Un beau jour mais très ensoleillé ; Mira une jeune fille de 14ans s'était enfermée dans sa chambre malgré la chaleur, des larmes aux yeux, murmurait...
- Que vais-je devenir ? comment est-ce que je vais le dire à ma mère ? mon père va me tuer ! mais comment j'ai pu tomber enceinte ? j'avais juste fait une fois... ça se fait aussi ? une seule fois et le bébé entre ?non ce n'est pas possible ! je suis sure que c'est une erreur ... il n'avait même pas bien introduit sa chose alors pourquoi mes règles ne viennent pas depuis deux mois ? Weeeeeyeee je vais l'appeler ! mon Dieu fait que ça ne soit pas cela, je suis encore une enfant, et je voulais juste gouter ...je te demande pardon oooh Dieu !je ne vais plus recommencer
Elle avait composé le numéro du responsable Boris qu'elle abrégeait ( bobo), qui était aussi un jeune garçon de 16 ans ; celui-là n'avait pas tardé à répondre...
- Ouiiii bébéeeee... tu m'appelles en pleine journée comme ça ta mère n'est pas là ?
- Bébé ? qui bébé ! en tout cas, ce qui est sûr ce que, tu vas devoir attendre un peu pour appeler ce vrai bébé qui grandi dans mon ventre !
- Quoi ??? de quoi tu parles ? tu veux dire quoi exactement par le vrai bébé dans ton ventre ?
- Ecoute Bobo ; depuis deux mois déjà je n'ai pas vu mes règles donc je crois que je suis enceinte...
- Et ça veut dire quoi je ne comprends pas...
- Ekieee !! Ça veut dire que j'ai un bébé dans mon ventre et que tu vas devenir papa !
- Hein ? tu es sérieuse là ? tu n'as que 13 ans et moi 15 !! tu te rends compte de ce que tu m'annonces là ? moi ? papa ? comment est-ce possible ?
- Nooon ? c'est impossible ? tu veux que je te fasse un dessin ? tu feras mieux d'en parler à tes parents avant que ça ne barde chez moi ; ma mère ne tardera pas à le découvrir...
- Yeeeeeeuuuu donc tu es contente ? ça veut dire que quoi ; on va se marier ? Stp pas ça ! ça ne sert à rien de précipiter les choses je veux qu'on en parle avant que ta mère...
- Ma mère quoi !!je t'avais dit qu'il fallait qu'on attende nooon ? c'est toi qui voulais essayer ! ce n'est pas ma mère qui t'avais fait monter sur moi ! Je ne sais même pas comment faire pour sortir de cette chambre !
- On en parlera demain sur le chemin de l'école alors ?
- En tout cas tu as intérêt à être là ! Bobo huuuuum ! Bobo huuuuuum ! si tu fuis l'école je viendrai chez toi !!
Elle n'avait pas encore raccroché que sa mère avait poussé la porte de sa chambre en criant sur elle
- Tu iras chez qui !! Donc c'est comme ça que tu veux passer ta journée du dimanche ? avec garçon au téléphone ? tu commences déjà avec ça ? ton père saura tout ça!
- Maman ce n'est pas garçon oooh ; c'est Angela qui voulait avoir l'horaire de demain...
- Toi approche un peu... regarde-moi ...
Elle avait attrapé sa fille et l'avait bien scruté jusqu'à lancer un cri...
- Miraaaaa ! ne me dis pas que... toi ce mois-ci tu as vu tes règles ?
- Oui maman ekieeee! pourquoi cette question ?
- Toi hum! viens avec moi ...
- On va où maman ?
- A l'hôpital ! tu connais ton père nooon ?
- Maman à l'hôpital faire quoi ? moi je ne suis pas malade maman !
- Ooooh que si tu es malade ma chérie ! tu es même plus malade que tu ne le penses !
- Non maman je ne pars pas à l'hôpital !
- Tu la ferme et tu viens avec moi !!!
Sa mère l'avait attrapé de force et heureusement pour elle ce jour-là, son père n'était pas là ; il avait des responsabilités à l'église.
Une fois à l'hôpital, sa mère s'était directement adressée à la première dame en robre blanche qu'elle avait trouvé là afin de consulter sa fille ;La dame étonnée lui avait répondu...
- Mais madame ça ne se passe pas comme ça il faut d'abord...
- Mademoiselle je suis très pressée ; je n'ai pas ce temps stp, entre avec cette fille et dis-moi ce qu'elle a je t'en supplie
- Mais maman je n'ai rien ; moi je n'ai jamais fait ces choses-là ; je n'entre pas avec elle ; nooon maman je suis innocente je n'ai rien fait.
- Tu es innocente ? OK !alors cette jeune femme va prouver ton innocence pas tes mots ma fille ! heehaa !!
- Viens avec moi ma petite... ta Maman veut juste avoir le cœur net...
- Noooon maman ; pourquoi ne me fais-tu pas confiance ? je suis ta fille tu devais avoir plus confiance en moi qu'à cette infirmière maman...
Elle résistait alors sa maman l'avait poussé dans la salle de consultation et la jeune infirmière avait fait son travail.
Quelques minutes après la consultation, Mira avait demandé à l'infirmière si elle était vraiment enceinte...
- Oui ma petite malheureusement ... et tu connais le responsable j'espère ?
- Je ne peux pas être enceinte non ! impossible ! moi je ne fais pas ces choses-là...
- Ne vas surtout pas dire cette connerie à ta mère ; on n'attrape pas la grossesse en mangeant l'okok ; tu feras mieux de citer le nom du gars à ta mère...
- Non non stp... ne dis rien à ma mère...
- Hein ?
- Dis-lui juste que je n'ai rien
- Ekiee ! et tu comptes faire quoi avec ça ? tu penses le cacher combien de temps ? que feras-tu lorsque ça commencera à pousser ?
- Je vais enlever ça !!!
- Heeeeeeh !!! pardon laisse-moi aller voir ta mère... à ton âge ?
