La terre, près de huit milliards de personnes ; impressionnant non ? Mais savez vous se qu'elles ont en commun toutes ces personnes ?
Et bien la réponse est qu'Aucun d'eux ne sait de quoi l'avenir sera fait. Ils vivent tous dans l'espoir ?
L'espoir d'un lendemain meilleur, d'un déséquilibre qui viendra tout équilibrer du jour au lendemain comme par magie ! Mais C'est quoi l'espoir ? Une doctrine ? Une croyance ou tout simplement une destination jamais franchi, une médiocrité qu'on implante en nous pour nous faire croire que notre existence se résume à la hauteur de nos... espoirs ? C'est fou mais on pourrait se poser tellement de question sur ce simple mot qu'il vaudrait juste mieux de vivre.
Mais vivre pour qui ou pour quoi ? Sa femme ? Ses enfants ? Sa richesse ? L'amour ? Ses peines ? Sa doctrine ? Encore des questions. Notre existence elle-même se résume à de la philosophie ; une science inexacte comme les journées et les nuits qui se suivent mais ne se ressemblent pas. Nous vaguons tous les jours vers l'incertain. Mais pourquoi s'inquiéter quand on nous parle d'espoir en longueur de journée dans nos médias, nos écoles, nos familles, partout, il suffit juste d'être un tout petit peu dans une situation même des moindres pour que ce mot sorte.
Comme tout humain je crois ! Je crois en un lendemain meilleur, je crois en une vraie unité humaine où les guerres et la famine disparaîtront pour laisser place à un monde en paix et heureux ; le nouveau paradis. Mais malheureusement tout ceci ne sera qu'un autre "espoir" qui n'arrivera jamais ou peut-être tant que nos sociétés seront dirigées par des hommes sans cœur ni foi à la recherche du pouvoir et des voies et moyens pour soumettre leur prochain, qui prennent plaisir à voir périr la classe ouvrière, qui contribuer à la destruction de notre monde pour leur profil personnel en finançant les guerres tout en faisant croire aux faibles d'esprits qu'un autre humain comme eux parce qu'il est de couleur, de classe sociale, de croyance ou même de culture différentes n'est pas son frère mais un ennemi qu'il faut éliminer par tous les moyens. Ainsi va notre monde ; vers sa perte à cause de l'égoïsme des uns et des autres et le pire est que chaque être humain en est conscient mais continue de vivre comme si de rien n'était.
J'avais un rêve, énormément d'espoirs : celle de marquer mon village et son histoire entière. Au delà de la cruauté du monde, je m'accrochais à ce rêve dans les profondeurs de mon village, mon village natale où je ne voyais aucun moyen de parvenir à mes objectifs. Je devais partir, voler vers un monde plus...offrante
- Ma'a je suis fatiguée de rester dans ce village.
- Eehhhh mon fils où veux tu aller ? Au village voisin ? Tu es sans ignorer que là-bas n'est pas différent d'ici.
- Non maman je voudrais gagner beaucoup d'argent et je ne penses pas que ça sera possible dans le village voisin pour y aller. Tous les villages des environs sont aussi pauvres que nôtre ça nous le savons tous.
- Ne parles pas ainsi ! Que les dieux m'en préserve. Si tu ne veux pas aller dans l'un des villages voisins où compte tu donc aller ?
- Écoutes maman, écoutes très bien se que je vais te dire car je ne le dirais pas deux fois.
- heuhin je t'écoutes attentivement mon fils. Vas-y tu peux me parler maintenant mes oreilles sont assez tendues pour t'écouter.
- D'accord. Maman ce village tous comme les villages voisins n'offrent rien à la jeunesse depuis la génération de tes grands parents. La prospérité de ce village n'est qu'un mythe aujourd'hui et nous les jeunes voulons davantage faire pour notre communauté mais les moyens sont limitées ou presque absents. Ainsi, après mainte réflexion, j'ai décidé d'aller me chercher à la ville.
- A la ville hein ! Quelle ville comme ça ?
- Maman si tu n'étais pas ma mère je croirais que tu es stupide. il y'a combien de ville dans ce pays où gagner de l'argent est très facile ?
- Euh... d'abord même depuis quand gagner de l'argent est facile mon fils ? À moins que tu n'entres dans les histoires de sorcellerie que j'entends souvent là je ne vois pas comment tu gagnerais de l'argent facilement. Où alors tu as pour ambition de devenir bandit professionnel une fois là-bas et tuer les gens pour leurs prendre se qui est à eux ?
- Maman pourquoi tu joues a l'ignorante ? Serais-tu devenue stupide et incapable de réfléchir. Ne vois tu pas la télévision ?
- Je te rappelle que je suis ta mère donc tu ne me traites pas de stupide. Et il y'a quoi d'extraordinaire dans la télévision ?
