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Un Cauchemar Nommé Mariage

Un Cauchemar Nommé Mariage

Auteur:: Blue
Genre: Romance
Les phares de la voiture ont déchiré l'obscurité, révélant Élise Dubois, brisée, ses vêtements de créateur en lambeaux, ses yeux autrefois vifs fixant un point invisible. Trois jours d'enfer venaient de s'achever, mais le véritable cauchemar commençait. Marc Chevalier, son fiancé charismatique, l'architecte le plus en vue de la ville, s'est précipité vers elle, jouant le rôle du prince sauveur devant une horde de journalistes déjà présents. Il l'a tenue dans ses bras, a déclaré son amour éternel et l'a demandée en mariage, une scène parfaite pour les caméras, censée la lier à lui à jamais. Mais dans le silence assourdissant de la voiture de luxe, Marc a révélé sa véritable nature, appelant son assistant, sa voix froide et dénuée d'émotion : « C'est fait. Fais en sorte que les photos de ce soir soient sur toutes les couvertures demain. Insiste sur son état... débraillé. Pour ruiner la réputation d' une femme, il n' y a pas d' autre moyen que de salir son honneur. C\'est la seule façon de la rendre complètement dépendante de moi. » Son cœur, qu'elle croyait mort, a battu la chamade. Elle n'était pas en état de choc, mais chaque mot remplissait son vide d'une horreur glaciale. « Je lui donnerai le mariage qu' elle désire, je la dédommagerai pour le reste de ma vie, c' est suffisant... Elle ne sera plus jamais une menace. Sophie sera tranquille. » Sophie. Son premier amour. L'obsession de Marc. L'enlèvement, la torture, l'humiliation... tout s'est assemblé dans son esprit, une clarté terrifiante. Ce n'était pas un hasard. C'était un plan. Un piège mortel, orchestré par l'homme qu'elle allait épouser. Le bonheur espéré n'était qu'un mensonge. Sa vie n'était pas sauvée. Elle venait d'être détruite. Puis, à l'hôpital, elle a découvert l'ampleur de la trahison : elle était enceinte, et les sévices avaient provoqué une fausse couche, la rendant stérile. Marc, hors de la chambre, a sifflé : « Ça ne change rien au plan. Au contraire. Ça la lie encore plus à moi. Qui d\'autre voudrait d\'une femme brisée et stérile ? Je serai son seul salut. » L'horreur a fait place à une rage blanche et incandescente. Il lui avait tout pris. Alors, elle allait tout lui prendre en retour. Ce soir-là, depuis un jet privé, un billet d'avion pour l'autre bout du monde en poche, Élise a activé Léo, son frère hacker, et son père, le patriarche impitoyable de la famille Dubois. Marc Chevalier venait de signer son propre arrêt de mort. La styliste naïve et amoureuse était morte. Une nouvelle Élise était née. Et elle avait soif de vengeance.

Introduction

Les phares de la voiture ont déchiré l'obscurité, révélant Élise Dubois, brisée, ses vêtements de créateur en lambeaux, ses yeux autrefois vifs fixant un point invisible.

Trois jours d'enfer venaient de s'achever, mais le véritable cauchemar commençait.

Marc Chevalier, son fiancé charismatique, l'architecte le plus en vue de la ville, s'est précipité vers elle, jouant le rôle du prince sauveur devant une horde de journalistes déjà présents.

Il l'a tenue dans ses bras, a déclaré son amour éternel et l'a demandée en mariage, une scène parfaite pour les caméras, censée la lier à lui à jamais.

Mais dans le silence assourdissant de la voiture de luxe, Marc a révélé sa véritable nature, appelant son assistant, sa voix froide et dénuée d'émotion : « C'est fait. Fais en sorte que les photos de ce soir soient sur toutes les couvertures demain. Insiste sur son état... débraillé. Pour ruiner la réputation d' une femme, il n' y a pas d' autre moyen que de salir son honneur. C\'est la seule façon de la rendre complètement dépendante de moi. »

Son cœur, qu'elle croyait mort, a battu la chamade.

