Avez vous déjà été victime d'injustice ? Bien-sûr que oui, nous avons déjà tous été victime d'injustice au moins une fois au cours de notre existence. Tous les jours quelque part dans le monde une personne se plaint d'avoir été accusée injustement. Le sentiment d'injustice est l'un des plus forts et des plus violents que l'esprit humain peut ressentir. Et parfois certaines personnes payent le lourd fardeau d'un crime commis par quelqu'un d'autre.
Dans d'autres circonstances, il est juste question de trouver le coupable parfait comme ce fut le cas pour Maximilien un adolescent âgé de seize ans qui a été accusé injustement du crime de sa meilleure amie Marie Louise âgée elle aussi de seize ans au moment de son assassinat.
Ce soir-là, un homme, le visage masqué par une cagoule, pénètre dans une maison de la ville de Douala. Une arme à feu à la main, il ne demande rien a personne et se met à tirer à trois reprises sur l'adolescente. Dans des circonstances que les médias camerounais ne précisent pas, le braqueur tire sur la jeune fille. Touché, celle-ci décédera quelques jours plus tard, à l'hôpital. Le malfaiteur, lui, s'enfuit les mains vides. aucun objet voler d'après la famille donc il est clair qu'il s'agissait d'un règlement de compte.
Les policiers arrivent sur les lieux du crime après avoir été prévenu par un jeune homme qui appelait à partir du téléphone fixe de la maison dans laquelle le crime s'était produit, sans preuve, le jeune homme fut accusé du meurtre de Marie Louise car étant le seul présent sur les lieux et condamné à la peine de mort quelques semaines seulement après le crime. L'affaire fut si politisée car impliquant des hommes puissants du pays qu'il fut déféré non pas dans une prison pour mineurs mais directement à la prison centrale de Nkodengui a Yaoundé où il devait attendre patiemment le jour de son exécution.
Lors de son procès, rien n'a été en sa faveur. Orphelin et vivant avec son oncle Mathéo, un homme sévère, violent, alcoolique et parfois même sans scrupule pourtant très riche et influent qui battait le jeune garçon comme il voulait et quand il voulait lui faisant vivre un enfer, Maximilien n'a eu droit a aucun avocat même pas a ceux désigné par l'État pour assurer la défense des accusés qui ne peuvent pas s'en procurer un. Selon le procureur, aucun avocat n'avait accepté de défendre le présumé assassin de la fille de Lahoud Bamba un homme d'affaires puissant et réputé qui venait de se lancer dans la politique avec pour but de devenir Maire de la ville de Douala.
Après deux années passées en prison, un grand sourire sur le visage, les yeux plissés par l'émotion, il inspire profondément l'air pu de la liberté en levant les mains vers le ciel comme s'il remerciait le Saint Père céleste et tous ces anges pour lui avoir aidé à s'évader de la prison. La police était en alerte, la presse aussi. Quelques minutes seulement après son évasion dans des conditions un peu troubles, Maximilien était devenu l'homme le plus recherché du pays. Toutes les chaînes et radios qui avaient suivies de près cette affaire depuis le début ont changé leurs programmes en cours pour ne parler que de lui. Toutes les forces policières de la ville capitale ont été mobilisé pour attraper celui qu'on qualifiait de << JEUNE LE PLUS DANGEREUX D'AFRIQUE >>. Une mise à prix de deux millions de francs fut placé sur sa tête. On le voulait vif ou mort.
De son côté, Maximilien était déterminé à rejoindre la ville de Douala, ville dans laquelle tout a commencé et où selon lui tout devait finir...
Nelly est la présentatrice d'une émission appelé paroles aux jeunes dédié exclusivement a la jeunesse. Elle sera la seule a donner au jeune Maximilien l'opportunité de donner sa version des faits à travers son émission. Et pour la première fois, le jeune garçon aura l'opportunité de partager son histoire avec le monde entier faisant de l'émission radio de Nelly l'émission la plus suivie du continent.
Serait ce un coup monté ou alors Maximilien qui dit n'avoir pas tué sa meilleure amie serait en réalité l'homme en cagoule.? pour découvrir la suite de cette histoire intitulé
#MAXIMILIEN et riche en rebondissements, je vous invites à rester scotché tous les jours à 12h et 20h sur la page a partir du 3 janvier 2023
Passion, crime, trahison, frissons, vengeance, tout y est. Vous ne serez pas déçu. N'oubliez pas de partager pour que le plus de personnes possible vive cette histoire palpitante et unique.
#EPISODE_1
Il n'existe de justice que pour les plus forts et pour être un Homme fort, il ne suffit pas d'avoir beaucoup d'argent mais d'avoir un mental de vainqueur ; il ne faut reculer devant rien et se battre pour réaliser ses objectifs car le premier responsable de notre faiblesse c'est nous-mêmes. Soyons combatifs, déterminés, arrogants et prêt tout. La voie du succès est une voie difficile à franchir mais pas impossible. Alors dites vous toujours que vous pouvez y arriver peu importe que la planète entière soit contre vous.
- Hey filston viens ici que je t'envoies me récupérer ma cigarette dans ma cellule. Lança un premier prisonnier tout en aspirant profondément sur sa cigarette.
