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Un Amour à l'eau de Vinaigre

Un Amour à l'eau de Vinaigre

Auteur:: Plume de la Romance
Genre: Romance
Sandy, une femme belle et séduisante, était l'aînée de sa famille qui ne comptait que deux enfants, son frère Daley et elle. Orpheline depuis cinq ans, Sandy est devenue la seule femme de la maison, car après le décès de leur mère, leur père, monsieur Henry, a refusé de se remarier. À l'âge de 25 ans, Sandy travaille déjà dans une grande entreprise après avoir obtenu sa maîtrise en comptabilité. Tout allait bien dans la famille jusqu'au jour où Sandy fit la connaissance de Bobby, un jeune homme rusé et très intelligent. Ils ont commencé une relation, et avec le temps, Bobby lui a demandé sa main dans le seul but d'obtenir ce qu'il voulait d'elle. Aveuglée par l'amour, Sandy ne se rendait pas compte que Bobby était simplement venu profiter d'elle avant de la quitter. Bobby lui a fait découvrir un monde amer, un monde qui l'a transformée en quelqu'un qu'elle ne souhaitait jamais devenir. Ce monde que nous appelons la "Déception". Blessée au cœur, Sandy était plongée dans les ténèbres de l'amour. Elle avait perdu le goût de l'amour et pensait que le véritable amour n'existait pas. Mais comme dit le proverbe : "On ne peut apprécier le miel sans avoir goûté au vinaigre." Sandy n'avait pas eu la chance de goûter à un amour doux comme le miel, mais elle avait dû se contenter d'un amour amer comme le vinaigre. Comment Sandy va-t-elle s'y prendre ? Aura-t-elle la chance de connaître et de savourer ce merveilleux monde de l'amour qui a le goût du miel, même plus doux que le miel ? Est-ce qu'elle changera sa vision des choses uniquement grâce aux leçons de la vie (la Déception) et croira à nouveau en l'existence du véritable amour ?

Chapitre 1 Chapitre 01

L'aube se leva, révélant une nouvelle journée, et Sandy se prépara pour se rendre au travail. Ayant accompli toutes ses tâches domestiques, elle s'apprêtait à partir lorsque les sonneries stridentes de son téléphone portable rompirent le silence. Elle prit l'appareil entre ses mains délicates et constata avec satisfaction que l'appel provenait de Bobby, son tendre et cher petit ami. Sans perdre un instant, elle répondit avec empressement, désireuse de converser avec lui.

– Allô ! Mon chéri, comment vas-tu ce matin ?

– Je vais super bien, ma fleur, et toi ?

– Je vais bien, et la famille ?

– La famille se porte à merveille. Dis-moi, es-tu déjà prête ?

– Oui, mon amour. Tu viendras me chercher, c'est ça ?

– Je suis même déjà devant ton portail.

– Tu es sérieux ? Ou bien est-ce encore l'un de tes jeux?

– Mon amour, je suis dehors et je t'attends. Ou bien je pars ? Peut-être ne veux-tu pas que je te dépose.

– Non, ne te fâche pas, mon amour. Je suis déjà prête et j'arrive tout de suite, d'accord ?

– D'accord, je t'attends.

Avec hâte, Sandy se hâta de rejoindre Bobby. Elle parvint enfin au portail où, effectivement, Bobby l'attendait avec sa moto. Sans plus tarder, elle s'installa sur le véhicule et ils s'engagèrent sur la route.

Après quelques minutes passées à parcourir le trajet, ils arrivèrent enfin devant l'édifice abritant l'entreprise où Sandy exerçait son activité professionnelle. Sandy descendit de la moto et décida de solliciter une faveur auprès de Bobby.

– Mon chéri, je veux te demander quelque chose avant que tu partes.

– Oui, mon amour, je suis suspendu à tes lèvres.

– Pourquoi, lorsque tu es venu à la maison, as-tu décidé de rester au portail alors que tu pouvais entrer dans la maison ?

– Ma chérie, je ne veux pas de problèmes avec ton père. Tu dois me comprendre.

– Comment te comprendre, alors que que tu le veuilles ou non, tu finiras par le rencontrer ? Et puis, mon père n'est pas un lion prêt à te dévorer.

