Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Mafia > Un mafieux sous le charme de l'ange de la police
Un mafieux sous le charme de l'ange de la police

Un mafieux sous le charme de l'ange de la police

Auteur:: Papillon
Genre: Mafia
"Pas à l'hôpital, svp" lui dit l'homme blessé qu'elle venait sauver sur le trottoir. Sofia rentrait d'une mission ce soir, une mission qui avait mal tourné parce la police n'avait pas mis la main sur les deux grands dirigeants de la mafia du pays. Marco était sa cible, le chef de la mafia qu'elle devait infiltrer et l'homme qu'elle avait sauvé cette nuit-là s'appelait aussi Marco. Très rapidement, il est devenu son ange gardien, les sentiments sont apparus et ont grandi. Mais le dilemme c'est vont-ils s'aimer librement alors qu'il est mafieux et elle agent de police ?

Chapitre 1 1. La nuit du fantôme

PALERME, COMMISSARIAT CENTRAL 2 ANS PLUS TOT.

Sofia Ricci pousse la porte du commissariat central de Palerme, son regard balayant la salle d'attente bondée de monde. Elle ignore les regards curieux des policiers et des civils, son visage déterminé et élégant. Ses cheveux noirs sont parfaitement coiffés, et son tailleur gris anthracite lui donne une allure professionnelle.

Elle se dirige vers l'accueil, son sac à main balançant à son bras.

« Bonjour, je suis Sofia Ricci, j'ai rendez-vous avec le capitaine Bianchi. »

Ce dernier la regarde avec une pointe de curiosité, mais se contente de hocher la tête.

« Oui, mademoiselle Ricci. Le capitaine vous attend. Troisième étage, aile Ouest. »

Sofia hoche la tête et se dirige vers l'ascenseur, son pas décidé et assuré. Une fois au troisième étage, elle est accueillie par Maria Grazia, qui lui indique que le capitaine l'attend.

Sofia prend une profonde inspiration, puis entre dans le bureau. Elle est prise de surprise en voyant Pablo.

« Congés interrompus ? » lui demande Pablo.

Congés interrompus ? Elle ne comprend pas. Ça ne fait que trois jours qu'elle est partie et ça devient d'ailleurs intriguant.

Baladant les yeux sur le bureau du capitaine, elle remarque son ordinateur portable avec accès SICOP, le téléphone sécurisé mais ces choses, elle les connait déjà. Son attention est attirée par quelque chose, « dossier confidentiel de Marco Alessandro Conti ». Elle lève les yeux vers le capitaine Bianchi.

« Bonjour Sofia, je ne vais pas oser vous demander comment était vos congés... »

« Extrait de congés capitaine, » rectifie-t-elle.

Il comprend qu'elle a tout à fait le droit d'être dans cet état. Le capitaine l'invite à s'asseoir et pousse le dossier dans sa direction.

« Marco Alessandre Conti, le parrain de l'une des mafias les plus en vogue et la plus dangereuse au monde et surtout en Italie. Nos prédécesseurs n'ont jamais réussi à coincer son père, ce dernier a passé le flambeau à son fils à sa mort et le cycle se poursuit depuis et bien plus dangereusement car, si Lorenzo Conti était diabolique, son fils est venu tout droit des enfers.

« A-t-il des cornes ? » Demande innocemment Sofia.

« J'imagine qu'il doit avoir une gueule d'ange, » répond Pablo.

Sofia ouvre le dossier mais ne trouve pas vraiment ce qui pourrait aider la police et surtout la raison de sa présence.

« Après réflexion, le meilleur moyen de le coincer serait d'infiltrer son réseau. »

« Bonne idée. Et vous avez pensé à qui ? »

Le capitaine la fixe d'un air coupable et elle hoche négativement la tête. Elle n'arrive pas à croire ce qu'elle en déduit.

« Non ! » crie-t-elle.

Le capitaine contourne son bureau et se met face à elle en la tenant par les épaules.

