Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Romance > Tourner la page !
Tourner la page !

Tourner la page !

Auteur:: promotion
Genre: Romance
Une jeune adolescente a vécu des moments si difficiles qu'elle a fait une dépression. Une succession d'événements plus tristes et traumatisants les uns que les autres alors qu'autrefois, elle était très joyeuse, curieuse et rêveuse, pleine d'énergie. Aujourd'hui, elle ne sourit plus, ne mange presque plus et se renferme de plus en plus sur elle-même. Dans ce flot de désespoir, une étincelle de magie va aider notre héroïne à prendre conscience qu'il faut parfois un peu de recul pour pouvoir mieux avancer dans la vie. Suivons avec attention les aventures de Fleur qui trouvera la solution à ses multiples problèmes entre les lignes de sa propre histoire. À PROPOS DE L'AUTEURE Ayant vécu une succession de traumatismes, Jade Leblond écrit cet ouvrage pour que, à travers son histoire, les préjugés sur le harcèlement scolaire soient défaits et que ceux qui souffrent d'un quelconque mal sachent qu'il est possible de s'en sortir.

Chapitre 1 No.1

À PROPOS DE L'AUTEURE

Ayant vécu une succession de traumatismes, Jade Leblond écrit cet ouvrage pour que, à travers son histoire, les préjugés sur le harcèlement scolaire soient défaits et que ceux qui souffrent d'un quelconque mal sachent qu'il est possible de s'en sortir.

Préface

On vit tous des moments difficiles et avec le poids des regrets de ces moments tristes qui nous laissent des cicatrices sur le cœur. Une jeune adolescente a vécu des moments tellement difficiles pour elle qu'elle est tombée dans la dépression. Cette adolescente s'appelle Fleur. Ces quatre dernières années, elle a vécu une succession d'évènements plus triste et traumatisant les uns des autres. Autrefois, elle était très joyeuse, curieuse et rêveuse, elle était également pleine d'énergie. Aujourd'hui, elle ne sourit plus, ne mange presque plus et se renferme de plus en plus sur elle-même, et sa confiance en elle a disparu. Dans ce flot de désespoir, une étincelle de magie va aider notre héroïne à prendre conscience qu'il faut parfois un peu de recul pour pouvoir mieux avancer dans la vie. À un moment de sa vie, Fleur ne savait plus du tout comment faire pour trouver sa place dans ce monde, et étant une grande lectrice, elle arriva à sortir de son cauchemar en enfermant son esprit dans une histoire et c'est celle-ci qui va la sauver de son désespoir.

Chapitre 2 No.2

Chapitre 1Décès de son grand-père

Un jour, Fleur, jeune adolescente de 16 ans, sortait de son lycée plus tôt que prévu. Alors, au lieu de rentrer chez elle directement, elle décida de faire un tour au cimetière pour aller sur la tombe de son grand-père. Cela faisait déjà 6 ans qu'il était parti, mais elle n'arrivait toujours pas à surmonter le vide qu'il avait laissé. Elle avait l'espoir, tous les dimanches, qu'en allant voir sa grand-mère, son papi serait au bout de la table à lire le journal comme il le faisait avant. Pourtant, sa déception la plongeait encore un peu plus dans sa dépression. Une fois arrivée au cimetière, elle se mit devant la tombe de son grand-père et se lui raconta sa journée au lycée ainsi que les nouvelles de la famille. Malheureusement, une fois de plus, elle n'arrivait plus à parler tellement elle pleurait à chaudes larmes. Elle resta environ une heure assise à lui parler comme s'il était devant elle. Ensuite, elle prit le bus pour rentrer chez elle. Par chance, ses parents n'étaient pas encore rentrés du travail. Elle poussa un soupir de soulagement car, comme elle avait pleuré précédemment, elle avait encore les yeux rouges et ne voulait pas que ses parents s'inquiètent et lui posent plein de questions que de toute façon elle aurait ignorées. Elle alla donc balancer son sac dans la salle, alla à la douche et se mit en pyjama.