- Regarde lorsqu'il montre la ville à la télé surtout la ville de Douala ! Tu peux voir à travers les grosses voitures, les magnifiques maisons et tout se qui constitue une ville qu'il est facile de faire fortune là-bas et je penses qu'il est temps qu'un membre de notre famille fasse la fierté de ce village.
- Mon fils c'est un très beau discours que tu viens de faire là mais tu oublies une chose. Tout se que tu vois à la télé comme voitures, maison, argent... Appartiennent déjà aux gens qui ont bataillé pour l'avoir. Ils ont sur mettre en place un projet et l'ont développé pour en arriver là où ils sont aujourd'hui. Je veux bien accepter que tu partes à la ville même si pour moi c'est un sacrilège mais j'ai une seule question à te poser
- Je t'écoute maman ! Repodis je impatient d'écouter se qu'elle avait à me dire.
- Quel est ton projet que tu aimerais développer une fois là-bas ?
- Euh !!! Ma'a... C'est que nor... En fait c'est pas encore ça... Je veux dire c'est pas encore prêt mais j'y pense hein crois moi j'y penses vraiment beaucoup depuis un bon moment.
- Oui c'est ça ! Tu as quel âge déjà mon fils ? S'il te plaît rappel moi ton âge.
- j'en ai vingt six mère ! pourquoi cette question ? Aurais tu oublié l'âge de ton propre enfants ?
- Non jamais je ne pourrai oublier ce jour où je t'ai pris dans mes bras pour la première. Enfaite ma question c'est pour te faire comprendre que tu te fais de plus en plus vieux et moi encore plus. Donc s'il te plaît songe à me faire des petits enfants au lieux de penser a des sotises. Ou alors veux tu que j'entres sous terre sans voir les enfants de mon seul garçon ? Au lieu de faire comme ton ami qui a épousé la fille du chef et a donné des petits enfants à Ses parents. toi tu es ici a penser à la ville. Que les dieux me viennent en aide.
- Mère tu sais bien que c'est pas la course encore moins un concours donc je préfère aller me chercher d'abord et une fois que j'aurai emmagasiné suffisamment d'argent pour subvenir aux besoins de toute la famille, je te donnerai des petits enfants.
- aller à la ville n'est pas aussi la course. J'accepterai de te laisser partir lorsque tu m'auras présenté un projet que tu voudrais aller développer là-bas pour le moment vas prendre la machette et vas me chercher du bois de chauffage que je fasses la cuisine.
- D'accord mère ?
Je m'appelle Abbi Guelewou fils Guelewou jean Pierre descendant d'une lignée de guerrier royal lui même ancien guerrier du village de la forêt avant son décès il y'a quelques années. J'ai vingt six ans et je fais un mètre quatre vingt dix. Physiquement, je suis plutôt baraqué ; le genre de mec avec qui on ne voudrait pas avoir d'ennui. Je suis né et j'ai passé toutes les années de ma vie dans ce village. Je ne connaissais nul part ailleurs à part mon village et les trois villages voisins. Moi rêve est d'aller plus loin que mon village, parcourir de nouvelles horizons et surtout faire fortune à la ville.. À Douala, ma ville de rêve. Je suis persuadé qu'une fois là-bas, il sera facile pour moi de gagner rapidement de l'argent mais le plus difficile était de réussir à convaincre ma mère de me laisser partir. Elle m'avait demandé de lui proposer un projet à développer mais je ne savais pas se que c'était qu'un projet à développer. Je n'ai pas beaucoup fréquenté et si ma mémoire est bonne, j'avais arrêté les cours au CM 2.
Heureusement pour moi, mon meilleur ami Julio avait étudié jusqu'en classe de seconde avant de décider de se marier secrètement avec la petite fille du chef. Notre village est très traditionnel et les coutumes sont respectées à la lettre ainsi, un jeune homme qui se retrouve entrain d'enceinter ou même de coucher avec une fille devait obligatoirement épouser cette dernière. Bien-sûr ça n'avait pas plu au chef de donner sa petite fille en mariage chez un sans nom ( nom désigné pour qualifier les familles qui ne possède pas suffisamment de terre ) mais il se devait de respecter la coutume après que Julio ait enceinté sa petite fille il y'a de cela cinq ans. Aujourd'hui encore ils vivent le parfait amour et on déjà trois enfants. Pour ma mère il était un exemple.
En allant au champs chercher le bois pour la cuisine de maman, j'en profite pour passer chez mon ami.
- Julio ! Julio ! Julio !
- Ayoo qui crie mon nom comme ça dans tout le village ?
- C'est moi Abbi
- Abbi hein ? Tu ne peux pas arriver chez moi avant de m'appeler ?
- Désolé mon frère c'est juste que j'ai vraiment besoin de ton aide.
- Je savais que ça ne pouvait être que ça. Tu ne peux pas avoir une bouteille de vin de palme ou une boule de couscous et tu cries mon nom ainsi pour partager avec moi.
