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Traquée par le mensonge

Traquée par le mensonge

Auteur:: promotion
Genre: Romance
À dix-sept ans, on devrait toute apprendre à avoir confiance en soi avant de tomber amoureuse. Sam se retrouve à trente ans à devoir refaire sa vie comme si elle en avait dix-sept après avoir passé treize ans au 6e sous-sol de l'infidélité avec dans ses bras deux étoiles accrochées qui l'appelaient Maman. À PROPOS DE L'AUTEUR Après une adolescence mouvementée, ponctuée de mauvais choix, c'est à dix-sept ans que Sam Lies trouve son plus grand amour. Il sera également son pire cauchemar malgré les deux magnifiques enfants qu'ils eurent ensemble. Répondant à l'appel de la plume, elle se raconte en réalisant son plus grand projet, son premier ouvrage Traquée par le mensonge.

Chapitre 1 No.1

Je l'ai décidé, et peu importe les conséquences...

J'écris un mot, puis deux, je couche sur ce papier mon histoire, car victorieuse je m'en suis débarrassée.

Une page se tourne enfin.

Si j'avais écrit ce livre il y a quelques années auparavant, il aurait été rempli de haine, d'incompréhension et d'amour. Écrit aujourd'hui, c'est un roman de souvenirs inaccessibles à la douleur.

Écrit aujourd'hui, cela représente mon passé avec ma force et mon humour de mes 30 années.

Avez-vous, vous aussi, vécu une histoire dont le contrôle vous a échappé ?

À vous demander si l'infidélité naît avec l'amour ?

À ce jour, je peux dire avec certitude que je n'ai été que figurante dans une histoire d'amour qui n'était pas la mienne.

Heureusement, reprendre ma liberté a été bien plus rapide que ma destruction.

Wait and see

Une fin d'après-midi de décembre, ce bonhomme aux cheveux gris racontait à la caissière son histoire d'amour qui allait peut-être prendre vie en cette période de Noël.

Je le regardais et l'écoutais discrètement, mais attentivement, narrer ce si beau récit.

Cet homme, seul depuis des années, qui avait perdu sa femme tragiquement à la suite d'un cancer, racontait que la solitude était terrible. On voyait dans son regard un homme bienveillant et pourtant malheureux à qui la vie avait enfin souri à nouveau car elle avait mis sur son chemin un nouvel amour rencontré par hasard. Ses yeux se sont illuminés quand il a commencé à parler d'elle, il y croyait, il voulait que ça marche et ferait tout son possible pour ça.

Puis son regard bienveillant s'est tourné vers moi et il m'a chuchoté « Wait and see» comme s'il avait ressenti mon esprit torturé à cause de ce même amour.

C'est là que j'ai compris, il fallait que je raconte mon histoire pour m'en libérer et pouvoir avancer.

Et je me suis dit que de nombreuses femmes se retrouveraient dans ma vie...

L'infidélité est tellement commune mais à ce stade-là, l'a-t-on toutes déjà vécue ?

Je m'appelle Sam et j'ai des choses à vous dire...

Une annexe à mon chemin, un passage marquant mais à pas silencieux, quelque chose qui fait partie de vous et qui ne sera dit à personne... un tortueux récit contre lequel j'ai dû faire face.

J'ai commencé à écrire ce livre, sans mentionner le passage suivant, prise de remords et d'incertitudes quant à l'inexactitude des conséquences où ce passage allait me mener. J'ai enfin décidé de taper ces mots sur le papier.

Certains souvenirs ne sont que fragments mais composent malgré tout une histoire.

Chapitre 2 No.2

Le 14 juillet de mes 14 ans

À demi consciente de tes mains

Une soirée qui bat son plein... des amies, des inconnus, de la musique, du bruit, de l'alcool, de quoi fumer et bien s'amuser un vendredi soir d'été par excellence.