L'infirmière était sortie et essayait de faire la morale à sa maman mais celle-ci avait déjà compris que sa fille de 13ans était enceinte ; alors elle s'était lâchée
- Weeeeeh !! Mais qu'est-ce que je vais dire à son père mademoiselle ? elle n'a que 13 ans ! ma fille n'a que 13 petites années ! on dira quoi à l'église ? son père est le responsable de la jeunesse à l'église ?
- Calmez-vous madame ça va aller ; je ne sais pas quoi vous dire ; il faut juste aller doucement avec elle...
- Doucement vous dites ? son père va la tuer et moi c'est le chemin du village qui m'attend !!! weeeeeh cette fille m'a tué !!!
Mira qui était restée s'habiller avait rejoint sa mère qui pleurait dans le couloir et la regardait ; sa mère s'était jetée sur elle devant tout le monde et l'avait mordu au dos en criant
- Tu vas aller au village ; toi enceinte ? depuis quand fais-tu ces choses-là ? donc toi à ton âge les hommes montaient déjà sur toi ? allons à la maison ; tu verras ce que ton père te fera...
- Maman pardon... je suis désolée... je ne l'ai fait qu'une seule fois ; j'avais juste essayé ...
- Imbécile ! essayer quoi ! passe devant !
Arrivé à la maison c'était encore plus grave ; le papa était au courant ... il avait jeté les affaires de sa fille dans la cour ;il ne voulait même pas voir sa fille.
Sa mère avait proposé une solution qui était d'envoyer la petite Mira au village pour un accouchement discret ; personne ne devait être au courant de la situation ; ses parents ne voulaient même pas qu'un voisin ne le sache ; le secret devait être bien gardé dans la famille ; càd ; la maman, le papa, et les deux frères de la concernée. Les parents n'avaient même pas besoin de connaitre le responsable ; alors comme un sac de manioc, le lendemain, Mira était dans un bus pour le village, sa maman était allée discrètement la déposer chez sa tante où elle devait rester jusqu'à l'accouchement.
Au village, elle était gardée dans la maison de sa tante pendant tous les restes des mois de sa grossesse jusqu'à l'accouchement toujours dans la maison, d'un beau petit garçon ; elle avait à peine entendu son bébé pleurer une fois et c'était tout ; pas même le temps de le prendre sans ses bras , que sa tante était vite sortie avec lui vers 4 heures du matin, enroulé dans une petite couverture pour aller le jeter dans la rivière comme convenu avec ses parents .
Arriver près de la rivière, sa tante avait entendu des gens se baigner... (nous savons qu'au village, 4 heures du matin est l'heure à laquelle certains villageois sortent pour vaquer à leurs occupations).
elle ne savait pas quoi faire alors elle avait déposé le bébé dans un champ juste à côté en lui enfonçant un petit tissus dans la bouche ; s'était cachée un peu plus loin et attendait que les villageois quittent la rivière pour qu'elle finisse enfin son travail qui était de noyer l'enfant...
Les villageois avaient quitté la rivière ; et lorsqu'elle voulait enfin sortir prendre le bébé, la propriétaire du champ était arrivée ; celle-ci avait senti quelque chose bouger ; en jetant l'œil à sa droite , un bébé nouveau-né que les fourmis rongeaient déjà était là dans son champs ! elle s'était mise à crier mais personne pour l'entendre...
La tante de Mira toujours bien cachée, regardait ce qui allait se passer et se disait :
- « que fait cette femme-ici ? comment a-t-elle vu le bébé alors que j'avais enfoncé un tissu dans sa bouche pour que ses pleurs ne se fassent pas entendre ? comment vais-je faire pour jeter cet enfant dans la rivière ? en tout cas je ne dois pas laisser de trace...
La jeune femme était là hébétée devant le bébé, elle avait d'abord commencé par enlever le tissu qui était enfoncé dans la bouche du bébé et la couverture qui était remplie des fourmis ; elle avait ensuite soigneusement couvert le bébé avec son pagne ; le bébé pleurait...
- « « mon Dieu ! mais c'est un ... un bébé ! un nouveau-né !!! mais qui a pu faire une chose pareille dans ce village? que dois-je faire ? c'est qui sa mère ? je n'ai vu personne enceinte au village ces derniers temps ; viendrait-il du village voisin ? mais que dois-je faire ?
Elle avait regardé dans les environs et il n'y avait personne, elle avait crié secours mais personne ne lui répondait ; alors La maraichère avait pris le bébé pour aller voir le chef du village ...
Arrivé au village, malheureusement pour elle, il y avait une foule des gens devant la case du chef du village qui pleuraient...
- Mais qu'est-ce qui se passe ? (s'était exclamée la femme )
- Le chef vient de décéder il était très malade... (lui avait répondu une autre villageoise qui était présente)
- Quoi ? le chef vient de faire quoi ? décéder ?
- Oui oooh ; c'est triste ; notre village sera rempli des visiteurs surtout les chefs des villages voisins...
- « « mon Dieu je dois aller remettre l'enfant là où je l'avais trouvé ?mon Dieu mais c'est mon champ... je dirais quoi à mon mari lorsqu'il sera de retour ? je ne peux pas garder cet enfant. Comment vais-je le nourrir ? » »
La jeune femme avait longtemps réfléchi et avait fini par prendre le bébé avec elle ; ce matin-là, elle n'avait plus travaillé dans son champs elle avait ramené le bébé chez elle dans une petite case où elle vivait avec son mari (celui-ci était en ville depuis plus de 5 mois) ; elle avait déposé le bébé sur le lit car il fallait le nettoyer.
Pendant ce temps ; la tante suivait tous les mouvements ; elle avait vu la maison de celle qui avait ramassé le bébé et sans rien dire, elle était rentrée chez elle avec des larmes aux yeux ...
- J'aurais dû le jeter dans l'autre rivière moins fréquentée pour ne laisser aucune trace ; comment n'ai-je pas pensé à ça bien avant ?
Le lendemain matin, la tante avait mis Mira dans un bus pour la ville malgré ses douleurs et ses saignements qui était encore là, elle avait peur qu'un villageois ne la soupçonne ; Mira sans mot comme une chèvre qu'on amenait à l'abattoir ; n'avait que ses yeux pour pleurer ; sa mère l'attendait au parking et une fois descendu du bus ; Mira qui n'arrivait même pas à marcher, avait demandé à sa mère :
- Maman qu'avez-vous fait de mon bébé ?
