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Trois Ans Pour Renaître, Un Destin Tracé

Trois Ans Pour Renaître, Un Destin Tracé

Auteur:: Mira Bliss
Genre: Romance
Le grand salon des Moreau était baigné de lumière, et j'étais là, Amélie Dubois, l'épouse légitime, le porte-bonheur vivant de Jean-Luc. Mais la porte s'est ouverte, révélant Sophie Leclerc, son ex-fiancée, vêtue d'une robe rouge éclatante. Jean-Luc, mon mari, l'a accueillie comme si j'n'existais pas, jetant sur moi un regard froid, avant de m'ordonner d'aller chercher du champagne, sous les yeux méprisants des invités. Sophie, avec un sourire en coin, m'a "accidentellement" fait renverser le champagne sur sa robe, m'accusant ouvertement de jalousie et d'attaque pour gâcher sa soirée. Jean-Luc, sans hésiter, m'a traînée hors du salon, m'humiliant publiquement, puis mes propres parents ont renchéri, acceptant mon sacrifice pour maintenir leur alliance avec les Moreau. J'étais un objet, un substitut jetable, et mon propre mari prévoyait de me livrer à des hommes, un "jouet" pour mon humilité forcée. Comment une telle trahison, si odieuse et calculée, pouvait-elle émaner de ceux qui étaient censés me protéger et m' aimer ? J'ai compris que ma "fortune innée", cette chance qui leur était si précieuse, était liée à moi, et en me détruisant, ils allaient aussi détruire leur propre destin. Un froid ardent s'est installé en moi, une certitude inébranlable : mon retour, trois ans plus tard, ne marquerait pas la fin de mon histoire, mais le début de la leur, une renaissance inattendue.

Introduction

Le grand salon des Moreau était baigné de lumière, et j'étais là, Amélie Dubois, l'épouse légitime, le porte-bonheur vivant de Jean-Luc.

Mais la porte s'est ouverte, révélant Sophie Leclerc, son ex-fiancée, vêtue d\'une robe rouge éclatante.

Jean-Luc, mon mari, l\'a accueillie comme si j\'n\'existais pas, jetant sur moi un regard froid, avant de m\'ordonner d\'aller chercher du champagne, sous les yeux méprisants des invités.

Sophie, avec un sourire en coin, m\'a "accidentellement" fait renverser le champagne sur sa robe, m'accusant ouvertement de jalousie et d\'attaque pour gâcher sa soirée.

Jean-Luc, sans hésiter, m\'a traînée hors du salon, m\'humiliant publiquement, puis mes propres parents ont renchéri, acceptant mon sacrifice pour maintenir leur alliance avec les Moreau.

J\'étais un objet, un substitut jetable, et mon propre mari prévoyait de me livrer à des hommes, un "jouet" pour mon humilité forcée.

Comment une telle trahison, si odieuse et calculée, pouvait-elle émaner de ceux qui étaient censés me protéger et m' aimer ?

J\'ai compris que ma "fortune innée", cette chance qui leur était si précieuse, était liée à moi, et en me détruisant, ils allaient aussi détruire leur propre destin.

Un froid ardent s\'est installé en moi, une certitude inébranlable : mon retour, trois ans plus tard, ne marquerait pas la fin de mon histoire, mais le début de la leur, une renaissance inattendue.

Chapitre 1

La porte du grand salon des Moreau s'est ouverte dans un silence soudain.

La musique s'est arrêtée, les conversations se sont tues, et tous les regards se sont tournés vers l'entrée.

Sophie Leclerc était là, resplendissante dans une robe rouge qui semblait absorber toute la lumière de la pièce.

Elle était la fiancée originelle de Jean-Luc Moreau, celle qui s'était enfuie il y a trois ans, le laissant humilié et malade.

Mon mari, Jean-Luc, a lâché mon bras si brusquement que j'ai failli trébucher. Son visage, d'habitude si pâle et contrôlé, s'est illuminé d'une joie que je ne lui avais jamais vue.

« Sophie ! »

Il a traversé la foule pour la prendre dans ses bras, comme si j'n'existais pas, comme si ces trois années de mariage n'avaient été qu'une parenthèse sans importance. J'étais Amélie Dubois, l'épouse légitime, la femme qu'on avait sortie de l'ombre pour servir de "muse", de porte-bonheur vivant pour que Jean-Luc se remette de la maladie que son chagrin lui avait causée.

