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Une Nuit dans l'Ombre

Une Nuit dans l'Ombre

Auteur:: Doufali
Genre: Romance
Comment a-t-elle pu être assez stupide pour coucher avec un inconnu, surtout que son mariage est déjà prévu ? Pire, ce mariage a pour but de réconcilier deux royaumes ennemis. Si ses parents apprennent ce qu'il s'est passé, le roi n'hésitera pas à lui trancher la gorge. Mais bientôt, Sanila doit se rendre à l'évidence : elle ne pourra pas cacher une grossesse déjà visible...

Chapitre 1 Rencontre

PROLOGUE

*** QUELQUES PART ***

Elle : sorcière je suis ici parce que j'ai besoin de votre aide.

Sorcière : je vous écoute.

Elle : Sanila, je veux la détruire.

Sorcière : humm

Elle : oui, je veux qu'elle descende de sa piédestal, je veux que tu jettes la déshonneur sur elle. Qu'elle soit méprisée par le roi, qu'elle soit un déshonneur pour sa famille et tout le royaume. Si vous pouvez la tuer même faites le.

Sorcière : rien ne m'est impossible, mais vous aurez un prix à payer.

Elle : je sais.

Sorcière : pas n'importe quel prix mais le sang, il vous faudra verser du sang, beaucoup de sang.

Elle : je ferai tout ce qu'il faudra, tout ce que je veux c'est en finir avec elle.

Sorcière : vos désirs seront réalisés, mais n'oubliez pas le poids de la dette.

Elle : ne vous inquiétez pas

PARTIE 1

********SANILA********

Père (le roi) : je suis vraiment heureuse d'unir aujourd'hui nos deux royaumes. Sanila est ma fille cadette, elle est une femme fière, courageuse...

Tout le monde hoche la tête.

Roi : je vous annonce l'alliance prochaine entre la maison des Ndiobène et celui des Fallènes.

La foule acclame fort à l'entente de cette nouvelle. C'était une joie immense pour tout le monde, il y a toujours eu des tensions depuis la nuit des temps entre nos deux royaumes et tout cela sera derrière nous après ce mariage entre Kassim Fall et moi.

J'ai le regard baissé même si par moment, je lève un peu la tête pour regarder mon fiancé qui me sourit à son tour. Je suis heureuse de savoir que très bientôt Kassim deviendra mon mari. Meme s'il s'agit d'un mariage arrangé je suis qu'à meme contente parce que je serai enfin considérée comme une vraie femme. La tête dans les nuages, c'est le coup de pied reçu qui rompt le charme entre nous.

Mère : tu pourrais être plus discrète s'il te plaît ?

Je souris doucement secouant la tête, alors Mère quand il faut me remettre les bretelles, elle est présente. La cérémonie de fiançailles se poursuit entre rire et joie jusqu'au moment où ma future belle-famille annonce leur départ.

Kassim : tu es magnifique

Moi : merci

Kassim : j'ai tellement hâte de devenir ton mari.

Moi (timide): moi aussi

Kassim : je n'ai pas bien entendu

Moi : moi aussi

Kassim : je ferai de toi la princesse la plus heureuse du contrée.

Moi : je n'en doute pas.

Kassim : nous devons partir.

Moi : à très bientôt.

*********

Je suis couché sur le lit mais je n'arrive pas à dormir, dès que je ferme les yeux, je fais des rêves étranges. J'entends des voix puis le son d'un bébé qui pleure, cela fait deux semaines depuis que je fais des cauchemars. Je ne veux pas en parler à quelqu'un surtout à mère au risque de l'inquiéter même si parfois les rêves semblent parfois si réels.

Je sais que nous ne sommes pas des personnes simples, je ne sais pas tout. Mais une fois j'ai surpris Père et mère parler de quelque chose de ce genre. Comme quoi il valait mieux que l'on ne sache rien de nos dons.

Mais don de quoi ?

Je ne sais pas.

Je suis assez curieuse mais je sais qu'ils ne vont rien me dire alors que je gère mon temps en m' échappant dès que je peux pour aller apprendre à manier les armes.

Oui en tant que Princess je n'ai pas ce droit, je devrais mieux apprendre comment tricoter au lieu de jouer avec les objets destinés aux hommes. Bien sûr dans nos contrées, il est impensable pour une femme de faire cela. Je n'ose même pas imaginer ce qu'ils diront s'ils savaient que je m'entraîne avec mon meilleur ami Gayel l'un de nos plus vaillants guerriers.

Même mes sœurs n'en savent rien, les seules qui sont au courant sont mes deux servantes (Noumbé et Codou). Elles savent qu'elles risquent d'être décapitées si je me fais attraper mais elles me font confiance.

J'essaie à nouveau de fermer les yeux mais le sommeil refuse de venir à moi, alors que je décide de sortir en douce pour quelque tour au contrée sans me faire remarquer. Pour cela je m'habille avec la tenue de servante que j'avais volé un jour au grange.