Une fois à l'aise, elle ouvrit un album de photos et regarda les images de son grand-père non sans une pointe de tristesse et de regrets. Elle regrettait de ne pas avoir eu plus de temps avec lui et de ne pas lui avoir dit à quel point elle l'aimait. De plus, elle ignorait comment on affronte un deuil. Soudain, elle sortit de ses pensées en entendant la porte d'entrée s'ouvrir. Ses parents étaient rentrés. Elle prit une grande inspiration et se mit à sourire faussement, comme à chaque fois qu'elle était devant sa famille et ses amis. Elle passa une soirée ordinaire en disant à ses parents que sa journée s'était bien passée. Puis elle alla dans sa chambre pour lire. Tout d'un coup, un livre, sorti de nulle part, tomba sur sa tête. Le plus étrange était que ce livre ne disait rien à Fleur. Ce dernier avait pour titre « Le passé dans un livre ». Intriguée, notre héroïne ouvrit le livre et sur la première page, en plein milieu, elle lut « L'histoire de Fleur ». Elle tourna la page puis elle vit le titre du chapitre 1 apparaître ayant pour nom « Le grand-père ». Décidément, ce livre était bien étrange. La page suivante se tourna d'elle-même. Puis un nuage sombre sorti du livre et aspira l'adolescente dans ses pages.

Elle arriva dans le hall d'un immeuble, devant une porte qu'elle reconnut tout de suite ; elle était devant l'appartement de sa grand-mère. Elle ignorait pourquoi elle était là, mais elle frappa quand même à la porte. Sa main passa à travers la porte comme un fantôme. Malgré son étonnement, elle passa à travers cette porte et arriva dans l'appartement de sa grand-mère. Soudainement, elle entendit la voix de son aïeul depuis la cuisine. Elle alla la voir au risque de lui faire peur sous sa forme fantomatique. Elle avait une forme humaine transparente d'où émanait une lumière bleutée. Elle la salua. En sortant du hall d'entrée pour aller dans la cuisine, elle passa par le salon et vit quelque chose qu'elle pensait ne plus jamais revoir : son grand-père lisant son journal en buvant son café comme il avait l'habitude de le faire. Cette vision était si réelle que les larmes de Fleur se mirent à couler sans s'arrêter. Sa grand-mère sortit de sa cuisine et gronda son mari pour qu'il prenne ses médicaments. La scène fut si réelle et si irréelle à la fois. Beaucoup de questions se bousculaient dans sa tête, comment son grand-père pouvait-il être devant elle ? Pourquoi sa grand-mère réagissait-elle aussi naturellement, comme si tout était normal ? Et pourquoi cette scène lui rappelait-elle quelque chose ? Puis elle entendit le bruit de clefs derrière la porte d'entrée. Fleur vit alors ses parents et elle entrer. Elle comprit en partie la situation ; c'était un de ses souvenirs d'enfance lors des dimanches où ils allaient rendre visite à ses grands-parents. Elle se vit face à face avec elle-même quand elle avait environ 10 ans. Personne ne semblait la voir ni l'entendre, elle pouvait seulement regarder son souvenir. Elle vit son grand-père sortir la boîte des dominos pour jouer avec elle. Elle revit ce souvenir avec un léger sourire parmi son flot de larmes. La petite Fleur de 10 ans raconta à son papi qu'elle était tombée à l'école et que son pantalon s'était déchiré. Son grand-père lui dit alors que ce n'était pas grave puisque de toute façon la douleur s'en irait toute seule et que sa mère pourrait recoudre le pantalon. Il dit ensuite que si un jour elle a mal au cœur il faudra qu'elle soit forte et qu'elle se fasse aider par sa famille, car cette dernière serait toujours là pour elle quoi qu'il arrive. Elle aura toujours quelqu'un pour l'aider. La petite fille ne comprenait pas le sens de sa phrase, puisqu'elle dit à son grand-père que, de toute façon, si elle a mal au cœur, elle le dira à sa mère et elles iront chez le médecin. Son grand-père rigola de la naïveté de sa petite fille et ils continuèrent la partie de dominos qu'ils avaient commencée. Si la petite Fleur de 10 ans n'avait pas compris ce que lui disait son pépé, notre adolescente avait bien compris que si elle allait mal, il fallait en parler car si on gardait cela pour soit, la douleur ne ferait qu'empirer. Elle s'approcha enfin de son aïeul pour lui faire un câlin en lui disant qu'il lui manquait beaucoup. Soudain, apparut une vive lumière et elle se retrouva au même endroit, mais ses parents n'étaient plus là, elle n'avait plus 10 ans mais 2 ans, et elle jouait sur les genoux de son papi en rigolant. Fleur sourit de plus belle, en voyant cette scène de son enfance. Elle regrettait de ne plus pouvoir vivre ces moments, mais elle voyait bien que la maladie de son grand-père la handicapait beaucoup. Elle se fit alors une raison et se dit qu'il devait être plus heureux là où il est plutôt que sur Terre en souffrant. Ensuite, la lumière revint et elle vit cette fois son anniversaire de ses 7 ans qu'elle avait fêtée chez ses grands-parents. Tout le monde était là : sa cousine et son mari, ses parents, ses grands-parents, sa marraine, sa grande cousine, son oncle, sa tante, son grand-oncle et elle. Elle était en train de souffler sur les bougies posées sur une tarte aux pommes servant de gâteau d'anniversaire, pendant que sa mère et sa tante jouaient les paparazzis en prenant Fleur en photo. Cette dernière se rappelait qu'après le gâteau, c'était le moment des cadeaux, son moment préféré de la journée. Elle ouvrit vite les cadeaux un à un en essayant de deviner ce que cela pouvait être. Elle avait eu des bijoux, des Playmobil, des DVD, des livres et des vêtements. Ce souvenir lui rappelait à quel point son grand-père la gâtait à ses anniversaires et à Noël. Pouvoir revoir cet homme qu'elle adorait et qui a disparu bien trop tôt pour cette adolescente faisait un bien fou. Comme une bouffée d'air frais. La lumière revint d'un coup. Fleur se demandait quel autre souvenir allait se dévoiler. Malheureusement, cette fois-ci cela ne fut pas un souvenir heureux. Elle n'était plus dans l'appartement de ses grands-parents mais dans un hôpital.