Maintenant qu'il était guéri et que la vraie promise était de retour, ma présence devenait gênante.

Jean-Luc a levé sa coupe de champagne.

« Mes amis ! Trinquons au retour de Sophie ! La véritable âme de cette maison ! »

Les invités ont applaudi, leurs visages se tournant vers moi avec un mélange de pitié et de mépris. J'étais le pansement qu'on arrache maintenant que la blessure est fermée.

Jean-Luc m'a jeté un regard froid par-dessus l'épaule de Sophie.

« Amélie, va nous chercher une bouteille du meilleur champagne. Sophie mérite ce qu'il y a de mieux. »

Sa voix était un ordre, pas une demande. C'était une humiliation publique, un moyen de me rappeler ma place. J'ai obéi sans un mot, le cœur lourd. En revenant avec la bouteille, mes mains tremblaient.

Sophie m'a regardée avec un sourire en coin, un triomphe à peine dissimulé dans ses yeux.

« Oh, Amélie, tu es si gentille de faire ça pour nous. Après tout, sans mon départ, tu n'aurais jamais eu la chance de vivre dans un tel luxe, n'est-ce pas ? »

Elle a pris la coupe que je lui tendais, et son coude a "accidentellement" heurté mon bras. Le champagne s'est renversé sur sa robe rouge.

« Ah ! »

Elle a poussé un cri, les larmes montant instantanément à ses yeux.

« Ma robe ! Regarde ce que tu as fait ! Tu es tellement maladroite ! »

Elle s'est tournée vers Jean-Luc, le visage déformé par le chagrin.

« Jean-Luc, elle l'a fait exprès ! Elle est jalouse de mon retour, elle a voulu me gâcher la soirée ! »

C'était un mensonge si flagrant, si théâtral, que j'en suis restée sans voix. Mais Jean-Luc l'a crue sans hésiter. Son visage s'est durci, la joie a laissé place à une fureur glaciale.

« Comment oses-tu ? »

Il m'a attrapée par le bras, ses doigts s'enfonçant dans ma chair. La douleur était vive, mais la trahison était pire.

« Tu vas payer pour ça, Amélie. Tu vas apprendre à ne pas contrarier Sophie. »

Il m'a traînée hors du salon, sous les regards curieux et satisfaits des invités. Personne n'a bougé. Personne n'a dit un mot. Il m'a jetée dans un petit bureau adjacent.

La porte est restée entrouverte, et j'ai entendu des voix familières.

« Jean-Luc, mon garçon, ne sois pas trop dur avec elle, » disait mon père, Monsieur Dubois. « Mais il est vrai qu'elle doit comprendre sa place maintenant que Sophie est revenue. »

Ma mère a ajouté sa voix mielleuse.

« Nous sommes d'accord. L'alliance entre nos familles est primordiale. Le bien-être de Sophie passe avant tout. Amélie n'a été qu'un substitut. Il faut qu'elle l'accepte. »

J'ai entendu Jean-Luc répondre, sa voix pleine de mépris.

« Ne vous inquiétez pas. Je sais exactement quoi faire d'elle. Il existe des endroits pour les femmes comme elle, des cercles privés où les hommes apprécieront sa compagnie. Elle deviendra un jouet pour eux. Cela lui apprendra l'humilité. »

Un froid glacial m'a envahie. Ce n'était pas seulement Jean-Luc. C'était un complot. Mes propres parents, mon propre mari, tous d'accord pour me sacrifier. Mon mariage, ma vie, tout n'était qu'un arrangement commercial. J'étais un objet, un porte-bonheur qu'on pouvait maintenant jeter après usage.

Alors qu'ils discutaient de mon sort comme s'il s'agissait d'une transaction, une certitude étrange et froide s'est installée en moi. Ma "fortune innée", cette chance que ma famille avait vendue à Jean-Luc pour assurer sa guérison et leur prospérité, elle n'appartenait qu'à moi. Elle était liée à ma présence, à mon bien-être.

Ils allaient me prendre ma dignité, ma liberté.

Mais en me perdant, ils allaient aussi perdre leur chance.

Leur chute venait de commencer.

