Déjà deux semaines que maya et Habiba travaillaient dans la supérette de Didier. Tout se passait bien et Didier commençait à être satisfait de leur travail, contrairement à maman yossa il était très gentil avec elles et ne les faisait pas beaucoup travailler. Elles passaient les journées au travail et le soir parfois il leur donnait de l'argent parfois rien. Habiba tente tant bien que mal de cacher le fait qu'elle ne sache pas écrire ni lire elle a l'impression que son patron a remarqué mais il ne manifeste pas. Elle a peur de se faire renvoyer pour ça.
Ce soir elles viennent d'arriver à la maison, comme tous les soirs et le matin elles font le trajet à pied pour aller au travail et rentrer. Maya va directement se jeter sur le matelas, son ventre lui fait un peu mal.
Habiba : le bébé bouge déjà ?
Maya : j'ai juste eu mal ça va
Habiba : ok. Je vais aller chercher quoi manger. Tu peux je reposer
Maya : d'accord
Le bailleur masayo fit son apparition il est à la porte
Masayo : bonsoir les filles
Maya ; bonsoir monsieur
Masayo : jusqu'à présent j'attends toujours que vous complétez votre argent de loyer
Maya : euhh oui on va le faire dès le début du mois prochain, ce n'est que maintenant qu'on a pu trouver du travail
Masayo : vous allez me donner 2 mois de plus, pas moins. Vous savez que c'est grâce à Idriss que je vous ai accepté ici. Donc j'attendrai ça sinon dehors
Maya : d'accord monsieur
Il est parti.
Habiba : merde il ne blague pas hein
Maya : je te dis. Dès que Didier nous paye on lui donne ses deux mois on quitte sur ça
Habiba : on a pas le choix.
Maya : quand je regarde tout ce qu'on a encore à faire, je me demande si on va arriver. Regarde la maison c'est vide, on a même pas les assiettes même pas un gobelet pour boire de l'eau, si ce n'était pas la générosité de Idriss c'est qu'on dort toujours au sol. Comment on va élever un enfant dans cette condition ? Je vais même pouvoir acheter ses habits ? Ne serait-ce que les couches, je vais acheter ? Si on continue à travailler et verser tout dans le loyer on va manger quoi ? Même une marmite on a pas. Hummm je me pose des questions
Habiba : Dieu va aider.
Maya : c'est tout ce que je souhaite vraiment.
Habiba : j'arrive en route tu as besoin d'autres choses ?
Maya : un sachet d'eau glacée
Habiba : tu aimes bois de l'eau glacée je ne sais pas si c'est bien pour le bébé
Maya : c'est ce que le bébé veux pardon achète seulement
Habiba est partie, elle a croisé Idris qui revient du travail
Habiba : bonsoir Idriss
Idriss : miss Habiba tu vas ou comme ça
Habiba : chercher quoi manger. Tu rentres sans ta femme aujourd'hui
Idriss : elle est déjà rentrée. Bon après alors
Habiba : ok
Il est parti chez lui. Sa femme est dans la chambre et fouille partout, il s'asseoit au salon et braque le ventilateur sur lui
Idris : oufff enfin la chaleur ci peut tuer.
Lisette suit sa voie et sort de la chambre
Lisette : tu es là hein
Idriss : bonsoir. Tu faisais quoi
Lisette : je cherche le matelas qu'on lance au sol pour se coucher tu as mis ça ou.
Idris : ah oui j'ai donné ça aux filles là
Lisette : donner à qui ?
Idriss : à Maya et Habiba
Lisette : attend je ne te suis pas bien..tu as pris mon matelas pour donner aux gens cateau c'est ca.
Idriss : Oui c'est ca. Elles n'ont pas de matelas j'ai voulu les aider
Lisette : wandafull. Chéri, tu me dépasse. Comment tu peux porter mon matelas pour offrir comme si ça ne me servais pas
Idris : ça te sert à quoi ? Voici le tapis couche toi la. Un matelas qu'on utilise une fois en 3 mois tu dis que ca te sert
Lisette : ça fait quoi tu n'avais pas le droit de leur donner ça. Et dis moi comment tu as sû qu'elles n'ont pas de matelas tu entre déjà Là-bas
Idris : ces filles n'ont rien lisette je n'ai pas besoin d'entrer pour savoir, quand tu passes là tu vois, même les rideaux elles n'ont pas' donc si je peux aider avec le matelas c'est mauvais ? Deux petites filles qui dorment au sol tu ne peux pas compatir ?.ne soit pas méchante s'il te plaît
Lisette : ok ça va je me calme. J'aurai quand même voulu que tu m'en parle. Elles sortent d'où ? Pourquoi elles n'ont rien ?
Idris : je ne sais pas je n'ai pas demandé
Lisette : tu peux demander nor
Idriss : ça va me servir à quoi ? C'est leur problème moi j'ai les miens. Tu dois aller passer le weekend chez maman elle t'attend
Lisette : ok. Pendant que tu seras ici seul hummm
Idris : ça veut dire quoi ça
Lisette : rien ohh. Le bébé me dérange.
Elle ramasse les pouffes et lance sur le tapis elle se couche dessus
Idriss : tu vois que c'est plus mieux comme ça
Lisette : tu me dois un matelas
Idriss : j'ai compris. Je ne mange pas ?
Lisette : werrrrr chéri c'est quand je me couche que tu veux manger
Idriss : ça va je te dérange je vais manger après. Ma chérie il ya encore le seau de tapioca?
Lisette : oui c'est ce que tu veux manger ?
Idriss : non je vais retirer un peu et l'apporter aux filles ça peut les aider
Lisette : hummm toi et les filles là on va vous voir dans cette cité
Idriss : si tu ne veux pas tu le dis
Lisette : vas-y je ne refuse pas. C'est bien la première fois que tu t'intéresses aux habitants de cette cité donc ça me pousse à me poser des questions
Idriss : hummm j'espère que ce sont de bonnes questions
Idriss est allé à la cuisine, il a pris un plastique ou il a versé quelques boîte de tapioca, a pris quelques morceaux de sucre au frigo et est allée le donner à Maya
Idriss : ma femme vous envoie ça
Maya : oulalala nous sommes gâtées. Merci beaucoup. dis lui merci de notre part
Habiba : merci Idris
Idriss : de rien les filles
Il est rentré
Maya : cet homme est trop gentil
Habiba : ah oui. On va garder ça pour demain
Maya : en rentrant du travail on achète les arachides pour boire avec
Ce même jour au village, Oumou est assise devant sa porte, ASSIBA aussi de son côté. ASSIBA a remarqué que sa coepouse est très Pensive
ASSIBA : ça va Oumou ?tu as un problème ?
OUMOU : non ça va je suis seulement épuisée à cause du champ de ce matin
ASSIBA : ah oui c'était pas facile. Je n'ai pas vu Souley depuis ce matin
OUMOU : euhhh je ne sais pas peut-être qu'il a rejoint son père dans sa plantation.