- Attends d'abord j'ai une commission pour lui avant. J'ai été puni a lavé les chiottes à cause d'une prise de tête et c'est lui qui le fera à ma place. N'est ce pas petit ? Lança un autre prisonnier au visage marqué pas plusieurs cicatrices lui donnant une allure effrayante.
- Bien-sûr tonton mais puisque pour lui est facile pourquoi ne pas aller d'abord chercher sa cigarette après je serai dans les chiottes pour faire ton travail ? Proposais je gentiment.
- Ahahahahahaha ! Éclata de rire en chœur toute la salle.
- Le petit ne manque pas d'imagination. Il se fait passer pour un négociateur. Écoutes fils tu n'es pas à mesure de proposer quoi que ce soir ici. Me suis je fais comprendre ? Menaça l'homme effrayant.
J'avais tellement peur que si on ne m'avait pas défendu je crois que j'aurai pissé sur moi.
- Carlos lâches le gamin veux-tu ? C'est pas de sa faute si tu es un taré. Mon petit dès que tu finis de faire se que ces deux cons là t'ont demandé de faire tu viens m'aider à nettoyer la cuisine mais d'abord vas chercher les cigarettes. Parla un troisième qui venait de me sortir d'une situation embarrassante.
Puis un quatrième, un cinquième, un sixième, bientôt tous les occupants de la salle avaient un travail à me donner. C'était mon quotidien car j'étais le plus jeune de toute la prison lorsque j'avais été enfermé et à leurs yeux j'étais resté le même gamin apeuré qui avait franchis les barrières de la prison. Mais même si les débuts avait été très difficiles, être le plus jeune avait aussi été un sacré avantage pour moi car je jouissais des faveurs de tous qui m'avaient prit comme leur fils, leur petit frère et leur conseiller pour quelques rares prisonniers à cause de mes capacités intellectuelles bien développées pour un homme de mon âge. Bien qu'ils me donnaient toutes les tâches de la prison, ils disaient le faire parce qu'ils voulaient faire de moi un homme fort et courageux et surtout chasser cette expression de peureux que mon visage affichait lorsque j'étais face à un fait compliqué. Je dois avouer qu' au fil des mois j'étais devenu un dur a cuire ne reculant devant personne et assumant les conséquences de mes actes mais sans pour autant abuser car je connaissais ma place dans la hiérarchie de la prison. J'étais le petit protégé de la prison que ce soit les gardes ou les prisonniers, tous m'avaient adopté parce qu'ils croyaient aussi en mon innocence. Je recevais très souvent des coups lorsque je merdais et ils mettaient cela dans le compte du célèbre adage qui dit << Qui aime bien châti bien >>.
Après avoir purgé deux bonnes années, ils m'ont annoncé que je serai exécuté dans un mois. Ainsi ma fin sur cette terre approchait alors que je savais pertinemment que j'étais innocent et que le véritable coupable sionait paisiblement les rue des villes du pays jouissant d'une liberté absolue qui m'était dû. Je ne pouvais pas continuer de rester comme ça sans rien faire. Je me devais de tenter quelque chose aussi désespérée qu'elle serait, il fallait que je me bouge. En restant enfermé ici, personne ne viendrait à mon secours, ma liberté ne dépendait que de moi mais pour cela, j'avais besoin d'une aide interne alors, un jour où j'avais remarqué que Carlos était de bonne humeur, je suis allé le voir pour lui demander de l'aide car je savais qu'il contrôlait toute la prison. Certe je ne l'avais jamais vu faire mais les plus anciens disaient qu'il entrait et sortait de la prison comme il voulait et comme le dis un autre adage : il n'y a pas de fumé sans feu donc si cette légende existait c'est parce qu'il y'avait un peu de vrai.
- Mon grand toujours en forme. Commençai je histoire de lui arracher un sourire mais s'était peine perdu car il me dit sèchement
- Parles je t'écoute petit je sais que tu ne me fait pas l'atalakou là pour rien. Tu veux encore quoi ?
- Je suis foutu grand et j'ai vraiment besoin de ton aide. Lui lançai je la mine triste.
- Petit qui t'a encore dérangé ici ? Dis moi qui et je lui casserai la tête. J'ai déjà dit à tout le monde de te laisser tranquille. C'est qui ? Un nouveau ? Demanda Carlos le visage foissé, la voix grave et effrayante.
J'étais vraiment son petit protégé et je le savais très bien. Carlos était peut-être un dur mais au fond s'était un homme doux et raisonnable. Il était tout le contraire de se qu'il laissait paraître.
- Non non mon grand. Toi même tu sais qu'aucun prisonnier n'oserait me toucher de peur que tu ne lui fasses la peau et aussi avec le temps j'ai réussi à gagner l'estime de tous les anciens.
- Quel est donc ton problème ?
- Ils ont annoncé la date de mon exécution. Dans un mois jours pour jours, je serai électrocuté.
- Putain ! Quelle injustice ! Nous sommes ici parce que nous sommes des criminels, des voleurs et des violeurs mais toi non. Tu ne mérites pas ça petit frère. Je suis vraiment désolé pour toi. Mais en quoi je pourrai t'aider ? Demanda t'il calmement car touché par la nouvelle que je venais de lui annoncer.
