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Une Seconde Chance Amère

Une Seconde Chance Amère

Auteur:: Bohemian
Genre: Xuanhuan
« Félicitations, Madame Leclerc. Vous êtes enceinte. » Ces mots du médecin, loin d'être une mélodie, sonnaient pour moi comme le glas. J'avais déjà vécu cette fin, le froid du marbre, le sang, la vie de mon enfant s'écoulant. Je revoyais le visage triomphant de ma demi-sœur, Mireille, penchée sur moi dans ma vie passée, ses mots résonnant : « Toi et ton enfant, vous bloquez mon chemin. » Puis, l'image d'Antoine, mon mari, regardant la scène sans un mot, son silence, une condamnation. Il avait choisi Mireille, m'abandonnant à mon sort. La vision sanglante se dissipa, me ramenant à la réalité : j'étais de retour, au jour même où tout avait commencé, le jour de la confirmation de ma grossesse. Mon cœur se serra d'une douleur froide, mais aussi d'une détermination de fer. « Madame Leclerc ? Vous allez bien ? » La voix du docteur me tira de mes pensées. Je forçai un sourire, le même sourire fragile de ma vie antérieure. « Oui, docteur. Je suis juste... très émue. C'est une merveilleuse nouvelle. » Cette fois, personne ne te ferait de mal, mon enfant. Personne. Je te protégerais à tout prix. Je suis revenue. Je suis revenue pour me venger. Je suis revenue pour déjouer le drame que Mireille et Antoine m'avaient infligé. Le premier pion était en place. Je leur avais donné une seconde chance de se noyer dans la futilité, de prouver leur ambition démesurée. Un jeu cruel s'apprêtait à commencer, et cette fois, c'est moi qui en écrirais le dénouement.

Introduction

« Félicitations, Madame Leclerc. Vous êtes enceinte. » Ces mots du médecin, loin d'être une mélodie, sonnaient pour moi comme le glas.

J'avais déjà vécu cette fin, le froid du marbre, le sang, la vie de mon enfant s'écoulant.

Je revoyais le visage triomphant de ma demi-sœur, Mireille, penchée sur moi dans ma vie passée, ses mots résonnant : « Toi et ton enfant, vous bloquez mon chemin. »

Puis, l'image d'Antoine, mon mari, regardant la scène sans un mot, son silence, une condamnation. Il avait choisi Mireille, m'abandonnant à mon sort.

La vision sanglante se dissipa, me ramenant à la réalité : j'étais de retour, au jour même où tout avait commencé, le jour de la confirmation de ma grossesse. Mon cœur se serra d'une douleur froide, mais aussi d'une détermination de fer.

« Madame Leclerc ? Vous allez bien ? » La voix du docteur me tira de mes pensées.

Je forçai un sourire, le même sourire fragile de ma vie antérieure. « Oui, docteur. Je suis juste... très émue. C'est une merveilleuse nouvelle. »

Cette fois, personne ne te ferait de mal, mon enfant. Personne. Je te protégerais à tout prix.

Je suis revenue. Je suis revenue pour me venger. Je suis revenue pour déjouer le drame que Mireille et Antoine m'avaient infligé.

Le premier pion était en place. Je leur avais donné une seconde chance de se noyer dans la futilité, de prouver leur ambition démesurée.

Un jeu cruel s'apprêtait à commencer, et cette fois, c'est moi qui en écrirais le dénouement.

Chapitre 1

Le médecin souriait, ses mots flottaient autour de moi comme une douce mélodie.

« Félicitations, Madame Leclerc. Vous êtes enceinte. »

Mais pour moi, ces mots n' étaient pas une mélodie, c'était le son du glas, le début de la fin. Ou plutôt, la fin que j'avais déjà vécue. Je sentais encore le froid du sol en marbre contre ma peau, le sang qui s'écoulait de moi, emportant ma vie et celle de mon enfant à naître.

Je me souvenais du visage de ma demi-sœur, Mireille, penchée sur moi, son expression était un mélange de triomphe et de mépris.

