Docteur : bonjour Mme, enfin vous vous réveillez!
Aline : bonjour docteur, qu'est-ce que je fais sur ce lit ? Aïe ! (Aline se tort de douleur) mon ventre docteur, mon bébé, où est mon bébé ? (Pleures)
Docteur : désolé Madame Ndédi vous avez perdu votre bébé votre chute lui a été fatale.
Aline (en pleures) : pas ça! Non docteur pas mon bébé! Non ! Pas encore!
Docteur : calmez-vous madame ne faites pas trop d'efforts vous êtes encore fragile.
Aline (en pleures) : Seigneur jusqu'à quand ce bonheur me sera refusé, pourquoi ? Ai-je tué quelqu'un ? Qu'ai-je fait de mal que de prier chaque jour pour avoir un enfant, celui-là qui illuminera mes jours mais au contraire se sont des pleures que tu m'infliges depuis de nombreuses années...
Docteur : calmez-vous madame, je passerai plus tard !
Je suis Aline, j'ai 35 ans bientôt la quarantaine, je me suis mariée à Léon il y'a de cela 10 ans, Léon est un homme d'affaires très fortuné il voyage beaucoup et parfois la solitude m'emporte d'autant plus que jusqu'à présent je n'ai pas un enfant. Cela fait de moi la risée de ma belle-famille, la stérile comme ils aiment bien m'appeler, si l'amour que mon mari avait pour moi n'était pas assez fort il y'a bien longtemps il aurait écouté sa famille et m'aurait répudié.
Je suis pointée du doigt où que j'aille, même ma propre famille pense que Léon a vendu mon uté.rus pour la richesse, je pleure tous les jours tout en demande au Seigneur de m'aider mais tout ce que je reçois ce sont des fausses cou.ches à répétition et des humiliations.
J'ai parcouru toutes les cliniques du pays, rencontrée tout sorte de gynécologues, bu de nombreuses concoctions traditionnelles mais rien de positif, les rares fois où je suis tombée enceinte je l'ai per.du aussitôt, ma vie est triste plus tragi.que que le Titanic...
Puis il Ya quelques mois grâce à la fécondation in vi.tro(F.I.V) Léon et moi allions devenir parents, un petit être grandissait en moi, la joie qui m'animait était indescriptible enfin mes larmes allaient être des fous rires, je remerciais le ciel matin midi et soir pour ce miracle que j'allais tenir dans mes bras.
Un mois avant l'incident Léon se rendit à l'étranger pour ses affaires il n'allait pas être de retour ni assister à la naissance du bébé ça m'attristait beaucoup lui également mais c'était pour le boulot, vous vous demandez certainement comment j'ai per.du mon bébé...
# Flash-back
Il y'a une semaine ma belle-sœur Yasmine fêtait l'anniversaire de son fils, malgré que je m'entendais pas avec ma belle-famille je me devais d'y assister en tant que belle fille, la nouvelle de ma grossesse avait en peu apaisé les tensions , mais je me méfiais d'eux comme la pes.te, c'est toute maquillée , talons aiguilles et arborant ma jolie robe qui montrait mon joli petit ventre que j'arrivais à la fête, je respirais la fraicheur cette grosse.sse m'avait redonné mes 15 ans.
L'attention était portée sur moi, tous ces gens-là qui m'insultaient et se moquaient de moi, plaisantaient avec moi des vrais hypocrites je connaissais leur jeu.
Après avoir passé une bonne soirée tout ce dont je me souviens c'est ce verre que ma belle-mère m'avait tendu disant que c'était une cou.tume chez eux je devais le boire pour enlever le mauvais sort dû à mes nombreuses fausses cou.ches, j'ai été bien naïve de le boire juste pour ne pas lui faire de tort je ne voulais surtout pas qu'elle me gâche la soirée.
C'est ainsi que je pris le verre et le bu à pleine gorgée, un poi..son qui allait tu.er mon bébé à petit feu. La soirée finit, je suis rentrée chez moi, après avoir causé avec Léon par appel vidéo je me suis endormie.
Les jours qui suivaient je ressentais des dou.leurs au bas ventre , des ver.tiges de surcroît je n'avais plus d'appétit cela ne m'avait pas inquiété pensant que c'était naturel, étant une novice c'est tout naïvement que je cru que c'étaient des symptômes passagers, le processus normal d'une gross.esse sans doute.
Jusqu'à hier où je me voyais débouler les escaliers de la maison prise de ver.tiges, je gisais sur le sol, du sa.ng s'écoulait de mes fes.ses et une dou.leur atro.ce me tenait au bas ventre, c'était mal me connaitre j'en avais eu des douleurs mais celle-ci était au-dessus de tout entendement, ensuite tout était devenu flou autour de moi. Le lendemain je me réveillais dans ce lit, mon gardien m'y avait emmené après avoir entendu mes cris...m
Ma belle-mère m'avait eu cette sor.cière m'avait enlevé mon bonheur, je la mau.dissais dans mon cœur.
Docteur : madame Ndédi vous allez mieux ?
À son avis j'allais bien, quelle question insensée me posait-il là ? Fichez-moi la paix c'est tout ce que je voulais.
Aline : silence...
Docteur : madame Ndédi vous allez bien ? depuis hier vous ne parlez plus, je comprends votre douleur, mais on ne pourrait vous libérez si vous ne montrez aucun signe d'amélioration!
Non je ne pense pas que tu comprennes cher docteur!
Aline : silence...
Bientôt deux jours je suis dans cet hôpital, coupée du monde je ne sais pas à quoi me rattacher ma raison de vivre s'était envolée, ce petit être en qui j'avais mis tous mes espoirs qui allait égailler mes journées, à quoi bon lutter. Je ne prenais pas d'appels, Léon devait s'inquiéter...
