Assise près de sa sœur, sous le regard de leur grand-mère, Virginie décortiquait les légumes. Comme tous les vendredis matins, elles allaient toutes au champs, faire le nettoyage et ramasser les légumes.
Les garçons quant à eux allaient à la pêche ou à la chasse avec les oncles puis en soirée c'était le dépucelage de la viande, découpage des légumes vert, nettoyage de tubercules, tarots qui iront au congélateur.
C'est dans leur activité favorite je souligne le kongossa, qu'elles décortiquent les feuilles de maniocs. Virginie le fait avec beaucoup de difficulté, la fatigue dans les yeux. Elle est enceinte, de 2 mois à peine et le premier trimestre est toujours difficile, on le sait...
Malgré cela, elle aide l'autre avec la bonne humeur.
[sonnerie de téléphone]
[sonnerie de téléphone]
Maman Agathe (lui tendant le portable) : tiens !
Virginie se dépêche d'essuyer ses mains, sourire aux lèvres elle le récupère. Elle sait qui l'appelle, son bien aimé. Qui n'a d'ailleurs donné aucune nouvelle de toute la Journée. Chose qui l'avait tout de même inquiété.
Le numéro qui s'affichait à l'écran n'était pas un numéro du Gabon, plutôt un +33. Sans chercher à comprendre, Virginie se jeta à même le sol en larmes. Des larmes vraiment chaudes. Sa sœur et sa grand-mère n'arrivaient à comprendre ce qui se passait à cet instant. Depuis quand lorsqu'un portable sonne, sans avoir décroché on pleure ?
Le téléphone sonnait, et Virginie pleurait toujours. Qu'est-ce qu'il y a ? Ses proches n'arrivaient pas à comprendre.
Maman Agathe (paniquer) : Virginie qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi ces larmes ?
Virginie (assise à même le sol) : mémé Ernest est partie, Ernest a voyager et m'a laissé seule !
Maman Agathe (perdue) : comment tu le sais ? tu n'as même pas répondu.
Virginie (en larmes) : il est parti ! Il est parti !
Ernest de son côté n'arrêtait pas d'appeler. C'est toi qui voyage sans prévenir c'est encore toi qui appelle beaucoup !
La nuit a été longue pour Virginie, très longue. Comment allait elle faire avec une grossesse dans les mains ? une grossesse sans père ? C'est comme ça que cela allait être qualifié, A son jeune âge se retrouver à élever un enfant toute seule ?
C'était trop pour elle, au-dessus de ses forces se dit-elle.
Ernest avait remis ce portable à Virginie la veille, il l'avait acheté un nouveau portable pourtant l'ancien était encore opérationnel, une nouvelle carte SIM, l'avait ouvert un compte en banque dans lequel il avait versé la somme de 500 mil.
La réalité était devant ses yeux mais aveuglés par l'amour, impossible de le remarquer. Qui sommes-nous pour la juger ? Personne. Même si à sa place j'aurais détecté qu'il y avait une bombe qui se préparait.
Pourtant il savait qu'elle attendait un enfant, enfant voulu et désiré par tous les deux. Des idées noires n'ont cessées de défiler dans sa tête. Ernest n'arrêtait pas d'envoyer des messages de son côté.
[sonnerie de téléphone]
[sonnerie de téléphone]
Prise de colère Virginie prends l'appel et se met à traiter son homme, oui son homme de tous les noms d'oiseaux existants sur cette terre et même ceux existant dans sa tête. Elle ne l'a pas raté, toute sa frustration est sortie, Ernest ne disait rien, il l'écoutait silencieusement. Qu'allait il dire d'ailleurs ? RIEN. On ne peux prétendre aimé une personne et l'abandonner sans préavis.
Virginie (Reniflant) : je te déteste Ernest [snif] de tout mon cœur, je te déteste profondément [snif].
Ernest (soupirant) : tu me comprendras un jour, je l'ai fait pour nous, pour nous trois.
Virginie (hurlant) : pour nous Ernest ? Nous c'est qui ? Tu m'abandonnes et c'est pour nous ? Je vais dire quoi à mes parents ? Ils vont comprendre quoi ? Que j'ai été stupide de me donner à un homme qui m'a grossis et pris la fuite par la suite ? Un homme sur qui tout le monde m'avait parlé ?
Ernest : ...
Virginie (en larmes) : mieux tu m'oublies, tu oublies cet enfant car dès demain il n'existera plus !
Ernest (haussant le ton) : n'ose pas Virginie ! N'ose même pas sinon tu ne vas pas me reconnaître !
Virginie : lorsque tu as pris cet avion, tous tes droits sur nous ont disparus !
Clic.
Elle balance le portable sur son lit et recommence son marathon de larmes. Finalement les gens avaient raison, ses parents qui disaient qu'il n'allait l'emmener nulle part.
Ernest avait donné raison à ces gens. Les choses de la honte.
Je vous explique...
Les deux vivaient dans le même quartier, Alibandeng. Pas besoin d'envoyer l'argent du taxi pour se voir, quelques pas et elle arrivait à la maison. Au début la relation était cachée, à vrai dire Virginie se retenait un peu vu la différence de nationalité, la peur du regard des autres, les jugements...