« Toi et ton enfant, vous bloquez mon chemin. »

Ces mots résonnaient encore dans mon crâne, plus forts que la douleur physique. Et mon mari, Antoine, se tenait là, regardant la scène sans rien dire, son silence était une condamnation. Il avait choisi Mireille, il m'avait abandonnée à mon sort.

Je clignai des yeux, la vision sanglante se dissipa. J'étais de retour dans ce cabinet médical, le médecin me regardait avec une attente bienveillante. J'ai touché mon ventre plat, un geste instinctif. Cette fois, je ne laisserais personne te faire du mal. Personne.

« Madame Leclerc ? Vous allez bien ? »

Sa voix me ramena complètement à la réalité. Je suis revenue. Je suis revenue au jour où tout a commencé, le jour où ma grossesse a été confirmée.

Je forçai un sourire.

« Oui, docteur. Je suis juste... très émue. C'est une merveilleuse nouvelle. »

Une heure plus tard, Antoine arriva à la maison. En me voyant, il afficha un grand sourire, le même sourire charmant qui m'avait séduite autrefois.

« Jeanne, ma chérie. Alors, qu'a dit le médecin ? »

Je le regardai, étudiant chaque trait de son visage, le visage de l'homme qui m'avait trahie. Son ambition, son amour des apparences, tout était là, à peine masqué par son affection de façade.

Je pris une profonde inspiration et lui annonçai la nouvelle avec le même sourire fragile que j'avais eu dans ma vie antérieure.

« Antoine, je suis enceinte. »

Son visage s'illumina d'une joie authentique, du moins en apparence.

« Vraiment ? C'est fantastique ! Un héritier ! Jeanne, tu es merveilleuse ! »

Il me serra dans ses bras, me fit tourner sur moi-même. Je me laissai faire, mon corps était raide, mon cœur était de glace. La dernière fois, sa joie avait été de courte durée. Dès que Mireille était revenue, son attention s'était détournée de moi et de notre enfant.

« Il faut l'annoncer à tout le monde ! À ma mère, à toute la cour ! Nous allons organiser une grande fête ! » s' exclama-t-il, plein d'enthousiasme.

Je le repoussai doucement.

« Non, Antoine, pas encore. »

Il parut surpris.

« Pourquoi pas ? C'est une nouvelle extraordinaire ! »

« Je... je veux d'abord partager cette nouvelle avec ma sœur, Mireille. C'est important pour moi, » dis-je d'une voix douce et suppliante.

Dans ma vie antérieure, j'avais attendu que Mireille revienne de son escapade amoureuse pour lui annoncer. Cette fois, j'allais activement la faire revenir. Je savais qu'elle avait rompu avec son amant secret, Lucas, et qu'elle errait sans but. C'était le moment parfait.

Antoine fronça les sourcils, un peu contrarié. Il n'avait jamais vraiment apprécié ma demi-sœur, la trouvant trop instable. Mais il était aussi un homme qui aimait se donner l'image d'un mari attentionné.

« Comme tu voudras, ma chérie. Si c'est ce qui te fait plaisir. »

Je hochai la tête, un sourire satisfait se dessinant sur mes lèvres. Le premier pion était en place. Je savais que l'amour d'Antoine pour Mireille était né de l'interdit, du fantasme d'une femme inaccessible qui avait osé défier les conventions pour un autre.

Cette fois, je n'allais pas leur barrer la route. Au contraire, j'allais leur dérouler le tapis rouge. Je voulais qu'il l'ait, qu'il possède son idéal. Car je savais aussi que rien ne tue le désir plus sûrement que de l'assouvir. Une fois qu'elle ne serait plus un rêve inaccessible mais une réalité quotidienne, son charme se briserait.

Et je serais là pour ramasser les morceaux.

Chapitre 2

Le lendemain matin, je convoquai la gouvernante de la maison, Madame Leclerc. C'est une femme sévère, la tante de Sylvie, ma femme de chambre personnelle. Dans ma vie passée, toutes les deux m'avaient trahie pour le compte de Mireille.

