Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Romance > Un Merveilleux Miracle
Un Merveilleux Miracle

Un Merveilleux Miracle

Auteur:: Arcade24
Genre: Romance
Alors que Aelys s'est résignée enfin à ne pas pouvoir donner la vie on lui annonce qu'elle porte en elle la vie. Confuse et perdue elle ne sait que faire et redoute de rencontrer celui avec qui elle va devoir partager cet enfant. Koen Reeves est un homme d'affaire qui ne laisse rien au hasard. Il a un projet de vie à présent, pour lui c'est le moment d'avoir un enfant. Vue que sa précédente relation ne semblait pas évoluer dans le même sens que lui. Il a alors décidé de chercher de la mère porteuses parfaite mais les choses ne se passe pas comme prévu lorsqu'il apprend que c'est une parfaite inconnue qui porte sa progéniture.

Chapitre 1 Prologue

- Mon tendre enfant, pardonne-moi. Maintenant que nous savons... que je vais mourir, nous n'avons plus le choix. Je regrette amèrement...de ne pas avoir pu tenir la promesse...que je t'avais faite, je sais que tu as souffert de l'absence de ton père et que mon amour maternel n'a pas été suffisant... pour combler ce vide.

Mon cœur est plein d'amour, je ne mérite pas ce qui m'arrive mais espace aussi de ma faute ?

- Je n'aurais jamais dû me donner à ton père comme je l'ai fait mais j'étais jeune et naïve. Je ne regrette tout de même pas tout parce-que grâce à cela j'ai eu le bonheur de t'avoir.

Le cancer n'a fait que me ronger pendant toutes ses années, j'ai gardé le silence pour le bien de mon trésor.

- Maman pourquoi tu ne me l'as jamais dit? Me questionne-t-elle

En effet, elle l'a appris il n'y a que deux mois. J'avais fait un malaise, elle m'a retrouvée étendue sur le sol à la maison. Je me suis réveillée quelques heures plus tard dans une chambre d'hôpital, je ne pouvais plus le lui cacher. Le médecin m'a laissé le lui annoncer, je me souviens que ce jour elle a énormément pleurer. Elle s'en voulait de ne pas l'avoir remarqué, elle ne voulait pas accepter le fait qu'elle allait me perdre dans quelques mois.

- Je ne voulais pas...t'inquiéter encore moins te voir triste, je voulais savourer tes...magnifiques sourires, lui expliquais-je en souriant faiblement.

Des gouttes de sueur perlent sur mon visage déformé à quelques reprises par la douleur. Les rides qui trônent sur mon visage sont là preuve des années d'une longue existence ainsi que le résultat de mon combat contre cette maladie qui me terrasse depuis de longues années. La chimiothérapie n'avait rien pu faire pour moi, je me rappelle encore de ce que m'avait dit le médecin :

- Madame, je suis navrée de vous le dire mais vous êtes perdue. Nous ne pouvons plus rien pour vous. Les résultats nous indiquent que la chimiothérapie n'a pas fonctionné. Il ne vous reste plus que quelques mois dans le meilleur des cas.

J'étais sortie de son cabinet complètement abattue. Il y a quelques jours que je suis sortie de l'hôpital, vu qu'il n'y a plus aucun espoir pour moi j'ai décidée de m'éteindre dans un lieu que j'affectionne et qui m'apaise. Voici comment j'ai fuis l'hôpital et que nous nous retrouvons sur cette plage, regardant ce magnifique couché de soleil avec pour fond le bruit des vagues.

L'air pur de ce cadre idyllique me fait me sentir mieux. J'ai l'impression de reprendre des couleurs. J'ai souhaité vivre mes derniers instants aux côtés de ma fille qui se retrouve impuissante et forcée d'assister à l'inéluctable.

Un vent glacial à soufflé sur cette plage vide, je savais qu'elle arrivait et que la fin était proche. Je regarde mon sang et ma chaire me tenir la main tendrement avec les larmes aux yeux.

- Ne pleure pas mon amour... j'ai eu une belle vie... grâce à toi. Le seul regret que j'ai... c'est de te laisser seul... dans ce monde cruel, j'espère de tout cœur que... tu auras une meilleure existence... que moi.

