En entrant dans l'école ce matin-là, je sentais que quelque chose était différent. Peut-être que je rêvais encore, peut-être que j'avais simplement mal dormi, mais cette sensation de lourdeur dans l'air, de tension... ça ne me lâchait pas. Les couloirs bruissaient d'un silence étrange, lourd et attentif. Et puis je l'ai senti.
L'odeur. Ce parfum, si doux et envoûtant, qui m'a saisie par surprise. Comment expliquer ? C'était comme une effluve de bois, d'ambre et de quelque chose d'indéfinissable, presque ensorcelant. Mon cœur s'est mis à battre plus fort, et j'ai senti une chaleur étrange monter en moi, comme si cette fragrance réveillait quelque chose de profondément enfoui. J'ai regardé autour, tentant de comprendre d'où cela venait, mais les élèves passaient et se pressaient, inconscients de l'agitation dans mon esprit.
Je me suis dirigée vers mon casier, tentant d'ignorer ce parfum obsédant qui semblait se renforcer à chaque pas. Je ne savais pas ce qui m'attendait, mais un pressentiment me murmurait de me méfier.
Puis, je l'ai vu.
Nathan Blackwell. Le garçon dont tout le monde parlait, le mystérieux héritier au regard intense, celui qui semblait flotter au-dessus des lois non écrites du lycée. Son aura était presque palpable, et malgré moi, j'ai senti mon cœur s'arrêter une fraction de seconde. Ses yeux, d'un gris profond, se sont ancrés aux miens, comme si rien d'autre n'avait d'importance.
Je me suis figée. Pourquoi me regardait-il ?
Soudain, je l'ai entendu murmurer quelque chose, et en un éclair, ses amis s'étaient écartés pour le laisser avancer dans le couloir. Lucas, son meilleur ami, cria à un autre élève : « Hugo, va chercher les autres ! » Sa voix résonnait, mais je ne comprenais toujours pas. Pourquoi cet ordre, cette urgence ? Et pourquoi Nathan me fixait-il avec cette intensité, comme s'il me transperçait de part en part ?
Je savais que je devais partir. L'instinct de survie, peut-être. Une alarme silencieuse retentissait en moi. Sans réfléchir, j'ai tourné les talons et me suis mise à courir. Peu importait où, je devais juste m'éloigner de ce regard et de cette sensation étrange qui semblait m'enchaîner à lui. Mon souffle s'accélérait tandis que je courais à travers les couloirs, les murmures des élèves résonnant derrière moi.
En sortant enfin du bâtiment principal, je me suis dirigée vers le parking, où ma voiture m'attendait, comme une promesse de liberté, de sécurité. Mais alors que je tendais la main pour ouvrir la portière, je me suis figée. Des bras puissants m'entouraient soudain, me serrant fermement, me retenant comme si ma fuite était inutile.
Un frisson parcourut ma colonne vertébrale. J'ai levé les yeux, et là, j'ai croisé son regard. Nathan. Son visage, à quelques centimètres du mien, semblait sculpté dans une concentration intense. Ses yeux s'étaient adoucis, mais il y avait dans son regard une possessivité que je ne pouvais comprendre.
« À moi, » grogna-t-il, ses mots vibrants d'une autorité presque primordiale.
Je l'ai regardé, bouche bée, le cœur battant à tout rompre. « Non, non, non, pourquoi moi ? Pas à toi ! » murmurais-je, les mots s'échappant sans que je puisse les retenir.
Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres, mais ses yeux ne cillèrent pas. « Tu es à moi. Tu n'appartiens à personne d'autre. Tu comprends ? »
Sa poigne se resserra autour de ma taille, comme s'il avait peur que je m'évapore. « Tu ne toucheras pas un autre homme, » dit-il d'une voix basse et vibrante. « Tu ne parleras pas à un autre homme. Tu es à moi. Mon âme sœur. »
Son visage se pencha vers moi, son souffle effleurant ma peau. Mon corps tout entier semblait brûler, réagissant instinctivement à cette proximité. Je sentis son nez effleurer mon cou, et il inspira profondément, comme s'il cherchait à m'imprégner de son essence. C'était... déconcertant, et pourtant, une chaleur douce et étrange s'installait en moi.