Madame Leclerc entra, son visage était impassible.

« Vous m'avez fait appeler, Madame ? »

« Oui, » dis-je en sirotant mon thé. « J'ai une tâche pour votre nièce, Sylvie. »

Je la regardai droit dans les yeux. Sylvie était jeune, jolie et surtout, ambitieuse. Je savais que sa loyauté n'allait pas à sa tante ou à Mireille, mais à celui qui pouvait lui offrir le plus.

« Ma sœur, Mireille, traverse une période difficile. Elle s'est disputée avec notre belle-mère et vit seule pour le moment. J'aimerais que Sylvie aille s'occuper d'elle, pour s'assurer qu'elle ne manque de rien. »

Madame Leclerc fut visiblement surprise.

« Sylvie ? Mais... elle est votre femme de chambre personnelle, Madame. »

Dans ma vie précédente, Sylvie avait été les yeux et les oreilles de Mireille dans ma propre maison. Elle rapportait chacun de mes faits et gestes, chaque moment de faiblesse. Elle avait même aidé Mireille à mettre en place le piège qui a conduit à ma mort, en lui donnant des informations sur mes déplacements. Je me souvenais encore de son petit sourire suffisant quand Mireille m'avait confrontée.

Mon plan était simple : utiliser l'ambition de Sylvie contre elle. En la plaçant directement auprès de Mireille, je créais un canal d'information à double sens. Et je savais que Sylvie, voyant une opportunité de se rapprocher de la famille, n'hésiterait pas.

« Je sais, » répondis-je calmement. « Mais la famille est plus importante. De plus, c'est une excellente occasion pour Sylvie. Si elle sert bien ma sœur, qui sait quelles portes pourraient s'ouvrir pour elle ? Considérez cela comme une promotion. »

Je vis une lueur d'intérêt dans les yeux de Madame Leclerc. Elle comprenait le sous-entendu. Une promotion pour sa nièce signifiait aussi plus d'influence pour elle.

Je fis entrer Sylvie. La jeune femme avait l'air nerveuse, mais ses yeux brillaient d'une avidité à peine contenue quand je lui expliquai sa nouvelle mission.

« Moi ? Servir Mademoiselle Mireille ? » balbutia-t-elle, feignant la surprise.

« Oui. Tu es intelligente et débrouillarde. Je suis sûre que tu prendras grand soin de ma sœur. »

Je savais qu'elle interpréterait cela comme une chance de grimper dans l'échelle sociale. Mireille, avec son air de grande dame et ses relations, était une cible bien plus intéressante qu'une épouse enceinte et d'origine modeste comme moi.

Mireille, que j'avais contactée par lettre, accepta ma proposition avec une fausse modestie.

« Oh, Jeanne, tu n'aurais pas dû. Je ne veux pas te priver de ta meilleure servante. »

Sa voix au téléphone était douce comme du miel, mais je pouvais déceler la pointe de triomphe. Elle pensait que je faisais cela par pure bonté d'âme, par culpabilité peut-être. Elle ne se doutait pas une seconde que je lui envoyais un cadeau empoisonné.

« Ne t'inquiète pas pour moi, Mireille. Ta santé et ton bonheur sont tout ce qui compte. Sylvie est la meilleure, et tu mérites ce qu'il y a de mieux. »

Je raccrochai, un sourire glacial sur les lèvres.

Plus tard dans la journée, Madame Leclerc vint me remercier personnellement.

« Madame est trop bonne. Sylvie est si reconnaissante. Elle fera tout son possible pour bien servir Mademoiselle Mireille. »

Son ton était obséquieux, mais je voyais dans son regard la satisfaction de voir sa nièce prendre du galon. Pauvre femme. Elle ne réalisait pas qu'elle venait de pousser sa nièce dans la gueule du loup.

Je lui souris gentiment.

« J'en suis certaine. Après tout, nous sommes une famille. Nous devons nous entraider. »

La partie ne faisait que commencer. J'avais placé mon premier pion. Bientôt, Mireille serait de retour, et le vrai jeu pourrait commencer.

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