« Sofia écoute, tu es notre meilleur élément, ton travail acharné et ta discrétion définissent qui tu es. Sauve l'état de la mafia qui domine le gouvernement depuis des décennies. Tu peux le faire. »

Elle détourne les yeux pour ne pas être prise par les sentiments. Elle respire un bon coup et reprend le dossier.

« Pour l'Etat d'Italie, je le ferai. »

Le capitaine retourne à sa place.

« Je dois tout savoir de lui. » exige-t-elle.

« Tout est dans le dossier Sofia. »

Un-mètre-quatre-vingt-douze, âge estimé à trente-deux ans, aucun portrait dans le dossier.

« Ces informations sont très insuffisantes, » leur fait-elle remarquer.

« C'est tout ce que nous avons malheureusement. Marco a grandi à l'étranger, il s'est formé dans une autre mafia, appartenant toujours à leur famille mais qui s'est développée ailleurs. On le dénomme le Fantôme et plus encore maintenant, » lui explique Pablo.

« Fantôme ? » Demande Sofia Stupéfaite.

« Oui, » répond le capitaine. « Lors d'une confrontation avec un camps adverse, plusieurs disciples de la mafia ont perdu la vie et certains corps n'ont pas pu être identifiés. Certains ont supposé que Marco serait mort mais sans preuve concrète la police ne pourrait conclure quoi que ce soit. »

En plus de chercher une personne dont elle n'avait presqu'aucune information la concernant, elle devait aussi chercher un fantôme.

SALLE DE REUNION DE LA FAMILLE RUSSO, PALERME 3H AVANT L'ATTAQUE.

Donato Russo, un homme d'une soixantaine d'années avec un visage dur et des yeux froids, présidait la réunion. Autour de la table, Giovanni Marini, Catarina Russo, Vito Santoro et Leonardo Rizzo attendaient ses instructions.

« Nous allons frapper les Conti là où ça fait mal, » déclare Donato, sa voix grave et menaçante. « Nous allons attaquer leur villa, les prendre par surprise et les éliminer un par un. »

Giovanni hoche la tête en disant, « il faut être prudent, Donato. Les Conti ont des gardes du corps et des systèmes de sécurité de haute technologie. »

Donato esquisse un sourire cruel.

« C'est pourquoi nous allons utiliser Vito et ses hommes. Ils sont les meilleurs pour ce genre de travail. »

Vito Santoro se penche en avant, son visage déterminé.

« Je vais prendre une équipe de de six hommes. Nous allons les surprendre. »

« Et moi qu'est-ce que je fais ? Je veux être là pour voir la tête de Marco Conti quand il réalisera ce qui se passe, » dit Catarina.

Donato secoue la tête.

« Non tu ne vas pas y aller. Tu vas rester ici et surveiller les opérations. Nous ne pouvons pas risquer de te perdre. »

« Et elle, pourquoi elle y va ? » Demande Catarina en pointant Giulia du doigt.

« Parce que c'est ma partenaire. »

Catarina fronce les sourcils, mais elle sait que son père a raison.

Leonardo Rizzo se penche en avant.

« Il faut aussi penser à la police. Nous devons être Sûrs de pouvoir les tenir à distance jusqu'à ce que nous ayons fini. »

COMISSARIAT CENTRAL DE PALERME, 2H AVANT L'ATTAQUE.

Le capitaine Bianchi et son équipe sont réunis autour d'une table, étudiant les informations fournies par leur informatrice. Cette dernière leur a parlé de l'attaque que prépare les Russo.

« Le véritable problème est que nous ne connaissons pas où se trouve la villa des Conti, » déclara le capitaine.

L'inspectrice Maria Grazia fronce les sourcils.

« Comment ça on ne sait pas ? La Rose n'a pas donné d'adresse ? Elle travaille sur ce dossier depuis deux ans. Elle était censée infiltrer leur réseau. »

L'équipe de police se regarde perplexe.

« Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? » Demande l'un d'eux.