Debout devant le miroir, je me mire à l'aide de quelques reflets qui apparaissent grâce à la lune. Je m'attache les cheveux pour les cacher, je prends ensuite le bout de tissus que je pose sur mes seins en l'attachant au dos avant de prendre l'autre tissus plus grande pour le nouer sur mes reins. C'est ainsi que s'habillent les servantes du palais. Alors que pour nous les membres du royaume, on ne doit même pas voir un bout de nos peaux.

Je soupire en sentant combien mon cœur bat vite. Je ne sais pas mais je n'ai pas un bon pressentiment ce soir, on dirait qu'un malheur va se produire, je ne peux expliquer ces choses rationnellement mais mes intuitions ne m'ont jamais trompé même pas une fois.

J'appelle Codou qui arrive très vite, je lui demande de se coucher à ma place comme à l'accoutumé.

Codou: mais Princess.

Moi: je n'irai pas loin et arrête de t'inquiéter tu risques de me faire regretter.

Codou : désolé princesse

Moi: je reviendrai avant l'Aube et si Mère toque ne répond pas.

Codou : d'accord princesse.

Je la regarde prendre ma place avant de sortir derrière la cachette qui se trouve dans ma chambre me permettant de m'échapper sans éveiller de soupçon.

******

Avec la lune, la vue semble plus magnifique. Tout est si beau, surtout au beau milieu de la forêt. Nous avons une très vaste contrée qui s'étend jusqu'à des centaines de milliers de kilomètres au Nord.

Je ne suis jamais parti bien loin parce que j'ai peur de me retrouver dans l'autre terre. Celui qui est interdit. Il s'agit du plus grand territoire de tous les contrées réunis, d'après les rumeurs cela fait plus d'un demi siècle que nos deux royaumes sont ennemis et ceci viendrait du fait d'une alliance échoué. Je ne sais pas ce qui se cache là bas. Pour dire que c'est un sujet tabou dans notre royaume de parler d'eux. Tout ce que je sais, c'est qu'ils sont des personnes féroces, méchantes et qui tuent tout ce qui se rapproche de leur territoire.

Des histoires bouleversantes ont été racontrées à propos du royaume Gayènne. Leur roi doit avoir l'âge de père et contrairement à Père j'ai entendu dire qu'il n'a eu que des fils. Je n'en sais pas plus et même je ne veux pas savoir.

J'allais poser un autre pied mais un bruit attire mon attention. Je me retiens de faire un quelconque mouvement au risque de me retrouver déchiqueté s'il s'agit d'un prédateur féroce.

J'ai appris comment me comporter face à un danger grâce à Gayel mais je dois dire qu' avec la peur qui me tenaille maintenant le ventre, je ne sais pas si je trouverais mes réflexes.

J'attends, une, deux minutes avant de jeter le regard un peu partout et je vois le buisson bouger avant de remarquer quelque chose ramper. Je suis sur le point de courir lorsque je le vois bondir sur moi.

Je me retrouve très vite plaqué au sol avec quelque chose de dur et gros sur moi. J'ai envie de crier et me défendre mais la chose m'empêche de faire tout mouvement tant il est imposant. Je vois ma vie défiler devant mes yeux. Je savais qu'il valait mieux rester dans ma chambre que de vouloir jouer les guerrières. Ce truc va me dévorer et je vais mourir ici avant que quelqu'un ne se rende compte.

Mais munis par une envie soudaine de survie, je réussis à sortir ma main plaquée au sol avant de tirer sur sa tignasse de toutes mes forces et je suis surpris d'entendre sortir un grondement sourd puis le son d'une voix rauque.

Lui: Salaud

Je suis estomaqué avant de sentir ses doigts sur mon cuir chevelu, sa poigne est si ferme que je suis sur le point de tourner l'œil.

Moi (geignant): ouille.

Il se passe un moment avant que je ne sente sa poignée un peu desserrée. Je renifle en sentant mes larmes couler.

Moi: Doméram bouma deff lii (quel Salaud m'a fait ça ?).

En deux mouvements le corps quitte le mien et je remarque enfin qu'il s'agit le grand et robuste qui se tient en face de moi. Je n'arrive pas à apercevoir le visage grâce à la lune mais la pénombre me permet de distinguer clairement qu'il s'agit d'un homme.

Moi: Doméram do wouyou (Salaud répond moi).

La douleur.

Je ne sens que ça mon Dieu, c'est comme s'il m'avait piqué le cœur avec un dague. Cette fois, je sens de nouveau sa prise ferme me tirer par les cheveux pour me relever.

Lui: répète !

Je suis sur le point de m'évanouir, lorsqu'il me repousse, je tombe dans un bruit sur les fesses. Son geste a été tellement brusque que je ressens la douleur dans chaque cellule de mon corps. Je ne sais quel maudit est en train de me faire ça mais je boirai du vin demain sur son crâne.

