Vous est-il déjà arrivé de vous demandez et si.. ?
Et si vous n'aviez pas fait cela, est-ce que ceci ce serait produit ?
Moi oui. Tous les jours depuis deux ans.
Et si je n'étais pas sortie en douce mon frère serait-il toujours en vie ?
Et si j'étais rentrée par mes propres moyens mon père aurait-il eu cet accident ?
Et si j'étais un garçon mon père m'aimerait-il plus ?
Et si je fugue est-ce qu'il me retrouverait ?
Il , c'est mon pire cauchemar !
Ce soir là il y a deux ans, j'ai décider de faire le mur pour aller m'éclater avec mes copines, j ai bu plus que de raison et j'ai donc appeler mon père toute penaude pour qu'il vienne me chercher.
Ce soir là, mon père qui conduisait vite afin de venir me récupérer à heurter une voiture.
Ce soir là , mon frère qui se trouvé dans la voiture avec mon père est mort .
Ce soir là, les occupants de l'autre voiture, un couple, sont mort également.
Malheureusement, déjà que le fait de tuer des gens est déjà bien assez horrible il a fallu que dans cette voiture se trouve le couple Machiette. Le chef de la mafia italienne et sa femme.
Jusqu'à ce soir là je ne connaissais pas leur existence, mais c'était sans compter sur Vicente leur fils qui a tenu à ce que je le sache.
Cette horrible nuit Vicente est venue me rendre visite , je me souviens encore de la peur que j'ai ressenti, j'étais persuadée qu'il allait me tuer. Mais il ne l'a pas fait non. Il a fait pire. Il m'a fait une promesse.
- Dans deux ans, à l'aube de tes dix-huit ans ta vie m'appartiendra, dit à ton père que dans deux ans jour pour jour je viendrai te chercher. Une vie pour une vie .
Effectivement ce soir là Vicente à perdu deux êtres cher, nous une seule. Mon frère. C'est pour cela que Vicente à décrété qu'il viendrai me chercher afin de se venger.
Une vie pour une vie.
C'est un soir d'automne que ma vie va définitivement basculer.
Demain c'est mon anniversaire, enfin si on peut dire car a minuit et quart j'aurai dix-huit ans, pour moi c'est plus ce soir que demain .
Je réfléchie encore au fait de prendre mes jambes à mon cou ou non. Mais je me dis que peut importe ou je serai Vicente me retrouverai .
Depuis deux ans ma vie est encore plus triste qu'avant. Auparavant je n'exister pas, seul mon frère compter pour mon père. Ma mère est morte à ma naissance, mon père m'en a toujours tenu pour responsable. Puis il y a eu l'accident, Scott mon frère y a perdu la vie. Mon père et lui venait me chercher quand ils ont heurter une voiture. Depuis ce jour, mon père me voue une haine sans fin. Pour lui je suis responsable de la mort de ma mère et de Scott. En un sens il a raison. Mais ça fait mal quand même. Ne pas se sentir aimer. Se sentir seule au monde. Je ne le souhaite à personne.
Vicente Machiette est le fils du couple mort dans l'accident. Lui aussi m'en veut. Plus particulièrement à mon père mais c'est moi qui vais payer pour cela.
Il y a deux ans lors de cette nuit horrible, Vicente est venue me rendre visite. Je pleurer à chaude larme dans ma chambre quand j'ai senti la présence de quelqu'un. Mon père était à l'hôpital, mon frère décédé, j'étais seule. J'ai essuyé mes larmes et ai demandé qui était là.
C'est alors que je l'ai vu, une ombre près de ma fenêtre. Il s'est avancer et j'ai pu le voir. Un homme grand et fort, brun au yeux turquoise, il avait une chaîne autour du cou avec une croix comme pendentif, une chevalière a l'annulaire droit avec un dessin représentant un serpent. J'ai bien pu l'observer quand il s'est approché et a essuyé les larmes qui couler le long de ma joue. Il était beau, très beau même, mais le regard qu'il m'a lancer m'a geler sur place. De la haine. Une haine profonde et viscéral.
Je me suis recroquevillée sur moi-même, éloignée le plus loin possible que le permettez mon lit , il s'est alors assis sur celui-ci et s'est mis à caresser mes cheveux.
- Tu sais qui je suis ? M'a-t-il demander.