- Je veux que tu m'aides à m'évarder d'ici. Je ne peux pas mourir maintenant s'il te plaît grand frère je sais que tu es capable de me faire sortir d'ici.
- Qui t'a dit ça ? Mais tu es fou ! Se que tu me demandes de faire là est très dangereux hein ! Je viens de passer dix ans dans ce trou à rat et dans deux mois je serai libre tu veux que je prennes le risque de prolonger ma peine ? Nooon je ne peux pas faire ça désolé mon petit.
- Ne m'abandonnes pas grand Carlos je t'en pries tu es mon dernier espoir de retrouver la liberté. Lui suppliai je en commençant à pleurer à genoux. Je te promets que si jamais je me fais attraper je ne te trahirai jamais. Je ne mentionnerai jamais ton nom.
Il me releva et me lança un regard noir, on pouvait y voir dans celui ci de la colère et du désespoir. Déçu ? Mais pourquoi était-il déçu contre moi ?
- Donc tu n'as donc rien retenue de tout se que je t'ai appris ici ? Un homme ça ne pleurniche pas, un homme c'est solide comme un roc, un homme c'est aussi un robot qui ne recule devant rien. Tu dois arrêter de croire que tu obtiendras se que tu veux en versant des larmes. Non mon petit dans la vie il faut être dur et parfois sans cœur pour réussir. C'est la dernière fois que je te dirai ça. Pourquoi voudrais tu que je t'aide après ça ? Tu n'es qu'une poule mouillée incapable de se comporter comme un homme. Pourquoi je devrais aider une personne comme toi ? Donne moi une seule raison pauvre imbécile !
- Parce que tu sais pertinemment que je suis innocent et que je dois être en liberté pour prouver mon innocence.
- Et tu crois qu'il suffit d'être en liberté et la vie sera rose tous les jours et ainsi tu pourras prouver ton innocence facilement ? Non mon petit tu te trompes. Ils verserons a tes trousses la moitié des policiers et gendarmes de la ville et vu que tu n'es pas assez mature et futé pour leurs échapper, en moins d'une heure, tu seras à nouveau parmis nous et les choses seront dix plus compliquées pour toi. Donc ça ne vaut pas la peine que je prennes le risque de t'aider pour te revoir ici une heure ou deux heures après. Attends patiemment le jour de ton exécution et d'ici là profite bien du peu de temps qui te reste. Tout se que je peux faire c'est te permettre de vivre ton dernier mois paisiblement. Tu n'auras plus à faire des taches pour qui que ce soi.
Sa réponse me mit dans une colère noir alors pour la première fois depuis mon séjour ici, je lui avais parlé en haussant le ton. J'étais furieux contre lui et contre sa pitié. J'en avais d'ailleurs mare que tout le monde me traite avec pitié.
- C'est facile pour toi de te cacher dans les mots pour ne pas m'aider mais tu ne sais pas de quoi je suis capable vu que c'est pas toi qui a été accusé injustement du meurtre de ta meilleure amie, c'est pas toi qui a été condamné dans des conditions inacceptable et c'est pas toi qui passe a la trape dans un mois. Tu ne veux pas m'aider ? Alors ne le fait pas mais saches que je ne resterai pas ici a attendre qu'on vienne me chercher pour m'amener à l'abattoir tel un bœuf. Je préférerais encore mourir en essayant désespérément de m'échapper de ce trou à rat qui est fait pour des personnes comme toi car tu es un voleur, un criminel mais pas moi. Je ne suis pas comme toi.
Après lui avoir crié cela au visage, je me suis tourné pour partir. J'étais hors de moi et ma respiration était très forte.
- Petit c'est a qui tu parles comme ça ? Demanda t'il rouge de rage vu l'expression de sa voix.
- Je m'adresse à toi et saches que je n'ai plus peur de toi ni de personne sur cette terre car je n'ai plus rien a perdre. Alors tu peux me faire se que tu veux je m'en bat les couilles.
J'ai continué à marcher m'attendant à sentir son poing sur la nuque mais ce ne fut pas le cas. Il resta debout sans broncher à me regarder quitter les couloirs de sa cellule. Les jours qui ont suivis, j'étais devenu quelqu'un d'autre. On aurait dit que je m'étais métamorphosé n'acceptant plus qu'on me donne des ordres ou même qu'on me commissionne. Je m'étais toujours arrangé à les répondre poliment mais le sixième jours après ma conversation avec Carlos, submergé par la peur car il ne me restait plus que vingt quatre jours avant mon exécution pourtant malgré mes recherches, je n'avais toujours rien trouvé comme plan d'évasion, Même pas une piste comme si cette prison était infaillible, un mec qui se faisait appelé Zapaho m'av alors demandé comme à son habitude chaque samedi d'aller laver les chiottes pour lui et a ce moment mon arrogance prit le dessus
- Hey Max vas faire mon travail que tu connais là mon petit. On gère comme d'hab !
- On ne gère rien comme d'hab et va plutôt le dire a ta poufiasse de mère. Ai je répondu furieusement en plus à haute voix.