Lui: donnez votre nom insolent.

Il m'a traité d'insolente ou je rêve ?

Je prends mes dernières forces pour me retrouver en face de lui mais en faisant cela je me rends compte qu'il me domine de plusieurs têtes, on dirait même que je fais la moitié de son corps.

Il est si grand mais pour l'instant je m'en fous.

Moi: si vous saviez qui je suis, vous seriez en train de vous prosterner devant mes pieds pour que je vous épargne.

Et contre toute attente, j'entends un rire s'élever, un rire fort et sec. Je regarde derrière moi pour voir ce qu'il y a de si drôle avant de revenir sur lui. Il ne s'arrête plus, ceci décuple ma haine envers sa personne.

Moi: tes rires se transformeront en pleurs dès l'Aube.

Lui: j'ai hâte de voir ça.

Moi:...

Il n'a pas encore peur parce qu'il ne sait pas encore qui je suis. Il serait facile pour moi de le démarquer entre les guerriers de notre clan parce que c'est la première fois que je vois une carrure aussi imposante. Il doit mesurer dans mes deux mètres et peser environ cent kilos.

Il ne paie rien pour attendre.

Moi : qui êtes-vous ?

Lui : c'est moi qui devrait vous poser cette question puisque vous vous retrouvez dans un territoire inconnu.

Moi : vous êtes fous

Il vient me retrouver en deux temps, deux mouvements avant de me prendre par surprise en me tenant les reins.

Moi : vous...

Lui : chut quelqu'un se rapproche.

Je retiens mon souffle en sentant les battements de mon cœur qui s'accélèrent. Notre proximité devient un gène pour moi, j'essaie de le repousser mais il m'a enfermé dans ses bras. Je ne peux faire aucun mouvement, je sens juste son parfum. Je parle bien sûr de cette odeur de mal dominant qui se dégage dans chaque pore de sa peau.

Un moment passe avant qu'il ne repousse.

Moi: vous....

Mais il avait déjà plaqué sa main sur ma bouche.

Lui (près de mon lobe): je vous conseille de faire demi-tour immédiatement. Je sens le danger arriver d'ici.

Je sursaute presque lorsque je le vois s'éloigner très vite de moi. J'ai envie de lui désobéir mais j'ai le sentiments qu'il vaut mieux pour moi de partir d'ici. Je réglerai le reste demain à la première heure.

*********

Ps: trois parties seront postées ici pour vous donner un aperçu de l'histoire. Le reste sera bien évidemment partagé dans le Groupe. Merci de me contacter sur whatsapp +221777018355

Chapitre 2 Baiser

PARTIE 2

Codou (en panique) : Princess qu'est-ce qui vous ai arrivé, vous êtes...

Moi (geignant) : tu vas réveiller tout le palais en parlant ainsi et au lieu de jacasser viens m'aider.

Elle s'exécute aussitôt, je sais que je ne dois pas jeter ma fureur sur elle, mais je ne peux pas rester calme après ce qu'il vient de se passer. Je ne suis pas quelqu'un qui aime la barbarie mais pour cette fois, je vais faire une exception.

Codou sort un instant avant de revenir accompagné de Noumbé et un seau d'eau sous la main. Je me lavais à chaque retour de mes escapades pour effacer tout soupçon mais aujourd'hui j'en ai plus besoin que jamais.

Codou finit de me déshabiller et j'entre dans le bain. Elles me lavent sans poser de questions, je geins à chaque mouvement et ceci ne fait que titiller mon esprit avec la pire vengeance que je vais réserver à mon agresseur.

J'ai hâte d'être à demain, cet homme va regretter de s'être pris à moi. Il va pleurer toutes les larmes de son corps pour que je lui pardonne, ce qui ne va surtout pas arriver.

*********

Dès l'Aube, j'ai fait appeler Gayel et comme il est mon meilleur ami et complice. Je lui ai demandé de me chercher cet homme et que nous allions régler ça en douce. Donc lorsque que je l'ai vu revenir des heures plus tard me dire qu'il n'a pas retrouvé cet homme la seule chose qui sort de ma bouche :

Moi : c'est impossible

Gayel : d'abord calme toi.

Moi (avec hargne) : comment veux tu que je me calme alors que tu viens de me dire mon agresseur est introuvable ?

Gayel : j'ai fait l'inspection moi-même, mais la description que tu as faite ne correspond à aucun de nos guerriers.

Moi : c'est impossible.

Gayel : peut-être...

Mais je ne l'écoute plus, je ne peux pas y croire. Je suis même obligé d'appuyer sur mes fesses pour me rendre compte que ce n'était pas du tout un rêve. Ceci s'est évidemment bien passé alors me dire qu'il est introuvable, je ne peux l'accepter.

Il doit être en train de se cacher, c'est sûrement ça. Mais s'il veut, il peut se même s'enterrer vivant mais je vais le déterrer.

