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UNE BONNE FEMME POUR MON FILS

UNE BONNE FEMME POUR MON FILS

Auteur:: Chroniques de Plume
Genre: Romance
Mon fils n'épousera pas une prostituée, jamais de la vie. Jones Lewis un homme d'affaires à succès est respecté dans son domaine et admiré pour ses talents. Mais malgré toutes les réalisations qu'il avait accomplies, il lui manquait quelque chose d'essentiel : l'amour. C'est alors qu'il rencontra Aline Barre, une femme d'une beauté sans pareille, mais qui avait un passé trouble en tant que prostituée. Malgré les regards désapprobateurs des autres, Jones était fou amoureux d'Aline et était prêt à tout pour la garder à ses côtés. Aline, de son côté, avait décidé de laisser son passé derrière elle et de refaire sa vie avec Jones. Cependant, il y avait un obstacle de taille : la mère de Jones. Elle était farouchement opposée à cette relation et ne voulait pas que son fils se marie avec une ancienne prostituée. Jones avait beau tout essayer pour la convaincre, rien n'y faisait. La situation était devenue un véritable dilemme pour lui, car il ne voulait pas perdre l'amour de sa vie, mais il ne pouvait pas non plus renier sa mère. Dans cette histoire, l'amour sera mis à rude épreuve. Jones et Aline pourront-ils surmonter tous les obstacles qui se dressent sur leur chemin ? L'amour sera-t-il plus fort que la désapprobation de la famille de Jones ? Seul le temps pourra le dire.

Chapitre 1 No.01

Le jour se levait doucement, laissant filtrer des rayons de soleil tamisés par des nuages blancs et moutonneux dans le ciel. Une légère brise soufflait à travers la fenêtre entrouverte, apportant avec elle l'odeur fraîche et parfumée des fleurs du jardin.

Dans la chambre de Jones Lewis, l'atmosphère était calme et paisible. La lumière douce et chaude du matin se glissait à travers les rideaux en dentelle, créant une ambiance sereine et apaisante. Le lit, immense et moelleux, était recouvert d'un édredon en plumes blanc immaculé et de plusieurs oreillers en satin. À côté du lit, une table de nuit en acajou contenait un réveil et un verre d'eau.

Jones devait se rendre à son travail, mais il était encore alité, car il ne se sentait pas bien. Bien qu'éveillé, il avait du mal à se lever de son lit. Pendant ce temps, sa sœur Julia, déjà prête pour se rendre à l'université, n'ayant pas vu de signe de vie de son frère, décida d'aller le voir dans sa chambre. Alors qu'elle se dirigeait vers l'escalier, le téléphone de son frère sonna dans le salon, attirant son attention.

« Diable ! Monsieur a même laissé son téléphone ici », s'exclama-t-elle en se retournant pour récupérer l'appareil.

Elle remarqua que c'était leur mère qui avait appelé, mais elle n'avait pas répondu. Une fois arrivée devant la chambre de Jones, elle frappa à la porte, mais n'obtint pas de réponse. Elle entra finalement et fut surprise de trouver son grand frère encore au lit.

« Bonjour Jone »

« Bonjour petite sœur, qu'est-ce qui ne va pas encore ? Tu es déjà prête, c'est ça ? »

« Grand frère, es-tu indisposé ? Sinon ce n'est pas de ton habitude d'être encore au lit à cette heure de la matinée. »

« Petite sœur, je ressens un peu de fatigue, c'est tout. Ne t'en fais pas. »

« Tu devrais te reposer, tu travailles trop et tu ne prends même pas le temps de te ressourcer. On ne dirait même pas que tu es ton propre patron. »

« Ne t'en fais pas petite sœur, et s'il te plaît ne sois pas en retard à cause de moi. »

« Voici ton téléphone, tu l'as laissé sur le canapé au salon. Et aussi maman t'a appelé. »

« Mais que veut-elle encore cette dame ? »

« Je ne sais pas. Bon, j'ai déjà préparé le petit-déjeuner et il est sur la table dans la salle à manger. »

« OK, c'est cool. Je vais me lever, prendre une douche et descendre prendre ce petit-déjeuner. Tu sais bien que je ne manquerais ça pour rien au monde. »

« Grand frère »

« Oui Julia.»