- Maman ne dit pas ça s'il te plaît, me prit-elle

Les douleurs à ma poitrine redouble de plus belle, je pousse des cris de douleurs ce qui entraîne une toux qui secoue l'ensemble de mon corps. Mon unique enfant me tend un mouchoir blanc pour que j'y tousse à l'intérieur. En le retirant ce dernier, il était imbibé d'une substance gluante et rougeâtre. La toux se répète à des intervalles de plus en plus réguliers puis cessent enfin.

Je pose mon regard sur les vagues, la main droite de ma fille caresse le haut de ma tête.

- Sache que je t'aime énormément...saisis le bonheur lorsqu'il... frappera à ta porte. N'aie pas peur...de le laisser entrer, on a pas toujours le droit...à une seconde chance. Promets-moi...d'être heureuse et de ne...jamais abandonner.

- Je te le promets maman, je t'en prie ne me laisse pas.

- Il est trop tard mon bébé, elle vient vers moi, lui dis-je en regardant à ma droite.

Je regarde ma fille qui m'embrasse les mains, elle me prend dans ses bras et embrasse le haut de ma tête.

- Je t'aime Aelys, murmurais-je en fermant les yeux lentement.

Une larme roule le long de ma joue droite, mon cœur se serre à l'idée de devoir l'abandonner. Le moment est venu pour moi de m'en aller. Je sens mon corps devenir léger, mes douleurs disparaissent. Je rends l'âme dans les bras de celle que je chérie le plus dans ce monde.

Chapitre 2 Chapitre 1

Coups sur la porte...

- Aelys ?

J'écoute ma meilleure amie m'appeler derrière la porte, je ferme le robinet d'eau du bidet et je lui ouvre la porte une fois que je me nettoie la bouche.

- Tu as une salle tête ma belle, me dit-elle en me voyant devant elle.

Je dépasse ma meilleure amie et je vais m'allonger sur le canapé. Je suis fatiguée et assèche. Je viens de vomir toutes mes tripes dans les toilettes.

- Tu es sûr que ça va ?

Elle vient s'asseoir sur le tapis, elle est en face de moi et me caresse la tête. Je ferme les yeux et lui réponds:

- Oui ça doit être une intoxication alimentaire, rien de plus ne t'inquiète pas...

- Comment veux-tu que je ne sois pas inquiet ? Ça fait une semaines que tu ne te sens pas bien et tu refuses d'aller à l'hôpital.

Je soupire en l'écoutant.

- Je te rappelle qu'il y a un mois de cela tu as vécu une intervention tu es sur que tu ne veux pas prendre rendez-vous ?

- Ok je vais retourner pour une visite complète et on verra ce que j'ai tu vas enfin comprendre que je n'ai rien de grave, lui dis-je en ayant les yeux ouverts.

- Ok je vais prendre rendez-vous tout de suite, elle veut se lever pour aller prendre son téléphone.

- Non je le ferai moi même, là je dois aller bosser. Je me lève du canapé et fait mine de me sentir bien. Je dois donner un cours de Yoga dans moins de trente minutes.

- Aelys ne me dit pas que tu vas y aller comme ça ?

Je regarde ma meilleure amie en mode comment qu'est-ce-qui va pas?

- Tu viens de vomir et tu veux aller travailler ?

- Bah oui je dois aller travailler sinon comment je paie les factures ?

Je vais chercher mon sac à main et elle me suit.

- Tu devrais te reposer et bosser demain.

- Non j'ai pas envie de déprimer comme il y a quelques semaines je veux reprendre le cours de ma vie comme si de rien n'était, lui dis-je en me mettant devant elle.

- Tu ne pourras pas faire comme si de rien n'était même si tu le veux, je sais que rien ne sera pareil mais je suis là pour toi me dit-elle avec tendresse.

Je la prends dans mes bras et je me retiens de fondre en larmes.

- Merci beaucoup mais j'ai besoin d'être en activité pour ne pas y penser.

- Ok je comprends va travailler mais pense à manger et te reposer, me dit-elle en me prenant dans ses bras.

- D'accord je le ferai, bon j'y vais, lui dis-je en sortant de ma chambre.