« Je... je ne comprends pas, » balbutiai-je, mes yeux cherchant désespérément des réponses dans les siens. « Pourquoi... Pourquoi moi ? »
Il recula légèrement, me laissant enfin un peu d'air, mais sa main restait fermement posée sur ma taille, comme pour rappeler sa présence, sa domination sur moi. « Parce que tu es la mienne, » dit-il simplement, comme si la réponse allait de soi. « Depuis toujours, même si tu l'ignores encore. »
Je déglutis, mon esprit tourbillonnant de mille questions, de mille émotions contradictoires. C'était insensé. Comment pouvais-je être à lui ? Nous ne nous étions jamais parlé, jamais échangé un seul mot. Et pourtant, cette conviction qu'il affichait... elle semblait indéniable, presque tangible.
« Détache-moi, » murmurai-je, tentant de reprendre le contrôle de la situation. « Je ne suis pas à toi. Je suis... libre. »
Il esquissa un léger sourire, amusé, mais il y avait aussi une ombre de tendresse dans ses yeux. « Crois-moi, cela te semble étrange maintenant, mais tu comprendras bientôt. Ton cœur sait déjà ce que ton esprit refuse d'accepter. »
Il libéra doucement mon poignet, mais resta proche, sa main glissant jusqu'à mon visage pour écarter une mèche de cheveux. « Écoute ton cœur, c'est tout ce que je te demande. »
Le contact de ses doigts contre ma joue envoya une vague de frissons le long de mon dos, et malgré moi, je sentis mon regard se perdre dans le sien. Pour la première fois, j'aperçus quelque chose de plus profond derrière son intensité : une douceur, un éclat d'émotion presque... fragile.
« Je... » Les mots me manquaient. Toute logique s'était envolée. Ce qu'il disait, ce qu'il ressentait, c'était insensé, et pourtant, au fond de moi, une petite voix me murmurait qu'il avait peut-être raison.
Nathan s'éloigna enfin, me laissant un peu d'espace pour respirer, mais son regard restait fixé sur moi, comme une promesse. « Je ne vais pas te forcer, » dit-il, sa voix adoucie. "Mais sache que je serai là. Toujours. »
J'acquiesçai lentement, mes pensées encore embrouillées, mon cœur battant follement. Je voulais fuir, mais mes pieds semblaient enracinés, incapables de faire le moindre pas en arrière. Tandis qu'il s'éloignait, la sensation de son absence s'installa comme un vide dans mon esprit.
Les battements de mon cœur étaient toujours erratiques alors que je marchais, légèrement tremblante, dans le couloir du lycée. Je ne comprenais toujours pas ce qui venait de se passer sur le parking. C'était comme un rêve... ou plutôt un cauchemar. Le regard intense de Nathan, ses mots si directs, la possessivité de son étreinte... Tout cela n'avait aucun sens. Pourquoi s'était-il adressé à moi de cette manière ? Et pourquoi moi, parmi toutes les filles de l'école ? Mon esprit essayait de démêler cette énigme, mais plus j'y pensais, plus j'étais perdue.
Je glissai dans un coin de la bibliothèque, espérant trouver un peu de calme pour me ressaisir. Mes mains tremblaient encore légèrement, et chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais son visage, aussi net que si je l'avais en face de moi. *À moi*, m'avait-il dit. C'était impossible de penser à autre chose. Comment pouvait-il être aussi sûr de lui, comme s'il savait quelque chose que j'ignorais ?
Les minutes passaient et, peu à peu, je sentais mon esprit se calmer, même si mon cœur restait agité. Peut-être que j'avais mal compris. Oui, c'était sûrement ça. Nathan était connu pour être intimidant, pour avoir ce regard perçant. Il était... étrange, c'était le moins qu'on puisse dire, mais ce n'était pas la première fois que des garçons populaires jouaient ce genre de jeux d'intimidation. Sauf que cette fois, tout avait semblé beaucoup trop réel.
Je me suis convaincue que c'était un mauvais rêve, ou un malentendu, et j'étais décidée à ne pas laisser cet incident me perturber davantage. Mais alors que je me levais pour sortir de la bibliothèque, je sentis de nouveau cette odeur douce et captivante. Mon cœur se serra. Pas encore...
