**Manoir Dubois**
L'atmosphère est exquise, la nuit a cédé la place au jour qui se manifeste par les doux rayons du soleil, donnant une nouvelle splendeur au ciel. Le chant mélodieux des petits oiseaux présage une journée magnifique. Il est déjà sept heures du matin, et pourtant, je demeure confortablement allongé dans mon lit, méditant sur les changements à apporter à ma chambre avant de retourner au Canada.
Permettez-moi de me présenter : je suis Nicolas Dubois, un jeune homme d'affaires de vingt-cinq ans. En tant que fils aîné de notre famille composée de trois enfants, comprenant mes deux sœurs, Rochelle et Julie, et moi-même, je suis destiné à suivre les traces de mon père, Monsieur Félix Dubois, l'un des plus éminents hommes d'affaires du pays. Après avoir obtenu ma maîtrise en gestion d'entreprise, il était inévitable que je m'engage dans les affaires familiales. Cela fait maintenant trois ans que je travaille aux côtés de mon père.
Bien que je m'épanouisse dans le domaine des affaires, la séparation prolongée d'avec ma famille est la seule ombre au tableau. Toutefois, je parviens à gérer cette situation. Je suis revenu dans mon pays après huit mois passés au Canada. Mon père m'y avait envoyé pour le représenter dans certaines de ses affaires. Je suis comblé de joie de retrouver ma famille, qui m'a énormément manqué.
N'oublions pas ma bien-aimée, avec qui je suis engagé dans une relation amoureuse. J'ai l'intention de lui offrir une bague de fiançailles, car je suis éperdument amoureux d'elle. Même à distance, notre amour ne cesse de grandir chaque jour, et je sais qu'elle éprouve les mêmes sentiments à mon égard.
Isabelle est la fille de l'un des partenaires d'affaires de mon père, un ami de longue date. Le lien entre leurs familles a facilité notre rencontre depuis notre enfance, et notre amour a fleuri naturellement. Mais passons.
Je suis allongé dans mon lit, engagé dans une conversation avec ma princesse, la seule femme à la beauté inégalable, celle qui illumine mon cœur. Après de longues heures de discussion, je décide de me lever, car j'ai un rendez-vous prévu avec mon ami Carlos dans l'après-midi.
Carlos est mon meilleur ami, nous nous comprenons à merveille depuis des années. Aucun conflit n'a jamais entaché notre amitié, à part quelques taquineries qui la pimentent. Carlos est comptable dans une entreprise de la ville de Paris, et il se sent épanoui dans son travail.
Il est ravi de ma venue et souhaite nous retrouver dans notre lieu habituel, un restaurant de la ville où nous savourons les meilleurs mets. Ces moments m'ont manqué, et je suis impatient d'assister à notre rendez-vous.
Après avoir ajusté ma tenue et pris une douche revigorante, je me dirige vers la chambre de ma mère. C'est samedi, elle ne travaille pas. Ma mère est une femme d'affaires prospère, possédant de nombreux centres commerciaux.
Quant à mon père, il est parti au Canada le même jour où j'ai pris mon vol pour Paris.
**Résidence Dupont.**
** Isabelle **
Allongée dans ma chambre, je converse avec mes amies qui ne cessent de me taquiner parce que Nicolas est de retour au pays, et je ne peux m'empêcher de sourire. C'est à ce moment que mon père frappe à ma porte. Je me lève pour lui ouvrir, et une fois la porte ouverte, il pénètre dans ma chambre en répondant à ma salutation. Il s'installe sur le canapé situé dans la pièce, visiblement désireux de me parler.
Je prends place sur mon lit, et il entame la conversation.
- Ma fille, espères-tu déjà comprendre pourquoi je me trouve dans ta chambre ce matin ?
- Oui, papa.
- Très bien. Je souhaite que tu fasses tout en ton pouvoir pour qu'il te demande en mariage. Nous envisagerons comment accélérer les choses afin que vous puissiez vous marier au plus vite. Le temps presse, et je dois mettre mon plan à exécution. N'oublie pas que tu es ma dernière chance.
- Ne t'inquiète pas, papa. Tu sais que tu as une fille très astucieuse, et j'ai déjà gagné la confiance de la famille Dubois. Obtenir Nicolas ne sera pas un problème. Il est follement amoureux de moi, et il ne voit que moi. Je sais qu'il sera bientôt à mes pieds et qu'il fera tout ce que je lui demanderai.