« Es-tu sûr que tu vas pouvoir aller au travail avec l'air que tu as ? »

« Bien sûr que oui. J'ai même une journée chargée aujourd'hui. J'ai trop de courriers à écrire. Mais ne t'inquiète pas, je ne vais pas conduire. Je vais appeler mon ami Carlos qui viendra me chercher. »

« D'accord, c'est bien. Bon, je te laisse. Bonne journée à toi et n'oublie pas de rappeler maman. »

« OK, c'est compris madame l'avocate. Bonne journée à toi aussi. »

« Merci !!! »

Julia quitta la compagnie de son frère aîné. Jones saisit son téléphone pour appeler son ami, mais remarqua les appels manqués de sa mère. Il appela rapidement son ami Carlos pour lui demander de venir le chercher à la maison. Une fois cela fait, il composa le numéro de sa mère et quelques secondes plus tard, elle répondit à l'appel.

« Allô !!! Bonjour maman »

« Bonjour mon enfant, comment vas-tu? »

« Je vais bien maman. Maman, tu m'as appelé. »

« Oui mon fils et je sais très bien que tu n'ignores pas la raison de mes appels ? »

« Maman s'il te plaît, pas ça, ce matin. »

« Quoi ? Mais Jones, mon garçon, sais-tu que je vieillis ? Ou bien, ne veux-tu pas que je voie mes petits-enfants avant de rejoindre mes ancêtres ? »

« Mais maman...»

« Non, je ne veux rien entendre. Je t'ai dit que je vais te trouver une bonne femme, très belle, respectueuse, polie et merveilleuse avec qui tu te marieras. Mais tu as refusé alors que toi-même, tu n'arrives pas à trouver une bonne femme. Qu'est-ce qui ne va pas chez toi mon garçon ? Qu'est-ce qui ne tourne pas rond dans ta tête ?»

« Maman, nous parlerons de ça plus tard. Je dois me préparer pour aller au travail. »

« Ne me parle pas de travail. Je vois, c'est à cause de ta petite sœur qui vit avec toi que tu ne veux pas épouser une femme. Parce qu'elle cuisine pour toi. Est-ce exact? »

« Maman !!! »

« Non, c'est bien ça. Ne t'inquiètes pas, je vais trouver une solution. Mais une question : comment fais-tu pour te sentir à l'aise en te couchant seul dans ton lit en cette période d'harmattan ? N'as-tu pas envie d'avoir une femme à tes côtés pour te réchauffer ? »

« Maman, j'ai compris, je suis déjà en retard. Ce soir, je t'appellerai. »

« OK OK, c'est toujours la même chanson. Ne dis pas que c'est à cause de moi que tu n'as pas pu signer un contrat. Comment va ta sœur ? »

« Super bien maman, elle est déjà partie à l'université. »

« D'accord, bonne journée à toi et saches que je n'aime pas ce que tu fais. »

« Maman, ne t'inquiète pas, tu auras bientôt une belle-fille, une belle-fille qui te donnera des petits-enfants. »

« D'accord, mais je ne veux plus de promesses, je veux maintenant voir et toucher de mes mains. »

« Ne t'inquiète pas maman, bonne journée à toi. »

« Bonne journée à toi aussi mon chéri et prends bien soin de toi. »

« D'accord maman. »

Jones déposa son téléphone portable et se dirigea vers la douche. Après s'être préparé et pris son petit-déjeuner, il attendit l'arrivée de son ami Carlos au salon. Lorsque celui-ci arriva en klaxonnant, Jones prit son sac et sortit pour le rejoindre.

« Bonjour mon ami, comment vas-tu ce matin ? » demanda Carlos.

« Je vais bien, et toi ? » répondit Jones.

« Très bien » dit Carlos en regardant la voiture de Jones, elle a un problème ?

« Non, ma voiture fonctionne parfaitement. Simplement, je ne me sens pas bien pour conduire aujourd'hui. »

« Jones, Jones, mon frère, es-tu sûr que tout va bien ? » s'inquiéta Carlos.