Je ne peux pas passer cet affront, c'est une grave insulte pour ma personne.

Gayel : tu es sûre que...

Moi : je sais très bien ce que j'ai vu.

J'ai haussé le ton en lui parlant et je ne regrette rien. Je sais que j'ai raison même s'il ne veut pas me croire. Si c'est difficile pour lui de me trouver ce vaurien alors j'y arriverai avec mes propres moyens.

*********

Mère : je reviens les filles.

Dès qu'elle sort, mes sœurs se mettent à chahuter de bons gré. Mère ne badine jamais avec les leçons qu'elle nous apprend depuis nos plus jeunes âges.

Juste oui, comment être une bonne femme, comment rendre heureux son époux, comment être avec ses sujets....

On l'a toutes compris assez tôt mais elle préfère toujours nous surprendre en nous posant des questions surprises.

Bref de ma part, j'ai la tête ailleurs, au lieu de penser au mariage, je ne peux m'empêcher de me demander où se cache mon salopard d'agresseur.

Parce que oui même si cela fait une semaine, je veux le voir, je veux me venger. Oui la douleur n'est plus présente mais la rancune est là et bien présente.

Chaque nuit j'y vais, chaque nuit je me ramène avec ma dague que je veux planter au fond de sa gorge, mais chaque fois il est absent.

Même si Gayel m'avait dit qu'il n'était pas là, qu'il l'avait cherché et non trouvé. Je ne voulais pas y croire. Alors j'ai fais mes recherches et encore rien, nada...

C'est comme s'il s'était volatilisé d'un coup. Pour dire, j'ai même cherché dans les cachots mais tout ça bien au dos de Père. Tout le palais semble épris par mon prochain union, c'est le plus grand sujet depuis que l'annonce a été faite.

Hady: SANILA

je sursaute en la regardant, alors tous les autres ont leur regard rivés sur moi.

Moi: Quoi?

Soda: on t'appelle depuis tout à l'heure.

Moi: ahhh

Hady: qu'as-tu dernièrement ?

Moi: je ne comprends pas.

Hady: tu as l'air tout le temps ailleurs.

J'allais trouver une excuse lorsque j'entends Maï glousser.

Soda (à Maï): pourquoi tu ris?

Maï regarde derrière elle, avant de se rapprocher des autres. Je la vois leur chuchoter quelque chose et voilà qu'elles se mettent toutes à rire.

Moi: y'a quoi ???

Elles me regardent toutes en ricanant, je me lève sans attendre pour partir.

Soda: pas besoin de prendre la grosse tête soeurette. Maï a dit que peut-être tu pensais à ta nuit de noce.

Je me retourne bouche bée.

Moi: Han!

Hady: mère nous rappelle tous les jours l'importance de cette nuit pour notre honneur.

Comme si je ne le savais pas, pour notre société une femme doit saigner le soir des noces pour montrer sa pureté. Après ça une grande fête est organisée à l'honneur de la fille où sont invitées toutes les filles de son âge. C'est pour leur mettre la pression afin qu'ils ne forniquent pas.

D'après les rumeurs, si on ne constate pas de saignement le lendemain de la nuit des noces. Tu seras répudiée et bien sûr tout le monde sera au courant avec l'absence de la fête. Et pour te punir, tu seras envoyé dans les champs jusqu'à la fin de ta vie.

Cette fois ci je pars sans me retourner, il fera bientôt nuit et je dois aller là bas encore une fois, je ne me suis pas encore résigné à laisser tomber.

*******

Je claque des dents avec le froid d'enfer qu'il fait ce soir. Je suis têtue à vouloir rester là alors que je pense qu'il ne va pas venir encore une fois mais je ne veux pas partir. J'espère le voir surgir de nouveau.

Je baisse les yeux pour vérifier si ma dague est toujours là et constate qu'il n'a pas bougé. Je lève les yeux et mon cœur faillit bondir de ma poitrine en voyant celui qui se tient en face de moi. Encore une fois, je ne vois que partiellement son visage, sa bouche et son nez mais pas ses yeux.

Lui : pourquoi êtes-vous revenu, ne vous avais-je pas prévenu ?

Je sursaute de nouveau en entendant sa voix alors que cela fait plus d'une semaine que j'essaie de le retrouver. Comme je pensais, il se cachait bien ce salaud.

Moi : je n'écoute jamais ce que l'on me dit.

Lui : vous risquez de vous en mordre les doigts un jour.

Moi : j'en assumerai les conséquences.

Lui : espérons.

Le silence nous berce un court moment avant que je ne le brise.

Moi : où vous cachiez vous ?

Lui (avec un ton surpris) : me cacher ?

Moi : il est difficile de vous apercevoir au lueur du soleil.

Lui : ah parce que vous me cherchiez ?

Un sourire à la fois moqueur et sensuel se dessine sur ses lèvres.

Rohh pourquoi ai-je dit une telle bêtise.