– Ma chérie, tu ne peux pas comprendre. Nous sommes ensemble depuis cinq mois déjà. J'ai pris mon temps pour bien étudier ton père et faire des recherches sur lui.

– Et qu'ont révélé tes enquêtes ?

– Dans tous les cas, ton père n'est pas un homme simple, et tout le monde le craint. Je dois donc faire attention. Tu ne te demandes pas pourquoi les jeunes hommes du quartier n'approchent pas votre maison ? Alors qu'il y a une déesse dans cette maison, c'est-à-dire toi, Sandy ? C'est parce qu'ils ont peur de ton père.

– Arrête avec ça, c'est moi qui t'ai dit que les jeunes hommes du quartier ne tournent pas autour de la maison ? Tu penses que tout le monde est peureux comme toi ? C'est moi-même qui les évite, car je n'apprécie pas vraiment les relations de voisinage. Tu as vraiment de la chance que j'aie accepté ta demande et que nous soyons encore ensemble depuis cinq mois.

– Je sais que je suis chanceux, et je prie Dieu pour que tu te donnes entièrement à moi. Je ne sais pas pourquoi tu continues toujours à mettre des barrières entre nous.

– Que veux-tu dire par là, mon chéri ?

– Tu sais très bien de quoi je parle. Cela fait déjà cinq mois que nous sommes ensemble et tu ne veux toujours pas te livrer complètement.

– Me livrer complètement comment ? Je ne te comprends pas, mon chéri.

– Je veux que tu me donnes ma part au moins une fois, que je puisse en profiter. On dirait que ce n'est pas pour moi, toutes ces choses que tu as. Car tu refuses et même quand j'y arrive difficilement, je peux à peine les toucher.

– Mon amour, tu sais très bien que tu es le seul propriétaire de toutes les choses que le bon Dieu m'a données. Mes fesses, mes seins, mes lèvres, tout mon être t'appartient. Mais s'il te plaît, cinq mois ne sont pas si longs. Au moins, je te laisse goûter à mes lèvres, ces lèvres que tu aimes tant. C'est déjà quelque chose. Nous attendons notre nuit de noces pour le reste. Je les garderai précieusement pour toi. Tu seras celui qui les découvrira, je te le promets.

– D'accord, d'accord, j'ai compris. Tu ne cesses de me flatter à chaque fois que j'aborde ce sujet. Ce jour-là, je serai l'homme le plus heureux.

– Oui, bien sûr. Bon, mon amour, je dois rentrer à l'intérieur. J'ai beaucoup de travail aujourd'hui.

– D'accord, moi aussi, je suis même en retard. Mais ce n'est pas grave, en tant que mon propre patron, je n'ai pas à m'inquiéter. Comment va Daley, ton petit frère ?

– Il se porte très bien, merci beaucoup, mon amour. Bonne journée à toi.

– Merci beaucoup, ma fleur. Bonne journée à toi aussi. Je t'aime.

– Je t'aime aussi très fort, mon chéri.

– N'as-tu pas oublié quelque chose, ma fleur ?

– Oh excuse-moi, je pensais déjà l'avoir fait.

Sandy déposa un baiser sur les lèvres de Bobby avant de pénétrer dans l'enceinte de l'entreprise. Bobby, quant à lui, prit la route pour se rendre à son lieu de travail.

Tout au long de la journée, Bobby et Sandy s'échangèrent des appels téléphoniques.

Une fois rentrée chez elle, Sandy s'attela à la cuisine tandis que son père regagna la maison après sa journée de travail. Il déposa son sac, se changea puis s'installa dans le salon pour suivre les actualités à la télévision. Concentré sur les nouvelles, il écoutait attentivement lorsque Sandy vint l'informer que la table était prête.

– D'accord, ma fille. Dis-moi, est-ce que tu as encore quelque chose sur le feu ?

– Non, papa. Veux-tu que je fasse quelque chose pour toi ? Un peu d'eau chaude peut-être ?

– Non, ma chérie, c'est bon. Je veux te parler, c'est pour ça que je t'ai demandé ça.

– Ah, d'accord, papa. Je t'écoute alors.

– Viens t'asseoir à côté de moi, ma fille.