- J'ai confiance en toi, ma chérie. Bon, je vais te laisser. Irais-tu lui souhaiter la bienvenue, ou bien viendra-t-il te voir ?
- Il m'a dit qu'il viendrait me rendre visite après avoir quitté chez son ami, car il a un rendez-vous avec lui.
- Très bien, ma chérie.
Mon père quitte alors ma chambre. Je me lève pour prendre une douche bien méritée avant de descendre prendre mon petit déjeuner, car j'ai vraiment faim."
Je me nomme Isabelle Dupont, une jeune femme de vingt-trois ans, exerçant la profession de styliste à Paris. Je suis l'aînée au sein de ma famille, composée de trois enfants : mon frère aîné Samuel, mon cadet Catherin, et moi-même.
J'ai déjà établi ma propre boutique, et je ressens une épanouissement total dans mon travail. Pourtant, actuellement, je suis engagée dans une relation amoureuse qui va à l'encontre de mes véritables sentiments, car mon cœur appartient à un autre homme. Malgré cela, je trouve un certain réconfort dans cette situation.
**Manoir Dubois**
J'achève déjà ma toilette et, vêtu de ma chemise préférée, je quitte ma chambre en direction de celle de ma mère. Alors que je parcours le couloir, je croise Sabine, notre nouvelle femme de ménage, qui sort de la chambre maternelle. Après avoir échangé des salutations, elle me fait savoir que le petit déjeuner est prêt. J'acquiesce d'un "D'accord", et après avoir demandé si ma mère est présente à l'intérieur et obtenu une réponse affirmative, elle s'éloigne.
J'entre dans la chambre de ma mère après avoir frappé à la porte. Elle est assise sur son lit, une bible entre les mains, en plein recueillement. J'opte donc pour attendre qu'elle ait terminé. Une fois cela fait, elle me prie de m'asseoir à ses côtés.
Je me lève pour exécuter sa requête, et alors que nos mains se touchent, elle entame la conversation.
- Mon garçon, tu te transformes de jour en jour, tu gagnes en maturité. Ton père ne tarit jamais d'éloges à ton sujet et je suis fière de toi. Reste toujours ainsi et continue de briller. N'oublie jamais que tu es l'aîné de cette famille, et bientôt, c'est toi qui prendras les rênes. À ce sujet, je souhaiterais te demander si tu as pris une décision concernant ton mariage avec Isabelle. Tu sais à quel point elle t'aime, et elle est patiente pour toi. Si tel n'est pas le cas, sa fidélité pourrait vaciller. Je t'encourage donc à entreprendre les démarches nécessaires pour ce mariage. Tu n'es plus un enfant, et nous, tes parents, sommes impatients de voir nos petits-enfants.
J'écoute ma mère parler et lui souris, car je pense aussi à passer la bague au doigt d'Isabelle. Je l'aime de tout mon cœur, elle est mon tout. Sans prononcer un mot, je souris simplement, ce qui intrigue ma mère et la pousse à me demander si tout va bien.
Enfin, je prends la parole pour la rassurer que tout va à merveille, que je suis simplement ravi d'être avec elle, à l'observer parler.
- Oh mon bébé, tu m'as tellement manqué, et tu ne peux imaginer combien je suis heureuse de te revoir après tant de mois. Je t'aime infiniment, mon grand garçon.
- Je t'aime aussi maman. En ce qui concerne mon mariage avec Isabelle, ne t'inquiète pas. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles j'ai demandé à papa de me donner une semaine de congé. Isabelle n'arrête pas de m'en parler, pour elle, je risque de la perdre parce que je reste loin d'elle. Et puis, il faut dire que je suis constamment en contact avec d'autres femmes charmantes au Canada.
- Elle a bien raison, car aucune femme ne peut résister au charme de mon fils. Et je sais que, parfois, tu es tenté aussi.
- Maman, tu le sais bien, je suis fou amoureux d'Isabelle. Je ne vois aucune autre femme qu'elle.
- Hmm ! Là, tu me rends jalouse. Tu viens de dire 'aucune autre femme', cela signifie même pas moi ni tes sœurs.