Moi : vous vous méprenez, c'est juste qu'avec votre carrure vous ne pouvez pas passer inaperçu.

Lui : alors que vous vous fondez dans la masse.

J'ai envie de lui donner une tarte dont il se souviendra toute sa vie mais pour pouvoir atteindre son visage, il me faudra me tenir sur la pointe des pieds et là encore j'en aurais du mal.

Je prends mon mal en patience, la vengeance est un plat qui se mange froid.

Lui : qu'est-ce que vous venez chercher ici au beau milieu de la nuit?

Moi : c'est un secret.

Lui : humm

Moi : et vous pourquoi êtes vous là?

Lui : vous ne pourriez pas comprendre.

Je m'en fous même mais je dois jouer le jeu.

Moi : vous jouez à l'homme mystérieux maintenant ?

Il me parcourt le visage des yeux puis ses lèvres dessinent un léger sourire.

Il doit être superbe.

Lui : peut-être !

Pourquoi est-il si arrogant ?

Lui : vous ne voulez toujours pas vous présenter ?

Moi : vous n'avez pas besoin de connaître mon nom .

Lui : je ne peux pas voir clairement votre visage et vous refusez que je découvre votre nom.

Moi : ça ne vous servirez à rien

Il rit d'un rire franc

Lui : qu'est-ce que vous en savez ?

Moi : pourquoi voulez vous découvrir mon identité maintenant ?

Lui : pour titiller ma curiosité.

Moi : vous pouvez m'appeler comme vous voulez.

Lui : hum... alors je vous surnommerai ''Bideww''

Moi : pourquoi ce nom ?

Lui : parce que je n'arrive pas à vous attraper.

Moi : Hahaha, parce que vous voulez m'attraper ?

Il se rapproche et, surpris par ce geste, je recule d'un pas, puis d'un second et d'un troisième jusqu'à ce que je sois plaquée contre le mur.

Moi: restez où vous êtes.

Un sourire apparaît sur ses lèvres sensuelles. Puis il se penche vers moi, baisse la tête et approche ses lèvres des miennes et les embrasse si délicatement qu'on aurait pu croire qu'il s'était contenté de les effleurer. Sauf qu'aucun effleurement n'a jamais laissé une empreinte aussi puissante sur mes sens.

Le baiser s'éternise.

*********

C'est les tambours sur la porte qui me gênent brusquement dans ma tâche, je vois mère passer la porte après ses servantes à qui elles font signe de nous laisser seules.

Mère : tu as quoi ces jours ci ?

Moi : pourquoi cette question ?

Mère : hum, je vois des choses inhabituelles chez toi.

Moi : tu te fais des idées.

Mère : humm

Je regarde mon tricot et me rend compte que je n'avais réalisé rien de bon. C'est d'une telle catastrophe que je suis obligé de jeter le regard sur la réalisation de mes sœurs.

Elles semblent toutes très concentrées.

Mère : tu prends un nouveau tissu Sanila et cette fois-ci, je veux y voir quelques chose de parfaite. Je te rappelle que tu es en train de préparer ton trousseau de mariage.

Moi : oui mère.

********

Gayel : hum ça a la tête bien loin ces jours ci.

Je soupire en posant ma tête sur son épaule. Gayel est plus qu'un ami, il est comme le frère que je n'ai jamais eu et ça depuis notre première rencontre. Bien sûr, Mère ne sait pas que je le rencontre, il vaut mieux garder ça secret.

Moi : rien c'est peut-être le mariage qui approche.

Gayel : humm

Moi : quoi ?

Gayel ne m'a jamais caché qu'il n'appréciait pas Kassim, pour lui. Il ne me mérite pas.

Bref , il me convient. Je sais depuis le début que c'était ma destinée.

Gayel : rien

Moi : tu ne veux toujours pas changer d'opinion à son sujet ?

Gayel : je préfère ne pas répondre.

Moi : c'est beaucoup mieux.

Il me fait signe qu'il est temps de continuer à faire nos entraînements. Je perds de plus en plus ma liberté avec les protocoles qui m'encombrent pour ce futur mariage.

Je dois tout apprendre maintenant, surtout que leur coutume est un peu différente de la nôtre.

Je vais aller vivre là-bas et je sais déjà que ce sera pour toujours. Puis je me rappelle de cette nuit.

Il m'a embrassé, il m'a embrassé

J'ai beau me le répéter, cela me paraît toujours aussi irréel. Surtout que je lui ai laissé une marque indélébile.

Chapitre 3 L'orage

PARTIE 3

Le souffle court, je colle mon dos contre un arbre pour me dissimuler. Je me penche légèrement pour regarder derrière le tronc ; je veux m'assurer qu'il ne m'a pas vu.

C'est la première fois que je reviens ici après presque trente lunes.

Une, deux, trois grandes inspirations... Soudain, une main se pose sur mon coude.

Je hurle de terreur.

Lui: je t'ai vu depuis le début.