Awa arrive
Awa : bonsoir les deux femmes de mon père
ASSIBA : Bonsoir ma chérie, tu sors d'où comme ça ? Tu marches déjà trop.hein
Awa : hahahaha j'étais voir une copine elle est venue de la ville elle m'a gardé un parfum
ASSIBA : ah d'accord.
Awa : maman c'est comment tu es pâle
ASSIBA : c'est ce que moi même je constate j'ai l'impression qu'elle est malade
OUMOU : je vais me coucher un peu
Elle est entrée, sa fille l'a suivie.
Awa : maman il ya quoi
OUMOU : les problèmes ma fille j'ai des problèmes ohh
Awa : il s'agit de quoi encore
Oumou : ton frère veut me tuer.
Awa : ah c'est à cause Souley et sa copine
OUMOU : il t'a mise au courant ?
Awa : oui il m'a raconté
OUMOU : et toi même tu vois quoi Awa es ce que c'est une bonne idée qu'ils soient ensemble ou qu'elle garde cette grossesse
Awa : moi je ne vois pas où est le problème. on doit aller se présenter à la famille de Yasmine et souley peut la prendre en mariage il n'est pas si jeune que ça.
OUMOU : eh ah tu parles comme si tu ne connaissais pas ton père. Donc tu penses qu'il va se lever pour aller voir la famille de jasmine pour dire que oui c'est mon fils qui l'a mise enceinte. Tu m'amuses hein. Et tu parles de la prendre en mariage il va la doter avec quoi ?
Awa : son père va la doter pour lui, ça compte toujours. maman la faire avorter n'est pas bien tu le sais, si on t'attrape en train de le faire tu seras lynché dans le village, toutes femmes qui contractent une grossesse doit accoucher c'est comme ça.
OUMOU : ma réputation est finie dans ce village. Comment Souley peut aller sortir avec la femme de quelq'un
Awa : elle n'était pas encore mariée
OUMOU : mais promise à un homme. Bientôt ils vont programmer son mariage. Eh ah je ris seulement
Awa : en tout cas moi je lui ai dit, s'il est allé jusqu'à dormir avec elle ça veut dire qu'il s'est senti grand garçon et si tel est le cas il devra s'occuper d'elle et de l'enfant. Il faut assumer ses actes. Le jour où vous allez l'annoncer à papa pardon dites moi à l'avance pour que je ne sois pas là
Oumou : woookooo je suis scandalisée. Depuis je cherche des solutions sans voir et le temps passe, l'enfant grandit, la nouvelle date pour son mariage arrive. Hummm si je pouvais disparaître comme Maya je le ferais
Awa : lol. Je vais moi rentrer ohh
Papa Esso entre
Awa :. Bonsoir papa
Papa Esso : bonsoir. Tous les jours tu es ici ta maison te gratte ?
Awa : me voici qui part ohh.. maa bye
Elle est partie.
Papa Esso : ASSIBA dis que tu ne te sens pas bien tu as quoi ?
OUMOU : elle exagère je lui ai dis que je suis fatiguée j'ai beaucoup travaillé au champ
Papa Esso : tant mieux. Et souley?
Oumou : j'ai cru qu'il était avec toi
Papa Esso : je ne l'ai pas vu. L'enfant là disparaît déjà trop il faut toujours que je sois en train de le chercher. S'il vient tu me réveille j'ai une commission pour lui
Il est parti se coucher. Dans le village voisin, chioma est dans sa cuisine, elle a le regard dans le vide et n'ecoute pas sessimé entrer.
Sessimé : chioma
Elle sursaute
Chioma : oui
Sessimé : c'est toi que j'attends depuis pour purger l'enfant
Chioma : d'accord on va alors.
Elle l'a suit dans sa chambre chioma prend l'enfant et le purge avec les produits qu'elle avait apprêté.
Chioma : voilà c'est bon
Sessimé : merci. Tu vas bien ?
Chioma : non ça ne va je suis désespérée sessimé. le temps passe et Habiba ne revient pas. J'ai comme l'impression que baba ne l'a cherche plus
Sessimé : tu veux qu'il cherche encore ou ?.on a fouillé partout. Moi je pense qu'elle est dans une autre ville
Chioma : laquelle alors
Sessimé : c'est ça que je ne sais pas.
Chioma : je me dis aussi qu'elle a sûrement envie de rentrer mais a peur qu'on va la taper ou la marier
Sessimé : humm je ne sais pas ohh. Il faut aller voir le voyant du village BALE on m'a dit qu'il est bon pour voir à distance
Chioma : il est trop cher. Je vais en parler à baba s'il accepte. Je te laisse je pars continuer à pleurer
Elle est sortie. Même si elle sait que sessimé est très hypocrites elle s'en fout c'est la situation de sa fille qui l'intéresse le reste elle ne met pas le cœur
Deux semaines après, Maya est derrière la caisse, elle a laissé Habiba vendre car la position debout lui donne des vertiges. Depuis le matin il y a beaucoup de gens qui viennent faire des achats, Habiba s'en sort plutôt bien, ça fait un mois qu'elles sont là, elle a beaucoup appris. Didier arrive il gare sa moto et entre il salut Habiba au passage et va vers Maya.
Didier : ça va Maya
Maya : très bien monsieur.
Didier : super. Tu vas m'apporter la recette dans mon bureau
Maya : d'accord
Didier : tu n'as pas constaté que Habiba n'aime pas écrire ? A chaque fois que je lui demande d'écrire quelque chose elle vient toujours te donner de le faire, tu es sur qu'elle sait écrire
Maya : ah monsieur je n'ai pas constaté ça hein. Elle écrit mais elle a une très mauvaise main d'écriture je lui ai demandé de me laisser écrire c'est plus lisible.
Didier : ok si tu le dis..et toi c'est comment je t'ai vu vomir hier soir quand tu rentrais tu es malade ?
Maya : ah non monsieur j'ai mangé un truc que mon ventre a rejeté
Didier : ok ne tombe pas malade hein j'ai besoin de toi ici. Tu es une bonne gérante
Maya : merci monsieur
Didier : bon je t'attends dans mon bureau
Il est parti derrière..maya sort la caisse et compte tout ce qu'il.ya à l'intérieur elle va le donner à son patron qui compte à nouveau
Didier : super les filles
Il retire son porte-monnaie et sort 20 mil qu'il tend à Maya
Didier : voilà ton salaire
Maya ; merci monsieur
Didier: fais venir Habiba
Elle est sortie toute souriante, elle qui pensait qu'il allait se comporter comme maman yossa et leur payer après plus d'un mois. Habiba est allée à son tour.
Didier : ça va Habiba
Habiba : ça va
Didier : dis moi tu as quel âge ?
Habiba : 17 ans peut-être 18 déjà je ne sais même plus
Didier : hahahaha toi tu es toujours drôle. Tu ne sais pas quand tu es née
Habiba : monsieur j'ai les problèmes plus important, la date de mon anniversaire n'en fait pas partie, l'essentiel ce que je vive et je grandisse.