Je faisais les cents pas dans le couloir, je fis un tour en pédiatrie, le fait de voir tous ces bébés dans la pouponnière me rendait heureuse je m'imaginais avec le mien, ces mamans qui portaient leurs petits anges dans les bras m'attristaient tellement, mes larmes coulaient sans arrêt, la vie pouvait être cru.elle des fois pour certaine. Une jeune fille attira mon attention toute en pleures elle m'avait ému, je me dirigeais vers elle...
Aline : éh ma puce qu'est-ce que tu as ? Pourquoi tu es dans cet état ?
Anna (en pleures) : silence...
Elle me regardait l'air attendrissant, sans me connaitre elle se blottit dans mes bras, c'est tout naturellement que je l'acceptais, je caressais ses cheveux et elle se calma...
Aline : alors ma belle tu t'es calmée mais pourquoi pleures-tu à chaude larmes ? as-tu perdu quelqu'un ?
Anna (en pleures) : c'est pire que la m.ort madame, je suis finie !
Aline : calme toi ce n'est pas bon de pleurer ainsi dans ton état tu risques de faire du mal à ton bébé!
Anna : s'ils pouvaient disparaitre de mon ventre ça résoudrait mes problèmes!
Aline : comment t'appelles-tu ?
Aline : Anna madame et vous ?
Aline : Aline!
Cette petite me faisait vraiment de la peine, aussi jeune et être en.ceinte cela ne devait pas être une mince affaire!
Aline : sent toi chanceuse et heureuse de porter ces petits êtres en toi, pleurer ne résoudra pas tes problèmes, sais-tu qu'il y a des femmes qui recherchent ce petit miracle, connaitre un jour la dou.leur de l'enfantement ?
Anna : je leur donnerai volontiers je n'en veux pas!
La nature pouvait être bizarre des fois, il donnait à certaines ce qu'elles ne désiraient pas et refusaient à d'autres...
Aline : ne dit pas cela, où es ta famille ?
Anna : je n'en ai plus, mes parents m'ont mis à la porte à l'annonce de ma grosse.sse!
Aline : et le père ?
Anna : il a disparu dans la nature depuis l'annonce de ma grossesse je suis seule, je n'ai personne, vous vous rendez compte même pas un enfant mais deux c'est trop!
Aline : ne t'en fait pas je t'aiderai, tient voici 30.000 francs trouve toi un endroit où dormir dans deux jours je te contacterai, tu as de quoi noter mon numéro?
Anna toute réticente, refuse de prendre la somme qu'elle lui tend.
Anna : non madame Aline c'est trop je ne peux pas accepter cela, vous ne me connaissez même pas et vous êtes si généreuse avec moi
Aline : ne discute pas, je le fais avec le cœur.
Anna : d'accord merci beaucoup, tenez voici de quoi noter.
Aline note son numéro dessus. Anna se dit être chanceuse d'être tombée sur une femme aussi gentille et généreuse.
#ANNA
Je suis Anna , j'ai 17 ans et je suis élève en classe de terminale, j'avais un brillant avenir devant moi et je faisais la fierté de mes parents, à cause des longs yeux je suis tombée en.ceinte.
Je fréquentais une bande d'amies qui avait pour objectif de sortir avec des hommes riches pour de l'argent, poussée par mes amies j'avais entamé une relation avec un homme de la trentaine qui m'avait fait longtemps auparavant la cour.
À chaque sortie de classe il était toujours là, il avait une belle range rover blanche , mes copines en étaient même jalouses qu'il s'intéresse à moi et pas à elles , il ne m'intéressait pas mais il était friqué et c'est tout ce dont j'avais besoin pour faire mes preuves et entrer dans la cour des grands comme disaient mes copines.
Sous la pression j'entamais une idylle avec lui, j'avais tout ce que je désirais, argent vêtements, chau.ssures de mar.que, j'étais au petit soin, mon comportement à la maison avait changé j'étais devenue très in.solente, je décou.chais pour sortir avec mes copines, je n'écoutais plus personne, j'étais tombée amoureuse comme on le disait souvent au quartier on ne conseille pas une fille amoureuse.
Mon petit ami comme je l'appelais très fièrement m'avait clairement fait comprendre qu'il ne dési.rait pas d'enfants j'aurai du comprendre qu'il voulait juste prendre son pi.ed ,après mon premier rap.port et plusieurs autres non pro.tégés, j'ai commencé à avoir des ma.lai.ses, je vo.missais en longueur de journée ce qui parut bizarre à ma mère. Elle m'avait fait faire un te.st de gro.sse.sse qui s'était avéré positif, confirmé plus tard par un autre test fait à l'hôpital. La foudre s'était abattue sur moi, l'auteur de ma gro.sse.sse avait nié et m'avait traité de tous les noms et disparu de la circulation.
Mes parents m'avaient mis à la porte il ne voulait pas d'un enfant ba..tard chez eux je les avait déçu, même mes propres copines m'avaient tourné le dos je me retrouvais seule et abandonné, quelle bêtise avais-je commise! Je regrettais énormément mes actes, j'étais devenue la risée de ma famille, je n'avais plus de toit où vivre.
Je vivais le jour le jour comme on disait en langage familier , je passais parfois mes nuits dans les maisons aban.don.nées ou dans des chantiers dans lesquels je travaillais en journée jusqu'à épuisement pour avoir de quoi manger, mon travail consistait à porter des parpaings sur ma tête il fallait bien que je mange. Mon accouchement était prévu dans trois mois mais je n'avais même pas une couche, je ne savais pas encore que j'attendais des jumeaux. Après des jours de travail j'avais pu économiser de l'argent pour une visite au cours de laquelle le médecin m'annonça que j'attendais des jumeaux, quelle choc j'eu, comment allais-je pouvoir m'en sortir avec deux bébés ?Je me suis écrou.lée sur un banc, je pleurais de toute mes forces, c'était au-dessus de mes forces, comment allais-je survivre avec mes bébés, comme je regrettais mes actes.
