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Un moment d'aveuglement

Un moment d'aveuglement

Auteur:: promotion
Genre: Romance
Retrouver son premier amour près de trente plus tard réserve parfois bien des surprises. La narratrice ne va pas tarder à le découvrir. À ses dépens. L'amour, le temps qui grignote, l'âge qui gagne, les certitudes qui s'effondrent, les illusions qui s'envolent, cette histoire explore le chemin et les remises en question de ce personnage. Un évènement tragique lui permettra de prendre conscience de son aveuglement... * Ce roman retrace la quête existentielle d'une femme de cinquante ans qui affronte des épreuves difficiles, s'effondre parfois mais finit toujours par se relever. L'auteure Mère, compagne, amoureuse des chats et adepte de vélo, Anarita River est agrégée d'anglais en exercice dans un lycée parisien. Lectrice assidue passionnée de littérature, de théâtre et de cinéma, elle est très investie dans son métier et dans la réussite de ses élèves. Passionnée par l'enseignement et la transmission du savoir, Un moment d'aveuglement est sa première oeuvre littéraire personnelle. Illustration: TonK

Chapitre 1 No.1

Deuxième partie

« 'But love is blind, and lovers cannot see. »

William Shakespeare

Le Marchand de Venise, Acte II, sc 6. (1596-97)

« Tu sais pour se mettre à aimer quelqu'un, c'est une entreprise. Il faut avoir une énergie, une générosité, un aveuglement... »

Jean-Paul Sartre

La Nausée, (Gallimard. 1938)

« Ce qui nous crève les yeux nous rend aveugles. »

Miss Tic.

Nous avons rendez-vous à l'Amour Fou. À deux pas du métro Saint-Paul.

Il neige.

Tu es le premier amour.

Trente-sept ans sans t'avoir pour ainsi dire jamais revu.

Trente-sept ans.

D'absence et d'attente.

D'attente

Tu viens d'appeler à deux reprises pour t'assurer de ma venue.

J'ai hésité à te rejoindre.

Il neige.

J'ai hésité.

Tu as dit que tu m'embrassais.

Déjà.

Je t'embrasse déjà.

Tu as dit je suis ému.

Ému par toi.

Tu as dit j'ai changé. Peut-être, je suis moins dur qu'avant. Peut-être.

Voilà ce que tu as dit.

Il neige.

J'ai hésité à te rejoindre, vendredi d'hiver, milieu d'après- midi, courses à finir, copies à finir, tâches diverses à finir.Pareil. Toujours pareil, pareil, pareil. Depuis des années. Pareil. Appréhension confuse. Poids du passé. Souvenirs en rafales. Angoisse chevillée au corps, au cœur, partout, à l'intérieur. Au cœur. À l'intérieur.

Peur diffuse.

- Peur de moi ? Tu n'as tout de même pas peur de moi !

J'ai changé

Ta voix s'inquiète au téléphone.

- De quoi as-tu peur ? Tu viendras quand même ? Tu ne te méfies quand même pas !

Bien sûr, je viendrai. Je viendrai.

La neige tombe en dentelle. Les contours de la place s'estompent. Seule la musique du manège perce, berce le brouillard. Guide mes pas. Mon manteau est lourd. Lourdes, mes bottes. Lourdes. J'avance. Mais lentement. Mais vers toi. Vers toi.Je te retrouve. Enfin.Je n'ai cessé de t'attendre.

Oui, tout ce temps passé à t'attendre.

Je te reconnais aussitôt.

Arrêt sur image.

À cinquante mètres de toi, guère plus. Tu ne me vois pas. Pas encore.

Tune me vois pas.

Je m'approche.