- --- ---
- était-ce une fille ou un garçon maman ?
#A suivre...
Sa mère ne répondait pas ; elle était plutôt concentrée à la scruter voir s'il y avait des séquelles de la grossesse ou de l'accouchement car personne ne devait savoir que Mira avait disparue pour aller accoucher quelque part...
- Maman je t'ai posé une question ; où est mon enfant !je l'ai entendu pleurer ; qu'avez-vous fait de mon bébé maman ?
- Tu vas la fermer ? de quel enfant est-ce que tu parles ? tu ne comprends donc rien ? tu n'avais fait aucune consultation prénatale ; même un seul médicament comme ça tu n'avais pas pris et tu penses qu'avec ça tu pouvais avoir ce bébé ? il avait pleuré oui ; mais juste après il était mort !
- Maman mon bébé n'était pas mort ; ma tante ne m'avait même pas permis de le prendre dans mes bras ni même voir son sexe ; c'est comme ça qu'on fait maman ? et si c'était le seul enfant que Dieu avait mis à ma disposition ? et si à cause de cet acte il décidait de ne plus me donner d'enfants ? que vais-je devenir ?
- Eeeeeh toi ! que Dieu nous en garde ! tu dis quoi ? si tu te souci tant pour ton unique enfant de ta vie ; tu n'as qu'à retourner au village le chercher dans son trou pendant qu'on y est ! ce n'est pas moi qui t'avais dit d'aller écarter tes jambes aux inconnus à ton âge ! regardez-moi cette petite inconsciente ; on fait tout ça pour ton bien et toi c'est fille-mère que tu veux devenir ?
- Serai-je la première ? la dernière ? Maman ; d'ailleurs je ne t'avais jamais dit que mon enfant n'avait pas de père !tu ne m'avais même pas laissé une seule minute pour t'expliquer ; toi et papa aviez pris votre décision sans même me laisser une chance...
- Connaitre qui ? le voyou qui t'a mise enceinte ? tu te moques de moi ? Mira ; même vrais seins d'une femme tu n'en as pas ; mais te voilà entrain de vouloir devenir mère ! mais quelle honte !
- Maman cette honte là c'était moi qui allais la porter ; pas toi ; ni même papa ; j'ai entendu mon bébé pleurer maman ; comment pouvait-il mourir juste après ? pourquoi tante Irène ne m'avait pas laissé le voir même une seconde même s'il était mort ?
- Te laisser voir quoi ! tu ne sais pas que ça apporte la poisse ? maintenant monte dans ce taxi et on s'en va ! ne me fait pas perdre mon temps ici !
- Papa est à la maison ?
- Quoi tu veux qu'il meure ? Stiuuups ... écoute ; si tes amies te demande où tu étais pendant tout ce temps ; tu leur diras que tu étais au Gabon et que tu voulais aller en France mais ça n'a pas marché raison pour laquelle tu es rentrée au pays... tu m'as bien comprise ?
- --- ---
- Eeeeh toi ! je te parle !
- Maman ma vie est et restera mensonge pour tous les restes de mes jours sur terre ; que veux-tu que je dise encore ? Toi et papa avez déjà tout planifié que veux-tu que je fasse maman ?
- Nie nie nie ! regarde-toi ; ta tante ne pouvait donc pas protéger tes seins ? regarde comment lait mouille ton haut ; allons vite à la maison je vais arranger tout ça ; mais ne pense pas que tu vas t'en sortir aussi facilement ma très chère fille ; tu vas me dire qui t'avait mise enceinte ; je dois connaitre ce salop ...
- Maman c'est trop tard ! toi-même tu dis que personne ne doit le savoir et c'est encore toi qui veux connaitre le salop qui l'a fait ? et si lui à son tour en parlait aux gens ; tu ne vois que tu es contradictoire ?
- Imbécile ! je vois que la honte a déménagé de ton corps toi ! tu te prends pour une princesse parce que je suis venue te chercher ?tu as même la bouche pour parler ?
- Honte de quoi maman ? moi je n'ai rien fait je te rappelle ; j'étais prête à assumer c'est vous les assassins !
- Madame vous montez ou pas finalement ! (avait crié le chauffeur)
Elles avaient pris un taxi jusqu'à la maison ; ses petits frère ne comprenaient rien ; ils avaient couru se jeter dans les bras de leur grande sœur qui ne faisait que pleurer pendant que Zita parlait avec son mari dans la chambre ; alors Patrick celui de 11 ans lui avait demandé :
- Tu étais partie en Europe ? maman nous avait dit que tu étais partie en France, et pourquoi tu es revenue ?
- Je suis revenue parce qu'il n'y avait jamais d'électricité en France...
- C'est vrai ? chez les blancs aussi il y a ces genres des problèmes ? et tu nous as amené quoi ?
- Rien ! écoute Patrick je dois me reposer je suis très fatiguée... et papa, il ne pas là ?
- Papa est dans la maison...
Son père était finalement sorti accompagné de sa femme qui l'avait convaincu ; ça se voyait bien que le papa n'était pas si content de revoir sa fille ;son regard disait tout, c'était clair que le père était replongé dans le passé ; il s'était certainement imaginé sa fille dans toutes ses formes de grossesse ; il regardait sa fille comme une inconnue ; il était tellement en colère car pour lui, sa fille et le diable ne faisaient qu'un.
- Bosco arrête de regarder notre fille avec ces yeux - là stp ; on en avait déjà parlé et tu étais d'accord de lui accorder ton pardon ; c'est notre fille Bosco ; notre unique fille je te rappelle ; alors doucement !
Il n'avait rien dit et il était retourné dans la maison...
- Alors tu ne dis rien papa ? tu n'es pas content de me voir ? tu ne demandes même pas comment je me porte ? tu m'avais envoyé à une mission nooon ? et tu ne comptes donc pas savoir ce qui s'est passé ? ta fille est rentrée vivante et sans aucune abomination dans son ventre ; c'est comme ça que tu comptes l'accueillir ?