- Comment tu peux dire ça mon frère ? On a toujours tout partagé ensemble du moins j'ai toujours tout partagé avec toi. C'est même moi qui devrais me plaindre mais je ne le fais pas.
- Tu ne le fais pas parce que toi même tu vois ma situation et avec le troisième enfant que Maria a mit au monde les choses se sont encore compliquée pour moi. Et comme si ça ne suffisait pas le gibier se fait de plus en rare dans nos forêts. Comment un chasseur de mon espèce fera pour mourir sa famille sans gibier ?
- Courage mon frère ! C'est la vie que tu as choisi donc ne te plains pas. Je t'ai connu comme un battant donc tu t'en sortiras.
- Que les dieux t'écoutent mon frère ! Tu ne m'as toujours pas dit pourquoi tu criais mon nom dans tout le village.
- voilà mon frère j'ai besoin de ton aide. Tu sais très bien que dans ce village après les enfants du chef et ses petits enfants c'est toi le plus instruit et normalement tu devrais tout savoir.
- Abbi tu as encore quelle idée derrière la tête cette fois ci. Me demande t'il alors qu'on fesait chemin ensemble en direction du champs. J'espère que tu n'as pas aussi enceinté une des enfants du chef comme je l'ai fait hein
- Non c'est pas ça. Je ne veux pas encore avoir des enfants.
- Tu veux quoi alors ?
- J'ai pris la décision d'aller a la ville gagner beaucoup d'argent pour devenir le plus riche de ce village.
- Hummmm ( en se grattant la moustache ) toi alors tu es possédé par quels esprits ? tu ne veux plus détrôner le chef et prendre sa place maintenant c'est aller a la ville ta priorité ?
- Bien-sûr que je veux toujours détrôner notre mauvais chef mais d'abord il me faut être plus riche que lui
- Et qu'est ce qui t'empêche d'y aller ?
- Ma mère. Ma mère dit qu'elle me laissera aller si je lui présente un projet que je veux développer une fois en ville c'est pourquoi j'ai besoin de ton aide. C'est quoi un projet ? Euh tu sais quoi donnes moi juste des exemples de projets.
- Mon frère ne brûles pas les étapes. Je te dirai tout se que je sais. Pour commencer un projet c'est se que tu aimerais faire une fois là-bas et qui te rapportera des sous. Comme exemple de projet il y'en a tellement dans plusieurs domaines. Mais pour ton niveau je dirai que tu peux aller là-bas développer un commerce ou alors être chauffeur ou être architecte... euh non pas ça tu n'as pas fréquenté. Huuuu voilà aide maçon, apprenti mécanicien, pousseur... bref les trucs de ton niveau tu vois un peu ?
- D'accord ! Merci beaucoup mon frère je savais que je pouvais compter sur toi. J'irai là-bas pour être un très grand commerçants.
- C'est un bon projet mon frère et je suis sur que si tu utilises un peu ton cerveau tu y arriveras. Maintenant je dois te laisser ma Maria m'attend déjà.
- Okay mon frère merci beaucoup.
De retour du champs après avoir longuement réfléchi sur mon projet et sur comment bien le développer une fois en ville et alors que j'étais impatient de l'annoncer à ma mère, je remarque que nous avons de la visite. Une fois a la maison, je me rends compte qu'il s'agit enfait du roi Depoué Premier et de sa garde rapprochée.
Mais que nous voulait bien celui là ? Il n'avait riens à faire dans notre case.
Je n'avais jamais aimé cet homme et mieux encore j'ambitionnais de le destituer lorsque je serai plus riche que lui. Il ne pensait qu'à servir ses intérêts au détriment de celui du peuple qui s'appauvrissait de plus en plus pour le servir. Pendant que les autres villages fesaient de maigres pars vers le développement, le nôtre regressait plutôt au fil des années. Le roi avait tourné le dos aux dieux de nos ancêtres et ceux ci avaient aussi fait pareil nous laissant dans une sécheresse sans fin. Les terres ne produisaient plus grand chose et la nourriture se fesait rare.
Même les animaux sauvages étaient presque inexistants à cause de la sécheresse.
- Bonjour mon roi. Dis je en m'inclinant devant lui en signe de respect
- Bonjour mon fils. Releves toi. Me répondit il
- Mon fils viens t'asseoir prêt de moi s'il te plaît notre roi a à nous dire. Me dit ma mère déjà assise sur un tabouret.
- Non pas besoin de m'asseoir maman. Notre roi ne sera pas long n'est ce pas sa majesté ?
- Tout a fait mon garçon et d'abord même est ce qu'un guerrier à besoin de s'asseoir ? Me demanda t'il.
- Je ne vois pas de quoi vous parlez mon roi. Je ne suis pas un guerrier. Je suis un simple chasseur de petit gibier. Lui répondis je.