Même silhouette adolescente. Même façon de te tenir. De scruter la rue. Je t'aperçois, tu guettes, me guettes, corps un peu tendu, un peu penché en avant. Maladroit. Comme avant lorsque nous avions rendez-vous. Avant.Et que j'arrivais en retard. (J'étais souvent en retard alors.Tu craignais toujours que je ne vienne pas.) Temps encore de faire demi-tour. De prétendre que je ne suis jamais venue. De te prévenir. Rapidement. Mais rapidement. De t'éviter. De tout éviter

J'observe mon reflet dans le miroir d'une vitrine. Maquillage dilué par le froid. Visage rougi. Cheveux collés par la neige. Corps engoncé dans un manteau trop lourd. Tu as quitté une jeune fille et rappelé une femme de cinquante. Vrais clichés : poids des ans, marques du temps, visage creusé, corps avachi...Vas-tu me reconnaître ? Je me tapote la figure, me mords les lèvres, replace une mèche derrière l'oreille. Respire. Je prends le temps de me rassembler. Respire.

Tu regardes dans l'autre direction.

Tout peut encore basculer.

Dans deux jours, c'est Noël. La foule se presse rue Saint-Antoine.La neige poudre le trottoir. L'obscurité descend vaillante en dépit des guirlandes illuminées, des étoiles argentées et des enseignes lumineuses. Je me résous enfin. Je glisse. Au ralenti. Et c'est vers toi.Vers toi.Des années à attendre. Je devrais être joyeuse. J'ai peur.

Tu n'as tout de même pas peur de moi ?

Les passants se dissolvent autour de nous. Le trottoir se vide. Comme en rêve. Nous voilà seuls.

Seuls ?

Fondu enchaîné.

Zoom avant.

Un pas.

Un autre encore.

Et puis un autre.

Je pourrais rebrousser chemin.

Tout peut basculer.

À l'instant, je pourrais partir.

Sans épiphanie.

C'est aujourd'hui.

C'est hier.

Les bruits s'estompent.

Je retarde nos retrouvailles

Je vais t'abandonner tout de suite, sur ce bord de trottoirTirer un trait définitif. Garder cette image de toi à m'attendre transi sous la neige. Ne plus jamais te revoir, ne plus souffrir. Ne pas m'encombrer de ta présence sous le porche d'un café. Te laisser à ta vieRetourner à la mienne. Fuir. Dès maintenant. Il est encore temps. Tu ne me vois pas.

La neige tombe plus dru.

Le froid se déploie.

Trop tard !

Tu te retournes.

Et nous voilà soudain face à face. Empêtrés de nous-mêmes. Confus. Étonnés. Nous nous embrassons sur la joue comme deux vieux copains. Silence. Tu as conservé la même allure juvénile à plus de cinquante ans. Et je me sens si âgée soudain, si lasse, si encombrée de moi-même.

Je te retrouve, pareil. Pareil. Seize. Dix-sept ans. Dix-huit. Émotions, réminiscences, reviviscence, sentiments. Rien n'a changé comme si ces presque quarante ans d'éloignement s'étaient figés, comme si rien n'était advenu entretemps, télescopage des heures, des années, de nos vies distinctes. Nous sommes autres à l'identique de notre première rencontre. Je suis en territoire connu. Avec toi, je suis en territoire connu. Certaine que rien ne peut m'arriver et que tout, tout peut recommencer. La force de l'évidence est telle. Comme dans les vraies amitiés ou les amours véritables, ou les deux à la fois, nous reprenons là où nous nous sommes arrêtés, un jour, un mois, un siècle plus tôt. Pérennité des visages, des mots, des gestes, l'âge importe peu, le temps n'a aucune prise. Car nous avons été l'un pour l'autre l'alchimiste et l'or, la terre et le sel, le vase et l'eau, le verre et le vin, le contenant et le contenu, nous avons été cela l'un pour l'autre, deux et uniques, ensemble et séparés, liés et défaits, errants et incarnés et tout cela et bien plus. Nous avons été cela. Tu le sais. Tu le sais.

Ton premier mot résonne comme un regret :

- Blonde !

Je tente de me justifier.

- Oui, c'est plus doux au visage, tu ne trouves pas ? À mon âge, le brun durcit les traits.

