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Une Nouvelle Destinée

Une Nouvelle Destinée

Auteur:: Tinkers Time
Genre: Moderne
La voix du médecin résonnait encore, simple, mais elle allait redéfinir ma vie : « Félicitations, Madame Leclerc, vous êtes enceinte. » Dans ma vie d' avant, ces mots avaient été la promesse du plus grand bonheur, avant de devenir le prélude à ma plus terrible tragédie. J' avais vu mon mari, Antoine, me regarder avec un amour que je croyais sincère, persuadée que cet enfant scellerait notre union. Quelle idiote j' étais. Je me suis retrouvée allongée dans mon lit, la lumière du soleil filtrant à travers les lourds rideaux de velours. Tout était identique, le même jour, le même piège fatal. Le souvenir de ma mort me glaçait le sang : mon ventre lourd, face à ma demi-sœur, Mireille, son visage déformé par une haine que je n' avais pas comprise. « Toi et ton bâtard, vous bloquez mon chemin », avait-elle ricané, avant qu' Antoine, mon mari, l' homme que j' avais aimé malgré tout, ne la laisse m' achever. Je suis morte, emportant mon enfant avec moi, ma trahison ancrée plus profondément que la blessure elle-même. Mais cette fois, je suis revenue. Je me suis redressée, une main protectrice sur mon ventre encore plat. Cette fois, les choses seraient différentes. Jeanne la naïve était morte. À présent, je serais le marionnettiste. Et eux, mes pantins.

Introduction

La voix du médecin résonnait encore, simple, mais elle allait redéfinir ma vie : « Félicitations, Madame Leclerc, vous êtes enceinte. »

Dans ma vie d' avant, ces mots avaient été la promesse du plus grand bonheur, avant de devenir le prélude à ma plus terrible tragédie.

J' avais vu mon mari, Antoine, me regarder avec un amour que je croyais sincère, persuadée que cet enfant scellerait notre union.

Quelle idiote j' étais.

Je me suis retrouvée allongée dans mon lit, la lumière du soleil filtrant à travers les lourds rideaux de velours. Tout était identique, le même jour, le même piège fatal.

Le souvenir de ma mort me glaçait le sang : mon ventre lourd, face à ma demi-sœur, Mireille, son visage déformé par une haine que je n' avais pas comprise.

« Toi et ton bâtard, vous bloquez mon chemin », avait-elle ricané, avant qu' Antoine, mon mari, l' homme que j' avais aimé malgré tout, ne la laisse m' achever.

Je suis morte, emportant mon enfant avec moi, ma trahison ancrée plus profondément que la blessure elle-même.

Mais cette fois, je suis revenue.

Je me suis redressée, une main protectrice sur mon ventre encore plat. Cette fois, les choses seraient différentes. Jeanne la naïve était morte. À présent, je serais le marionnettiste. Et eux, mes pantins.

Chapitre 1

La voix du médecin résonnait encore dans mes oreilles, une phrase simple mais qui a changé mon destin.

« Félicitations, Madame Leclerc, vous êtes enceinte. »

Dans ma vie antérieure, ces mots avaient été le début de mon plus grand bonheur et de ma plus terrible tragédie. J'avais regardé mon mari, Antoine, avec des yeux pleins d'amour, croyant naïvement que cet enfant scellerait notre union et nous apporterait une joie éternelle.

Quelle idiote j'étais.

Je suis revenue à moi, allongée sur le lit de ma chambre. La lumière du soleil filtrait à travers les lourds rideaux de velours, dessinant des formes dorées sur le sol en marbre. Tout était identique. La même chambre, le même lit, le même jour. Le jour où ma mort a été programmée.

Un frisson glacial m'a parcouru l'échine. Le souvenir de ma mort était encore si vif, si brutal. Je me suis revue, le ventre lourd, face à ma demi-sœur, Mireille. Son visage, habituellement si raffiné, était tordu par une haine que je n'avais jamais comprise.

« Pourquoi ? » avais-je murmuré, le sang coulant de la blessure qu'elle m'avait infligée.

Elle avait ri, un son cristallin et cruel.

« Toi et ton bâtard, vous bloquez mon chemin. »

Puis Antoine était apparu, son regard vide de toute émotion, alors qu'il la laissait m'achever. Mon mari. L'homme que j'avais épousé par devoir, pour sauver l'honneur de ma famille après que Mireille ait fui son propre mariage arrangé avec lui. L'homme que j'avais fini par aimer.

La douleur de la trahison était pire que la douleur physique. Je suis morte en emportant mon enfant avec moi, mon amour et mes espoirs réduits à néant.