Ernest est un togolais ayant grandi et vécu au Gabon, néanmoins les gens l'appelaient ainsi « le togolais là » du coup la petite avait acceptée ses avances pour le bouffer comme on dit chez nous, mais ce n'est pas l'argent de tous les garçons on bouffe. Voici comment du jour au lendemain la petite est tombée amoureuse, tous les organes chez le pauvre petit « togolais là » il y a des hommes qui dorment avec le sel et les pièces rouges sur le lit !
En même temps ce n'était pas un clochard... toujours propre, bien parfumé, les cheveux taillés et contours bien dessinés. Un belle homme il faut dire.
La preuve en est, même les tantes de Virginie étaient attirées par lui. D'ailleurs c'est l'une d'elle qui avait révélée aux parents qu'ils étaient ensemble. On peut faire ça ?
Les oncles de Virginie étant très protecteurs, avaient alors convoqué Ernest chez eux pour bien le mettre en garde mais aussi pour prouver à leur fille qu'ils n'allaient aller nulle part à deux !
Les jours sont passés, les larmes ont cessées de couler et le petit évoluant toujours dans le ventre de sa mère. Comme cela a été dit plus haut, cet enfant avait été désiré par conséquent l'enlever, trop compliqué à faire. On parle, on parle mais le cœur sait.
Virginie ne parlait toujours pas à Ernest, la colère était encore belle et bien présente dans son cœur.
Gisèle (sa tante, en langue) : dis moi un peu Virginie ?
Virginie (petite mine) : hum ?
Gisèle (la fixant) : tu es enceinte han ?
Virginie (soutenant son regard) : Non, pas du tout.
Gisèle (la dévisageant) : quand ça va pourrir ici, ça va sentir !
Effectivement le fruit a vite pourrit dans les mains de Gisèle. C'est sa langue qui ne sait pas rester dans sa bouche. c'est aussi cette dernière qui avait annoncé leur relation. Ministre du Ministère de la communication c'est elle !
Virginie dormais quand sa sœur est venue la prévenir qu'elle était demandé au salon. A sa grande surprise, toute la maison y étaient. Son regard a croisé celui de Gisèle, celle-ci assise grand pied sur petit pied, la bouche pointue.
La machine est lancée, mieux assumée ses problèmes une bonne fois pour toute. Sa grand-mère était au courant, en même temps c'est la seule à l'avoir toujours soutenue dans sa relation. Sa mère quant à elle, l'observait de loin. Le regard un peu déçu je peux dire.
Les oncles ont parlé, sont montés, descendus, le « togolais là » a déjà mis l'eau dans coco ou bien ? Du moment qu'elle n'embête personne avec ses charges. Pour eux quoi ? C'est juste du bruit dans le vent.
Vu qu'elle ne voulait plus avoir aucun contact avec le père, Ernest s'occupait des deux prunelles de ses yeux par le billet de sa petite sœur et envoyait des sous dans le compte. Oui la rancune tenace.
Sa grossesse, Virginie la vivait pleinement et merveilleusement bien. Chose qui dérangeait ses tantes qui s'attendait au pire pour elle, la voir souffrir avec son enfant « sans père ».
C'est une petite fille, le bonheur se voit sur son visage, avec le temps Virginie avait compris qu'elle devait S'y faire, que la vie ne s'arrêtait pas au départ du père, qu'il fallait se relever pour son enfant.
De plus elle n'était pas seule, les parents d'Ernest étaient bien présents. Ils n'ont pas fait dans la dentelle. Il fallait montrer aux gabonais qui ils étaient.
Ceux là qui pensaient la voir souffrir dans le quartier ont très vite eu honte.
Avant 6 mois de grossesse la layette était prête. Virginie occupait une chambre toute seule, chambre assez grande pour accueillir le bébé. Le berceau et l'armoire avaient déjà été installés, un climatiseur également.
Comme on dit souvent, l'enfant dure seulement dans le ventre. Étant primipare, le bébé pouvait arriver plus tôt.
Effectivement, à 33 semaines, la petite vu le jour.
Yvette (sa mère) : comment va-t-elle s'appeler ?
Virginie (fatiguée) : ...
Yvette (la regardant) : Virginie ?
Virginie (agacer) : elle portera le nom de son père.
Yvette (croisant les bras) : et pourquoi ?
Virginie (croisant son regard) : Et pourquoi pas maman ? C'est son père non ?
Là aussi on va faire le débat ?
Yvette : c'est le père de ton enfant mais pas ton mari.
Virginie rigole simplement pour ne pas s'énerver.
Virginie : du début à la fin c'est Ernest qui a entretenu cette grossesse, même la nourriture que je mangeais, c'est son argent qui achetait. On ne va pas débattre là dessus maman.
Yvette : merci virginie, merci de me parler ainsi.
Virginie (c'est pas mon problème) : ma fille va s'appeler KOFFI, KOFFI key-Dammarys.
#chapitre I
+++MBINA VIRGINIE+++
Elle est même sérieuse qu'elle veux se fâcher ? Avec qui ? Même un sachet de riz non parfumé je n'ai jamais vu durant 8 mois et c'est elle qui vient se fâcher ? N'importe quoi !
Les parents d'Ernest sont arrivés, ils ont fait l'appel vidéo afin de montrer à leur fils son enfant qu'il a abandonné au Gabon.
Corine (Sa mère, me regardant) : Virginie ?