Sa voix est grave, son haleine sent le whisky, il a dû boire plus que de raisons, c'est jolie yeux sont injecter de sang.
J'ai secouer la tête incapable de lui répondre.
- Vicente. Vicente Machiette. Ce soir tu as perdu ton frère dans un accident n'est-ce pas ?
Je fût surprise par sa question, comment sais t-il cela ? Machiette ? Ce nom me dit quelques chose mais où l'ai-je entendu ?
- Oui..
- Moi aussi j'ai perdu des êtres cher ce soir.
Mon sang ce glace dans l'attente de ce qu'il va me dire, qui je le sais ne va pas me plaire.
- Ce soir ton père a tuer mes parents. Ils étaient dans la voiture qu'il a heurter.
Voilà. Je me souviens. J'ai entendu ce nom à l'hôpital quand les policiers sont venu prendre la déposition de mon père.
- Je suis venu te dire quelques chose et je veux que tu m'écoute bien. Compris ?
Je hoche la tête, terrifiée à l'idée qu'il me tue pour se venger de la mort de ses parents.
- Dans deux ans à l'aube de ton dix-huitième anniversaire je viendrai te chercher et ta vie m'appartiendra. Dis à ton père que dans deux ans jour pour jour je viendrai et je t'amènerai. Une vie pour une vie.
- Pourquoi moi ? Ai-je alors demandée. Je..je..
J'allais lui dire que je n'y étais pour rien, mais c'est faux.
- Je sais que ce n'est pas toi qui a tué mes parents à proprement parler mais tu en es quand même responsable. Je veux que ton père souffre autant que je souffre. J'ai perdu deux êtres cher, lui un seul . Une vie pour une vie.
Il a alors retirer son collier et s'est approché de moi, m'a alors murmurer.
- Tourne toi.
J'ai secouer la tête pour signifier que non je ne le ferai pas.
- Valentina, tourne toi.
Comment diable connait-il mon prénom ?!
- Valentina.
Mon prénom sonne comme un avertissement dans sa bouche. Je n'ai pas envie de savoir ce qu'il est capable de faire, je m'exécute donc.
Il prend mes cheveux et les glisse sur mon épaule, il me passe ensuite son collier autour du cou. Puis fais glisser ses doigts le long de mes épaules.
- Je te laisse mon collier pour signifier à tout le monde que tu m'appartiens, je compte sur toi pour le garder. Lorsque je viendrai te chercher je veux que tu l'ai autour du cou.
Il a ensuite déposer un baiser dans mon cou, et ce geste m'a provoquer des milliers de fourmillement.
Putain de traître de corps !
Vicente s'est alors levé et à disparu en un quart de seconde.
Je n'ai jamais quitter son collier, non pas que je m'y soit attacher mais je voulais me souvenir à chaque instant que ma vie était compter, que le diable aller venir me chercher.
Je n'ai pas parler de ce soir là à mon père, c'était inutile, je pense qu'il s'en serait réjouis et hors de question que je voie la joie de se débarrasser de moi dans ses yeux. Je n'y survivrai pas.
J'ai beaucoup réfléchi à ce que je compter faire pendant ces deux dernières année, et puis je me suis dis que je ne pouvais pas y faire grand-chose. Quitter un diable pour un autre. Car oui on va pas se mentir mon père n'est pas un ange.
Mon père Diego Santa est officiellement un homme d'affaire dans les transports maritime, officieusement il est à la tête de trafic en tout genre, respecter et craint de plusieurs hommes peu recommandable, en gros des gangs et des mafieux qu'il vaut mieux avoir de son côté. Hormis Vicente Machiette qui lui n'ai pas à la botte de mon père. Faut dire que Vicente est Italien, nous sommes Grecque mon père a en horreur les Italiens. Ne me demander pas pourquoi je ne sais pas.
Je sais bien que Vicente n'ai pas un homme recommandable, j'ai fais des recherches après sa visite, j'ai appris que son père Antonio et sa mère Annabelle s'était marié jeune, qu'ils ont eu deux fils, Vicente et Gianni. Après la mort de ses parents Vicente en tant qu'aîné à repris le flambeau familiale, la tête de la mafia Italienne.
Et c'est avec cet homme que je vais devoir vivre. Enfin, vivre c'est un bien grand mot car je ne sais même pas ce qu'il va faire de moi. Peut-être que demain je serai morte.