Ma réponse fit rire tous les autres prisonniers se qui le mit davantage en colère et le poussa a se lever pour me frapper sauf que la plupart des prisonniers présent dans la salle l'en empêchait. Ainsi se forma deux clans, le premier pour ceux comme Zapaho qui estimaient que j'étais déjà trop insolent donc je méritais d'être tabassé et le second groupe pour des gens qui avaient toujours de l'estime pour moi et qui m'avait promis que je pourrais toujours compter sur eux. Une bagarre générale éclata, Carlos qui ne m'avait plus adressé la parole depuis regardait la scène assis dans un coin de la grande salle de repos. La bagarre prit bientôt une autre tournure au point où les gardes prisonniers aussi étaient victimes de la violence que je venais de créer. Alors que j'étais sur le point de recevoir un coup, une main me souleva et envoya au tapis mon bourreau. Il s'agissait de Carlos, il était venu à mon aide. Il me conduisit dans un couloir à l'abri de la bagarre.
- Tu as du cran fils de pu*te. Je vais t'aider à t'échapper mais souviens toi de tout se que je t'ai appris ici car je n'ai plus envie de te voir dans ce genre de lieu toute ta vie. Tu es une bonne personne et je suis sûr que tu seras un homme très important dans ce pays et pourquoi pas dans le monde. Me suis je fais comprendre ?
- Oui mon grand mais pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu m'aides alors que je t'ai mal parlé la dernière fois ?
- Tu regrette de m'avoir mal parlé ? Demanda t'il anxieux.
- Non pas du tout. Tu l'avais bien mérité. Répondît je en souriant.
- Cool. Je t'aide parce que tu m'as prouvé que tu mérites mon aide et que tu es déjà suffisamment prêt pour affronter tout se qui t'attend derrière les barrières de cette gigantesque prison. Assez bavarder entre dans ce tunnel et faufile toi jusqu'à se que tu sois à l'extérieur. Tient ceci c'est le numéro de portable de ma femme dans deux mois tu pourras me joindre par là. Bonne chance à toi fils et j'espère que nous nous reverrons bientôt dans des conditions meilleures.
- Merci pour tout grand Carlos! Tu as été plus qu'un grand frère pour moi. Tu t'es comporté comme le père que je n'ai jamais eu. Je te promets de vite prouver mon innocence et de t'appeler. Crois moi on se reverra.
Je me suis faufilé dans les égouts et j'ai fait exactement se qu'il m'avait dit de faire et en quelques minutes seulement, malgré la fatigue et l'hostilité des lieux, les mauvaises odeurs et l'eau puant, j'étais parvenu à sortir. J'étais désormais libre. Après deux années passées en prison, un grand sourire sur le visage, les yeux plissés par l'émotion, j'avais inspiré profondément l'air pu de la liberté en levant les mains vers le ciel car je voulais remercier le Saint Père céleste et tous ces anges pour m' avoir aidé à m'évader de la prison. À Carlos aussi, merci pour tout se qu'il avait fait pour moi.
1er juin 2020,
Quelque part à Yaoundé.
Un homme libre est un homme qui a l'espoir de réaliser ses rêves contrairement à une homme enfermé entre quatre murs et le mien était de prouver mon innocence. Je ne savais pas encore comment mais je savais que je devais par tous les moyens arriver à Douala. Pour le moment tout était calme mais bientôt les policiers seront à mes trousses lorsqu'ils se rendront compte que je ne répondais plus à l'appel dans la prison. Je devais être très prudent et surtout me méfier de tout le monde car on ne sait jamais qui est qui dans la rue. J'avais besoin de vêtements propre car ceux que j'avais sur moi était puant à cause de la prison et surtout de la saleté des égouts dans lequel je m'étais faufil pour m'échapper. J'avais également besoin d'une bonne douche froide. Ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas prit un vrai bain et ma peau avait perdu de sa clarté. Je m'étais dépêché de chercher une maison et heureusement pour moi j'avais très vite trouvé la maison parfaite bien qu'un peu isolé mais habité. Il n'y avait personne à l'intérieur, il devait sûrement être sortir. J'avais alors défoncé une fenêtre et je m'étais glissé discrètement dans la maison. Tout était bien rangé dans cette maison, j'avais ouvert le frigo où il y'avait toute sorte d'aliments mangeable et aussi de la nourriture congelé sûrement réservé pour leur repas du soir. Mes yeux n'avaient pas vu autant de nourriture équilibrée depuis deux ans déjà. Rien qu'à voir tout ça jamais le ventre plein.
- A tous les occupants de cette maison je suis désolé de devoir manger votre nourriture. Disais je en levant les deux vers le plafond
J'avais mis la nourriture congelée dans une marmite que j'avais posé sur la cuisinière avant d'allumer le feu. En attendant que le repas chauffe un peu, je m'étais dépêché de prendre un bain tellement j'en avais besoin. J'avais pris de nouveaux vêtements de rechange dans l'armoire d'une des chambres. La chambre devait appartenir à un jeune garçon de mon âge car ils m'allaient a merveille. Après ça, je me m'étais rapidement rendu à la cuisine pour éteindre le feu et me servir. J'avais allumé le téléviseur et je m'étais installé devant le petit écran avec mon plat que je dégustais en zappant les chaînes de télévision qui ne parlaient que de moi et de mon évasion qu'ils avaient qualifié de spectaculaire. Ma photo était visible partout comme si on venait d'annoncer au monde que Ben Laden était vivant. J'en avais marre de voir mon image partout et surtout d'entendre tous ces journalistes raconter des conneries sur moi. Se qui me faisait encore plus mal dans cette histoire était le fait qu'ils n'avaient pas ma propre version des faits mais se permettaient de dire des bêtises. Furieux, j'avais éteint le téléviseur ; sur une armoire se trouvait une radio en marche dont le volume était baissé très bas.
