est mariée depuis quelques années et de temps en temps elle est chez ses parents comme ce jour.
Maya rentre des classes étant très heureuse elle saute dans la cour et traverse des sacs et aliments dans la cour pour entrer voir sa mère dans sa chambre
Maya : maman ohh
ASSIBA : oui tu es rentrée
Maya : oui. On a remis les feuilles j'ai eu une bonne note je suis sur de passer en classe supérieure quand je regarde mes notes
ASSIBA : c'est bien
Maya : je serais encore première maman tu vas voir. J'ai trop hâte d'aller en classe de première, on dit que c'est difficile maman c'est vrai ?
ASSIBA : tu sais que je ne suis pas allée à l'école donc je ne sais pas.
Maya : en tout cas ça ne me fait pas peur.
ASSIBA : ma chérie il faut qu'on parle
Maya : de quoi ? J'ai d'abord faim maman attend je mange d'abord. C'est maman Oumou qui a préparé ou c'est toi
ASSIBA : c'est moi tu vas voir ta nourriture à la cuisine
Maya : ok. Euhh j'ai vu les sacs de nourritures dehors qui est venu avec ?
ASSIBA : c'est justement de ça que je voulais te parler
Maya : en quoi ça me concerne
ASSIBA : vient t'asseoir
Maya s'est assise près de sa mère
ASSIBA : ma chérie nous t'avions dit que tu allais fréquenter pour un temps et après tu iras en mariage
Maya : oui et ?
ASSIBA : monsieur Diallo est venu payer ta dot c'est ça qui est dehors
Maya : ah non maman pas ça non non non maman ne me faites pas ça
ASSIBA : ma chérie tu sais que ça devait arriver tôt ou tard
Maya : mais maman je dois finir l'école et en plus je suis encore petite pour me marier maman
ASSIBA : tu n'est pas petite tu es une femme à ton âge on se marie et tu le sais pourquoi ça t'étonne
Maya : non maman je refuse j'ai seulement 15 ans c'est petit je ne suis pas une femme
ASSIBA : ne commence pas hein. Je ne veux pas de problème avec ton père, tu sais très bien comment ça se passe ici. Ta dot a été payé et demain il viendra te chercher
Maya : quoi ? Demain ?.mais je n'ai même pas fini l'école
ASSIBA : c'est la fin de l'année tu as déjà composé et d'ailleurs même l'école la était un perd temps. Ça ne pourra rien t'apporter or le mariage ma chérie tu vas plus grandir tu auras ta case et tout ce que tu voudras. Monsieur Diallo a beaucoup de plantation il pourra t'en donner une
Maya : je sais qu'il a déjà deux femmes donc je serais là troisième
ASSIBA : oui et la plus aimée. Les dernières femmes sont toujours choyées, regarde comme moi ton père me gâte c'est pour ça que Oumou est jalouse. Je t'assure que tout va bien se passer
Maya : je n'arrive pas à croire que tu acceptes ça maman. J'ai très mal
Elle se lève et va dans sa chambre en courant, elle ferme la porte et tombe sur le lit. C'est vrai que ce mariage ne l'étonne pas elle savait que ça devait arriver un jour mais elle ne pouvait pas savoir que ça allait être si proche, elle voulait finir l'école avoir au mois son bac ou même avoir au plus 18 ans pour être donné en mariage mais c'était sans compter sur les décisions drastiques de son père qui ne faisait qu'à sa tête, et personne ne peut aller contre ses décisions. Sa porte s'ouvre sur sa grande sœur Awa
Awa : ehh ma puce pourquoi tu pleures lève toi
Elle vient l'aider à se redresser, elle s'assoit
Awa : sèche tes larmes qu'est ce qu'il ya
Maya : papa veut m'envoyer en mariage tu trouves ça normal ? Je n'ai que 15 ans
Awa : ma chérie c'est normal ça se passe toujours comme ça ici et tu le sais. Je me suis mariée quand j'avais ton âge et regarde moi aujourd'hui je vais bien et je suis bien dans mon foyer même comme mes coepouses veulent me casser la tête mais je suis la première femme et c'est moi qui commande
Maya : tu parles pour toi. Moi ça ne m'arrange pas je ne veux pas de ce mariage je veux finir l'école
Awa : on ne contredit pas papa tu le sais. Je te conseille de l'accepter tu verras au début ça serait dur mais après tu vas t'habituer
Maya : je ne peux pas c'est un vieux homme il a quoi 60 ans ou plus
Awa : non pas tant que ça il doit être dans la cinquantaine mais on s'en fout ça ne compte pas. Ce qui compte c'est ton bonheur et tu dois faire honneur à tes parents c'est comme ça. J'espère que tu ne veux pas être renié de papa parce que tu t 'es opposée
Maya : non
Awa : voilà. C'est rien ma chérie tu pourras avoir la chance que tes coépouses sont sympas
Maya : et si elles ne le sont pas
Awa : ah tu restes dans ton coin. Monsieur Diallo a une grande cour tu restes chez toi.
Maya : je ne connais même personne dans son village c'est loin d'ici et si j'ai un problème je vais alerter qui ? Il ya même pas de téléphone comme en ville toi au moins tu es mariée ici à côté moi je serais très loin
Awa : ah ma chérie l'école t'a gâté ah oui voilà pourquoi on demande aux femme de.ne pas aller à l'école. Bref tu es une grande fille tu sauras te débrouiller.
Maya se jette de nouveau sur le lit et recommence à pleurer, tant dis que Awa l'a console.
Dehors son grand frère Souley revient des champs il va dans la case de sa mère, elle dégraine le maïs.
Souley : bonsoir maman
Oumou : bonsoir. Tu rentres sans provisions
Souley : oui je n'ai rien trouvé. Je demande hein qui a ramené ces sacs dans la cours
Oumou : monsieur Diallo est venu doter Maya
Souley : quoi ?la doter
Oumou : oui. Pourquoi tu cries
Souley : waouhh. Je suis étonné je croyais que papa allait là laisser fréquenter
Oumou : stuippp. L'école la était une erreur cette fille est devenue malpolie depuis qu'elle a commencé l'école elle fait comme si elle connaissait trop stuippp. J'avais dis à votre père de ne pas l'envoyer à l'école il est allé écouter les conseils de sa précieuse femme stuippp
Souley : hummm. Comment elle a pris la nouvelle ?
Oumou : je ne sais pas ta sœur est avec elle
Souley : ok je vais la voir.
Oumou : pourquoi ?
Souley : parce que c'est ma petite sœur et elle doit être dévastée
Oumou : et ça fait quoi sa mère qui l'a mal élevé va la consoler reste plutôt ici m'aider
Souley : je t'ai déjà demandé de ne pas nous mêler à tes histoires que tu as avec maman ASSIBA ça ne nous regarde pas. Je vais regarder ma sœur ensuite je viens t'aider.