« Nous allons devoir être prêts à intervenir à tout moment. Nous ne savons pas à quelle heure exactement ils vont frapper. »

VILLA DES CONTI 23H45

Après que les Russo aient envahi la villa des Conti, il y a eu des échanges de tirs violents avant que les hommes du capitaine Bianchi n'envahissent la villa à leur tour, arrêtant les membres des deux mafias. Vito Santoro est menotté et emmené par la police, un sourire de défaite sur le visage.

« C'est fini, » dit le capitaine en se dirigeant vers l'inspectrice Grazia, qui est train de sécuriser la scène. « Nous avons arrêté les Russo et les Conti sont... » Il s'interrompt, regardant autour de lui.

« Où est Marco Conti ? »

Maria fronce les sourcils.

« Je ne sais pas, capitaine. Je pensais qu'il était avec vous. »

Le capitaine secoue la tête.

« Je ne l'ai pas vu. Il a dû... » Il s'interrompt à nouveau, comprenant que Marco Conti a probablement disparu ou qu'il n'a jamais été dans cette villa.

PALERME, 2H APRES L'ATTAQUE.

Sofia se sépare de ses collègues policiers, qui sont en train de chercher les indices dans la villa.

Elle monte dans sa voiture, garée un peu plus loin, et démarre le moteur. Elle est fatiguée, mais elle sait qu'elle doit encore travailler dessus.

Elle roule en silence, perdue dans ses pensées, lorsqu'elle voit une silhouette sur le bord de la route, à environ deux-cent mètre de la villa des Conti. Elle ralentit, intriguée, et voit que c'est un homme, blessé et allongé sur le sol.

Sofia s'arrête et sort de la voiture, son cœur battant à tout rompre. Elle s'approche de l'homme, son regard balayant les alentours pour s'assurer qu'il n'y a pas de danger.

L'homme ouvre les yeux et la regarde, son visage crispé de douleur.

« Pas... à... l'hôpital, » articule-t-il difficilement avant de refermer les yeux.

Chapitre 2 2. Le visage derrière le masque

Après une nuit agitée, Sofia se lève de son lit, encore un peu déboussolée par le cauchemar qu'elle a fait. Elle se dirige vers la salle de bain pour se rafraîchir le visage, essayant de chasser les images de la nuit précédente de son esprit. Mais lorsqu'elle voit son reflet dans le miroir, elle se rappelle soudainement de l'inconnu qu'elle a ramené chez elle la veille.

Elle se précipite vers la chambre où elle l'a laissé, son cœur battant à tout rompre. Lorsqu'elle ouvre la porte, elle voit l'homme allongé sur le lit, encore endormi. Elle s'approche de lui, essayant de ne pas faire de bruit, et le regarde pour la première fois à la lumière du jour.

Il est... différent de ce qu'elle avait imaginé. Il est plus jeune qu'elle ne l'avait pensé, avec des traits fins et des cheveux noirs qui tombent sur son front. Son visage est pâle, mais il a une expression paisible, comme s'il était en train de rêver de quelque chose de beau.

Sofia se sent un peu idiote, réalisant qu'elle ne sait rien de cet homme. Qui est-il ? Pourquoi était-il blessé ? Et pourquoi l'a-t-elle ramené chez elle ?

Elle hésite un moment, puis décide de le réveiller. Elle s'approche de lui et pose doucement la main sur son épaule.

« Monsieur... ? » dit-elle, essayant de ne pas le faire sursauter.

Il ouvre les yeux, et Sofia sent son cœur s'arrêter. Il a des yeux incroyables, d'un bleu profond qui semble voir à travers elle.

Il la regarde un moment, puis son visage se crispe de douleur.

« Où suis-je ? » Demande-t-il sa voix faible.

Sofia hésite, ne sachant pas quoi répondre.

« Vous êtes chez moi, » dit-elle finalement. « Je vous ai ramené ici hier soir. Vous étiez blessé. »

L'homme fronce les sourcils, essayant de se souvenir.