Didier : hahahaha d'accord.
Il sort 20 mil de son portefeuille il lui donne
Habiba : merci monsieur
Didier : je te donne un petit bonus tu sais pourquoi ?
Habiba ; non pourquoi
Didier : tu es vaillante.
Il prend deux miles sur sa table qu'il lui donne.
Habiba : merci
Didier : tu as mon numéro de téléphone ?
Habiba : je pense que maya l'a
Didier ; Maya ce n'est pas toi. Tiens je te le donnes tu m'appelles quand tu as un problème d'accord
Il lui donne sa carte
Habiba : d'accord je le ferais
Didier : j'attendrais
Elle est sortie toute contente elle a montré son argent à Maya en plus du bonus
Maya : tu as eu le bonus et pas moi c'est la combine.
Habiba : être sauvage aussi à des bénéfices hein
Maya : haahhaa. Donne moi je garde
Elle lui a donné Maya a mis dans la poche de sa robe. Elles ont fini le travail et sont d'abord allées au marché faire quelques achats tels que deux plats, deux gobelets, une serviette, quelques sous vêtements. Elles ont gardé 22 mil qu'elles ont donné au bailleur au moins ça les rassure pour le loyer, l'eau et l'électricité. Le reste d'argent elles ont gardé
Maya : voilà 40 mil qui est fini hein
Habiba : c'est à cause du loyer..le mois prochain on va plus économiser.
Maya : ah on a quand même fait les achats j'aurais voulu acheter un ventilateur dommage qu'on va encore attendre..
Habiba : monsieur didier est gentil. Il n'est pas comme maman yossa il fallait crier pour qu'elle nous paye
Maya : Vraiment. Il m'a demandé si tu ne sais pas écrire je lui ai dit que tu écris mal et c'est moi qui t'a demandé de ne plus écrire donc s'il te demande dis lui que tu n'a pas une bonne main d'écriture
Habiba : d'accord. il m'a donné son numéro de l'appeler si j'ai besoin de quelque chose
Maya : hein ? L'appeler ? D'abord il te donne 2 mil comme bonus de je ne sais quoi maintenant c'est le numéro
Habiba : ne soit pas jalouse s'il me préfère
Maya : Moi jalouse ? Tu es folle j'ai le temps là ? Je m'interroge c'est tout. Et je trouve ça bizarre
Habiba : Maya toi tu vois toujours le mal partout rien n'est bizarre c'est un monsieur gentil il veut seulement m'aider
Maya : si tu le dis. Tu me diras si il te parle encore
Habiba : bien sûr.
Maya : bon je me couche
Habiba : je vais faire mes devoirs dehors tu sais que j'écris déjà une phase
Maya : hummm deux mots tu appelles ça phrase
Habiba : ah c'est déjà beaucoup pour moi.
Elle va s'asseoir dehors pour écrire, Maya se couche. Idriss passe avec sa femme
Idriss : coucou Habiba
Habiba : bonsoir le beau garçon de la cité
Lisette : hummm
Idriss : hahahaha tu es terrible.tu fais quoi dehors
Habiba : je fais mes devoirs comme une grande
Idriss : alors
Habiba : bonsoir madame Idriss
Lisette : salut (en la toisant)
Idriss : écrit bien nous on va au restaurant
Habiba : ok bonne soirée
Idriss : merci Habiba
Ils sont partis.
Habiba : Maya ohh
Maya : oui
Habiba : la femme de Idriss m'a toisé
Maya : haahahaa sérieux ?
Habiba : je te jure. On a quel problème ? Je l'ai salué gentiment comme tu m'as appris
Maya : ah sûrement elle n'est pas d'humeur
Habiba : parce que moi je suis d'humeur ? Stuippp qu'elle ne me tente même pas sinon je vais m'assoir sur son ventre là
Maya : hahahaha pardon laisse moi me reposer.
Habiba a continué d'écrire les seuls mots qu'elle connait papa, maman tata et banane.
A suivre...
Le travail à la boutique se passe super bien, Maya est très à l'aise, surtout qu'elle passe plus de temps assise que debout. Elle doit tout faire pour cacher son ventre qui commence à pointer son nez. Étant donné qu'elle a perdu beaucoup de poids lorsqu'elle a quitté le restaurant de maman yossa, elle ne peut plus compter sur sa corpulence pour couvrir son ventre. En même temps, elle espère que monsieur didier ne l'a chassera pas lorsqu'il va apprendre son état. Depuis quelques jours elle remarque qu'il est plus attentionné avec Habiba, il prête attention à elle et lui sourit tout le temps.
Elle ne saurait savoir si c'est un geste simple ou si il a quelque chose derrière la tête. Ce soir elles viennent de rentrer, Maya est torse nue, avec la chaleur elle préfère rester comme ça.
Maya : Habiba tu sais que demain c'est mon anniversaire
Habiba : ah bon ? Demain tu dis
Maya : oui c'est quand j'ai regardé le calendrier tout à l'heure à la boutique que je me suis rendu compte. ça m'était comportement sorti de la tête
Habiba : donc demain tu auras 16 ans
Maya : oui.
Habiba : moi je ne sais même pas a quel niveau je suis
Maya : comment ça
Habiba : je ne connais pas le jour où je suis née. C'est ma mère qui me le disait toujours je n'ai jamais retenue maintenant qu'elle n'est pas la je ne peux te dire exactement la date. Ou c'est déjà passé ohh je sais pas
Maya : tu n'as pas d'acte de naissance ?
Habiba : non. Personne n'a ça chez nous
Maya : c'est quand-même terrible hein . Tu vois à quel niveau les coutumes ont abrutis nos parents. Mon père au moins nous a tous fait l'acte de naissance, il sait ce que ça représente
Habiba : lui au moins a fréquenté il connaît beaucoup de choses contrairement à mon père qui sait seulement épouser les femmes, faire les enfants en désordre
Maya : quand tu seras bien installée ici il faudra penser à faire ton acte de naissance je ne sais pas comment tu vas t'y prendre mais je sais que ça se fait. Moi je ne comprends même pas notre village, ils pensent qu'ils respectent les coutumes plus que les qui ? Il y a des coutumes partout mais on n'abruti pas les enfants à cause de ça. Ça m'énerve hein
Habiba : ah.
Maya se couche et touche son ventre
Maya : je vais accoucher à 16 ans comme ma mère
Habiba : n'est pas ! mais pourquoi elle n'a plus accouché
Maya : elle m'avait dit qu'elle a eu des problèmes pour me mettre au monde vu qu'elle était petite. C'était un accouchement difficile du coup aujourd'hui pour concevoir est devenu compliqué. Elle m'a expliqué le problème mais je ne sais plus. J'ai peur que ce soit aussi le cas chez moi
Habiba : comme tu aimes si bien le dire à chacun son histoire. Ne t'inquiètes pas tout va bien se passer
Maya : je l'espère.
Le lendemain samedi à la boutique, Didier est dans son bureau, Habiba va le voir.