Je pleurais tellement que je n'avais pas vu cette dame s'approcher de moi, l'air si innocent elle me consolait dans ses bras je me revoyais avec ma mère. Je remerciais le ciel de l'avoir mise sur mon chemin, j'avais de quoi manger pour deux jours, le Seigneur n'oublie pas ses enfants me disais-je, toute optimiste je quittais l'hôpital. Ce fut le premier contact avec Aline.
Anna sentit à nouveau un brin d'espoir, Aline venait de lui redonner le sourire. Elle chercha une petite chambre dans un motel, et s'acheta un petit portable et une carte si.m, elle inséra la puce dans le téléphone et enregistra le numéro d'Aline...
#Aline
Le docteur m'a finalement libéré après quelques jours passés dans cet hôpital, je n'ai jamais aimé les hôpitaux pour les odeurs qu'ils dégageaient, l'atmosphère n'était pas gaie, me retrouver dans ce lit sans mon bébé dans mon ventre m'avait enlevé ma joie de vivre, qu'allais-je pouvoir bien dire à Léon ? Il n'allait pas certainement digérer cette énième gro.sse.sse perdue.
J'étais dans ma voiture pour rentrer chez moi lorsque mon regard se posa devant une boutique de ventes de vêtements pour bébé et femmes enceintes je décidais de m'arrêter, voir ses articles affichés à la vitrine m'avait bouleversé je n'avais pas pu résister à l'envi d'y faire un tour.
La vendeuse me reçut en affichant son joli sourire.
- Que désirez-vous particulièrement madame?
Une question à laquelle moi-même je n'avais pas de réponse.
Aline : je vais regarder les articles.
-D'accord !
Instinctivement je me dirigeais vers le coin des vêtements bébé, je touchais les vêtements tout en imaginant mon bébé avec, mes larmes coulaient malgré moi, ce qui attira l'attention de la vendeuse qui se dirigea vers
-Vous allez bien madame ? Vous voulez de l'eau ça vous fera du bien!
J'avais juste acquiescé, elle alla chercher une bouteille d'eau et vint me la donner, je bus quelques gorgées, mon attention se porta sur les faux ventres exposés à côtés des vêtements pour femmes enceintes.
Je me dirigeais vers ce rayon et prit un faux ventre et l'essaya, je le caressais comme si c'était mon ventre.
-Madame vous n'en avez vraiment pas besoin avec votre ventre.
Celle-là de quoi se mêlait-elle?
Je n'avais nullement demandé son avis, c'est vrai que mon ventre d'à peine cinq mois de gro.sse.sse n'était pas encore fini malgré le fait que j'avais subi une opération il y'a quelques jours, donc j'avais encore un ventre de grossesse personne ne se doutait qu'il n'avait plus de bébé à l'intérieur. Tant mieux car je ne me voyais pas encore m'en séparer.
Aline : je sais mademoiselle, c'est pour l'offrir à une personne qui est actrice elle en a besoin pour un tournage.
Pauvre Aline comme tu mentais terriblement mal, je m'en fichais pas mal en tout cas
-Ok !
Je réglais la note et je retournais chez moi, une grosse solitude s'empara de moi, Léon était à des milliers de kilomètres de moi, je n'avais personne sur qui pleuré, soudain je reçu un appel d'un numéro inconnu, je me demandai bien qui ça pouvait être.
# ANNA
Cela fait maintenant deux jours que je suis dans ce petit motel, j'occupe une petite, elle est si petite par rapport à celle que j'avais chez mes parents. Madame Aline m'avait demandé de l'appeler dans deux jours, je pris mon téléphone, composa l'appel, au bout du fil c'est une voix faible qui se faisait ressenti...
#ALINE
Anna: bonjour madame Aline, c'est Anna la jeune fille enceinte de jumeaux, nous avons discuté à l'hôpital et vous m'avez donné votre numéro.
Je reconnu, aussitôt la voix de la petite Anna, la douleur de la perte de mon bébé m'avait fait l'oublier...
Aline : bonjour ma petite, tu vas mieux ?
Anna : bien madame, et vous ? Vous m'avez l'air fatigué!
Aline : ce n'est rien c'est ma gro.sse.sse qui me dérange énormément!
Anna : je l'avais remarqué à l'hôpital, vous devez être heureuse de cet heureux évènement!
Aline : euh... Oui avais-je dit tout en essuyant les larmes qui s'écrasaient sur mon visage
Silence...
Anna : madame Aline tout va bien?
Aline : ne t'en fait pas pour moi, c'est de toi qu'on devrait se préoccuper, les bébés vont bien ?
Anna : oui madame, ils bougent bien haha...
Aline : j'en suis ravie. Tu as pu te trouver un endroit où dormir ?
Anna : oui, j'ai trouvé un motel avec des chambres à bas coût.
Aline : ça ne doit pas être si confortable que ça.
Anna : non mais je fais avec, merci c'est grâce à vous si je ne dors pas à nouveau dans la rue!
Aline : ne me remercie surtout pas, je ne pouvais pas rester indifférente face à ta situation, et je compte t'aider.
Anna : vous êtes sérieuse ?
Aline : bien sûr !
Anna : vous en avez déjà fait énormément!
Aline : ce n'est rien, quel niveau d'étude as-tu ?
Anna : j'ai a.ban.donné la classe de terminale à cause de ma grossesse mes parents m'ont mis à la porte, je n'ai plus rien je suis seule au monde!
Aline : non ! tu ne l'es plus tu as tes enfants qui viendront au monde, et je vais t'aider !
Anna : merci beaucoup Aline, que le bon Dieu vous le rende
#ANNA
Je suis sans voix, madame Aline est d'une gentillesse sans pareille, une inconnue sortie de nulle part qui volait à mon secours...