« Pourquoi cette question ? répliqua Jones. Je t'ai déjà expliqué que je ne me sens pas bien, mais tu sembles penser que je te cache quelque chose.

« Bon, monte dans la voiture et nous partirons », insista Carlos.

« Comme tu veux. »

Jones monta dans la voiture et Carlos continua de plaisanter.

« Jones, devine quelle question je veux te poser ? »

« Je t'écoute, répondit Jones. »

« Est-ce que tu me considères comme faisant partie de la jeune génération d'aujourd'hui, tandis que toi, tu faisais partie de celle d'hier ? »

« Mon ami, s'il te plaît, démarre la voiture. Je suis l'un des jeunes d'avant-hier », plaisanta Jones.

Les deux amis éclatèrent de rire et Carlos mit le contact pour démarrer la voiture.

Carlos était le meilleur ami de Jones et le seul qu'il avait. Il était également directeur d'une grande entreprise spécialisée dans la réparation d'outils informatiques. Il était marié et avait un fils.

Quelques heures plus tard... au bureau

Jones avait terminé sa journée de travail et appela sa secrétaire pour lui donner des documents à analyser. Celle-ci vint le voir dans son bureau.

« Monsieur, vous m'avez demandé quelque chose ? »

« Mademoiselle Carole, je vous prie d'analyser ces documents pour demain matin. Puis-je compter sur vous ? » demanda Jones.

« Oui, monsieur. »

« Très bien, c'est tout pour le moment. »

La secrétaire quitta le bureau de Jones. Ce dernier décida d'appeler son ami pour savoir s'il pouvait le récupérer. Il appela et Carlos était déjà en route.

Après une demi-heure...

Carlos était arrivé pour prendre Jones et ils décidèrent de s'arrêter dans un restaurant pour manger quelque chose. Ils y restèrent un moment avant de reprendre la route.

Ils étaient en train de rouler lorsqu'ils arrivèrent à un carrefour. On aurait dit un podium de défilé avec toutes ces belles femmes en tenue légère qui se tenaient debout. Carlos remarqua que Jones les contemplait et décida de le taquiner.

« Mon frère, tu veux en prendre une pour toi... »

« Ne termine pas cette phrase, s'il te plaît. Tu ne me connais pas si mal, n'est-ce pas ? » répondit Jones, agacé.

« Pardonne-moi, mon frère, je plaisantais simplement », rétorqua Carlos.

Carlos parlait à Jones, mais ce dernier était ailleurs dans la voiture. Tout à coup, Jones demanda à son ami de s'arrêter. Carlos obéit, sortit de la voiture et alla vers l'une des femmes qu'il avait remarquées.

Il échangea quelques mots avec elle avant de revenir vers la voiture avec la femme. Il ouvrit la portière pour elle et elle monta. Carlos démarra la voiture sans dire un mot. Une fois arrivés devant le portail de la maison de Jones, il les déposa et prit la direction de chez lui après avoir échangé quelques mots avec son ami.

Jones fit entrer la femme dans sa maison. Cette dernière regardait autour d'elle et Jones la rassura en lui expliquant que c'était sa maison et qu'elle n'avait pas à s'inquiéter.

Chapitre 2 No.02

Ils entrèrent à l'intérieur et Julia, la sœur de Jones, regardait la télévision dans le salon. Lorsqu'elle vit son grand frère entrer, elle se leva pour prendre son sac de bureau. Elle salua son grand frère ainsi que l'invitée qui l'accompagnait.

Jones saisit l'opportunité pour présenter sa sœur à la femme. Cette dernière fut surprise de la façon dont Jones avait présenté sa sœur. Il invita la femme à s'asseoir dans le salon et monta dans sa chambre pour se changer. Dans les escaliers, il croisa sa sœur qui revenait de sa chambre. Cette dernière lui lança un regard et Jones remarqua qu'elle voulait le taquiner.

« Fais-moi plaisir, Julia, et ne recommence pas. Tu ressembles comme deux gouttes d'eau à maman, c'est fou ! »

« Je suis fière d'être la photocopie de maman » répondit-elle fièrement.