Je me retournai, et là, juste à quelques pas derrière moi, Nathan se tenait, ses yeux braqués sur moi comme s'il ne voulait pas me laisser hors de sa vue. Une vague de frissons parcourut mon corps. Pourquoi me suivait-il ? Et pourquoi maintenant, après cette étrange rencontre sur le parking ?
Je serrai les poings, tentant de garder mon calme. « Nathan, » dis-je, d'une voix basse mais ferme, « qu'est-ce que tu fais ici ? Pourquoi me suis-tu ? »
Il esquissa un sourire, et sans répondre, il s'approcha encore, réduisant la distance entre nous. Mon dos heurta la rangée d'étagères derrière moi, me piégeant involontairement. « Tu ne comprends toujours pas, n'est-ce pas ? » Sa voix était douce, presque apaisante, mais il y avait dans ses mots un ton de certitude qui me perturbait.
« Non, » répondis-je, la gorge sèche. « Et je pense que tu ferais bien de m'expliquer. »
Nathan plongea ses yeux dans les miens, et pour une fraction de seconde, j'eus l'impression qu'il hésitait. Mais cette hésitation disparut aussi vite qu'elle était apparue, remplacée par une intensité qui me faisait presque oublier où je me trouvais.
« Tu es à moi, » répéta-t-il, comme si cela suffisait à tout expliquer. « Depuis le moment où je t'ai vue, il n'y a plus eu de doute. »
Je le fixai, abasourdie, incapable de prononcer le moindre mot. À quoi jouait-il ? Cela dépassait l'entendement. Mais le plus étrange, c'était la façon dont il disait cela, comme s'il y croyait vraiment.
« Je... je ne comprends pas, » dis-je finalement, en sentant une vague de désespoir monter en moi. « Tu ne me connais même pas !"
Il sourit à nouveau, d'un sourire qui semblait cacher bien plus que ce qu'il ne voulait montrer. « Oh, tu serais surprise. Je te connais mieux que tu ne le crois."
Sa réponse ne fit qu'ajouter à ma confusion. Il y avait un mystère autour de Nathan, quelque chose qui m'échappait complètement. Et avant que je puisse lui poser plus de questions, il se détourna, me laissant là, avec un million de pensées et de questions en suspens.
À partir de ce moment, il était toujours là. En classe, dans les couloirs, à la cafétéria... Où que j'aille, je pouvais sentir son regard sur moi, même lorsque je ne le voyais pas. Cela ne passa pas inaperçu. Très vite, des murmures commencèrent à circuler autour de nous, les autres élèves s'échangeaient des regards curieux ou jaloux. Je pouvais voir les filles chuchoter en me dévisageant, certaines me fusillant du regard, d'autres parlant avec excitation.
Je devais admettre que cela m'effrayait. Nathan n'était pas le genre de garçon qu'on pouvait ignorer. Il dégageait une aura de pouvoir, quelque chose qui semblait attirer les gens malgré eux. Et puis, il y avait toutes ces rumeurs sur lui, des histoires de soirées exclusives, de voitures de luxe, de comptes bancaires plus que bien garnis. Certains disaient que sa famille possédait des propriétés partout dans le monde, que son père était une figure influente, voire dangereuse.
Une part de moi aurait voulu croire que tout cela n'était que des ragots exagérés, mais en voyant la façon dont les autres élèves l'évitaient parfois, j'étais de moins en moins sûre. Nathan Blackwell n'était pas un simple élève. Il était bien plus que cela, et cela se voyait dans chacun de ses gestes, dans chaque regard qu'il me lançait.
Les jours suivants, il continua de me suivre sans répit, toujours à une distance raisonnable, mais jamais hors de portée. C'était comme s'il surveillait chacun de mes mouvements, sans jamais vraiment me parler. Parfois, je me surprenais à chercher son regard, à me demander ce qu'il pensait, mais à chaque fois, je chassais cette idée de mon esprit. C'était absurde. Ce qu'il disait n'avait aucun sens. Comment pouvait-il croire que je lui appartenais, alors que nous n'avions jamais échangé une véritable conversation ?
Un après-midi, alors que je me dirigeais vers la sortie, il apparut soudain à mes côtés, comme s'il sortait de nulle part. Mon cœur rata un battement, mais je refusais de lui montrer à quel point sa présence me troublait.
« Pourquoi fais-tu tout ça, Nathan ? » lui demandai-je finalement, ma voix emplie d'une frustration que je ne pouvais plus contenir.