« Qui..., qui êtes-vous ? »

Sofia sourit, réalisant qu'ils sont dans la même situation.

« Je m'appelle Sofia, » dit-elle. « Et vous ? »

« Mar...co, » articule-t-il.

Elle sent un frisson lui parcourir l'échine. Elle essaie de rester calme, mais son esprit est déjà en train de tourner à plein régime.

« Marco... » Répète-t-elle, essayant de paraître naturelle.

Dans sa tête, c'est le chaos. Elle pense à l'homme qu'elle est censée infiltrer, Marco Conti, le chef de la mafia. Elle pense aux dossiers qu'elle a lus mais cet homme-là... il est plus vulnérable.

Sofia se sent déstabilisée. Et si c'était lui ? Et si c'était vraiment Marco Conti, le fantôme de Palerme ? Mais pourquoi serait-il blessé ? Pourquoi serait-il chez elle ?

Elle regarde Marco avec un œil nouveau, essayant de voir au-delà de son apparence. Elle voit les traits fins, les yeux bleus, la bouche sensuelle. Elle voit un homme capable de tout, qui pourrait être le monstre qu'elle cherche.

Mais elle voit aussi quelque chose d'autre, quelque chose qui la trouble. Elle voit un homme qui est blessé, qui est vulnérable. Un homme qui a besoin d'aide.

Sofia se sent tiraillée. Elle est une policière, elle est censée arrêter les criminels. Mais elle est aussi une femme et elle ne peut pas s'empêcher de se sentir attirée par cet homme.

Elle regarde Marco, elle voit deux personnes différentes. Elle voit le mafieux qu'elle est censée arrêter et elle voit l'homme qui est blessé et seul dans son lit.

« Marco... » Répète-t-elle, cette fois-ci avec une pointe de curiosité.

Marco la regarde, ses yeux bleus plissés.

« Oui ? » Répond-t-il, sa voix faible.

Sofia hésite, ne sachant pas quoi dire. Elle sait qu'elle doit protéger son identité. Mais elle ne peut s'empêcher de se sentir attirée par cet homme et elle sait qu'elle doit en savoir plus.

Elle se lève de la chaise où elle était assise et s'approche un peu plus de lui.

« Je vais appeler une infirmière pour qu'elle prenne soin de vous, » dit-elle, essayant de paraître naturelle. « Vous avez besoin de soins médicaux. »

Marco la regarde, et Sofia voit une lueur de panique dans ses yeux. Il secoue la tête, son visage se crispant de douleur.

« Non, non, ce n'est pas nécessaire, » dit-il, sa voix ferme. « Je... je ne veux pas voir quelqu'un maintenant. »

Sofia fronce les sourcils, intriguée par sa réaction.

« Pourquoi ? » Demande-t-elle. « Vous avez besoin de soins médicaux. Il est important que vous soyez examiné par un professionnel. »

Marco hésite et Sofia voit qu'il est en train de chercher une excuse.

« Je... je ne sais pas ce qui m'est arrivé hier, » dit-il d'une voix faible. « Je ne veux pas voir quelqu'un d'autre tant que je n'ai pas retrouvé la mémoire. »

Sofia le regarde, essayant de voir s'il dit la vérité. Mais Marco est un excellent menteur et elle ne voit que de la sincérité dans ses yeux.

« Vous pouvez très bien vous en occuper, » lui suggère Marco.

Sofia hésite puis secoue la tête.

« Je ne sais pas faire des soins. Je ne suis pas infirmière. »

Marco sourit faiblement.

« Je pense que vous pouvez le faire, » dit-il. « J'ai été blessé plusieurs fois dans ma vie. Je peux vous guider. »

Elle le regarde, intriguée. Elle ne sait pas quoi faire. Mais il y a quelque chose dans les yeux de Marco qui la fait hésiter.

« D'accord. Mais vous devez me dire quoi faire. »

Il hoche la tête, un sourire de soulagement sur le visage.