Sandy s'approcha et s'assit à côté de son père, qui prit la parole.

– Ma fille, je sais que tu es maintenant une adulte. Tu avais 20 ans quand ta mère est décédée. Maintenant, tu en as 25, une jeune femme, je dirais. Ce n'est pas parce qu'à ton âge tu sais déjà distinguer le bien du mal que je vais me taire. Aujourd'hui, j'ai remarqué que tu étais avec un homme. Qui est-ce ? Est-ce ton petit ami ? Ou l'un de tes collègues ?

– Papa, c'est mon petit ami et il s'appelle Bobby.

– Bobby comment ?

– Bobby Alasanne, papa.

– Et que fait-il dans la vie ? Travaille-t-il dans la même entreprise que toi ?

– Non, papa, il a sa propre agence de publicité où il travaille.

– Donc, si je comprends bien, il est le directeur général de cette agence ?

– Oui, papa.

– As-tu déjà visité son entreprise ?

– Oui, papa, plusieurs fois même.

– D'accord, vous êtes ensemble depuis combien de temps ?

– Cela fait cinq mois, papa. Je voulais te le dire, mais je voulais être sûre de notre relation avant de te l'annoncer.

– Très bien, j'espère qu'il te prend au sérieux. Parce que son attitude d'aujourd'hui n'est pas bonne. S'il est vraiment sérieux et qu'il souhaite t'épouser, il ne devrait pas rester au portail.

– Papa, il est vraiment sérieux et je me sens très bien avec lui. Il n'est pas entré dans la maison parce que nous étions en retard et il devait me déposer avant de partir au travail.

– D'accord, je comprends. Mais renseigne-toi bien sur lui avant de t'engager complètement dans cette relation. Tu sais que je n'aime pas voir ton frère et toi souffrir.

– C'est compris, papa. Je prends en compte tes précieux conseils.

– Maintenant, passons à table. Où est ton frère ?

Chapitre 2 Chapitre 02

Sandy, après avoir convié son frère Daley à s'asseoir, engagea le repas avec élégance. Leurs mets savamment disposés sur la table, ils dégustèrent chaque bouchée avec une délicatesse manifeste. Une fois leur appétit satisfait, Sandy entreprit de débarrasser la table, prenant soin de chaque assiette et de chaque couvert.

Alors qu'elle se trouvait dans la cuisine, s'affairant avec minutie, le son mélodieux de son téléphone portable vint troubler le silence ambiant. Son frère, conscient de l'importance de cet appel, s'approcha d'elle avec sollicitude et lui tendit l'appareil d'un geste respectueux.

– Merci, Daley. C'est qui déjà ?

– J'espère bien que c'est Bobby.

Daley laissa sa sœur seule et Sandy décrocha l'appel, qui effectivement était de Bobby.

– Allô ! Mon amour, comment se passe ta soirée ?

– Bien, ma fleur. Qu'est-ce que tu fais ? J'espère que tu n'es pas occupée ?

– Mon amour, je vais te rappeler, s'il te plaît, donne-moi juste trois minutes. Je suis en train de m'occuper de la cuisine, je reviens vers toi, d'accord ?

– D'accord, ma princesse.

Bobby raccrocha l'appel. Sandy acheva ses tâches et se dirigea vers sa chambre pour appeler Bobby. Cependant, elle fut surprise de constater qu'une femme répondit à l'appel.

Perplexe, elle raccrocha et composa à nouveau le numéro. Cette fois-ci, c'était la voix de Bobby qu'elle entendit à l'autre bout du fil.

– Allô !!! C'est Bobby ?

– Oui, mon amour. Pourquoi poses-tu encore cette question ? Tu ne connais plus mon numéro ?

– Ce n'est pas ça, mon cœur. Je viens de t'appeler maintenant et c'est une femme qui a décroché l'appel.

– Une femme, que veux-tu dire par là ? Es-tu sûre de ce que tu dis ?

– Oui, bien sûr. Bon, c'est peut-être un problème de réseau.

– Oui, ça pourrait être ça. Parce que je suis à la maison et il n'y a aucune femme ici. Je ne suis même pas avec ma famille pour dire que c'est l'une de mes sœurs. Donc c'est probablement un problème de réseau.