#ALINE
Je ne savais pas exactement ce qui me poussait à aider cette jeune fille mais mon instinct me demandait de le faire...
Je fis signe également à Léon pour qu'il ne s'inquiète pas d'avantage il était capable de prendre l'avion et de revenir au pays pour voir si je me portais bien, j'ai dû lui inventer une excuse prétextant une panne avec mon téléphone. Ça l'avait tout de même calmé, puis il prit des nouvelles du bébé, une fois de plus je n'avais pas eu le courage de lui dire la vérité...
#ALINE
Le matin c'est avec beaucoup de peine que je quittais le lit, je n'avais plus goût à rien, je care.ssais mon ventre mais rien, je n'avais plus de bébé à l'intérieur. C'était quoi alors la finalité de notre venue sur cette terre si on ne pouvait pas pérenniser notre descendance, je ne demandais pas grand-chose au bon Dieu juste un enfant pour réparer mon cœur meurtri, et mes en.trailles abimées par tant de perte...
Je devais me rendre auprès de Anna, j'avais promis d'aider cette petite et je comptais bien tenir ma promesse. L'opération s'était bien déroulée mais je marchais encore avec beaucoup de difficultés. Je ne laissais jamais transparaitre mes problèmes, j'étais une femme forte de nature, la vie m'avait forgé ainsi au fil du temps.
Je n'avais plus de parents, la seule personne à qui je me raccrochais qui me faisait garder le cap c'était mon mari.Léon et moi, c'est une histoire d'amour qui durait déjà plus d'une vingtaine d'années, ses parents et les miens étaient des amis de longues dates, nous avons grandis ensemble, ce fut mon premier et dernier amour. Aujourd'hui sa mère me dé.testait car je n'arrivais pas à donner un enfant à son fils mais était-ce de ma faute ? Dites-moi connaissez-vous des endroits où on fabriquait des bébés ? Si c'est le cas j'irai en prendre pour avoir la paix...
Après m'être apprêtée tout en prenant la peine de mettre mon petit faux ventre, je m'efforçais à avaler mon petit déjeuner puis je me mis en route pour voir Anna.
Après quelques minutes j'arrivais devant le mo.tel qu'elle m'avait indiqué, il était construit dans un quartier populeux de la ville, la façade toute débraillée, de surcroit il empestait avec toute ses poubelles autour. Je me dirigeais à la réception, le réceptionniste me relooka de la tête au pied, il se demandait certainement ce qu'une dame de ma carrure faisait là, faut dire que je ne faisais pas vraiment mon âge je prenais soin de mon corps et je m'habillais toujours avec des vêtements très classe et à la mode.
Après lui avoir dit ce dont je voulais il m'accompagna à la chambre qu'occupait Anna. Il frappa
-bonjour mademoiselle, c'est le réceptionniste, vous avez la visite d'une dame qui se nomme AlineAnna venait de prendre sa douche, elle mit un peignoir et ouvrit la porteLe réceptionniste s'en alla, et Aline entra dans la chambre et referma la porte derrière elle, Anna se jette dans ses bras pour l'embrasser, elle recevait en peu de chaleur humaine, elle ne s'y attendait pas à cette réaction de la jeune fille. Blottie dans ses bras Aline pouvait sentir le ventre bien rond d'Anna coller à elle qui se dessinait à travers son peignoir.
Anna : merci madame Aline, merci !
Aline : ne me remercie surtout pas, ce coin n'est vraiment pas fréquentable, habit toi on ira te chercher un petit appartement dans lequel tu vivras.
Anna resta figer durant quelques minutes elle n'en revenait pas...
Anna : vous êtes sérieuse ?
Aline : tu vas arrêter avec les vous, et madame. Tu peux me tutoyer et m'appeler Aline ma puce ça ne me dérange pas !
Anna : d'accord !
Aline : oui je suis très sérieuse, une femme enceinte de surcroit une jeune fille telle que toi ne devrait pas fréquenter ce genre d'établissement. As-tu déjà réglé tes nuits ici ?
Anna : oui !
Aline : d'accord, je serai en bas dans ma voiture, tu finis tu me rejoins, compris !
Anna : oui Aline !
Aline ressort, Anna se dépêche de s'habiller, elle arborait toujours le même vêtement depuis des jours, elle n'en avait pas d'autres. Il y'a peu elle avait laissé ses vêtements dans le chantier dans lequel elle travaillait, puis elle ne les avait plus revus...
Elle finit et sort de sa chambre, remet la clé au réceptionniste et rejoins Aline dehors. Elle est à bord de sa grosse voiture noire, elle doit être très fortunée se dit Anna...
Aline la regarde venir elle arbore la même robe qu'à l'hôpital, elle dessine magnifiquement bien son ventre rond ça lui fait sourit. Anna ouvre la portière et monte du côté passager devant, tout à côté d'Aline.
Aline : dit pourquoi portes-tu toujours les mêmes habits ?
Anna est embarrassée par sa question.
Anna : ma valise de vêtements m'a été dérobé dans le chantier dans lequel je travaillais.
Aline change d'expression et est surprise.
Aline : que dis-tu ? Tu travaillais dans un chantier avec ton état ?
Anna : oui ! je n'avais vraiment pas le choix, c'était le seul moyen pour moi de survivre avec mes bébés !
Aline : holala ! c'est terrible ! ne t'inquiète pas, je vais t'emmener dans une boutique de vêtements pour femmes tu prendras tout ce que tu veux, puis on ira chercher un appartement pour toi !
Anna : vous ferez ça pour moi ?
Aline : bien-sûr !Anna : vous avez vraiment un cœur en or, votre mari et vos enfants doivent être fière de vous!
Aline acquiesça juste de la tête et se mit en route.