Moi (visage fermé) : non.
Corine (soupirant) : ok...
Il ne suffit pas d'envoyer l'argent pour penser qu'il n'y a plus de problème. Je n'ai pas envie de discuter avec lui, pas pour l'instant. Du moment qu'il s'occupe de son enfant, tout ira bien.
Ils ont réglé la facture de la clinique et je suis rentrée avec ma fille, là encore il fallait venir reconnaître l'enfant devant les miens pour éviter les problèmes. Quel genre d'abord ? Ça m'énerve à un point, il n'y a que Dieu pour comprendre ma douleur.
Mon oncle : Virginie ?
Moi (ferme) : tonton avec tout le respect que je te dois, je ne vais pas changer d'avis.
Ma mère (s'énervant) : on ne te parle pas une fois ? Toujours à jouer la têtue devant ses parents ? Mais ça veut dire quoi Virginie ! Tu te prends pour qui à la fin ! Un enfant n'oublie pas sa place et se tait devant ses parents !
Moi (la fixant) : et un enfant ne fait pas un autre enfant. Un parent n'est plus un bébé.
Ils restent choqués, c'est la première fois qu'ils me voient rétorqué.
Mémé (pour calmer) : mais il ne t'a pas épousée Virginie...
Moi (la regardant) : oui, c'est entre lui et moi et non avec son enfant. Vous avez tous vu ici même 50f je n'ai pas dépensé, et vous voulez l'enlever ce droit pourquoi ? Il pouvait rester penard en France et me tourner complètement le dos, chose qu'il n'a pas osé maman...
Ils ont parlé comme ils voulaient, mon enfant portera le nom de SON père. KOFFI Key-Damarys. Fin des haricots.
Les jours passent et sont totalement différents, je m'adapte à ma nouvelle vie de maman. Chance pour moi mes sœurs et ma grand-mère sont présentes. Ma mère qui devait l'être plus que quiconque est par contre très distante et fâchée. Première petite fille ? Et c'est ainsi ? Lolllllll cette grossesse m'a fait réaliser énormément de choses !
Mes frères aussi m'aident, de temps en temps ils reste avec Damarys lorsque je suis occupé avec les tâches ménagères ou ses grands-pères (mes oncles) la prennent.
Ernest ? Toujours la même position. Damarys a déjà 5 mois, ses parents passent prendre les nouvelles et déposer les affaires de leur enfant chaque mois, sa sœur a bien essayé de me raisonner mais zéro, la décision doit venir de moi, je n'ai toujours pas digéré.
Mémé (cognant à ma porte) : MBINA ?
Moi (levant les yeux) : entre, je donne le sein à l'enfant.
[porte qui s'ouvre]
Mémé (me regardant) : c'est comment ? Elle n'a pas dormi de la nuit ?
Moi (hochant la tête) : elle a mal au ventre.
Mémé (se plaçant devant moi) : il faut lui donner beaucoup d'eau pour la soulager.
Moi : hum...
Mémé : sa grand-mère est là il faut venir lui montrer l'enfant.
Moi : hum...
Effectivement maman était à la terrasse, je lui donne sa petite fille le temps pour moi de laver ses vêtements. Comme d'habitude elle fait des commentaires un peu bizarre mais ça n'engage qu'elle, j'ai mon sommeil dans les yeux je n'ai pas envie de me fâcher avec quelqu'un.
Maman (me regardant) : des nouvelles de son père ?
Moi (croisant son regard) : il va bien.
Maman (me fixant) : il est allé faire quoi en France ? Jusqu'à présent nous n'avons pas eu d'explication concernant son départ.
Le « nous » en question c'est pour qui ? Thip.
Mémé me lance un regard qui veut tout dire.
Maman (la langue mauvaise) : j'espère qu'il n'est pas allé rejoindre une autre femme là-bas han, parce que les gens là on les connaît !
Mémé (en langue) : c'est comment avec l'enfant ?
Maman (me fixant) : je ne fais que dire la vérité, si Virginie écoutait mes conseils on ne devait pas être à ce niveau.
Mémé (se fâchant) : à quel niveau ? L'enfant ne vous dérange pas, c'est quoi le problème avec elle ? Quand vous êtes allés faire vos enfants qui a dérangé qui ici ? Qui a mis la bouche dans vos affaires ?
Maman : ...
Mémé (fâchée) : il faut me laisser l'enfant tranquille ! Laissez-moi l'enfant tranquille je vous dit !
Maman : ...
J'étends le linge sur le séchoir et vais prendre ma douche.
.
Les paroles de maman ne m'ont pas laissé indifférente, j'ai passé toute la journée à ruminer ses mots dans mon esprit. Et si c'était vrai ? Qu'il était allé retrouver une femme en France ?
Venant de lui plus rien ne peu m'étonner, Ernest est beau et il le sait. Je me souviens bien, même lorsqu'il était au Gabon il y avait des femmes vraiment à l'aise qui dépensaient pour lui, qui équipaient même sa chambre. Des femmes mariées toujours en voiture et tout, je négligeais car il m'avait toujours rassuré... en plus on mangeait l'argent tous les deux...
En tous cas, mon cœur n'est pas en paix. C'est trop facile, ça dort.
Yanne (ma cousine) : aaah Virginie toi même tu connais les femmes là (nos mamans) et leurs bouches !