Puis cette sensation... cette chaleur... les lumières dansent autour de moi, mon corps bouge au rythme de la musique, j'ai chaud, très chaud, je ris beaucoup et mon corps est indolore, mes jambes sont si légères, mes bras marquent le tempo de cette chanson enivrante. Je me sens bien. Particulièrement absente comme si je me regardais danser sans avoir aucun contrôle de mes gestes.

Tu me regardes mais je ne te vois pas. Je vois tes lèvres bouger mais je ne t'entends pas. Tu es si loin et si indistinct pourtant ton visage est proche du mien. Je peux, je crois, sentir une de tes mains en bas de mon dos, je commence à sentir ton souffle bouillant dans mon cou mais je ne t'entends toujours pas.

Quelques pas et quelques éclats de rire plus tard et je ne vois plus les visages familiers qui m'entouraient il y a peine quelques minutes, je ne vois plus que ton dos et ta main qui tire la mienne. Je remarque aussi ne plus avoir de verre.

La ruelle me paraît sombre et la musique, pourtant si forte, commence à ne plus entraîner mon corps sur sa mélodie. La chaleur s'estompe, mais la peur ne prend pas place comme si...

Comme si je n'avais pas de raison d'avoir peur.

J'ai froid, très froid, les vieux murs de briques grises m'entourent comme un fond de rue sans issue, un endroit où nul piéton ne s'aventure, ou tout juste pour soulager une vessie pleine.

Quelques pas de travers et mes jambes ne me portent quasiment plus, j'ai maintenant l'impression que quelque chose appuie contre mon dos, quelque chose de glacé et d'inconfortable. Je repousse tes mains mais sans savoir exactement où elles se situent sur mon corps, j'arrive à toucher ton visage mais sans te reconnaître.

Qui es-tu ?

Pourquoi je n'arrive pas à te parler ? Je sens encore ce froid dans mon dos mais ne sens plus mon corps. Mes yeux sont lourds, tellement lourds, je me concentre pour garder en tête ton visage, inconsciente de ce que tu es en train de me faire, mais pas dupe de ce que je subis.

Il faut absolument que je garde en tête cette vague empreinte de silhouette qu'est la tienne.

Je sens une de tes mains parcourir brutalement le long de mes cuisses tandis que l'autre doit être ton garde-fou pour m'empêcher de te faire tomber en hurlant qu'on vienne m'aider, mais tu es tout aussi bien conscient qu'à ce moment précis je n'en ai plus la capacité. Pourtant cette main se tient tout près de moi, je peux sentir tes doigts derrière mon oreille qui tirent mes cheveux et sur ton pouce, qui touche ma lèvre, une odeur de cigarette. Donc tu fumes (ou alors tu la tiens pour un copain). Tes mains se tiennent prêtes à serrer mon visage et je serais incapable de m'en défendre. Je ne vais pas perdre mon temps à réfléchir sur quelque chose qui est perdu d'avance pour moi.

Débute alors un drôle de schéma dans ma tête, comme le fait de me dire que ta chemise est une grosse faute de goût, violette mais pas d'une grande classe, plutôt du genre Hawaï. Que tes cheveux, que j'arrive à frôler parfois avec une de mes joues, ne sont pas raides mais frisés et le seul rayon de lampadaire qui se pose sur toi me montre la blondeur moche de tes cheveux crépus. Tes mains ne sont pas douces, j'arrive à envisager le genre de métier avec lequel tu les occupes, et ton odeur n'est pas un parfum mais plutôt un mélange de transpiration et de bière renversée.

J'entends la cloche sonner mais je ne saurais dire quelle heure il est.

Je sais que je ne peux rien faire, mais je peux collecter autant d'informations que possible pour ne pas t'oublier. Je ne saurais expliquer avec certitude ce que tu m'as fait, ni comment tu as réussi à faire de moi cette fille facile et docile, moi qui ne suivrais jamais un inconnu dans une rue sombre.

Je sais que tu as joué avec moi, je sais que cette fraîcheur dans mon dos était le banc vert sur lequel tu m'avais allongée sans pitié. Je ne sais pas combien de temps a duré ton jeu malsain, combien de temps tu as regardé mon corps et les quelques larmes qui ont coulé sans faire de bruit.