J'avais juste augmenté le volume et c'était reparti pour une longue liste de chaîne radios qui parlaient, parlaient, parlaient sans qu'aucune vérité ne sorte sur moi. Seul mon nom était et mon âge étaient justes. Dans mes recherche du canal le plus intéressant , j'étais tombé par hasard sur cette émission présentée par une certaine Nelly. La douceur de sa voix m'avait captivé alors j'avais décidé d'écouter son émission même si j'étais loin de me douter que je serais une fois de plus la vedette de son plateau radio. Mais elle était différente, elle ne me jugeait pas et n'inventait absolument rien. Elle se basait sur les faits et uniquement la vérité.
<< Bonjour chers jeunes auditeurs et bienvenue a ce nouveau programme de Paroles aux jeunes. Vous souvenez vous de l'affaire qui avait secoué le pays il y'a de cela deux ans où le jeune Maximilien alors âgé de seize ans à cette époque avait été arrêté et condamné à perpétuité pour le meurtre de la jeune Marie Louise du même âge que lui ? Et bien et bien ce matin s'est produit un fait incroyable concernant cette affaire. D'après des sources très sûre, Maximilien aurait profiter d'une bagarre entre gardiens de prison et prisonniers qu'il aurait occasionné lui même pour s'évader. Vous me demanderez comment est ce possible ? Bah Moi non plus je n'ai pas de réponse à cette question. Si seulement je pouvais être en contact avec ce jeune garçon pour qu'il nous donne les raisons qui lui ont poussé à s'évader et surtout comment il a fait pour sortir de là a un peu plus de trois semaines de son exécution. Mes chers jeunes auditeurs croyez moi je suis autant choquée par cette affaire incroyable tout comme vous et si jamais il y'a du nouveau, je vous le ferai savoir dans nos prochaines éditions. Maximilien, si jamais tu m'écoutes saches que je ne te juge pas même si je ne crois pas en ton innocence, je veux bien te donner l'opportunité de te défendre alors s'il te plaît contactes moi au numéro sonore 657563... Ainsi le monde entier écoutera ta version des faits dans cette affaire. Ici Nelly pour vous servir. Une fois de plus bienvenue.....>>.
J'avais retenu son numéro en tête car ayant une très bonne mémoire surtout pour les chiffres. Elle était la seule jusque là à me donner l'opportunité de m'exprimer et de donner ma version des faits. Dès que j'aurai un téléphone, je l'appellerai tout en espérant que ce jour elle soit à l'antenne. J'avais continué à écouter l'émission jusqu'a la fin et durant cette heure que dura l'émission, j'avais écouté de nombreuses interventions de jeunes comme moi qui chacun a son tour me condamnaient sans même savoir ma version des faits. Ils oubliaient que ça pouvait être l'un d'entre eux a ma place. J'étais dégouté d'écouter toutes les méchancetés qu'ils me balançaient en espérant que je les suives... Bravos les gars c'est réussi j'avais tout écouté.
La journée était passée bien trop vite sans que je ne m'en rendes compte ; tout à coup, j'avais écouté des bruits devant la porte comme si on venait d'enfoncer la clé dans la serrure et avant que la porte ne s'ouvre que j'avais déjà éteint la télé et la radio jusqu'a aller me cacher dans la chambre où j'avais pris les vêtements que j'avais sur moi. J'étais resté caché sous le lit de cette chambre jusqu'à se que j'entendes la porte s'ouvrit et une voix me dit directement comme s'il savait que j'étais là.
- C'est pas la peine de cacher sous le lit. Viens et je te promets de ne pas te faire de mal.
J'eus un moment d'hésitation avant de me décider de sortir de ma cachette. Devant moi se tenait un homme grand, dans la cinquantaine environ avec des cheveux presque tous blancs. Il avait un regard de gentil et ses lèvres brillaient par un sourire qui ne le quittait presque pas du tout. J'avais très peur qu'il me frappe ou appelle la police.
- Hey ! N'aies pas peur mon garçons. Moi c'est Monsieur Édouard et toi ? Dit-il
- Euh.. moi ?
- Qui d'autre y'a t'il dans cette pièce ? Bien-sûr que je parle de toi.
- Désolé. Moi c'est Paul. Mentis je pour cacher mon identité au cas où il ne saurait pas encore qui je suis. J'allais quand même pas lui dire que je m'appelle Maximilien et je viens de m'évarder de prison.
- Paul ? Ahahahahah tes parents devaient être très peu inspirés pour te donner un tel nom de vieux. Je vois que tu portes les vêtements de mon dernier fils Ethael. Il est en vacances avec les autres. Actuellement je suis seul a la maison et c'est pour deux long mois et un peu de compagnie ne me fera aucun mal. Viens avec moi j'ai du congelé au frigo on va manger et après tu vas me raconter ton histoire parce qu'on ne se réfugie pas chez les gens sans raison. Dit-il calmement en me souriant toujours
- D'accord pour te raconter mon histoire par contre pour ton repas je crois qu'il n'existe plus.. sauf dans mon ventre... Peut-être. Dis je
- Ah ! Bah....T'inquiètes pas filston c'est pas grave. J'ai l'impression de t'avoir déjà vu quelque part mais le lieu m'échappe. Et toi ma vielle tête ne te dis rien ?
