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Un cœur sous pression

Un cœur sous pression

Auteur:: Kaynaliah
Genre: Aventure
Que feriez vous quand les médecins vous annonce que vous souffrez d'une maladie incurable et qu'il ne vous reste qu'une courte de vie sur terre. Fraîchement mariée, l'annonceriez vous a votre conjointe ?

Chapitre 1 Chapitre 01

CHAPITRE 1: Des retrouvailles explosives

Dans la tête d'Ivy

La fin de l'été approchait et cela se ressentait par ces innombrables feuilles jonchant les trottoirs. New-York était vraiment idyllique avec ce paysage fortement coloré. Au dernier étage du Rockefeller Center, tout le monde était en effervescence pour les derniers préparatifs : on y célébrait le bal de la tulipe. Cet évènement mondain avait lieu chaque année et réunissait toute personne travaillant dan le milieu de la mode. Mais cette année, ce bal avait une particularité à laquelle tout invité devait se soumettre : il était masqué. C'est dans cette optique que je découvrais enfin ma robe. J'avais réussi à me faire respecter dans ce milieu dans lequel je venais à peine de faire mes premiers pas et j'avais réussi à faire mes preuves. Il était rare de nos jours qu'une jeune femme ait la carrure pour dominer à sa façon dans ce monde de requins dirigé par le s*** masculin. J'étais devant mon miroir et regardais le reflet de mon image renvoyée. Cette magnifique robe de couleur blanche qui me tombait aux pieds et faite des mains « magiques » de mon ami Julian KONE, styliste à son propre compte était vraiment unique. En effet, elle n'existait qu'en un seul exemplaire et a été conçue uniquement pour moi. La couleur de la robe n'avait pas été choisie au hasard car elle faisait ressortir mon teint d'une manière assez époustouflante.

Mais il faut dire que du haut de mes vingt-quatre ans, j'en ai bavé pour arriver là. Si on remontait l'instant présent de dix ans en arrière, la « femme » d'aujourd'hui n'a rien à voir avec l'adolescente que je fus autrefois. A quinze ans je me trouvais moche, j'étais empotée et portais un appareil dentaire. Tous ces détails m'ont gâché la vie sans parler des moqueries même les plus méchantes que j'ai dû subir de la part des autres élèves. Les enfants peuvent être cruels quand ils le veulent. Je me refusais de penser à cette époque car elle fut la plus difficile de toute ma vie et à chaque fois que je m'en souvenais, j'en avais les larmes aux yeux. Cette période fut si traumatisante pour moi que cela déboucha sur un mal-être profond : j'avais du mal à m'engager dans une relation amoureuse. Je finissais toujours par rompre au bout d'un mois de relation et le scénario était le même à chaque fois. Mais ce mal-être était la conséquence de quelque chose qui s'était passée lorsque j'étais plus jeune mais aujourd'hui, je préférerai ne pas y penser. Vu l'heure avancée, je devrais maintenant me préparer pour me rendre à la soirée car Nathan SMITH, mon associé et cavalier de ce soir devrait bientôt arriver. Ce dernier vint me chercher en limousine, la grande classe et on se dirigea vers le lieu de la fête.

A peine on m'ouvrit la porte que tous les regards se tournaient vers moi. Ce qui était normal vu la splendeur et la beauté non seulement de la robe mais aussi de la personne qui la portait (lol) même si mon visage était dissimulé sous un masque. J'entendais les chuchotements où tout le monde se demandait qui était cette personne qui avait réussi non seulement à faire une entrée fracassante mais aussi à attiser la curiosité de toute l'assistance. Cherchez bien vous me trouverez un jour. Bon trêve de bavardage, je ne fais que parler depuis tout en oubliant les bonnes manières. Je suis Ivy Keren OBIANG JOHNSON . Oui je sais : mon père est américain et ma mère gabonaise. Je suis née et ai grandi au Gabon jusqu'à l'âge de 4 ans jusqu'à ce qu'on déménage à l'étranger. Mais je connais ma famille fang, je mange le manioc......Je connais mes deux cultures et je parle fang un tout petit peu aussi.

