DÉBUT DE L'HISTOIRE
Au lever du jour, alors que les premiers rayons du soleil perçaient l'horizon, annonçant une nouvelle journée, il était déjà 7 heures du matin. Jessy, vêtue d'une élégante robe aux motifs floraux, se leva avec grâce de son lit, savourant l'instant présent. La jeune femme s'avança doucement vers la porte-fenêtre, qui donnait sur un petit balcon offrant une vue imprenable.
Préoccupée par la préparation de sa fille Cindy pour l'école, Jessy prit la décision de se préparer rapidement avant de s'occuper d'elle. Cependant, lorsqu'elle s'aperçut que sa fille était déjà en compagnie de sa grand-mère, elle estima qu'il était préférable que celle-ci prenne soin d'elle et commença alors à se préparer elle-même.
Guidée par son intention de paraître sous son meilleur jour, Jessy se dirigea vers la salle de bain et prit une douche revigorante. Après s'être séchée avec soin, elle se maquilla délicatement, soulignant ainsi la beauté naturelle de ses traits. Ensuite, elle choisit avec soin une robe d'une élégance rare, qui mettait en valeur sa silhouette harmonieuse et ses courbes gracieuses.
La robe qu'elle porta était d'une teinte délicate, un doux mélange de bleu pâle et de blanc, qui évoquait la pureté et la légèreté. Le tissu fluide et soyeux s'enroulait autour de son corps avec élégance, dessinant de douces lignes féminines. La coupe ajustée au niveau du buste et de la taille soulignait ses atouts sans jamais tomber dans l'ostentation. La jupe, ample et vaporeuse, s'évasait délicatement, conférant une touche de grâce et de mouvement à sa démarche assurée.
Dans cette tenue raffinée, Jessy rayonnait de confiance et d'élégance, prête à affronter la journée tout en restant à l'aise dans sa féminité.
C'est dans ce cadre enchanteur que Jessy chercha à vérifier si Cindy, sa fille chérie, était prête pour affronter une nouvelle journée. D'une voix teintée de douceur et de bienveillance, Jessy s'adressa à sa fille depuis l'intimité de sa propre chambre, son timbre de voix se fondant harmonieusement dans l'atmosphère paisible qui régnait.
- Chère Cindy, n'es-tu pas encore prête ? demanda-t-elle avec délicatesse.
- Oui, maman, j'arrive déjà. Je suis en train de discuter avec mémé, répondit Cindy.
- Mais, ma chérie, ne pourrais-tu pas garder cette conversation pour ce soir ?
- Maman, tout est prêt, nous pouvons partir, répliqua Cindy.
- Vraiment ? Toi et ta grand-mère, de toute façon tu es une grande fille de 7 ans et tu peux bien te rendre à l'école toute seule," exprima Jessy en se dirigeant vers le salon où se trouvait sa mère et sa fille. Cindy la regardait avec un air étrange et prit la parole.
- Ce n'est pas grave, maman, si tu ne veux pas m'accompagner. Ma mamie est là, donc ça ne pose pas de problème.
- Oh, je vois. Si tu penses que tout est bien ainsi et que tu as ta grand-mère, c'est déjà bien. Allons-y," répliqua Jessy avec un ton piqué.
Jessy fit un geste à sa mère, puis elle sortit de la maison accompagnée de Cindy.
***** *****
Résidence des Moustafa...
Richy était déjà prêt pour se rendre au travail, vêtu d'un costume élégant et soigné. Il avait choisi une chemise blanche impeccablement repassée, qui contrastait avec la couleur sombre de son costume en laine de qualité. Le costume était parfaitement ajusté à sa taille, soulignant sa silhouette athlétique. Il portait également une cravate en soie bleu marine assortie à ses chaussettes, complétant ainsi son look professionnel.
Tandis qu'il attendait sa sœur Cathy, Richy se tenait debout dans le salon, vérifiant l'heure sur sa montre-bracelet en argent. Il semblait légèrement agité, conscient du temps qui passait rapidement. Pendant ce temps, il ajustait sa cravate avec soin, veillant à ce qu'elle soit bien nouée et symétrique. Cathy tardait à descendre et Richy prit la parole d'un ton soutenu :
- Cathy, je vais te laisser partir, car je suis déjà en retard. Si tu avais conscience du temps que tu passes à appliquer tous les rouges à lèvres de ta chambre avant d'aller à l'Université, tu te hâterais. dit Richy.