#ALINE
Pauvre petite, elle avait dû endurer des choses pour son âge. Si seulement elle pouvrait savoir que je n'avais pas d'enfant, que chaque jour je me réveille avec les pleurs aux yeux car j'en cherche sans en trouver. Elle avait bien une charge lourde pour elle seule deux bébés , je suis heureuse que ciel m'ai guidé vers elle pour l'aider au moins je pouvais redonner le sourire à une autre.Aline conduit en silence, Anna regarde son ventre.
Anna : tu es à combien de mois de gro.ssesse ?
Aline prend du temps pour répondre, cette question la surprend elle ne s'y attendait pas. Mais c'était bien évident qu'un jour ou l'autre elle lui poserait de telles questions avec le faux ventre qu'elle arborait.
Anna : pardonne-moi si j'ai été indiscrète je n'aurai pas du te la poser.
Aline : non ! tu n'as pas à te reprocher de quoi que ce soit, j'avais juste la tête ailleurs. Je suis à mon cinquième mois de grossesse, et toi ?
Anna : mon sixième mois, bientôt le septième !
Aline : on ne dirait pas ton ventre est si long, certainement parce que tu attends des jumeaux.
Anna : peut-être, ma mère me disait toujours que lorsqu'elle avait pris ma grossesse elle avait un tout petit vendre durant la grossesse, surement ça varie d'une femme à une autre.
Aline : tu as raison ! Nous sommes arrivées, tu peux descendre!
Elles descendent et entrent dans la boutique pour vêtements, Aline s'assied et la regarde faire son choix.
La jeune Anna s'amuse à essayer tout type de vêtements et chaussures, elle défile avec grâce devant Aline, ce qui la fait rire, ça faisait longtemps Aline n'avait pas sourire autant cette petite était vraiment attachante. Anna prend tout ce dont elle avait besoin et Aline règle la facture.Elles remontent en voiture, Aline démarre et se met à conduire...
Après une demie heure elles arrivent dans un quartier, il est propre et plutôt calme, Aline gare devant un immeuble et demande à Anna de sortir. Anna regarde l'immeuble qui se dresse devant qu'elle, il est grand et battit sur trois niveaux.
Aline : vient avec moi!
Aline salut le gardien, il a l'air de la connaitre...Elles s'arrêtent au premier niveau et entre dans le premier appartement.
Anna : c'est vraiment grand, ici!
Aline : c'est là que tu vivras, ça te plait ?
Anna : c'est beaucoup trop pour moi Aline, je ne mérite pas tout ceci!
Aline : ne dit pas cela tes bébés auront besoin de confort!
Anna : mais qui paiera ce loyer ? Je n'ai pas les moyens pour cela!
Aline : qui t'a parlé de payer, finalement j'ai préféré t'emmener ici, cet immeuble appartient à mon mari et moi. Et tu y resteras jusqu'à ton accouchement, comme ça dès que tu accoucheras on pourra chercher une nounou qui s'occupera d'eux, tu pourras reprendre le chemin de l'école et décrocher ton baccalauréat et par la suite poursuivre tes études supérieures. Tes bébés auront besoin d'une femme entreprenante et ceci doit passer par tes études ainsi tu auras de quoi les nourrit avec un bon boulot. De plus tu pourras partir quand tu le souhaites!
Anna fondit en larmes, une inconnue lui faisait du bien plus qu'un membre de sa famille, Aline la prend dans ses bras.
Aline : calme toi petite, tu n'es plus seule, laisse-moi t'aider.
Anna acquiesça les yeux remplis de larmes...L'appartement disposait de deux chambres, une douche dans chacune d'elle, une cuisine, un grand salon, une buanderie...
Anna est heureuse elle ne sera plus à la rue grâce à Aline, elle pouvait maintenant vivre sa gro.ssesse pleinement sans stress...
Aline participait à tout ce qui concernait Anna, elle l'emmena aux visites et était là pour l'aider ; même lorsque ça n'allait pas elle était là pour elle.Elle avait trouvé une seconde mère auprès d'Aline, par moment Anna se rendant compte que lorsque qu'elle était seule une grande tristesse l'animait ça se voyait dans ses yeux. Anna voulait tant que son sourire ne lui quitte jamais, mais elle ne savait pas ce qui était derrière cette grande tristesse.
Les mois avançaient, le ventre d'Anna s'arrondissait davantage, bientôt elle mettra au monde ses jumeaux.
Aline de son coté, ne cessait d'arbore des faux ventres, elle n'avait pas fait le de.uil de son enfant. Son chagrin était si profond, parfois elle passait des heures à se regarder dans le miroir caressant son ventre et parlant comme s'il y'avait un bébé à l'intérieur.
Elle aimait beaucoup toucher le ventre d'Anna ce moment-là ou elle écoutait les jumeaux bougés, cette sensation qu'elle aurait voulu ressentir, elle s'était déjà raccrochée à ses enfants et elle comptait bien les chouchouter quand ils naîtront.
Un jour Aline débarqua à l'appartement et sonne, Anna ouvre et là voit tenant des paquets pour les bébés en main.
Anna : encore ! ces enfants sont tellement chanceux, Aline tu ne cesses de les gâter.
Aline : haha, ce n'est pas fini il y'en a encore dans la voiture!
Anna : je vais t'aider à les prendre!
Aline : non ne te fatigue pas tu es déjà à terme, tu ne dois pas faire trop d'efforts.
Anna : d'accord mon docteur, mais je te rappelle que toi aussi tu es déjà avancée, bientôt tu mettras au monde ton bébé!
Aline : ne t'en fait pas il me reste au moins un mois haha...
Va t'assoir la fatiguée j'arrive ! Aline partit chercher le reste mais elle ne revenait toujours pas, ça faisait déjà un quart d'heure, Anna sort et se dirige sur la cour, et voit Aline qui s'est écroulée au sol, elle ne bouge pas, elle se met à crier. L'immeuble est inhabité pour le moment car il venait à peine d'être terminé, donc il n'y'avait que le gardien.