Le cœur battant, je le regarde s'éloigner un peu de moi.

Lui: cela faisait longtemps.

Ce faisant, il penche la tête en arrière, et je vois enfin son visage. Je retiens mon souffle et si j'avais eu le moindre doute sur ses origines il disparaît à ce moment précis.

La beauté de l'inconnu n'est pas celle d'un homme. Les nuages avaient beau assombrir le ciel, je vois la symétrie parfaite de ses traits. Sa mâchoire est forte, ses lèvres ont une ligne sensuelle, et ses pommettes sont hautes et emplies de noblesse. On aurait pu croire que la main précise d'un artiste avait dessiné son visage sans laisser à la nature la possibilité d'y ajouter ses imperfections.

Avec des yeux sombres et perçants, des sourcils droits et noirs et la carrure d'un guerrier, l'inconnu me donne l'impression que les hommes les plus beaux de mon village ressemblent à des lépreux.

Lui : tu veux faire de ça une habitude en venant ici espérant m'y voir ?

Moi : je... je suis ici, pour... m'évader, m'oublier

Lui : qu'est-ce qui peut autant tourmenter une jeune femme ?

Moi : humm si vous saviez.

Lui : dis moi en plus, peut-être je comprendrai.

Moi : j'en doute.

Lui : dommage.

Moi : pourquoi être aussi mystérieux ?

Lui : que voudriez vous savoir à propos de ma personne?

Moi : déjà votre nom.

Lui : autre chose ?

Moi : vous faites partis des guerriers ?

Lui : on peut dire ça.

Tchipp, est-ce une réponse ça ?

Moi : êtes vous marié ?

Il semble crispé un instant avant de tourner le regard vers ma direction.

Lui : pourquoi cette question ?

Moi : juste comme ça.

Lui : non

Moi : bien.

Je ne sais pas ce que je pourrais ajouter après ça. Je ne sais même pas pourquoi j'ai posé cette question. Je suis de plus en plus perdu dans cette histoire. Au début je cherchais un moyen d'en savoir plus sur lui pour pouvoir me venger mais maintenant je ne sais plus pourquoi je suis revenu ici.

Un coup de tonnerre me fait sursauter de surprise, mais lui reste calme avant de se retourner pour me dire.

Lui: tu ferais mieux de rebrousser chemin puisqu'il va pleuvoir très bientôt.

À peine avait-il terminé qu'un tonnerre résonne de nouveau et un éclair déchire les cieux, une pluie battante tombe avec violence.

J'essaie de me réfugier sous les arbres mais il n'y a pas assez de place pour m'abriter tout entière et des gouttes froides s'abattaient sur ma peau.

Je m'aperçois avec inquiétude que la pluie risque de devenir plus dévastatrice. Je me mets automatiquement à courir sans réfléchir tellement la pluie bat fort.

Immédiatement, ma tenue fut trempée par la pluie et une branche faillit me faire tomber.

J'en perds le souffle, mais parvient à me retourner. En luttant contre le vent, je me mets à grimper, déterminée à échapper à la pluie qui fait rage.

Aveuglée par la pluie, je tends la main vers un escarpement, mais au lieu du froid de la nuit, je rencontre quelque chose de chaud, quelque chose qui se referme sur ma main avec une force extraordinaire.

Une main masculine.

J'en perds le souffle, j'ouvre plus grands les yeux et malgré la pluie aveuglante, je le vois Lui penché sur moi , il me regardait.

Mon cœur tambourine à la cadence d'un hymne de combat dans ma poitrine, et j'ai l'impression que ma peau brûle de partout. Je ne vois que ses lèvres, à la forme si élégante, à l'air si douces...

Waouh.

Il me prend dans ses bras et bondit de plusieurs mètres en arrière en me serrant bien en sécurité contre sa poitrine. Il est pressé contre moi, et c'est enivrant. Je peux sentir les effluves sensuels et la chaleur provenant de son grand corps.

Je commence à me débattre en comprenant le risque de cette proximité et lui aussi se rend compte qu'il me tient toujours dans ses bras. Il me relâche de son emprise pour me permettre de mieux respirer. Je le vois se mettre à m'examiner et je me rends compte que je suis presque nue avec ma tenue trempée et ajustée.

Lui: il faut nous en aller, quitter la forêt.

Je continue à me débattre, mais il n'en tient aucun compte et me garde serrée dans ses bras tout en marchant vers les collines qu'il voyait au loin.

Moi (d'une voix tremblante) : où m'emmenez-vous ?

Je ne suis nullement calmée malgré les efforts qu'il fait pour me rassurer.

Lui: Je vous emmène au chaud et en sécurité. Vous n'auriez pas dû sortir.

Moi: Tout ira bien si vous me lâchez.

Je le repousse une nouvelle fois et essaye de me dérober à son emprise. Il pousse un soupir et presse le pas sans tenir compte de ma faible résistance.