- Pour le moment. Mais saches que ta place est auprès de ton roi comme ton père. Tu es né pour servir la couronne et il sera ainsi.
- Ehhhh ! Désolé mon roi mais j'ai d'autre ambition. Ainsi donc, je ne suis pas intéressé par ce genre de choses.
- Que tu le veuilles ou non tu seras de la garde royale comme l'avait été ton père auprès du mien, comme l'était aussi ton arrière grand père pour mon arrière grand père et comme le seront tes fils pour les futures héritiers au trône. Ceci est un ordre royal et en cas de refus tu seras donné en sacrifice aux dieux.
- Mon roi....
- Tu as une semaine pour rejoindre la garde royale. Je dis bien une semaine pas plus. Il y'a bien longtemps que tu aurais dut rejoindre nos rang. Maintenant il est temps pour toi d'accomplir ton devoir.
Après avoir dit cela, il s'est tourné avec ses gardes et ont prit congé de nous. Le connaissant, je devais prendre très au sérieux ses paroles.
- Mais maman pour qui il se prend celui là de venir me donner des autres chez moi ?
- Tais toi mon fils c'est ton roi.
- Quel genre de roi... Quel genre de roi est-il ? Et après même suis-je obligé de servir la cour royale comme les aïeux ? Non non non j'ai d'autre projets à réaliser et je dois quitter ici le plus vite possible.
- Quels autres projets a tu ? Si c'est pour quitter le village pour aller en ville alors je préférerais encore te voir servir le roi même si ça ne me plaît pas du tout
- Maman où veux tu que j'ailles si ce n'est à la ville ? Ici je ne serai jamais en sécurité
- Tu peux toujours aller te réfugier dans un des villages voisins. Là-bas au moins tu pourras te construire une vie surtout que j'ai la famille un peu de partout dans ces villages.
- Ah maman tu t'entends même parler ? Tu sais très bien que le roi me cherchera là-bas en premier et ta famille ne pourra rien faire pour m'aider. Il sera prêt à se mettre en conflit avec les autres royaumes juste pour m'avoir. Cet homme est un fou habillé je te jure.
- Tu as meilleure solution alors ? Demande t'elle.
- oui maman c'est se que je me tues à te faire comprendre depuis. Aller a la ville et je sais déjà se que je ferai une fois là-bas.
- Et tu feras quoi de rentable là-bas mon fils ?
- Bon maman si on vend l'une de nos terres je pourrai me servir de cet argent là-bas pour lancer un petit commerce et avec le temps je gagnerai assez d'argent.
- Très bien réfléchi mon fils. Tu iras en ville si on réussit à vendre le terrain.
- T'inquiètes pas pour ça j'ai déjà un acheteur et il est prêt a verser l'argent dès demain.
Le chef avait été informé de mon intention de quitter le village et les une semaine que j'avais au préalable pour rejoindre la garde royale s'était transformé en deux jours. Il me fallait impérativement quitter le village dès que j'aurai vendu le terrain.
***LÉANDRA***
L'avion dans lequel je venais de passer six heure de vol venait enfin d'atterrir à l'aéroport international de Douala pour mon plus grand plaisir. Ça fesait déjà huit longues années que je n'avais plus posé les pieds sur ma terre natale le Cameroun. Huit années passées dans un pays étranger qui avec le temps était devenu comme le second chez moi ; j'étais vraiment impatiente de sortir de l'aéroport et de respirer l'air frais de ce beau pays.
- [ ] Une fois à l'extérieur de l'aéroport, ma joie est immense. J'arrivais toujours pas à réaliser que j'y étais enfin. Après une grande bouffée d'air fraîche, j'avais stoppé le premier taxi que j'avais vu pour Bonapriso ; quartier dans lequel j'étais née et où vivent mes parents.
Je m'appelle Léandra Assouo, j'ai vingt cinq ans et je fais un mètre soixante dix. Je suis de teint clair comme ma mère à qui je ressemble en tout point d'ailleurs. Je viens d'obtenir une licence en économie et administration des affaires dans la prestigieuse université espagnole de Navarre et tellement impatiente de le dire à mes parents qui ont tout fait pour que leur fille soit diplômée. Mon père tenait a tout prix à se que j'obtiennes un diplôme dans le domaine de la gestion des affaires car étant son unique enfant, c'est moi qui prendrais la tête de ses affaires une fois qu'il n'aura plus assez de force pour pourvoir les gérer.
Ça fait déjà très longtemps que j'avais pas vu papa et maman. A part sur les réseaux sociaux bien-sûr. Une fois devant le portail de la maison, je sonne une fois, puis deux avant d'entendre depuis l'intérieur un instant j'arrives. Mon quartier avait énormément changé tout comme les rues de la ville que j'avais regardé avec admiration depuis l'intérieur du taxi dans lequel j'étais installée. Parlant de changement, l'extérieur de la maison aussi avait changé et j'imagine que c'était aussi le cas de l'intérieur.