- Mira ne cherche pas à mettre ton père en colère ! quand tu parles comme ça c'est pour dire quoi ? que tu es une victime ? tu as déjà oublié que c'est toi qui as commencé à déshonorer cette famille ? avec toutes les responsabilités que ton père a à l'église toi sa propre fille de 13 ans tombe enceinte ?
- Maman je sais que je m'étais mal comporté, je sais que c'était très tôt ; mais que vouliez-vous ? c'était arrivé et cela ne vous avez pas donné le droit de tuer ce pauvre enfant innocent qui était dans mon ventre ...
- Fille du diable !si tu es revenue ici c'est par compassion ! je suis ton père et tu me dois le respect !
- Papa tout ça n'a rien à voir avec le respect ; tu es mon père et je t'aime ; mais aucun parent ne ferait ce que toi et maman m'avaient fait
- Et c'est quoi qu'on t'a fait ? ta mère et moi t'avons fait quoi ? tu penses que si je voulais vraiment te faire quelque chose j'allais te garder ici?
- Papa ... vous deux avez donné l'ordre à tante Irène de m'enfermer pendant tous les mois de ma grossesse ; j'ai accouché difficilement et je n'ai même pas vu mon enfant ; je l'ai entendu pleurer juste une fois et puis plus rien ; mon cœur est déchiqueté papa
- Écoute-moi ; je te préviens ! si tu veux te prendre pour une victime, je te chasserai de ma maison ; on a fait ce qu'il fallait pour t'éviter la honte ; alors si tu penses que ta mère et moi avons fait tout ça pour rien, vas chercher une deuxième grossesse et tu verras !
- Bosco ça suffit maintenant stp ; tu cris comme ça et si les voisins nous écoutent ? Mira tu arrêtes maintenant, nous devons être plus discrets maintenant que tu es rentrée ; personne ne doit savoir que tu étais en déplacement pour une histoire de grossesse ; nous tes parents voulons juste te protéger...
Ils discutaient encore qu'un ami de Bosco était arrivé et ils étaient obligés d'arrêter, Mira avait retrouvé sa chambre et une fois sur son lit, elle se souvenait de chaque instant de son emprisonnement au village ; de la façon dont elle se nourrissait, de toutes les fois où son ventre lui jouait des tours, des malaises, son bébé qui donnait des coups dans le ventre, de sa tante lui disant :
« Si tu cris tu seras brulée vive, car dans ce village le corps d'une fille est sacré, toutes les filles restent vierge jusqu'au mariage, alors toi tu seras considérée comme une mauvaise influence pour les autres filles ; alors tu vas supporter ta petite torture jusqu'à l'accouchement et tu retourneras en ville avec ton enfant » »
Elle se souvenait aussi du vase dans lequel elle faisait tous ses besoins et que sa tante vidait chaque jour.
Après avoir pleuré un coup, elle avait pensé à Boris son petit ami... comme elle n'avait pas encore de téléphone ; elle avait pris celui de son petit frère et avait composé le numéro de Boris ; heureusement pour elle le garçon n'avait pas changé de numéro et il avait directement décroché ...
- Allo...
- Bobo c'est moi... Mira...
- MIRAAAAA !!! mais... mais... ce n'est pas possible ! où étais-tu passé ? Je t'ai cherché comme un malade tu étais où ? et cette affaire de ventre dont tu m'as parlé ? weeeeeeh Mira pratiquement 7 mois que je ne t'ai pas vu ; dis-moi tout !
- Tu parles même beaucoup comme ça pourquoi ? J'étais en enfer pendant que toi tu mangeais et dormais tranquillement chez toi
- Mira stp tu peux sortir ? je veux te voir stp... j'ai eu trop peur tu sais ? merde !! 7 mois ! tu étais où ? envois-toi ta photo stp...
- Quelle photo ? avec quel téléphone même ? Je ne peux pas pour l'instant...
- Eh ! mais je n'en reviens pas ! et c'était vrai cette histoire de grossesse ? après je t'ai vraiment cherché Mira ma chérie, tes petits frère me disaient que tu étais en France ...
- Déjà l'affaire de chérie là c'est fini ! et pour la grossesse c'était une fosse alerte ! où j'étais ? eh bien j'étais chez ma sœur à l'est du pays...
- Ta sœur ? Tu as une sœur toi ?
- Ma cousine...
- Mira on doit se voir...
Zita Nga ; la maman de Mira avait collé son oreille à la porte de sa fille et écoutait tout, un petit bruit et Mira avait compris que quelqu'un était devant sa porte et elle avait raccroché...
Sa mère avait poussé la porte mais celle-ci était fermée à clé ; alors elle s'était mise à parler ...
- Toi, Mira ! à peine arriver déjà tu commences ? ouvre cette porte ! ton père est dehors tu veux quoi ; qu'il te tue ? ouvre cette porte et maintenant !
- --- ---
- Mira !!! tu ne m'entends pas ? ouvre cette porte et d'ailleurs où as-tu eu ce téléphone ?
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- Mira je vais casser cette porte !
- Maman je viens d'arriver, suis fatiguée ; laisse-moi dormir et fais ce que tu veux c'est ta maison moi je m'en fiche !
- Heeee ! écoutez-moi cette enfant ! on t'a ensorcelé au village ou bien ?ok ! continue comme ça et on verra !
Les heures passaient et la nuit tombait mais Mira était restée dans sa chambre et pensait encore au village ; les pleurs de son bébé raisonnaient encore dans ses oreilles...
Pendant ce temps au village, Irène la tante de Mira avait reçu un appel de Bosco qui voulait s'assurer qu'elle s'était vraiment débarrassée du bébé ; elle était sortie de chez elle et s'était rendu chez Ingrid la femme qui avait ramassé le bébé afin de lui faire sa confession , récupérer le bébé et finir le travail ,c.à.d, s'en débarrasser ; mais malheureusement arriver chez Ingrid, Irène l'avait trouvé entrain de donner de l'eau sucré au bébé par qu'il pleurait ( l'eau avec du miel) , elle nourrissait le bébé en parlant dans la cours , Irène s'était arrêtée et écoutait...