- Mais grand frère, pourquoi te moques-tu toujours de mon maquillage ? Quoi qu'il en soit, je suis ici pour voir ta femme ou ta petite amie. Bon, nous pouvons partir, mais puis-je te demander quelque chose ? Demanda Cathy en descendant les escaliers.
- Quoi encore, madame ? Que j'attends pendant que tu te mets encore un peu de fond de teint ?
- Non, c'est déjà bon. Je veux simplement te demander si nous pouvons faire un détour par le supermarché avant que tu me déposes à l'Université. S'il te plaît, mon chéri.
- Certainement pas, je suis déjà en retard.
- Excuse-moi, mon chéri. Viens que je te fasse un gros bisou.
- Je ne suis pas un enfant, tu sais ? Mais honnêtement, on dirait que papa et maman t'ont laissée avec moi pour me rendre fou.
- Mais grand frère, comment peux-tu dire ça ? Je suis ta petite sœur et j'ai tout à fait le droit de te déranger. Bon, tu veux bien le faire pour moi ?
- Que puis-je dire de plus, à part OUI ? Mais avec le temps, tu partiras rejoindre nos parents en France, je suis fatigué.
- Mon cher grand frère, tu dis ça seulement. Tu sais très bien que tu ne peux pas rester ici seul sans moi.
- C'est ce que tu crois ?
Une fois à l'extérieur, Richy ouvrit galamment la portière du côté passager et sourit chaleureusement à sa sœur, affichant une expression d'affection fraternelle. Il était soucieux de veiller à ce qu'elle soit confortablement installée avant de démarrer le moteur. Richy et sa sœur montèrent dans la voiture et prirent la route.
***** *****
Jessy et sa fille, Cindy, se rendaient à l'école de Cindy lorsqu'ils passèrent devant un supermarché. À ce moment-là, Cindy exprima à sa mère qu'elle voulait du chocolat. Malgré les explications de Jessy, Cindy refusa d'écouter et insista pour qu'ils entrent dans le supermarché afin d'acheter du chocolat. Donc, Jessy se résigna et l'accompagna à l'intérieur.
Une fois à l'intérieur, Jessy et Cindy commencèrent leurs achats. C'est à ce moment-là que la voiture de Richy se gara devant le même supermarché. Richy sortit de la voiture accompagné de sa sœur, et ils entrèrent tous les deux dans le supermarché. Pendant que Cathy faisait ses propres achats, Richy décida également d'acheter quelques pommes.
Il quitta sa sœur et se dirigea vers l'allée où les emballages de pommes se trouvaient. Alors qu'il était en train de choisir les fruits, il entendit la voix d'une petite fille pleurer. Intrigué, il tourna la tête pour localiser la provenance de cette voix et aperçut une belle petite fille en pleurs, accompagnée de sa mère. C'était Jessy et sa fille, Cindy.
Richy décida de s'approcher d'elles pour voir s'il pouvait aider. Il s'avança avec précaution, afin de ne pas les effrayer.
- Bonjour madame, excusez-moi, tout va-t-il bien ? demanda-t-il d'une voix calme et attentionnée.
Jessy releva la tête, surprise par l'approche inattendue de Richy.
- Bonjour monsieur, oui, tout va bien.
Richy laissa Jessy et se tourna vers la petite Cindy.
- Bonjour, charmante demoiselle, qu'est-ce qui ne va pas ? Pourquoi pleures-tu ? demanda Richy à Cindy.
- Monsieur, ne vous en faites pas, vous savez bien comment sont les enfants, ils passent d'un sujet à un autre. Dit Jessy en prenant la parole.
- Je vous comprends, mais dis-moi, petite Cendrillon, que désires-tu ? redemanda Richy à Cindy.
- Je veux ça.
Cindy tendit sa main vers un gros paquet de biscuits. Jessy était vraiment en colère, mais Richy parlait avec la petite fille.
- Donc, c'est cela que tu veux ?
- Oui, répondit Cindy.
- Très bien, vas prendre ça.
Cindy regarda sa mère et s'apprêtait à prendre le paquet de biscuits lorsque sa mère l'arrêta. Cindy se remit à pleurer de nouveau.