Je ne sais pas pourquoi j'ai été ta cible ce soir-là, qu'est-ce qui t'avait fait croire que j'étais une proie désirable, pourtant loin de te désirer.

Ça y est, je revois tes lèvres bouger, je me sens d'un coup plus légère comme si un poids s'était retiré de sur mon corps... je ne te vois plus, je ne t'ai jamais vu partir comme je ne t'ai jamais vu arriver.

Que m'as-tu fait ?

À peine le temps de penser ces mots que mes yeux ont dû se fermer.

C'est la panique qui m'a réveillée, comme si mon âme était sortie de mon corps, ou peut-être encore les rires de fin de soirée des gens, passant non loin de là mais sans m'apercevoir.

J'ai mal au dos, j'ai mal aux jambes, d'ailleurs je suis égratignée sur un de mes genoux. En baissant mon regard, je vois mon tee-shirt qui ne me couvre plus ma poitrine et ma jupe qui est mal mise. En touchant de mes doigts, je sens ma culotte qui ne cache plus mon intimité. Mon esprit dans le vide et le brouillard, je réalise petit à petit que je ne suis pas venue ici seule et encore moins pour vider ma vessie.

J'arrive à me lever de ce banc sali mais je ne trouve plus mes amies et à vrai dire, je n'ai pas la force de les chercher, juste l'envie de marcher du plus vite que je peux et rentrer me coucher chez l'amie qui m'avait invitée à passer la nuit.

En rentrant chez elle, je ne vois personne, ses parents dorment, je suppose, mais mon amie n'est toujours pas là.

Je me suis allumé une cigarette dans le noir, je me suis assise sur la fenêtre et je me revois penser que cette épreuve fera partie du reste de ma vie sans arriver exactement à être claire sur ce qu'il venait de se passer.

Je n'ai pas eu le réflexe d'aller me laver de son odeur qui flottait encore sur mes habits, je voulais au contraire la sentir cette odeur sale et ne pas l'oublier !

Je commence à imaginer ce personnage avec une vie, il doit avoir des amis, une famille. Est-ce qu'à ce moment précis il est en train de rire ou de se sentir coupable ? Se souvient-il de ce qu'il vient de me faire ou l'ivresse de l'alcool a eu raison de ses souvenirs ? Est-ce qu'il me surveillait depuis longtemps ou m'a-t-il juste croisée sur le fil de sa soirée ?

Ma cigarette était presque finie, et je me demandais à présent ce que j'allais faire.

En parler ? Si j'en parlais, il fallait être sûre de moi, les mots que je n'avais pas entendus décrivaient peut-être ce qu'il projetait de me faire, le fait que je n'aie pas repoussé cet homme mal vêtu était peut-être tout simplement mon consentement à ce qu'il découvre mon corps.

Ne pas en parler ? Si je n'en parlais pas, je réussirais peut-être à oublier plus facilement...

Alors, je décidais de me taire et ce soir de 14 juillet restera silencieux.

Un détail néanmoins m'avait convaincue que je n'avais pas imaginé ce qui s'était passé. Tu étais bien réel car ce soir-là sur mes doigts qui écrasaient ma cigarette je vis le sang de mon intimité signer la fin de ma jeunesse.

À l'aube d'une vie imaginée, je ne pouvais me résoudre à faire de ma vie quelque chose de banal.

Je préférais danser sous la pluie plutôt que sombrer dans l'attente d'un orage et pourtant, en un battement de cœur, ma vie allait rebasculer vers un autre enfer.

Chapitre 3 No.3

Trois ans après...

Je suis engouffrée dans la drogue et dans tout ce qui pouvait me faire échapper à cette vie. Je la voulais autrement mais je n'avais pas le pouvoir ou le courage de la changer.

Je suis restée quelques années dans ce schéma, de mauvaises fréquentations en mauvaises fréquentations. Je passais mon temps à rêver d'une vie meilleure, comme si j'attendais que cela me tombe dessus, comme un miracle.