Dans cette obscurité du village, Ingrid disait :
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Elle avait ensuite posé le bébé sur sa poitrine pour lui transmettre un peu de sa chaleur mais le bébé ne dormait pas ; il ne faisait que pleurer.
Irène scandalisée, était retournée chez elle en pleurant.
Cette nuit-là pendant que le bébé pleurait au village ; Mira sentait ça dans son corps ; ses seins avaient tellement gonflé qu'elle pleurait ; son père qui lisait sa bible dans leur chambre , l'avait entendu et avait dit à sa femme d'aller voir ; une fois dans la chambre de Mira , Zita s'était exclamée...
- C'est quoi ça ! ta tante Irène ne t'avait rien appliqué ? elle sait pourtant faire toutes ces choses ; tes seins ne devaient pas avoir ce volume...
- Maman j'ai maaaaal, j'ai mal maman !
- oui je sais ; mais ta tante devait t'appliquer certaines feuilles là justement pour éviter tout ça
- maman, tante Irène avait mis une boite dans mon sac je pense que c'était pour ça
Zita avait fouillé dans le sac de sa fille et avait trouvé la boite qui contenait une patte verte; elle avait un peu snifé et avait reconnu l'odeur des herbes qu'elle voulait ; elle l'avait appliqué sur les seins de sa fille en massant légèrement ; Mira criait mais que faire ? il lui fallait ça ...
Quelques minutes plus tard Mira s'était endormie ; et dans son sommeil, elle se voyait au village près d'une rivière et entendait un bébé pleurer mais de l'autre côté de la rivière ; elle avait vu un bébé au sol enroulé dans un drap mais elle ne pouvait pas aller le prendre car cette rivière les séparait ; dans son sommeil elle disait en pleurant : « Mon bébé... mon bébéeee... » ; Et pendant qu'elle pleurait, une dame était arrivée ; avait pris le bébé et l'avait longtemps regardé avant de disparaitre dans les bois ; Mira avait sursauté et avait regardé l'heure ; il était 21 heures...
21 heures en ville, n'a rien à voir avec 21heures au village ; Ingrid dormait déjà et avait entendu quelqu'un frapper à la porte; elle avait ouvert la porte et surprise de voir son mari, elle ne savait pas quoi dire...
- quoi Ingrid, tu ne me laisses pas enter dans ma propre maison ?
- non ce que... je me demande comment est-ce possible que tu rentres à une heure pareille ; et pourquoi seulement aujourd'hui ?
- quel est ton problème Ingrid, tu peux me le dire ?
Wilfried le mari d'Ingrid avait poussé sa femme et avait commencé à regarder partout dans la maison ; à quoi pensait-il ? c'était une petite maison et tout était là ; il n'y avait pas de chambre juste une pièce où tout était rangé, une natte ; une chaise en plastique, trois calebasses dans un coin du mur, un sac en plastique dans lequel Ingrid rangeait ses vêtements, quelques casseroles dans un panier.
- Et pourquoi ne voulais-Tu pas que j'entre ?
- Wilfried je dois te dire quelque chose...
A peine Ingrid ouvrait la bouche pour tout raconter à son mari, le bébé avait pleuré ; Wilfried s'était retourné et avait vu le bébé...
- Wilfried Stp laisse-moi t'expliquer...
- Je ne veux aucune explication Ingrid, je veux juste savoir à qui appartient ce bébé ? mais c'est un nouveau-né ?
- Je l'ai trouvé abandonné dans notre champ et...
- Et tu l'as pris ? as-tu seulement une idée de ce que ça pourra nous créer comme problème ? et si cet enfant était maudit ? et pourquoi n'avais-tu pas pensé aller le déposer chez le chef ?
- Tu n'as pas appris que le chef était décédé ?
- Je m'en fou Ingrid ! ça c'est un problème !
- Je n'avais pas le choix Wilfried... je ne pouvais quand même pas laisser ce pauvre bébé ...
- Ooooooh que si !!! Pardon je ne veux pas de ce bébé dans ma maison Ingrid ! il ne passera même une nuit chez moi !
- Et que veux-tu dire par là ?
- Je veux que tu ramènes ce bébé où tu l'as trouvé ! tu n'arrives pas à faire ton propre enfant et c'est un bébé inconnu que tu vas voler pour ramener chez moi ? sors !
- Quoi ? tu es fou ? tu as vu l'heure ? et où veux-tu que j'aille déposer cet ange ? au champ ?
- Ange hein ? Toi seule sait où tu l'as trouvé, moi je ne veux pas voir ce bébé ici ! sa propriétaire le trouvera !
- Wilfried ! tu as quel cœur ? ce bébé restera ici le temps que le deuil du chef passe ensuite on ira voir les anciens !
- Jamais ! en plus tu décides dans ma maison ? tu vas voir !
Wilfried sans cœur, avait attrapé le bébé pour le jeter dehors mais Ingrid essayait de lui en empêcher, alors les deux commençaient à se disputer le bébé ; Wilfried avait attrapé les épaules , Ingrid les jambes du bébé et le pauvre bébé criait...
#A suivre...
• On peut faire ça à un bébé ? que pensez-vous de la réaction d'Ingrid et Wilfried ?
• Pensez-vous que les paroles d'Ingrid pourront atteindre Mira ?
- Lâche cet enfant Wilfried ! ne serais-tu pas un sorcier par hasard ? et si c'était l'une des tes concubines qui avait jeté cet enfant ?
- Tu es folle !cet enfant ne restera pas dans ma maison ! pour avoir une concubine comme tu dis là, tu penses qu'il me faudra quoi ? m'as-tu donné des enfants ? deux ans de mariage et sans enfant ! ta voisine a donné trois enfants à son mari en deux ans et toi c'est dans des poubelles que tu vas ramasser les enfants et tu viens me parler des concubines ! !