– J'ai compris, mon amour, et sache que je n'ai aucun doute sur toi. Qu'as-tu mangé ?

– J'ai pris du riz, et toi ?

– Du couscous. Dis-moi, qui l'a préparé ? Ou bien l'as-tu acheté ?

– Oui, je l'ai acheté au restaurant quand je rentrais à la maison. Je n'ai personne d'autre qui peut me faire la cuisine, à part toi, et tu le sais très bien.

– Ne t'inquiète pas, mon amour. Je vais maintenant organiser mon emploi du temps pour commencer à te préparer à manger avant que nous soyons ensemble.

– Ça me ferait énormément plaisir, ma fleur.

– D'accord, mon cœur. Mais dis-moi, où es-tu ? Tu n'es pas à l'intérieur, n'est-ce pas ? On dirait que tu es à l'extérieur ou quelque chose du genre.

– Oui, mon amour, je suis sur la véranda. Je prends un peu l'air.

– D'accord, je comprends, mon amour. Que devons-nous dire maintenant ?

– Rien de spécial, je voulais juste entendre ta voix, c'est pour ça que je t'ai appelé. Je suis vraiment fatigué, je vais me reposer.

– D'accord, mon chéri, merci beaucoup. Donc je te laisse te reposer alors. Bonne nuit à toi, mon chou...

– Bonne nuit à toi aussi, ma fleur. Je t'aime.

– Je t'aime aussi, mon cœur.

Sandy raccrocha avec enthousiasme et se dirigea joyeusement vers la salle de bains. Son amour pour Bobby était débordant. Ah, l'amour !

Bobby entra furieusement et, une fois dans sa chambre, déposa son téléphone avant de commencer à vociférer à l'encontre d'une femme allongée sur le lit. Qui était cette femme ? La sœur de Bobby ? Sa fiancée ? Sa petite amie ou son épouse ?

Bobby s'adressait à cette dernière, mais elle ne prononçait pas un mot.

– Lily, à qui je m'adresse ? Ou bien est-ce que je parle à un fantôme ?

– Bobby, je ne sais pas ce qui te dérange là-dedans. Oui, j'ai décroché l'appel, et alors ?

– Je t'ai déjà dit de ne plus toucher à mon téléphone. Combien de fois vais-je devoir te le dire ?

– Bobby, je ne veux pas trop parler, et sache que si je suis ici et que ton téléphone sonne, je vais décrocher, c'est certain.

– C'est ça, n'est-ce pas ?

– Oui, c'est bien ça.

– D'accord, nous verrons bien. Puisque tu es une femme qui ne veut pas comprendre, nous verrons.

Bobby empoigna son téléphone et s'éclipsa de la pièce, laissant Lily seule. Cette dernière se leva du lit d'un pas déterminé et le suivit jusqu'au salon, affichant une expression résolue sur son visage.

– Bobby, où vas-tu comme ça ? Quel est ton problème ?

Après avoir achevé sa toilette, Sandy se prépara à se coucher, résolue à effectuer sa prière avant de rejoindre les bras de Morphée. Une fois sa prière terminée, elle se glissa délicatement sous les draps, s'allongeant avec grâce dans son lit.

– J'ai vraiment de la chance d'avoir rencontré Bobby. Il est vraiment l'homme qu'il me faut, je ferai tout mon possible pour le rendre heureux. Oh, mon amour Bobby, parfois j'ai même envie de le laisser aller jusqu'à l'intimité. Mais j'ai aussi peur, je ne l'ai jamais fait et de nos jours, la confiance n'est pas à prendre à la légère. J'ai peur qu'il prenne ce qui m'est le plus cher et m'abandonne ensuite. Avec l'aide de Dieu, je m'en sortirai et nous serons ensemble comme nous l'espérons.

Sur ces pensées, Sandy se laissa emporter par le sommeil.

Le lendemain matin très matinal, Sandy s'éveilla. Elle prit son téléphone portable et composa le numéro de Bobby. Malheureusement pour elle, ce dernier n'apporta aucune réponse à ses appels. Elle déposa délicatement son téléphone et se mit à méditer, perdue dans ses pensées tourmentées. Des interrogations multiples commençaient à la tourmenter.