Elle ne comprenait pas ce qu'elle pouvait bien faire là, car elle n'avait pas un souvenir avec son papi dans un hôpital. Effectivement, au fond du couloir d'hôpital où elle avait atterri, elle vit sa mère arriver en discutant avec sa tante. Elle ne comprenait pas ce qu'elle faisait là. Sa mère et sa tante rentrèrent dans une chambre. Elle les suivit. Immédiatement, elle comprit qu'elle n'était pas dans un de ses souvenirs, mais dans celui de sa mère. Elle vit son grand-père alité et plus faible que jamais. Lorsqu'elle avait 10 ans, elle avait supplié sa mère pour voir son grand-père à l'hôpital, mais celle-ci avait toujours refusé, expliquant que les enfants de son âge n'étaient pas admis. Cet argument n'était pas suffisant aux yeux de la petite fille. Voir ainsi son pépé, souffrant silencieusement, son odeur boisée disséminée dans toute la chambre, lui faisait beaucoup de peine, mais aussi beaucoup de soulagement. En effet, elle avait toujours considéré qu'elle n'avait pas pu profiter des derniers moments avec lui. Et là, elle en avait l'occasion. L'adolescente n'écoutait pas ce que racontait sa mère et sa tante, et elle fixait son grand-père puis ses sanglots reprirent de plus belle. Quelque temps plus tard, elle fut seule avec son grand-père dans sa chambre. Elle voyait bien qu'il souffrait, mais ne le montrait pas. Elle admirait cette force de la nature. Elle s'approcha de son aîné et lui fit à nouveau un énorme câlin plein de larmes, et lui fit la promesse qu'elle avait faite sur sa tombe : un jour, il sera fier d'elle. Malgré les larmes qui coulaient de plus en plus, pouvoir enlacer cette personne qui lui avait tant manqué fut, pour elle, comme une délivrance. La lumière éblouissante refit son apparition pour téléporter notre héroïne de 16 ans chez elle, lorsqu'elle avait 14 ans. À ce moment-là, sa mère Gabrielle lui racontait l'histoire de son grand-père qu'elle écoutait avec les deux oreilles bien ouvertes. Même si Fleur aimait les histoires, celle de son grand-père André était de loin sa préférée, c'est toujours le cas encore aujourd'hui.

Chapitre 3 No.3

Gabrielle lui raconta que son père était né en 1936 en Alsace, dans une ville proche de la frontière allemande. Lorsque les tensions entre la France et l'Allemagne augmentèrent, sa famille déménagea à Castel Jaloux, en France libre, pour s'éloigner de l'avancée allemande avec sa mère, son père étant parti à l'armée. Plus tard, on apprit que le père d'André fut prisonnier des Allemands, puis il fut déporté à Stalingrad. Il mourut de ses blessures dues au gel, quelque temps après être rentré chez lui. Sa mère eut deux autres enfants avec un autre homme.