« Alors tu es fière, hein ? »

« Oui Oui » acquiesça-t-elle.

« Très bien, très bien, j'ai compris maintenant. »

« Mais attends, grand frère, j'ai quelque chose à te dire ! »

« Quoi encore ? »

« Tu es sûr que cette femme n'est qu'une simple partenaire d'affaires ? Elle est tellement belle, avec une silhouette de rêve en forme de Coca-Cola. Je serais ravie qu'elle devienne ma belle-sœur ! »

Jones éclata de rire, dépassé par les taquineries de sa sœur.

« Julia , tu vas me tuer un jour ! »

« Mais je n'ai fait que poser une question innocente à un monsieur ! »

« D'accord, elle passera la nuit ici, ça te va ? »

« Parfait, maintenant tu peux partir, je tiendrai compagnie à ma belle-sœur. »

Julia quitta son frère. Jones entra dans sa chambre, se déshabilla et décida de prendre une douche avant de rejoindre les femmes dans le salon. Quelques minutes plus tard, il en sortit et les rejoignit. Il vit que sa sœur discutait avec la femme qu'elle avait amenée à la maison. Il l'interrompit car il avait faim et appela la femme par son nom.

« Aline , je vois que tu t'entends bien avec ma sœur, n'est-ce pas ? »

La femme répondit avec un sourire.

« Oui Jones »

« Ah, je vois, vous allez bien vous entendre alors. Bon, j'ai faim, Julia. »

« D'accord grand frère, la table est déjà dressée. Aline, allons-y. » dit Julia.

Jones avait invité Aline à la maison, une femme dont il était clair qu'elle se livrait à la prostitution. Obligée de les accompagner à table, Aline ne se sentait pas à l'aise et baissait la tête. Une fois le repas terminé, ils décidèrent de regarder la télévision.

Quelques heures plus tard, Julia quitta la pièce, laissant Jones et Aline seuls dans le salon. Jones avait les yeux lourds et fatigués, ce que remarqua Aline.

« Jones ? » demanda-t-elle.

« Oui, tu es fatigué, c'est ça ? » , répondit-il.

« Non, moi ça va, mais toi, tu as l'air fatigué. Mais je suis d'accord pour qu'on passe aux choses sérieuses. »

« Passer aux choses sérieuses ? Tu sous-entends qu'on ne fait rien de sérieux jusqu'à présent ?» répliqua Jones. « Bon, je vais éteindre la télé et nous allons monter » , dit Jones.

« D'accord !» , répondit Aline

Jones éteignit la télévision et toutes les lumières du salon, puis il monta avec Aline dans sa chambre. Il lui demanda de se mettre à l'aise et sortit voir sa sœur. Quand il frappa à la porte de la chambre de Julia, elle lui demanda d'entrer.

« Tu ne dors pas encore ? » demanda-t-il à sa sœur.

« Non, grand frère, je fais des recherches sur internet. Dis-moi, comment te sens-tu avec Aline ? Moi, je l'aime bien, elle est belle, sexy, gentille et très amusante. Vraiment, je souhaite qu'elle devienne ta femme et, à partir de cette nuit, ce sera ma prière pour toi.»

« D'accord, ma future avocate. Je suis venu juste te voir avant de me coucher » , répondit Jones.

« Je savais que tu viendrais » , répliqua sa sœur.

« A bon ? Et pourquoi ? »

« Tout simplement parce que tu es mon papa » , plaisanta Julia.

Jones embrassa sa sœur sur le front, lui souhaita une bonne nuit et prit congé d'elle. De retour dans sa chambre, il constata qu'Aline s'était déjà déshabillée et l'attendait dans le lit. Il se coucha à côté d'elle et la regarda. Aline le regardait aussi, puis Jones remarqua que la lumière de la salle de bains était allumée.

« Oh, j'ai oublié d'éteindre la lumière de la salle de bains » , dit-il.

« Non, c'est moi qui l'ai allumée. J'avais pris une douche et j'avais oublié de l'éteindre. Laisse, je vais le faire", répondit Aline en se levant du lit.

« D'accord » , répondit Jones.