- Tu sais bien dans quel contexte je parle, maman. Vous, mes sœurs et toi, êtes mes premières femmes, et je ne pourrais jamais mésestimer votre importance. Vous représentez tout pour moi.
- Je le sais bien, mon fils. C'était juste pour te taquiner un peu. Bon, dis-moi, quel est ton programme pour aujourd'hui ? Je veux que tu profites bien de cette semaine de congé que ton père t'a accordée.
- Maman, j'ai un rendez-vous avec mon ami Carlos dans quelques heures, puis je passerai voir Isabelle chez elle pour qu'on aille quelque part.
- Hmm ! Mon fils chéri, tu es vraiment chanceux, tu sais ? Isabelle est une bonne fille, et elle vient d'une bonne famille. Je suis tellement heureuse pour vous deux.
- Bien maman, descendons prendre le petit déjeuner.
- Oh oui, j'avais même oublié. Sabine est venue me l'annoncer avant ton arrivée.
Sur ces mots, ma mère et moi descendons pour rejoindre mes deux sœurs, qui se trouvent déjà dans la salle à manger en train de prendre leur petit déjeuner. Je commence par taquiner ces deux princesses, et ma mère ne fait que rire. Elles me manquent tant, ces deux sœurs qui se donnent à fond dans leurs études, tout comme moi.
**Résidence Leblanc**
*** Émilie ***
Je m'apprête déjà à me rendre au restaurant de ma mère, car je ne sais pas quoi faire si je reste à la maison. C'est le week-end, et comme j'ai déjà accompli tous mes devoirs, il est préférable pour moi d'apporter mon aide à ma mère au restaurant.
Je me nomme Émilie Leblanc, une jeune demoiselle de vingt-trois ans. Je suis l'unique enfant de mes parents et je suis en train de terminer ma formation en médecine. Je réside avec mes parents, et ma seule prière est que le Bon Dieu bénisse ma mère en lui accordant un autre enfant, de préférence un garçon. Ma mère est une cuisinière, propriétaire de son propre restaurant, tandis que mon père est médecin dans un prestigieux hôpital de la ville. C'est donc sa voie que j'ai choisi de suivre.
Après m'être préparée, j'ai pris la route pour me rendre au restaurant.
Quelques heures plus tard...
*** Nicola ***
Je suis déjà en route pour me rendre au lieu du rendez-vous. Il est 12h35 lorsque je quitte ma demeure pour rejoindre Carlos. Une fois devant le restaurant, je gare ma voiture et franchis ses portes.
Comme je l'ai mentionné précédemment, c'est un endroit très agréable, propice à la détente et à la gastronomie. De loin, je repère Carlos et me dirige vers sa table. Son sourire ne semble pas se dissiper, comme s'il peine à croire que je suis réellement devant lui, ou peut-être est-il tout simplement ravi de me voir.
Après quelques échanges de mots et de salutations, nous replongeons rapidement dans nos plaisanteries et nos taquineries.
Nous rions aux éclats lorsque soudainement mon téléphone sonne. Je prends le téléphone et il s'agit d'un message de ma bien-aimée, Isabelle. Étant donné que nous avons déjà discuté le matin et qu'elle est au courant de mon emploi du temps, je dépose simplement le téléphone en prévoyant de répondre plus tard. Son message se contente d'un simple "Coucou," mais connaissant son tempérament, une réponse immédiate risquerait de la laisser penser que je suis disponible et elle ne me laisserait pas tranquille avec mon ami.
Cependant, à ma grande surprise, quelques minutes plus tard, Isabelle commence à m'appeler en vidéo. Manifestement, elle veut s'assurer que je suis bien en compagnie de mon ami. "Cette fille est vraiment jalouse," me dis-je en entrant dans notre conversation WhatsApp pour écouter les notes vocales qu'elle m'a laissées.
Je commence par écouter sa voix enchanteresse, une voix qui m'emporte, mélodieuse et apaisante, une voix qui peut faire oublier les mots...
À ce moment-là, mon ami Carlos commence à passer commande. Après avoir écouté les messages vocaux d'Isabelle et déposé mon téléphone, je n'en reviens pas devant la beauté qui se tient devant nous. Je suis absorbé par l'observation de cette personne, par l'écoute de sa voix, et surtout par les sourires qu'elle esquisse de temps à autre. Elle se tourne vers moi et, d'une voix envoûtante, elle me demande :
- Monsieur ? Et vous, que désirez-vous ?