Mais maintenant, j'étais de retour.

Je me suis redressée lentement, posant une main protectrice sur mon ventre encore plat. Cette fois, les choses seraient différentes. Cette fois, je ne serais plus la Jeanne naïve et aveugle. Je serais la marionnettiste, et ils seraient mes pantins.

La porte s'est ouverte doucement. C'était Antoine. Grand, beau, l'aristocrate parfait. Son visage s'est illuminé d'une joie qui, je le savais maintenant, était entièrement fausse.

« Jeanne, mon amour ! Le médecin me l'a dit ! C'est une nouvelle merveilleuse ! »

Il s'est précipité à mes côtés, a pris mes mains dans les siennes, ses yeux brillant d'ambition. Pas pour moi, pas pour notre enfant, mais pour l'héritier de la famille Leclerc. Un pion de plus dans son jeu de pouvoir à la cour.

« Un héritier, Jeanne ! Enfin ! »

J'ai forcé un sourire, un sourire doux et aimant, le même que je lui avais offert dans ma vie passée.

« Je suis si heureuse, Antoine. »

Il a embrassé mon front, son contact me donnant la nausée.

« Nous devons le célébrer ! Annoncer la nouvelle à toute la famille ! »

J'ai secoué la tête, feignant la fatigue.

« Pas tout de suite, mon cher. Je me sens un peu faible. Je voudrais juste me reposer. »

J'ai vu une ombre de déception passer dans ses yeux, mais il l'a rapidement masquée.

« Bien sûr, mon amour. Ton bien-être et celui de notre enfant passent avant tout. »

C'est là que j'ai planté la première graine.

« Antoine, » ai-je dit d'une voix douce, « pourrais-tu demander à Mireille de venir me voir ? J'aimerais qu'elle soit la première à partager notre joie. Et peut-être... pourrait-elle aller annoncer la nouvelle à sa mère pour moi ? Je sais à quel point Madame Dubois sera ravie de l'apprendre de sa propre fille. »

Dans ma vie antérieure, j'avais voulu annoncer la nouvelle moi-même à ma belle-mère, espérant gagner un peu de son affection. J'avais été accueillie avec mépris. Elle ne m'avait jamais acceptée, favorisant toujours sa précieuse Mireille.

Cette fois, je leur servais leur réunion sur un plateau d'argent. Je savais qu'Antoine était déjà charmé par l'apparence cultivée et délicate de Mireille. Et je savais que Mireille, revenue après l'échec de sa fugue amoureuse, voyait en Antoine une opportunité qu'elle avait stupidement laissée passer.

L'inaccessible est toujours plus désirable. Je vais leur donner ce qu'ils pensent vouloir. Je vais les pousser l'un vers l'autre, attiser leur désir jusqu'à ce qu'il les consume.

Antoine a semblé ravi de ma proposition.

« Quelle excellente idée, Jeanne ! Tu es si attentionnée. Je vais chercher Mireille tout de suite. »

Il est sorti, pressé de retrouver celle qui hantait déjà ses pensées.

Je suis restée seule dans la chambre, le silence soudainement lourd de mes intentions. Mon sourire doux s'est effacé, remplacé par une expression froide et déterminée.

Le jeu a commencé, Mireille. Et cette fois, la gagnante, ce sera moi.

Chapitre 2

Mireille n'a pas tardé à arriver. Elle portait une robe de soie bleu pâle qui mettait en valeur ses cheveux blonds et ses yeux clairs. Elle était l'image même de la perfection aristocratique, une perfection qu'elle cultivait avec soin.

« Jeanne, ma chère sœur, » a-t-elle dit d'une voix mielleuse. « Antoine m'a dit que tu voulais me voir. Tu as l'air pâle. Est-ce que tout va bien ? »

Sa sollicitude était aussi fausse que les perles à son cou.

J'ai gardé mon expression douce et fragile.

« Je vais bien, Mireille. En fait, je vais merveilleusement bien. Je suis enceinte. »

Son sourire s'est figé une fraction de seconde, une lueur indécelable de jalousie a traversé ses yeux avant d'être remplacée par une joie exubérante.

« Oh, Jeanne ! C'est la meilleure nouvelle que j'aie entendue ! Je suis si heureuse pour toi, pour vous deux ! »

Elle s'est approchée et m'a prise dans ses bras. Son étreinte était froide. Je me suis souvenue de ce même geste dans ma vie passée, et comment j'y avais cru. Maintenant, je sentais la menace qui émanait d'elle.