Jones était allongé dans le lit lorsque Aline se leva pour éteindre la lumière. Il fut ébloui par la beauté et la grâce d'Aline. Il ne pouvait s'empêcher d'admirer ses formes parfaites : ses fesses rondes et ses seins fermes, qui semblaient être tout juste mûrs. C'était un spectacle fascinant pour Jones.

Cependant, il réalisa vite qu'il était en présence d'Aline, et qu'il devait se contrôler, parce qu'il n'avait pas l'intention de coucher avec elle. Alors il devait garder ses pensées pour lui. Il tenta de reprendre ses esprits et fit taire ses pensées inappropriées. Aline s'allongea à côté de lui et Jones éteignit les veilleuses sur ses tables de nuit. Il la salua poliment et souhaita une bonne nuit à Aline, puis il se tourna pour lui tourner le dos et dormir.

Mais Aline l'interrompit alors qu'il se retournait.

– « Monsieur Jones, je ne comprends pas ce que tu fais. Tu m'as amené dans cette maison à cause de quoi au juste ? Tout d'abord, c'est la présentation que tu as faite à ta sœur me concernant. Nous les deux nous avons très bien que je ne suis pas l'une de tes partenaires d'affaires et que je suis une femme de plaisir, une prostituée. Maintenant, je ne comprends pas, tu as quoi derrière la tête ? Depuis, tu fais comme si je suis ta femme et tu veux te coucher juste à côté de moi comme un mari à côté de sa femme. »

Jones se redressa et fit face à Aline.

« Aline, si je comprends bien, tu ne peux pas être la femme d'un homme, être à ses côtés du matin au soir?» demanda-t-il à Aline.

« Jones, arrête avec tes questions, ce n'est pas ce que nous avions convenu. N'oublie pas que je suis présente dans cette maison à cause de l'argent. »

« À cause de l'argent ou pour une autre raison ? Veux-tu que je te le donne maintenant ou que tu attendes demain comme prévu ? »

« Jones, pourquoi agis-tu ainsi ? Je ne veux pas perdre mon temps. Je ne peux pas prendre de l'argent chez toi sans que tu me touches.»

« Est-ce que c'est moi qui t'ai dit ça ? Bon, je ne veux pas avoir de relations sexuelles avec toi. Pour être honnête, je ne sais même pas ce qui m'a pris pour t'amener chez moi. Ce que je sais, c'est que tout a une première fois. C'est vrai que je n'ai pas de femme et que je vis seul dans cette grande maison avec ma sœur unique. Mais je n'ai jamais eu l'intention d'amener une femme dans ma maison juste pour le plaisir. Pour moi, mon travail est ma femme. Je sais que j'aurai une femme qui vivra à mes côtés, mais je ne suis pas pressé. »

« Maintenant, dis-moi pourquoi tu me dis toutes ces choses ? » demanda Aline.

« Aline , je veux juste que tu restes allongée à côté de moi, comme tu l'as dit, comme une femme à côté de son mari. Demain, tu auras ton argent comme convenu.»

Aline ne savait plus quoi dire. Elle baissa la tête et Jones lui demanda :

« Pouvons-nous nous coucher maintenant ? »

Aline ne répondit rien et Jones lui tourna le dos pour dormir. Aline resta éveillée pendant un bon moment, se demandant ce que Jones avait derrière la tête.

« Je ne comprends pas ce qu'il veut de moi. Ou peut-être est-il impuissant ? Sinon, c'est la première fois que je vois ça. Je suis nue à côté de lui et il ne semble même pas me remarquer. Dans tous les cas, j'aurai mon argent demain matin et je ne veux pas être expulsée par mon propriétaire. Quoi qu'il en soit, c'est comme il veut. »

Sur ces mots, Aline s'allongea dans le lit et s'endormit.

Chapitre 3 No.03

Au lever du jour suivant, Jones s'était déjà éveillé et scrutait attentivement quelques documents professionnels dans un silence absolu, plongé dans une concentration sans faille. L'atmosphère était renforcée par le silence de la pièce et la lumière douce du soleil levant qui s'infiltrait par la fenêtre ouverte apportait une ambiance paisible et sereine à la pièce.

