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Trahison et Renaissance

Trahison et Renaissance

Auteur:: Apache
Genre: Moderne
Au cœur des flammes qui dévoraient le chai principal, j'ai vu Camille, ma « sœur », le visage tordu par une haine que je n' avais jamais comprise. « Léo, c' est de ta faute ! » a-t-elle hurlé, sa voix se brisant dans la chaleur infernale, juste avant que le toit ne s' effondre, me noyant dans l' obscurité. Ses derniers mots - « Même si j' hérite, tout lui reviendra ! Tu n' auras rien ! » - résonnaient, une promesse de ruine totale et une haine aussi ardente que le feu qui m' emportait. Ce n' était pas un simple cauchemar ; la douleur, les odeurs âcres et la voix pleine de mépris étaient gravées en moi, une tragédie que j' avais vécue, encore et encore, sans jamais comprendre pourquoi elle me détestait tant malgré ma protection. Puis, mes yeux se sont ouverts brusquement, et j' étais dans mon lit, au château, exactement au moment où mon téléphone vibrait, affichant le nom de Camille, le point de bascule de mon ancienne vie. Cette fois, je ne répondrais pas, ne me précipiterais pas à sa rescousse pour tomber dans le piège de son mensonge et d' un amour toxique qui m' avait mené à ma perte.

Introduction

Au cœur des flammes qui dévoraient le chai principal, j'ai vu Camille, ma « sœur », le visage tordu par une haine que je n' avais jamais comprise.

« Léo, c' est de ta faute ! » a-t-elle hurlé, sa voix se brisant dans la chaleur infernale, juste avant que le toit ne s' effondre, me noyant dans l' obscurité.

Ses derniers mots - « Même si j' hérite, tout lui reviendra ! Tu n' auras rien ! » - résonnaient, une promesse de ruine totale et une haine aussi ardente que le feu qui m' emportait.

Ce n' était pas un simple cauchemar ; la douleur, les odeurs âcres et la voix pleine de mépris étaient gravées en moi, une tragédie que j' avais vécue, encore et encore, sans jamais comprendre pourquoi elle me détestait tant malgré ma protection.

Puis, mes yeux se sont ouverts brusquement, et j' étais dans mon lit, au château, exactement au moment où mon téléphone vibrait, affichant le nom de Camille, le point de bascule de mon ancienne vie.

Cette fois, je ne répondrais pas, ne me précipiterais pas à sa rescousse pour tomber dans le piège de son mensonge et d' un amour toxique qui m' avait mené à ma perte.

Chapitre 1

Les flammes crépitaient, un monstre orange et affamé qui dévorait le chai principal. L'odeur de bois ancien, de vin précieux et de chair brûlée emplissait mes poumons. C'était la fin.

À travers la fumée, je voyais Camille, ma "sœur", le visage tordu par une haine que je n'avais jamais comprise. Elle était piégée, comme moi.

« Léo, c'est de ta faute ! » a-t-elle crié, sa voix se brisant dans la chaleur. « Tu as tout gâché ! »

J'ai essayé d'avancer vers elle, mais une poutre en feu s'est effondrée entre nous, projetant des milliers d'étincelles. La douleur était insupportable.

« J'ai déjà tout donné à Julien ! » a-t-elle hurlé, un dernier défi avant que le toit ne s'effondre. « Même si j'hérite, tout lui reviendra ! Tu n'auras rien ! »

Ses mots ont été la dernière chose que j'ai entendue. La haine dans sa voix, la promesse de ma ruine. Puis, le silence, et l'obscurité.

Mes yeux se sont ouverts brusquement.

J'étais dans mon lit, au château. La musique de la fête des vendanges flottait depuis le jardin. Mon corps était intact, sans aucune brûlure. J'ai regardé mes mains, elles ne tremblaient même pas.

Un rêve ? Non, c'était trop réel. La douleur, l'odeur, la voix de Camille... tout était gravé en moi.