J'ai fait un pas en arrière et j'ai sonné une petite cloche à côté de mon lit. Une jeune femme de chambre est entrée rapidement. C'était Sylvie. Dans ma vie antérieure, Sylvie avait été ma femme de chambre personnelle, la nièce de la gouvernante, Madame Leclerc. Elle m'avait trahie, rapportant chacun de mes faits et gestes à Mireille en échange de quelques bijoux et de fausses promesses. Sa trahison avait grandement contribué à ma chute.

Sylvie a baissé la tête. « Madame a sonné ? »

J'ai souri. « Sylvie, je vais avoir besoin de beaucoup de repos maintenant. Et Antoine est si occupé par ses affaires... Je me disais qu'il aurait besoin de quelqu'un de confiance pour s'occuper de son bureau. Quelqu'un de discret et d'efficace. »

J'ai tourné mon regard vers Mireille, puis de nouveau vers Sylvie.

« Sylvie, tu sers cette maison depuis longtemps. Je pense que tu serais parfaite pour ce poste. Tu aideras Monsieur Leclerc, tu t'assureras qu'il ne manque de rien. Qu'en penses-tu ? »

Sylvie a levé la tête, ses yeux s'écarquillant de surprise et de cupidité. Servir directement le maître de maison ? C'était une promotion inespérée, une porte ouverte vers plus de pouvoir et d'influence au sein du personnel. J'ai vu l'ambition brûler dans son regard. Elle n'avait pas changé.

Mireille a froncé les sourcils, perplexe.

« Mais Jeanne, Sylvie est ta femme de chambre personnelle. Tu auras besoin d'elle plus que jamais maintenant. »

« Oh, je trouverai quelqu'un d'autre, » ai-je répondu nonchalamment. « La tranquillité d'Antoine est plus importante. S'il est serein, je le serai aussi. C'est mieux pour le bébé. »

C'était l'argument parfait, l'argument que personne ne pouvait contester. Le bien-être de l'héritier.

Antoine est revenu à ce moment-là.

« Alors, tu as annoncé la bonne nouvelle ? » a-t-il demandé, son regard s'attardant sur Mireille.

« Oui, » ai-je dit. « Et je prenais justement des dispositions. Je pense que Sylvie devrait travailler pour toi désormais, dans ton bureau. Pour que tu ne sois pas dérangé. »

Antoine a haussé un sourcil, surpris et un peu flatté par cette attention.

« Me prendre ta meilleure servante ? Jeanne, tu es trop bonne. »

C'était une fausse protestation, je le savais. Il aimait être entouré de jolies jeunes femmes. Sylvie était discrète et tout à fait à son goût.

« J'insiste, » ai-je dit fermement, mais avec un sourire. « C'est ma décision. Sylvie, à partir de demain, tu rapporteras directement à Monsieur Leclerc. »

« Merci, Madame ! Merci infiniment ! » a balbutié Sylvie, s'inclinant si bas que son front touchait presque le sol.

Plus tard dans la journée, la tante de Sylvie, la gouvernante Madame Leclerc, est venue me voir. Elle était une femme sévère et initialement fidèle à Mireille, car c'était la famille de Mireille qui lui avait donné sa position.

« Madame, » a-t-elle commencé, son ton habituellement austère légèrement adouci. « Je vous remercie d'avoir pensé à ma nièce. C'est un grand honneur pour elle. »

Je pouvais voir la satisfaction sur son visage. La promotion de sa nièce renforçait sa propre position dans la maison. Je lui avais offert une opportunité, créant une dette. Lentement mais sûrement, je retournais les allégeances.

« Sylvie est une jeune femme intelligente, Madame Leclerc. Je suis sûre qu'elle fera un excellent travail pour mon mari. Assurez-vous simplement qu'elle reste... concentrée sur ses tâches. »

C'était un avertissement voilé. Elle a compris.

« Bien sûr, Madame. Je veillerai personnellement à ce qu'elle ne vous déçoive pas. »

Le pion était en place. Sylvie, pensant servir ses propres ambitions, allait devenir mes yeux et mes oreilles dans le sanctuaire d'Antoine. Elle rapporterait tout, non pas à Mireille cette fois, mais indirectement à moi, via sa tante qui me serait désormais redevable.

Le soir est tombé. Antoine et Mireille sont allés ensemble annoncer la nouvelle à Madame Dubois. Je les ai regardés partir depuis ma fenêtre, un duo parfait d'hypocrisie et d'opportunisme.

Je me suis caressé le ventre.

« N'aie pas peur, mon enfant. Maman est là. Et cette fois, personne ne nous fera de mal. »

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