Il me regarda, son regard perçant et inébranlable. « Parce que je t'ai choisie, » répondit-il calmement, comme si cela expliquait tout.
« Ce n'est pas une réponse, » rétorquai-je, mes poings serrés. « Tu ne peux pas simplement... décider que quelqu'un est à toi. »
Nathan esquissa un sourire, mais cette fois-ci, il y avait dans son expression quelque chose de plus doux, presque... vulnérable ? « Un jour, tu comprendras, » murmura-t-il. « Mais en attendant, sache que rien ne me fera changer d'avis. »
Il y avait tant de détermination dans ses mots que je ne savais plus quoi répondre. Une part de moi voulait résister, le repousser, lui dire de me laisser tranquille, mais l'autre... l'autre était étrangement attirée par ce mystère, par cet homme qui semblait avoir pris une place dans mon esprit sans même que je m'en rende compte.
La cloche sonna, nous rappelant à l'ordre, et sans un mot de plus, il tourna les talons, disparaissant dans la foule des élèves qui sortaient de cours. Je restai là, déconcertée, mon esprit en proie à des émotions contradictoires.
La vérité, c'était que malgré tout, une part de moi voulait en savoir plus.
Lucas et Hugo avaient bien compris que quelque chose n'allait pas. Dès le matin, à peine j'avais franchi la porte du lycée, ils étaient là, à me regarder avec une inquiétude évidente sur leurs visages. Ils avaient tous les deux vu comment Nathan m'avait fixée, et à en juger par leur silence lourd, je savais qu'ils en parlaient déjà entre eux.
« Tu vas bien ? » m'avait demandé Lucas en jetant des coups d'œil furtifs autour de lui, comme si Nathan pouvait surgir de n'importe où.
Je n'avais pas osé leur dire ce qui s'était réellement passé, pas tout de suite. En parler à voix haute me semblait irréel. Nathan... à moi ? Non, ça ne pouvait pas être vrai.
« Oui, ça va, » avais-je répondu, mais même moi, je ne croyais pas à mes propres mots.
Il n'avait pas l'air convaincu. Hugo, qui était plus direct que Lucas, se pencha vers moi avec un regard à la fois inquiet et protecteur. « T'as vu où il est, pas vrai ? Il te suit, toute la journée. » Il ne semblait pas vouloir qu'un seul instant je puisse oublier la présence de Nathan.
Je soupirai. "Je sais bien. Mais je vais m'en sortir. C'est juste... bizarre, c'est tout. »
« Ne dis pas ça, » répliqua Hugo d'un ton plus sec que je ne l'avais imaginé. « Ce type est louche, et il te suit partout comme un prédateur. Il faut qu'on fasse quelque chose avant qu'il ne devienne vraiment dangereux. »
Lucas acquiesça, mais il était plus calme. « On peut peut-être en parler à quelqu'un, non ? À un professeur, au principal... »
Mais je savais au fond de moi que ça ne servirait à rien. Nathan n'était pas le genre d'homme qu'on pouvait ignorer, pas quand il était aussi déterminé. Et plus je tentais de m'éloigner de lui, plus il revenait vers moi, comme une ombre insistant à me suivre.
Ce qui était encore plus perturbant, c'est que le matin suivant, à peine avais-je posé un pied dans le hall de l'école que je le vis. Il était là, au bout du couloir, comme s'il m'attendait, ses yeux sombres braqués sur moi. Une sensation étrange m'envahit, comme si tout le reste du monde s'était dissipé, et qu'il ne restait plus que lui et moi dans cet endroit.
« Il est là, encore, » murmura Hugo, son regard perçant fixé sur Nathan. « Tu veux qu'on aille lui parler ? »
Je secouai la tête. « Non, » dis-je rapidement. « Il est... je ne sais même pas comment l'expliquer, mais il est trop puissant. Si on l'attaque, ça ne fera que rendre les choses pires. »
Ils étaient en désaccord, mais je pouvais comprendre leur inquiétude. Ce Nathan avait quelque chose de magnétique, de menaçant, même dans ses silences. Il était comme un trou noir, absorbant tout ce qui l'entourait.