Je me cherche des circonstances atténuantes.

Déjà ?

Déjà.

Chapitre 2 No.2

Je ne suis plus la fille aimée aux longs cheveux châtains. Mais tu souris, me prends par le bras et m'entraînes dans le charivari de la rue.

C'est bon de te retrouver.

- Non, ici cet endroit, ça ne va pas aller. Je ne verrai rien. Mes yeux ne s'arrangent pas, tu sais. On va trouver un endroit mieux éclairé. Je vais bientôt devenir aveugle. La maladie gagne. Mais comment ai-je pu te plaire autrefois avec mes loupes sur le visage ? Je me le demande encore aujourd'hui.

J'ai choisi ce café où j'aime me réfugier seule, chaleur, intimité, lumière douce, fauteuils profonds comme dans un cocon. Sentiment d'avoir toutfaux.

- Aveugle ? Non, pas à ton âge. Pas déjà. Tu t'inquiètes trop.

Je me veux rassurante. Ne le suis pas. Je le sais depuis que je te connais : dégénérescence maculaire d'origine génétique. Mais à seize ans, en dépit de tes visites fréquentes chez l'ophtalmo, de l'angoisse de tes parents, nous ne nous en préoccupions pas. Nous avions l'avenir devant nous. Nous étions immortels.

Immortels.

Nous vieillissons.

Nous avons vieilli l'un sans l'autre.

Envie de te rassurer, de te garder dans mes bras. Sans perdre de temps en paroles vaines. Je me sens gauche. Empêchée par les mots que je n'ose prononcer, les gestes que je n'ose accomplir. Nous observons les convenances. Tu me tires au milieu du passage piétonnier. Tu me guides. Je frémis. Je reconnais ton odeur adolescente qui effleure sous l'eau de toilette. Je reconnais le son si particulier de ta voix. Je reconnais ta beauté de jeune homme, intacte, mais plus grave, plus sombre, mystérieuse. Il me faut quelques secondes pour tout étreindre à nouveau de toi. Rien n'a changé.

Plan fixe.

Arrêt sur image.

Rien n'a changé.

Nous remontons vers l'Hôtel de Ville. Tu as lâché mon bras. Paris neige. Je glisse mes pas dans tes pas. Paris sous la neige. Tu marches vite. Concentré. En silence. Un peu décalé, un peu en avant, je note ce détail, ce déséquilibre à peine perceptible à qui ne t'observe avec attention. Hâte de m'asseoir. De te regarder. J'attends ce moment depuis si longtemps. Tu désignes un café bondé, tables collées les unes aux autres, comptoir grouillant. Impossible de se parler sans hurler. Impossible de s'entendre. Impossible de se retrouver. Je ne comprends pas ton choix. Ne dis mot. Consens. Nous peinons à nous frayer un passage jusqu'à une place libre entre la cuisine et la porte des toilettes. Dissonance. Brouhaha des conversations. Je me tasse contre le mur, mes jambes effleurent les tiennes. Comment allons-nous nous accorder l'un à l'autre, serrés entre un couple de Japonais, plan de Paris déployé sur la table, et deux adolescentes à la voix suraiguë, immergées dans leurs problèmes de fringues et de mecs ? Je t'en veux de ce bruit qui m'isole de toi. Je t'en veuxDéjà. De ce lieu hostile à nos retrouvailles. De ton peu de discernement. De ton manque de délicatesse. La fin s'inscrit dans le commencement.Nous nous taisons. Nos genoux se frôlent. Mains moites, gorge sèche, nouée par une pelote de laine. Tu me regardes. Me traverses, me scrutes avec indécence et curiosité, essaies de lire en moi. J'observe tes lèvres de dévoreur, celle du bas, charnue, ourlée, carnassière, l'autre fine comme une lame, tes yeux très noirs, tes fossettes et ton sourire à réveiller les morts. Séduction intacte. Mais plus dense, enveloppante, prédatrice, qui ne laisse aucun choix, aucune marge de manœuvre à qui la subit. Et échappe à des années de survie, de fuite en avant, d'errance, dans cette salle qui pue le graillon, la crasse, la sueur et l'obscurité.

