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Trahi par l'Amour Familial

Trahi par l'Amour Familial

Auteur:: Pippa Thorn
Genre: Mafia
La voiture sentait le tabac froid et la peur. Assise à l' arrière, coincée entre mon « père » et mon « frère » biologiques, je reconnaissais cette route. C' était la route qui menait à l' enfer que j' avais fui il y a dix ans, mais ma gorge était sèche quand j' ai demandé : « Où... où est-ce que vous m' emmenez ? » Mon frère jumeau a ricané : « Tu le sais très bien. Tu retournes à la maison. » Pas cette maison. Pas cet endroit, eux qui m' avaient vendu à une organisation criminelle dans mon enfance et m' avaient retrouvée après dix ans de fuite sous de fausses promesses de retrouvailles. Maintenant, ils me ramenaient de force dans le cauchemar, me livrant aux monstres qui m' avaient élevée, mes parents adoptifs. Pire encore, ils me traitaient comme une marchandise abîmée, se moquant de mon corps meurtri : « On te vend plus chère si t' es vierge. » La violence redoublait, leurs gifles, leurs poings, leurs mots : « Tu es une malédiction. » « Tu nous a apporté que du malheur. » « On voulait juste se débarrasser, de toi. » J' étais devenue méconnaissable, mon visage défiguré par leurs coups, même Marc, l' homme de main de mes parents adoptifs, n' a pas pu me reconnaître, me jugeant « invendable ». Mon âme s' est brisée quand j' ai compris que je n' étais qu' un objet, dont le prix devait être négocié. Comment ma propre famille pouvait-elle faire ça ? La trahison, la haine, le dégoût m' ont submergée. J' ai réalisé qu' ils ne méritaient aucune pitié, alors, j' ai fait une dernière tentative, non pas pour les sauver, mais pour sceller leur sort. « Vous allez tous mourir », ai-je murmuré d' une voix calme. « Quand vous me livrerez, ils vous demanderont de rester. Ne buvez pas. Ne mangez rien. Partez tout de suite. Sinon, vous ne sortirez jamais d' ici vivants. » Ils n' ont pas compris, aveuglés par leur cupidité. Mais bientôt, ils allaient réaliser qui était le véritable monstre, et mon retour ne serait pas leur unique cauchemar.

Introduction

La voiture sentait le tabac froid et la peur.

Assise à l' arrière, coincée entre mon « père » et mon « frère » biologiques, je reconnaissais cette route.

C' était la route qui menait à l' enfer que j' avais fui il y a dix ans, mais ma gorge était sèche quand j' ai demandé : « Où... où est-ce que vous m' emmenez ? »

Mon frère jumeau a ricané : « Tu le sais très bien. Tu retournes à la maison. »

Pas cette maison.

Pas cet endroit, eux qui m' avaient vendu à une organisation criminelle dans mon enfance et m' avaient retrouvée après dix ans de fuite sous de fausses promesses de retrouvailles.

Maintenant, ils me ramenaient de force dans le cauchemar, me livrant aux monstres qui m' avaient élevée, mes parents adoptifs.

Pire encore, ils me traitaient comme une marchandise abîmée, se moquant de mon corps meurtri : « On te vend plus chère si t' es vierge. »

La violence redoublait, leurs gifles, leurs poings, leurs mots : « Tu es une malédiction. »

« Tu nous a apporté que du malheur. »

« On voulait juste se débarrasser, de toi. »

J' étais devenue méconnaissable, mon visage défiguré par leurs coups, même Marc, l' homme de main de mes parents adoptifs, n' a pas pu me reconnaître, me jugeant « invendable ».

Mon âme s' est brisée quand j' ai compris que je n' étais qu' un objet, dont le prix devait être négocié.

Comment ma propre famille pouvait-elle faire ça ?

La trahison, la haine, le dégoût m' ont submergée.

J' ai réalisé qu' ils ne méritaient aucune pitié, alors, j' ai fait une dernière tentative, non pas pour les sauver, mais pour sceller leur sort.

« Vous allez tous mourir », ai-je murmuré d' une voix calme.

« Quand vous me livrerez, ils vous demanderont de rester. Ne buvez pas. Ne mangez rien. Partez tout de suite. Sinon, vous ne sortirez jamais d' ici vivants. »

Ils n' ont pas compris, aveuglés par leur cupidité.