Il est sorti pour se rendre dans la case de maman ASSIBA. Il va directement dans la chambre de Maya et ouvre la porte
Souley: je peux ?
Awa : ah c'est bien que tu sois là tu vas m'accompagner chez moi j'ai un gros sac que je traîne au sol
Souley : je suis fatigué fait comme si tu ne m'as pas vu. C'est comment Maya
Maya : mal
Souley : j'imagine
Awa : je te laisse avec elle peut-être que tu trouveras les mots pour la consoler
Elle s'est levée et est sortie, son frère a pris sa place
Souley : papa ta eu hein
Maya : comment je peux faire pour ne pas accepter
Souley : ne cherche pas à défier papa tu le connais suffisamment
Maya : je ne veux pas le défier je veux juste lui demander d'attendre un peu je grandit encore
Souley : tu vas te placer ou pour parler à papa tu m'amuses hein. Tu n'as pas le choix. Regarde le bon côté des choses tu seras dans une grande maison j'ai même appris qu'il s'est acheté une moto si tu te comporte bien peut-être qu'il t'offrira une bicyclette
Maya : je ne veux rien je veux fréquenter Souley je veux aller à l'école je veux faire des grandes écoles avoir des diplômes être médecin
Souley : tu rêves beaucoup jeune sœur. Ici au village on fonctionne selon nos coutumes, tu as eu la chance d'aller à l'école ce que beaucoup de filles n'ont pas eu, quand tu parles de grandes écoles la qui va payer ça ? Tu me fais rire hein. Ici c'est le mariage qui détermine la grandeur d'une femme. Et tu vas le prouver en allant fonder ta famille
Maya : stuippp.
Souley : ne soit pas Vilaine. J'ose croire que l'école où tu es allé ne t'a pas appris à désobéir à tes aînés et particulièrement à tes parents. Je te laisse, tu as sûrement des affaires à arranger. Soit forte petite sœur je veux te voir après quelques mois déjà beaucoup
Maya : on dit grasse et non beaucoup
Souley : ah tu as compris. Soit sage d'accord
Maya : d'accord
Il est sorti. Maya est bouleversée, elle ne sait plus quoi faire. Elle sait qu'il sera impossible d'aller à l'encontre des recommandations de son père mais néanmoins elle espère lui parler à son arrivée.
Awa est sur le point de partir elle va dire au-revoir à maman ASSIBA dans sa cuisine
Awa : maman tu prépares encore ?
ASSIBA :. Non je chauffe pour ton père il.va bientôt revenir. Tu vas déjà ?
Awa : oui.
ASSIBA : bonne route alors tu salut ton mari et les enfants
Awa : d'accord maman. Il faut bien conseiller Maya elle est perturbée
ASSIBA : ça va lui passer
Awa :je l'espère
Elle est rentrée dans la case.de sa mère
Awa : maman je dois partir il se fait tard
Oumou : comment va Maya
Awa : mal elle est troublée. Elle fait des caprices mais je crois que c'est la peur
Oumou : ce ne sont pas des caprices, cette petite a été mal élevée. Si elle n'était pas allée à l'école elle n'allait pas se.comporter de la sorte
Awa : hummm. J'espère qu'elle aura une bonne vie comme moi je le lui souhaite
Oumou : aucune femme qui est allée à l'école n'aura une bonne vie de couple elle ne sera pas soumise je te dis. D'ici quelques mois tu vas comprendre les échos de ce mariage
Awa : ah maman toujours aussi négative. Je pars ohh Souley pardon mon père accompagne moi je vais te donner quelques pièces
Souley est arrivé et a porté son sac
Awa : quand on parle de pièces tu cours eh ah. Bye maman je viendrais prendre ma part de nourriture quand papa va partager la dot de Maya
Oumou : je lui dirais
Elle est partie. Quelques minutes après, papa Esso est rentré sur sa moto. Il est allé dans la case de ASSIBA et a pris place pour manger vu que son repas a déjà été servi. Maya ayant suivi son arrivée, est allée le voir. Elle est debout à la porte
Maya : bonsoir papa désolé de te déranger quand tu manges est ce que je peux te parler.
Papa Esso : tu as causé avec ta mère ?
Maya : oui papa
Papa Esso : et tes affaires sont déjà arrangées ?
Maya : euhh pas encore
Papa Esso : qu'est ce que tu attends
Maya : papa je voulais te parler de ça. Bon en faite c'est une proposition pas que je ne respecte pas ta décision bien sûr que si je suis d'accord mais papa est ce que tu peux m'accorder encore quelques années soit 2 ans pour que je finisse l'école avant d'aller en mariage ? C'est juste une proposition ne prend pas mal
Papa Esso : je demande hein l'enfant ci est née quand pour me faire des propositions ? C'est Oumou qui avait raison je n'aurai pas dû t'envoyer à l'école je ne sais pas quel diable est passé dans ma tête pour que je cède à ton envie de fréquenter jusqu'à tu veux contourner une décision que j'ai prise. Maya tu ne me respecte pas ?
Maya : si papa je te respecte beaucoup
Papa Esso : tu as intérêt si tu ne veux pas que je te renié
Maya : excuse moi papa je ne pourrai jamais te désobéir
Papa Esso : tant mieux. Va donc faire ton sac. Demain monsieur Diallo viendra te chercher de bonne heure
Maya : d'accord papa
Elle est partie avec le cœur lourd. Ses larmes ont continué à descendre seuls, il est impossible de discuter les décisions de son père. Le respect dans le village BALE est de rigueur. Pendant qu'elle faisait son sac elle a suivi des bruits à sa fenêtre, d'habitude ces bruits sont de sa copine jasmine. Elle va ouvrir la fenêtre et justement c'est elle.
Jasmine : eh tu fais quoi
Maya : hummm ma copine c'est grave
Jasmine : qu'est ce qui se passe tu m'as l'air triste
Maya : je le suis. Mon père m'a donné en mariage
Jasmine : ah mais c'est bien tu es déjà une grande.fille
Maya : je suis un enfant j'ai seulement 15 ans et mon futur mari en a plus
Jasmine : ça fait quoi. Tu seras une femme. Réjouis-toi.
Maya : et l'école ? Tu crois qu'il va me laisser continuer ?
Jasmine : ma copine laisse l'école et occupe toi de ta famille. Moi je vais en mariage dans 3 mois
Maya : mais tu es plus jeune que moi
Jasmine : Dans deux mois j'aurai déjà 15 ans. Tu vas vivre ou ?