Elle n'était pas en état de choc, mais chaque mot remplissait son vide d'une horreur glaciale.

« Je lui donnerai le mariage qu' elle désire, je la dédommagerai pour le reste de ma vie, c' est suffisant... Elle ne sera plus jamais une menace. Sophie sera tranquille. »

Sophie. Son premier amour. L'obsession de Marc.

L'enlèvement, la torture, l'humiliation... tout s'est assemblé dans son esprit, une clarté terrifiante.

Ce n'était pas un hasard. C'était un plan.

Un piège mortel, orchestré par l'homme qu'elle allait épouser.

Le bonheur espéré n'était qu'un mensonge.

Sa vie n'était pas sauvée. Elle venait d'être détruite.

Puis, à l'hôpital, elle a découvert l'ampleur de la trahison : elle était enceinte, et les sévices avaient provoqué une fausse couche, la rendant stérile.

Marc, hors de la chambre, a sifflé : « Ça ne change rien au plan. Au contraire. Ça la lie encore plus à moi. Qui d\'autre voudrait d\'une femme brisée et stérile ? Je serai son seul salut. »

L'horreur a fait place à une rage blanche et incandescente.

Il lui avait tout pris.

Alors, elle allait tout lui prendre en retour.

Ce soir-là, depuis un jet privé, un billet d'avion pour l'autre bout du monde en poche, Élise a activé Léo, son frère hacker, et son père, le patriarche impitoyable de la famille Dubois.

Marc Chevalier venait de signer son propre arrêt de mort.

La styliste naïve et amoureuse était morte.

Une nouvelle Élise était née. Et elle avait soif de vengeance.

Chapitre 1

Les phares de la voiture ont déchiré l'obscurité de l'entrepôt abandonné, illuminant la silhouette recroquevillée dans un coin.

C'était Élise Dubois.

Ou du moins, ce qu'il en restait.

Ses vêtements de créateur, ceux qu'elle portait le jour de son anniversaire, étaient en lambeaux, souillés de terre et de quelque chose de sombre et séché. Ses cheveux, habituellement coiffés avec soin, pendaient en mèches sales sur son visage vide. Ses yeux, autrefois vifs et pétillants, fixaient un point invisible sur le mur, sans aucune lueur.

Trois jours.

Trois jours d'enfer.

La porte de la voiture s'est ouverte avec fracas. Marc Chevalier, son fiancé, s'est précipité vers elle. Il était l'architecte le plus en vue de la ville, toujours impeccable, charismatique. Même dans ce lieu sordide, il ressemblait à un prince venu sauver sa princesse.

Derrière lui, les flashs des appareils photo crépitaient. Les journalistes, prévenus on ne sait comment, étaient déjà là, capturant chaque instant de ce drame.

« Élise ! Mon amour ! »

La voix de Marc était pleine d'une angoisse palpable. Il a enlevé sa veste de luxe et l'a délicatement enroulée autour des épaules tremblantes d'Élise. Le contact du tissu cher et chaud contre sa peau glacée ne lui a procuré aucun réconfort.

Elle était trop vide pour ressentir quoi que ce soit.

Il l'a prise dans ses bras, un geste protecteur et possessif, la soulevant du sol froid et sale. Elle était légère, comme une poupée de chiffon.

Face aux caméras, son visage était un masque de douleur et de soulagement. Il a enfoui son visage dans ses cheveux sales, et sa voix a tremblé quand il a parlé, assez fort pour que tous les micros l'entendent.

« Ne t'inquiète pas, je suis là maintenant. Tout est fini. »

Puis, il a fait quelque chose d'encore plus spectaculaire. Il s'est légèrement reculé, tenant son visage entre ses mains, et a regardé dans ses yeux vides.