- Monsieur, je vous remercie beaucoup pour votre gentillesse, mais j'ai déjà acheté quelque chose pour elle et cela suffira. Si j'accepte cela, elle le refera encore une autre fois.
- Vous avez raison, mais je ne suis pas sûr qu'elle le refera à nouveau. N'est-ce pas, petite Cendrillon ? demanda Richy à Cindy.
Cindy fit un geste de tête pour répondre NON à Richy.
- Vous voyez, non ? Elle ne le refera pas. Comment t'appelles-tu, petite Cendrillon ?
- Cindy Mensah.
- C'est un joli prénom. Bon, Cindy, tu peux aller prendre ton biscuit.
Cindy s'éloigna pour prendre le paquet de biscuits et Jessy voulut remercier Richy, mais ce dernier ne le lui permit pas. Ils se rendirent à la caisse lorsque Cathy, la sœur de Richy, les rejoignit. Richy paya la totalité de ce que Jessy avait acheté et elle sortit du supermarché avec sa fille.
Richy observait Jessy à travers les vitrines du supermarché. Une fois que sa sœur eut terminé, ils prirent la route. Richy déposa sa sœur à l'université, mais toutes ses pensées étaient focalisées sur cette belle dame qu'il avait rencontrée au supermarché lorsque, de retour dans son bureau.
Richy avait passé toute la journée à méditer sur la femme qu'il avait eu l'occasion de rencontrer. L'heure avançant, il quitta son lieu de travail d'un pas pressé, ne pouvant s'empêcher de laisser ses pensées errer vers cette mystérieuse dame. Déterminé à aller prendre sa sœur Cathy à l'université avant de se rendre à la maison, il entreprit de la rejoindre à l'Université.
Une fois arrivé sur les lieux, Richy chercha soigneusement un emplacement où garer sa voiture. À peine eut-il trouvé une place convenable que son regard acéré repéra immédiatement la silhouette familière de sa sœur émergeant majestueusement des portails de l'Université.
Les pas de Cathy, légers et gracieux, résonnaient dans l'air tandis qu'elle s'approchait de la voiture. Richy, attentif à chaque mouvement de sa sœur, patienta jusqu'à ce qu'elle s'approche de lui avant de prendre la parole.
- Oh mon cher, tu es déjà là ? demanda Cathy d'une voix empreinte de surprise.
- Oui, petite sœur, montons dans la voiture, je suis réellement fatigué, répondit Richy d'un ton légèrement las.
- Vraiment ? C'est pour cette raison que tu sembles si pressé ? Ou bien y a-t-il un souci ? s'enquit Cathy, curieuse.
- Non, je n'ai aucun souci, monte simplement dans la voiture, nous allons partir, s'il te plaît, déclara-t-il avec douceur.
- Entendu, monsieur. Je monte. Au fait, j'ai quelque chose à te dire, fit remarquer Cathy.
- Vraiment ? J'espère qu'il n'y a aucun problème, s'inquiéta Richy.
- Non, il n'y a absolument rien de préoccupant. Ne t'en fais pas, je t'en parlerai en chemin, répondit Cathy, rassurante.
- Bien, madame, acquiesça Richy avec un léger sourire.
Ils s'installèrent dans la voiture et Richy démarra le moteur. Alors qu'ils roulaient, Cathy prit la parole, entamant ainsi leur conversation.
- Mais Richy, pourquoi es-tu si distrait ? s'enquit-elle.
- Qu'ai-je encore fait ? répliqua Richy d'un ton légèrement irrité.
- Je t'ai dit que j'avais quelque chose à te dire, mais tu n'as pas daigné me poser de questions. Ce n'est pas très aimable, tu sais... reprocha-t-elle doucement.
- Mais petite sœur, c'est toi qui voulais me parler. Je ne me souviens pas t'avoir demandé quoi que ce soit. Alors je t'écoute si tu souhaites toujours m'en parler, expliqua Richy avec calme.
- D'accord, c'est à propos de Nelly, ma copine, informa Cathy.
- Oh non, tu veux encore aborder cette histoire avec Nelly ? Qu'y a-t-il de nouveau avec cette jeune fille ? s'exclama Richy, manifestement exaspéré.