Maya : le village voisin. C'est loin d'ici on ne se verra pas pendant longtemps
Jasmine : dommage. Tu vas me manquer
Maya : toi aussi.
Jasmine : le jour où tu arrives au village tu va demander à ma mère ou je vis elle va t'indiquer
Maya : d'accord. En espérant que je ne sois pas déjà morte
Jasmine : Pas du tout. Bye alors
Maya : bye
Elle est partie et Maya a refermé la fenêtre. Elle a pris ses cahiers et se demandait si elle va les mettre dans son sac sa mère est entrée
ASSIBA : tu n'as pas fini ?
Maya : non je vais aller avec mes cahiers et livres peut-être que je pourrais continuer l'école.
ASSIBA : comment vas-tu gérer ton foyer et l'école Maya laisse ça ici. Dépêche toi de ranger tes choses prend le nécessaire et tu vas manger tu te couches tôt pour être en forme le matin
Maya : d'accord. Maaa tu vas venir avec moi ?
ASSIBA : faire quoi
Maya : m'aider à m'installer. J'aurai besoin de toi
ASSIBA : ma chérie si on t'envoie en mariage c'est parce qu'on a jugé que tu es déjà une grande fille qui peut se débrouiller toute seule. Je te sais capable ne t'inquiètes pas tout ira bien.
Maya : et s'il ya un problème, si j'ai besoin de conseils si mes coépouses ne m'aiment pas maman je vais parler avec qui
ASSIBA : à ton mari. Il n'y a qu'à lui que tu pourras faire confiance. Je me suis renseigné sur ses coépouses elles sont gentilles et la deuxième est très jeune vous pourrez être copines.
Maya : ah que les ancêtres m'aident. Maman et quand il va vouloir me toucher je fais comment
ASSIBA : tu voulais faire quoi ?.c'est ton mari c'est normal qu'il te touche.
Maya : mais je ne connais pas
ASSIBA : avec le temps tu vas apprendre. Je te laisse finir
Elle est partie. Maya n'est pas satisfaite des réponses que lui donne sa mère, elle voulait être plus édifiée sur l'acte sexuel sur le comportement qu'elle aura avec son mari tout ce qu'elle devra apprendre,tout ce qu'elle devra rencontrer dans son foyer elle aurait voulu que sa mère lui en dise plus mais non elle ne lui dit rien. Maya va rentrer dans une nouvelle vie ou elle ne maîtrise rien, et se demande comment elle va s'en sortir. Elle a finalement mis ses cahiers et livres dans le sac même si elle ne va pas continuer l'école, elle va les lire de temps en temps et se ressasser les bons moments passés à l'école.
Maya n'a presque pas dormi, elle était tourmentée, elle n'a pas cessé de penser à sa nouvelle vie, son mariage, ses coépouses, et si elles ne l'aiment pas ? Le pire serait de laisser tomber l'école sur lequel elle a tant misé. Hier quand son père est allé se coucher elle a fouillé ses affaires pour récupérer ses bulletins et son acte de naissance elle sait que ça ne servira à rien si ça reste chez lui or elle peut en avoir besoin.
Elle s'est levée très tôt pour s'apprêter. Son sac est déjà bien fait. Elle regarde encore dans sa chambre ce qu'elle peut prendre. Souley cogne
Maya : oui
Il entre
Souley : ça va ? bien dormi ?
Maya : non je n'ai pas dormi je ne voulais pas que le matin arrive
Souley : hummm. Maman t'a fait la bouillie elle dit que tu viennes prendre
Maya : je suis stressée en même temps j'ai peur
Souley : ça va bien se passer. Regarde Awa elle est heureuse
Maya : elle a eu la chance d'être la première femme moi je suis une petite fille qui va aller s'alligner derrière les grandes
Souley : ne parle pas comme ça papa écoute. Soit sage. Ton mari va bientôt arriver il faudra aller manger
Maya : ok
Il est parti Maya est sortie pour la cuisine de sa mère. Elle lui a servi la bouillie dans un grand bol
Maya : c'est beaucoup maman
ASSIBA : efficace pour garder la forme. Tu veux que je te donne des beignets de manioc
Maya : non ça va je vais aller boire dans ma chambre
ASSIBA : comme tu veux
Elle est allée s'asseoir sur son lit et boire sa bouillie.
Dehors, papa Esso est dans sa cour. Il nettoie sa moto. Papa Diallo arrive avec la sienne..
Papa Esso : ah Diallo tu es déjà là. Tu es Matinal hein
Papa Diallo : oui oui il fallait vite venir chercher ma femme je ne voulais pas marcher la nuit avec elle. Comment va -t-elle ? Elle a bien dormi ?
Papa Esso : très bien elle est déjà prête. Tu peux t'asseoir on te sert la bouillie ma femme le fait si bien
Papa Diallo : ah non merci je suis plein prochainement je ne manquerai pas de goûter
Papa Esso : d'accord. Euhh ASSIBA... ASSIBA
ASSIBA : oui Samba
(Samba est le petit nom qu'elle donne à son mari en signe de respect)
Elle sort de la cuisine
Papa Esso : Diallo est déjà là
ASSIBA : bonjour papa Diallo tu vas bien j'espère
Papa Diallo : ça va très bien merci. Et ma femme
ASSIBA : elle est là je vais l'appeler
Elle est entrée. Oumou sort de sa case
Oumou : ehh le mari de ma fille est la, soit la bienvenue.
Papa Diallo : merci Oumou.
ASSIBA arrive dans la chambre de sa fille
ASSIBA : ton mari est déjà là il faut sortir
Maya : pourquoi il vient tôt comme ça. Maman j'ai peur ohh
ASSIBA : tu as peur de quoi Maya. Il ya rien de nouveau laba tu as vu comment je me comporte avec ton père et Oumou fait de même
Maya : maman tu me parles comme si j'ai déjà été en mariage comme si je connaissais déjà alors que je ne connais rien. Et si j'ai un problème et si je ne m'en sors pas je vais me plaindre chez qui tu n'est pas là, Awa non plus n'est pas là maman je serais seule
ASSIBA : ton père nous attend je ne veux pas qu'il vienne te chercher de force lève toi tu sort. Tu as le numéro de Awa si tu veux tu l'appelles pour lui parle de temps en temps
Maya : je l'appelle par télépathie ?
ASSIBA : télé quoi ? Ah laisse moi avec tes gros mots on va
Elle prend le sac de Maya et sort Maya est derrière elle, elle marche timidement. Dehors, elle voit son père rire aux éclats avec son mari et Oumou. Son regard se porte sur son mari, il l'a voit et sourit, elle répond timidement et hypocritement à son sourire. Sa tête l'énerve, il semble plus vieux que la dernière fois qu'elle l'a vu.