Sofia se lève et va chercher la trousse de premiers soins. Lorsqu'elle revient, Marco lui explique quoi faire et elle commence à nettoyer et à panser ses blessures.

Au fur et à mesure qu'elle travaille, Sofia se rend compte que Marco est habitué à être blessé. Il sait exactement quoi faire et il la guide avec une précision qui la surprend.

Lorsqu'elle a fini, Marco la remercie, ses yeux brillants de gratitude.

« Merci, Sofia, » dit-il. « Je vous suis redevable. »

Sofia sourit, sentant une étrange connexion avec cet homme.

« Ce n'est rien. Reposez-vous maintenant. »

Marco hoche la tête et Sofia le regarde se détendre, ses yeux se fermant lentement. Elle se lève pour partir mais elle ne peut pas s'empêcher de le regarder une dernière fois.

De retour dans sa chambre, Sofia récupère son ordinateur et s'assied sur son lit, déterminée à en savoir plus sur cet homme qui se trouve dans sa chambre. Elle tape « Marco » dans le moteur de recherche et attend les résultats.

Mais ce qu'elle voit la laisse sans voix. Des milliers de résultats s'affichent, des Marco de tous les âges, de toutes les nationalités, des toutes les professions. Il y a des Marco qui sont des footballeurs, des acteurs, des hommes d'affaires, des criminels...

Elle se sent perdue. Comment peut-elle trouver le Marco qu'elle cherche parmi tous ces résultats ? Elle essaie de préciser sa recherche, en ajoutant des mots-clés comme « Palerme » ou « Italie », mais les résultats sont toujours trop nombreux.

Elle commence à se sentir frustrée, lorsqu'elle reçoit un appel sur son téléphone. C'est le poste de police.

« Sofia, c'est le capitaine, » dit la voix à l'autre bout du fil. « Nous avons besoin de vous ici. Il y a une nouvelle affaire qui nécessite votre attention. »

Sofia soupire, sachant qu'elle doit partir. Elle regarde l'écran de son ordinateur, où les résultats de recherches sur Marco sont toujours affichés.

« J'arrive, » dit-elle au capitaine. « Donnez-moi vingt minutes. »

Elle éteint son ordinateur et se lève, laissant derrière elle la recherche sur Marco. Mais elle sait qu'elle reviendra à cette recherche, dès qu'elle aura résolu l'affaire qui l'attend au poste de police.

Elle se lève de son bureau et se dirige vers la chambre de Marco, son cœur battant un peu plus vite qu'elle ne l'aurait voulu. Elle pousse doucement la porte et entre dans la pièce, son regard se posant sur le lit où Marco est allongé.

Il est toujours là, son torse se soulevant et s'abaissant lentement au rythme de sa respiration. Sofia se sent un peu soulagée, sans savoir pourquoi. Elle s'approche du lit, son regard balayant le visage de Marco, cherchant à se rassurer qu'il est toujours en vie.

Il a l'air paisible, son visage détendu dans le sommeil. Sofia se sent un peu gênée, réalisant qu'elle est en train de le regarder dormir. Elle se ressaisit et se tourne pour partir, mais s'arrête un instant pour le regarder une dernière fois.

« Je reviens bientôt, » murmure-t-elle, sans savoir pourquoi elle dit cela.

Elle se glisse hors de la chambre, refermant la porte derrière elle et se dirige vers la porte d'entrée, prête à partir pour le poste de police.

Chapitre 3 3. Le fil de la vengeance

Une fois au poste de police, Sofia se rend dans la salle de réunion où tous les autres sont déjà installés. Elle est surprise de voir Elisa, l'infiltrée qui travaille depuis des années sur l'affaire des Russo. Ça fait des années qu'elles ne sont pas vues parce qu'Elisa avait décidé de démanteler la Mafia Russo surtout pour des raisons personnelles, peut-être la vengeance.

Elle semblait être en forme et ça se voyait qu'elle n'avait aucun souci à rester au milieu de tous ces criminels.