« Élise Dubois, épouse-moi. Laisse-moi te protéger pour le reste de notre vie. »

Les flashs ont redoublé d'intensité. C'était la scène parfaite. Le fiancé héroïque, la victime fragile, une promesse d'amour éternel au milieu de la tragédie. Un conte de fées moderne.

Élise n'a pas répondu. Elle ne le pouvait pas.

Marc l'a portée jusqu'à sa voiture, une berline noire et luxueuse. Il l'a installée avec une infinie précaution sur le siège passager, puis a claqué la portière, la coupant du vacarme extérieur.

Le silence dans la voiture était assourdissant.

Marc est monté côté conducteur, a démarré le moteur et s'est éloigné de l'entrepôt. Il a jeté un coup d'œil à Élise, qui restait prostrée, le regard perdu dans le vide. La croyant en état de choc, incapable de comprendre ou d'entendre, il a sorti son téléphone et a appelé son assistant.

Sa voix, maintenant, était différente. Froide, dénuée de toute émotion.

« C'est fait. Fais en sorte que les photos de ce soir soient sur toutes les couvertures demain. Insiste sur son état... débraillé. »

Il y a eu une pause.

« Pour ruiner la réputation d' une femme, il n' y a pas d' autre moyen que de salir son honneur. C'est la seule façon de la rendre complètement dépendante de moi. »

Le cœur d'Élise, qu'elle croyait mort, a soudainement donné un coup violent dans sa poitrine. Le son était si fort qu'elle a eu peur que Marc l'entende.

Elle n'était pas en état de choc. Elle était juste vide. Mais chaque mot qu'il prononçait remplissait ce vide d'une horreur glaciale.

La voix de Marc a continué, précise et calculatrice.

« Mais je lui donnerai le mariage qu' elle désire, je la dédommagerai pour le reste de ma vie, c' est suffisant... Elle ne sera plus jamais une menace. Sophie sera tranquille. »

Sophie.

Sophie Leclerc. L'épouse du frère de Marc. Son premier amour, son obsession de toujours.

Le puzzle s'est assemblé dans l'esprit brisé d'Élise, avec une clarté terrifiante.

L'enlèvement. La torture. L'humiliation.

Ce n'était pas un malheureux hasard. C'était un plan.

Un plan orchestré par l'homme assis à côté d'elle. L'homme qui venait de la demander en mariage devant les médias du pays entier. L'homme dont elle pensait qu'il était son refuge, son avenir.

Le mariage n'était pas une promesse de protection. C'était la dernière étape du piège. Une cage dorée pour une femme à la réputation brisée, une femme que personne d'autre ne voudrait plus. Une façon de la posséder complètement, tout en gardant son image de sauveur intacte.

Le bonheur qu'elle avait tant espéré, ce n'était qu'un mensonge. Une illusion.

C'était un piège mortel.

Et elle venait de tomber dedans, la tête la première. Une vague de nausée l'a submergée, mais ce n'était pas seulement la douleur ou la faim. C'était le dégoût. Un dégoût si profond qu'il menaçait de la consumer.

Dans le confort silencieux de la voiture de luxe, Élise a compris. Sa vie n'était pas sauvée.

Elle venait tout juste d'être détruite.

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Chapitre 2

« On va à l'hôpital central, » a annoncé Marc d'une voix qui se voulait douce, mais qui transpirait le calcul. « C'est le plus médiatisé. Il faut que tout le monde voie que je prends soin de toi, que je ne t'abandonne pas malgré... tout ça. »

Le mot « tout ça » flottait dans l'air, lourd de sous-entendus. Il parlait de son honneur sali, de sa pureté volée. De la tache qu'elle représentait désormais.

Élise est restée silencieuse, son corps rigide. Chaque fibre de son être hurlait. L'homme à côté d'elle, son fiancé, était son bourreau. L'odeur de son eau de Cologne, qu'elle avait autrefois tant aimée, lui donnait maintenant la nausée.