André devint alors l'aîné d'une petite fille et d'un petit garçon. Quelques années après, sa mère mourut elle aussi. André vivait dans un village protestant et, un jour, dans un village catholique, il rencontra celle qui deviendra la femme de sa vie, Maria. Pendant cette relation, Maria tomba enceinte. À l'époque où il était mal vu d'être enceinte sans être marié. Alors le grand-père de Fleur décida d'épouser Maria. Peu de temps après, une jolie petite fille naquit du nom de Christine. Trois ans après, Gabrielle vint au monde, en 1961. À cette époque, la petite famille d'André vivait à Grugny, petite ville campagnarde de la région normande. Une fois les filles à l'école, Maria et André se rendirent compte que le professeur de l'école n'enseignait rien à ses élèves, c'est pourquoi Gabrielle et Christine furent envoyées en pensionnat chez les bonnes sœurs. En effet, il confondait Lille et Bordeaux, se trompait dans les dates historiques, ou encore, faisait beaucoup trop de fautes d'orthographe et de grammaire. Gabrielle racontait à Fleur que si elle s'était bien acclimatée au pensionnat, pour sa grande sœur, ce fut tout le contraire et elle passait son temps à pleurer pour rentrer chez elle. Elles restèrent tout de même deux ou trois ans au pensionnat. Christine fit des études de comptabilité. Quant à Gabrielle, elle fit trois mois de droit pour faire finalement des études de secrétariat. Pendant que Gabrielle racontait cette histoire à sa fille, notre adolescente voyait les images qui défilaient sous ses yeux comme des illustrations d'un livre en 3D. Sa mère poursuivit son histoire en racontant que lorsque ses parents furent à la retraite, ils décidèrent d'emménager à Rouen pour être plus proches de leurs filles. Christine avait acheté un appartement pour héberger ses parents âgés de 60 ans, et les protéger des vendeurs malhonnêtes qui voudraient profiter d'un couple âgé. Malheureusement, André tomba gravement malade quelques années après. Fleur regarda les images de son grand-père et elle pendant qu'il était assis sur sa chaise de malade. Fleur était tellement jeune à ce moment qu'elle ignorait que son papi était malade, et ne prêtait aucune importance au fait qu'elle le voyait rarement ailleurs que sur cette chaise. André subit un Alzheimer progressivement jusqu'à ce qu'il soit hospitalisé en 2012. Quand son grand-père mourut, il avait fêté ses 54 ans de mariage avec Maria.

Les images disparurent et la lumière revint. Cette fois-ci, elle se sentit projetée et quand elle ouvrit les yeux, elle était chez elle. Elle sortit de sa chambre, son père regardait la télévision et sa mère était déjà partie se coucher. Tout avait l'air normal, ses parents n'avaient pas dû se rendre compte de son absence, enfin si elle avait vraiment disparu. Elle avança dans la salle pour boire, son père la regarda et lui demanda si elle allait bien, elle acquiesça. Il lui demanda alors pourquoi elle avait les yeux rouges. En effet, Fleur avait tellement pleuré en revivant tous ses souvenirs que ses yeux devinrent aussi rouges que le sang. Elle rassura son père en lui disant que ce n'était que de la fatigue, elle avait eu une semaine chargée et fatigante, ce qui en soi n'était pas tout à fait faux. Elle retourna dans sa chambre, prit son album rempli de photos de ses grands-parents, et pour chacune d'entre elles, elle imaginait ces moments et essayait de les revivre dans sa tête. Parfois, elle pleurait, parfois elle riait en repensant à des blagues ou des anecdotes drôles, ou alors elle se contentait de regarder les photos avec le regard dans le vide. Elle leva ensuite les yeux vers sa fenêtre, se leva pour aller la fermer. Lorsqu'elle ouvrit sa fenêtre pour fermer les volets, elle sentit un vent chaud souffler sur elle. Elle sentit quelque chose de spécial dans ce vent, comme si c'était une caresse réconfortante invisible. Elle leva à nouveau sa tête, elle fixa la lune qui brillait déjà haut dans le ciel et tout en sentant se vent elle esquissa un petit sourire en coin. Elle ferma ses volets et sa fenêtre, alla faire un câlin à sa chatte Micheline qui se débattait et miaulait tout ce qu'elle savait. Puis elle alla se coucher avec, pour la première fois depuis des années, un sourire apaisé sur le visage.