Moi (bousculant la tête) : hum hum (non non) c'est trop facile de banaliser ça.
Yanne (me regardant) : Ernest t'aime, tout le pays est au courant de ça, faut pas nous fatiguer.
Voici pourquoi je n'aime pas parler de mes doutes avec elle, madame voit toujours les choses en rose, il n'y a jamais de problème et au final elle pleure. Son corps est rempli de larmes, ça sort seulement.
+++KOFFI ERNEST+++
[paris]
Avant de me coucher et au réveil je regarde les photos de ma princesse, ce chaque jour. comment elle est belle comme sa maman. [sourire]
En parlant, madame est toujours sur sa décision, elle ne veut pas me voir même en photo. Quel moyen n'ai-je pas utilisé afin de discuter avec elle ? Quel membre de mon entourage n'est pas allé vers elle ?
Les gens qui sourient beaucoup ont énormément de colère lorsqu'ils s'y mettent. [me passant la main sur le visage].
On est tous d'accord qu'elle n'aurait pas accepté si je lui en avais parlé. Hum ? Madame devait commencer à pleurer limite dire qu'elle venait avec moi, c'était déjà tout tracé, impossible de faire machine en arrière. Elle finira par s'y faire.
J'avoue quand même qu'elle me manque, sa douceur et sa joie de vivre. [soupirant] tout ça c'est pour elles, afin qu'elles soient à l'aise. Si mes parents sont aux petits soins avec elles c'est grâce à ce voyage, qu'on arrête de me juger !
[bruit de l'ascenseur]
Je range le portable dans la poche de mon Jean et sors tout doucement de l'immeuble. J'ai envie de prendre l'air, de respirer autre chose en fait. Cette situation commence à me saouler.
Ma fille a maintenant 5 mois, impossible de la voir quand j'en ai envie. Je suis obligé d'attendre qu'un membre de ma famille se rende chez eux pour faire un appel vidéo. Bref ça me saoule.
[sonnerie de téléphone]
C'est Marion j'en suis sûr, qu'est-ce que je disais [regardant l'écran de mon portable] je rappellerai plus tard.
Le premier magasin que j'aperçois, je m'y faufile durant des heures à la recherche de je ne sais quoi puis je rentre me poser sur le canapé la mine bien froissée.
Marion (derrière le canapé) : bonsoir quand même !
Moi (nerveux) : salut !
Marion (faisant le tour) : tu pouvais au moins répondre à mes appels !?
Moi (fixant la télévision) : ...
Marion (me fixant) : ou me prévenir de ton déplacement.
Moi (fixant la télévision) : ...
Marion : eh oh ?
Moi (nerveux) : dois-je demander la permission avant de me déplacer ? Suis-je en prison ?
Marion (me fixant) : non, me prévenir par respect.
Moi (la fixant) : tu veux vraiment me saouler ce soir ?
Marion (s'asseyant sur moi) : désolée, je ne voulais pas te mettre dans cet état. Hum ? [me caressant le visage]
Moi (genre) : je ne suis pas d'humeur s'il te plaît !
Marion (déboutonnant ma chemise) : tu veux un massage ?
Moi (indifférent) : pas maintenant. Plus tard peut-être.
Marion (piquant une crise) : dis-moi, tu étais avec une femme Ernest ?
Thip, je la fais basculer sur le canapé et me rend dans la chambre. L'inconvénient de sortir avec des femmes plus âgées, premièrement elles sont trop jalouses, deuxièmement elles n'arrivent pas à se passer de s*x.
[porte qui s'ouvre]
Marion (rouge) : tu insulte mon intelligence Enerst ?
Ses cris se transforment en gémissements dans la salle de bain. C'est ça qu'elle veut ? Je le lui donne à volonté et comme cela se doit.
Marion (agrippée au bord du lavabo) : tu me rend ding...ueeeeee Ernest !
Moi (allant plus vite) : je sais !
Elle crie comme une gamine de 16 ans, sous le feu de l'action je lui donne des claques bien sonores ce qui a le don de la faire jouir. Sa mouille coule le long de ses cuisses toutes rouges.
On ne va pas se mentir qu'elle est vachement bonne pour son âge ! 45 ans et les seins toujours debout, son derrière ? N'en parlons pas ! Rien qu'en y pensant mon engin se gonfle encore de sang !
Moi (crachant) : shiiitttttt !
Marion (tremblant comme une feuille) : oh ouiiiiiiiiiiiiiiii !
Splash !
Je me retire et vais prendre une douche tiède.
Marion (à mon oreille) : ta qu*ue est tout aussi belle que ton visage ! [me donnant un tape]
Quelle perv*rse !
Je suis une bel homme, propre et élégant, il n'y a pas de raison qu'elle ne puisse pas flasher sur moi. En plus je lui donne ça, propre, elle me mange littéralement dans la main.
Vous pensez qu'elles aiment les noirs pourquoi ? C'est justement à cause de leur côté sauvage, même si les blancs le sont plus que nous ! Notre instinct animal les rend complètement dingue [sourire en coin]
Ses cartes, c'est moi qui les gère. Des plafonds ? Il n'y en a pas. J'étais tranquille chez moi, elle a décidé de me faire venir dans son pays, qu'elle assume !