Papa Esso : et voilà ma fille chérie. Tu vois Diallo je te confie ma fille elle est tellement intelligente tu ne vas pas t'ennuyer avec elle
Papa Diallo : je n'en doute pas. Ça va Maya ?
Maya : je vais bien.
Papa Diallo : je vais attacher ton sac derrière la moto
ASSIBA lui a remis le sac de sa fille. Maya regarde son père il est très heureux et elle fait semblant de l'être aussi. Cet homme qu'elle admire tellement, à qui elle croit et qu'elle respecte plus que tout. Il est quasiment impossible de le désobéir de peur de perdre de la valeur à ses yeux ou de se faire renier. Au village, il fait partie des hommes les plus respectueux et importants.
Papa Esso : maintenant que tu entame un nouveau départ ma fille je te souhaite tout le Bonheur du monde. Rend ton mari heureux et ton père fier de toi
Maya : d'accord papa
OUMOU : ramène nous beaucoup d'enfants
Maya : hein. ?
Rien qu'en regardant son expression après que Oumou lui a dite cette phrase, Souley a voulu éclater de rire.
OUMOU : pourquoi tu fais cette tête tu vas nous agrandir la famille. Bonne chance
Maya : ok merci maman
Elle se tourne vers sa mère celle-ci l'a prend dans ses bras
ASSIBA : je serais toujours là pour toi. Je te porte dans mon cœur sois sage ma fille montre à tous que tu n'es pas allée à l'école pour rien. Rend fier ta mère je compte sur toi
Maya : je ferais de mon mieux maman
ASSIBA : ok. Vas-y
Elle a regardé son frère il lui a envoyé un bisous volant qui l'a fait sourire
Papa Diallo : si tu es prête on peut partir
Maya : je suis prête.
Elle est montée sur la moto
Papa Diallo : tu es bien assise ?
Maya : oui
Papa Diallo : tu peux m'arrêter si tu as peur de.tomber
Maya : non ça va
Même si elle avait peur de tomber, il n'était pas question de l'arrêter. Sa famille la regarde s'éloigner. ASSIBA est émue
Oumou : tu veux pleurer ? Je suis sur que si ça ne dépendait que de toi tu n'allais pas l'envoyer en mariage en la laissant continuer à perdre son temps à l'école
ASSIBA : parce que tu penses que l'envoyer à l'école était une perte de temps ?
OUMOU : oui oui ça l'était
ASSIBA : tu ne vois pas qu'elle est plus intelligente que toi.
OUMOU : ah dis moi une fois que je suis bête
ASSIBA : c'est toi qui le dis
OUMOU : samba tu écoutes ta femme elle me traite de bête
Papa Esso : si dans 10 minutes je n'ai pas ma bouillie je vous mets dehors toutes les deux.
Il est entré
Souley : ah mon père et la dictature il ne vous gère même.pas
Oumou : ferme ta bouche et va me laver les assiettes
Souley : hihihi
OUMOU toise sa coepouse est va dans sa case. ASSIBA va aussi dans la sienne. Elle retire vite la bouillie et des beignets qu'elle apporte à son mari. Il est assis sur la natte elle prend place en face de lui et le regarde boire
Papa Esso : tu veux ma photo où quoi
ASSIBA : je me fais du souci pour Maya. Elle m'a dit qu'elle a peur de ses coépouses. Et si elles sont comme Oumou ma fille va souffrir
Papa Esso : donc c'est Oumou que tu as choisi pour illustrer la mauvaise femme hein
ASSIBA : toi même tu ne vois pas comment elle est méchante. En tout cas j'espère que ma fille ne rencontrera pas ce genre de femmes Laba. Tu as déjà rencontré ses femmes ?
Papa Esso : oui et elles m'ont l'air de.bonne moralité tu n'as pas à t'inquiéter
ASSIBA : ça me rassure
Papa Esso : s'il te plaît dis à Souley de.sortir les outils on va aller au champ
ASSIBA : ok
Elle s'est levée et est sortie.
Maya et son mari sont toujours en route, après 2 heures de route, ils sont finalement entrés dans le village. Maya n'était jamais venue dans ce village, elle entendait juste parler de ces villageois. Papa Diallo a commencé à rouler doucement ce qui permettait à Maya de regarder le paysage, constitué surtout des plantations et quelques maisons faites en terre. Ils sont arrivés au marché, elle le trouve pas très saturé comme dans son village. Surtout le jour du marché qui était souvent bondé de monde venant des villages voisins. Maya n'a pas envie qu'ils arrivent, elle appréhende la rencontre avec ses coépouses.
Ils ont pris une ruelle et papa Diallo a commencé a ralentir. Elle pense qu'ils sont déjà arrivés
Papa Diallo : ça va derrière ?
Maya : oui
Il est entré dans une grande cour. Trois cases occupent cette grande cour et la troisième semble nouvelle. Elle a pensé que ça devrait être sa case. Il ya des petits enfants qui sont venus l'embrasser.
Papa Diallo : allez appeler vos mères
Les enfants sont partis en courant tant dis qu'il a commencé à détacher les fils qui tenaient le sac de Maya derrière la moto.
Une femme de la trentaine sort de sa case elle souri en venant vers eux.
Papa Diallo : Maya je te présente chioma ma première femme. Elle a trois enfants, chioma c'est Maya la troisième femme
Chioma : soit la bienvenue Maya.
Maya : merci
Chioma : le voyage n'a pas été très fatiguant j'espère
Maya : non non ce n'est pas si long que ça
Chioma : tant mieux.
Papa Diallo : où est Sessimé ?
Sessimé jeune femme de la vingtaine très jolie
Sessimé : me voici ohh
Elle marche en tenant son long ventre
Papa Diallo : Maya elle s'est sessimé ma.deuxieme femme elle attend notre 3e enfants
Maya : bonjour sessimé
Sessimé : Bienvenue Maya.
Papa Diallo : les enfants sont là tu auras le temps de connaître chacun. Chioma je te laisse le soin d'accompagnement notre femme dans sa case.
Chioma : très bien baba. Vient avec moi Maya
Elle a pris son sac et l'a suivi dans la case nouvellement construite. La porte est ouverte, elles entrent.
Chioma : voici ta chambre de l'autre côté, tu as la cuisine et les toilettes sont dehors.
Maya dépose son sac et regarde ce qui sera sa nouvelle maison. Elle trouve la chambre jolie même si elle est petite. Une lampe est posée sur la table, à côté une armoire faite en bambou. Ce n'est pas comme chez eux. La concession de son père est plus solide que celle ci..
Chioma : ça va ?
Maya : oui.
Chioma : je vais t'aider à ranger tes choses
Elle ouvre le sac et retire les habits qu'elle dépose dans l'armoire.