- Alors je dirai quoi ? que c'est une coïncidence ? pourquoi seulement dans notre champ ? pourquoi pas chez les voisins ? et comment expliques-tu ton retour subitement ? en plus en pleine nuit ? elle t'avait appelé pour te dire qu'elle a déposé le bébé dans ton champ ?
- Sorcière ! Idiote de femme ! stérile ! tu ne me sers même à rien dans cette maison ; j'étais calme en ville où je voyais toute sorte des femmes ; je ne sais même pas pourquoi je suis rentré...je vais convoquer ta famille...
- Il faut la convoquer ! il faut le faire Wilfried ! assassin ! lâche cet enfant ; je suis prête à quitter ta maison à cause de ton mauvais caractère que te laisser tuer ce pauvre bébé !
- Ingrate ! après tout ce que j'ai fait pour toi tu oses me parler comme ça ? sors de chez moi ! tu vas renter chez tes parents !
- Je m'en fou ! d'ailleurs Tu as fait quoi pour moi ? dans quelle condition je vis ici? Tu es revenu de la ville tu m'as apporté quoi même ? lâche l'enfant et je partirai de chez toi demain à l'aube...
- L'aube là tu vas l'attendre où ? pas dans ma maison en tout cas... prends ton Bâtard et disparais...
Wilfried avait lâché le bébé en poussant sa femme avec, celle-ci avait titubé et s'était cognée la tête en protégeant le bébé qui n'arrêtait de pleurer.
Ingrid avait fait l'effort de se relever et avait vu du sang sur ta tête ce n'était pas grave juste une égratignure; elle avait quand même pris son sac comme son mari ne voulait pas qu'elle attende le jour, elle avait créé une poche avec son pagne comme un kangourou (je ne sais pas comment on appelle ça ) ; elle y avait placé l'enfant pour qu'il reste au chaud et elle était sorti de la maison de Wilfried en pleine nuit.
- « « où vais-je aller avec cet enfant à cette heure ? mais je vais dormir où? mon Dieu il a un peu de la fièvre » »
Comme il y avait deuil au village (la mort du chef), elle était partie là-bas comme tout le monde qui venait au deuil ; elle y avait trouvé un petit coin tranquille ; elle avait étalé un pagne et sur son sac d'habits, elle avait couché le bébé en le couvrant bien.
Ingrid n'avait jamais eu d'enfant alors elle faisait de son mieux pour protéger le bébé, elle avait déchiré un drap qu'elle avait pris chez elle en petit morceaux pour servir des couches à l'enfant ; bizarrement cette nuit-là ; le bébé n'arrêtait pas de pleurer ; et ne sachant quoi faire, elle ne faisait que lui remplir le ventre avec l'eau au miel...
Très tôt vers 5h du matin,(au village à 5h il y a encore l'obscurité) , pour éviter les regards des gens, elle avait quitté le lieu du deuil et vagabondait avec le bébé, elle avait marché jusqu'à là où l'histoire avait commencé c.à.d., dans son champ ; elle était assise exactement là où le bébé était déposé et réfléchissait sur ce qu'elle devait faire « abandonner le bébé et retourner chez son mari, où faire ce que son cœur lui disait , c.à.d., prendre soin du bébé quoi qu'il arrive ; et après avoir bien réfléchi, elle avait pensé à sa maman...
- « « et si je partais chez ma maman... je sais qu'elle ne me mettra pas à la porte même si son mari ne m'aime pas... oui ; je dois aller au village de ma mère » »
Elle avait quitté son champs pour le parking ; le seul problème était qu' elle n'avait même pas eu la possibilité de récupérer ses petites économies chez elle à cause de la pression de Wilfried , donc elle n'avait rien sur elle ; alors elle avait arraché un régime de banane qu'elle avait pensé vendre un peu plus loin pour payer le bus ; il fallait faire vite car le bébé avait de la fièvre.
Elle était arrivée au parking et il fallait payer avant de monter ; comme elle n'avait pas d'argent ; elle ne pouvait pas prendre un bus, elle avait présenté son régime des bananes au chauffeur d'un camion mais celui-ci l'avait pris pour une insulte,
- Je ne suis pas un commerçant madame ; tu me donnes l'argent ou alors tu fais les pieds jusqu'à ton village ; n'importe quoi ! régime de banane ? tu me prends pour un crève la faim ou quoi ! disparait ! je ne veux pas te voir devant ce camion !
- Svp je dois prendre ce camion, j'ai un bébé et il a de la fièvre ; pitié... Ce bébé n'a que deux jours il peut attraper froid et mourir...
- Donc toi tu prends un bébé de deux jours en plus malade pour monter avec dans mon camion ? tu veux m'attirer des ennuis ? les femmes enceintes et celles qui allaitent ne montent pas dans mon camion ; tu devras plutôt chercher un bus ; tu seras en sécurité avec ton bébé
- Mais je n'ai pas d'argent pour payer un bus justement... je peux supporter m'assoir sur vos sacs de manioc jusqu'à mon village ; l'essentiel est que j'arrive ; d'ailleurs mon village n'est pas loin...
Le chauffeur avait refusé et l'avait chassé ; elle avait déposé ses affaires sous l'étalage d'une dame qui vendait des tomates, elle s'était mise au bord de la route et cherchait à vendre son régime de banane ; personne n'en voulait et c'est seulement lorsqu'elle avait perdu espoir et voulait abandonner qu'un Monsieur s'était arrêté avec son LAND ROVER et l'avait appelé : « « mon Dieu pourvu qu'il achète » ; se disait-elle en courant vers la Jeep.
Le monsieur avait baissé sa vitre et s'était rendu compte que la jeune dame avait un bébé qu'elle cachait comme un kangourou...
- Tu as un bébé ? (lui avait questionné le monsieur)
- Oui Monsieur...
- Et comment peux-tu mettre sa vie en danger comme ça ? tu viens vendre avec lui ? il a quel âge ce bébé ?
- Je sais monsieur mais je n'ai pas le choix... mon bébé n'a que deux jours et je vends ces bananes pour payer le bus...
- Et tu vends tes bananes à combien ?