Mais bientôt, ils allaient réaliser qui était le véritable monstre, et mon retour ne serait pas leur unique cauchemar.

Chapitre 1

La voiture sentait le tabac froid et la peur. Ma peur. Assise à l'arrière, coincée entre mon « père » et mon « frère » biologiques, je regardais les bâtiments défiler par la fenêtre sale. Chaque kilomètre parcouru me serrait un peu plus la poitrine. Je reconnaissais cette route. Je la connaissais trop bien. C'était la route qui menait à la Zone Grise, la route qui menait à l'enfer que j'avais fui il y a dix ans.

« On y est presque », a dit mon père d'une voix rauque, sans se retourner.

Sa voix était pleine d'une satisfaction malsaine. Ma mère, assise à l'avant, a jeté un regard mauvais dans le rétroviseur.

« Arrête de trembler comme une feuille, Amélie. Tu nous fais honte. »

Amélie Dubois. C'est le nom qu'ils m'avaient donné. Un nom que je n'avais porté que brièvement avant de leur être enlevée, puis que j'avais repris en m'enfuyant, comme pour essayer de me raccrocher à une vie normale qui n'avait jamais été la mienne.

J'ai essayé de parler, mais ma gorge était sèche.

« Où... où est-ce que vous m'emmenez ? »

Mon frère jumeau, Léo, a ricané à côté de moi.

« Tu le sais très bien. Tu retournes à la maison. »

Non. Pas cette maison. Pas cet endroit. La panique a commencé à monter, froide et piquante. Il y a dix ans, j'avais réussi à m'échapper de l'organisation. J'avais trouvé une petite vie, un petit travail, un semblant de paix. Et puis, ils m'avaient retrouvée. Ma famille biologique. Ils étaient apparus à ma porte, pleurant, disant qu'ils me regrettaient, qu'ils voulaient rattraper le temps perdu. Naïvement, je les avais crus. Je les avais laissés entrer dans ma vie.

Et maintenant, ils me ramenaient de force dans le cauchemar. La voiture a ralenti, puis s'est engagée dans une allée privée que je n'avais que trop vue dans mes pires souvenirs. Au bout, il y avait la villa. Immense, moderne, sinistre. C'était le cœur de l'organisation, le quartier général. Mon sang s'est glacé. Ils ne m'emmenaient pas simplement dans la Zone Grise, ils me livraient directement aux chefs.

Mon corps s'est mis à trembler de façon incontrôlable.

« Non... non, pas ici. S'il vous plaît, pas ici. N'importe où, mais pas ici. »

Mon père s'est retourné, son visage déformé par la colère.

« Tais-toi ! C'est à cause de toi que tout ça arrive. Tu es une malédiction. »

La voiture s'est arrêtée devant les portes massives en fer forgé. Ils ne le savaient pas. Ces monstres cupides et ignorants ne savaient pas qui dirigeait cet endroit. Ils pensaient me vendre à de simples criminels riches. Ils ignoraient que les maîtres de cette villa, les chefs de cette organisation internationale, étaient ceux qui m'avaient élevée. Mes parents adoptifs. Ceux que j'appelais « Papa » et « Maman ». Ceux dont la cruauté n'avait d'égale que l'amour étouffant et possessif qu'ils me portaient.

La porte de la voiture s'est ouverte. Léo m'a attrapée brutalement par le bras pour me faire sortir. La peur n'était plus une simple angoisse, c'était une terreur pure et absolue. Je me suis souvenue de ce qu'ils avaient fait à un garde, une fois. Il avait eu le malheur de laisser tomber un vase que ma mère adoptive aimait. Juste laissé tomber. Mon père adoptif avait souri, l'avait appelé dans son bureau. On ne l'avait plus jamais revu. On avait juste entendu des cris, pendant des heures. Et le lendemain, le sol du bureau avait été lavé à grande eau. J'avais sept ans.

J'ai regardé ma famille biologique, le désespoir me submergeant.

« Je vous en supplie. Laissez-moi partir. Je vous donnerai tout ce que j'ai. Je disparaîtrai. Vous ne me reverrez plus jamais. On peut dire que je me suis enfuie. S'il vous plaît. »

Ma mère est sortie de la voiture et m'a regardée avec un dégoût total.