« Sofia, Elisa a des informations importantes sur l'attaque de la villa des Conti, » dit le capitaine à voix basse.

« Que connais-tu sur cette affaire, Elisa ? » lui demande Sofia, impatiente de récolter de nouvelles informations.

Elisa prend une profonde inspiration.

« J'ai vu quelqu'un tirer sur Donato Russo. Je ne sais pas qui c'était, mais il a disparu après ça. Les hommes de la police sont arrivés et ont arrêté tous les Russo qui étaient sur place, mais Donato n'était plus là. »

Sofia sent un frisson glacial lui parcourir l'échine.

« Tu as vu qui a tiré sur lui ? » Demande-t-elle essayant de rester calme.

Elisa secoue la tête.

« Je n'ai pas vu son visage mais je pense que c'était un professionnel. Il a disparu trop vite. »

Sofia se met à penser à un nombre incalculable de chose. Elle avait trouvé Marco à deux-cent mètre de là et il était blessé. Il ne se serait pas échappé de la villa sans que la police ne mette la main sur lui. Elle veut à tout prix l'incriminer et pourtant ce n'est pas lui.

« Nous devons savoir si Donato Russo est toujours en vie, » dit le capitaine. « S'il est vivant, il pourrait être notre seule chance de démanteler la mafia Russo de l'intérieur. »

Ils sont tous d'accord avec le capitaine mais sauf qu'à chaque fois, ils ont toujours l'impression de revenir à la case de départ.

« Aucun membre de la Mafia Conti n'a été arrêté, » leur annonce le capitaine.

Ils sont tous surpris et ne comprennent pas. Avant que la police n'arrive, il y avait affrontement entre deux camps.

« Les personnes qui étaient là sont ceux qui s'occupent juste de la villa et qui partent toujours avant que les patrons n'arrivent. Si Donato a décidé de frapper hier, c'était parce qu'il savait que les Conti seraient là alors, quelqu'un les a prévenu. Je ne sais pas comment ça se fait mais il y a un traitre chez les Russo. »

Ils ne sont point surpris car dans leur monde, il y a toujours des infiltrés pour fournir des informations à l'adversaire.

« Elisa, tu dois le retrouver. » Lui ordonne le capitaine.

« Je sais capitaine mais vous ne pensez pas que c'est dangereux que j'y retourne ? Donato n'est plus là pour me protéger, sa fille est tout le temps jalouse. Je ne sais pas ce qu'elle serait capable de faire. »

« Elle ne fera rien, Elisa. Tu dois trouver le traitre et nous le ramener. Je suis sûr que cette taupe sait où sont les Conti »

Elisa accepte contre sa volonté. Donato était son seul pilier et maintenant qu'il n'est plus là, elle craint d'être en danger.

Le capitaine annonce la fin de la réunion et la salle se vide. Dans le couloir, Sofia accoste Elisa qui semble être pressée de partir.

« Si tu ne te sens plus capable de le faire, dis-le au capitaine. Il ne peut pas t'obliger tu sais. »

Elisa sourit tristement et hoche la tête.

« Je vais le faire Sofia. C'est mon devoir. Je savais déjà depuis le début que rien ne serait simple alors ne t'en fais pas. »

Sofia admire son courage et sa détermination. Elle espère pouvoir elle aussi ramener de bons résultats sur son affaire.

« Comment tu t'y prends ? »

« Il y a des choses qu'on explique pas, Sofia. On les vit tout simplement et ça nous marque à vie. »

Après ces mots, Sofia la regarde s'éloigner et disparaitre au fond du couloir.

Après un long trajet, Elisa entre dans la cabane, son regard froid et dur posé sur Donato, qui est allongé sur le sol, blessé.

« Alors Donato, » dit-elle d'une voix sèche et autoritaire. « Tu es dans un sale état n'est-ce pas ? »

Donato la regarde, son visage pâle et ses yeux plissés de douleur.