Tu me regardes.

Contiens tes larmes.

Tentes de te justifier :

- Je suis devenu plus émotif.

En as-tu honte ?

Tu grimaces.

Les souvenirs se superposent. J'hésite. Où reprendre ? J'ai conscience de nos cicatrices, de nos vies ailleurs, de la distance entre nous.

- Je suis bouleversée de te retrouver. J'ai l'impression de t'avoir quitté hier. Tu n'as pas changé. J'ai eu de tes nouvelles par Gilles. Mais même lui, j'avais choisi de ne plus le voir, il était trop proche de toi, trop lié à notre jeunesse. Nous avons tant partagé tous les trois ! Sais-tu qu'il est parti étudier à l'étranger ? Il a eu besoinCe n'est plus pareil sans toiElles passent, elles passent, un défilé,il est incapable de rester seul. Il lui en faut sans cesse une nouvelle. C'était facile, tu étais radioactif, elles te tombaient dans les bras l'une après l'autre comme des guêpes dans un pot de miel. Et quand elles s'attachaient trop, tu ne les supportais plus, tu les jetais sans scrupules. Il ne te comprenait pas, à ta place, il ne serait jamais parti, il était un peu amoureux de moi et voyait bien la chance folle que nous avions eue de nous être trouvés si vite, la terre entière nous appartenait, nous nous aimions, ça crevait les yeux, il en avait apprécié certaines, ignoré d'autres, sans jamais se rapprocher d'aucune. Nous étions si liés tous les trois.

Chapitre 3 No.3

Je te prends la main.

Silence.

Silence au milieu du vacarme. Les sons se dissolvent dans l'air vicié de la salle. Silence.Ma main dans la tienne. Caresse. Effleurement. À peine. Signe de reconnaissance. Je suis là. Silence. Le reste ne compte plus. La vie n'aura plus à nous jouer de tours. Ta voix, chuchotement, incantation. Confidence à peine audible, rapide et inattendue. Urgente.

- Autant te le dire dès maintenant, j'ai des problèmes sexuels.

Ainsi tu amorces la conversation. Aucun mot concernant l'ami. Aucun mot, non plus, me concernant. Nous n'avons encore parlé de rien. Pourtant, tu insistes.

- Je voudrais quitter ma femme mais c'est difficile, elle ne travaille pas. Enfin, elle est docteur en histoire, médiéviste, elle écrit des essais archi pointus mais qui ne rapportent rien, à part la vente de quelques bouquins pour spécialistes ; alors, j'assume. Tout. Je n'ai pas le choix. Je serais ravi qu'elle se trouve un riche amant. Ça réglerait la question. (Sourire en coin.)Mais elle m'aime. Je ne suis pourtant pas un cadeau, on ne baise plus depuis des années, j'ai des maîtresses, enfin, je ne peux pas t'en dire plus. C'est compliqué.

Compliqué ?

Avec toi, la fin s'inscrit dans le commencement.

La conversation me déroute. N'avons-nous rien d'autre à nous dire ?

- Avec toi, j'aurais gravi des montagnes.

- J'ai dévalé des murs de rocailles quand je t'ai quittée.

Tu me détailles, observes mon alliance d'un air critique.

(Pierre s'immisce entre nous.)

Tu me mènes où je ne souhaite pas me rendre.

Jaloux.

Jaloux ?

Si longtemps après. Nous avons l'un et l'autre « fait nos vies », drôle d'expression ! Mais de quoi ? D'argile, de bois ou de paille ? Prêtes à être soufflées d'un coup par le Grand Méchant Loup. De facilité ? De compromis et de compromissions ? D'abdication ? De renoncement ? Quand il faudrait ne renoncer à rien. La queue du Mickey saisie par hasard au moment où le manège ralentit. Et au bout du compte, quelle consolation, quels dénis, quels regrets emporterons-nous avant de plier bagage ?