Chioma : je vais te donner quelques consignes de chez nous. On appelle notre mari baba c'est son petit nom il aime ça. Il dort avec chaque femme pendant une semaine ce pendant il a un salon a lui seule. Donc s'il n'est pas chez l'une de nous il est dans son salon il aime passer du temps laba.
Maya : ok
Chioma : il aime aussi les repas en famille chaque femme doit préparer il mange toutes les nourritures avec nous dans son salon. Il aime ça.
Elle trouve des livres et cahiers dans son sac
Chioma : c'est quoi ça ?
Maya : mes cahiers je me disais que je pouvais continuer l'école ici
Chioma : ici il ya pas d'école et encore moins pour une fille. Tu n'as pas besoin de ça tu dois t'occuper de ton foyer
Maya : hummm
Chioma : tu as quel âge ?
Maya : seulement 15 ans
Chioma : pourquoi tu dis seulement c'est déjà beaucoup. Ma première fille a 17 ans
Chioma : waouh je ne l'ai pas vu elle est déjà en mariage ?
Chioma : non pas encore. Elle est sortie. Tu l'as verras. On va aller manger avec notre mari je te laisse te reposer et je vais envoyer un enfant t'appeler
Maya : merci
Chioma : si tu as besoin de quelque chose demande moi évite d'aller voir sessimé elle est toujours de mauvaise humeur
Maya : ok
Chioma est sortie. Maya l'a trouve gentil et se demande si ce n'est pas l'hypocrisie. Elle se couche et regarde les pailles qui servent de toiture, c'est quand même originale de construire avec ses pailles. A peine arrivée, elle est déjà déçue de ne pouvoir pas aller à l'école. Tous ses efforts pour rien elle a très mal. Un enfant est venu l'appeler et l'a conduit au salon de son mari. Il est assis sur une natte sessimé aussi et les enfants sont de leur côté en train de manger en se disputant. Elle trouve l'atmosphère conviviale.
Papa Diallo : prend place Maya
Elle s'assoit. Chioma vient déposer les assiettes et de l'eau pour se laver les mains
Papa Diallo : j'espère que tu aimes le couscous du mil
Maya : oui oui
Sessimé :' c'est aussi important que tu sache préparer
Maya : je sais très bien préparer
Papa Diallo : papa Esso ne peut pas me donner une femme qui ne sait pas faire la cuisine. En plus d'avoir été à l'école elle est une bonne femme soumise
Sessimé : quoi ? Ne me dit pas qu'elle est allée à l'école. Ehh baba comment tu as pu ?
Papa Diallo : quel est ton problème
Chioma : sessimé respectons notre invité tu pourras parler de ça plus tard
Papa Diallo : voilà qui est dit
Sessimé : stuippp
Papa Diallo : pas de ça chez moi. Sessimé respecte moi hein même avec ton ventre je peux encore te battre
Sessimé : désolé baba
Papa Diallo : voilà. Bonne appétit mes femmes
Elles : merci baba
Maya est mal à l'aise elle mange délicatement. Son mari n'arrête pas de la regarder et ça l'énerve.
Papa Diallo : je peux savoir est ou passé Habiba
Chioma : euhhh elle est sortie elle va arriver
Papa Diallo : je n'aime pas rentrer et ne pas la trouver. Chioma parle à ta fille elle marche trop
Sessimé : quand c'est moi qui fait la remarque on me traite de jalouse
Papa Diallo : si elle arrive tu lui dis que je veux la voir
Chioma : d'accord baba
Ils ont continué à manger dans le calme. On pouvait juste suivre les bruits que faisaient les enfants de leurs côtés. Après le repas Maya est rentrée dans sa chambre se reposer.
Chioma est dans sa cuisine elle range les assiettes, sa fille Habiba arrive
Habiba : j'ai faim jusqu'à
Chioma : tu sors d'où ?
Habiba : j'étais chez binkou maman
Chioma : et tu ne peux pas rentrer ? Il est midi passé tu sais que ton père aime qu'on mange ensemble
Habiba : il est déjà rentré ?
Chioma : oui et il t'attend dans son salon il faut qu'il te tape bien tu exagère
Habiba : maman binkou est malade ohh elle va voyager pour la grande ville demain pour qu'on la soigne
Chioma : c'est si grave que ça
Habiba : oui ehh. J'aidais sa mère à préparer vu qu'elle ne peut pas le faire, il faut rester près de binkou. Hummm maman ma copine va mal oh j'ai peur pour elle
Chioma : elle va recevoir les bons soins en ville. Ne t'inquiètes pas
Habiba : papa est venue avec sa femme ?
Chioma : oui elle est dans sa case
Habiba : elle est comment ? j'espère que ce n'est pas une autre sessimé hein
Chioma : non, Maya est très timide. Elle a 15 ans
Habiba : ehh papa avec les petites filles. Je peux aller la saluer ?
Chioma : oui vas-y et tu vas voir ton père je ne veux pas les problèmes
Habiba est sortie pour se rendre dans la case de maya, elle entre sans cogner Maya a sursauté et s'est levée
Habiba : je t'ai fait peur. Je m'appelle Habiba
Maya : ah la fille de chioma
Habiba : oui.
Elle vient s'asseoir sur le lit et regarde Maya
Habiba : tu es vraiment petite. Maman a dit que tu as 15 ans
Maya : oui
Habiba : hummm.
Maya : tu étais ou ?
Habiba : ma copine est très malade j'étais là saluer
Maya : ah patience à elle. Tu vas à l'école ?
Habiba : non et toi
Maya : moi oui. J'étais en classe de seconde et sur de passer pour la première
Habiba : et pourquoi tu fréquentes
Maya : pour être médecin j'avais eu mon BEPC l'année passée
Habiba : bebece c'est quoi ?
Maya : hahahaha on dit BEPC c'est un diplôme
Habiba : ah tu as déjà le diplôme ça veut dire que tu peux soigner ma copine
Maya : mais non il faut encore fréquenter pour être médecin. Toi tu fais quoi
Habiba : rien du tout. J'aide ma mère au marché parfois et à tisser
Maya : elle tisse quoi
Habiba : les sacs, les babouches, les chapeaux, un peu de tout. Je vais te montrer
Maya : d'accord.
Habiba : je pars voir mon père après je viens te voir
Maya : d'accord
Elle est sortie. Cette rencontre a un peu égayé Maya qui se sentait seule.
Habiba est allée voir son père il écoute sa petite radio
Habiba : papa tu me cherche
Papa Diallo : oui et je suis près à te couper les pieds
Habiba : papa binkou est très malade c'est comme si elle va mourir papa j'étais Laba sa mère pleure seulement
Papa Diallo : oh la pauvre. Les herbes ne l'ont pas soignées?