Moi: Je vous en prie, posez-moi par terre.

Je semble retenir son attention.

Lui: vous avez peur ?

Bien évidemment que oui, il me terrifie, il fait deux fois mon poids, bon Dieu.

Moi: euh...non

Il rit et son rire se mêle au bruit du tonnerre, je sens alors qu'il cesse de marcher pour se mettre à courir.

Il faut que je sache où il pense m'emmener.

Après quelques minutes, je comprends qu'il se dirige vers les collines qui se trouvent à l'est de mon village. Il y a une grotte à cet endroit. Peut-être espère-il s'abriter ?

Que veut-il faire de moi ?

J'ai mal au ventre et je sais que c'est autant par anxiété qu'à cause de la vitesse à laquelle il courait. Mes servantes devaient déjà s'inquiéter pour moi.

Lui: Nous y voilà, dit-il en me faisant sortir précipitamment de ma rêverie, et je vois que nous étions déjà arrivés devant la grotte. Il s'arrête et me posa par terre.

Il ne m'avait toujours pas lâchée, ses grandes mains me tiennent la taille et ma respiration s'améliore quand je me penche la tête en arrière pour croiser son regard sombre. Debout devant lui, je ne lui arrive qu'au torse.

Je suis stupéfaite de constater que je ne ressens pas uniquement de la peur. Il y a une étrange sensation qui est en train de se diffuser au plus profond de mon être, une source de chaleur qui accélère mon pouls et me fait mal aux entrailles de la plus étrange manière.

Moi: Pourquoi m'avoir amenée ici ? Que voulez-vous faire de moi ?

Je tente de garder une voix ferme tout en continuant de le repousser. Sa chair est dure sous mes mains, mais sa peau douce et chaude au toucher.

Je suis soulagée de constater qu'il m'avait relâchée et avait reculé de quelques pas.

Lui: Pour le moment, je veux que nous allions nous sécher et nous réchauffer.

Sa voix semble tendue, comme s'il souffrait. Mais avant que je ne puisse demander pourquoi, mon regard tombe sur le bas de son corps et je suis si choquée que j'en perd le souffle.

Il est en pleine érection et son énorme verge dur se dresse sur son ventre plat et musclé.

Le souffle coupé, je recule à mon tour, mais il s'était déjà détourné.

Mes genoux commencent à trembler et je recule d'instinct de peur mais est stoppée par l'écorce humide de pierre auquel je me retrouve adossée, et me retourne pour m'enfuir en courant, souhaitant m'échapper.

Je ne fais pas plus de deux pas que ses mains resserrent leur étau sur mon bras et m'obligent à me retourner.

Lui: N'ayez pas peur

Moi: Q-qu'est-ce que vous me voulez ?

Je claque des dents et ne sais pas si c'est de peur ou de froid à cause de la pluie et du vent.

Lui: Chut, tout va bien. Entrons nous réchauffer.

Et en posant un de ses bras musclés sur mon épaule, il m'attire contre lui et m'entraîne vers la grotte.

Je tente de résister, mais en vain. Je ne peux pas davantage m'opposer à sa force qu'à un raz de marée. La terreur m'a glacé, mais il me guide déjà vers l'entrée. Dès que nous sommes à l'intérieur, je réalise que nous sommes abrités du vent et de la pluie.

Il s'avance vers moi, me prend dans ses bras et s'assit par terre en me prenant sur ses genoux. Je me raidis immédiatement et le repousse, mais il continue de me maintenir en douceur, sans me menacer, en espérant sûrement que je m' apaiserai en voyant qu'il ne me voulait pas de mal.

Lui: Tout va bien, vous n'avez rien à craindre.

Il me disait cela si doucement en me caressant les cheveux alors que je me débats pour échapper à son emprise. Sentir mon derrière remuer sur ses genoux me dérange encore davantage.

Après deux, trois minutes je suis épuisée et cesse de me débattre ce qui lui permet de m'asseoir plus confortablement sur ses genoux.

Lui: Je m'appelle Hamid.

Je le fixe en haletant. J'avale ma salive, ma gorge fine se met à bouger.

Lui: Comment vous appelez-vous ?

Je me lèche les lèvres avec nervosité.

Moi : Je m'appelle Sanila.

Lui: Sanila. Bien, vous habitez près d'ici, Sanila ?

Je hoche la tête sans cesser d'être méfiante.

Moi: Mon royaume est à l'est d'ici.

Lui (se remettant à me caresser les cheveux) : D'accord, c'est ce que je pensais. Avez-vous faim ?

Je relève la tête en clignant des yeux.

Moi: Non

Je ressens maintenant de la curiosité et un soupçon d'ardeur féminine.

En réalisant que je le désire et en me laissant griser par le parfum de ce désir croissant, je me contracte. Tout à coup, l'air doux à l'intérieur de notre abri me semble brûlant, je ne sais pas avec quelle audace, je me mets à bouger les mains sur sa poitrine, j'ai posé les paumes sur lui sans plus tenter de le repousser.