- Oui je peux faire quelque chose pour vous mademoiselle ?
- Euh... Ouais me laisser entrer.
- Désolé mademoiselle mon patron m'a demandé de ne laisser entrer personne.
- Dans ce cas fait comme si tu ne m'avais pas vu et laisse moi entrer.
- Hein hein ! Impossible je vous ai déjà vu. S'il vous plaît quittez ici et c'est quoi cette valise ?
- Cette valise c'est la mienne et ton patron c'est mon père donc tu as deux secondes pour me céder le passage après quoi tu n'auras plus de travail.
- Aaaannnh oui je me disais depuis que vous ressemblez tellement à Madame patronne. désolé petite patronne. Fallait le dire depuis. Vous savez ma bouche bavarde beaucoup ; ça n'a pas de frein oh donc faut seulement pardonner.
- Pfffff... Je suis très épuisée s'il te plaît veux tu arrêter de bavarder et me céder simplement le passage ?
- Désolé petite patronne et bienvenue chez vous. S'excusa le gardien à nouveau en me cédant le passage et en récupérant ma valise par la même occasion.
Une fois à l'intérieur, comme je l'avais si bien prédit quelques instants plutôt la maison avait changé. Elle paraissait plus grande et plus luxueuse. Il y'avait un grand et magnifique jardin contenant une grande variété de fleurs et d'arbustes qui n'existait pas avant mon départ. C'est clair que les affaires de papa allait à merveille.
Lorsque je franchis le pars de la porte et que ma mère posa les yeux sur moi, elle se mit à courir vers moi et moi vers elle jusqu'a se qu'on se prenne l'une dans les bras de l'autre dans une joie immense
- ooohh ma fille je suis tellement heureuse de te revoir en chair et en os devant moi et de pouvoir même t'enlacer
- Moi aussi ma petite maman chérie adorée. Tu m'as tellement manqué
- Et moi je ne t'ai pas aussi manqué ? Me demanda une voix que je connaissais trop bien comme étant celle de papa.
Les années passées n'avaient presque rien enlevé à mon père. Au contraire, on dirait même qu'il rajeunissait. Ma mère quand elle se fesait déjà vielle ; on aurait dit qu'elle était plus âgée que son mari pourtant papa était son aîné de deux ans
- Me corazón !!! Criais je en me détachant de maman et le prenant dans mes bras. Tu m'as tellement manqué mon papounet
- À moi aussi ma fille tu m'as trop manqué. Mais didonc tu es devenue une vraie femme.
- Oui nor papa toi aussi tu voulais seulement que je reste enfant ?
- Le temps passe si vite mon enfant. La dernière fois que je t'ai pris dans mes bras tu étais encore une enfant. Je crois tu avais seize ou dix sept ans et cette année là tu venais d'obtenir ton baccalauréat. Regarde toi aujourd'hui, tu es maintenant une dame, une vraie femme.
- Oui papa le temps passe vraiment vite. La vie est courte même si le chemin est long, nous devons profiter au maximum de chaque nouvelle journée que le seigneur nous accorde sans oublier bien-sûr de le remercier pour le souffle de vie renouveler.
- Bien dit ma fille. Me félicita ma mère. Ça prouve que tu n'es pas seulement devenue une femme physiquement mais aussi intérieurement et c'est ça le plus important.
- Gracias mamá ! Ehhh !!! Je ne vous ai même pas encore annoncé la bonne nouvelle. Dis je en joie et en sautillant comme une gamine de cinq ans jouant à la corde.
- Quoi chérie. Répondirent ils en chœur.
- Aller devinez je suis sur que vous pouvez trouver.
- Ma fille ne me dis pas que tu as déjà un fiancé. Lança ma mère.
- Ahahahah non qu'est ce que tu raconte maman ? Papa à ton tour.
- Euh... Je crois que ma fille est une nouvelle diplômée. Oui c'est ça.
- Bien-sûr papounet je suis une future femme d'affaires très bien formé. Hihihihi j'ai obtenu mon diplôme en économie et administration des affaires comme tu le voulais papounet.
- Houla félicitations ma fille. Dit-il en me prenant dans ses bras essayant de me soulever du sol.
- Ahahahah papounet j'ai viellis hein tu crois encore pouvoir me soulever comme tu avais l'habitude de le faire ? Et puis tu te fais vieux hein Monsieur Assouo l'homme robuste
- Ahahahahah tu as raison ma fille. Ton pauvre papa se fait de plus en plus vieux et je suis heureux que tu me fasses honneur ainsi. Mais pourquoi avoir changé d'avis ? Tu as toujours voulu être avocate.
- Papounet et si on parlait de ça devant une bouteille de champagne ouvert en mon honneur ?
- Tu as raison ma chérie et c'est amplement mérité car aujourd'hui tu as rendu ton vieux père fier. Eunh Nathalie ! Nathalie !