Habiba : non ils vont aller en ville demain. Papa je vais aller lui dire au-revoir le matin si tu permets
Papa Diallo : tu peux y aller mais ne met pas long je n'aime pas rentrer et ne pas te trouver
Habiba : d'accord papa.
Elle s'est levée et est sortie. Quelques minutes après chioma est venue dans la chambre de Maya avec un drap blanc
Chioma : j'espère que je ne te dérange pas.
Maya : non
Chioma : je.vais mettre ce drap sur ton lit tu sais la première fois il faut s'assurer que la femme était vierge c'est la procédure.
Maya pris peur, elle avait déjà oublié qu'elle allait passer à l'acte avec son mari
Chioma : je sais que tu as peur c'est normal moi même.j'avais peur mais après c'est passé. Je vais te donner un produit que tu mettra laba comme ça la pénétration sera moins douloureuse
Maya : hein ? Est- ce qu'on ne peut pas renvoyer ça ? Moi je ne veux pas
Chioma : Maya tu es mariée et après le mariage l'homme dort avec sa femme. Tu veux renvoyer pour quel.motif
Maya : je ne suis pas prête, il va me faire mal. Regarde comment je suis petite et lui grand il va me gâter 😔
Chioma : hummm apparemment tes parents ne t'ont pas préparé à ça. Si tu avais été préparé c'est que tu ne cries pas. Au lieu de t'enseigner le mariage ils t'ont envoyé à l'école inutilement.
Elle a mis le drap sur le lit.
Chioma : voilà. Je viendrai avec ce produit. Il faut aller te laver avant qu'il n'arrive et arrête d'avoir peur ce qui donne les enfants ne tue pas
Elle est sortie. Maintenant Maya appréhende sa première nuit qu'elle passera avec son mari.
Maya est perturbée, elle a peur de ce qui va se passer cette nuit. S'il y avait un moyen de disparaître c'est qu'elle le fait. Le temps passe, la nuit tombe déjà. Elle s'est douchée et a porté un pantalon et un t-shirt comme chaque nuit. La lampe est allumée déjà et fait briller la petite maison. Chioma entre tenant une boîte en main
Chioma : qu'es ce que tu as porté comme.ca
Maya : (en se regardant) j'ai mal porte ou quoi
Chioma : Maya quand une femme dort avec son mari elle ne doit rien mettre. tu attaches uniquement le pagne. Ta mère ne t'a rien appris ou quoi
Maya : ah je ne savais pas.
Chioma : enlève ça tu attaches le pagne tu ne mets pas de sous vêtements
Maya a exécuté. ça ne lui plaît pas mais elle n'a pas le choix.
Chioma : voici le produit que je t'ai apporté tu fais comme j'ai dis. Demain je vais venir chercher le drap
Maya : tu pars ?
Chioma : tu veux que je dorme avec toi ?
Maya : non mais ... Mais je ne veux pas rester seule
Chioma : tu n'es pas seule. Maya mets dans ta tête que tu es une femme mariée. Arrête d'être timide, toutes les femmes passent par là. Après la douleur, tu vas sentir du plaisir. Bon je te laisse
Elle est sortie. Maya a pris le produit pour regarder. Elle ouvre et le sent
Maya : beurkk c'est quoi comme ça. Et si je mets ça, ça me crée des problèmes. Non je ne mets pas tant pis. Maman a dit que je dois faire attention à ce qu'on me donne.
Elle va le déposer sur la table. En attendant son mari, elle prend un livre pour le feuilleter. Les images lui font du bien. Subitement sa porte s'ouvre, elle sursaute. Papa Diallo entre, il porte un gant.
Papa Diallo : tu fais quoi ?
Maya : euhh rien je regarde juste dans mon livre
Papa Diallo : mais pourquoi tu as ramené ça ici.
Maya : pour lire de temps en temps
Papa Diallo : non je ne veux pas de ça chez moi. il faudra les brûler. tu n'en a pas besoin tu as compris ?
Maya : oui baba
Il enlève son gang, il est nu Maya ne le regarde pas, il se couche
Papa Diallo : vient te coucher tu peux éteindre la lampe
Elle va d'abord garder son livre en disant qu'elle ne pourra pas les brûler. Elle va éteindre la lampe. Son cœur bat très fort. Malgré le fait qu'elle perde le temps, elle est toujours arrivée sur le lit.
Papa Diallo : enlève ton pagne
Elle le fait et se couvre la poitrine avec ses mains..son mari remarque son geste et sourit. Il sait qu'elle est timide
Papa Diallo : ça va bien se passer je ne te ferais pas de mal. Tu peux me toucher
Maya n'a pas pu déposer la main sur lui, elle le trouve répugnant et hideux.
Papa Diallo commence à la toucher il ne s'arrête pas..ce qui était censé lui faire du bien lui donne envie de vomir, il appuie ses seins, touche son sexe elle a envie de dégager sa main et sortir en courant mais elle pense à ce que son père lui a dit '' je suis fier de toi''.elle ne veut surtout pas le décevoir. Si elle refuse cela, il pourra aller se plaindre chez ses parents. Elle sent son poids se déposer sur elle. Quel sentiment désagréable pour elle. Papa Diallo essaie de la pénétrer, Maya a mal elle sert les dents, elle pense à ce qui la rend souvent heureuse, les bons moments passés à l'école, mais jusque là la douleur persiste. Elle qui croyait qu'il allait être doux a été déçue de le voir forcer le passage sans se soucier de son mal. Il écarte davantage ses pieds pour réessayer une seconde fois avec plus de force. Maya a commencé à pleurer, pour ne pas se faire entendre des autres, il a couvert sa bouche avec sa main. Il réussit à entrer en elle et pousse un ouff de soulagement. Ensuite viennent les mouvements de va-et-vient qui font couler les larmes à Maya. Elle a beaucoup mal et ne peut rien faire à part prier pour qu'il arrête. Ce n'est pas de cette façon qu'elle avait pensé avoir son premier acte ni avec un homme qui pouvait être son père ou même son grand père. Elle ne se sent pas femme mais plutôt un enfant détruite. En ce moment elle devait être devant ses cahiers en train de préparer la rentrée prochaine et non dans ce lit avec ce vieux père qu'elle déteste. Elle se demande bien comment elle fera pour passer des années ici à ses côtés. Pour elle c'est une punition. Après l'acte, il s'est directement couché et a ronflé comme si on venait de le brancher. Maya essuie ses larmes et se lève difficilement, elle réussit à prendre son pagne qu'elle attache et se recouche. Elle se demande s' il va encore là toucher, avec la douleur qu'elle ressent elle ne pourra pas le supporter. De toute la nuit elle n'a pas trouvé le sommeil, a chaque fois que son mari se tourne ou bouge elle prend peur qu'il l'a touche encore. C'est au petit matin qu'elle a pu trouver le sommeil lorsqu'il est parti. Il était 8h passé lorsque chioma est entrée dans sa chambre.