- Alors, mariée ? Apparemment, tu t'en sors mieux que moi !

Gelée, transie malgré l'atmosphère étouffante, les odeurs de bouffe chaudes et grasses et celles de transpiration et de parfum à deux balles. Je commande un chocolat chaud, toi, un Perrier menthe.

- Oui, avec Pierre, ça fait plus de vingt-trois ans. Vingt-trois ans de hauts et de bas, de grandes joies et de coups de blues, mais j'ai besoin de calme et de certitude.

Qui cherches-tu à convaincre avec ton langage mesuré, tatatitatitata et tes airs de quinqua rangée et tatatitatitata ? Ta seule envie, lui sauter dessus !

- Tu as toujours eu besoin d'être rassurée. Et je n'étais certainement pas le candidat idéal. Il a de la chance d'avoir réussi à te garder aussi longtemps ! Il t'a quand même eue plus de vingt-trois ans !

Que penser de ces informations en vrac, bribes de vie jetées en pâture, fragments de joies et de chagrins mêlés aux remous du café, éclats de temps perdus dans l'anonymat de la foule ?Tes paroles ont du mal à briser l'espérance où je me réfugie quelques minutes encore. J'ai apporté des photos de mes enfants, bien sûr, mais hésite. Peur de t'ennuyer. D'aller trop vite. Trop tôt. Je t'en montre une : Tom en bateau avec l'un de ses amis, éclaboussé d'écume et de soleil, saisi à cet instant de la jeunesse où tout est possible, où l'horizon s'étend à l'infini. Ils sortent de l'océan, des gouttelettes brillent sur leurs épaules dorées, milliers de fins cristaux liquides, jeunes dieux émergeant des flots happés par la lumière. Dans une seconde, l'image va changer, ils plongeront ou iront s'allonger à l'avant du bateau. L'ombre s'étendra peu à peu. L'instant sera passé. Mais sur la photo, ils restent figés, glorieux, dans le rayonnement de la pose.

Je te laisse deviner lequel est Tom.

Toi, sans hésitation :

- Celui de gauche. Il te ressemble tellement, surtout le bandeau des yeux. Il est beau mais devrait se muscler, il paraît gracile. Il serait mieux plus étoffé.

Premier coup de patte, mine de rien. Mine de rien. Dénigrement en demi-teinte. La mère vacille légèrement touchée, inconsciente qu'à ce moment même le processus vient de s'enclencher.

La fin s'inscrit dans le commencement.

- Nous avons deux fils. Victor est marié, père de deux petits garçons et vit en Israël. Je suis grand-mère ! Et le deuxième, c'est Tom, dix-huit ans. Il fait des études d'art à l'étranger. Désir de s'éloigner du nid, je suppose. Moi, j'ai fini par passer l'agrégation, tu m'y poussais, nous venions d'avoir le bac. Tu disais que j'étais douée et je ne te croyais pas, tu m'embêtais avec tes ambitions pour moi. J'avais l'impression d'entendre mon père. Ma seule idée, c'était de vivre, de profiter de ma jeunesse. J'étais programmée pour les études mais je n'en avais pas envie ; je rêvais de théâtre. Et bien sûr, ça faisait peur à mes parents, cette respiration revendiquée, une fille d'énarque, saltimbanque, inconcevable ! Inconcevable !!! Bref, je suis rentrée dans le rang. Et l'ai toujours regretté. Ah, si on pouvait revenir en arrière ! Rembobiner le film. J'ai fait tout ce qu'ils attendaient de moi. J'ai-tout-fait.Pas eu le courage de tout envoyer promener. Je suis prof de littérature comparée à la fac alors le théâtre, aujourd'hui, quelle tristesse, je le dissèque au lieu de le jouer !

Arrêt sur image.

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