Peut-être aura-t-il oublier de venir me chercher ?
Pff, de qui je me moque ?! Je sais bien que je n'ai aucun moyen d'échapper à mon destin.
Aujourd'hui j'ai profiter de ma dernière journée de « liberté » dieu seul sait ce qui m'attend dès demain.
J'aurai voulu fuir, faire ma vie ailleurs, malheureusement je n'ai personne, ni famille ni amis. Seule.
Depuis deux ans mon père nous a rapatrié en Grèce, suite à l'accident il a quand même tenue à m'éloigner de Vicente pour les deux ans qui me rester auprès de lui. Ne vous méprenez pas, ce n'est pas un élan de compassion ou une marque d'affection, c'est simplement qu'il ne voulait pas que je risque de détruire son trafic en sympathisant avec le diable avant qu'il ne vienne me chercher. Comme ci j'aurai été de mon plein gré avec Vicente.
Je profite donc de cette dernière journée pour me promener dans ma ville natale Athènes. Je fais le tour de la ville, je vais dans tous les coins que j'ai toujours aimé afin de garder en mémoire ce paysage merveilleux .
Reverrais je seulement ce pays un jour ? J'en doute.
Quand la nuit commence à tomber, je me consent à rentré à la villa. Quand j'y arrive les gardes poster devant la villa m'annonce que je suis attendu par mon père dans son bureau. Je m'y rend à reculons, je n'ai aucune envie de lui dire au revoir. A ce père qui ne m'a jamais aimé, qui a toujours préférer Scott et ma voué une haine sans raison.
Je pousse le battant de la porte du bureau et y pénètre. Mon père est assis à son bureau et signe des papiers qu'il tient devant lui.
- Vous m'avez fais demander père ?
Et oui, c'est triste, je dois parler à mon père comme si je parler à un inconnu. Le tutoiement m'est interdit. Mais ne l'était pas à Scott, me souffle ma conscience.
- Oui, j'ai besoin de ta signature.
- Ma signature ? Pour quel raison ?
- Pour le mariage . Dit un homme que je n'avais pas remarquer jusque là.
Je me tourne en direction de la voix et me fige . C'est lui. Vicente. Il n'a pas changer en deux ans, hormis une barbe de trois jours qui mange son visage, et sa chevalière qui se trouve dorénavant au majeur gauche. Par instinct je porte ma main à mon cou et touche la chaîne de son collier, il n'en a pas perdu une miette puisqu'il suit ma main de son regard et sourit.
- Quel mariage ?! M'écrié je à l'attention de mon père.
- Celui de Vicente et toi.
Ce n'est pas possible ! Il plaisante !
- Pardon ? J'ai du mal comprendre.
- Tu savais pertinemment que Vicente viendrait te chercher à tes dix-huit ans , et nous avons convenu que tu deviendrai son épouse.
- Alors vous étiez au courant ?!
- Bien sûr. Mr Machiette. Dis mon père à celui-ci pour lui signifier qu'il peut signer les papiers.
Seigneur, mais qu'est ce qu'il fiche ici ? Mon anniversaire n'est que demain pourquoi est il ici maintenant ? Et c'est quoi cette histoire de mariage ? C'est à ce moment là que je remarque qu'il y a bien plus de personne présente dans cette pièce que je le pensais. Il se trouve que l'avocat de mon père maître Willis est présent, ainsi que son homme de main John. Il y a également deux autres personnes que je ne connais pas. Je présume l'avocat et l'homme de main de Vicente.
- J'espére que c'est une blague ! Hurlé je.
Vicente me répond d'un sourire narquois, et quand il passe devant moi, je ne sais pas s'il fait exprès d'effleurer mon bras de sa main.
Il est plus grand que tous les hommes ici présents et je le vois se pencher, prendre le stylo-plume préféré de mon père. Je vois la mâchoire de mon père se serrer et je sais que Vicente a choisi délibérément.
Avant de signer, il parcourt le texte, acquiesce, puis appose rapidement ses initiales.
- Père ? Demandé-je .
Puis vient le tour des deux avocats de signer ce foutu papier.
Je recule vers la porte mais John me saisit le bras. Ce douter il que j'allais fuir ? Même si je n'ai nulle part où aller.
- Valentina. Déclare mon père en me tendant son stylo.