Chioma : Maya tu dors quoi? tout le monde est debout sauf toi.
Maya ouvre les yeux.
Chioma : je vois que tu n'as pas bien dormi. Lève toi il faut que je retire le drap
Maya se lève avec difficulté, son visage est serré
Chioma : qu'est ce qu'il.ya ?
Maya ne répond pas, elle sert ses bras contre sa poitrine
Chioma : Maya dis moi ce qui ne vas pas ? Je sais que tu as eu mal mais ça va aller
Elle fond en larmes
Maya : il m'a violé.
Chioma : quoi ? Maya qu'est ce que tu peux dire comme ça. Un homme ne viol pas sa femme
Maya : c'était du viol. Il m'a fait mal il se préoccupe même pas de mon mal c'est du viol. Je ne veux plus ça
Chioma : je sais que baba peut être sauvage excuse le il ne sait pas s'y prendre. Je vais te chauffer de l'eau tu vas faire ta toilette avec la douleur va passer ce soir tu ne sentira rien
Maya : quoi ?.ce soir encore.
Chioma : tu as au moins 3 jours avec lui c'est comme ça
Maya : mais je vais mourir chioma aide moi je ne veux plus 😭
Chioma : je vais lui parler s'il peut te laisser cette nuit tu récupère.
Maya : merci
Chioma a pris le drap elle a vu les tâches de.sang et a souri
Chioma : je t'apporte de l'eau chaude
Elle est partie et est revenue avec un Seau d'eau que maya a pris pour aller faire sa toilette en espérant que ça soulage ses douleurs. Chioma est dans sa chambre et range ses sacs de tissages sessimé entre
Sessimé : bonjour chioma
Chioma : bonjour
Sessimé : Maya a bien dormi ?
Chioma : on peut dire. Tu sais les premières fois ne sont pas faciles
Sessimé : ah c'est parce qu'elle est faible c'est tout. Tu as récupéré le drap
Chioma : oui et soit tranquille elle était vierge
Sessimé : je veux voir.
Chioma : tu ne me croit pas ?
Sessimé : si mais la règle voudrait que je voit avant de croire
Chioma : stuippp. C'est une nouvelle règle. Voilà ça sur la chaise.
Elle prend et déplie pour mieux regarder les tâches de.sang ensuite elle remet en place
Chioma : satisfaite ?
Sessimé : oui. Je ne fais pas confiance aux filles du village BALE surtout celles qui vont à l'école
Chioma : c'est ton problème
Sessimé : chioma tu vas préparer seule aujourd'hui moi je suis fatiguée regarde mon ventre comment il est déjà long. S'il te plaît prépare beaucoup
Chioma : je le ferai mais pas parce que tu l'as demandé c'est pour les enfants.
Sessimé : merci beaucoup baba a raison de dire que tu es la mère ici je vais me reposer.
Elle est sortie. Habiba est entrée
Habiba : celle là voulait quoi
Chioma : que je prépare pour elle
Habiba : et comme tu es trop gentille tu as accepté
Chioma : tu voulais que je fasse comment. Il ne faut pas qu'à cause d'elle ton père se fâche contre nous. En plus elle a des petits enfants, ils doivent manger.
Habiba : ok comme.tu veux moi je vais dire au-revoir à binkou
Chioma : tu sors encore
Habiba : j'ai demandé la.permission à papa et il a accepté je ne vais pas durer
Chioma : ok salut la de ma part. Passe chez Maya et demande lui de venir me trouver à la cuisine
Habiba : ok
Habiba est partie chez Maya elle est assise sur le lit et regarde dans le vide
Habiba : tu es assise là comme une malheureuse
Maya : ah bonjour Habiba.
Habiba : tu as bien dormi ?
Maya : pas vraiment. Assois toi où tu es pressée
Elle s'assoit
Habiba : je vais dire au-revoir à ma copine. Hier soir je voulais venir te voir mais maman a refusé elle a dit que tu te préparais pour ta première nuit ça été ?
Maya : je n'ai pas envie d'en parler
Habiba : je comprends. Maman dit que tu l'a retrouve dans sa cuisine. Elle va préparer pour elle et sessimé. Vraiment cette fille m'énerve un petit ventre comme ça elle fait comme si elle était à terme
Maya : apparemment tu ne l'aimes pas
Habiba : elle et moi c'est le feu. Devant mon père je l'a respecte mais derrière je l'insulte bien
Maya : Hahahaha
Habiba : je te conseille de l'éviter.
Maya : ok.
Habiba : tu penses qu'on pourra être des amies ?
Maya :. Bien sûr j'aimerais bien même si tu es là fille de mon mari
Habiba : ah. C'est pour eux là-bas on sera donc des amies. J'avais une bonne amie mais elle s'est mariée
Maya : et toi tu vas te marier ?
Habiba : je ne sais pas j'ai des projets
Maya : lesquels dis moi
Habiba : épouser un jeune homme riche être la seule femme et vivre dans une grande maison
Maya : hahahahahaha c'est ça que tu appelles projets. Tu manques d'ambitions toi
Habiba : c'est quoi ambitions
Maya : des vrais projets comme moi j'ai pour ambition de devenir médecin mais avec ce mariage c'est tombé à l'eau
Habiba : il ne fallait pas accepter de te marier
Maya : tu sais que nous les femmes ont a pas le choix on doit obéir aux parents
Habiba : ce n'est pas grave. Il ya un grand sorcier au village tu peux aller là-bas il te montre comment il fait pour soigner les gens
Maya : ehhh ce n'est pas la même chose être docteur et être guérisseur
Habiba : ah ok es ce que moi je connais c'est toi qui sais tu as le bebece moi j'ai rien eu
Maya : hahahaha tu me fais trop rire.
Habiba : je cours voir ma copine et je reviens
Maya : ok
Elle est partie. Cette petite visite lui a apporté du sourire. Elle sent qu'elle passera de bons moments avec Habiba. Elle a fermé sa porte et s'est rendue à la cuisine de chioma
Chioma : tu faisais quoi depuis que je t'ai appelé
Maya : je discutais avec Habiba, ta fille est très drôle
Chioma : elle est trop têtue je ne sais pas à qui elle ressemble.
Maya : en tout cas je l'aime déjà elle me fait rire. J'aime ta cuisine
Chioma : merci. Demain on ira faire ton marché tu dois aussi commencer à préparer
Maya : ok
Maya regarde dans la cuisine et découvre les objets tissé par chioma elle va prendre un porte monnaie qu'elle touche délicatement
Maya : c'est toi qui fais ça
Chioma : ce porte monnaie c'est Habiba qui l'a fait mais les autres c'est moi
Maya : waouh c'est jolie. Les gens achètent ?
