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Un soutien innatendu

Un soutien innatendu

Auteur:: Elli cam
Genre: Romance
Siorenzo Di Michelis, 19 ans et mannequin. Un jour, en regardant les infos, il entend l'histoire de Sharkan Tiago, 28 ans et cela le touche beaucoup pourtant, il ne devrait pas. Alors il décide d'envoyer des lettres à cet homme pour lui exprimer tout son soutien et essayer de le réconforter, lui l'emprisonné. Il écrit deux lettres par semaine et reçoit une réponse à chacune d'entre elles. Trois mois plus tard, Siorenzo et Sharkan s'écrivent toujours. Il lui reste encore un an et neuf mois à faire. Qui sait peut-être, le laisseront-ils sortir pour bonne conduite ? Siorenzo songe à intervenir pour que cela se fasse ? Le mannequin lui laisse entendre qu'il sera le bienvenu chez lui à sa sortie de prison. Seulement, voilà Sharkan a une mère malade et donc des responsabilités vis-à-vis d'elle. Entre celui qui l'a fait libérer et celui qui lui veut que du bien, il y a une grande différence. Est-ce que Sharkan se donnera une nouvelle chance dans la vie. Malheureusement, il le sait, c'est un ex-taulard. Qui voudrait d'un homme qui a fait de la prison comme petit ami. Sharkan et Siorenzo vont devoir savoir où est leur place dans la vie de l'autre mais, surtout quels sont les sentiments qu'ils ont pour leur partenaire.

Chapitre 1 Lettre n°1

« Sharkan,

Je m'appelle Siorenzo Di Michelis et j'ai 19 ans. Nous ne nous connaissons pas, mais j'ai entendu ton histoire aux médias.

Sache que je ne te juge pas sur ce que tu as fait. Tu devais certainement avoir tes raisons pour commettre cet acte et je respecte entièrement cela. À la télévision, ils disent que tu aurais essayé de voler un objet d'une très grande valeur. Si cela ne te dérange pas, j'aimerais savoir pourquoi tu as perpétré ce vol ?

Je ne suis pas quelqu'un qui juge les gens, ni leurs actes. Je suis plutôt du genre à essayer de comprendre pourquoi ils ont été poussés à le faire. Peut-être que ma lettre restera sans réponse de ta part. Je comprendrais très bien le pourquoi. Après tout, je ne suis qu'un étranger pour toi. Tu te demandes peut-être si je ne suis pas un journaliste qui fourre son nez là où il y a des histoires intéressantes car,il n'a rien à se mettre sous la dent actuellement.

Je te rassure tout de suite, je ne fais pas partie de ces personnes-là. Tu te dis peut-être que je devrais me mêler de mes affaires et tu as tort.

J'aime aider mon prochain sans attendre quelque chose en retour.

Je tiens à te dire quand même que quoique tu comptes faire de cette lettre, quelqu'un est là pour toi. Je veux juste te soutenir car, je sais que cela doit dur d'être entre ces quatre murs de cette prison tous les jours.

PS : Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu sais maintenant que tu peux compter sur moi. Demande-moi tout ce que tu veux dans la limite du possible et je te le donnerais.

Siorenzo »

Le lendemain, avant de partir travailler, j'ai été posté ma lettre à la poste. Je ne m'attendais pas à avoir une réponse de sa part. Comme je l'ai dit dans ma lettre, je comprendrais qu'il ne veuille pas se justifier envers un inconnu.

Chapitre 2 Lettre n°1 : Réponse

Cela faisait déjà trois mois que j'étais dans une cellule de deux mètres carrés à me poser cette sacrée fichue question quand tout à coup, mon nom et prénom sont cités par un gardien.

- Sharkan Tiago, tu as reçu du courrier. J'espère que tu connais la procédure ? Tout courrier pour les détenus doit être vérifié avant de le donner.

- Oui, je connais la procédure.

Le gardien me tend une enveloppe et je m'empresse de la prendre. Je me demande qui aurait bien pu m'écrire. Et depuis que je suis enfermé dans ce trou à rat je n'en ai jamais eu. Assis sur ce qui ressemble à un matelas, je retire la lettre de son enveloppe et je commence à parcourir son contenu. Après avoir terminé de lire ce qu'elle contenait, la première pensée qui me vient à l'esprit, c'est que je déteste me justifier.

Surtout auprès des inconnus. Mais, ce garçon m'inspire confiance sans même l'avoir vu ni même le connaître. Alors, sans perdre une minute de plus, je vais m'installer derrière le bureau et je m'empare d'une feuille et d'un stylo.

« Siorenzo,

Moi, je m'appelle Sharkan comme tu as pu l'entendre aux informations. J'ai 28 ans. Que puis-je te dire sur moi ? J'espère que tu ne me jugeras pas sur tout ce que je m'apprête à te dire.

Par où commencer ?

Je n'ai pas d'emploi, ma mère est gravement malade. Je suis au chômage et le traitement dont a besoin ma mère coûte excessivement cher. À ça plus le loyer, les charges et les courses dont on a besoin pour le mois, je n'avais plus rien sur mon compte. Je ne compte plus le nombre de fois où nous nous sommes retrouvés sans un sou à partir du 20 de chaque mois. Je voulais à tout prix nous sortir de cette galère.