[ping sms]
Virginie : bonsoir Ernest.
#Chapitre II
+++KOFFI Ernest+++
Je reste figé devant son message pendant au moins 5 minutes avant de répondre.
Moi : c'est qui s'il vous plaît ?
Il faut quand même se donner un petit genre vous aussi.
[ping sms]
Virginie : arrête de jouer aux intéressants.
Moi (soupirant) : bonsoir Virginie.
Virginie : n'importe quoi.
Elle lance l'appel vidéo, Marion est dans le salon, je réponds rapidement et au lieux de voir son visage c'est celui de ma fille qu'elle m'a présenté. En la voyant, Mon cœur s'est gonflé d'amour comme d'habitude. Ce sentiment d'homme amoureux qui me comble de bonheur.
Moi (souriant) : la princesse de papa ? Elle est belle.
10 minutes à raconter je ne sais quoi avec ma fille et sa mère coupa l'appel. Mieux vaut ça que rien, elle m'a débloqué après 11 long mois, ce n'est pas rien.
[bruit de porte]
Marion : bébé ?
Moi (levant les yeux) : hum ?
Marion (la neige dans la gorge) : tu viens manger ?
Moi : j'arrive !
L'avantage d'être traité comme un petit prince, repas servi en temps et en heure, cadeau par ci et là, je ne sais même pas si j'ai déjà déposé ma propre assiette dans la cuisine. [me caressant le ventre], la vie de pacha [rire].
Dites ce que vous voulez, je ne vais pas me gêner de profiter de l'argent de Marion. C'est elle qui a voulu me montrer qu'elle a les moyens, de l'argent à gaspiller, toujours monter sur ses grands cheveux, bah je me gère sans embêter quelqu'un.
Mes parents ne manquent de rien au Gabon, mon enfant encore moins. Gigolo ? Ok ! [haussant les épaules] chacun sa façon de voir les choses. En tous cas KOFFI, profite de l'argent de sa vielle [giflant sa fesse].
Marion (rouge) : un peu de tenue !
Moi (me mordant la lèvre) : enlève cette robe que je t'admire.
Marion (se déhanchant devant moi) : pervers !
Moi (me touchant le membre) : ce n'est pas (grave !
Elle fait semblant, à l'instant où je vous parle elle est assise sur moi entrain de crier de plaisir. Seulement pour ça, Dieu m'a gâté dans tous les domaines.
Marion (bougeant son matosse sur moi) : oooh ouiiiiiii ! Ouiiiii ! Ouiiiiii !
Moi (mordant légèrement son sein) : fais toi plaisir !
Marion (prenant mon visage entre les mains) : b*de moi !
Moi (l'imposant mon rythme) : comme tu veux bébé !
Bref ses voisins ont du mal avec nous, on paie près de 2000€ pour cet appartement, je ne vais pas me gêner de me la faire comme bon me semble et où l'envi me prendra. Même sur le balcon, je me fais plaisir en plus de marché à po*l [haussant les épaules].
Marion n'était plus dans le lit à mon réveil, mon petit-déjeuner m'attendait sur la table avec un mot à l'appui. Je jette un coup d'œil dessus avant de me rendre dans la salle de bain me préparer pour la salle de sport. Ce corps de rêve est à entretenir s'il vous plaît !
J'y passe 3h avant de rentrer à l'appartement faire à manger et me poser devant l'ordinateur. Je me renseigne sur des articles qui vont descendre au pays. Qui va rester à dormir ? Lorsque le temps de la chance se présente à vous, il ne faut pas s'amuser, à tout moment elle peut s'en aller.
Ma sœur s'occupe de mon commerce et mon père de mes travaux. J'ai carte blanche sur tout et Marion est au courant de mes dépenses, certaines en tous cas. Pour elle, j'envoie des articles à ma petite sœur pour s'occuper des parents et autres maintenant les travaux de ma maison c'est entre hommes.
Je ne compte pas terminé ma vie en France, me femme et mon enfant m'attende. Aussi Marion peu me faire du sale à tout moment, ces blanches sont rancunière pire lorsqu'elles sont amoureuses.
[ping sms]
Virginie : bonjour j'aimerais qu'on discute.
Moi (la boule au ventre) : bonjour virginie. Tu vas bien ?
Virginie : cela ne te concerne plus. Lorsque tu vas être libre fais-moi signe.
Moi : je le suis !
Virginie : je dois chercher un petit boulot, il me faut une nounou pour la petite.
Moi : ok, vas-y.
Virginie : quel budget m'est destiné pour cela ?
Moi : 100 mil.
Virginie : ok. Dans ce cas elle ira à la crèche, je ne veux pas laisser mon enfant avec n'importe qui.
Moi (bousculant la tête) : ok ! Maman passera te déposer les sous ce week-end.
Virginie : ok.
Moi : l'enfant se porte bien ?
Elle lit mon message sans me donner de réponse. Je termine mes recherches, valide le panier Zara et appelle mes parents. A cette heure ils sont à la maison, c'est un jour férié en plus.
Comme d'habitude, c'est ma sœur qui répond.
Moi : maman n'est pas là ?
Ma sœur (tournant le portable vers ma mère) : la voici !
Moi (en langue) : bonjour maman, tu es malade ?
Maman (froide) : pas du tout.