« Tais-toi, misérable. Tu crois qu'on veut de ton sale argent ? On veut s'en débarrasser, de toi. Depuis ta naissance, tu ne nous as apporté que du malheur. »

« C'est vrai, » a ajouté mon père. « Ta mère a failli mourir en te mettant au monde. Et depuis, la malchance nous poursuit. On t'a vendue une première fois pour survivre, et notre vie s'est améliorée. Quand tu es revenue, tout a recommencé à mal tourner. »

Leurs mots étaient comme des coups. Ils ne me voyaient pas comme leur fille, mais comme un objet maudit dont il fallait se défaire pour un bon prix. La haine dans leurs yeux était si pure, si simple, qu'elle en était terrifiante. J'étais leur fardeau, et maintenant, j'allais devenir leur source de revenus.

Chapitre 2

Mon esprit, en proie à la panique, a exhumé un autre souvenir, encore plus vif. Une des employées de la clinique illégale de ma mère adoptive. Elle avait osé dire que la nouvelle coiffure de ma mère ne lui allait pas très bien. Une simple phrase, dite sans méchanceté. Ma mère adoptive avait souri, un sourire fin et glacial. Le soir même, elle avait convoqué la fille dans son « laboratoire ». Elle l'a attachée à une chaise et lui a injecté un produit expérimental.

La fille a convulsé pendant des heures, sa peau changeant de couleur, ses yeux injectés de sang, avant de finalement mourir dans d'atroces souffrances. Ma mère l'avait observée tout du long, prenant des notes sur un carnet, comme s'il s'agissait d'une simple expérience scientifique. Elle m'avait forcée à regarder, pour que « j'apprenne le respect ».

Rien que de repenser à l'odeur chimique et aux gémissements étouffés, la bile m'est remontée dans la gorge.

« S'il vous plaît », j'ai supplié à nouveau, ma voix brisée. « Je regrette. Je regrette de vous avoir retrouvés. Je n'aurais jamais dû vous laisser entrer. Laissez-moi juste partir, je ne vous dérangerai plus jamais, je le jure. »

Mon père a éclaté d'un rire méprisant.

« Il est un peu tard pour les regrets, tu ne crois pas ? »

Ma mère a regardé la villa avec des yeux brillants de cupidité.

« Tu te rends compte de ce qu'on va pouvoir faire avec l'argent ? Léo pourra enfin aller dans une bonne université. On pourra acheter une nouvelle maison, loin de ce quartier pourri. »

« Et je pourrai enfin monter mon garage », a ajouté Léo, en me serrant le bras encore plus fort, comme s'il tenait un ticket de loterie gagnant.

Ils parlaient de ma vente comme s'il s'agissait d'une simple transaction commerciale. J'étais un produit, une marchandise. Mon père s'est tourné vers ma mère, l'air affairé.

« Le contact a dit qu'ils cherchaient des filles jeunes et en bonne santé. Ils paient bien. Surtout pour une vierge, et il pense que tu l'es encore. Tu as l'air innocente, ça leur plaira. »

Le mot « vierge » prononcé par mon propre père m'a donné la nausée.

« Il a dit qu'une fille comme toi pourrait faire du bon travail pour eux », a continué Léo. « Il a mentionné un type, un certain Marc. C'est le lieutenant du chef de la sécurité, apparemment. C'est lui notre contact. »

Marc.

Le nom a explosé dans mon esprit. Marc. Le lieutenant de mon frère adoptif, Antoine. Un homme grand et musclé, couvert de tatouages, mais qui, devant moi, baissait toujours les yeux. Un homme qui tremblait de peur dès que mon père adoptif haussait la voix. Un homme qui savait pertinemment qui j'étais.

Une minuscule, folle lueur d'espoir s'est allumée dans les ténèbres de ma terreur. Ils ne savaient pas à qui ils avaient affaire. Ils marchaient droit dans la gueule du loup.

J'ai relevé la tête, essayant de contrôler les tremblements de ma voix.

« Vous ne savez pas ce que vous faites. Cet homme, Marc... vous ne devriez pas traiter avec lui. »

Ma tentative de les avertir, ma dernière once de pitié pour ces gens qui partageaient mon sang, s'est heurtée à leur incompréhension totale.

« Qu'est-ce que tu racontes encore ? » a grogné mon père. « Tu essaies de nous faire peur pour qu'on te laisse partir ? C'est raté. »

Ils étaient trop stupides, trop aveuglés par l'argent pour comprendre le danger mortel dans lequel ils se jetaient. Et ils m'y entraînaient avec eux.

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