– Qu'est-ce qui ne va pas avec mon chéri ce matin ? Pourquoi ne répond-il pas à mes appels ? Normalement, il m'appelle déjà à cette heure. Bon, peut-être qu'il n'est pas à côté de son téléphone. Je le rappellerai plus tard.

Sandy se leva de son lit et quitta sa chambre pour s'acquitter de ses tâches domestiques habituelles. Elle tenait son téléphone portable dans sa main, ne voulant pas manquer l'appel de Bobby.

Pendant ce temps, Bobby était dans sa chambre en compagnie de Lily. Cette dernière lui avait confisqué son téléphone portable et refusait de le lui rendre. Malgré toutes les explications de Bobby, Lily persistait à garder le téléphone.

Chapitre 3 Chapitre 03

– Lily, qu'est-ce que tu fabriques ? Je n'aime pas ce que tu fais, je n'aime pas ça du tout. Ne me pousse pas à bout, s'il te plaît. Sinon...

– Sinon quoi, Bobby ? Que me feras-tu ? As-tu oublié que tu travailles dans l'entreprise de mon père ? Tu penses que tu peux tout avoir ? Je t'ai donné mon amour, je t'ai tout donné. Grâce à qui travailles-tu dans cette compagnie ? C'est bien grâce à moi. Maintenant, tu penses que tu peux te mettre avec une autre femme ? Tu te trompes complètement. Si cette femme en question connaissait la vérité sur toi, elle ne te donnerait jamais une place dans son cœur. Parce que tu n'es pas l'homme à qui on peut confier tout son amour. Tu es vraiment méchant, Bobby, tu es pire que Hitler. Tu as couché avec la secrétaire de mon père, tu as également couché avec la femme de ménage. Maintenant, ce que j'attendais et qui m'a même poussée à venir vivre ici avec toi est justifié. Tu sors avec une autre femme. Pourquoi es-tu comme ça, Bobby ? Quel Dieu t'a créé si mauvais ?

– Lily, je ne sais rien de tout ce que tu racontes. Mais qui t'a raconté tous ces mensonges ? Je t'ai trompée avec qui ? La secrétaire de ton père ? Tu parles de Sarah ?

– Tu me poses encore la question ? Mon père a combien de secrétaires dans cette entreprise ? Tu es méchant. Eh bien, je ne te rendrai jamais ton téléphone. Aujourd'hui, tu iras travailler sans ton téléphone. Que tu le veuilles ou non.

– Lily, je t'en prie, ne me fais pas ça. Tu sais très bien que toutes ces informations sont des mensonges. Je t'aime toi seule, c'est toi seule que mon cœur désire. Je t'aime de tout mon être, pourquoi voudrais-je te tromper avec une autre femme ? Ne te poses-tu pas cette question ? Depuis que tu me laisses seul et que tu pars en voyage, es-tu déjà venue à la maison et m'as-tu vu avec une autre femme ? Tu ne me préviens jamais avant de venir, et pourtant est-ce que je t'accueille avec une autre ? Je ne comprends même pas pourquoi tu crois à tous ces mensonges. C'est toi seule que je veux, tu es la reine de mon monde, mon amour. Je suis fou amoureux de toi, je ne pourrais jamais te tromper. Ils sont jaloux de notre amour et ils veulent briser notre relation, c'est tout. Je ne fais rien de tout cela, crois-moi.

– Bobby, pourquoi me fais-tu ça ? Tu sais très bien que tu es le seul homme dans ma vie. Mais pourquoi aimes-tu me faire souffrir ? Je n'aime vraiment pas me disputer avec toi, mais tu me forces à le faire.

– Mon amour, arrête de pleurer, je te jure que je ne te trompe pas. Toi-même tu sais combien ils me détestent dans cette entreprise. Simplement parce que je sors avec la fille du patron, la plus belle femme du monde. Je t'aime, mon amour, ma reine. Je ne permettrais jamais à une autre femme de prendre une place dans mon cœur. Alors arrête de te faire des idées. Viens dans mes bras, mon amour, tu sais que j'ai vraiment envie de sentir ta chaleur depuis hier. Mais c'est ta colère qui me repousse.