- Grand frère, je ne comprends pas pourquoi chaque fois que j'évoque Nelly tu t'énerves ainsi. Est-ce qu'elle t'a fait quelque chose ? questionna Cathy avec une pointe de confusion.
- Cathy, je n'ai jamais dit qu'elle m'avait fait quoi que ce soit, mais j'en ai assez d'entendre son nom constamment et de recevoir des informations à son sujet, expliqua Richy calmement.
- D'accord, d'accord, je comprends. Mais dis-moi, quand comptes-tu me présenter ta petite amie ou celle qui te plaît ? Parce que tu sembles vraiment anormal, tu n'apprécies pas du tout qu'on parle d'une femme à tes côtés. Si nous n'étions pas frère et sœur, ayant grandi ensemble, j'aurais pu penser que tu es gay. Mais ce n'est pas le cas, car tu as eu des relations amoureuses avec certaines filles en France, rappela-t-elle.
- Cathy, serait-ce une option que je te laisse prendre le volant ? Tes propos commencent déjà à me mettre les nerfs à vif. Tu es ma jeune sœur, et ce n'est en aucun cas ton problème si je n'ai pas de petite amie. Je t'en prie, ne me pousse pas à bout.
- Très bien, je comprends. Je garderai le silence et je te présente mes sincères excuses, mon cher frère. S'il te plaît, pardonne-moi.
- C'est déjà oublié, ne t'inquiète pas.
- Vraiment ? Alors fais-moi un câlin, s'il te plaît !
- Laisser le volant pour te faire un câlin ? Mon Dieu, tu es vraiment une sœur unique.
Cathy éclata de rire en réponse.
***** *****
Jessy, avait achevé ses courses avec diligence et pénétra dans le doux foyer familial. Sa présence fut précédée par celle de sa sœur Ashley, qui avait déjà ramené Cindy à la demeure chaleureuse. Le visage de Cindy était illuminé d'un sourire espiègle tandis qu'elle agrippait fermement son précieux paquet de biscuits, arborant une attitude protectrice qui interdisait à quiconque d'y toucher.
Avec une élégance innée, Jessy adressa de courtois saluts à sa mère, à sa sœur Ashley et à son jeune frère, témoignant ainsi d'un respect empreint de déférence. Dans un souci d'harmonie et de dévouement envers sa famille, elle sollicita gracieusement son frère Sonny, lui demandant avec une voix douce et amicale de bien vouloir lui déposer son sac à l'intérieur de la demeure.
Une fois sa requête entendue, Jessy prit place à l'extérieur, à l'abri d'une douce brise, aux côtés de sa mère. C'est alors que la mère prit la parole d'un ton empreint de solennité.
- Ma chère fille, as-tu réalisé de bonnes affaires aujourd'hui ? demanda-t-elle avec bienveillance.
- Oui, maman, je rends grâce à Dieu. Le propriétaire est-il passé ? répondit Jessy avec respect.
- Non, il n'est pas encore venu, répliqua la mère.
- Dieu merci, car je craignais qu'il ne soit déjà venu semer la pagaille. Je suis reconnaissante d'avoir pu rassembler son argent, ajouta Jessy.
- Vraiment ? fit sa mère, curieuse.
- Oui, maman, j'ai réalisé de nombreuses ventes aujourd'hui. La miséricorde divine a écarté la honte de moi. Tenez, si jamais il vient, vous lui remettrez ceci pendant que je me retirerai dans ma chambre. Je suis vraiment épuisée.
- Entendu, ma fille. Mais attends, qui est cet homme qui a acheté des biscuits pour ta fille ? demanda-t-elle.
- Tu parles de cette enfant indisciplinée ? Si tu savais ce qu'elle a fait au supermarché. Quoi qu'il en soit, ce sera la dernière fois que je l'emmènerai avec moi. Je ne connais même pas cet homme. Il est venu acheter les biscuits à cause de ses pleurs. Un paquet de biscuits de cinq mille francs.
- Quoi ? Cinq mille francs ? Et tu manges ces biscuits-là comme ça ? Vraiment, merci infiniment à cet homme. Que Dieu le récompense au centuple. Tu n'as même pas demandé son nom ?
- Mais maman, je suis vraiment fatiguée, répliqua Jessy.
- Mémé, moi je connais son nom, intervint Cindy.