Chapitre 2

Trois ans plus tard, la porte de la villa des Moreau s'est ouverte pour moi une nouvelle fois. Mais je n'étais plus la même femme. Le cercle privé m'avait brisée et reconstruite, me laissant vide de toute naïveté, de toute illusion.

Dans le salon, Jean-Luc et Sophie étaient assis sur le canapé, riant devant la télévision. Ils ne m'ont même pas jeté un regard. Mes parents biologiques étaient là aussi, sirotant du thé.

« Ah, te voilà enfin, » a dit mon père sans lever les yeux de sa tasse. « Nous commencions à nous demander si tu allais revenir. »

Personne ne m'a demandé comment j'allais. Personne n'a mentionné les trois années d'enfer que je venais de vivre. C'était comme si j'étais revenue d'une longue course.

En passant devant une petite table, mon coude a heurté le cadre d'une photo. C'était notre photo de mariage, la seule qui restait dans la maison. Elle est tombée par terre, le verre se brisant en mille morceaux avec un bruit sec.

Le son a fait sursauter tout le monde.

Jean-Luc s'est tourné vers moi, les yeux plissés de colère.

« Toujours aussi maladroite. Incapable de faire quoi que ce soit correctement. »

Il s'est levé et s'est approché de moi, son ombre me recouvrant.

« Maintenant que tu es de retour, les choses vont changer. Tu ne dormiras plus dans la chambre principale, c'est la chambre de Sophie. Tu dormiras dans la chambre de bonne. Tu seras responsable de tout le ménage, de la cuisine et du service. Tu es ici pour servir Sophie et moi. Compris ? »

C'était pire que ce que j'avais imaginé. Je n'étais même plus une invitée indésirable, j'étais une esclave.

Mon esprit a dérivé. Je me suis souvenue de ces trois années. Trois années à être vendue chaque nuit dans un club sordide, un "cercle privé" pour hommes riches et pervers. J'étais devenue un objet, un corps sans âme. Les premières semaines, j'avais pleuré, supplié. Puis j'avais appris à éteindre mes émotions, à devenir une coquille vide pour survivre.

J'étais enceinte quand ils m'ont envoyée là-bas. Un petit être qui grandissait en moi, le seul espoir dans mon obscurité. Je l'ai perdu après quelques mois, à cause d'un "client" particulièrement brutal. Personne ne s'en est soucié. La matrone du club m'a juste donné deux jours de repos avant de me remettre au travail.

La jeune Amélie naïve qui croyait en l'amour et en la famille était morte cette nuit-là, avec son enfant.

Je me souvenais d'un homme en particulier, un homme politique influent, qui aimait m'humilier en public. Il me forçait à ramper par terre et à boire dans une écuelle comme un chien, sous les rires des autres clients. Chaque jour était une nouvelle dégradation, une nouvelle pièce de mon humanité arrachée.

Une voix m'a sortie de mes pensées. C'était Sophie.

« Regarde-la, Jean-Luc. Elle est si sale. Qui sait quels hommes l'ont touchée ? »

Elle s'est approchée, son visage affichant un faux dégoût.

« J'espère que tu ne nous rapporteras pas de maladies. Tu devrais te laver pendant des heures avant même de toucher quoi que ce soit dans cette maison. »

C'était l'incarnation de l'hypocrisie. C'était elle, par sa jalousie, qui m'avait condamnée à cet enfer. Elle jouait la victime, la femme pure souillée par ma simple présence.

Jean-Luc a semblé convaincu par ses paroles. Sa main s'est abattue sur ma joue. La claque a résonné dans le silence du salon.

« Elle a raison. Tu es impure. »

Sa voix était pleine de dégoût.

« Comment as-tu pu me faire ça ? Te laisser souiller par d'autres hommes. Tu es mon épouse ! Tu as déshonoré le nom des Moreau ! »

L'ironie était si cruelle qu'elle m'aurait fait rire si j'avais encore la force de le faire. C'était lui qui m'avait jetée dans cette fosse. C'était lui le monstre. Et il osait me parler d'honneur.

J'ai simplement baissé la tête, ne lui offrant aucune réaction. Ma soumission semblait l'énerver encore plus. Mais à l'intérieur, une flamme froide commençait à brûler. Ils ne le savaient pas encore, mais mon retour n'était pas la fin de mon histoire. C'était le début de la leur.

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