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Dans la tête de Nicolas

J'étais dans la salle pour assister à cette cérémonie. Le comble est d'être masqué. Je déteste les masques. Je pensais que j'allais encore m'ennuyer. Je m'apprêtais même à m'en aller quand je vis une vraie beauté pénétrer dans la salle. J'ignorais pourquoi je me sentais attiré vers elle comme un aimant. Il fallait que je sache qui était cette femme. Je me mis à réfléchir et à essayer de parcourir mon « répertoire féminin mental » à la recherche d'une femme brune. Mais il m'était difficile déjà non seulement de mettre des noms sur toutes mes conquêtes d'un soir mais aussi de me souvenir de toutes ces femmes car nombreuses étaient celles à être passées dans mon lit de Don Juan. Je vis qu'elle parlait avec un autre homme brun qui lui chuchotait des paroles à l'oreille. Je me demandais qui était cet homme pour elle. Elle s'approcha du bar où on lui servit une coupe de champagne dont elle apprécia les « succulentes » bulles. Je vis par la suite son cavalier lui chuchoter à l'oreille et lui saisir en une dixième de secondes sa main afin de l'entraîner sur la piste de danse. Elle lui souriait et ils s'enlacèrent sur la piste de danse tout en maintenant une certaine distance entre leurs deux corps. Quelques minutes plus tard, tout le monde dû arrêter ses occupations afin d'écouter le discours d'investiture du Président d'honneur de cette année. Plus tard dans la soirée, je remarquai que mon inconnue était seule et intrigué par par elle, je décidai de m'approcher d'elle tout en lui offrant une coupe de champagne.

-« Bonsoir Mlle ! Souhaitez-vous savourer une coupe de champagne en ma compagnie si cela ne vous dérange pas bien sûr ».

-« Volontiers ! De toute façon j'ai l'impression que ce champagne n'est pas si alcoolisé car avec tous les verres que j'ai bus je suis encore très lucide ».

-« Si vous le dîtes, je vous crois. Vous n'avez pas l'habitude de boire c'est ça ? »

-« Exact ! Je ne bois jamais sauf à ce genre d'occasions ».

-« De toute façon ce n'est pas plus mal. Mens Sana In Corpore Sano »

-« Sinon vous vous amusez quand même ? »

-« Si je m'amuse...J'avoue que je n'en sais rien. Voir tout le temps les mêmes personnes une fois par an et mêmes celles qui nous insupportent n'est pas vraiment marrant à la longue ».

-« Si vous le dîtes ! Moi c'est ma première fois mais je pense que ma présence aux prochaines éditions m'aidera à me faire mon propre choix...Si vous voyez ce que je veux dire. Sinon vous ça fait combien de temps que vous y participez ? »

-« Cette année cela va faire quatre ans. J'ai commencé plutôt très jeune... »

Il fut interrompu lorsqu'il entendit une jeune femme l'interpeller.

-« Excusez-moi je reviens » dit-il avant de s'en aller.

-« Mais je vous en prie ».

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Dans la tête d'Ivy

Je m'avançai vers d'autres personnes avec qui je discutais. Plus tard dans la soirée, je me rendis sur le balcon afin d'admirer cette merveilleuse vue qui s'offrait à moi. J'avais ôté mon masque car honnêtement j'en pouvais plus. J'étais perdue dans mes pensées lorsque je sentis une présence derrière moi. Je me retournai à vive allure et vit mon mystérieux interlocuteur de tout à l'heure. Il me gratifia d'un sourire.

-« C'est magnifique cette vue vous ne trouvez pas ? »

-« Si vous avez raison. Excusez-moi vraiment de vous dire ça mais vous avez de magnifiques yeux et vous êtes également très jolie ».

-« Merci mais je crois que pour être à parts égales vous devez également ôter votre masque car là j'ai violé une règle de ce soir »

-« Vous avez raison autant faire les choses dans les bonnes conditions ».

Lorsqu'il ôta son masque , je suis restée en état de choc. Mon Dieu ! Certes, il était beau mais il ressemblait tant à cet homme que je voulais oublier mais ça ne pouvait être tout de même pas lui. Mais je devais en être sûre tout de même.