Je secoue la tête alors que tout le monde se tourne vers moi et mes yeux sont attirés par ceux de Vicente. Il me regarde avec une curiosité si intense que j'ai l'impression qu'il peut voir en moi, le chaos qui m'habite, les battements paniqués de mon cœur.
- Nous avons besoin de votre signature, Valentina, dit Willis.
La transpiration s'accumule sous mes bras et perle sur mon front.
- Il en ai hors de question, je ne suis pas...
- Faites-la venir. Ordonne mon père a John.
- Non !
John commence à me traîner vers le bureau, j'essaie de résister tant bien que mal, c'est peine perdue je ne fais pas Le poids contre cette brute.
- Lâchez-moi !
Tous me regarde avec un visage inexpressif, un désintérêt total. Tous. Sauf Vicente. Il a les yeux rivés sur la main de John qui broie la chair de mon bras. Ses yeux se plissent et sa mâchoire se contracte.
- Arrêtez !
Ma voix est plus haute, plus aïgue que d'habitude. Ils doivent percevoir ma panique et ça me faut horreur.
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Vicente se matérialise à mes côtés, sa main saisissant le poignet de John. Au début, mes yeux reste rivé sur cette chevalière. J'ai l'impression que c'était hier qu'il débarquer dans ma chambre.
- Lâche. La.
Il marque une pause entre ses deux mots comme s'il s'agissait de deux ordres distincts.
- Quel chevalier servant.
Je note la moquerie de mon père dans ces mots, mais je ne peux détourner mes yeux de Vicente, qui est le seul à réagir face au soldat de mon père.
Vicente resserre sa poigne autour du poignet de John, celui-ci finit par lâcher prise. A son visage je comprend qu'il souffre mais Vicente ne le lâche pas. Au contraire il lui tord le bras.
- Tu ne la touches plus, est-ce que c'est compris ?
- John intervient mon père.
Mais Vicente ne cède pas.
- Est-ce que c'est clair John ?
- Oui, putain .
Vicente le relâche sans ménagement et fais glisser son regard sur mon corps. Puis il fait un pas de côté me laissant la voie libre jusqu'au bureau.
- Ta signature est requise. Dit-il froidement.
Je me tourne vers Willis, vers mon père.
- Ne te méprend pas Valentina. Il ne viendra pas à ton secours. C'est le monstre avec qui tu vas vivre.
Un frisson glaciale me parcours l'échine. Je ne sais pas si mon père voulait insulter Vicente en disant cela, toujours est-il que celui-ci s'en contrefiche. Il m'adresse un sourire en coin puis vérifie l'heure sur sa montre.
- Signe . Dit-il.
- Père ? Faites quelques chose..
- Il n'y a rien à faire . Déclare-t-il froidement.
Rien à faire ? Mais je suis sa fille nom de dieu !
- Bien sûr, après tout je ne suis que votre fille. S'il aurait s'agît de Scott, cela aurait été différent.
- Ne dis pas n'importe quoi. Maintenant signe ce papier Valentina !
Je ne sais pas ce qui me fais le plus mal. Savoir que si cela aurait été Scott il aurait tout fait pour trouver une solution, ou le fait de me rendre compte que je n'ai jamais compter pour mon père.
Avant que j'ai le temps d'y réfléchir, Vicente est à mes côtés. Il saisit mon poignet et me traîne jusqu'au bureau, là, il me place un stylo dans la main, referme la main sur mes doigts et appose ma signature au bas de la page. Je ressens cette rage, cette haine, la même que ce soir là dans ma chambre.
- Père ?
Mais c'est trop tard. C'est fait. Et mon père n'y fera rien même s'il le voulait.
Parce que Vicente Machiette est plus puissant .
Il relâche ma main, me laisse admirer la signature griffonnée à la hâte, puis récupère les papiers qu'il tend à son avocat. Il regarde de nouveau l'heure.
- Il est 21h30, à minuit et quart je viendrai te chercher. Tiens toi prête. M'annonce t-il.
Puis, sans un mot de plus ils s'en vont. Je fixe le vide en essayant de comprendre ce qu'il vient de ce passer. J'entends leur pas s'éloigner et je me souviens de la promesse que Vicente m'avait faite il y a deux ans.
Je viendrai te chercher dans deux ans jour pour jour, et ta vie m'appartiendra.
Ce soir, Vicente Machiette à tenu sa promesse.