Les cris d'Anna alertent le gardien qui vient à son secours, il transporte Aline jusqu'à l'appartement et l'installe sur le canapé. Il ressort pour aller chercher un médecin, un centre de santé se trouvait pas loin de l'immeuble...
Aline ouvre timidement les yeux, elle se rappelle juste avoir voulu ouvrir le coffre de sa voiture et d'être prise de vertiges puis trou noir...
Elle pose les mains sur son faux ventre et se rend compte qui n'est plus là sous son t-shirt, Anna est prêt d'elle.
Anna : c'est ça que tu cherche?
Demande-elle en colère en se levant.
Aline baisse la tête, elle s'est faite prendre.
Aline : ce n'est pas ce que tu crois Anna, je vais tout t'expliquer.
Anna : m'expliquer quoi ? tu m'as menti durant des mois tu m'as fait croire que tu étais enceinte pourtant ce n'était pas le cas, tu t'es bien moquée de moi, pourquoi? Tu aurais dû me laisser dans ma misérable vie. Anna fond en larmes.
Aline (en pleures) : sais-tu ce que ça fait d'être appelée femme s.térile? D'être pointée du doigt où qu'on aille ? En plus de dix ans de mariage même un enfant je n'ai pas pu donner à mon mari rien que des fausses cou.ches.
Aline est parcourue par la douleur le fait de soulever à nouveau ce sujet lui fait de la peine. Anna l'écoute et se rend compte qu'elle ne devait pas la juger aussi rapidementAline reprend...
Aline : il y'a quelques mois j'avais repris espoir grâce à la FIV j'allais être mère (pleures) oui ! Un petit bout d'humain grandissait en moi. Puis ce bonheur m'a été enlevé, notre première rencontre à l'hôpital tu ne t'es pas demandé ce que je faisais là ; je vais te le dire mon bébé avait été enlevé je l'avais per.du à la suite d'un accident, mon espoir je n'avais plus rien...
Aline ne cesse de pleurer c'est plus fort, Anna comprenait mieux son chagrin et cette tristesse qui ne lui quittait jamais elle s'assied sur le canapé près d'elle et la prend dans ses bras...
Anna : pardonne moi Aline, je suis désolée de t'avoir dit toutes ses paroles pourtant tu as toujours été si gentille avec moi.
Aline se calme et se reprend peu à peu.
Aline : ne t'inquiète pas je te comprends, je devenais déjà pa.rano avec ça, au moins ça m'a ramené à la réalité.
Anna : pourquoi m'as-tu aidé ?
Aline : je ne pouvais pas te laisser dans cet état, tu m'as paru si perdu. Je n'ai pas d'enfant mais au moins Dieu m'a donné beaucoup de moyens alors je me devais de t'aider!
Anna : merci !
Anna est si triste pour elle, Aline était très aisée mais n'avait pas d'enfant de surcroit elle était si gentille.Anna est plongée dans ses pensées qu'elle ne se rend pas compte qu'un liquide coule sur elle.
Aline : Anna tu perds les os!
Anna : je me suis pissée dessus!
Aline : non tu as perdu les os, allons à l'hôpital.
Une dou.leur indescriptible tint Anna, elle se met à crier.
Anna : ouille ! j'ai trop mal!
Aline : ça va aller ce sont des con.tractions.
Aline arrête et l'emmène à l'hôpital.
Arrivée à l'hôpital Anna est rapidement prise en charge, son travail est tellement avancé qu'elle ne tarde pas à accoucher de deux magnifiques bébés, un garçon et une fille.
Aline : félicitations Anna, tu as été si forte!
Aline regarde les bébés posés dans leur lit ils sont si mignons, elles les portent tous deux et fond en larmes. Anna regarde cet instant c'est si magnifique.
Anna et ses bébés sont de retour à la maison, elle découvre ce que c'est la maternité, ses joies et ses peines également. Son lait coule très peu, ses bébés sont nourris en grande partie grâce au laitartificiel. C'est difficile pour Anna de s'accommoder à cette nouvelle vie de maman, elle qui autre fois était lycéenne se retrouvait subitement mère de deux enfants à son jeune âge, c'était en peu trop pour elle.
Les bébés réclamaient sans cesse leur mère, lorsque l'un deux dormait paisiblement l'autre lui tenait compagnie. Les nuits d'Anna étaient chamboulées, ils ne distinguaient ni le jour ni la nuit.
Anna dormait peu, ce rythme effréné qu'était la maternité, elle ne s'y était pas du tout préparé, la dépression n'était pas loin.Aline était là pour elle malgré ses activités, elle s'était attachée aux enfants comme si c'était les sien.
C'était encore des nouveaux nés mais ils reconnaissaient déjà l'odeur d'Aline, particulièrement le garçon, lorsqu'Aline le portait, il ouvrait grands les yeux et la regardait, c'était si mignon et elleregardait longuement ses petits yeux si innocents et le serrait tendrement dans ses bras...
Aline est à nouveau venue rendre visite à Anna, elle entend des cris de bébé qui raisonnent àl'extérieur, elle se précipite et ouvre la porte, les cris proviennent de la chambre des bébés. Les deux se sont réveillés et ils pleurent s'en doutent depuis un bon bout de temps, elle se demande bien où Anna se trouve ? Elle les prend dans ses bras et va dans la chambre d'Anna, elle trouveprofondément endormie...
Aline : Anna ! Anna !
Crie-elle, Anna sursaute
Anna : Aline c'est toi !
Aline : non ! C'est mon fantôme! Comment une mère d'enfants peut dormir autant, les bébés pleurent depuis tout à l'heure. Et si quelque chose arrivait à l'un de tes enfants que diras-tu? Deplus à quoi te sert le baby phone qui est tout prêt de toi ?