-« Dites-moi c'est étrange mais j'ai l'impression de vous connaître... »

-« Oui c'est très étrange...Car je ressens aussi ce sentiment ».

-« Votre regard me fait penser à une jeune fille que j'ai connue plus jeune ».

-« Et comment elle était ? J'aimerai bien le savoir ».

-« Sans vouloir vous offenser, elle n'avait rien à voir avec vous... »

-« C'est-à-dire ? »

-« Elle portait un appareil dentaire, avait un style vestimentaire à désirer... »

-« J'arrive pas à y croire... »

-« Si je vous promets... »

-« ...Le monde est vraiment petit pour que je tombe sur l'ordure que t'es Nicolas ALEKA... »

-« Comment connaissez-vous mon nom ? »

-« Tu vois la fille empotée et que tu avais traité de moche à l'époque...elle est devant toi ».

-« Ivy...C'est toi ? »

-« Oui c'est moi et je vois que le temps n'a rien changé en toi. Tu es encore plus cruel qu'avant et toujours aussi superficiel... »

-« Ivy c'est toi...Ecoute pour ce qui s'est passé entre nous... »

-« Retiens bien ceci : il ne s'est jamais rien passé entre nous. Je n'étais que l'objet d'un stupide pari entre ce crétin de Max et toi et moi comme une conne j'ai cru en tes belles paroles mensongères mais permets-moi de te dire qu'on ne m'y reprendra plus jamais et avant que je n'oublie... »

Je lui appliquai une gifle si violente que la trace lui resta sur la joue.

-« Je crois que je ne l'ai pas volé celle-là ».

Je m'en allai et le laissai là. Il pouvait regretter tellement le mal qu'il m' avait fait mais cela ne pouvait pas changer le passé et encore moins remonter dans le temps.

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Dans la tête de Nicolas

Je ne parvenais toujours pas à y croire. Ivy JOHNSON avait changé depuis le temps et était devenue un magnifique ange : je la trouvais tellement belle et sexy... Je sortis de ma torpeur lorsque je me rendis compte que peu importe ce que je peux faire, Ivy ne me pardonnera jamais l'humiliation qu'elle a subie par ma faute.

Ivy, en se rendant dans la salle de fêtes, percevait Nathan en galante compagnie et préféra s'éclipser alors. Je montai dans l'ascenseur et lorsque les portes de celui-ci se fermèrent, je glissai le long de la paroi. Mes yeux commençaient à se mouiller et les larmes se mirent à dévaler sur mon visage. J'étais choquée de le revoir ainsi et de façon si brutale. Je n'étais pas prête à revivre mon passé et Nicolas n'avait jamais ressenti le moindre remords pour tout le mal qu'il m'a fait. Lorsque je fus à bord de la limousine, je pris mon téléphone et laissai un message à Nathan pour lui dire que j'étais rentrée car je ne me sentais pas bien et que je voulais qu'il profite de la soirée. Je rentrai chez moi, pris une douche et me fis une tasse de chocolat chaud. Je m'allongeai au salon et me mis à penser à cette époque si douloureuse.

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Flashback

Suite à la mutation de mon père, je dûs quitter la vie que je m'étais construite à Toronto pour m'installer à Los Angeles et essayer d'en construire une nouvelle. J'adorais ma vie à Toronto avec mes vrais amis que j'avais toujours connus. Le départ pour L.A fut très difficile mais je n'avais pas le choix : je devais m'adapter à ma nouvelle vie. Mon père n'arrêtait pas de tarir d'éloges sur mon nouveau lycée où je devais selon ses dires m'éclater. Le jour de la rentrée, cloîtrée dans la voiture, j'observai les étudiants qui se trouvaient déjà devant les grandes portes du lycée et je compris que ma vie ne serait pas un cadeau. Les filles avaient tellement l'air obstiné par la beauté et rien d'autre quant aux garçons ils se contentaient de jouer aux amoureux transis devant ces filles hystériques. C'est avec une boule au ventre que je parvins à sortir de la voiture, à traverser tout le lycée afin de m'asseoir à une place dans la salle de classe. Je ne parvenais pas à comprendre pourquoi j'étais si anxieuse et essayais de trouver une réponse lorsque je sentis un regard insistant se poser sur moi. Je me retournai et vis une jeune fille brune qui me fit un agréable sourire, si bien que j'oubliai tout le stress que je ressentais.