Face à cette question posée par la jeune femme qui se tient devant moi, les mots m'échappent. Je perds mes repères, plongé dans mes pensées. Dans mon esprit, il existe de nombreuses femmes magnifiques, mais aucune n'égale Isabelle. Cependant, aujourd'hui, j'ai confirmation qu'au-delà des princesses, il existe des reines et des déesses. Celle qui se trouve devant moi surpasse une reine, elle est tout simplement une déesse de la beauté.
Au lieu de répondre à sa question, je ne fais que la contempler, subjugué par le visage radieux de cette jeune femme qui sourit en attendant une réponse... Sans savoir qu'elle m'envoûte avec sa beauté divine.
Carlos prend alors la parole et dit :
- Ma belle, je prends la même chose que mon ami, merci.
- D'accord, monsieur.
Elle se retourne gracieusement, nous offrant une vue tout simplement magnifique. Carlos me lance un regard amusé et me taquine en pinçant légèrement mon doigt.
- Mon pote, reprends-toi, tu risques de baver sur la table.
- Dis-moi, Carlos, c'est qui cette demoiselle ?
- Ah, cette demoiselle t'a tapé dans l'œil, à ce que je vois...
- Il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas être frappé par sa beauté. Waouh, elle est vraiment splendide.
- La voilà qui s'approche, c'est l'occasion de lui demander.
- Quoi ? Frérot, tu sais bien que je suis timide dans ce genre de situations, prends-en charge ça...
La jeune femme s'approche de nous avec nos plats et nous sert tour à tour. Je continue de l'admirer tandis que Carlos engage la conversation.
- Es-tu nouvelle par ici ? Je ne t'avais jamais remarquée auparavant.
- Je ne suis pas vraiment nouvelle. C'est le restaurant de ma mère, donc de temps en temps, je viens l'aider si je n'ai rien d'autre à faire.
- Ah, je vois. Et comment t'appelles-tu, ma belle ?
-Je m'appelle Émilie, monsieur.
- Enchanté, Émilie. Tu as un prénom charmant. Moi, c'est Carlos, et mon ami ici s'appelle Nicolas.
- Le plaisir est partagé.
Sur ces mots, elle nous sourit à nouveau avant de s'éloigner en nous souhaitant bon appétit.
Alors qu'elle s'en va, au lieu de commencer à manger, je reste plongé dans ses pensées, écoutant en boucle sa belle voix prononçant son nom. Mes rêveries sont brisées par la voix de mon ami qui me rappelle à la réalité.
- Mec, es-tu sûr que tout va bien ? Veux-tu que nous partions ? Depuis notre arrivée, tu es tout bizarre. Qu'est-ce qui ne va pas ?
- T'inquiète pas, mon pote. On dirait que la flèche de Cupidon m'a touché.
- Hum, d'accord, mange alors...
Sur ces mots, nous recommençons à savourer nos plats tout en discutant de tout et de rien, mais de temps à autre, mes pensées s'envolent vers Émilie, cette jeune demoiselle d'une beauté envoûtante, avec une silhouette tout simplement séduisante. Elle est tellement belle, avec des courbes à faire rêver.
Nous avons terminé notre repas, mais je me sens retenu, incapable de quitter ce restaurant parisien enchanteur. Mon ami Carlos commence à s'interroger, car il ne comprend pas du tout mon hésitation.
- Eh bien, mon pote ? Il est temps de partir. Nous avons encore beaucoup de choses à faire aujourd'hui. Pourquoi veux-tu rester ici ? Veux-tu que je récupère le numéro de la demoiselle avant de partir ?
- Non, détends-toi, je pensais juste à quelque chose. Ne t'inquiète pas. Nous pouvons partir.
Nous nous levons tous les deux et faisons un geste d'au revoir à Émilie, qui incline la tête avec ce sourire qui me trouble.
Le reste de la journée se déroule comme prévu, et vers dix-huit heures, mon ami et moi nous séparons. Je prends la route en direction de la résidence d'Isabelle. Paris est encore remplie de secrets et d'émotions à découvrir.