Habiba : monsieur je veux vous parler
Didier : ah oui Habiba il y a un problème ?
Habiba : pas vraiment monsieur
Didier : déjà tu vas arrêter de m'appeler monsieur, tu dis directement Didier et tu arrêtes de me vouvoyer.
Habiba : ah si c'est toi qui le dis ça me fait plaisir parce que ma bouche pesait déjà trop pour dire monsieur
Didier : hahahaha. Je t'écoute qu'est-ce qu'il ya
Habiba : comme tu as dis que je devrais te voir si j'ai un soucis bon voilà c'est l'anniversaire de ma sœur aujourd'hui et je n'ai rien pour lui offrir
Didier : je ne savais pas que tu avais une sœur elle est ou ?
Habiba : elle est à la maison.
Didier : tu voulais lui offrir quoi?
Habiba : aucune idée si j'avais l'argent je lui aurais acheté quelque chose
Didier : d'accord. bon je vais te donner 1000 fr je pense que c'est suffisant pour lui faire un cadeau
Il fouille son portefeuille et sort mil francs qu'il donne à Habiba
Habiba : merci beaucoup tu es trop gentil
Didier : j'en serais encore plus si toi tu l'es envers moi
Habiba : moi je suis gentil ohh. N'est pas je travaille bien
Didier : oui tu travailles bien mais je parle plutôt d'autre chose
Habiba : de quoi
Son téléphone a sonné
Didier : on aura le temps d'en parler. Vas-y je vais discuter avec un partenaire
Habiba est sortie toute contente elle a dit à Maya qu'elle va faire une commision de son patron, elle est entrée dans le marché chercher quelque chose à acheter pour maya. Elle est passée devant un sauveteur qui vend les ballerines au prix de 1000 fr
Habiba : et si je lui prenais une chaussure, la chaussure avec laquelle nous sommes venues du village est déjà déchirée et c'est pas bien qu'elle marche toujours avec les babouches. Bon je vais acheter
Elle est allée prendre une belle ballerine rouge qu'elle a payé et a bien gardée dans son habit avant de rentrer à la boutique. Son paquet est bien gardé en lieu sûr Maya ne verra rien pour le moment. Didier est sorti de son bureau
Didier : bon les filles j'arrive j'ai une urgence. Dès que je reviens on ferme c'est samedi il faut vite rentrer. Maya comme toujours j'attends le compte rendu
Maya : sans problème
Habiba : c'est aussi son anniversaire aujourd'hui
Didier : de maya ?
Habiba : oui oui
Didier : ah c'est super joyeux anniversaire Maya
Maya : merci monsieur
Didier : attend je te donne de quoi payer un jus pour boire
Il lui donne 500
Maya : merci monsieur c'est gentil
Habiba : tu es vraiment trop gentil Didier
Didier : ah c'est rien à tout à l'heure
Maya ouvre les yeux
Habiba : à tout à l'heure
Il est parti.
Maya : tu es vraiment très gentil Didier, je rêve ou quoi
Habiba : ahhaaha je ne t'ai pas dis, il a demandé que je l'appelle Didier et que je le tu...bon que je ne le vouvoie plus
Maya : tu es sérieuse ?
Habiba : oui oui. Il est trop gentil cet homme. Donne moi les 500 là je vais acheter le jus
Maya : je dois m'inquiéter ou quoi ? L'autre jour il t'a donné une plaquette de chocolat ensuite un biscuit fourré et maintenant c'est que tu dois le tutoyer waouhhh
Habiba : mais c'est rien de grave. Nous sommes des amis
Maya : amis tu dis
Habiba : notre amicalité te dérange ?
Maya : mafff on dit amitié et oui ça me dérange. Voilà les clients va vendre..on va continuer cette conversation à la maison
Habiba : ok madame la maîtresse
Didier est vite rentré, ils ont fermé la boutique et sont rentrés. Maya a gardé les 500 pour acheter de quoi manger le soir avant de dormir. Elles sont à la maison, Habiba va prendre la chaussure et lui remettre
Maya : c'est quoi
Habiba : mon cadeau d'anniversaire
Maya : ekieeee. Tu m'as fait un cadeau waouhh
Elle ouvre et sort la belle ballerine. Ses yeux s'illuminent
Maya : oulalala tu m'as gâté
Habiba : une femme enceinte ne marche pas avec les babouches
Maya : hahahaha. tu as raison fini les babouches. Merci ma chérie. Merci beaucoup
Habiba : je sais que quand tu auras l'argent, oui je le dis parce que je suis sur que tu auras beaucoup d'argent tu vas t'offrir des tas de chaussures et même des talons
Maya : toi aussi tu vas t'en offrir. Merci Habiba ça me touche beaucoup. Tu as pris l'argent ou
Habiba : j'ai demandé à Didier
Maya : encore Didier. Finalement il apparaît partout
Habiba : je ne sais pas pourquoi ça t'énerve que nous soyons des amis. Je trouve ça bien je peux lui demander ce que je veux il va me donner
Maya ; en échange de quoi ? Dis moi il a demandé quoi
Habiba : juste d'être gentil et de bien travailler. Rien de plus. Maya calme toi il ya rien de mauvais
Maya : hummm donc il est seulement ami avec toi et pas avec moi, il ne me demande pas aussi de l'appeler Didier pourquoi. hummm, tout ça ne me plaît pas. Je veux que tu me dises tout ce qui va se passer avec lui et ne prend pas de décision sans m'en parler.
Habiba : c'est ce que je fais Maya je te dis tout
Maya : ok. Allons rester dehors j'ai chaud
Habiba : d'accord.
Elles sont sorties faire quelques tours en route. Ensuite elles se sont assises à l'entrée de la maison pour discuter et regarder les gens passer.
Maya : tu penses qu'on peux aller voir bikai ?
Habiba : ah je ne sais pas. Je ne connais plus la route
Maya ; moi non plus alors que c'est pas loin d'ici mais je ne Sais plus où on passe il ya tellement d'entrées
Habiba : vraiment.
Idriss arrive de la maison
Idris : bonsoir les filles vous prenez de l'air
Maya : oui oui.
Idris : je croyais que vous étiez au travail
Maya : le samedi on fini tôt. Et toi ça fait quelques jours qu'on ne te vois pas
Idriss : oui je m'étais déplacé pour le travail je suis rentrée hier
Habiba : tu travailles quoi
Idriss : je suis délégué médical
Habiba : ça veut dire quoi
Idriss : hahahaha si je t'explique même je crains que tu ne comprennes quelque chose.
Maya : moi j'aime tout ce qui a trait à la médecine
Idriss : n'est pas.
Le bailleur passe et les salue
Maya : nous lui avons finalement payé 2 mois de plus
Idriss : ah c'est bien ça les filles. Vous êtes braves. Ne faites pas comme les autres filles qui vont faire des sales choses pour avoir de l'argent. Il faut travailler décemment un jour un jour vos efforts vont payer. je vous encourage
Maya : merci pour la motivation. c'est vrai que ce n'est pas facile mais on s'accroche.