- J'ai juste besoin de 10.000fc pour payer le bus... prenez tout Monsieur et donnez-moi les 10.000fc
- Quoi ? et tu vas où ?
Elle avait cité le nom de son village et le conducteur lui avait dit de monter...
- Pardon Monsieur ? vous allez par-là ?
- Oui oui je dépasserai ce village ; moi je vais un peu plus loin
- Mais je n'ai pas d'argent pour payer Monsieur... Si vous allez...
- Montez madame...
- Ok un instant je vais prendre mes affaires.
Elle avait couru soulagée mais n'avait pas retrouvé son sac, et comme le monsieur Klaxonnait elle avait laissé tomber, avait couru pour monter dans la Jeep ;
- Alors ? où sont tes affaires ?
- Ce n'est pas grave monsieur, je ne veux pas vous faire perdre votre temps, je ne les ai pas vu , au village ma mère s'occupera de tout...
- Et la fièvre de ton bébé ; est- elle tombée ?
- Ça aussi ce n'est pas grave, une fois au village ma mère s'en occupera...
- Mais tu ne peux pas voyager avec un enfant malade madame...
- Je n'ai pas le choix monsieur...
Le monsieur avait compris que quelque chose n'allait pas ; il l'avait laissé entrer et regardait comment la jeune femme guettait le bébé ;
Deux heures plus tard, ils étaient arrivés où Ingrid devait descendre ; le monsieur s'était arrêté et Ingrid avait ouvert la portière en le remerciant
- Tu es sure que c'est ici que tu dois descendre ?
- Oui Monsieur ; je ne peux quand même pas me tromper... c'est le village de ma mère voyons...
- Prends tes bananes ; tu ne peux pas débarquer chez ta mère les mains vides...
- Non Monsieur ... vous m'avez aidé alors que tout le monde me rejetait gardez-les...
Ingrid avait fait quelques pas et s'était retournée pour encore une fois remercier le monsieur qui la regardait s'éloigner...
- Encore une fois merci monsieur...
- Arnold... Je m'appelle Arnold... Et toi ?
- Moi c'est Ingrid...
- Ok Ingrid prend bien soin de ton bébé... tiens prends... ça pourra t'aider pour les médicaments de ton bébé
Il lui avait tendu un billet de 50$ ; Ingrid avait eu très peur et ne voulait pas prendre ; Arnold avait tellement insisté qu'elle avait fini par prendre le billet et la carte de visite qu'Arnold avait caché dans le billet ...
Ingrid avait marché avec le bébé pendant quelques minutes ; elle pouvait déjà apercevoir la case de sa maman et un sourire se dessinait sur ses lèvres ; et plus près ; elle avait vu sa mère et avait commencé à courir vers elle en pleurant...
- Mamaaaan mamaaaan je suis là ; mamaaan ta fille est là !
Sa mère avait reconnu la voix de sa fille, s'était retournée et courrait aussi à sa rencontre ; Ingrid croyait être la bienvenue mais face à face, sa mère l'avait arrêté directe !
- Ne crie pas mon nom toi ! tu fais quoi ici ? tu es venue faire quoi ici ?
- Mais maman...
- Tais-toi ! « mais maman » u fais quoi ici ? et ton mari ? hum Laisse-moi voir... c'est quoi ça ? un bébé ? toi avec un bébé ? Ingridaaaaaa heeeeeeh !!
- Maman... je vais tout expliquer ... arrête de crier stp ; laisse-moi-même m'assoir...
- T'assoir où ? pardon ; tu ne peux rester ici Ingrid ; moi aussi je vis avec quelqu'un, tu le connais très et tu sais qu'il ne va jamais t'accepter ...
- Mais maman c'est la maison de papa donc j'ai aussi le droit de rester si je veux ! cet homme que tu appelles ton mari n'a pas le droit de me chasser de la maison de mon père !!
- C'était la maison de ton père ; mais il l'a racheté...
- Arrête arrête maman ça suffit ! mais laisse-moi au moins cette nuit, et demain je me trouverai un endroit...
- Ingrid ! ce n'est pas possible oooh ! je dois d'abord lui en parler, on ne débarque pas comme ça chez les gens Ingrid ; moi ta mère à mon âge si cet homme me met à la porte que deviendrai-je ? Tu veux ma mort ? en plus avec un enfant ? Il est d'abord à qui ce bébé ?
- Chez les gens tu dis maman ? ok ... ce bébé est à moi ; c'est tout ce que tu dois s'avoir !
Ingrid en larme, avait quitté la maison de son père et était allé voir sa grand-mère (la mère de son père) ; celle-ci était déjà très vieille et vivait seule ; elle se nourrissait de l'aide des villageois ...
Elle était arrivée chez sa grand-mère et avait trouvé deux jeunes filles qui lui donnaient à manger...la parcelle était très grande mais la maison était très petite ; à côté, il y avait encore une petite maison ; Ingrid avait compris que c'était la douche et la toilette (les toilettes qu'on creuse juste un grand trou et qu'il faut souvent faire très attention sinon on se retrouve au fond)
- Grand-mère !! (avait crié Ingrid toute joyeuse)
- Qui est là ?
- Comment ça « qui est là ? »
- Tu es sa petite fille ? Elle ne peut pas te voir mais elle peut tout entendre... (lui avait répondu l'une des filles)
- Ah ok...grand-mère c'est moi Ingrid, ta petite fille...
- Oooooh iiiingidi ? mon enfant... tu m'as apporté une bénédiction ? tu es venue avec un bon vent je le sens... viens près de moi ...
Elle s'était reprochée et comme si sa grand-mère voyait quelque chose, elle lui avait demandé de lui donner ce qu'elle avait avec elle et qu'elle allait le bénir...
- Grand-mère... mais comment...
- Donne-le-moi...