Le lendemain, elle prit un petit déjeuner et partit prendre son vélo. Elle prit la route qui menait chez ses grands-parents et s'arrêta près de chez eux, à côté d'un mur où on avait une vue imprenable sur Rouen. Elle descendit de son vélo, le mit contre le mur, monta sur le bord du mur et regarda la vue pendant deux heures. Elle se contenta d'observer le paysage. Deux heures passées, elle descendit du mur, reprit son vélo et monta chez ses grands-parents pour faire une visite surprise à sa grand-mère Maria. Elle resta avec elle tout le reste de la journée, reprit son vélo qu'elle avait attaché en bas du bâtiment et rentra chez elle comme si elle venait d'accomplir quelque chose d'important. Le soir venu, elle reprit sa petite routine du soir. Elle joua sur son téléphone avant d'aller manger, puis pendant le repas, elle raconta sa journée avec sa grand-mère à ses parents. Après avoir mangé, elle regarda la télévision avec son père pour voir la série qu'ils regardaient tous les soirs tous les deux, puis elle retourna dans sa chambre.

Elle chercha le livre magique de la veille et le trouva sur son lit. Elle s'assit au fond de son lit, confortablement, et ouvrit le livre. Il n'y avait pas d'auteur sur ce livre, juste le titre. Quand elle vit l'intérieur du livre, elle remarqua qu'en dessous du chapitre 1, il y avait beaucoup de lignes écrites alors qu'elle était persuadée que les pages étaient vierges la veille. Elle ne comprenait pas et se dit qu'elle avait dû rêver et qu'elle n'avait juste pas remarqué les lignes hier. Elle se mit à les lire. Plus elle lisait, plus elle écarquillait les yeux. Il y avait, écrit, tout ce qu'elle avait vu et vécu la veille dans les moindres détails. Il était même mentionné ce qu'elle avait ressenti à chaque moment. Elle n'en croyait pas ses yeux. De plus, les souvenirs évoqués dans le livre étaient racontés dans l'ordre dans lequel elle les avait vécus. Elle arriva à la fin du chapitre et vit quelque chose de très étrange : en bas de la dernière page, il y avait écrit « Fin » avec un point d'interrogation. Elle ne comprenait rien. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Était-elle en train de rêver ? Avait-elle des hallucinations ? Pourquoi y avait-il un point d'interrogation à la fin du chapitre ? Elle tourna la page et elle était vide, ainsi que toutes les pages suivantes. Décidément, ce livre est vraiment spécial et surtout, Fleur se demandait comment il était arrivé là car elle était persuadée qu'elle ne l'avait jamais vu avant et ses parents ne lui offraient des livres qu'à Noël et à son anniversaire. Elle ne se souvenait pas que qui que ce soit lui ait offert un livre aussi bizarre. Étant fille unique, elle n'avait ni de frère ou de sœur qui auraient pu lui offrir un cadeau surpris. Elle se mit à sourire en se disant que, peut-être, c'était son chat qui le lui avait offert. Cette idée la fit bien rire. Elle passa sa main sur le point d'interrogation et se fit à nouveau aspirer par le livre. Cette fois-ci, elle se retrouva dans le noir avec seulement une silhouette blanche au loin. Fleur se dirigea vers cette personne. Plus elle s'en approchait, plus elle remarquait que la personne n'avait ni pied ni jambe. Une fois assez proche, elle remarqua que la silhouette émettant une grande lumière blanche était en fait un fantôme ressemblant à une femme. La femme se tourna vers elle en lui adressant un regard bienveillant. Fleur lui demanda timidement qui elle était. Elle répondit qu'elle n'avait pas de prénom ni de nom, car elle était la conscience de Fleur. Cette dernière fut encore plus troublée qu'avant. Elle lui demanda des explications. Sa conscience lui expliqua qu'elle était dans le for intérieur de l'adolescente, que c'est le livre qui l'avait envoyé là pour l'aider à faire le deuil de son grand-père et pouvoir tourner la page. Fleur ne saurait dire pourquoi, mais elle croyait sincèrement en ce que lui disait sa conscience. Pendant que la jeune fille réfléchissait en essayant d'assembler les pièces du puzzle des évènements des deux derniers jours, sa conscience prit un air sérieux. Elle recommença à parler en lui disant que s'il y avait un point d'interrogation à la fin du chapitre, c'est parce que l'histoire n'était pas finie. Fleur leva la tête et lui demanda de développer ce qu'elle venait de dire. Sa conscience lui expliqua qu'il était temps de faire son deuil et d'aller de l'avant car son deuil lui pesait trop lourd, et lui gâchait la vie et le moral. La silhouette fantomatique sourit en lui expliquant qu'elle était là pour ça, et qu'elle allait l'aider à tout régler, mais pour l'instant il fallait commencer par son deuil.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022