Je prends une pomme dans le panier de fruits et je sors de notre petit appartement. Je vais prendre le bus et je mange ma pomme durant le trajet. Une fois arrivée sur place, je me dirige vers le groupe de femmes qui sont en train de venir.

Les femmes qui se tiennent en face de moi sont de différentes tranches d'âge, enceinte et non. Ce cours de Yoga est adapté à tout le monde. Je m'adapte à toutes mes clientes, aujourd'hui nous sommes vingt-trois même si habituellement nous sommes trente-et-un. Il y a beaucoup plus de femmes enceintes ces derniers temps ci.

Je soupire en sachant que ce plaisir ne me sera plus accordé. Je chasse ses tristes pensées, je les salue et je leur demande si elles vont bien avant de débuter. Lorsqu'elles me répondent on débute le cours.

Deux heures plus tard...

Le cours est terminée depuis une quinzaine de minutes, je suis entrain de ramasser mon matériel de travail, une de mes clientes s'approche de moi et me dit :

- Merci beaucoup pour le cours, c'est parfait comme d'habitude. Tu nous fais vraiment du bien.

- Merci et rien c'est normal, lui répondis-je en la regardant.

Nous échangeons encore quelques minutes en attendant son mari puis elle s'en va un fois qu'il arrive. Je fais de même, je dois aller à l'agence dans laquelle je travaille.

J'arrive sur place après une demi-heure de route, je salue Josias à l'entrée. Je vais prendre mon programme du weekend auprès de Cynthia. Et bien ce weekend je vais être serveuse à un mariage, dimanche je vais être serveuse à un baptême.

Je rentre à la maison vers seize heures, je ne trouve pas Jessica à la maison comme d'habitude. Elle est apprentis chef cuisinier dans un hôtel de luxe, elle rentre assez tard par moment. Je vais dormir pendant une heure trente. Dix-sept heures trente je le réveille, je m'habille et me coiffe pour aller travailler.

En effet, je travaille dans un restaurant / bar le vendredi de dix-neuf heures à vingt-deux heures trente. Cela me permet d'avoir de l'argent, je quitte la maison une fois que je suis prête.

J'arrive à l'heure et je salue Mario mon responsable avant de commencer à travailler. Je travaille comme d'habitude et je rentre en bus chez-moi. Je suis tellement fatiguée que je prends juste un yaourt avant d'aller me mettre au lit. J'ai pas la force ni le temps pour faire à manger, une fois ma douche et mon yaourt avalé je m'allonge et m'endors presqu'immédiatement.

Je me réveille vers onze heures, je vais faire ma toilette avant d'aller à la cuisine pour manger le petit-déjeuner que Jess m'a fait. Je le déguste avec appétit et je prends une barre de céréales.

Je quitte la maison pour aller à mon cours de broderie. En effet, je donne des cours de broderie le samedi pendant presque trois heures. Je sais que certains diront que c'est un truc de grands mères mais moi ça me plaît de le faire, je tiens cette passion de la mère.

Cette dernière aimait broder, je passais souvent mon weekend à la regarder faire tellement je trouvais ça magnifique. Lorsque j'ai eu treize ans, elle m'a donné mon premier cours et quelques années après j'ai continué de broder comme elle.

Bien-sûr je me suis piquée de nombreuses fois, j'ai aussi souvent ratée mes motifs mais avec le temps je suis devenue une experte. J'entre dans la salle et je retrouve déjà mes clients habituels, je pose mon sac et j'échange avec eux.

Après avoir discuté avec tout le monde je débute le cours, pour moi il est primordial de discuter avec eux avant de commencer. Mon cours se compose de jeunes femmes, des mères de familles, de quelques adolescentes et vieilles dames. Je donne des cours de midi trente à quatorze heures trente.

Alors que le cours est terminé et que je range mes affaires, je suis prise de vertiges. Je mets ma main gauche sur la table et ma main droite touche mon front. Je respire péniblement, une vielle dame et une j'en femme me viennent en aide.

Elles m'aident à m'asseoir et me donnent un verre d'eau avec un morceau de sucre. Je reste ainsi pendant une dizaine de minutes. Je reçois alors un appel du Cabinet Raizu. Je décroche l'appel sous leur regard.

- Bonsoir mademoiselle Charley, c'est Soline je tenais à vous informer que madame Raizu peut vous recevoir dans une demi-heure êtes vous disponible ?