Elle se sentait piégée, sale, non pas à cause de ce que les ravisseurs lui avaient fait, mais à cause de la proximité de celui qui les avait envoyés. C'était une souillure bien plus profonde, une trahison qui s'infiltrait dans ses os.

Elle a fermé les yeux, et des fragments de souvenirs ont défilé derrière ses paupières. Marc, la poursuivant avec acharnement pendant des mois. Elle, une jeune styliste talentueuse issue d'une famille riche, était un bon parti. Mais elle avait toujours senti une sorte de distance en lui, une obsession pour autre chose, ou plutôt, pour quelqu'un d'autre.

Sophie Leclerc.

Elle avait vu la façon dont il la regardait lors des dîners de famille. Un regard affamé, un désir à peine contenu qui n'avait rien à voir avec les liens familiaux. À l'époque, dans sa naïveté, elle avait pensé que c'était juste une vieille amitié.

Quelle idiote.

Elle comprenait maintenant. Il ne voulait pas d'elle, Élise. Il voulait le statut et la fortune de sa famille, et un mariage de convenance qui lui permettrait de rester proche de Sophie, l'inaccessible femme de son propre frère. Pour cela, il devait la briser, la rendre si indésirable que seule sa "générosité" pourrait la sauver.

Une violente crampe lui a tordu l'estomac. Elle s'est penchée en avant, une main sur sa bouche, son corps secoué de spasmes.

« Qu'est-ce qui se passe ? » a demandé Marc, son ton mêlé d'impatience et de fausse inquiétude. Il a arrêté la voiture sur le côté de la route.

Élise a ouvert la portière et a vomi sur l'asphalte. Elle n'avait rien mangé depuis trois jours, seul un liquide bilieux et acide lui brûlait la gorge.

Marc est sorti, a pris une bouteille d'eau dans le coffre et s'est approché d'elle. Il lui a tapoté le dos, un geste qui se voulait réconfortant mais qui lui a donné l'impression d'être touchée par un serpent.

« C'est le choc, mon amour. Ça va aller. On sera bientôt à l'hôpital. »

Elle a repoussé sa main, se redressant avec une dignité qu'elle ne pensait plus posséder. Elle a pris la bouteille d'eau, s'est rincé la bouche et l'a regardé droit dans les yeux. Pour la première fois depuis qu'il l'avait trouvée, il y avait quelque chose dans son regard. Une lueur froide et dure.

Il a été surpris un instant, puis son visage a repris son expression de sollicitude parfaite.

« Allons-y. Il ne faut pas rester ici. »

Il l'a de nouveau installée dans la voiture, comme une poupée précieuse mais endommagée.

Élise a tourné la tête vers la fenêtre, regardant les lumières de la ville défiler. Elle s'est sentie comme un oiseau en cage. Une cage dorée, certes. Ses parents étaient riches, elle n'avait jamais manqué de rien. Marc lui promettait un mariage, une vie de luxe pour la "dédommager".

Mais elle avait perdu sa liberté. Pas seulement sa liberté physique pendant ces trois jours, mais sa liberté d'être, sa réputation, son avenir. Il avait tout pris.

Elle a croisé le regard de l'assistant de Marc dans le rétroviseur. Le jeune homme était assis sur la banquette arrière, silencieux depuis le début. Il a rapidement détourné les yeux, mais pas avant qu'Élise n'ait vu une lueur de pitié et de culpabilité dans son regard.

Il savait.

Il était complice.

Mais il avait encore une conscience. C'était une information. Une minuscule fissure dans l'armure parfaite de Marc.

Élise a serré les poings, ses ongles s'enfonçant dans ses paumes. La douleur physique était un point d'ancrage dans la tempête de dégoût et de rage qui montait en elle.

Elle ne serait pas sa victime docile. Elle ne serait pas sa poupée brisée.

Le jeu n'était pas terminé. Il ne faisait que commencer.

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