Idris : la vie n'est pas facile et croyez moi ce n'est facile pour personne, chacun doit se battre sans rien attendre de personnes. c'est au bout de l'effort qu'on arrive à ses fins. Rien n'est gratuit. Et soyez sages il ya trop de voyous là dehors qui peuvent vous détourner
Maya : ah oui tu as parfaitement raison merci pour tes conseils
Habiba : tu veux bien être notre grand frère ?
Idriss : hahahaha.je le suis déjà de part l'écart d'âge. Malheureusement d'ici peu je vais déménager
Maya : ah bon ? Pourquoi
Idriss : je ne veux pas que ma femme accouche ici on va prendre un appartement à makepe
Maya : mais c'est loin d'ici
Habiba : tu vas souvent venir nous voir
Idriss : peut être je ne sais pas
Maya : ça m'énerve. tu es le seul qui a notre temps ici. Tu vas nous manquer ohh
Habiba : je pleure déjà
Idriss : désolé.
Habiba : voilà ta femme qui arrive elle a toujours la bouche attachée
Idriss : hahahaha
Maya : moi je la trouve jolie
Lisette : bonsoir
Idriss : bonsoir chérie
Maya : bonsoir madame
Habiba : bonsoir madame Idris
Elle continue son chemin
Habiba : elle est nerveuse hein
Idriss : c'est la grossesse rien de grave
Habiba : mais Maya n'est pas comme ça
Idriss : pourquoi Maya
Maya : ah Habiba tu aimes raconter les histoires. il ne faut pas prêter attention à ce qu'elle dit
Idris : c'est vrai qu'elle bavarde beaucoup
Habiba : je n'arrive pas à fermer ma bouche. C'est comme s'il ya quelqu'un qui me pousse et me dit ''parle parle'' et je parle
Maya et Idriss éclatent de rire.
Idriss : tu es très drôle toi
Habiba : je suis sérieuse. En passant c'est l'anniversaire de maya aujourd'hui
Idriss : Ah bon. Waouhh joyeux anniversaire
Maya : merci.
Habiba : elle a 16 ans
Maya : woookooo Habiba ma vie dans ta bouche ohh
Idriss : seulement 16 ans moi je te donnais plus, même 17 ans
Maya ; donc je suis vieille comme ça
Idris : pas vieille mais mature. Bon à l'occasion de ton anniversaire je vous offre le poisson braisé ou le porc braisé à votre choix.
Habiba : youpiiiii Maya choisi alors
Maya : euhhh ça fait vraiment longtemps je n'ai pas mangé le porc donc je vais choisir ça
Idriss : allons-y alors je vais compléter avec un jus
Habiba : youpiiiii tu es trop gentil si tu n'étais pas marié j'allais t'épouser
Maya et Idriss éclatent de rire
Habiba : mais j'exprime mes... Mes... Maya on dit quoi
Maya : rien du tout tu parles trop yichh
Idriss : hahahaha werrrrr. Le problème c'est pas qu'elle parle trop c'est qu'elle dit ce qu'elle pense au moment où elle le pense quelque soit le choc que ça peut causer
Maya : je suis dépassée. Habiba ce n'est pas tout qu'on dit je t'ai déjà dis ça
Idriss : c'est pas grave c'était pour rigoler. Allons-y
Ils sont montés au carrefour et ont acheté le porc et une bouteille de jus
Maya : enfin quelque chose de pimentée comme j'aime merci beaucoup Idris
Habiba : dieu va te donner beaucoup d'argent
Idriss : amen ohh. Bon je vous laisse je vais voir ma femme
Maya : ok
Il est parti et les filles sont rentrées chez elles. Maya qui devait dépenser les 500 remis par Didier va encore les garder pour le lendemain.
Au village, jasmine a fui la maison, ses parents étaient en train de planifier son mariage la semaine prochaine, sous le choc, elle leur a dit la vérité et a fui. Elle est allée chez Souley et cogne à la porte, Oumou ouvre
Oumou : ehh Yasmine pourquoi tu marches la nuit
Yasmine : bonsoir maman excuse moi de déranger je veux voir Souley
OUMOU : entre.
Elle est entrée Souley est sorti de la chambre
Souley : c'est quoi ma chérie.
Yasmine : j'ai fui la maison
OUMOU : quoi ? Qu'est ce qui s'est passé
Yasmine : mes parents étaient en train de parler du mariage et ça m' énervait il ne me demande même pas ce que je veux ce que je ressens si j'ai à dire rien du tout. On planifie ta vie sans même ton consentement et voilà j'ai balancé ma grossesse
Souley : tu as dis quoi
Jasmine : que je suis enceinte d'un
autre
OUMOU : woookooo
Souley : et ?
Jasmine : et ma mère a faillit s'évanouir mon père a cherché le bois pour me battre j'ai fuis
Souley : mince.
Yasmine : je ne peux pas rentrer à la maison, es ce que je peux dormir ici
Oumou : mais ta grande mère habite en bas la tu peux aller là-bas
Yasmine : c'est le premier endroit où il ira me chercher maman s'il me trouve il va me tuer s'il te plaît laisse moi dormir ici
OUMOU : mais il ya pas la place
Souley : si maman elle va dormir avec moi
OUMOU : Souley si ton père la voit on va dire quoi pourquoi tu veux me créer les problèmes
Souley : il dort avec maman ASSIBA il ne va pas la voir. Et même, c'est pas comme si elle ne vient jamais ici. Viens ma chérie on va se coucher tu dois être secouer
Il lui prend la main et l'entraîne dans sa chambre. Sa mère met les mains sur la tête
OUMOU : je suis en plein cauchemar là. Viens ma chérie, ekieeee.
Elle va se coucher mais n'arrive pas à dormir elle a peur que les parents de Yasmine viennent cogner à sa porte. Cette situation l'a perturbé toute la nuit, elle voulait en parler à une personne. Très tôt le matin elle est allée cogner à la porte de ASSIBA qui est sortie
ASSIBA : tu es matinal aujourd'hui
OUMOU : j'espère que je n'ai pas réveillé Samba
ASSIBA : il est debout depuis mais encore couché' tu m'as l'air préoccupé
OUMOU : ça ne va pas ASSIBA je suis perdue. Éloignons-nous un peu.
Elles se sont mis à l'écart pour ne pas être entendu de leur mari
ASSIBA : tu me fais peur qu'est-ce qu'il ya
Oumou : Souley veut me tuer ohh. Ton fils m'a dépassé je ne sais plus quoi faire
ASSIBA : explique toi, qu'est ce qu'il a fait
OUMOU : hummm ASSIBA Souley s'est permis de mettre jasmine enceinte
ASSIBA : dieu des ancêtres c'est pas possible. Ah non je ne te crois pas tu fais toujours tout pour attirer l'attention
Oumou : tu crois vraiment que je peux blaguer avec un truc pareil. Jasmine est enceinte de Souley et présentement elle est chez moi elle a dormi ici parce qu'elle a fui la maison après avoir annoncé la nouvelle à ses parents
ASSIBA : ayiiiiiii ça cuit. Comment Souley a pu faire ça, Yasmine se marie la semaine prochaine
OUMOU : ASSIBA je suis dépassée je ne sais plus quoi faire. Si samba apprend ça je suis fini
ASSIBA : allons je veux la voir.