Oh non il commençait à se souvenir de moi. J'allais être dans la merde.
- Euh.. non.. non monsieur je ne crois pas. Si s'était le cas je me serai souvenu de ça. Répondit je la peur au ventre.
- d'accord d'accord. Je constate que tu n'es pas ici pour me cambrioler sinon tu l'aurais fait depuis vu le temps que tu as passé chez moi. Allez suits moi au salon je crois que tu as une histoire a me Raconter.
Nous sommes descendus au salon et il m'a invité à prendre place sur le fauteuil juste en face de celle qu'il occupait. Puis il prit la télécommande et la chose que je craignais le plus se produisit. Il vit ma photo sur une des chaînes en zappant c'est alors qu'il fit la liaison.
- Mais.. mais c'est toi le jeune dont on parle sur toutes les chaînes.
Je fus obligé de quitter la maison de Monsieur Édouard de toute urgence pour me réfugier dans une nouvelle cachette. J'avais pris un peu d'argent chez lui et son téléphone portable pour pourvoir joindre Nelly la présentatrice radio le lendemain. Les rues étaient bondées de policiers, mes photos affichées un peu de partout avec une prime pour celui qui m'attraperait. Aussi loin que mes souvenir me permettaient, je n'avais vu un homme autant recherché comme s'était mon cas.
J'avais l'impression que le monde était contre moi, que tous voulaient me faire la peau comme si j'étais responsable de tous les problèmes de ce pays. J'avais dû marché dans les endroits reculés afin de pouvoir circuler le plus discrètement possible car je ne savais pas si j'étais suivi ou pas ou même si quelqu'un m'avait déjà reconnu.
Lorsque l'obscurité de la nuit recouvrit la ville, je me rendis dans une boutique m'acheter quelque chose a manger avant de disparaitre dans l'ombre tel un fantôme. Je m'étais réfugié dans un camion abandonné où j'avais passé la nuit, paisiblement malgré le froid et les moustiques. Je préfèrais mille fois cette situation que de rester enfermé dans une prison puante et remplie de criminels. C'est un endroit mauvais et terrifiant que je ne souhaitais a personne.
Deux juin deux mille vingt
Quelque part dans la ville
De Yaoundé.
Je m'étais réveillé en paniquant et la première chose que j'avais fait fut de prendre le téléphone que j'avais pour regarder l'heure ; heureusement pour moi car il était encore huit heures du matin et l'émission de Nelly commençait à onze heures. Je mis les écouteurs dans les oreilles et je mis la radio du téléphone. Je pris les trois heures que j'avais avant l'émission de Nelly a rèflechir sur un plan pour atteindre la ville de Douala. Ici il était certain que je ne pouvais pas prouver mon innocence. Après maintes et maintes réflexion, je n'eu aucune autre solution que d'avancer doucement et discrètement jusqu'a sortir de cette ville.
J'étais toujours pensif lorsque soudain j'entendis à la radio
<< Bonjour chers jeunes auditeurs et bienvenue à ce nouveau programme de Paroles aux jeunes dédié spécialement au cas du jeune adolescent qui s'est évadé hier de manière extraordinaire de la prison centrale où il était détenu depuis deux ans déjà. Avant de continuer, J'ai une triste et choquante nouvelle à vous annoncer chers jeunes auditeurs qui m'écoutez des quatre coin du pays. D'après les informations de la police, un homme de la cinquantaine nommé Édouard Effo aurait été assassiné hier aux environs de seize heures dans son domicile. Un voisin dit avoir vu son assassin qui d'après l'homme, n'était nul autre que Maximilien qui s'était infiltré dans la maison quelques minutes seulement après son évasion. Cet homme aurait immédiatement informé les forces de l'ordre qui sont arrivés confirmer les informations données par le monsieur sauf que le tueur en la personne de Maximilien aurait pris la poudre d'escampette. Ses vêtements de prison retrouvé dans la salle de bain du domicile prouve qu'il était bel et bien présent dans les lieux. Cependant rien ne prouve qu'il soit l'auteur de ce crime même s'il demeure le suspect numéro un aux yeux de la police. C'est un tragique événement que viennent de subir la femme et les enfants de ce brillant citoyen qui étaient en vacance hors de la ville. Toutes nos sincères condoléances à la famille et proches de la victime de la part de la grande famille de l'émission paroles aux jeunes. La suite du programme c'est après le générique>>
PDV AUTEUR
Max ne croyait pas se qu'il venait d'entendre. Cela le mit dans une colère noire mais il resta quand même scotché à la fréquence radio pour écouter la suite de l'émission où comme à la veille, tout le monde le couvrait d'insulte et le traitait de tous les maux possibles. Bien que déçu par lui, il sentait tout de même que Nelly était la seule a vouloir écouter sa version des faits et à plusieurs reprises, elle lui avait demandé d'appeler si jamais il écoutait le programme afin de donner sa version des faits tout en lui rappelant le numéro sonore par lequel il pouvait être en contact avec elle mais Max était impuissant démoralisé par toutes les insultes qu'il recevait. Sans s'en rendre compte, il commença à pleurer en demandant au ciel se qu'il avait fait pour avoir une vie aussi misérable. Alors que l'émission était sur le point de finir, il prit son courage et lança l'appelle.