En attendant, j'enchaînais les journées défoncées, les soirées arrosées d'alcool. Insouciante et inconsciente, je continuais ma triste vie sans but...

Je jouais un jeu dangereux comme si ma vie ne valait pas la peine d'être vécue. Ce qui était sûr c'est que je n'avais peur ni de mourir ni de jouer.

Pourtant j'avais des rêves comme tout le monde. J'aurais voulu faire de grandes études en psychologie. J'aime beaucoup écouter les gens, me mettre à leur place et les aider du mieux que je peux juste avec quelques mots. Les mots dans une vie sont tellement importants car contrairement aux gestes ou aux blessures, les mots restent et ne s'oublient pas.

J'avais le sentiment d'être coincée dans un personnage que je ne voulais être en aucun cas. Mais je n'ai jamais vraiment su qui je voulais être ni comment je devais me comporter. J'avais l'impression de n'avoir aucune personnalité ou au contraire d'en avoir trop. C'était tellement plus facile de salir son image que d'avoir à devenir quelqu'un d'autre. Cela demanderait tellement d'efforts... c'était bien plus simple de rester comme ça...

Mais je me détestais ! j'aurais voulu être comme toutes ces filles, sorties du lycée avec leurs beaux habits, un copain à leur bras retrouvant une vie de famille stimulante et faisant de beaux projets ! Qui j'étais moi ? Je n'avais rien ; en tout cas c'est ce que je pensais puis je me suis vite rendu compte que même si je n'avais rien, je pouvais tout construire seule.

Au final, les moments stones m'ont donné tellement à réfléchir que j'ai fini par exploser de dégoût pour moi-même et ma volonté a fini par être suffisamment grande pour vouloir recommencer une vie que je peux désormais contrôler et surtout aimer.

J'ai 17 ans et je me tiens debout, droite face à ma vie, le regard fixe devant moi malgré ce qu'il y a derrière.

Je vais essayer de la faire courte sur mon enfance et moi, juste assez pour que vous puissiez cerner le personnage de Sam.

Une enfance heureuse. Non je plaisante ! Un père alcoolique et absent, n'exigeant qu'une chose de moi : « la crainte ». Se pensant suffisamment fort pour m'éduquer d'une main de fer et laissant le reste à la main de velours que portait ma mère.

Ma mère... une femme exceptionnelle, dotée d'une patience bien supérieure à la moyenne, comparée à ce rustre, chez qui la moindre porte qui claquait, déclenchait un tourment dans sa tête prenant possession de son corps et de son poing fermé... la table tremblait.

Je passais mes mercredis à regarder les autres papas aimants, braves et gentils, certains étant sportifs, d'autres drôles, et les derniers juste bienveillants.

Le mien n'était pas drôle, mais il savait rire des autres. Il n'était pas sportif mais il savait t'entraîner à l'endurance pour courir dans ta chambre. Et bienveillant... non, mais le seul bon choix de sa vie a été de laisser le contrôle de la mienne à ma mère. Sans elle... eh bien il serait probablement mort, car je l'aurais certainement tué de mes propres mains ! Si je l'avais fait, aujourd'hui, je n'assisterais pas à sa décadence.

La dégradation que l'alcool a eue pour effet sur lui, sans aucune volonté de sa part de vouloir s'en sortir. Ou de vouloir juste rendre ma mère heureuse ! Le bonheur qu'elle aurait mérité pour tout ce qu'elle a enduré et donné.

Du haut de mes 30 ans aujourd'hui, je peux affirmer que sa crainte m'a rendue plus forte, j'ai du caractère, de la franchise, mais aussi beaucoup d'empathie et de compassion.

Il aurait dû comprendre que la crainte n'élève pas l'enfant, la crainte n'est pas une preuve de respect, si seulement il avait fait les choses différemment. Mais l'histoire ne serait sûrement pas la même... vous savez, c'est comme quand vous regardez un film et qu'à travers la télé vous hurlez en essayant d'expliquer à cet acteur que s'il avait allumé ce soir-là, il aurait vu le tueur derrière la porte et rien ne se serait passé... En revanche, le film n'aurait pas existé non plus.

