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Une Robe, un Trône

Une Robe, un Trône

Auteur:: AMBER
Genre: Histoire
Le vent glacial des steppes me fouettait le visage, mes poignets à vif, lacérés par les cordes. Mon fiancé Louis, impassible, avait serré les nœuds de ses propres mains, me clouant à cette chaise de torture. « C' est pour Sophie », avait-il murmuré, cette simple assistante, tandis que mon frère Henri, le nouveau Roi, signait l' édit de mon mariage forcé avec un chef barbare. Ils m' ont jetée à terre comme un sac, des mains rugueuses se sont posées sur moi, la douleur fut fulgurante, une agonie sans nom. Alors que ma conscience s' effilochait, leurs rires gras résonnaient : ils parlaient de Sophie, de son humiliation, se vengeant pour... une robe. Cette robe impériale brodée de fils d' or, que Sophie avait volée et portée à ma propre fête, me valant de la réprimander publiquement. Jamais je n' aurais imaginé qu' une simple dispute scellerait mon destin, que mon fiancé, mon frère, et une humble assistante comploteraient pour me détruire de la manière la plus cruelle. Pourquoi une simple robe avait-elle déclenché une telle haine ? Ma dernière pensée fut une bouffée de haine et de regret : si seulement j' avais su. Puis, plus rien. Le noir. Et soudain, une chaleur familière, les lys de mon jardin, le son lointain d' une valse. J' ai ouvert les yeux : j' étais dans ma propre chambre, indemne, le jour de mes dix-huit ans. Je n' étais pas morte. J' étais revenue.

Introduction

Le vent glacial des steppes me fouettait le visage, mes poignets à vif, lacérés par les cordes.

Mon fiancé Louis, impassible, avait serré les nœuds de ses propres mains, me clouant à cette chaise de torture.

« C' est pour Sophie », avait-il murmuré, cette simple assistante, tandis que mon frère Henri, le nouveau Roi, signait l' édit de mon mariage forcé avec un chef barbare.

Ils m' ont jetée à terre comme un sac, des mains rugueuses se sont posées sur moi, la douleur fut fulgurante, une agonie sans nom.

Alors que ma conscience s' effilochait, leurs rires gras résonnaient : ils parlaient de Sophie, de son humiliation, se vengeant pour... une robe.

Cette robe impériale brodée de fils d' or, que Sophie avait volée et portée à ma propre fête, me valant de la réprimander publiquement.

Jamais je n' aurais imaginé qu' une simple dispute scellerait mon destin, que mon fiancé, mon frère, et une humble assistante comploteraient pour me détruire de la manière la plus cruelle.

Pourquoi une simple robe avait-elle déclenché une telle haine ?

Ma dernière pensée fut une bouffée de haine et de regret : si seulement j' avais su.

Puis, plus rien. Le noir. Et soudain, une chaleur familière, les lys de mon jardin, le son lointain d' une valse.

J' ai ouvert les yeux : j' étais dans ma propre chambre, indemne, le jour de mes dix-huit ans.

Je n' étais pas morte. J' étais revenue.

Chapitre 1

Le vent glacial des steppes me fouettait le visage, et chaque rafale transportait les cris moqueurs des barbares. Mes poignets et mes chevilles étaient à vif, lacérés par les cordes qui me maintenaient clouée à cette chaise à porteurs. Elle n'était plus un symbole de noblesse, mais une simple planche de torture.

Louis, mon fiancé, se tenait là, impassible. C'est lui qui avait serré les nœuds de ses propres mains, le regard fuyant. Son visage, que j'avais autrefois trouvé si beau, me semblait maintenant grotesque.

« C'est pour Sophie », avait-il murmuré, comme si cela justifiait tout. Sophie, ma simple assistante.

Mon frère, Henri, le nouveau Roi, avait signé l'édit. Il m'avait envoyée ici, en mariage forcé avec le chef de cette tribu sauvage, sacrifiant sa propre sœur pour sceller une alliance fragile. Mais c'était un mensonge. Le vrai but était de me punir.

Les barbares m'ont tirée de la chaise, me jetant à terre comme un sac. Leurs mains rugueuses se sont posées sur moi, leurs rires gras résonnant à mes oreilles. La douleur était fulgurante, une agonie sans nom qui déchira mon corps et mon esprit. Chaque seconde était une éternité de souffrance.

Alors que ma conscience s'effilochait, leurs paroles flottaient jusqu'à moi, fragmentées mais claires. Ils parlaient de Sophie, de son humiliation. Ils la vengeaient.

Tout ça pour une robe.