- On prend ce dernier auditeur avant de mettre fin à cet autre édition de paroles aux jeunes. allô présentez vous !
PDV #MAXIMILIEN
Lorsque j'avais entendu la voix de la présentatrice de l'émission à l'autre bout du fil, j'avais perdu au même moment tous mes moyens. Même la force de parler ; je n'avais plus. Voyant que personne ne lui donnait de réponse, elle insista
🔊 Allooo ! A qui ai-je honneur s'il vous plaît ? Vous êtes en direct je vous écoute cher Monsieur ou Madame... Allô ! ( puis elle se rendit compte que s'était moi ) C'est toi ? Maximilien c'est bien toi ? Je sais que c'est toi ; n'ai pas peur de parler crois moi il y'a des millions de personnes qui aimerait écouter ta version des faits alors c'est une opportunité en or pour toi de te défendre. Pourquoi tu refuses de parler ? Je sais que c'est toi mon instinct ne me trompes pas. Crois moi Max que je ne vais pas te juger c'est promis.
📱 Ils ne font que ça ! Me juger sans même connaître réellement se qui s'est passé cette nuit. C'est pas moi qui ai tué Marie Louise et je ne l'aurai Jamais fait même pour tout l'or du monde. Elle était ma seule amie, la seule personne qui me comprenait vraiment. Depuis que cet accident de la circulation qui a enlevé la vie a mes parents à eu lieu ma vie est devenu un cauchemar. J'ai été rejeté par tout le monde comme un malpropre et mon oncle qui avait bien voulu m'accueillit chez lui a fait de moi son esclave me faisant vivre toutes les horreurs du monde. Marie Louise était la seule, la seule qui me donnait goût a la vie et un homme sans aucun scrupule lui a enlevé la vie... Il a enlevé la vie a la seule personne qui comptait vraiment pour moi. Criais je en fondant en larme tellement mon cœur saignait.
🔊 Stupéfiant ! Soupira t'elle avant d'ajouter. Calmes toi Max. Nous ne savions pas cette version de l'histoire et saches que toute l'équipe et moi sommes attristés par l'enfance difficile que tu as eu. Perdre tes parents très jeune n'a sûrement pas été facile pour toi. Mais pourquoi ?
📱 Pourquoi quoi ? Demandais je un peu confus.
🔊 Pourquoi avoir tué ce père de famille et laissez ses enfants orphelins ?
📱 Ça fait une heure que j'entends tous tes auditeurs me remplir d'insulte alors qu'ils ne savent rien. Ah oui c'est toujours facile pour l'être humain de juger les autres sans vraiment connaître le fond de l'histoire. Je n'ai pas tué cet homme. Je suis victime d'un coup monté et ils veulent tout me mettre sur la tête. Je ne suis pas un meurtrier, juste le coupable parfait. Quand un problème est politisé ça devient toujours du n'importe quoi.
🔊 Mais tout laisse à croire que c'est toi l'assassin de cet homme. Ton uniforme de prison a été retrouvé dans sa salle de bain, tu lui a volé son téléphone portable et je ne sais quoi d'autre. Comment veux tu qu'on pense que tu es innocent après tout cela ?
📱 J'étais bel et bien chez Monsieur Édouard et j'y ai passé plusieurs heures avant qu'il ne rentre et qu'il me surprend caché sous le lit dans la chambre de son fils Ethael. Il m'a accueilli chez lui gentiment et il m'a invité dans son salon. C'est seulement dans son salon qu'il a su qui j'étais et que vous me croyez ou pas il m'a dit qu'il ne croyait pas que j'étais coupable sans même que je lui raconte mon histoire. Un voisin m'a vu et a appelé la police mais avant mon départ, Édouard a tenir à me donner un peu d'argent et son téléphone portable avec une puce pour que je puisses vous appeler pour vous raconter mon histoire. Putain de merde j'arrives pas à croire que même toi tu doutes de moi alors que je croyais que tu étais de mon côté.
🔊 Je ne suis du côté de personne. Tout se que je veux c'est que tu donnes ta version des faits. Le monde t'écoute et après chacun sera libre de croire en toi ou pas. Moi personnellement et honnêtement je ne sais pas encore dans quelle position me placer. Je veux juste la vérité pour le moment. Juger les gens ne fait pas partir de mon ADN. Ne crois tu pas que tu es un peu dur avec moi ?
Elle avait parfaitement raison. Elle ne m'avait pas jugé pourtant j'étais très dur avec elle. J'étais sûrement contrôlé par la colère et le désir de prouver au monde entier que j'étais innocent. Pourtant j'avais ignoré sa dernière question pour m'attaquer directement aux faits.
📱 Tu veux la vérité, le monde veut écouter ma version des faits ? Alors vous serez servis. Je vais vous raconter toute mon histoire jusqu'au jour de mon évasion. J'espère juste que vous avez assez de temps à m'accorder.