On ne peut pas changer certaines parties de notre vie, mais elles nous ont sûrement apporté quelque chose pour en écrire d'autres ; il faut juste apprendre à écrire sa vie.

De ce fait, je suis devenue un personnage assez torturé, à la fois soumis et évitant tout conflit, tout en étant doté d'un certain courage et dont les pieds ne sont pas faits pour qu'on marche dessus.

Je suis entourée d'une famille très unie. Enfin... cela ressemble plus à un clan de nanas malheureuses en amour qui tombent plus facilement sur des crapauds que sur des princes charmants ! Tu auras beau les embrasser à minuit, ta citrouille se changera peut-être en carrosse mais ton crapaud restera crapaud.

Ma famille se compose donc de mes parents, mes grands-parents, deux personnes merveilleuses, de quelques cousines (merveilleuses aussi bien sûr) et d'une personne différente de moi mais née de la même histoire, ma sœur. Mon exemple, mon amie, mon guide même si avant mes 17 ans on ne s'entendait pas aussi bien que je l'aurai voulu. Pourtant c'est elle qui à ma naissance, voyant que j'étais plutôt mignonne s'était tournée vers ma mère et lui avait dit : « C'est bon ! On peut la garder ». Bien plus tard, sa vie droite à côté de la mienne me rendait vraiment jalouse. Moi, j'avais fait le choix de mauvaises fréquentations, de drogues, de sorties alcoolisées. Je décevais beaucoup ma famille et personne n'arrivait à me remettre sur le droit chemin. Je me disais que si un adulte n'y arrivait pas pour lui-même pourquoi moi je ferais l'effort d'être quelqu'un de mieux ?

Voilà ma petite vie à 17 ans, bientôt 18 ans dans quelques jours.

On peut dire que jusqu'à maintenant je suis une ado qui se cherche (et qui aura mis presque 30 ans à se trouver). Cache-cache était mon jeu préféré et je suis la preuve vivante que l'on peut y jouer seule.

Pendant ma période rebelle d'adolescente, j'ai évité longtemps le cercle familial. Ce n'était pas agréable, je n'étais pas heureuse de rentrer chez moi le soir ; à chaque fois que c'était l'heure de passer la porte d'entrée, une boule me tordait les tripes :

« Est-ce que ce rustre va être là ? » « Est-ce que son humeur va varier selon mes dires ou mes gestes ? »

Ce n'était ni drôle ni réjouissant de rentrer à la maison le soir, tout était sans joie dans cette maison, du moment que sa présence se faisait ressentir.

Non seulement je n'étais pas heureuse mais en plus de ça, ce soir de 14 juillet avait suffi à me dévaster. J'étais en colère contre moi, contre la terre entière de ne pas me comprendre sans avoir besoin de raconter. Je pouvais lire dans tes yeux pourquoi on ne lisait pas dans les miens. Et à l'inverse, j'arrivais parfois à me convaincre que ce n'était rien, que j'avais exagéré mes souvenirs, que je l'avais bien cherché voire rêvé.

Mais tout est en train de changer pour mes 18 ans. Je vais enfin arriver à être quelqu'un de bien, parce que j'ai compris maintenant que personne ne pouvait le faire à ma place ! Je serai bien plus forte que mon père si j'y arrive ! Lui et mon 14 juillet ne seront plus les bourreaux de ma vie ni la cause de mes mauvais choix. Je vais enfin assumer les mauvaises décisions que j'avais prises seule et surtout je veux retrouver une maman et une sœur que j'avais perdues par mon manque de confiance en la vie...

Tout se met en place doucement, j'ai raccroché de la drogue plus facilement que je ne l'aurais pensé. La volonté vous donne la force nécessaire pour vous décrocher ou au contraire vous raccrocher à votre vie.

Je rêvais à ce que j'allais faire de ma vie. Voyager ? Apprendre ? Rencontrer ? Vivre...

Rien n'allait se passer comme je l'imaginais.

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