Moi (arquant le sourcil) : tu me boudes ?
Maman (en langue) : je suis un peu fatiguée, le marché n'a pas donné aujourd'hui.
Je demande à ma sœur de lui passer le portable, certainement son mari a encore fait quelque chose de mauvais. Si Ernest demande, c'est sur lui le bruit non non [bousculant la tête].
Moi (en langue) : il y a virginie qui va passer récupérer les sous de l'enfant.
Lorsqu'elle entend parler de sa petite fille, son visage se détend un peu.
Maman (attentive) : l'enfant est malade ?
Moi (en langue) : non, sa mère doit commencer le travail elle ira à l'école la journée.
Maman (froissant le visage) : à l'âge là on va à l'école ? Je ne peu pas gardé ma petite fille ?
Si je m'engage sur ce chemin avec elle, on va mal se séparer aujourd'hui.
Moi : ce n'est pas possible, un bébé demande trop d'attention et à ton âge il te faut du repos maman.
J'ai réussi à l'embrouiller comme j'ai pu, elle va remettre les sous. Quand virginie demande les choses de son enfant il faut faire pour ne pas avoir les problèmes. C'est l'occasion pour moi de la reconquérir, j'ai intérêt à ne pas faire le con. Vraiment pas.
+++MBINA virginie+++
Comme maman dit « l'enfant ce n'est pas une maladie » rester assise tous les jours commence par m'étouffer, Damarys n'est plus un nouveau-né je peux maintenant me chercher moi aussi. Attendre l'argent de son père tous les mois, me gêne.
En plus ce sont ses parents qui apportent les affaires, le regard parle. Sa mère me lorgne souvent, peut-être je me fais des idées [haussant les épaules] mais son regard en dit long.
Mon oncle a ouvert un cybercafé, me voyant à la maison il m'a proposé d'aller le gérer j'ai aussitôt accepté. C'est une opportunité pardon. Le soir venu, j'ai contacté son père, qu'il trouve la solution. Quand on va en France c'est qu'on a les moyens, il va trouver la solution de son enfant.
100 mil, 30 mil la garderie, 20 mil je garde et le reste c'est pour mes besoins. Il se dit qu'il a une maboule en face de lui d'accord, ce pourquoi il a voyagé, je vais le découvrir. Petit à petit il va reprendre confiance et m'avouer, je connais Ernest.
Mémé (me regardant) : maintenant s'il est parti pour une femme, tu vas faire comment ?
Moi : ...
Mémé (me regardant) : arrêter la relation ? Il faut nous dire.
Moi : oui.
Même (riant) : ah ok d'accord ! On vous conseille ? Est-ce que on vous conseille virginie ?
Moi : ...
Mémé (tapant les mains) : c'est vous qui connaissez la vie, d'accord !
Elle bascule en langue.
Mémé : ce que vous cherchez là, vous ne voulez pas trouver ! Vous ne voulez pas trouver !
Moi :
Mémé : maman la honte va être pour qui ? Pour toi oh, devant tes pères ici, la honte. Ils vont dire quoi ? « On t'avait prévenu » toi même oh virginie ! Toi même !
Elle a quoi la vielle là ? Donc je n'ai plus le droit d'enlever mon corps parce que ses enfants vont parler ?
Mémé (tapant dans ses mains) : la bouche de mes enfants sur toi ! Tu verras !
Pardon. Le matin j'ai apprêté ma fille et nous sommes allés chez ses grands-parents récupérer les sous de son école. Mémé m'a proposé de la garder, si c'est pour avoir la bouche de ses enfants adorés sur le corps, je ne veux pas.
La mère d'Ernest n'était pas à la maison à mon arrivée, juste son père et sa sœur. Ils ont pris leur enfant et se sont concentrés sur elle, comme d'habitude ils ont appelé le père qui était à la salle de sport, c'est ce que j'ai entendu.
Je ne suis pas bête, je vois bien de la gêne dans leurs yeux surtout lorsque je parle du voyage de leur fils. Surtout sa mère, c'est une femme elle n'arrive pas à cacher sa gêne. Si je me suis subitement rapproché d'eux c'est pour savoir et j'aurais mes réponses d'ici peu de temps.
On passe l'après-midi avec eux puis on rentre. Je m'occupe de Damarys, le bain le bibi est au lit. Elle ne se réveille qu'à 3h pour prendre le deuxième biberon qui la fait dormir jusqu'à 9h. Bientôt la fin de la grâce matinée maman.
Comme convenu j'ai payé l'école et le reste je me suis rendu au marché pour nous prendre quelques affaires à se mettre pour Nos nouvelles activités.
Fidèle au moutouki, j'ai trouvé un bon coin où m'asseoir pour fouiller mes articles.
-virginie !
Je me retourne.
Alice (souriante) : eeeh ma belle-sœur oh !
Moi (répondant à son sourire) : bonjour ma belle.
On se fait la bise.
C'est la cousine d'Ernest, vous voyez dans nos familles il y a toujours deux cousins qui s'aiment trop là, toujours collés, c'est le cas pour eux...
Alice (regardant key) : c'est la photocopie de son père !
Moi (souriante) : n'est-ce pas ?
Alice (l'air déçue) : donc KOFFI a vraiment abandonné le beau bébé là pour suivre la blanche !