De nouveau, je me lèche les lèvres, je vois ses yeux s'assombrirent et il semble alors incapable de se contrôler plus longtemps.

Il glisse la main dans mes cheveux puis baisse les yeux et nos regards se croisent. Ses pupilles sont dilatée, lentement, il penche la tête et s'empare de ma bouche en m'embrassant

Il a envie de moi, à en juger par la grosse verge en érection qui s'appuie sur mon derrière.

Je suis vierge, mais je n'ignore pas les mécanismes de la sexualité. J'ai souvent vu s'accoupler des animaux et Mère m'avait appris qu'il en allait de même chez les humains. Je savais aussi que je ne devais m'accoupler qu'avec mon mari. C'est une règle que j'ai toujours eu l'intention de suivre, sauf qu'il semble désormais difficile à faire en face de cet homme exotique et énergique qui me plait beaucoup trop.

En fait, cette idée me plait tellement que lorsqu'il baisse la tête pour m'embrasser j'oublie peur et tradition en m'abandonnant simplement à mes sensations.

Quand ses lèvres touchent les miennes, elles sont étonnamment douces, son haleine est chaude et légèrement sucrée comme s'il venait de mordre dans un fruit. Sa langue effleure le bord de mes lèvres et je les ouvre d'instinct. Il prend immédiatement le dessus, sa langue pénètre dans ma bouche et sa main serre plus fort mes cheveux si bien que la sensation que j'ai au plus profond de moi s'intensifie et se transforme en une étrange et intense pulsation. Je sens que mes seins sont gonflés et qu'ils deviennent plus sensibles, que mes tétons se dressent comme s'ils avaient été frottés et je sens quelque chose de chaud et de mouillé entre mes cuisses quand il approfond son baiser, presque comme s'il allait me dévorer avec sa langue.

Je laisse tomber ma tête en arrière et m'abandonne à la force de cette bouche, et je me mets à gémir tout en levant les mains pour agripper ses larges épaules. Quand il bouge sous moi et me serre plus fort dans ses bras, mon ardeur s'accroît. Sous mes fesses, je sens sa verge en érection, dure comme le fer, et savoir qu'il me désire autant me ravisse tout en me terrifiant.

J'ai entendu dire que la première fois fait toujours mal et je redoute de souffrir.

Et pourtant même cette inquiétude ne suffit pas à refroidir le feu que je sens sous ma peau. Tout en moi désire les caresses debHamid. Je suis consumée de désir pour lui et ne reconnait plus mon propre corps. Pour la première fois.

Avant que je ne puisse y réfléchir davantage, Hamid m'allonge sur le sol et me couche sur l'herbe encore humide.

Je parviens à dégager ma bouche de son emprise assez longtemps pour reprendre mon souffle puis il est sur moi et son grand corps m'empêche de voir la tempête qui continue à se déchaîner au-dehors. Il reprend ses baisers et je ne me préoccupe plus de rien.

Ses mains se promènent maintenant sur moi, de grandes mains vigoureuses et sans hésitation. Ses caresses sont savantes et expérimentées. Il ne m'attrape pas les seins tout de suite, à la place, Hamid me pétrit mon petit buste à travers ma robe et donne des petits poussés à mes tétons raidis tout en s'appuyant sur les coudes. En même temps, il m'ouvre les jambes du genou afin de se glisser entre elles et je sens sa cuisses s'appuyer sur mon sexe en appuyant à un endroit de telle manière que la tête me tourne. La pulsation douloureuse que je sens, s'intensifie encore, j'en perds le souffle sans cesser de l'embrasser, je lui serre les flancs tout en sentant la tension en moi devenir sans cesse plus violente.

Lui: Oui, voilà, jouis pour moi, chérie.

Sa cuisse bouge rythmiquement entre mes jambes et se frotte contre mon sexe à travers l'étoffe grossière de et la tension que j'éprouve s'intensifie encore. Je sens la chaleur de son haleine dans mon cou, je suis assourdie par les battements de mon cœur, je suis aveuglée et la vibration monte encore en moi. J'ai l'impression que je vais mourir, comme si quelque chose allait exploser en moi. Prise de panique, je crie le nom de Hamid, puis tout explose.

Toute la pression qui était montée semblait se détendre d'un seul coup en provoquant un plaisir intense venu du plus profond de mon être. Mes muscles intimes se contractent, je replie les orteils. Le souffle coupé, je relève les hanches pour continuer à ressentir ce plaisir, mais il s'éloigne déjà, me laissant étourdie et essoufflée.

Avant d'avoir le temps de comprendre ce qui se passait, Hamid se dégage, se lève et m'aide à me lever aussi. Une fois debout, je vacille sur mes jambes tremblantes, alors il m'enlève la tenue et la jette par terre. Je suis nue et pleinement consciente de faire face à ce grand homme en pleine érection...

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