- Oui patron !
- Nathalie tu fais quoi ?
- Patron j'arrives. Je suis là patron.
- Depuis que je t'appelles tu ne le comprends pas ? Comment tu es même ? Vas m'apporter la bouteille de champagne que je t'avais donné de garder pour lorsque ma fille sera de retour au pays. Vas-y la chercher aujourd'hui c'est un jour de fête dans la famille. Voici ma fille Nathalie c'est ma princesse.
- Bonjour Mademoiselle patronne !
- Bonjour Nathalie ! Tu peux m'appeler Léandra ne te dérange pas avec tout se protocole.
- Merci mademoi... Euh Léandra !
- Maintenant vas chercher la bouteille de champagne. Dépêche toi et n'oublies pas les coupes. Cries mon père
- D'accord patron je me dépêche.
Quelques minutes après le champagne était servir et chacun avait une coupe a la main. Nous avons traqué à ma gloire avant de prendre place sur les sofas.
- Heuhien ma fille est devenue une vraie femme.
- Papounet arrête de le dire ça se voir déjà. Dis je souriante.
- Ton papa est tellement heureux que tu sois de retour et moi encore plus ma fille. Tu nous as tellement manqué et j'espère que tu ne repartiras plus. Dis ma mère qui de nature n'était pas très bavarde contrairement à mon père.
- Je ne sais pas encore maman.
- Comment ça tu ne sais pas ma fille ? Et puis tu ne m'as toujours pas dit le pourquoi tu as changé ton cursus universitaire. Ton rêve qu'est ce que tu en fais ?
- Papa calme toi. Si j'ai changé mon rêve c'est d'abord pour toi. Je sais que tu rêvais d'avoir une fille diplômé en économie et surtout en administration des affaires...
- Orr merci ma fille. Je suis tout ému que tu penses à ton père
..... Merci papa et je l'ai aussi fait pour moi. J'avais bel et bien commencé avec le droit avant de me rendre compte que j'étais beaucoup plus doué dans le domaine des affaires. C'est alors que j'avais décidé de changer et aujourd'hui je suis heureuse pour ce choix. Et si je dis que je ne suis pas sur si je vais rester c'est tout simplement parce que quelques jours après la fin de mon cursus universitaire, le directeur général d'une très grande entreprise Espagnole m'a proposé un contrat très juteux et difficile à refuser.
- Je comprends ma fille. Murmura mon père. Et si je te proposais le double de se qu'il te propose tu resteras auprès de ton papa ? Dit-il avec un regard comique
- papa arrêtes de faire tes yeux comme ça tu n'es qu'un bon flatteur. C'est bon tu as gagné je reste et crois moi avec moi tes affaires seront au top.
- Je le sais ma fille. Tu as certe pris la beauté et le charme de ta mère mais tu as aussi pris l'intelligence et le sens des affaires de ton papa.
- Monsieur mon mari je te rappelle que je suis plus intelligente que toi. Riposta ma mère avec humour.
Nous avons éclaté de rire et cette joie en famille dura jusqu'a très tard dans la nuit où le champagne coula à flot. Je suis tellement heureuse d'avoir retrouvé ma famille, ma maison, mon pays.
*** Abbi ***
Mon village n'est pas très grand ; tout le monde connaît tout le monde et surtout les nouvelles vont à bon vent. Très vite, tout le monde était au courant que je voulais aller à la ville. En soirée, alors que je suis entrain de manger le délicieux mets que ma mère avait concorté pour sa petite famille, je reçois la visite de celle qui est ma petite amie.
- Abbi ! Abbi réponds moi quand je t'appelle.
- C'est quelle manière ça de crier mon nom comme ça alors que je suis juste devant toi.
- Je cries si ça me chante. Comme ça tu veux aller à la ville et je ne suis pas au courant ?
- Si tu n'es pas au courant comment sais tu que je veux me rendre a la ville ?
- Tu es sans ignorer que rien ne peut rester secret dans ce village. C'est se qui est dans toutes les bouches en ce moment et moi ta copine je suis informée de cela comme une moins que rien.
- Regarde hein si je ne t'ai rien dit plus tôt c'est parce qu'on ne s'était pas encore vu depuis que j'ai pris la décision de partir.
- et tu as pris la décision quand ?
- Aujourd'hui. C'est aujourd'hui que j'en ai parlé avec ma mère et aussi avec Julio donc s'il te plaît calme toi et laisse moi manger depuis que tu bavarde dans mes oreilles les aliments n'arrivent plus à bien descendre.
- Désolé chouchou ! Je suis tellement contente pour toi. Dis tu m'amèneras avec toi dans la capitale ?
- Non et qui t'as dit que j'avais l'intention d'aller à Yaoundé ? Non moi je pars a Douala.
- Eh à Douala ? Et tu refuses de m'amener avec toi pourquoi ? Humm hey ne fais pas ça. J'ai mis mon cœur sur toi et si tu pars avec mon cœur sans moi je ferai comment ?