C'est alors que Aline, doucement sortie de son sommeil, émergea de ses draps. Son regard encore endormi balaya la pièce, cherchant à identifier l'origine de cette atmosphère étrange. Elle aperçut alors Jones, assis à son bureau, penché sur des documents avec une telle intensité qu'il semblait être seul au monde.

Elle ne voulait pas le déranger. Jones, plongé dans ses pensées, ne remarqua pas immédiatement qu'elle s'était déjà réveillée. Ce n'est qu'à la légère toux d'Aline, signalant sa présence, que Jones détourna son regard de ses documents. Les sourcils légèrement froncés et Aline le salua :

« Bonjour Jones.

« Bonjour Aline, j'espère que vous avez bien dormi cette nuit ? »

« Oui, ça va. Mais c'est un peu étrange. »

« Qu'est-ce qui est étrange ? Y a-t-il un problème ? Avez-vous fait un mauvais rêve ? »

« Non, rien de tout cela. Ce qui est étrange, c'est que c'est la première fois que je dors avec un homme dans le même lit, dans sa maison, et pourtant je me sens comme chez moi. Vous vous êtes réveillé avant moi, ce qui est encore plus étrange, car habituellement je me lève avant vous. Mais j'ai dormi comme un bébé qui n'a aucun souci.»

« Oh, je vois. C'est peut-être parce que vous avez passé la nuit chez un saint. »

« Vous, un saint ? Ne me faites pas rire. Et vous, que faites-vous exactement ? »

« C'est le travail, toujours le travail. Bon, je vais me doucher pour me préparer. Je dois me rendre au bureau. »

Jones rangea les documents dans son sac et s'apprêtait à se diriger vers la douche lorsque sa sœur frappa à la porte. Il lui ouvrit, et grande fut sa surprise lorsqu'il vit qu'elle avait un plateau entre les mains.

Julia entra dans la chambre avec le plateau, alors qu'Aline était encore couchée sous les draps. Les deux saluèrent Julia :

« Bonjour grand frère, Bonjour Aline »

« Bonjour Julia », répondirent-ils.

Julia déposa le plateau sur la table dans la chambre. Jones chercha à comprendre ce qui n'allait pas.

« Je ne comprends pas, est-ce un changement ? »

« Non, non, j'ai juste apporté le petit-déjeuner à ma belle-sœur Aline, et non à toi.

« Oh, je vois. Dans ce cas, je vous laisse. Je vais prendre une douche. »

« Va-y, mais sache que je pars déjà. Nous nous verrons ce soir. »

« D'accord, petite sœur, et n'oublie pas d'être prudente sur la route. Ta voiture n'a aucun souci, j'espère ? »

« Non, rien, sinon je te l'aurais dit. »

« C'est vraiment bien. Alors, bonne journée à toi ! »

« Pareil pour toi aussi. »

Jones prit sa douche, tandis que Julia discutait un peu avec Aline avant de partir. Aline était vraiment contente du comportement de la sœur de Jones.

Quelques instants plus tard, Jones était prêt à partir et Aline avait achevé son petit déjeuner. Elle s'empressait de se préparer pour rentrer chez elle lorsque son compagnon la stoppa dans son élan.

« Prends ton temps, je vais laisser les clés et lorsque tu auras fini, tu pourras fermer la porte et remettre les clés à mon gardien. Ton argent est dans l'enveloppe qui se trouve sur la table de chevet. Pour ma part, je dois partir, j'ai une journée bien remplie qui m'attend. »

« Mais Jones... »

« Ne dis rien, je tiens juste à te demander de renoncer à ton travail. Si tu cherches un emploi, il y en a à pourvoir dans ma société ainsi qu'à la maison. Passe une excellente journée. »

Aline se trouva sans voix, elle souhaita bonne journée à son compagnon qui lui fit signe avant de s'éloigner.

Après s'être apprêtée, Aline se saisit de l'enveloppe laissée par Jones et en examina le contenu. Elle fut stupéfaite de constater que la somme d'argent qui y figurait dépassait de loin ce qu'elle devait recevoir. Elle en perdit ses mots et se parla à elle-même.