- Ah bon ? Comment s'appelle-t-il alors ? demanda la grand-mère de Cindy.
- Il s'appelle Richy Moustafa, déclara-t-elle.
- Mais tu m'as dit tout à l'heure que tu ne connaissais pas son nom, s'étonna la grand-mère.
- Oui, mémé, je viens de m'en rappeler maintenant.
- Cette fille va finir par me rendre folle, soupira la mère.
Jessy laissa sa mère et Cindy derrière elle et se retira dans sa chambre, cherchant un moment de repos bien mérité.
***** *****
Richy et sa sœur se retrouvèrent enfin dans leur demeure, saturée d'une atmosphère chaleureuse et accueillante. Richy, ressentant le besoin de se délasser des fatigues de la journée, se hâta de se changer avant de se rendre au salon. Une fois confortablement vêtu, il prit place sur le canapé, face à l'écran de télévision qui trônait au centre de la pièce.
Pendant ce temps, sa sœur, Cathy, s'affairait dans la cuisine, s'occupant avec une élégance naturelle des divers ustensiles et ingrédients qui garnissaient le plan de travail. Tout à coup, ses pas légers et gracieux résonnèrent dans la pièce, se rapprochant inexorablement du salon. Sa démarche délicate et assurée témoignait de sa maîtrise des lieux, donnant une impression de confiance et d'habitude.
Lorsqu'elle arriva près de son frère, sa silhouette fine et élancée se dessina dans l'encadrement de la porte, créant une image digne d'une peinture classique. Son visage délicat, encadré par une cascade de cheveux bruns soigneusement coiffés, reflétait la bienveillance et l'affection qu'elle portait à l'égard de son frère bien-aimé.
D'un geste gracieux de la main, Cathy interrompit le flux sonore provenant de l'écran. Son regard pétillant et empreint d'une lueur complice rencontra celui de Richy, et d'une voix douce et posée, elle entama la conversation :
- Grand frère, je souhaitais te poser une question mais j'avais momentanément oublié.
- Quelle est donc cette question ?, répondit Richy.
- Aujourd'hui, au supermarché, tu conversais avec une femme et une petite fille. J'ai l'impression que c'était toi qui as réglé leur facture. Les connais-tu ? Ou est-ce...
- Est-ce quoi ? Termine ta phrase, je t'en prie.
- Non, laisse tomber, je voulais simplement te dire qu'elle est belle, et sa fille est vraiment adorable. Est-ce bien sa fille, d'ailleurs ?
- Je ne comprends pas. Tu prépares quelque chose ou tu es en train de faire autre chose ?
- Je suis en train de préparer, bien sûr. Dans tous les cas, je ne vais pas m'attarder à parler, car je sens que ta réaction n'est pas plaisante. Ce que je voulais te dire, c'est que si cette femme n'a pas d'homme dans sa vie, tu pourrais... Enfin, je te laisse, ma sauce risque de brûler. La façon dont tu me regardes ne me convient pas.
Cathy s'éclipsa alors dans la cuisine, laissant Richy plongé dans ses pensées.
- Vraiment, cette dame a éveillé quelque chose en moi, n'est-ce pas ? Je n'arrive pas à la sortir de ma tête. Serait-ce un coup de foudre ? Je ne comprends pas. Si le destin pouvait me permettre de la revoir une fois de plus, cela me comblerait de bonheur.
Jessy était plongée dans un sommeil profond lorsque sa fille vint la réveiller avec insistance, utilisant son portable dont la sonnerie perçante résonnait dans la pièce.
- Maman, maman, on t'appelle, s'exclama-t-elle.
Jessy émergea de son sommeil, encore engourdie par les bras de Morphée. Sa voix, légèrement endormie, trahissait sa confusion matinale : « C'est qui encore ? »
Elle prit délicatement le portable des mains de sa fille, découvrant un message provenant d'un numéro inconnu. Jessy, intriguée, ouvrit le message et fut stupéfaite par ce qu'elle y lut. Il provenait de l'une des entreprises auxquelles elle avait envoyé ses précieux dossiers de candidature. Une vague de surprise et d'excitation la submergea, tandis que la réalisation de cette opportunité tant espérée s'insinuait en elle. Sans plus attendre, Jessy bondit de joie et se précipita pour partager la bonne nouvelle avec sa mère.