Anna est encore sonnée, elle manque de sommeil.
Anna : ses enfants me rendent din*gue, je n'en peux plus Aline, fait quelque chose!
Aline : ils n'ont même pas encore un mois, tu parles déjà ainsi. Tu t'es mise dans cette situation toi seule tu n'es plus une gamine à présent, tu es une mère tu saisis au moins ?
Anna se met à pleurer
Anna : non ! Je voudrai retourner à ma vie d'avant c'est trop pour moi, je n'en peux plus je regrette tant !
Aline : ça ne sert à rien d'avoir des regrets maintenant, ils sont là tu dois les assumer. Si je ne t'avais pas aidé comment aurais-tu fait ?
Anna reste silencieuse
Aline : je vois, comme ses mères qui aban*donnent leurs bébés partout tu aurais fait pareil ?
Anna : non ! je les aime beaucoup mais c'est trop pour moi!
Aline : depuis une semaine qu'ils sont là, je te tiens compagnie chaque jour, je t'aide à prendre soin d'eux ça ne te suffit pas ? En passant tu n'as toujours pas donner de prénoms à ses enfants!
Anna : je n'y ai pas pensé !
Aline s'approche d'elle et s'assied sur son lit près d'elle avec les bébés dans ses bras.
Aline : je sais que c'est difficile de se retrouver à 17 ans avec deux bébés dans les bras mais sache que c'est une bénédiction, moi je n'ai pas eu la chance d'en avoir, mais toi tu en as, remercie le ciel et soit plus responsable.
Anna : merci ! je n'y arrive pas!
Aline : ça ira, comment voudrais-tu les appeler ?
Anna : la fille s'appellera Jade je trouve ça joli comme prénom !
Aline regarde Jade et sourit!
Aline : et le garçon?
Anna : je ne sais pas, c'est lui qui me donne toutes ses insomnies je ne dors presque pas la nuit, sa sœur est plus douce, je veux bien te donner le garçon et retourner auprès de ma famille, ils me manquent tellement.
Aline change d'expression, pose les bébés sur le lit et se lève !
Aline : je n'ai pas bien suivi !
Anna : si tu as bien entendu, j'ai vu comment tu t'es attachée à mes bébés particulièrement le garçon, il y'a une belle alchimie entre vous, quand tu es là il est plus calme. Je veux que tu le prennes!
Aline : mais ce n'est pas un jouet ou une marchandise Anna se sont tes enfants Anna se lève et prend les mains d'Aline dans les siennes.
Anna : je sais tout ça, tu souffres énormément de ne pas avoir d'enfant, je voudrai te le donner
Aline : non ! Je ne peux accepter une telle chose!
Anna : réfléchit bien, ne donne pas ta réponse maintenant.
Aline est très surprise par la proposition d'Anna, elle est tentée de lui dire oui, c'est vrai qu'elle s'était beaucoup attachée à ses bébés mais elle n'avait jamais pensé une telle chose, hé*riter d'un des bébés.
Aline rentre chez elle, elle ne cesse de réfléchit et de penser à la proposition d'Anna, jusqu'ici,personne ne sait qu'elle a perdu son bébé. Donner un fils à Léon serait inédit, une joie indescriptible.
Plongée dans ses pensées, Aline ne se rend pas compte que son téléphone sonne, c'est son mari Léon qui appelle...
Elle décroche
Léon : allô chérie ! tout va bien ? Aline : oui, ça va!
Léon : tu en ais certaine ? c'est la troisième fois que j'essaye de te joindre.
Aline : tout va bien Léon, je n'étais pas prêt de mon téléphone.
Léon : comment se porte le bébé ? Il bouge bien ?
Aline versait toujours des larmes lorsque son mari lui posait pareilles questions, depuis des mois elle cachait la vérité à son mari. Il n'aurait pas supporté cette perte...elle essuya ses larmes et lui répondit.
Aline : il se porte bien !
Léon : tu es sensée accoucher d'ici peu mais je ne connais toujours pas le si c'est un garçon ou une fille!
Aline : c'est une surprise que je te réserve!
Léon : j'ai hâte de tenir mon enfant dans les bras...
Aline : tes affaires marchent bien là-bas ?
Léon : tout roule à merveille, d'ici un mois je serai de retour et nous serons unis. Ça me peine de ne pas pouvoir t'assister durant l'accou*chement c'est tout de même notre premier enfant.
Aline : je sais bébé mais c'est pour notre famille que tu travailles autant, et à ton retour un magnifique cadeau t'attendra.
Léon : merci chérie ! nous sommes passés par des moments difficiles et tu as enduré tant de choses et aujourd'hui Dieu nous fera grâce de connaitre la joie d'être parents très bientôt.
Aline est encore plus émue par les propos de son mari, elle s'efforce de ne pas éclater en sanglots au téléphone.
Aline : oui chéri, je vais devoir raccrocher pour me reposer.
Léon : d'accord, prends soin de toi, je t'aime Aline !
Aline raccroche et laisse son téléphone tombé, les larmes ruissèlent de ses yeux, elle pleure de toutes ses forces. Pourquoi la vie lui refusait-elle un enfant ? Qu'allait-elle faire maintenant. Elle ne voulait surtout pas décevoir son mari...
#ALINE
Depuis maintenant quelques jours que Anna m'a fait cette proposition, je n'arrive pas à dormir de la nuit. Nuit et jour je réfléchis à cela. J'y ai longuement pensé, ma décision est prise, j'irai la voir demain...
