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Trois Jours pour Tout Changer : L'Épouse du Capitaine

Trois Jours pour Tout Changer : L'Épouse du Capitaine

Auteur:: Echo Gray
Genre: Romance
J'avais tout sacrifié pour Julien : mes études en œnologie, mes rêves, notre avenir. L'épouser semblait le choix évident, l'amour de ma vie. Je me voyais déjà fonder notre famille, installée dans une belle maison qu'il me promettait tant. Pourtant, un jour, il est parti. Pas seul. Avec une autre, Chloé, la "veuve" de son coéquipier, prétextant devoir la "protéger". Il m'a laissée en Alsace, enceinte de notre fils Léo, avec sa mère malade, me promettant de nous faire venir "dès que le bébé serait là". Ce fut une promesse vide de sens. L'argent a cessé d'arriver, nos biens ont été vendus un à un pour survivre. Ma belle-mère est morte de froid en cherchant du bois, et mon fils, Léo, atteint d'une maladie rare, suffoquait. J'ai vendu un rein pour le soigner, en vain. À mon retour de l'hôpital, il était trop tard. Julien est revenu, m'a traitée d'"incapable", a divorcé et a épousé Chloé. Il ne restait que le désespoir. Je suis morte de chagrin cette nuit-là. Mais alors, une clarté froide : je me suis réveillée. Mes mains étaient intactes, mon fils et sa grand-mère étaient vivants. Nous étions trois jours avant leur mort. Cette fois, la douleur était intacte, mais la rage m'animait. Plus jamais. Je ne verrai pas mon fils mourir. Cette fois, je ne vendrai pas mon rein. C'en est fini de la résignation. Julien, tu vas payer.

Introduction

J'avais tout sacrifié pour Julien : mes études en œnologie, mes rêves, notre avenir. L'épouser semblait le choix évident, l'amour de ma vie. Je me voyais déjà fonder notre famille, installée dans une belle maison qu'il me promettait tant.

Pourtant, un jour, il est parti. Pas seul. Avec une autre, Chloé, la "veuve" de son coéquipier, prétextant devoir la "protéger". Il m'a laissée en Alsace, enceinte de notre fils Léo, avec sa mère malade, me promettant de nous faire venir "dès que le bébé serait là".

Ce fut une promesse vide de sens. L'argent a cessé d'arriver, nos biens ont été vendus un à un pour survivre. Ma belle-mère est morte de froid en cherchant du bois, et mon fils, Léo, atteint d'une maladie rare, suffoquait. J'ai vendu un rein pour le soigner, en vain. À mon retour de l'hôpital, il était trop tard. Julien est revenu, m'a traitée d'"incapable", a divorcé et a épousé Chloé. Il ne restait que le désespoir.

Je suis morte de chagrin cette nuit-là. Mais alors, une clarté froide : je me suis réveillée. Mes mains étaient intactes, mon fils et sa grand-mère étaient vivants. Nous étions trois jours avant leur mort.

Cette fois, la douleur était intacte, mais la rage m'animait. Plus jamais. Je ne verrai pas mon fils mourir. Cette fois, je ne vendrai pas mon rein. C'en est fini de la résignation. Julien, tu vas payer.

Chapitre 1

Je suis morte la nuit où Julien et Chloé célébraient la naissance de leur enfant.

Mon corps était froid, abandonné dans la vieille maison en Alsace, tandis qu'ils fêtaient leur bonheur en Provence.

Quatre ans plus tôt, j'avais renoncé à mes études d'œnologie pour l'épouser. J'étais folle de lui.

Quand je suis tombée enceinte, il a été muté dans une caserne en Provence. Il était capitaine de gendarmerie, un avenir brillant devant lui.

Il n'est pas parti seul. Il a emmené Chloé, la "veuve" de son coéquipier mort en service.

« Elle est seule avec sa fille, je dois la protéger. »

C'est ce qu'il m'a dit.

Il m'a laissée en Alsace avec sa mère malade et notre fils à naître, Léo.

« Je vous ferai venir dès que le bébé sera là. »

Une promesse vide. L'argent a cessé d'arriver. Je pensais qu'il économisait pour nous. Quelle idiote.