Soline est la secrétaire de ma gynécologue, en regardant l'heure je peux y être en quinze minutes en taxi. Je lui réponds alors :

- Oui je serai là dans quarante minutes c'est bon?

- Oui nous vous attendons à toute à l'heure alors.

- Oui à toute à l'heure, dis-je avant de raccrocher.

Je remercie la jeune femme et la vielle dame qui me sont venus en aide. La jeune femme s'en va vue que je me porte mieux en même temps elle avait un rendez-vous.

- De rien ma petite mais vous devriez faire beaucoup plus attention dans votre état, me dit la dame pleine de sagesse en me regardant.

- De quoi parlez-vous madame ?

- De votre état, je suis certaine âgée mais pas aveugle, je sais reconnaître une femme enceinte lorsque j'en vois une, me dit elle en souriant.

Euh...pause c'est quoi ça ? Je pense qu'elle se trompe même si j'aurais aimée un jour pouvoir donner la vie.

- Je pense que vous vous trompez, j'ai juste dû avoir une baisse de tension, un truc du genre rien de plus.

- Ma petite ne vous inquiétez pas, je ne dirais rien, me dit-elle avant de s'en aller.

Je suis complètement troublée et perdue. Je quitte les lieux à mon tour pour faire un saut chez moi, je dois récupérer mon carnet de santé et filer à la clinique.

Une fois sur place on m'ausculte et je rentre à la maison, je dois revenir dans une semaines pour les résultats. Ma gynécologue obstétricienne est tout de même un peu troublée durant mon entretien mais ne me dit rien pour ne pas m'inquiéter.

- J'espère que je vais bien et qu'il n'a pas de soucis, lui dis-je.

- Ne vous inquiétez pas, je suis sûr que tout va bien. Les résultats des examens que vous avez passés seront disponibles dans une semaine. En attendant je vous demanderai de vous reposer et manger un peu plus.

- D'accord merci beaucoup madame lui dis-je en prenant mon sac.

- De rien c'est normal je ne fais que mon travail, bonne fin de journée à vendredi prochain mademoiselle Charley.

Je quitte le bureau de ma gynécologue obstétricienne pour me rendre chez moi, je m'habille et je laisse un mot à Jess. Je vais prendre un taxi une fois que je suis prête, je vais sur mon lieu de travail.

J'arrive à la salle où se déroule le mariage. Je croise sur place mes fidèles collègues, Sabil et Yolaine.

Sabil est d'origine algérienne, Yolaine est d'origine française, tous les deux sont mariés. Ils sont mariés depuis deux ans et filent le parfait amour. Je suis tellement heureuse de les voir ainsi.

- Alors comment vas-tu Aélys? Me demande Sabil

- Ça va bien ne vous inquiétez pas je vais mieux, je me détache de l'étreinte Yolaine.

- Je suis heureuse de te revoir au travail après trois semaines, me dit-elle.

- Moi aussi.

Sabil et Yolaine étaient là pour moi lorsque j'ai appris la situation dans laquelle je me trouvais. Ils m'ont soutenue, physiquement, moralement et spirituellement. Je remercie Dieu d'être aussi bien entourée.

J'ai fait leurs connaissances peu de temps après le décès de ma mère, environ deux ans après.

J'étais à leur mariage et à cette période j'étais en couple avec Dauché mon ex petit ami. J'étais heureuse malgré que je n'avais plus ma mère, je me remettais doucement de ce que j'avais traversé. Mais cela n'a pas duré longtemps, juste un an et je me suis de nouveau retrouvée célibataire.

Ils ont été là pour moi lors de ma rupture et je les remercie encore pour ça. Bref, nous débutons notre service ensemble et terminons vers vingt-trois heures.

Chapitre 3 Chapitre 2

Flashback... Un mois plus tôt

Je suis installée dans cette salle d'attente, ce n'est pas là première fois que je suis ici mais cette fois-ci les choses sont différentes aujourd'hui. Il y a de cela six mois j'ai découvert que je devais subir une intervention médicale suite à quelques problèmes de santé.

Comment réagiriez-vous si on vous annonçait que vous n'aviez aucune chance de concevoir un enfant ?