#ANNA
Vous pensez certainement que je suis fol*le d'avoir proposé une telle chose à Aline. Mais détrompez- vous je suis consciente de ce que je lui ai proposé, Aline a tant fait pour moi, mais je voudrai retourner auprès de mes parents leur demander pardon, je suis sûr qu'ils me pardonneront. Mais impossible pour moi d'emmener les deux bébés avec moi, Aline s'est tellement attachée au garçon que j'ai jugé bon de lui donner mon fils, j'en ai deux je peux bien lui donner ce bonheur qu'elle recherche tant.
Le lendemain Aline se rendit chez Anna, elle l'accueilli.Aline porta les bébés et regarda encore particulièrement le garçon, elle s'imaginait pendant un instant s'occuper de ce bébé le voir grandir et devenir un homme. Peut-être c'était ce petit miracle que Dieu lui avait envoyé à travers Anna se dit-elle.
Aline est concentrée dans ses pensées qu'elle n'entend pas Anna lui parler.
Anna : Aline ! Aline qu'as-tu décidé ?
Aline sort de ses pensées lorsqu'elle suit Anna...
Aline : pardon ?
Anna : quelle est ta décision? Tu vas finalement le prendre ou pas ?
Aline : tu es certaine de ta décision ? Tu n'auras pas de regrets ?
Anna : non ! j'en suis certain!
Aline : d'accord je l'accepte, mais à certaines conditions.
Anna : lesquelles ?
Aline : tu renonceras à tes droits sur lui .
Anna : il n'y a pas de soucis!
Aline : je vais te verser une importe somme d'argent dans un compte à ton nom, ça te permettra de financer tes études et monter ta petite structure si tu le souhaites plus tard, tu pourras également prendre soin de ta fille. Dès que je l'aurai pris on coupera tout contact c'est mieux ainsi!
Anna : merci ! d'accord !
Aline : c'est moi qui te dit merci pour ce bel ange, je prendrai soin de lui comme si c'était le mien.
Anna : je sais que mon fils ne manquera de rien avec toi !
Aline se dirige vers Anna et l'embrasse tendrement.
Aline : merci Anna !
Anna : c'est moi qui te dit merci pour tout ce que tu as fait pour moi, si je ne t'avais pas rencontré je serai certainement là à er*rer dans les rues avec mes enfants...
Une joie immense anime Aline, enfin elle aura un enfant pour elle qu'elle pourra cajoler et en prendre soin.
Aline s'empresse de tout apprêter de peur qu'Anna change d'avis, elle emmenagea l'une des chambres dans sa maison pour le bébé, tout devait paraitre naturel, personne de sa belle-famille ne devait soupçonner quoi que ce soit...
Aline transfère également l'argent promis dans le compte d'Anna.
C'est le jour où elle doit récupérer le bébé, la veille elle a annoncé à son mari qu'elle se rendait à l'hôpital, leur bébé allait naître, tout ex*cité il avait hâte d'être père. Le lendemain elle lui a fait signe de son accou*chement, Léon était très heureux que sa femme ait mis au monde un garçon quelle joie!
Aline se dirigeait chez Anna tout était prêt. Anna avait déjà apprêté le petit. Elle a également fait ses bagages et ceux de sa fille, elles quitteront l'appartement en même temps qu'Aline.
Anna regarde de prêt son fils il dort paisiblement, elle se demande intérieurement si elle a fait le bon choix pour lui, elle sait tout au fond d'elle qu'il ne manquera de rien aux côtés d'Aline.
Elle entend des klaxons de voiture, Aline est déjà là, elle fait éruption dans la pièce Anna lui remet son fils avec les larmes aux yeux, Aline la prend dans ses bras pour la rassurer...
Elles sortent tous deux. Dehors deux voitures sont garées...
Aline : Anna tu me confies ton fils pour la vie, sache que je prendrai soin de lui comme si c'était le mien je te serai éternellement reconnaissante toute ma vie. Sèche tes larmes il ne manquera de rien.
Anna (en larmes) : c'est difficile pour moi de lui dire au revoir mais je dois le faire. Merci d'avoir pris soin de moi durant tout ce temps, peut-être un jour le destin permettra qu'on se rencontre à nouveau qui sait.
Aline : je l'ai fait avec le cœur sans arrière-pensée. Si c'est le cas qu'il en soit ainsi. Monte dans cette voiture le chauffeur se chargera de te ramener chez tes parents.
Anna : merci !
Anna l'embrasse et fait des bisous sur la joue de son fils pour la dernière fois, c'est avec le cœur serré qu'elle monte dans la voiture et dit au revoir à Aline. Aline met le bébé en sécurité dans le siège auto et s'assied devant, elle regarde la voiture d'Anna partir les larmes aux yeux, elles viennent tous deux de séparer les jumeaux...
Anna avait été laissé devant leur domicile familial, elle ouvrit la petite barrière faite de matériaux provisoires qui entouraient la maison, sur la cour se tenait sa mère qui s'empressa d'aller serrer sa fille dans ses bras s'en suivi des larmes de joie après tant de mois séparées. Anna avait renouer avec son père, ses parents l'avaient pardonné et étaient fiers de la retrouver avec un bébé dans les bras, une petite fille qu'ils aimaient déjà. Anna leur avait rencontré son aventure avec Aline sans toutefois leur dire qu'elle avait eu des jumeaux, ses parents étaient reconnaissants envers Aline pour ce qu'elle avait fait pour leur fille, ils voulaient la remercier, mais Anna leur avait dit qu'elle s'était envolée pour l'étranger et ne reviendra plus certainement.
Du côté d'Aline, c'était la joie, son mari était très heureux et reviendrait au pays dans moins de deux semaines, il regardait le petit par appel vidéo à chaque instant sa joie débordait, la belle-mère d'Aline quant à elle faisait l'hypo*crite, elle ne l'avait pas féliciter de ni n'avait mis les pieds chez elle.Elle préférait attendre son fils. Aline recevait des félicitations de partout et profitait de la joie d'être maman