-« Salut ! Il me semble ne t'avoir jamais vu ici. T'es nouvelle ? »

-« Oui ! On peut le dire ».

-« Je m'appelle Gabriella. Et toi ? »

-« Ivy. Enchantée »

-« De même ! Je suppose que t'es nouvelle ? »

-« Oui ! C'est bien ça ! »

-« Où apprenais-tu avant ? »

-« J'étais à Toronto depuis toujours et mon père a été muté à L.A».

-« Ça n'a pas du être facile ce changement pour toi ».

-« C'est très difficile en effet. Quand tu as toujours vécu quelque part et que tu dois abandonner du jour au lendemain tes amis, tous ceux que tu aimes...Tu te dis que la vie peut-être vraiment injuste ».

-« Tu sais...Je sais très bien ce que tu ressens. Moi je vivais à Hambourg avec ma mère quand elle a voulu qu'on vienne ici car elle a trouvé un meilleur boulot. C'était il y a deux ans certes mais j'ai toujours mes amis, la distance n'a pas eu raison de notre amitié ».

-« J'en suis heureuse pour toi. Tu as raison ... si nous sommes vraiment amis la distance ne peut avoir raison de notre amitié »

-« Exactement »

Chapitre 2 Chapitre 02

CHAPITRE 2: Ivy Keren OBIANG JOHNSON

RETOUR DANS LE PRESENT-

Dans la tête d'Ivy

Je sortis de mes pensées par la sonnerie de mon téléphone. Je souris en voyant qu'il s'agissait de mon meilleur ami de toujours, Franck IGOWET, qui m'appelait depuis Paris.

-« Allô ! »

-« Mia Cara ! Comme je suis heureux de t'entendre depuis la dernière fois. Tu vas bien ? »

-« Oui Franck ! Et toi ? »

-« Très bien également. Mais dis-moi je ne te dérange pas là ? »

-« J'avoue que ton appel si tardif me laisse sans voix. T'es sûr que tout va bien ? »

-« Je t'appelle pour une bonne raison ... Tu te souviens que la dernière fois que nous nous sommes vus, tu m'as dit que tu voulais tellement quitter ta boîte si illustre et apporter ton savoir-faire à une entreprise plus petite et qui aurait vraiment besoin de toi »

-« Oui... ».

-« En fait étant donné que je travaille à la bourse, j'ai accès à tous les dossiers et figure-toi qu'il y a des dossiers très intéressants mais seul un me paraît très productif ».

-« Je t'écoute ».

-« Figure-toi qu'il y a une entreprise de mode qui a un très bon styliste et qui a toujours eu de très bonnes critiques concernant la présentation de leurs différentes collections mais par contre qui est très souvent dans le rouge. D'ailleurs, le dernier Directeur Général a claqué la porte, le nom du nouveau n'a pas encore été révélé. Leurs actions sont en vente en ce moment et si tu es intéressée, je te les achète immédiatement"

-"C'est une boîte fiable selon toi?"

-"Oui et tu aurais tort de ne pas les aider"

-"De toute façon dans la vie il faut prendre des risques et je te fais confiance. Tu ne m'as jamais déçu..."

-"C'est parti et vu le prix sur les marchés tu pourrais bien être l'actionnaire majoritaire"

-'Très bien! Tu me rappelles pour me tenir informée"

-"Bien sûr! Bon je file m'occuper de ça"

On raccrocha et je me souvins que j'avais oublié de demander l'élément le plus important à Franck : le nom de cette entreprise. Je le lui demanderai plus tard alors. Je me fis du bon chocolat chaud et allai m'allonger sur mon sofa pour y lire une de mes chroniques que j'aime tant : chronique de Kaynaliah. Deux heures plus tard, Franck me rappelait pour me dire qu'il avait pu acheter 55% des actions ce qui fait de moi l'actionnaire majoritaire. Il me donna rendez-vous dans cinq jours à Paris afin qu'on puisse tous les deux, aller voir de nos propres yeux cette boite. Vu que j'étais en congés, cela tombait à point.