En apprenant tout ça j'étais détruite, je ne savais pas comment réfléchir. C'était le rêve d'une vie qui s'envolait comme-ça. J'ai déprimé pendant de long mois, Jess à fini par me convaincre de voir un psy pour mon état.

Après un nombre incalculable de séance j'ai fini par l'accepter, aujourd'hui me voici sur ce banc à attendre que l'on m'appelle. Je veux en finir, j'ai finalement accepté de subir cette intervention. Je dis à dieu à mon rêve aujourd'hui, je vais devoir vivre avec cette triste vérité.

Une larme perle le long de ma joue gauche, je prends une profonde inspiration pour ne pas pleurer. Alors que j'essaie de regagner mon calme on m'appelle. Ça y est, c'est à mon tour.

Je me lève et je suis le jeune homme qui se tenait devant moi. Il m'emmène dans une salle, je me change et m'habille d'une blouse d'hôpital. Je m'installe dans un fauteuil en attendant la gynécologue. Je stresse comme il n'est pas permis, la porte s'ouvre et laisse apparaître une jeune femme d'une vingtaine d'années.

- Bonjour, comment allez-vous ?

- Je vais bien merci mais où se trouve madame Raizu? C'est elle qui était chargée de s'occuper de moi.

- C'est vrai mais elle est souffrante aujourd'hui et c'est moi qui suis chargée de la remplacer. M'explique la jeune femme. Moi c'est Manuelle, je vous invite à vous lever et à prendre place sur le fauteuil s'il vous plaît.

- D'accord,lui répondis-je en me levant avec la boule au ventre.

- Ne vous inquiétez pas tout se passera bien, m'assure-t-elle

Je hoche la tête et prends une profonde inspiration . L'intervention s'est passée assez vite, deux heures plus tard j'étais installée dans une chambre de repos. Une infirmière me regarde, je viens à peine de me réveiller.

- Je peux vous annoncer que vous rentrez dès ce soir, on vous reverra dans un mois .

- D'accord merci, lui répondis-je en regardant le plafond.

Je me sens si vide, ça y est je suis une femme vide. Maman je suis désolée de ne pas pouvoir donner la vie comme tu l'as fait avec moi.

Fin du flashback...

Je suis assise dans la salle d'attente depuis déjà cinq minutes, je suis censée récupérer mes résultats et savoir ce qui se passe vraiment avec ma santé.

- Mademoiselle Charley, c'est à vous, me dit l'assistante de la gynécologue.

- Merci, lui répondis-je en essuyant mes larmes.

Je me dirige vers son bureau, une fois que j'ai franchi la porte elle me regarde.

- Bonjour Aelys, comment allez-vous ?

- Je me porte bien merci, lui répondis-je en prenant place en face d'elle.

- J'en suis ravie, son visage devient soudainement sérieux. Et bien concernant vos résultats je crois que nous devrions vraiment discuter.

- Ah bon et de quoi s'agit-il ? Demandais-je en m'inquiétant.

- Et bien les résultats nous informe que vous êtes enceinte de trois semaines.

Euh...je pense que j'ai mal entendue.

- Excusez-moi mais je pense que vous vous trompez, je...je ne peux pas être enceinte. Vous même vous...vous...

- Je sais très bien ce que j'ai dit mais la prise de sang est formelle. Laissez-moi vous expliquer les choses, je peux justifier votre état.

- COMMENT ? je passe mes mains dans mes cheveux, je suis perdue.

- Écoutez-moi, il y a quatre semaines de cela vous avez subi une insémination artificielle par erreur.

Je suis restée silencieuse face à son récit.

- L'interne Manuelle vous a confondue avec une autre patiente, ce jour vous vous êtes présentée avec une demi heure d'avance et il y avait aussi une autre patiente qui devait subir une insémination artificielle.

Elle marque une pause.

- Mais j'ai entendu mon nom, ils m'ont appelé.

- En faite vos noms de familles se ressemblent, vous c'est Charley et elle c'est Charleys avec un "s" à la fin.

J'émets un rire nerveux face à ce qu'elle vient de dire.

- Je..je n'y crois pas... Vous voulez dire que je porte l'enfant d'un parfait inconnu...