Pour survivre, j'ai vendu nos biens, un par un. J'ai fait des petits boulots, mes mains abîmées par le travail de la vigne que j'avais abandonné.

Quatre ans ont passé. Léo est né avec une maladie respiratoire rare. Les médicaments coûtaient une fortune.

J'ai vendu mon rein.

Quand je suis revenue de l'hôpital, la maison était glaciale. Ma belle-mère était morte de froid en cherchant du bois dans la forêt.

Mon fils, Léo, était bleu dans son lit. Il n'avait pas eu son traitement.

Julien est revenu pour l'enterrement. Il ne m'a pas regardée. Il m'a accusée.

« Incapable. »

Il a divorcé. Il a épousé Chloé. J'ai appris plus tard que c'est elle qui gérait son salaire, qui vivait dans le luxe avec l'argent qui aurait dû sauver mon fils.

Mon désespoir m'a tuée.

Puis, je me suis réveillée.

La lumière crue du matin filtrait à travers les rideaux usés. J'ai regardé mes mains. Intactes. Pas de cicatrice.

J'ai entendu la toux sèche de Léo dans la pièce à côté, suivie par la voix faible de ma belle-mère qui tentait de le calmer.

Ils étaient vivants.

J'ai regardé le calendrier. Nous étions trois jours avant leur mort.

Cette fois, je ne vendrai pas mon rein. Je ne les laisserai pas mourir.

Je me suis levée, une détermination froide en moi. J'ai rassemblé les derniers objets de valeur de Julien : sa montre de collection, ses médailles militaires qu'il avait laissées derrière lui.

Je les ai vendus sans une once d'hésitation.

Avec l'argent, j'ai acheté trois billets de train pour la Provence. J'ai rempli un sac de pain, de fromage et d'eau.

Ma belle-mère m'a regardée, inquiète.

« Amélie, qu'est-ce que tu fais ? »

« On va chercher ce qui nous revient. On va voir Julien. »

Son visage s'est décomposé.

« Mais... il est occupé. Il a dit... »

« Il a menti. »

Mon ton était sans appel. Pour la première fois, elle n'a pas protesté. Elle a vu quelque chose de nouveau dans mes yeux.

Elle a emmailloté Léo, qui respirait difficilement, et nous sommes parties.

Le long voyage en train a épuisé mes dernières forces, mais la haine m'a tenue éveillée.

Nous sommes arrivées devant la caserne de gendarmerie en Provence. Le soleil était écrasant, si différent du froid de l'Alsace.

Nos vêtements étaient usés, nos visages marqués par la fatigue et la faim.

Quand Julien est sorti, son uniforme impeccable, il nous a vus. L'horreur et la honte se sont peintes sur son visage.

Son supérieur, le Colonel Dubois, était à ses côtés.

« Julien, qui sont ces gens ? » a demandé le colonel, d'un ton neutre.

Julien a eu un sourire crispé. Il a fait un pas en arrière, comme pour se dissocier de nous.

« Mon Colonel, ce sont... la famille de mon ancienne aide-ménagère. Ils ont des difficultés. »

Le monde a cessé de tourner. Ancienne aide-ménagère.

Léo, dans les bras de sa grand-mère, a tendu ses petites mains vers lui.

« Papa ! »

La voix de mon fils était faible, mais claire.

Le visage de Julien est devenu livide. Il a sifflé entre ses dents.

« Tais-toi ! Ne m'appelle pas comme ça ici ! »

Le Colonel Dubois a froncé les sourcils, son regard passant de Julien à Léo, puis à moi. Il a vu la ressemblance. Il a vu la vérité que Julien tentait de cacher.

Le combat ne faisait que commencer.

Chapitre 2

Le Colonel Dubois a gardé le silence, mais son regard pesait lourdement sur Julien.

La gêne de mon mari était palpable, il transpirait sous le soleil de Provence.

« Julien, accompagnez-les. Occupez-vous d'eux », a ordonné le Colonel d'un ton qui n'admettait aucune discussion.

« Oui, mon Colonel. »

Julien nous a conduits vers un pavillon coquet,

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