Mon téléphone a vibré sur la table de chevet. Je l'ai attrapé, le cœur battant à tout rompre.

Le nom de Camille s'affichait sur l'écran.

Mon souffle s'est coupé. C'était maintenant. Le moment où tout avait basculé.

Dans ma vie passée, j'avais répondu. J'étais monté dans sa chambre, la trouvant droguée et en détresse. Et pour la "sauver", pour protéger l'honneur de la famille, j'avais fait l'irréparable. Un acte qui nous avait enchaînés l'un à l'autre, jusqu'à la mort.

Cette fois, j'ai laissé le téléphone sonner. La sonnerie stridente était comme un compte à rebours.

Puis, elle s'est arrêtée.

Un silence.

Et soudain, j'ai entendu sa voix à travers la porte de ma chambre, claire et paniquée, mais pas pour moi.

« Julien ? C'est moi, Camille ! Viens vite... Je ne me sens pas bien. Léo, il... il m'a droguée ! »

Mon sang s'est glacé. Elle aussi, elle se souvenait. Et elle avait déjà commencé son jeu.

Chapitre 2

La porte de ma chambre s'est ouverte à la volée. Camille se tenait là, le visage rouge, les yeux brillants de larmes feintes et de fureur.

« Tu restes là sans rien faire ? » a-t-elle sifflé. « Je t'ai dit d'aller chercher Julien ! Tu es sourd ou tu jouis de me voir comme ça ? »

Son regard était plein de mépris. Le même mépris que dans l'incendie. Elle me voyait comme un monstre, l'enfant adopté qui convoitait sa fortune et son corps. L'ironie était terrible. C'était moi, le fils biologique. C'était elle, la fille recueillie. Un secret que nos parents portaient comme une croix.

Je me suis levé lentement, sans la regarder dans les yeux. Je ne pouvais plus supporter de voir cette haine, maintenant que je savais où elle menait.

« Je vais le chercher, » ai-je dit d'une voix neutre.

Je suis descendu, j'ai pris les clés de la voiture sur le crochet dans l'entrée. Mes parents, Alain et Hélène, m'ont croisé.

« Léo, où vas-tu ? La fête bat son plein, » a dit ma mère avec un sourire chaleureux.

« Je vais chercher Julien pour Camille. Elle ne se sent pas bien, » ai-je répondu, évitant leur regard. Je ne voulais pas qu'ils voient le vide dans mes yeux.

Le trajet jusqu'à Bordeaux m'a paru une éternité. Chaque virage me rappelait la route que nous avions prise vers notre destruction. Cette fois, je ne serais pas le protagoniste de cette tragédie. Je serais un simple chauffeur.

Julien habitait un petit studio miteux au centre-ville. La peinture s'écaillait sur les murs et une odeur de renfermé flottait dans l'air. Il m'a ouvert, torse nu, un sourire suffisant aux lèvres.

« Alors, le prince est venu chercher le roturier ? » a-t-il lancé.

« Camille t'attend, » ai-je simplement dit.

Il a ricané. « Elle ne peut déjà plus se passer de moi. C'est bon signe. »

Il s'est habillé rapidement. Pendant le trajet du retour, il n'a pas arrêté de parler de ses plans, de la façon dont il allait "moderniser" le domaine une fois qu'il serait avec Camille. Il ne se doutait de rien. Il ne savait pas que j'avais déjà vécu sa victoire, et sa chute.

Mon silence semblait l'irriter.

« T'as pas l'air content, Léo. T'es jaloux ? Tu devrais savoir que tu ne peux pas lutter. Camille et moi, c'est une évidence. »

J'ai serré le volant. Dans ma vie passée, je l'aurais frappé. J'aurais crié. Cette fois, j'ai tourné la tête vers lui et j'ai esquissé un sourire.

« Au contraire, Julien. Je pense que vous êtes parfaits l'un pour l'autre. »

La surprise sur son visage valait tout l'or du monde.

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