- Je ne t'ai pas dit de mettre ton coeur sur moi. Tu peux le reprendre ton coeur. il ne me sert a rien. Et tu sais quoi Pauline ? Si tu m'aimes vraiment tu sauras que se que je fais c'est pour notre bien donc maintenant rentre chez toi et attends mon retour.
- Ne parles pas comme ça mon mari
- Haaaaa depuis quand sommes nous mariés ? Part d'abord a mon retour je viendrai te marier.
- Et tu reviendras quand ?
- Très vite. Dès que je fais fortune je viens te marier donc attends juste mon retour.
Elle est finalement partie non sans m'avoir supplier comme elle pouvait de l'amener mais s'était impossible.
La même nuit, je me rendis chez Monsieur Ottou et il me remis la somme de deux cent milles francs en guise de montant d'achat du vaste terrain que je lui avais proposé. Bien évidemment s'était très peu mais j'avais besoin de cet argent. Dans ce village, après le roi s'était cet homme. Il avait beaucoup de terre et sa richesse se basait surtout sur la vente de l'argent. C'est a dire qu'il était en quelque sorte la banque du village. Chaque prêt qu'un villageois effectuait chez lui était remboursé avec vingt a quarante pourcents d'intérêt en fonction de l'urgence de ton prêt. Et si la dette n'était pas remboursée, il récupérait pour lui le gage placé avant le deal. S'était de l'arnaque mais on n'avait pas le choix que de toujours aller vers lui à chaque problème.
Le lendemain
Aujourd'hui est un nouveau jour. A notre réveil, nous nous sommes rendus compte que le roi avait installé deux guerriers devant et derrière notre maison. Ils avaient pour ordre de m'empêcher de quitter la maison et de m'arrêter si jamais je ne coopérais pas . Bien sûr que je n'avais pas l'intention de coopérer. Rien ne pouvais me faire changer d'avis. J'irai à la ville par tous les moyens possibles et aujourd'hui était ma dernière chance car demain je devais être déporté au palais royal pour débuté ma formation de guerrier.
- Mon fils tu vois dans quelle situation tu nous mets ? Regarde comment il y'a des gardes qui surveillent a la loupe ma maison.
- Maman c'est ma faute alors ? Depuis quand une personne doit être obligée de faire se qu'il ne veux pas ? Je penses que ce roi est stupide et ne mérite pas sa place.
- Chuuut est tu devenu fou ou alors tu veux tout simplement servir de sacrifice aux dieux ? Ne parles pas comme ça ils risquent d'entendre.
- Mais c'est la vérité maman! ce roi est totalement stupide et ne mérite pas sa place.
- Eeehhh mon fils je ne veux pas être sans fils ooh. Dit ma mère en pleurant.
- Maman calme toi. Je n'avais pas l'intention de te faire pleurer. Je suis vraiment désolé. Il faut que je trouve un moyen de sortir de cette maison et j'espère qu'en mon absence tu prendras bien soin de mes deux sœurs et de toi aussi. Je te promets d'aller là-bas et de devenir un homme influant et respecté. Je le promets sur ma propre vie.
- Ton amour pour la richesse finira pas te tuer si jamais tu ne te contrôle pas. Je serai heureuse de savoir que mon fils a réussi honnêtement mais je serai très malheureuse si jamais c'est l'argent sale qui te fait réussi. Alors travaille dur et tout ira bien. Sois patient et continue de prier les dieux.
- D'accord maman.
- Ottou t'a donné combien sur la parcelle de terrain ?
- Deux cent milles francs seulement. Cet homme mérite l'enfer je te jure maman et une fois de retour ici lui aussi devra rendre tout se qu'il a pris au villageois.
- Que les dieux te viennent en aide.
- Les dieux s'ils existent seront avec moi. Tiens voici cinquante milles francs prends ça
- C'est pour moi mon fils ?
- Oui maman et tu pourras subvenir à vos besoins avec pendant un bout de temps.
- Mais tu n'as pas assez d'argent mon fils et pour lancer une activité là-bas en ville il te faudra beaucoup d'argent.
- Je sais maman et j'avais aussi fait des économies. Ça fait déjà deux ans que j'économisais donc j'ai au total cinq cents milles francs sur moi et je penses que c'est assez pour lancer un business là-bas.
- Très bien mon fils tu as tout d'un vrai homme d'affaires.
Ma mère est entrée dans sa chambre et est revenue avec un tissu attaché.
- Tiens ceci mon fils.
- C'est quoi maman. Demande-je en prenant le tissu.
- La dedans il y'a cinq cents milles également. Il s'agit de tous mes économies que je mettais de côté pour une urgence et je pense que l'urgence est déjà arrivée. Avec un million de francs tu pourras facilement te lancer
- Merci beaucoup mère. Mes affaires sont-elles prêtes ?