Moi (pincement au cœur) : ah ! Les choses des hommes...
Alice (bousculant la tête) : vraiment virginie tu as un cœur oh ! Moi je n'allais pas supporter !
Moi (rire jaune) : de faire comment ? C'est la vie !
#Chapitre III
+++ MBINA Virginie+++
Sportivement je prends cette nouvelle comme une gifle en plein visage, ah oui j'ai eu mal ! Pour ne pas attirer l'attention j'ai fais comme si j'étais au courant de tout.
Dans un élan de kongossa, elle prend place avec moi, se met à fouiller le linge tout en me racontant le voyage merveilleux de son frère, j'écoute attentivement tout en ayant l'air désespéré.
Chez moi je me suis tranquillement occupé de mon enfant avec le cœur bourré de tristesse. En réalité, on cherche toujours ce qu'on ne veut pas trouver. J'avais quand même l'espoir qu'il n'était pas allé pour une femme, le bénéfice du doute ? Il l'avait c'est pour avoir quoi en retour ? Ça !
Et ses parents me regardent comme si de rien était, ah oui beau jeu ! [rire nerveux] une fois de plus il s donner raison à ma famille ! Bravo, vraiment bravo KOFFI !
Mémé (me lorgnant) : pourquoi tu piles les légumes avec la force comme ça ?
Moi (nerveuse) : pour rien !
Mémé (en langue) : hum ? Maintenant tu veux me casser la maison avec ce pilon pour quelle raison ?
Moi : ...
Mémé (s'adressant à l'enfant) : ton père est partie chez les blancs, si ta mère casse mes choses vous allez seulement l'appeler.
Key (agitée) : hum hum !
Mémé (souriante) : n'est-ce pas ? Ton père va payer non maman !?
Thip.
Ce n'est pas pour embêter, croyez-moi j'ai passé une sale nuit. Mes yeux ne ressemblent à rien ce matin, toutes les personnes qui m'ont vues ont remarqué ma peine. J'essaie d'être forte sans y arriver, c'est trop me demander de faire comme si de rien n'était !
[reniflant]
J'ai voulu lui donner une seconde chance, l'accorder le bénéfice du doute en me disant qu'une fois de plus mes parents n'avaient pas raison et au final ? Ils ont toujours eu raison. Mes oncles qui disaient « ce type va t'utiliser puis partir » effectivement il est parti, pas sans rien me laisser, aujourd'hui j'ai ma fille et c'est elle qui fait ma pluie et mon beau temps [la prenant dans mes bras]
Cet instant est le dernier, le dernier où j'aurais pleuré pour Ernest. Il fait sa vie, je ferai également la mienne. Mais pas aussi facilement, il est allé suivre la blanche à cause du matériel, j'en profiterai également sans me gêner. Ce n'est pas à mon enfant de souffrir au Gabon pendant qu'il se la coule douce.
[agitant ma jambe]
Je garderai mon silence jusqu'à ce que la bombe explose et le brûle lui même.
Lundi comme convenu j'ai commencé le travail et key l'école. J'ai apprêté son sac en mettant des tenues de rechanges, sa nourriture et des jouets. L'école demande des paquets de couches et lingettes donc plus besoin d'y mettre chaque matin.
Le cyber où je bosse a un petit coin qui sert de salon de thé, il y a beaucoup de client pour les cafés et viennoiseries par contre. La boutique est bien située, autour il y a plein d'entreprise ce qui nous donne énormément de client les matins. Les stagiaires et ceux qui viennent postuler passe faire des photocopies et acheter des chemises etc...
C'est calme et je ne m'en plains pas. Mon oncle passe souvent contrôler, maxi 10mn et retourne au boulot d'ailleurs il travaille dans L'une des entreprises autour.
[3 mois plus tard]
Ernest (en appel) : tu termines à quelle heure ?
Moi (devant l'ordinateur) : 18h.
Ernest (arquant le sourcil) : ce n'est pas tard pour une personne qui a un nouveau née ?
Moi (pouffant) : dans quelques jours le nouveau née prendra 9 mois. Et non ce n'est pas trop tard.
Ernest (levant la main) : ok !
Moi (ironique) : et le boulot ? Ça se passe bien ?
Ernest (dans son mensonge) : ça va ! Trop à faire mais sinon je ne me plains pas !
Moi : ok !
D'après lui, je dis bien d'après lui, il travaille dans une entreprise maritime, il est transporteur de colis. Je ne cherche ni à savoir, ni à comprendre. Du moment que mon enfant ne manque de rien et moi par la suite, je ne m'en plains pas.
Des appels ? J'en fais à tout moment et quand bon me semble, il est allé travailler donc il vit seul, même lorsqu'il est sous la douche je l'accompagne c'est à lui de se débrouiller. [haussant les épaules] dans la vie il faut être malin, je ne vais pas sortir de cette relation perdante.
+++KOFFI Ernest+++
[sonnerie de téléphone]
Mon regard reste serein sur l'écran de la télévision, je peu sentir le regard de Marion sur mon dos depuis la cuisine.
[sonnerie de téléphone]
Je me racle la gorge avant de prendre le portable et décrocher avec tout le calme possible. C'est virginie, je le savais.
Moi : oui allô ?
[...]