« Giulia, » dit-il. « Aide moi... »

Elisa ricane, un son dur et méchant.

« Ah, tu veux de l'aide maintenant ? Tu veux de l'aide maintenant que tu es blessé et que tu es à ma merci ? »

Donato la regarde, son regard suppliant.

« Giulia, s'il te plaît. Je suis blessé. »

Elisa croise les bras, son regard glacial.

« Je ne suis pas aveugle grand-père et je n'ai non plus des pertes de mémoire. Je me souviens très bien t'avoir tiré dessus et j'ai bien choisi la partie parce que je veux te garder en vie encore quelque temps. Tu m'as utilisé et je ferai pire. »

« Ce n'est pas vrai, » dit-il. « Je t'aime, Giulia. »

Elle éclate de rire d'un son cruel.

« Tu m'aimes ? Tu ne sais même pas ce que c'est que l'amour. Tu ne sais que donner des ordres et tuer des gens. »

Donato la regarde d'un air vaincu.

« Qu'est-ce que tu vas faire de moi ? » Demande-t-il d'une voix à peine audible.

« Je vais te garder en vie, pour l'instant. Je vais te soigner et puis, je vais te faire parler. Tu vas me dire tout ce que je veux savoir sur la mafia. »

Donato pose un regard terrifié sur elle.

« Non, » dit-il sa voix faible. « Je ne parlerai jamais... »

Elisa se penche au-dessus de lui et lui dit d'une voix basse et menaçante ; « Oh, tu parleras. Tu parleras ou tu mourras. »

Donato ferme les yeux pendant un long moment, essayant de comprendre ce retournement de situation.

« Je t'ai sauvé la vie il y a huit ans, Giulia. »

Elle sourit en se massant la tempe.

« Je n'arrive pas à comprendre qu'à ton âge tu sois aussi incapable de faire la différence entre la réalité et la mise en scène. Donato Russo, pour un Mafioso comme toi qui peut se faire piéger par n'importe qui, tu aurais dû savoir que ce n'est pas toutes les bichettes qui agonisent sur un trottoir qu'on sauve mais un pervers narcissique comme toi ne peut détacher ses yeux d'une muse ayant des courbes généreuses n'est-ce pas ? »

« De quoi est-ce que tu parles, Giulia ? »

Elle fait glisser lentement sa robe le long de son corps et Donato baisse la tête, ce qui lui arrache un rire de moquerie.

« Tu ne vas pas me dire que tu es devenu saint d'un seul coup. Les monstres comme toi ne changent jamais et tu le sais. » Elle se tourne et pointe le bas de son dos du doigt. « Cette cicatrice, Donato. Elle est une histoire à raconter tu sais. Je n'ai jamais voulu l'effacer et chaque fois que j'étais sous tes draps, je te voyais l'adorer. Tu l'adorais parce que sans le savoir, c'est grâce à elle qu'on s'est rencontré et tu sais qui a eu la brillante idée de faire ça ? »

Elle attend qu'il puisse deviner. Son sourire diabolique ne fait que grandir.

« Qui ? » Hurle Donato ne supportant plus ce mystère qui ne fait que prouver à quel point il est un imbécile.

« Moi. »

Pendant des minutes, c'est le silence total. Chacun se remémore de cette rencontre qui avait aidé Elisa à infiltrer la Mafia Russo.

« Tu n'as pas osé... » lui dit Donato.

Elle hoche positivement la tête pour lui faire comprendre qu'elle a osé et ce dernier est fou de rage.

« Je te faisais confiance... »

« Et ça été ta pire erreur, Donato. Je viens pourtant de te le dire. Tu as fait confiance à une muse au corps de rêve. Tu t'attendais à quoi ? »

Il respire profondément pour se calmer.

« Pourquoi ? » lui demande-t-il calmement.

« Tu le sauras très bientôt mais pour l'instant, je dois m'occuper de ta fille, chose qui sera très facile car elle est tellement idiote comme son géniteur. »

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022