Elle avait fait sortir le bébé de sa poche et avait remis à sa grand-mère ; celle-ci avec sa main gauche avait tenu la tête de l'enfant et avec sa main droite ses pieds et avait dit :
- C'est un grand jour pour moi et pour ce village qui t'accueille ; mon garçon tu es chez toi ; ce village t'accueille car tu lui apporteras la lumière, partout où tu iras tu ne passeras jamais inaperçu ; on t'appellera « NSEMO » (Nsemo qui veut dire lumière). Je te bénis et je bénis le ventre innocent qui t'a porté et celle qui va t'élever ; malheur aux sans cœurs qui t'ont persécuté ... Je te bénis aujourd'hui afin que tu affrontes la vie et les surprises qui t'attendent, rien ne te sera facile mais, ta lumière te guidera...
Elle avait ensuite demandé à l'une des filles de lui donner un flacon qu'elle gardait toujours à côté de sa natte ; le contenu du flacon était pour faire tomber la fièvre... elle avait administré quelques gouttes dans la bouche du bébé...
Ingrid ne savait pas quoi dire, elle regardait et écoutait sa grand-mère faire et dire ce qu'elle voulait car elle avait confiance en elle ; mais ce qui l'intriguait c'était, comment sa grand-mère savait pour l'enfant ? elle ne lui avait encore rien dit que celle-là avait déjà tout anticipé... Mais elle était en même temps très contente que le bébé soit enfin entre des bonnes mains.
--- Cinq mois plus tard ---
La grand-mère d'Ingrid était décédé et Ingrid était restée seule, elle se battait pour Nsemo (qu'on l'appelait Momo) ; Nsemo l'appelait déjà maman.
et malgré les difficultés que traversait Ingrid avec la famille de son père qui la menaçait de quitter la maison de leur maman .
En ville, c'était la rentrée de classe et Mira aussi avait repris l'école mais elle n'était plus comme avant ; elle n'arrêtait pas de penser à celle qu'elle aurait pu devenir càd ; une mère ; et surtout qu'elle n'en parlait pas, ça remplissait son cœur de chagrin.
Un jour elle était rentrée de l'école plus tôt que d'habitude et avait trouvé sa tante Irène à la maison ; apparemment ils avaient une discussion sérieuse avec ses parents; elle avait à peine entendu sa tante dire « «c'est ce que je voulais faire mais elle a déjà quitté le village » », elle avait ouvert la porte et tout le monde s'était tue ; sans dire un mot, elle était allé dans sa chambre ; mais dans le couloir elle entendait son père dire :
- A-t-elle entendu quelque chose ? et c'est quoi ces manières Zita ? ta fille ne salue plus les gens ?
- Calme-toi Bosco ; elle n'a rien entendu mais je vais quand même aller vérifier...
Mira avait couru dans sa chambre en entendant les pas de sa mère ; elle avait fait semblant de sortir ses cahiers de son sac ; Zita sa mère avait ouvert la porte et la regardait...
- Quoi maman ? que fais-tu dans ma chambre ? que complotez-vous encore cette fois-ci ? me vendre ?
- Déjà tu ne me parles pas comme ça jeune fille ; je ne suis pas ton amie mais ta mère ! et c'est quoi cette façon d'entrer sans saluer ? n'as-tu pas vu ta tante ?
- Qui ma tante ? celle qui a tué mon enfant ? elle est là pour vous pas pour moi maman... sa présence ne me dit rien, au contraire elle me rappelle les pleurs de mon bébé...
- Donc toi tu penses toujours à ça ?
- Oui maman , je ne peux pas m'en empêcher... mon bébé aurait cinq mois aujourd'hui, mais tante Irène en a décidé autrement ; elle n'aura jamais une place dans mon cœur... je la hais ! je la hais !
- Tu as une longue vie devant toi ma fille tu dois oublier...
- Je n'oublierai jamais ce que toi et papa m'avez fait avec la complicité de tante Irène...
Sa mère était rassurée ; sa fille n'avait rien entendu concernant leur discussion, elle était sortie de sa chambre soulagée ...
Quelques semaines étaient encore passées ; Momo (Nsemo) avait encore un mois de plus et un matin, Ingrid était réveillée par des gens qui cognaient à sa porte, elle avait ouvert et c'était ses oncles qui voulait absolument qu'elle quitte la maison ;
- Ton mari nous a convoqués pour ce que tu as fait ! tu as fait un enfant pendant qu'il était en ville et c'est ici que tu viens te cacher ? Il veut que nous lui remboursions la dot...tu vas quitter cette maison aujourd'hui même et tu vas aller vivre chez le père de ton enfant...
Ils ne lui avaient même pas laissé une chance de s'expliquer que déjà ils prenaient ses affaires et les jetaient dans la cour ; elle avait déposé Momo qui pleurait et essayait de supplier son oncle en s'agenouillant ; mais son oncle ne voulait rien entendre...
Momo qui marchait déjà sur ses quatre pattes avait tellement peur de voir sa maman pleurer, lui aussi criait en s'éloignant petit à petit ; au bout de quelques minutes Ingrid avait constaté que son bébé ne pleurait plus, il y avait un silence ; elle avait regardé dans la cours et Momo n'y était pas alors elle avait commencé à l'appeler
- « « momooooo... Nsemoooooo... mon bébé où es-tu ? » »
Dans la parcelle il y avait quelques personnes qui étaient venus voir ce qui se passait mais personne n'avait fait attention à Momo ; mais parmi les petits enfants qui étaient là ; un qui devait avoir trois ans avait dit :
- Tantine Ingrid, j'avais vu Momo entrer là-bas...
- Entrer où dis-moi !!
Le petit avait pointé le doit vers la toilette et Ingrid avait couru en criant :
- « « momooooo !! momooooo ! aidez-moi mon bébé est tombé dans la toilette !!! momoooo momoooo répond-moi mon fils !!
Les hommes qui étaient là s'étaient accourus pendant qu'Ingrid elle, se jetait par terre ; et du fond du trou ils entendaient à peine la faible voix de momo dire
- Maaaa ma...
De l'autre coté en ville, Bosco le papa de Mira avait glissé dans la douche, Zita, Mira et ses deux frères avaient entendu leur papa crier :
- Mon Dieu ! tu es qui toi !!!
#A suivre...
• Que va-t-il arriver à Momo ?
• Pensez-vous que le petit accident de Bosco à a avoir avec ce qui se passe au village ?
• La suite nous en dira...