- Maman, j'ai été convoquée à un entretien d'embauche demain, annonça-t-elle avec enthousiasme.
La mère de Jessy, étonnée par cette nouvelle inattendue, s'exprima d'une voix empreinte de surprise et d'admiration : « Tu es sérieuse, ma fille ? »
Un sourire radieux se dessina sur le visage de Jessy alors qu'elle répondait avec conviction : « Oui, maman, je viens de recevoir ce message tant attendu.»
Emplie d'une gratitude profonde, la mère et sa fille entamèrent une prière silencieuse, louant le Seigneur pour cette opportunité providentielle qui leur était offerte. Des larmes de joie coulaient sur leurs joues, témoignant de leur reconnaissance émue.
Le lendemain matin, chargé d'espoir et d'anticipation, Jessy se prépara consciencieusement pour cette entrevue déterminante dans sa quête d'emploi.
Jessy s'était rendue à l'entretien et, avec l'assistance divine, elle fut embauchée. Elle avait également commencé à travailler en tant que secrétaire. Alors qu'elle était dans son bureau, son patron vint la voir. Celui-ci lui demanda de déposer certains documents dans une autre boîte. Jessy se rendit donc à l'endroit indiqué, mais une fois dans l'entreprise où son supérieur l'avait envoyée, le secrétaire l'orienta vers le comptable.
Lorsqu'elle entra dans le bureau du comptable, elle se retrouva face à face avec Richy... Ce dernier fut surpris de voir Jessy et la fixait d'une manière qui poussa cette dernière à lui demander ce qui n'allait pas. Après avoir salué Richy, il continuait de la dévisager. Jessy ne se souvenait plus de lui, contrairement à Richy qui l'avait reconnue.
- Bonsoir Monsieur, quelque chose ne va pas ?
Richy revint à la réalité.
- Bonsoir Madame, non, tout va bien. Que puis-je faire pour vous ?
- Je m'appelle Jessy QUENUM, je suis ici pour voir le Comptable, Monsieur Richy Moustafa.
- Très bien, vous êtes face à lui, que puis-je faire pour vous ?
- Mon supérieur m'a envoyée vous remettre ce dossier.
- Vraiment ? Votre supérieur, comment s'appelle-t-il déjà ?
- Il s'appelle Monsieur Éric Johnson.
- Oh, mais il est le directeur de cette entreprise. Veuillez vous asseoir, je vous prie.
Jessy prit place.
- Puis-je voir les dossiers ? demanda Richy.
- Oui, bien sûr.
Richy prit les documents et les examina tout en jetant quelques regards vers Jessy. Après avoir terminé leur lecture, il dit :
- Madame, si je comprends bien, vous êtes la nouvelle secrétaire, c'est cela ?
- Oui, j'ai commencé aujourd'hui même.
- Je vois, mais vous allez travailler ici. L'autre entreprise où vous étiez auparavant n'a pas besoin d'une secrétaire, car il y a déjà un bon nombre de secrétaires là-bas. Ne l'avez-vous pas remarqué ?
- Si, mais comme j'avais mon propre bureau, je pensais que...
- Non, c'est toujours ainsi. Monsieur Éric Johnson est un homme qui aime vérifier les choses avant tout. Il voulait simplement que vous passiez par l'entreprise qu'il dirige lui-même, afin de voir comment vous travaillez et autres, avant de vous engager.
- Donc, si je comprends bien, il possède deux entreprises et c'est ici que je vais travailler ?
- Oui, c'est exact, Madame Jessy.
- Très bien, que dois-je faire maintenant ?
- Rien, vous commencerez demain. Il vous a déjà acceptée, donc bienvenue chez JOHNSCOSMETIQUO.
- Merci beaucoup, Monsieur. Puis-je partir maintenant?
- Oui, mais si possible, veuillez le rencontrer avant de partir. Comprenez-vous ce que je veux dire ?
- Oui, je vous remercie infiniment, Monsieur Richy.
- Je vous en prie, c'est gratuit. Au fait, nous nous sommes déjà rencontrés, n'est-ce pas ? Ou bien me trompé-je ?
- Vraiment ? Où ça ? demanda Jessy.
- Ne seriez-vous pas la mère de Cindy ?
- Oui, c'est bien moi. Vous connaissez ma fille ?