Il ne faut pas paniquer afin de ne pas attirer l'attention, je réponds toujours aux appels de virginie, imperturbable. Marion aussi n'est pas bête, elle ne manque pas l'occasion de fouiller dans mon portable. Pour ne pas éveiller les soupçons celui-ci n'a pas de code, tout est ouvert, elle y entre et y sort comme bon lui semble.
D'ailleurs son visage est partout, en fond d'écran, en profil whatsapp, le créateur de whatsapp a eu la formidable idée de mettre l'option (confidentialité) ou tu peux décider de qui voit ton profil, statut et tout.
On appelle cela, la poudre ! Je lui mets tellement en confiance au point où son intelligence prend un coup.
Marion (me rejoignant) : c'était qui ?
Moi (la regardant) : ma cousine, elle voulait prendre des nouvelles.
Marion (perplexe) : laquelle ?
Moi (souriant) : la maman de Damarys, tu connais non ?
Marion (se tapant la main sur le front) : Virginie ?
Moi (hochant la tête) : effectivement.
Marion (souriante) : elle se porte bien ? Et la petite ?
Moi (souriant) : elles vont bien et mon beau-frère également.
Marion : d'accord ! On passe à table !
Je me lève en la suivant. Mon portable loin de nous. Ma relation avec Virginie a repris, tout va bien entre nous et je n'aimerais pas envenimer les choses à nouveau, surtout pas. On monte on descends, ma nana c'est MBINA. Pas plus, pas moins ! Je ne discute avec personne ce qui est sûr.
[Alerte whatsapp]
Je dîne.
+++Marion Durand+++
[Alerte whatsapp]
C'est le portable de mon chéri, heureusement il ne se préoccupe pas de ce dernier. Aussi, il aurait dû le mettre sous silencieux afin de ne pas être dérangé pendant le dîner. Ce n'est pas grave... je laisse couler.
Ernest (souriant) : c'était délicieux, comme d'habitude chérie.
Moi (croisant son regard) : merci bébé.
Il m'aide à débarrasser la table, pour ce soir. Je suis étonnée et le regarde s'occuper de la vaisselle, ah oui ?
Moi (amusée) : c'est mon anniversaire aujourd'hui ?
Ernest (rinçant les verres) : non !
Moi (croisant les bras) : alors pourquoi j'ai droit à cette douceur ?
Ernest (se retournant) : d'habitude je suis une brute ? Hum ?
Moi (me rapprochant) : ce n'était pas méchant [bisou sur les lèvres] merci mon cœur !
Je le laisse terminer et vais m'occuper de moi dans la salle de bain. J'ai les cheveux remplis de gras, surtout l'odeur des fruits de mer sur la peau !
30mn à prendre soin de ma peau sous l'eau chaude, et oups !
Moi (la main sur la poitrine) : chéri !
Ernest (bisou dans le cou) : oui ma puce !?
Moi (serrant les cuisses) : hummmmm...
Ernest (écartant ces dernières) : détends toi [me mordant l'oreille].
Sans faire la chochotte, j'écarte mes jambes et pose mes mains contre le mur pour ne pas perdre l'équilibre.
Il me fait du bien à cet instant, je me sens revivre, des papillons dans le ventre comme une gamine de 18 ans. Je le laisse faire comme il le souhaite, tellement c'est bon [me mordant les lèvres]
Après une journée aussi épuisante que demander de plus ? [soupirant d'aise].
Je me lève aux aurores, 6h15mn. Ma douche ensuite notre petit déjeuner. Je travaille dans une entité de transport et logistique en tant que DAF. depuis 20 bonnes années maintenant, j'ai commencé au pied de l'échelle. c'est d'ailleurs là-bas que j'ai pistonné Ernest. Il n'en pouvait plus de rester à la maison à se tourner les pouces et se goinfrer. Il est chargé du contrôle des colis à leur arrivée.
Aussi j'ai mon propre cabinet d'expertise comptable, depuis 8 ans et c'est là-bas où je passe la majorité de mon temps. J'ai 45 ans maintenant, on dirait pas je sais ! Et oui, j'ai vu 45 noël et saint Sylvestre. J'entretiens simplement mon corps en me nourrissant correctement et en pratiquant énormément de sport.
Ernest à la carrure qu'il faut, qui me convient en plus d'être un bel homme qui ne cesse de me faire grimper au rideau. [souriante] nous avons 11 ans d'intervalle, pour ceux qui savant tant mieux mais dans la rue, impossible de l'imaginer. En plus, l'amour n'a pas d'âge dit-on !
Ernest (prenant place) : bon appétit chérie.
Moi (souriante) : merci, à toi aussi.
8h, on sort de la maison, Ernest prends le volant. Aujourd'hui je vais au cabinet et lui au port. Retrouvailles à 16h, sur le parking de l'immeuble dans lequel se trouve mes locaux.
Moi (après un baiser) : désolée pour l'attente.
Ernest (mettant le contact) : ce n'est pas grave !
Pour ceux là qui demande, je n'ai pas d'enfants. Ma vie ne s'est résumé qu'aux études et au boulot. Je n'avais pas de temps pour autres choses. Des hommes j'en ai connu, sans pour autant vouloir m'engager.
Cette fois-ci c'est le moment, l'heure pour moi de me poser et fondé ma propre famille. Ernest c'est le bon, mon homme et je ne compte pas le laisser partir.