Lily, abusée par les tromperies flagrantes de Bobby, s'est réfugiée dans l'étreinte de ce dernier. D'une main délicate, Bobby a commencé à effleurer son corps tandis qu'ils se sont doucement allongés sur le lit. Les caresses de Bobby parcouraient le corps de Lily, qui se laissait aller à ses avances.

– Mon amour, je te désire, je veux te sentir en moi, dit Lily.

– Ma rose, tu sais très bien que je dois partir travailler. Je sais que tu as besoin de repos, mais moi non. Nous pourrons tout faire ce soir, et nous le ferons jusqu'au petit matin.

– Non, mon chéri, s'il te plaît, je veux te sentir en moi maintenant. S'il te plaît. Tu pourrais rester à la maison aujourd'hui pour moi. Ce n'est pas un problème. Je vais les appeler pour les informer.

– Es-tu sérieuse, ma rose ? Parce que je ne veux pas avoir de problèmes avec ton père. C'est pour cette raison que je dis cela.

– Non, ne t'inquiète pas, mon amour, c'est mon père. Alors arrêtons de parler et passons aux choses sérieuses. Déshabille-toi, mon amour, car moi je suis déjà nue comme un ver de terre.

– Waouh ! Mon amour, tu es de plus en plus belle avec tes formes. Je suis vraiment excité, s'il te plaît, aide-moi à me déshabiller.

Lily a aidé Bobby et finalement ils se sont retrouvés nus tous les deux. Bobby a commencé par caresser les seins de Lily, touchant son corps avec amour et tendresse. Lily quittait la terre et s'approchait lentement du paradis lorsque Bobby a accéléré la cadence et les plaisirs ont commencé.

Le gardien de la maison, Razak, arrosait les fleurs derrière la chambre de ses employeurs lorsqu'il a commencé à entendre les douces chansons d'amour. Il s'est arrêté, a mis ses mains entre ses jambes et a commencé à danser au rythme sensuel.

– Oh mon Dieu, ces deux-là vont me tuer dans cette maison. De si bon matin ? Monsieur Bobby ne veut-il pas partir travailler ou quoi ? Oh mon Dieu, ils ne savent pas qu'il y a un célibataire dans la maison ? Au lieu de laisser cette histoire de jalousie à Madame Lily pour embaucher une femme de ménage, elle a refusé. Elle ne pourrait même pas baisser un peu le volume de ses gémissements. Oh mon Dieu, mon attirail est aussi dur qu'un bâton, mais rien pour le calmer. Je dois quitter cet endroit, sinon je vais mourir d'envie.

Ainsi, Razak a quitté les lieux.

Sandy avait accompli ses tâches ménagères avec diligence et s'apprêtait à se rendre au travail. Elle était impeccablement préparée, saisissant son téléphone portable dans l'espoir d'y trouver un appel de Bobby. Cependant, rien, pas la moindre marque de son attention. Résolue, elle décida de le rappeler, mais encore une fois, aucun signe de vie. Un sentiment de tristesse s'empara d'elle tandis qu'elle quittait la demeure. Une fois dehors, face au portail, elle aperçut son père en train de monter dans sa voiture, qui s'immobilisa dès qu'il la remarqua.

– Ma chérie, ton petit ami ne vient pas te chercher aujourd'hui ?

– Je ne sais pas trop, papa. Je l'ai appelé, mais il ne répond pas. Peut-être qu'il est en réunion, je ne sais pas vraiment.

– D'accord, monte pour que je te dépose.

– Merci, papa.

Sandy et son père s'installèrent dans la voiture et se mirent en route. Durant le trajet, le père de Sandy entama une discussion à propos de sa relation avec Bobby, mais Sandy n'était guère attentive aux paroles de son père. Son esprit était entièrement absorbé par Bobby et ses inquiétudes à son égard. Son père remarqua son attitude distante, comme si elle avait la tête perdue dans les nuages.

– Sandy, ma fille, tout va bien ?

– Oui, papa, ça va super bien, j'ai juste un peu mal à la tête.

– Es-tu sûre de pouvoir aller travailler ? Je peux appeler ton patron pour te demander une permission, si tu veux.

– Non, papa, ce n'est rien de grave.

– D'accord, si tu le dis. J'espère que tu ne me caches rien.

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