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Deux jours plus tard-

Franck et moi venons à peine de descendre du taxi qui nous déposa au pied de la société. On monta dans l'ascenseur et on monta jusqu'au quatorzième étage. On était attendus par la direction afin de faire des présentations. On fut annoncé par la réceptionniste qui nous conduisit dans le bureau du Directeur. Je lus sur la porte qu'il s'agissait de Martin COURCELLES et espérais qu'on pourrait tous bien s'entendre. Quelques secondes après notre arrivée, la porte s'ouvrit. Je me suis retournée et m'apprêtais à saluer quand mon sourire s'effaça automatiquement. Qu'est-ce que Nicolas foutait ici ?

-"Toi? Je peux savoir ce que tu fais là?"

-"Tu es dans mon nouveau bureau: je suis le nouveau Directeur de « Mode & Stylish » depuis quelques minutes. Et toi que fais-tu là?"

-"Franck...On s'en va" dis-je en prenant mon sac à mains tout en tremblant

-"Mais que se passe-t-il?"

-"Il est hors de question que je travaille avec cet homme"

-"Mais que se passe-t-il?"

-"Tu fais comme tu veux Franck mais moi je m'en vais"

-"Excusez-là! Il doit avoir une raison à son comportement...Je vais arranger ça" dit Franck confus

Franck me retrouva devant les ascenseurs et j'étais en colère. Et dire qu'on a investi beaucoup dans cette société. Je regrette tellement. J'aurai dû lui demander à temps le nom de l'entreprise et qu'ils se renseignent sur ses dirigeants. Putain de merde.

-"Non mais ça va pas? C'est quoi cette scène?"

-"Je ne veux plus jamais revoir cet homme de ma vie. Je m'en vais Franck. Est-il possible d'annuler l'achat des actions?"

-"Non je regrette c'est impossible et tu ne peux pas faire ça: cette boite a besoin de toi. Tu dois les sortir du pétrin. Tu n'es pas obligé d'aimer Mr ALEKA mais des employés veulent garder leurs emplois et tu peux leur venir en aide. Je te demande de bien réfléchir..."

-"Franck je déteste quand tu fais ça...d'accord je le fais mais uniquement pour ces employés"

-"Enfin tu deviens raisonnable mais j'aimerai bien savoir ce qui s'est passé entre vous deux"

-"Dernière chose, je veux que tu sois mon intermédiaire entre lui et moi"

-"Ai-je vraiment le choix?"

-"Non"

-"Très bien je le ferai. ON peut y retourner?"

Je le suivis. Nicolas et son père furent comme soulagés de me voir revenir. Après les présentations, Frédérick dut s'en aller malheureusement. Nicolas demanda à la secrétaire d'apporter du champagne. Elle s'exécuta et alors qu'on trinquait à notre nouvelle collaboration, Nicolas s'approcha de moi.

-"N'essaye même pas de t'approcher de moi sinon.."

-"Sinon quoi?"

-"C'est un avertissement Nicolas. Ne me cherche pas s'il te plaît!"

-"J'aimerai bien voir ce que tu es capable de faire"

-"En tout cas moi je ne joue pas avec les sentiments des gens"

Il devint immobile et tenta de s'excuser mais je ne l'écoutais même pas. Il était trop insistant et cela m' irrita. Je finis par lui renverser ma coupe de champagne en pleine figure. J'étais vraiment en colère. Il tenta de me rattraper mais je sortis in extrémis du bureau. Quel imbécile celui-là !