Une simple robe que j'avais commandée pour mon anniversaire, une pièce unique brodée de fils d'or impérial. Sophie l'avait volée et portée à ma propre fête. Je l'avais réprimandée, humiliée publiquement. C'était mon droit, ma prérogative. Elle n'était qu'une servante, une cousine éloignée de Louis, rien de plus.

Je n'avais jamais imaginé que cette simple dispute scellerait mon destin. Que mon fiancé, mon frère, et une humble assistante comploteraient pour me détruire de la manière la plus cruelle qui soit.

Ma dernière pensée fut une bouffée de haine et de regret. Si seulement j'avais su. Si seulement j'avais pu recommencer.

Puis, plus rien. Le noir.

Et soudain, une chaleur familière.

Le parfum des lys de mon jardin flottait dans l'air. Le son lointain d'une valse parvenait à mes oreilles, une mélodie que je connaissais par cœur. La douleur avait disparu. Le froid mordant avait été remplacé par le confort d'un drap de soie.

J'ai ouvert les yeux.

La lumière douce des chandeliers illuminait ma propre chambre au palais. Les tentures de velours, les meubles en bois précieux... tout était à sa place. J'ai porté mes mains à mon visage. Ma peau était lisse, sans la moindre égratignure. Mes poignets étaient intacts.

Je me suis redressée d'un bond, le cœur battant à tout rompre. J'ai couru vers le grand miroir en pied.

Mon reflet m'a dévisagée. J'avais l'air plus jeune, pleine de vie. Pas de cernes creusés par la peur, pas de cicatrices laissées par la torture. Je portais une simple robe de chambre en satin.

Mon regard s'est posé sur le calendrier posé sur mon bureau. La date était écrite en lettres d'or.

C'était le jour de mon dix-huitième anniversaire.

Le jour même. Le jour où tout avait commencé.

Les souvenirs de ma vie antérieure ont déferlé dans mon esprit, non pas comme un rêve brumeux, mais comme une réalité gravée au fer rouge. La trahison de Louis, la cruauté de Henri, le sourire venimeux de Sophie, la douleur, la mort. Tout était là, clair et précis.

Je n'étais pas morte. J'étais revenue.

Une rage froide m'a envahie, chassant toute confusion. Ce n'était pas un don du ciel, c'était une chance de me venger. Cette fois, je ne serais plus la princesse naïve et insouciante. Je connaissais leurs visages, leurs complots, leurs désirs les plus sombres.

J'ai enfilé la première robe de cérémonie que j'ai trouvée et j'ai quitté ma chambre sans un mot pour mes dames de compagnie surprises. J'ai marché d'un pas rapide dans les couloirs du palais, le son de la musique se faisant de plus en plus fort.

J'ai poussé les grandes portes de la salle de bal.

La fête battait son plein. Les nobles de tout le royaume étaient là, vêtus de leurs plus beaux atours. Mon frère Henri était là, levant son verre avec des courtisans. Mon fiancé Louis était là, souriant poliment.

Et là, au centre de la piste de danse, tournoyant gracieusement dans les bras d'un jeune baron.

Sophie.

Elle portait MA robe. La robe impériale, celle brodée de fils d'or et sertie de saphirs, un cadeau de mon père le Roi. Elle était resplendissante, captant tous les regards. Elle souriait, un sourire triomphant qui me glaça le sang.

Dans ma vie précédente, j'avais attendu la fin de la danse. Je l'avais prise à part pour la réprimander. Grave erreur.

Pas cette fois.

Ma voix a retenti, claire et tranchante, coupant net la musique et les conversations.

« Arrêtez la musique. »

Tous les regards se sont tournés vers moi. Le silence s'est abattu sur la salle. Sophie s'est figée, son sourire s'effaçant lentement.

J'ai avancé de quelques pas, mon regard fixé sur elle. J'ai fait un signe aux gardes impériaux postés près de la porte.

« Venez. »

Ma voix était dénuée de toute émotion.

« Arrachez-lui cette robe. »

Un murmure choqué a parcouru l'assemblée.

« Qui est-elle pour oser porter une robe impériale ? »

Chapitre 2

Le silence dans la salle de bal était total. Tous les yeux étaient rivés sur moi, puis sur Sophie, qui se tenait pétrifiée au milieu de la piste. Son visage a perdu toutes ses couleurs.

Les deux gardes impériaux ont hésité un instant, surpris par la brutalité de mon ordre, puis ils ont commencé à avancer vers elle.

C'est alors que Sophie a réagi. Les larmes ont immédiatement rempli ses yeux, et elle s'est effondrée sur les genoux, le tissu précieux de la robe s'étalant autour d'elle comme une flaque d'or.