Alors un soir, j'ai décidé d'aller cambrioler une maison voisine. En la fouillant, j'ai repéré un objet en or et sur le moment, je me suis dit que cela pourrait nous aider à acheter le traitement de ma mère et d'acheter de quoi manger jusqu'à la fin du mois. Je n'ai jamais pensé que cet objet avait énormément de valeur. Je m'étais lourdement trompé vu la baraque où je me trouvais. Il y avait une sacrée alarme aussi ! À réveiller tous les morts ! Les propriétaires de la maison sont arrivés immédiatement. Le mec a pointé un fusil sur moi pendant que sa femme contactait la police. J'ai été emmené au poste où ils sont pris ma déposition. Ensuite, ils m'ont placé en garde à vue. Une semaine plus tard, je suis passé devant un juge et la sentence est tombée. J'ai écopé de deux ans de prison prenant effet immédiatement. Je n'ai même pas eu le temps de prévenir ma mère que les policiers m'emmenaient déjà pour ma future demeure dans laquelle je passerai deux ans.

Maintenant, ma mère se retrouve seule et je ne sais même pas comment elle va faire pour se soigner. Je suis vraiment désolé, je ne sais même pas pourquoi je te raconte tout ça. Après tout, tu as ta vie à vivre et tu t'en contrefiches de ce qui peut m'arriver.

Seulement voilà, j'avais besoin de parler à quelqu'un de mes malheurs. J'imagine que maintenant tu ne m'enverras plus jamais de lettre vu que tu connais toute l'histoire.

Je ne suis qu'un moins que rien. Je ne mérite pas ton soutien et encore moins l'attention d'un jeune homme comme toi qui a toute la vie devant lui.

Tu ne devrais pas perdre ton temps à parler avec une personne ne comme moi. Je ne suis qu'un déchet de l'humanité.

PS : sache que je tiens à te remercier pour ta lettre. Cela m'a fait beaucoup de bien de parler à quelqu'un. Tu as l'air d'être un gars bien. Je te souhaite beaucoup de bonheurs dans ta vie.

Au revoir, Siorenzo.

Sharkan. »

Après avoir relu la lettre, je l'ai glissée dans une enveloppe que je ne ferme pas afin que son contenu soit analysé par le directeur de la prison. Il jugera si oui ou non elle peut être envoyée.

Chapitre 3 Lettre n°2

Après une journée bien chargée, je rentre enfin du travail. Je suis épuisé. Entre les castings photos pour lesquels j'ai posé habiller, en torse nu et une fois en boxer. Pendant les poses, je ne pouvais pas m'arrêter de penser à Sharkan. Je me demandais s'il allait répondre à la lettre que je lui ai écrite.

Cela faisait maintenant une semaine que je lui avais envoyé cette lettre et jusqu'à présent, je n'ai reçu aucune réponse.

En ouvrant la porte de mon bâtiment, comme à mon habitude je vérifie si je n'ai pas eu de courrier. En parcourant mes lettres, une seule attire toute mon attention. C'est une enveloppe qui venait de la prison. Mon cœur se mit à battre la chamade. Je ne pris même pas la peine d'attendre l'ascenseur qui va mettre des plombes à arriver. Je montai directement les escaliers quatre à quatre.

Arrivé dans mon appartement, je balance ma mallette sur la table et je vais m'installer dans mon divan.

J'ouvre le pli et je lis son contenu. En lisant, j'ai les larmes qui coulent sur mes joues. Je ne peux pas les retenir. Son histoire me touche encore plus maintenant que je connais l'entière vérité. Je ne réfléchis même pas je prends une feuille et un stylo sur ma table de salon et je me mets à répondre à sa lettre.

« Sharkan,

Eh oui ! C'est moi, comme tu peux le voir je réponds à ta lettre. Non ! Je n'allais pas t'abandonner. Je tiens à te dire tout d'abord que je ne suis pas un lâche et que je n'ai qu'une parole. Je suis vraiment désolé pour ta maman et ton histoire. Je veux à tout prix que tu arrêtes de penser que tu es une merde, que tu n'as pas le droit d'obtenir mon attention ! Tu la mérites amplement et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour t'aider.

Tout d'abord, je souhaiterais pouvoir contribuer au bien-être de ta maman. J'aimerais lui payer son traitement. Ne t'inquiète pas, je le fais de bon cœur et je ne te demanderais jamais de me rembourser.

Pour cela, il faudrait son adresse. Ainsi, je pourrais lui rendre visite et lui dire que je suis un de tes amis. Deuxièmement, lorsque tu sortiras de prison et crois-moi tu sortiras plus vite que prévu tu peux me croire sur parole. Ton affaire, j'en fais mon affaire à partir de maintenant. Pour en revenir à ce que j'allais te dire, lorsque tu sortiras de prison tu auras un travail pour lequel tu seras bien payé ainsi, tu n'auras plus de soucis d'argent.

Je ne veux aucun remerciement. Enfin peut-être un seul. À partir du moment où tu travailleras, je ne veux plus que tu ailles voler.

Au fait, sache que lorsque tu sortiras de prison, si tu veux voir un ami, je serais là.

PS: J'attends une réponse de ta part. N'oublie pas de me donner l'adresse de ta mère. Voici mon adresse : Rue Vandervelde 65 Mons.

Siorenzo. »

Après avoir relu ma lettre, je la mets dans une enveloppe que j'irais poster demain en allant au travail. Boulot que je ne vais plus tarder à quitter.

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