🔊 T'inquiètes pas tu as l'antenne juste pour toi.
📱 D'accord merci et avant de commencer je tiens à m'excuser pour mon langage grossier. Ma prison m'a rendu très dur.
🔊 Excuse acceptée. A toi l'antenne jeune homme. Juste la vérité n'oublies pas. Je t'ai fait confiance alors ne me déçois pas.
📱 Je promets de dire juste la vérité. Je suis né dans une petite clinique de la ville de Douala. Mon père a cette époque n'avait pas d'argent mais très vite il a fait fortune dans l'immobilier. Il a décidé de prendre ma mère pour épouse malheureusement, ils ont eu un tragique accident de la circulation alors qu'ils se rendaient à l'aéroport pour leur voyage de l'une de miel. Cet accident leur a coûté la vie alors que j'étais âgé de juste cinq ans. Depuis ce jour, ma vie avait totalement basculée.
FLASHBACK
Après la mort de mes parents, personne n'a voulu de moi disant que j'attire le malheur. Tout le monde m'a tenu responsable de la mort de mes parents et seul mon oncle à accepté de me garder pas parce qu'il voulait mais parce que s'était normal étant donné que c'est lui qui avait pris possession de tous les biens de mon père. Depuis le premier jour où j'ai posé les pieds chez cet homme , je n'ai jamais connu le bonheur. Il m'a soumis aux pire souffrance qu'un enfant puisse vivre et je n'ai jamais été à l'école. Si aujourd'hui je sais lire et écrire c'est parce que j'ai appris tout seul en lisant des livres et tout se qui me tombait entre les mains.
Je n'avais droit qu'à un repas par jour et il s'agissait de la nourriture que les domestiques préparaient pour ses chiens qu'il nourrissait mieux que moi. Je me souviens qu'un jour il était rentré du bureau vers quinze heures. A cette époque J'avais dix ans seulement. Il m'avait demandé de lui faire à manger et je lui avais répondu
- Mais tonton il y'a les domestiques pour ça pourquoi m'envoyer alors que tu sais très bien que je ne sais pas faire la cuisine ?
La réaction fut violente :
- Tu parles comme ça a qui ? Cria t'il en me donnant une giffle qui avait résonné dans toute la maison. Saches qu'à partir d'aujourd'hui il n'y aura plus de domestique dans cette maison et c'est toi qui fera toutes les tâches ménagères et même la cuisine.
Et comme il l'avait dit, j'avais commencé à faire tout. Je lavais ses voitures, nettoyait la maison pièce par pièce tous les matins, lui faisais à manger. Lorsque je faisais quelque chose mal, je recevais des coups en guise de punitions. Il n'était jamais satisfait pour quelque chose que j'ai fait. Il critiquait tout et profitait de la moindre occasion pour me tabasser. Mon oncle n'avait pas d'enfants ni de femme car aucune femme n'avait pu le supporter pendant deux mois d'affilée à cause de sa méchanceté.
Et puis un jour alors que mon oncle m'avait mis dehors ( il me fesait parfois dormir des nuits entières dehors ) après m'avoir copieusement battu, je me suis assis devant la barrière pleurant a chaude larme et demandant à Dieu de me prendre comme il avait pris mes parents lorsque je sentis une main se poser sur mon épaule. J'étais déjà âgé de douze ans. Lorsque j'ai levé mon visage inondé de larmes, je l'ai vu toute belle m'offrant un magnifique sourire.
- Salut moi c'est Marie Louise je vis juste à côté là-bas au coin de la rue. Me dit-elle toujours souriante avant de plisser un sourcil ayant remarqué que je pleurais. Pourquoi tu pleures ainsi ? Ça fait un bon moment que tu es assis ici la tête baissée. On t'a fait du mal ? Ohhh !!
Elle parlait encore et encore pourtant ça ne me dérangeait pas. Au contraire je trouvais même ça très mignon.
- Je ne pleurs pas t'inquiéte pas. Et je n'ai aucun problème. Moi c'est Max.. #Maximilien. Lui répondis je poliment après avoir essuyé discrètement mes larmes.
- Enchanté Max. Je peux t'appeler Max a la place de Maximilien ?
- Bien-sûr ça ne me dérange pas du tout.
- Merci bien. Tu m'as l'air d'être une très bonne personne mais pourquoi tu pleures ?
- Je ne pleurs pas t'inquiète pas. Mentis je a nouveau.
- Si. Tu crois que je ne t'ai pas vu essuyer tes larmes ? Pourquoi tu pleurs ? dis moi la vérité maintenant.
Elle savait être autoritaire quand il le fallait. Pour une gamine de son âge, elle en avait du courage.
- C'est une longue et triste histoire. Peut-être qu'un jour je te la raconterai.
- Ça veut dire qu'on reste alors amis ? Et qu'on devient les meilleurs amis du monde ?
- J'acceptes que tu sois ma meilleure amie Marie Louise.
- Moi aussi Max. Tu vis dans cette maison ? Demanda t'elle avec son sourire qui venait de réapparaître.
- Oui normalement c'est ma maison mais j'y vis comme un esclave. Lui avais je répondu avant de me lever pour mieux voir son visage innocent comme le mien d'ailleurs à cette époque. Elle était tout simplement magnifique !