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Dans la tête de Nicolas

Je ne sais pas quelle relation professionnelle je pourrai mettre en place entre Ivy et moi mais une chose est sûre : c'est vraiment mal parti entre nous deux. Il est évident qu'elle me déteste toujours autant après tant d'années. Il faut que je fasse quelque chose mais quoi ? Le pire est que je ne l'ai jamais oublié ma petite Ivy. Jamais et je m'en rends compte encore plus aujourd'hui malgré mon statut d'homme engagé à une autre femme que je ne peux m'empêcher de tromper car elle n'est tout simplement pas Ivy. Je fus sorti de mes pensées par ma port qui venait d'être ouverte. Je relevai les yeux et croisai le regard de Tima, ma fiancée. Quand elle me vit tout mouillé, elle éclata de rire et cela m'énerva.

-"Puis-je savoir ce qu'il y a de si drôle?"

-"Si tu voyais ta tête...Mais au fait que t'es t-il arrivé?"

-"C'est une longue histoire...Sinon que puis-je faire pour toi?"

-"On dîne ensemble ce soir?"

-"Non c'est impossible! J'ai trop de boulot! Je vais finir très tard"

-"Très bien je dinerai avec Marine alors"

Chapitre 3 Chapitre 03

CHAPITRE 3: Nicolas ALEKA

Quelques semaines plus tard

Dans la tête de Nicolas

Ivy et moi avons des relations professionnelles très étranges tellement elles sont tendues. On se croise rarement et parlons via un intermédiaire. On échange que des courtoisies tous les deux. Ca me fait de la peine mais je respecte son choix à refuser tout lien quelconque avec moi.

Ce soir, j'ai dû travailler jusqu'à une heure vraiment tardive et c'est épuisant d'autant plus que la faim et la fatigue se rejoignent. Il est déjà 23 heures et je préfère rentrer chez moi. Je suis mort de fatigue. J'ai éteint toutes les lumières et me suis dirigé vers l'ascenseur où je suis surpris d'y trouver Ivy. Elle a dû aussi travailler tard la pauvre. Les portes de l'ascenseur venaient de s'ouvrir on pénétra l'intérieur sans échanger un seul mot. J'appuie sur la touche rez-de-chaussée et les portes finissent par se refermer. Quelques moments plus tard, l'ascenseur se bloqua entre deux étages. Il ne manquait plus que ça purée. J'appuyais sur le bouton d'urgence mais personne ne répondait. Ivy était totalement paniquée lorsqu'elle comprit que nous étions bloqués ici pour toute la soirée.

-"Tu vas bien?"

-"Oui! TRès bien!"

-"Pourquoi es-tu pâle alors?"

-"Mêle-toi de tes affaires Nicolas s'il te plaît"

Elle recula contre la paroi de l'ascenseur et s'assit dans un coin tout en ayant les yeux fermés. Elle semblait en panique totale. Je voyais bien qu'il y avait un problème.

-"T'es sûre que ça va?"

Elle me regarda un instant avant d'ouvrir la bouche mais aucun son n'en sortait. Ses yeux devinrent humides d'un coup. Je lâchai ma sacoche et m'accroupis devant elle.

-"Respire! Tu fais une crise d'angoisse. Inspire...Expire"

-« .... »

-"Tu te sens mieux?"

Elle secoua sa tête négativement. J'avais peur de la toucher pour ne pas me prendre à nouveau un revers mais elle était mal. Je finis par m'en moquer et saisis sa main. Quelques instants plus tard, Ivy revint à elle.

-"Merci" dit-elle tout en retirant sa main de la mienne

"-Il n'y a pas de quoi! Je ne suis tout de même pas un monstre et c'est normal ce que j'ai fait"

-"Avant que tu ne me poses la question et pour couper court: je suis claustrophobe"

-"? Depuis quand? Tu ne l'étais pas quand on s'est connu"

-"Il se passe beaucoup de choses en 10 ans Nicolas"

-"Qu'est-ce qui t'a rendu comme ça?"

-"..."

-"Excuse-moi! Je n'ai pas le droit de te demander ça"

-"J'ai...J'ai eu un accident il y a 8 ans. Un accident de voiture! La voiture s'est retrouvée dans l'eau et j'ai cru que j'allais mourir car il n'y avait aucune issue pour sortir: je me retrouvais dans une espèce de boite aquatique...Depuis ce jour-là je refuse de rester dans des endroits fermés comme cela car je ne cesse de penser à cet accident"

-"Je suis désolé"

-"De quoi?'