« Princesse Jeanne ! » a-t-elle sangloté, la voix brisée. « Qu'ai-je fait pour mériter cela ? Je ne comprends pas ! »

Elle a levé vers moi un visage déformé par le chagrin, l'incarnation même de l'innocence bafouée.

« Cette robe... vous m'aviez dit que je pouvais l'essayer, juste pour un instant. Je voulais seulement vous faire honneur pour votre anniversaire, montrer à tous la beauté de votre cadeau. »

Des murmures de sympathie ont commencé à s'élever parmi les invités. Sophie était douée. Elle savait comment utiliser son passé d'orpheline et sa position modeste pour s'attirer la pitié. Dans ma vie antérieure, ses larmes m'avaient souvent fait douter de moi-même.

Mais pas aujourd'hui. Je connaissais le poison qui se cachait derrière cette façade fragile.

J'ai esquissé un sourire froid.

« Je vous ai dit que vous pouviez l'essayer ? Sophie, êtes-vous en train de suggérer que moi, la princesse impériale, je vous aurais autorisée à vous pavaner avec une robe réservée à la famille royale lors de ma propre fête d'anniversaire ? »

Ma voix est restée calme, mais chaque mot était chargé de mépris.

« Ou peut-être que votre mémoire vous joue des tours ? Peut-être confondez-vous une princesse avec une de vos amies servantes avec qui vous échangez des chiffons ? »

Le visage de Sophie s'est crispé. L'insulte était directe, rabaissant son statut devant toute la cour.

« Non, princesse, jamais je n'oserais... » a-t-elle balbutié, les larmes coulant maintenant à flots. « C'est un malentendu, je vous en supplie... »

« Il n'y a aucun malentendu », l'ai-je coupée sèchement. « Il y a une servante qui a volé la robe de sa maîtresse. Une robe qui, de plus, porte les insignes impériaux. C'est un acte de trahison. »

J'ai de nouveau fait un signe aux gardes, qui s'étaient arrêtés, décontenancés par la tournure des événements.

« Qu'attendez-vous ? J'ai dit de lui arracher cette robe. Maintenant. Déchirez-la s'il le faut. Elle ne mérite pas de la porter. »

Mon ton était si impérieux que les gardes ont sursauté et se sont remis en marche, cette fois avec détermination. Ils ont saisi Sophie par les bras.

C'est à ce moment que Louis est intervenu. Il a traversé la salle d'un pas rapide, le visage rouge de colère.

« Jeanne, arrête ça tout de suite ! » a-t-il lancé, sa voix résonnant dans le silence.

Il s'est placé entre Sophie et les gardes, me foudroyant du regard.

« Qu'est-ce qui te prend ? Tu vois bien qu'elle est terrifiée ! C'est ton anniversaire, pas une occasion de te comporter en tyran ! »

Les invités murmuraient de plus belle. Mon propre fiancé me désavouait publiquement pour défendre mon assistante. Le scénario de ma vie passée se rejouait, mais cette fois, j'étais prête.

« Un tyran ? » ai-je répété, un rire sans joie m'échappant. « Je ne fais que protéger mon statut et faire respecter la loi, Louis. Chose que tu sembles avoir oubliée. »

Il a protégé Sophie de son corps, la relevant doucement. Elle s'est aussitôt blottie contre lui, sanglotant de plus belle.

« La loi ? Pour une simple robe ? Ne sois pas ridicule. Tu es juste jalouse parce qu'elle est belle dedans. Tu humilies une pauvre fille sans défense pour satisfaire ton ego. »

« Une pauvre fille sans défense ? » La froideur dans ma voix a fait frissonner ceux qui étaient les plus proches. « Cette 'pauvre fille' est ta cousine, Louis. Et elle vient de commettre un crime. »

Louis a serré la mâchoire. Il savait que j'avais raison sur le plan de la loi, alors il a changé de tactique. Il a baissé la voix, essayant de me prendre à partie.

« Jeanne, réfléchis. Pense à notre réputation. Pense à notre mariage. Veux-tu vraiment que l'on dise que la future duchesse est une femme cruelle et capricieuse qui s'acharne sur les plus faibles ? »

Il me menaçait. Avec notre mariage. Avec mon avenir. Tout comme il l'avait fait dans notre vie passée, utilisant ma peur du scandale pour me faire plier.

« Fais-la se changer discrètement et oublions cet incident. C'est la meilleure chose à faire pour tout le monde. »

Il pensait avoir gagné. Il pensait que la Jeanne naïve et soucieuse des apparences allait céder.

Il se trompait lourdement.

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