« Est-ce un coup de chance ou quoi ? Cet homme ne m'a pas touchée, il ne m'a même pas approchée et pourtant il me laisse une telle somme d'argent ? Je ne comprends plus rien. Je ne mérite pas cet argent, je ne vais pas le prendre.»

Aline décida de poser l'enveloppe là où Jones l'avait laissée et prit son sac pour partir. Cependant, elle fut interrompue par une vibration de son portable. Elle sortit son téléphone de son sac pour constater qu'il s'agissait de son amie Anita.

Anita est la compagne d'Aline, avec qui elle partage son domicile. Lorsqu'elle décroche l'appel, elle répond avec politesse et distinction :

« Bonjour Anita, y a-t-il un souci ? »

« Bonjour Aline, où est ton téléphone portable ? Je t'ai appelé à plusieurs reprises mais je n'ai reçu aucune réponse. Ton téléphone sonne, mais personne ne décroche. J'espère qu'il n'y a pas de soucis ? »

« Non, ma chère, il n'y a aucun problème. Je suis d'ailleurs en route pour la maison. Le propriétaire est-il passé ? »

« Non, pas encore. Mais je m'attends à ce qu'il arrive bientôt. As-tu pu trouver de l'argent ? Parce que l'homme avec qui j'ai passé la nuit ne m'a pas donné beaucoup. Tu sais que si nous ne payons pas le propriétaire, nous risquons d'être expulsées de notre domicile. »

« Je vais rentrer bientôt et nous réfléchirons à la situation, ma chère. »

« Tu insinues donc que tu as une solution ? Je vois que tu as passé une bonne nuit, avec cet homme et sa belle voiture. »

« Anita, s'il te plaît, cessons de parler de cela. »

« Es-tu encore chez lui ? Je n'entends aucun bruit de départ. Ou bien avez-vous décidé de passer la journée ensemble ? Ne me dis pas qu'il a été ensorcelé par ta beauté et tes talents. »

« Anita, tu parles trop. Il est déjà parti au travail et je m'apprêtais à partir lorsque tu m'as appelée. »

« Quoi ? Il t'a laissé seule chez lui et est parti travailler? »

« Oui, bon, je te laisse maintenant. Je rentrerai chez nous tout à l'heure. »

« Entendu, j'ai hâte de te voir et que tu me racontes tout. Est-ce qu'il est riche ? »

Aline raccrocha l'appel, indécise quant à sa situation. Si elle ne rapporte pas l'argent nécessaire, elle et Anita pourraient être expulsées par le propriétaire. Elle décida donc de prendre l'enveloppe d'argent que Jones avait laissée, la mit dans son sac à main, prit la clé sur la table et quitta la chambre.

Carlos, l'ami de Jones, s'était présenté chez lui pour le récupérer. Il était persuadé que ce dernier se trouvait encore dans sa demeure. Cependant, lorsque le gardien de Jones ouvrit le portail, Carlos interrogea ce dernier sur la présence de son patron à la maison. Le gardien lui expliqua alors que ce dernier était déjà parti travailler. Tandis qu'ils discutaient, Aline arriva à l'extérieur, ferma la porte derrière elle et remit les clés au gardien conformément aux instructions de Jones. Elle salua cordialement Carlos et le gardien avant de prendre congé. Carlos était perplexe et exprima son incompréhension :

« Excuse-moi, Sam, tu viens de me dire que ton boss n'est pas présent à la maison. »

« Effectivement, monsieur, mon patron a déjà quitté pour son lieu de travail. Il a pris sa voiture et est parti. »

« Alors, qui est dans la maison actuellement, à l'exception de cette dame qui vient de partir ? »

« Personne, monsieur, même mademoiselle Julia est partie pour l'université. »

« Si je comprends bien, Jones a laissé cette femme seule chez lui. Pourquoi agit-il ainsi ? Bonne journée, Sam. »

« Merci infiniment, monsieur. Je vous souhaite également une bonne journée. »

Carlos monta alors dans sa voiture et prit la direction de l'entreprise de Jones. .

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