Ils sont allés dans la chambre de Souley ils se sont levés
ASSIBA : je viens d'apprendre ce qui se passe. Souley comment tu as pu faire ça. Et toi Yasmine tu ne sais pas qu'une femme ne doit donner son corps uniquement à son mari. Vous nous faites quoi comme ça
Souley ; désolé maman c'est déjà arrivé maintenant il faut trouver des solutions.
Yasmine ; moi j'ai déjà dit à mes parents Souley c'est à ton tour de le faire à ton père
OUMOU : bonne chance
Souley : je vais le faire
ASSIBA : et il faut que ce soit rapide. Bientôt tout ça va se reprendre dans le village
Oumou : et comme avec Maya on sera de nouveau sujet de moquerie. Ehhh ma part d'enfant m'a eu.
Papa Esso entre et suit les voix dans la chambre il s'y rend
Papa Esso : vous faites quoi là tous
Elles ont sursauté
Papa Esso : Yasmine tu fais quoi ici le matin
Yasmine : euhhh je passais et je suis venue demander si on a déjà des nouvelles de maya
Papa Esso : ah d'accord. Ça fait déjà 5 mois qu'elle est partie c'est vraiment regrettable. Et ton mariage ça avance ?.ton père m'a dit qu'il fera une belle fête il est tellement content
Yasmine : hummm
ASSIBA : mon mari, tu sors déjà ?
Papa Esso : oui je dois ramasser le cacao pour le livrer. Souley on va aller ensemble je t'attends dehors
Souley : d'accord papa
Il est sorti
OUMOU : mon fils profite de ça pour lui parler
Souley : humm maman au champ papa est toujours avec la machette en main je ne veux pas que ça atterri sur moi, je vais lui parler quand on va rentrer
OUMOU : il risque apprendre que Yasmine a quitté la maison il va savoir qu'elle a menti pardon parle lui vite je ne veux pas les problèmes ohhh ni avec lui ni avec les parents de Yasmine
Souley : j'ai compris
ASSIBA : Yasmine vient avec moi je vais te faire une bonne tisane pour te donner de la force.
Yasmine : Merci maa
OUMOU : et moi je me couche pour essayer de disparaître.
Souley s'est changé il est a rejoint son père et ASSIBA est allée dans sa cuisine avec Yasmine
Les filles n'étaient pas aller à l'anniversaire de bikai de peur de rencontrer sa mère et aussi bikai n'était pas sur de le célébrer. Ce weekend après le travail elles ont décidé de rendre visite à Idriss et Lisette pour la première fois. Elles sont arrivées devant la porte et on cogné
Idriss : oui entrez
Maya pousse la porte et entre suivie de Habiba. Idriss est assis et Lisette est couchée sur ses pieds
Idriss : ehhh c'est vous
Maya : bonsoir j'espère qu'on ne vous dérange pas
Idriss : pas du tout asseyez vous
Lisette se relève en soutenant son ventre
Habiba : ton ventre pèse ?
Lisette : Hahahaha non ça ne pèse pas. Vous êtes chez moi aujourd'hui
Habiba : oui
Idriss : mettez vous à l'aise
Habiba : je peux changer la télé?
Idriss : fait comme tu veux
Maya : ah Habiba toi et la télé hein
Idriss : laisse la regarder. Toi c'est comment
Maya : ça va. Nous sommes de repos
Idriss : c'est bien de rester à la maison que de.fouiner dehors
Lisette : j'ai fais vous servir Maya tu m'accompagne
Maya : oui Madame
Lisette : arrête de m'appeler madame dis simplement Lisette
Maya : d'accord
Maya l'a suivi à la cuisine. Lisette a allumé le gaz pour réchauffer le repas.
Lisette : dis moi Maya tu es enceinte ?
Maya : euhhh pourquoi
Lisette ; tu n'a pas besoin de le cacher je le vois bien
Maya : oui je suis enceinte
Lisette : waouh. Et le père il dit quoi il va s'en occuper ?
Maya : non il n'est pas là
Lisette : il t'a abandonné ?
Maya : c'est compliqué
Lisette : explique moi. C'est vrai que j'entre dans ton intimité mais bon je veux savoir, tu peux le partager avec moi je ne vais pas te juger.
Maya : d'accord. Je viens d'un village ou on se marie très jeune donc mes parents m'ont donné en mariage et je n'ai pas pu supporter, 2 mois après le mariage j'ai fuis avec Habiba
Lisette : donc ce genre de coutume existe encore de nos jours ekieeee. Donc à 15 ans tu étais déjà mariée
Maya : oui d'après eux c'est le mariage pour moi ça ne l'est pas. Les parents vous vendent aux vieux contre des sacs de nourriture et une petite somme. J'étais la troisième femme
Lisette : mince ça me choque. Ça veut dire que Habiba et toi êtes seules ici en ville
Maya : oui nous ne connaissons personne on se débrouille comme ça. C'est mieux que de rentrer au village
Lisette : je suis dégoûtée. C'est pas normal ça. Tu savais que tu étais enceinte avant de fuir ?
Maya : non c'est ici que j'ai su. J'ai failli me couper la veine pour ne pas mettre cet enfant au monde. Je priais pour avoir une fausse couche, mais plus le temps passe plus je m'attache déjà à lui je peux même déjà sentir ses mouvements ça m'amuse
Lisette : je comprends. Tu fais les visites ?
Maya : non je prend uniquement les fers que l'infirmière m'avait recommandé
Lisette : mais ça ne suffit pas il faut faire les visites même l'échographie pour voir si l'enfant va bien s'il ya pas une malformation ou n'importe quoi c'est très important
Maya : je sais mais je n'ai pas assez d'argent pour ça. Il faut économiser pour accoucher pour faire la layette, il faut payer le loyer ce qu'on va manger. Avec notre minuscule salaire C'est un peu chaud
Lisette : je comprends. Demain je vais voir mon gynécologue on va aller ensemble il va te consulter à mes frais
Maya : sérieux ?
Lisette : très sérieuse. Après ça tu pourras aller au travail
Maya : yess ! merci tu es trop gentil merci
Lisette : de rien. Il faut appeler ton patron pour lui dire que tu va venir en retard
Maya : d'accord je le ferais
Lisette : tu peux prendre les plats tu vas déposer je vais retirer la nourriture
Maya est tellement contente, elle a toutes ses dents dehors. Depuis le temps qu'elle pense à aller à l'hôpital elle n'a jamais eu le courage car elle pense aux dépenses qu'elle va faire ça lui fend le cœur. Ils ont passé une superbe soirée chez le jeune couple. Maya a compris que Lisette se mefiais d'elles au départ tout comme une femme jalouse et très amoureuse de son mari, au fond elle a un grand cœur. Elle est allée dans un call box appeler son patron le même soir pour lui informer de son retard dû à un problème de santé.