Chioma : oui des fois je vais vendre dans le village voisin j'ai été plusieurs fois dans ton village. Je peux dire que ça passe mais maintenant je ne tisse plus beaucoup à cause des enfants. Heureusement que Habiba m'aide
Maya : j'aimerais bien apprendre à le faire
Chioma : Habiba pourra te montrer
Maya savait déjà ce qu'elle pourra faire pour passer ses journées
Chioma : s'il te plaît prend ce vase tu vas le donner à sessimé c'est son remède. Si je donne à un enfant il va verser.
Maya : ok
Maya le prend et va l'apporter à sessimé dans sa chambre.
Sessimé : merci beaucoup. Il ya des jours ou chioma est gentil des jours ou c'est la guerre ici. Tu vas bien ?
Maya : oui ça va
Sessimé : depuis que tu es arrivée ici tu te colle à chioma elle t'a interdit de me parler ?
Maya : pas du tout
Sessimé : et pourquoi tu m'évites. Je ne fais pas de mal hein je dérange quand on me cherche comme la sauvageonne de Habiba elle est très mal élevée il ne faut pas trainer avec elle, elle va t'entraîner dans ses marches. Je suis sur qu'elle connaît déjà les hommes mais je me tais un jour ça va sortir
Maya : humm repose toi bien
Sessimé : merci.
Maya est sortie, elle la trouve étrange, et mystérieuse. Elle est rentrée à la cuisine et a donné un coup de main à chioma jusqu'à ce que habiba ne revienne de sa visite. Papa Diallo est rentré quelques heures après, il est dans son salon avec chioma
Chioma : baba Maya ne se sent pas bien il faudra que tu la laisse se reposer ce soir
Papa Diallo : comment ça elle ne se sent pas bien je viens de la voir elle ne m'a rien dit
Chioma : elle est timide et elle n'est pas habituée tu vois
Papa Diallo : c'est à cause de moi qu'elle ne se sent pas bien ?
Chioma : oui c'était sa première fois et elle a eu beaucoup mal. J'ai même dû la masser pour qu'elle puisse marcher c'était grave
Papa Diallo : ah bon je ne savais pas
Chioma : oui oui. Je sais que ce n'est pas réglementaire de la laisser dormir seule cette nuit mais pour son bien baba il faut la laisser récupérer et demain tu pourras la rejoindre. C'est une doléance que je te fais
Papa Diallo : mais tu n'avais pas ce problème ni sessimé pourquoi elle
Chioma : toutes les femmes ne sont pas les mêmes et ses parents ne l'ont pas préparé. S'il te plaît baba
Papa Diallo : ça va j'ai compris j'irais dormir avec sessimé elle au moins sait prendre soin de moi
Chioma : comme tu veux
Elle est sortie pour aller l'annoncer à Maya qui était contente de savoir qu'elle allait passer cette nuit toute seule.
Papa Diallo est allé dans la chambre de sessimé elle se faisait une beauté
Papa Diallo : tu sors ?
Sessimé : non je me fais belle pour toi
Il se couche
Sessimé : tu vas passer la nuit avec moi ?
Papa Diallo : oui tu ne veux pas ?
Sessimé : si tu pouvais être là tous les soirs moi ça m'arrangerais. Pourquoi tu n'est pas avec Maya
Sessimé : apparemment je lui ai fait trop.mal elle ne se sent pas bien
Sessimé : c'est une menteuse sûrement elle ne veut pas. En tout cas moi je bénéficie. Je vais te faire un massage
Papa Diallo : merci tu es toujours si attentionné voilà pourquoi j'aime rester avec toi
Sessimé : mais tu préfères chioma c'est à elle que tu donnes de l'argent pour qu'elle partage elle fait tout tu lui donnes trop de l'importance
Papa Diallo : Sessimé tu as beau être ce que tu es avec tous tes atouts que tu possèdes, mais chioma reste la reine mère il ya pas à débattre la dessus. Tu restes à ta place et elle à sa place ça ne changera pas. Et n'essaie pas de vouloir te mesurer à elle tu ne prendras jamais sa place. Ok
Sessimé : je n'aime pas quand tu me parles comme.ca je ne te masse plus
Papa Diallo : tant pis.
Il se couche bien et ferme les yeux.
Maya est dans la cours avec Habiba, elle apparents à tisser
Maya : c'est dure ohh
Habiba : ce n'est pas dur une fois que tu sais comment mettre les lianes ça passe vite
Maya : ok' j'essaie encore
Habiba : tu as une copine ?
Maya : oui oui elle s'appelle jasmine
Habiba : elle était aussi à l'école ?
Maya :. Non elle n'a pas voulu y aller
Habiba : moi j'avais une autre copine elle s'est mariée et vie loin on ne s'est pas vu depuis
Maya : ok.
Habiba : la nuit tombe déjà mon père va te rejoindre il faut que tu rentres dans ta maison
Maya : aujourd'hui je dors seule
Habiba : ah tu fuis déjà ton mari
Maya : hahahaha non c'est pas ça c'est juste que je ne me sens pas bien tu vois
Habiba : ça se voit que tu n'es pas à l'aise avec lui. Il ya de quoi c'est un vieux
Maya : je n'ai pas le choix
Habiba : avec le temps ça va aller. À l'école on ne vous a pas appris comment on s'occupe de son mari ?
Maya : tu es bête ou quoi es ce qu'on apprend ça à l'école
Habiba : ah ne me dis pas que je suis bête
Maya : désolée
Habiba : désolé veut dire quoi
Maya : que je m'excuse
Habiba : dis moi que tu t'excuse au lieu de me dire les gros mots
Maya : hahahaha tu vas apprendre. Regarde mon tissage
Habiba : ehhh après c'est moi la bête en plus tu as eu le bebece regarde comment tu tisse
Maya : hahahaha le jour où tu prononcera bien ce mot je vais te donner quelque chose et mon diplôme n'était pas pour apprendre à tisser je te rappelle
Habiba : on va continuer demain papa n'appréciera pas s'il nous voit dehors, il dit toujours que la place de la femme c'est dedans
Maya : ok. Bonne nuit
Habiba : merci bonne nuit. Demain on ira ensemble faire les achats de ta cuisine
Maya : super.
Maya a pris son tabouret et s'est rendue dans sa case. Elle s'est changée et s'est couchée laissant la lampe allumée. C'était quand même une bonne journée, de plus en plus elle apprécie la compagnie de Habiba, elles sont tellement différentes mais complémentaires.