- Oui. Je t'ai fait un sac léger. Une fois a la ville tu t'acheteras de nouveaux vêtements. Ce genre de vêtements que portent les personnes de la ville.
- compris mère. Maintenant il est temps pour moi de trouver un moyen d'échapper à la vigilance des gardes.
- Patiente jusqu'a la soirée ainsi tout sera plus facile dans le noir pour toi et je t'aiderai à faire diversion.
- Compris mère. Anna et Laura je vous demande à genoux de prendre bien soin de maman. Tout se que je fais c'est pour nous ; regardez comme vous êtes belles, vous méritez tellement mieux que de gâcher vos vies à servir de mères porteuses aux moins que rien de ce village. Votre place c'est en ville auprès des vrais hommes pleins aux astres. Soyez juste sages et patiente tout ira bien.
- Ihihihi merci grand frère toi au moins tu reconnais notre valeur. Que les dieux t'accompagnent pour que tu deviennes très vite riches ainsi nous quitterons rapidement ce village maudit. Me dit Laura.
- Tu as raison Laura. Il faut prier les dieux pour que notre grand frère réussisse vite a la ville et qu'il vienne nous prendre d'ici. Ajoute Anna.
Dix huit heures. Alors que le soleil commence à disparaitre derrière les grands arbres de la forêt qui recouvre notre village et que l'obscurité s'apprête à faire son entrée en matière, ma mère me dit que le moment était venu pour moi de partir. Après de nombreuses accolades en famille et quelques gouttes de larmes versées, ma mère sortie de la maison construite en terre battue en criant.
- Sorcier ! Vous n'êtes que des sorciers. Vous avez tuer mon mari et maintenant c'est mon fils que vous voulez tuer yaaaahhhh
Criait'elle en frappant le garde qui était devant la maison. Cela eu pour effet immédiat d'alerter le garde qui était placé derrière la maison et celui ci est allé voir se qui se passait me laissant le champ libre pour m'échapper. Au même moment où je sortais discrètement par la porte de derrière, j'ai vu le roi arriver à la maison avec une dizaine de guerrier et demander à haute voix
- Que ce passe t'il ici ?
Je suis entré dans les champs et j'ai commencé à courir à toute vitesse. Je savais parfaitement où j'allais car j'avais l'habitude d'emprunter ce chemin qui à trente minutes de course se terminait juste à l'entrée de la forêt sacré où les habitants avaient interdiction formelle d'y pénétrer de peur de périr et de mettre par la même occasion les dieux en colère. Je sais que entrer dans cette forêt serait ma seule chance de réussir à m'échapper car lorsque le roi se rendra compte de la supercherie, il enverra ses gardes a mes trousses. Sachant que la particularité des gardes du roi étaient qu'ils sont de très bons pisteurs et aussi en plus d'être très rapides, ils maîtrisent parfaitement tout le village.
Alors que je courais, j'entendis des bruits pas très loin de moi. Il n'y a aucun doute, il s'agit d'eux et pourtant j'avais déjà faire seulement la moitié du chemin qui me séparait de mon salut. Je ne devais pas me faire prendre alors je me suis mis à accélérer sortant ma dernière énergie. Parfois trébuchant ou me cognant contre un arbre que je n'avais pas vu a temps, je n'abandonnais pas.
Sur un virage, le dernier avant la forêt sacrée, je suis tombé nez à nez avec Zino le plus grand guerrier du village. Je ne sais comment il a fait pour me dépasser mais la légende raconte que Zino aurait des pouvoirs surnaturels qui le fesait apparaître et disparaître d'un endroit à l'autre et qu'à lui seul, il avait la force de dix hommes réunis. Dans d'autres circonstances, j'aurai eu peur de lui mais aujourd'hui rien ni personne ne me faisait peur. Alors, sans ralentir, j'ai foncé sur lui levant mon coude qui s'éclata sur son visage et nous nous sommes retrouvés au sol. Me relevant avant lui, je me suis rendus compte qu'il saignait abonnement du nez et sans pitié, j'ai continué ma course car les autres me rattrapaient déjà. Une fois dans la forêt sacré et croyant être en sécurité, j'ai été surpris de voir Zino entrer à son tour.
- Abbi Guelewou fils du grand guerrier royal Guelewou Jean héritier lui aussi d'une lignée de guerrier je t'ordonnes sur ordre royal de me suivre à la cour afin que ton initiation en tant que guerrier soit effectif. En cas de refus, j'ai pour ordre de te tuer.
- Alors essaies de me tuer crétin. Avait je répondu. Jamais je ne serai un esclave comme toi.
Ma réponse ne l'avait pas du tout plu alors il a sorti un poignard et s'est placé en position de combat c'est a dire jambe écarté, bassin courbé et bras grandement ouverts avant de me répondre à son tour
- Qu'il en soit ainsi.