Le matin très tôt elle a pris le taxi avec Lisette tant dis que Habiba est allée à la boutique. Arrivée à l'hôpital, en plus des examens qu'elle a passé, elle a aussi fait une échographie. Quelle joie de voir son bébé à travers une machine. Elles ont attendu les résultats sur place le docteur est arrivé
Lui : bon ton bébé va bien mais tu as beaucoup d'infection qui ne sont pas bon pour lui je vais te mettre sous traitement
Maya : d'accord
Il établit une ordonnance qu'il lui remet
Lisette : le sexe docteur
Lui : ah oui j'oubliais l'essentiel, c'est une fille.
Maya est émue elle touche son ventre et s'imagine déjà porter sa fille
Lui : tâche de bien prendre ses remèdes, ça va beaucoup t'aider. Je sais que tu es encore jeune mais ça ne veut pas dire que tu ne vas pas prendre soin de toi. Sèche tes sous-vêtements au soleil, si possible tu repasses avant de les porter même tes habits doivent être repassés. Nettoie toi bien quand tu vas aux toilettes c'est très important. la toilette de la femme est délicate prend soin de toi. Je vois aussi que tu as la Bourboule sur le corps je vais te prescrire une pommade ça va aussi redorer ton teint que je trouve très négligé
Il établit une autre ordonnance.
Lisette : merci beaucoup docteur
Lui : toi même tu décharge quand tu as déjà duré hein
Lisette : hahahaha c'est pour bientôt bonne journée
Lui :. Bonne journée à vous
Elles sont sorties pour se rendre à la pharmacie. Lisette a tout acheté les médicaments prescrits et les a donnés à Maya. Maya n'a pas les mots pour lui dire merci elle préfère l'enlacer
Lisette : c'est rien vas au travail. On va se dire le soir
Maya : d'accord
À la boutique, Habiba s'occupe des clients pendant que Didier est derrière la caisse à la place de Maya. il est déjà midi Habiba vient vers lui
Habiba : je me repose un peu
Didier : tu m'as l'air fatiguée tu étais où hier
Habiba : nulle part
Didier : j'ai voulu te voir mais dommage que tu n'ai pas de téléphone
Habiba : achète moi alors un téléphone
Didier : je vais passer mon temps à tout de donner toi tu me donne quoi
Habiba : tu m'a demandé quoi je ne t'ai pas donné
Didier : par exemple que tu viennes chez moi
Habiba : ah si ce n'est que ça il y a pas de problème
Didier : très bien ce soir on rentre ensemble
Habiba : ok. Après tu vas m'acheter le téléphone ?
Didier : on verra si tu te comporte bien
Habiba : je vais bien me comporter.
Didier : je l'espère.
Maya est entrée tenant son plastique de remède en main
Maya : bonjour monsieur
Didier : bonjour. Apparemment tu es vraiment malade je te vois avec un lot de remède
Maya : non c'est pas grave. Je peux très bien travailler
Didier : si tu le dis je te crois. Prend donc ta place moi je vais manger
Il est sorti et Maya s'est assise
Habiba : c'était comment
Maya : très bien. Le docteur m'a consulté il a mis ses mains dans mes fesses yichhh
Habiba : hahahahahaha
Maya : ne ris pas. Ça m'a fait un genre. Il m'a aussi fait une prise de sang. J'ai fait l'échographie attend je te montre la photo du bébé
Elle retire son carnet du plastique et sort la photo qu'elle donne à habiba. Celle ci regarde jusqu'à tourne le verso
Maya : tu cherches quoi
Habiba : le bébé, il est ou?
Maya : mais c'est ça nor
Habiba : je ne vois rien il a mal filmé ou quoi
Maya : apparemment c'est comme.ca que ça sort. Mais sur l'écran je l'ai bien vu
Habiba : il me ressemble ?
Maya : mafff toi qui. C'est une fille
Habiba : youpiiiii elle va me ressembler elle sera comme moi. Maya tu vas l'appeler Habiba nor
Maya : toi déjà tu me dépasse si ma fille te ressemble je suis finie
Habiba : hahahaha.
Maya : Lisette a tout acheté regarde mes remèdes il ya aussi une pommade pour mon corps je vois ta main sur ça je coupe.
Habiba : c'est dieu qui les a mis sur notre route ce couple
Maya : et dire que bientôt ils déménagent j'ai mal
Habiba : ah tant pis. Je suis contente que tu aies pu faire les examens peut-être sans ça l'enfant aurait eu des problèmes
Maya : ah oui. Maintenant je dois manger constamment pour prendre les remèdes..
Habiba : bon je vais te raconter quelque chose Didier m'invite chez lui ce soir
Maya : quoi ? Habiba pardon ne me dis pas que.tu as accepté
Habiba : il a dit qu'il va m'acheter le téléphone je pourrais le convaincre il achète deux pour toi aussi
Maya : woookooo Habiba tu vas finir par me faire accoucher avant le temps.
Habiba : il n'est pas méchant comme tu le pense. Tu as vu depuis que nous sommes ici il nous traite très bien
Maya : je n'ai pas dit qu'il est méchant je te demande de rester à ta place d'employé. Ne va pas fricoter avec ton patron et si tu ne lui donne pas ce qu'il veut il va te chasser
Habiba : et qu'est-ce qui veut d'après toi ? comme tu connais tout, tu lis même dans les têtes des gens
Maya : ok ça va vas-y fait ce que tu veux. Mais si ça se gâte, ne vient pas vers moi je vais me moquer de toi. Il y a les clients, il faut les servir.
Maya ne sait plus comment elle va parler à Habiba pour qu'elle l'écoute, elle est en train de voir celle qu'elle appelle sa sœur se perdre et croire à tout ce que lui dit son patron. Habiba est impressionnée par le matériel, l'argent, les biens le luxe et veut tout avoir. Apparemment le temps que ça prend pour s'offrir tout ce luxe devient long pour elle.
Le soir comme convenu, elle est partie avec Didier Maya est rentrée toute seule. Didier loue un appartement de deux chambres, il ouvre la porte et fait entrer Habiba. Le luxe de la maison l'impressionne, elle regarde partout et son regard s'arrête sur l'immense télévision qui occupe une partie du salon
Habiba : ta télé est immense
Didier : oui j'aime quand l'écran est de ce pouce. Assied toi
Elle s'assoit sur les fauteuils en cuire. Ses yeux se balade à nouveau dans la pièce, elle découvre une photo d'une petite fille
Habiba : c'est ta fille ?
Didier : oui elle a 3 ans
Habiba : elle est où?
Didier : avec sa mère.
Il allume la télé et met une chaîne de foot.