-"D'avoir dû revivre cela par ma faute"

Ivy n'arrêtait pas de regarder sa montre et constatait que l'heure n'avançait pas vite.

-'Ivy pourquoi as-tu quitté L.A?"

-"..."

-"Je t'en prie réponds-moi s'il te plaît"

-"Je voulais découvrir d'autres horizons"

-"Tu mens"

-'De toute façon, ce n'est pas ton problème, vue la façon dont tu m'as traitée"

-"Je suis désolé"

-"Désolé de quoi? De t'être fait prendre! Je remercierai toujours Gabriella de m'avoir ouvert les yeux sur toi"

-'Ecoute..."

-"Non! C'était quoi la suite du jeu ? M'emmener au bal de fin d'année, coucher avec moi et me jeter par la suite ?...Tout ça pour de vulgaires points à ton jeu stupide. Je n'étais que ça pour toi Nicolas! Juste un pion..."

-"Non tu as été bien plus que ça...Je t'ai aimé"

-"Quand on aime une personne, on ne peut pas lui faire une telle monstruosité"

-"C'est toi qui a demandé à Gabriella de m'empêcher de te contacter ?"

-"Exactement! Que voulais-tu de plus? Au fait combien de point t'ai-je rapporté?"

"...350 points" dis-je la tête baissée

-"S'en est assez.... je ne veux plus rien savoir"

J'étais tellement meurtri que je restai dans mon coin. Ivy était allongée quand je la vis ouvrir son sac et en sortir une pomme. Elle décida de la partager devait la partager avec moi. Heureusement que j'avais un couteau suisse sur moi. Vers 4 heures du matin, Ivy s'endormit et tremblait un peu à cause du froid: je la couvris avec ma veste avant de m'endormir aussi bien que ça ne soit pas confortable. Aux alentours de 8 heures du matin, l'ascenseur se remit en marche tandis que nous dormions encore. J'entendis la voix de Tima qui me réveilla. Elle était furieuse. Je me rendis compte de la scène qui s'offrait à elle. Ivy avec ma veste que j'enlaçais pour plus la réchauffer.

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Dans la tête d'Ivy

Je me réveillai à cause du bruit qu'il y avait autour de moi. Tima et Nicolas se disputaient et je me suis rendue à peine compte de la situation : j'étais enlacée dans les bras de Nicolas et sa fiancée s'imaginait des choses qui ne se sont pas produites entre lui et moi. Je préférai m'éclipser pour laisser les deux amoureux en discussion.

Il n'y a qu'à moi que ce genre de conneries n'arrive.

2 semaines plus tard

Dans la tête de Nicolas

Tima avait revêtu le masque de la jalousie maladive. Elle devint très suspicieuse envers Ivy et moi. Ivy en avait marre des insinuations de Tima et m'avait demandé de tenir ma fiancée éloignée d'elle. Plus rien n'allait non plus dans mon couple et Tima accusait toujours injustement Ivy d'en être responsable. J'en étais abasourdi.

Ce soir-là, Tima m'avait invité pour se faire pardonner de son comportement au restaurant. J'acceptai pour ne pas avoir encore à supporter ses crises de nerfs habituelles. Alors que le serveur prenait nos commandes, je vis Ivy, magnifique comme toujours, entrer dans le restaurant avec un homme. Je m'arrêtai de rire et commençai à être d'une humeur exécrable avec Tima qui se demandait bien pourquoi je réagissais ainsi. Pendant tout le dîner, je n'ai prêté aucune attention à Tima et ne cessais de regarder ce couple qui semblait si bien s'entendre. Ivy quant à elle, ne semblait pas nous avoir vus. Avant de nous en aller, Tima et moi avons décidé d'aller saluer Ivy et son compagnon.

-"Bonsoir Ivy!"

-"Tiens! Bonsoir! J'ignorais que vous étiez là"

-"On a plutôt tendance à te rencontrer partout où nous allons"

Je lançai un regard noir à Tima. Elle a intérêt à se tenir tranquille.