- C'est exact mais ne vous inquiétez pas, le concerné est un homme tout à fait respectable et...

- Excusez-moi c'est beaucoup trop, dis-je en me levant du fauteuil avec précipitation. Je me saisis de mon sac et je quitte la clinique immédiatement. Il faut que je sorte de là que je prenne de l'air.

Point de vue de Rita Raizu

Je connais Mademoiselle Charley depuis à présent plusieurs mois, je ne savais vraiment pas comment m'y prendre. Comment allais-je lui annoncer sa grossesse ? Moi même j'ai déjà fais un diagnostic, Manuelle à confondue les patientes ce jour là et cela nous à mis dans une merde pas possible.

Une partie du travail vient d'être accomplie, en près de vingt-trois ans de travail je n'ai jamais fait d'erreur. Et il a fallu que Manuelle en face une avec le cas de mademoiselle Charley. J'étais sous le choc lorsque j'ai vu les résultats de sa prise de sang et d'urine. Elle était enceinte et ça je ne pouvais rien y faire, cette insémination n'aurait jamais dû être faite à cette dernière.

Sa réaction à été vraiment justifiable vu l'état dans lequel elle se trouvait, il y a quelques mois de cela elle avait découvert qu'elle souffrait d'une insuffisance ovarienne précoce en plus de quelques autres soucis de santé. À un si jeune âge elle a dû affronter tant de choses et cette grossesse relève certes d'un miracle mais ce ne sera pas facile à faire. Si l'annoncer à elle était compliqué, l'annoncer au futur papa le serait encore plus.

Monsieur Reeves est un homme qui aime avoir le contrôle sur tout ce qui lui appartient, le fait que les choses ne se déroulent pas comme prévu complique vraiment la situation. Il sera en colère c'est sûr il sera déçu de notre travail, si il attaque l'établissement en justice ce sera vraiment compliqué pour nous de nous en sortir. Rien que de penser à tout ça j'en ai la migraine, dans quel pétrin suis-je ?

- Je vraiment désolée madame Raizu, je...

- Ça va Manuelle, je comprends que tu aies fait une erreur cela peut arriver à tout le monde. Mais là dois vraiment être seule, il me reste à l'annoncer à Monsieur Reeves.

- D'accord...

••••

Je suis assise à un arrêt de bus, je ne cesse de pleurer. Je suis perdue, très confuse. J'ai l'impression que cela n'est qu'un mauvais rêve et que je vais me réveiller. J'ai tellement de peine lorsque je repense à ce fameux jour, le jour où elle m'a annoncé que mes chances de devenir mère étaient quasiment nulles. Comment se fait-il que je sois enceinte ?

J'étais venue en simple consultation rien de plus et voilà qu'elle s'est mise à me parler d' insuffisance ovarienne précoce, à l'époque je n'en savais rien. Je ne savais même pas qu'une telle chose existait, lors de notre conversation elle m'a expliqué ce que c'était. Je me rappelle d'avoir pleuré, j'ai littéralement fondu en larme face à elle. Et aujourd'hui elle m'annonce que je ne suis pas une femme vide mais une femme pleine de vie.

J'essuie mes larmes d'un revers de la main et je monte à bord du bus qui vient d'arriver, je veux rentrer chez moi. Je veux me reposer pour ne plus y penser, une fois à bord du bus je me perds de nouveau dans mes pensées. Il y'a que dans les souvenirs où je suis avec ma mère que je retrouve un peu d'amour.

J'ouvre la porte de notre appartement, c'est à présent l'après-midi. Jess n'est pas là et je n'ai pas la force ni la tête à aller travailler. Je ferme derrière moi avant de me diriger vers la cuisine, je prends un verre de jus de raisin. Je vais appeler mes employeurs un peu plus tard ou demain matin tout simplement. Lorsque mon verre est vide, je vais directement me mettre au lit.

Je ne veux plus qu'une chose c'est dormir, une fois dans mon lit je me mets en position fœtus. Je touche mon ventre en repensant à ce que m'a dit ma gynécologue, je suis pleine de vie. Maman n'aura plus à pleurer de là où elle se trouve car elle aura un petit enfant en fin de compte. C'est dommage qu'elle ne puisse pas faire sa connaissance

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022