Le reste de la journée fut... insupportable. Il était toujours là, à me suivre à distance, juste assez loin pour que je puisse prétendre que tout allait bien, mais assez proche pour que je ne puisse pas l'oublier. À la récréation, il se tenait près de la porte de la cafétéria, ses yeux se levant toujours vers moi à chaque fois que je passais. Le regard des autres étudiants ne m'aidait pas non plus. Des chuchotements, des regards jaloux, et même quelques rires moqueurs m'avaient fait sentir comme si je portais une cible sur le dos. Tout le monde avait remarqué Nathan, et tout le monde avait une opinion à son sujet.
« C'est pas normal, Lyana, » me dit Lucas alors qu'on se dirigeait vers le parking après les cours. « Tu vois bien qu'il ne te lâche pas. »
Je n'eus même pas le temps de répondre. Comme prévu, dès que j'eus franchi les portes du lycée, je sentis une pression sur mon dos. Nathan. Je ne m'étais pas trompée. Il était là, à une dizaine de pas, et il m'observait silencieusement. Ses yeux semblaient percer ma peau, et je pouvais presque sentir la chaleur de son regard me brûler.
Je m'arrêtai brusquement et me retournai. « Qu'est-ce que tu veux de moi ? » demandai-je d'une voix tremblante, malgré moi.
Il s'approcha de moi lentement, sa démarche fluide, presque prédateur. « Je t'ai dit, tu es à moi. » Ses mots étaient simples, mais il y avait un ton inébranlable dans sa voix. « Tu ne peux pas m'échapper. »
Je voulais lui crier dessus, lui demander de partir, de me laisser tranquille, mais quelque chose en moi se brisa quand il s'approcha encore plus près. C'était comme si une force invisible m'empêchait de m'éloigner. Il se tenait juste devant moi maintenant, son parfum m'enveloppant d'une manière dérangeante et enivrante. L'odeur de sa présence, quelque chose entre le musc et une douce chaleur, me fit chavirer.
Je me mordis la lèvre inférieure pour empêcher ma voix de trembler. « Arrête de me suivre, Nathan. Ce n'est pas comme ça que les choses fonctionnent. »
Il sourit légèrement, un sourire presque satisfait. « Oh, mais c'est exactement comme ça que ça fonctionne. Tu vas comprendre. »
Mon cœur battait plus fort, mais je ne pouvais pas m'arrêter de le regarder. Il était... tout simplement hypnotisant. Plus je résistais, plus j'avais l'impression de l'attirer sans le vouloir. C'était comme si une force invisible m'obligeait à céder, à le laisser entrer dans ma vie. Et je détestais ça.
Les jours suivants, il était encore plus présent. À chaque instant, il trouvait des excuses pour être près de moi. Dans les couloirs, à la bibliothèque, même pendant les cours. Il était là, en silence, me regardant avec cette même intensité.
Je commençais à avoir du mal à me concentrer. Chaque pensée semblait le ramener à lui. Et plus il se montrait possessif, plus mon attirance pour lui grandissait, malgré moi. C'était insensé, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Lorsqu'il était proche, j'avais l'impression de manquer d'air, de me sentir à la fois terrifiée et fascinée par cette attraction.
Je ne savais plus quoi penser. Une partie de moi voulait fuir, se libérer de cette emprise, mais l'autre... l'autre voulait découvrir ce qu'il cachait. Qu'est-ce que Nathan Blackwell me voulait vraiment ? Et pourquoi était-ce si difficile de le repousser ?
« Tu vas finir par céder, » m'avait-il murmuré un jour, après m'avoir suivie toute la journée, lorsque je le croisai dans un coin isolé du lycée. « C'est inévitable. »
Je déglutis difficilement, essayant de dissimuler ma confusion. « Je ne suis pas une de tes conquêtes, Nathan, » lui avais-je lancé, essayant de prendre le dessus, mais ma voix tremblait.
Il se pencha vers moi, ses lèvres frôlant mon oreille. « Non, tu n'es pas une conquête. Tu es ma compagne, Lyana. Et ça, tu ne peux pas l'ignorer. »
Je sentis un frisson me parcourir le dos. C'était comme s'il avait pénétré mon esprit, touché quelque chose en moi que je ne pouvais pas contrôler. Ses mots résonnaient dans ma tête, et une part de moi, malgré tout, les acceptait, malgré la terreur que cela suscitait.