-"Qu'est-ce que ça veut dire ça?" demanda Ivy en se levant

-"Arrête de tourner autour de mon fiancé"

-« Mais je ne tourne pas autour de lui »

-"Vous ferez mieux de la surveiller" dit Tima en se tournant vers le compagnon d'Ivy

-"Tima, écoute-moi très bien: ton fiancé ne m'intéresse guère donc cesse de dire que je lui tourne autour et cesse de me provoquer sinon ça va mal se finir"

-"Ivy non..." dit son compagnon

-"Que vas-tu faire Ivy? Brr! J'ai peur!"

Ivy lui appliqua une gifle violente que tout les clients et employés du restaurant se tournèrent vers nous.

-'Toi tu restes là sans rien faire? Tu devrais prendre ma défense"

-"Plus maintenant. Tu sais quoi Tima: je-te -quitte! J'en ai marre! Je ne peux plus vivre ainsi"

Pendant qu'on se donnait en spectacle grâce à Tima, Ivy était partie accompagnée de cet homme. Tima avait réussi à gâcher la soirée de tout le monde et je la plantai au restaurant. Je rentrai chez moi et me préparai une chambre d'amis car il était hors de question que je partage encore quoi que ce soit avec mon ex-fiancée jusqu'à ce qu'elle déménage. Je me servis un verre de whisky que je bus d'un trait. Je renouvelai l'expérience: pas parce que j'étais triste à cause de ma rupture (j' en étais même soulagé) mais parce qu'Ivy occupait toutes mes pensées depuis mon retour et elle avait toujours occupé mes pensées. Je ne cessais pas de me demander qui était cet homme pour Ivy. La scène de Tima tout à l'heure n'aura fait qu'empirer ma relation déjà tangeante avec Ivy et cette dernière avait plutôt été claire: elle ne s'intéressait pas à moi.

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Ce vendredi soir avait lieu la présentation de la nouvelle collection. Tout le monde était en effervescence à la société et personne n'arrivait à calmer notre styliste. Franck était revenu pour cette occasion spéciale et avait ramené une surprise de taille à Ivy qu'elle ne découvrirait que le soir-même. Tima était aussi présente mais se donnait trop en spectacle. Il est évident qu'elle voulait me récupérer mais je ne voulais plus de cette relation. Le défilé fut un énorme succès et à la suite eut lieu la conférence de presse. Les journalistes étaient enthousiasmés par la beauté de cette nouvelle collection et en faisaient des critiques très positives. Soudain, une journaliste mondaine qui n'y avait pas sa place commença à poser des questions à Ivy sur sa vie privée.

-"Mlle JOHNSON, on vous a vue très proche ces derniers temps avec le séducteur brésilen Jorge VITTORI"

-"C'est un excellent ami"

-"Seulement? Dois-je vous rappeler qu'il y a quelques années vous avez failli vous marier avant que vous n'annulez le mariage"

-"Où détenez-vous ces informations?"

-"Il suffit de faire un petit peu de recherche et on retrouve tout"

-'Ecoutez-moi bien chère Mlle: ici c'est une conférence de presse sur la nouvelle collection de notre styliste et non une conférence sur ma vie privée. Le débat est clos"

La conférence se poursuivit mais je remarquai qu'Ivy était tellement enragée qu'on est fouillée dans sa vie privée qu'elle avait souvent des moments d'absence pour répondre aux questions. Heureusement que j'étais là pour l'aider.

-"Merci Nicolas...Je veux dire pour tout à l'heure...à la conférence"

-"Pas de quoi! C'est tout à fait normal. Tu avais l'air plutôt mal"

-"J'ai toujours évité la presse à cause de leur manie à fouiller dans la vie privée des gens et je tiens plus que tout à mon intimité"

-"Je comprends"

-"Merci en tout cas"

Elle s'en alla et me laissa là. Elle retrouva Franck qui était accompagné de Gabriella. Les deux amies se retrouvèrent à leurs plus grandes joies et tout se passait bien.

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