Didier : tu peux faire comme chez toi. Il y a la cuisine tu peux aller toi même voir ce que tu peux grignoter. Je n'ai pas préparé
Habiba : qui prépare pour toi alors
Didier : personne je le fais souvent seul
Habiba va à la cuisine, elle ouvre le frigo, il est chargé. Elle prend les croissants et deux boîtes de yaourt
Habiba : je vais gardé à ma sœur
Didier : toi tu aimes beaucoup ta sœur hein, tu es toujours en train de lui apporter quelque chose
Habiba : oui parfois on manque souvent de quoi manger c'est un peu difficile chez nous
Didier : ah oui je comprends. Tu peux prendre ce que tu veux
Elle a aussi pris deux pommes et les a mises dans un plastique. Elle est revenue au salon
Didier : Bon parlons des vraies choses maintenant. Tu sais que tu me plais
Habiba : te plaire ?.comment ça
Didier : comme une femme peut plaire à un homme. J'ai envie qu'on soit un couple
Habiba : un couple ?
Didier : oui que tu sois ma petite amie ou si tu veux ma copine
Habiba : donc on ne doit plus être des amis
Didier : non on sera un couple
Habiba : hummm. Je suis étonnée que tu veuilles que je sois ta copine. Je ne suis pas stylé comme d'autres filles ou même comme ton amie brune qui vient souvent à la boutique j'ai cru que c'était ta copine
Didier : ah non c'est une bonne amie rien de plus. Tu es une belle femme Habiba en plus tu es très intelligente et travailleuse
Habiba : je suis intelligente ? Hihihihi c'est bien que tu me dise ça j'ai toujours cru que j'étais bête
Didier : non jamais tu n'es pas bête c'est juste que tu bavarde beaucoup c'est tout. Sinon tu me plais et j'aimerais qu'on soit intime
Habiba : soit plus claire.
Didier : qu'on dorme ensemble
Habiba : ehhh ! dormir ensemble ? Es ce que nous sommes mariés
Didier : ma chérie il ne faut pas être marié pour dormir avec sa copine
Habiba : oh que si. Ma mère m'a toujours dit que l'homme qui dors avec une femme doit l'épouser
Didier : c'est vrai qu' après le mariage suit mais ça n'empêche qu'on s'amuse en attendant de se marier.
Habiba : c'est comme ça que ça fonctionne ici ?
Didier : oui oui les histoires du village la c'est pour vous mentir les parents ne veulent pas que vous vous amusez. On peut dormir avec qui on veut et épouser qui on veut. Mais toi je vais te marier tu sais pourquoi ?
Habiba : non pourquoi
Didier : parce j'aurai été le premier homme à dormir avec toi
Habiba : hihihihi tu es sérieux
Didier : je suis très sérieux Habiba mon cœur bat pour toi. Je t'aime
Habiba : hihihi tu es trop gentil.
Didier : tu ne me dis pas aussi que tu m'aimes
Habiba : je vais te le dire une autre fois. Pour le moment je ne t'aime pas encore. Quand je vais t'aimer je vais te dire
Didier : hahahaha werrrrr la fille si tu es trop direct.
Habiba : et mon téléphone est ou
Didier : je vais te donner quand tu vas accepté d'être ma copine
Habiba : comme Maya aime dire ça c'est le chantage
Didier ; j'espère que tu ne dis pas nos choses à Maya
Habiba : euhh non pourquoi
Didier : parce qu'elle sera jalouse que je m'intéresse à toi et non à elle. Elle va te donner les conseils du genre ne l'accepte pas il te ment il a une femme il te trompes tu vois. Ne lui dis rien
Habiba : ok. Je peux rentrer maintenant je n'aime pas marcher la nuit
Didier : attend je te donne le transport moi je ne sors plus
Habiba : donc tu ne m'accompagne pas
Didier : non vraiment je suis épuisé
Il sort 1000 fr et lui donne.
Didier : À demain
Habiba : ok à demain
Didier ; même pas un bisous sur la joue.?
Habiba lui a fait un bisou, elle a pris son plastique en passant devant lui, il lui a donné une fessée
Habiba : aiiiiii on ne fait pas ça
Didier : or c'est pour rire
Habiba : dans d'autres circonstances je t'aurais giflé.
Didier : mais comme tu m'aimes déjà tu ne l'a pas fait
Habiba : hummm bonne soirée
Elle est partie. Elle a emprunté une moto pour la maison, maya qui est déjà couchée se lève pour ouvrir la porte.
Habiba : je t'ai réveillé ?
Maya : je ne dormais pas encore.
Habiba : tiens j'ai apporté quelque chose
Maya prend le plastique et retire son contenu
Maya : tu as pris ça chez lui?
Habiba : oui. Il a une grande maison et il habite seul
Maya : vous avez fait quoi
Habiba : rien on a juste discuter. Il a dit qu'il veut que je sois sa copine. N'est pas une bonne nouvelle ?
Maya : sa copine ? Mais il a déjà une copine
Habiba : si tu veux parler de la fille brune la non il m'a dit que c'est son amie
Maya : et tu l'as cru
Habiba : pourquoi ne devrais-je pas le croire
Maya : et je suppose que tu as accepté devenir sa copine
Habiba : j'ai dis que je vais réfléchir. Il a dit qu'il va m'épouser. Hihihi je serais là maîtresse de cette grande maison. J'aurai beaucoup d'argent je vais donner pour toi tu n'aura même plus à travailler
Maya : hummm. Dis-moi, tu l'aimes déjà ?
Habiba : ah peut-être. Mais je ne lui ai pas dis que je l'aime j'ai suivi ton conseil je suis restée sage
Maya : même si on me dit quoi cet homme ce fou de toi il veut seulement coucher avec toi il te blaze avec la nourriture comme il sait que tu n'as rien il arrive à l'atteindre avec ça. Habiba ouvre les yeux et coupe cette relation. Je suis sur qu'il a une femme ou même une fiancée avec qui il ne vit pas. Tu n'as pas souvent écouté ses conversations téléphoniques coquines tu crois qu'il parle à son frère ? Ne soit pas naïve et écoute moi
Habiba : qu'est ce que tu en sais de l'amour ? Tu as déjà aimé qui ? Tu parles de quelque chose que tu n'as jamais expérimenté. Didier a raison de dire que tu seras jalouse de moi
Maya : quoi?
Habiba : oui parce qu'il m'aime et pas toi. Je suis désolée si personne ne t'aime
Maya : waouhh. Bon je crois que j'en ai assez parlé, tu es libre de faire ce que tu veux tu es majeur. Moi j'ai aussi mes problèmes il ne faudra pas qu'on se gâte à cause d'un homme. Et pour ta gouverne ton cher amoureux ne m'intéresse pas. Merci pour le yaourt, bonne nuit.
Elle s'est couchée. Habiba s'est changée et s'est aussi couchée. Elle repense à ce que lui a dit Didier sur sa volonté de faire d'elle sa copine, cette proposition lui tente elle veut vivre avec lui et ne plus souffrir à chercher quoi faire pour manger. Elle se dit qu'elle pourra donner une chambre à Maya quand elle y sera. C'est sur ces réflexions qu'elle s'est endormie.
A suivre...