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Tomber love du tyran.

Tomber love du tyran.

Auteur:: JudiJones
Genre: Romance
Liora est orpheline, sa tante qui est sa tutrice ne souhaite pas s'occuper d'elle et la laisse se débrouiller seule. Au lycée rien ne va, elle est la cible de tous les élèves car elle ne correspond pas "au standard" du lycée Prep' Academy. Elle est harceler par tous et surtout par Dorian le mec le plus populaire du bahut. Elle le déteste autant qu'il la déteste. Un jour elle a le déplaisir de le rencontrer dans le club où elle travaille et à partir de ce soir là Dorian ne se montre plus seulement méchant... Il décide qu'il veut la posséder. Liora cédera-t-elle ?

Chapitre 1 Chapitre 1

LIORA



Salut tout le monde ! Je me présente, je m'appelle Liora, j'ai dix-sept ans et je suis élève de terminale au lycée de la Prep' Academy. Un lycée pour bourges, où l'argent semble couler à flots. Pour ma part, je n'y suis là que grâce à une bourse et à mes bons résultats scolaires. Ma vie a basculé il y a deux ans lorsque j'ai perdu mes parents dans un accident de voiture. Depuis, ma tante Sherley a été désignée comme tutrice, mais je dois vous avouer qu'elle n'était pas vraiment prête à accueillir une ado dans sa vie.

Plutôt que de me prendre sous son aile, elle m'a loué un petit studio et m'a mise dedans. Au début, elle payait le loyer avec l'argent que mes parents m'avaient laissé, mais il n'y avait pas grand-chose. Depuis l'année dernière, elle ne couvre plus qu'une partie du loyer et je dois me débrouiller pour payer le reste, sans parler de ma nourriture.

Je sais, vous devez vous demander comment je fais pour jongler avec tout ça. C'est simple : j'ai deux boulots. La semaine, après les cours, je bosse dans un café-restaurant qui s'appelle "As Prep'". C'est un endroit pas mal, relativement bien payé, et l'ambiance est plutôt cool, même si, comme un mauvais sort, les gosses friqués de mon lycée y viennent en permanence. On ne peut pas dire qu'ils me portent dans leur cœur.

Mon deuxième job, c'est un peu plus... particulier. Je travaille le vendredi et le samedi soir dans un club de striptease qui s'appelle "Au nichon d'or". Oui, vous avez bien lu, c'est vraiment son nom. Étrangement, c'est là que je me sens le plus à ma place. Bien sûr, je ne suis pas majeure, mais j'ai menti sur mon âge. Lors de mon entretien, j'ai dit que j'avais dix-huit ans, et le patron, trop pressé, n'a pas vérifié. Il m'a fait faire une soirée d'essai, et vu les sous que j'ai rapportés, il m'a embauchée sans hésiter.

Dans ce club, je suis Cassie, une belle blonde aux courbes délicieuses, et ça change vraiment de la façon dont je suis perçue au lycée, où je suis désignée par des noms comme "Peggy" ou "bouboule". Ce qui est bien avec "Au nichon d'or", c'est qu'aucun de ces fils à papa n'y met un pied. Le club est situé dans un quartier qui craint, donc ils ne s'y aventurent pas, et ça me va parfaitement. Les profs, en général, ne viennent pas non plus. Sauf une fois, où j'ai croisé mon prof de maths, Monsieur Mayers. J'ai eu la trouille qu'il me reconnaisse, mais il ne m'a pas vue. Ouf !

À "Au nichon d'or", je fais des danses, je sers à boire, et je fais même des danses privées quand un client me choisit. Cette atmosphère, bien que complètement à l'opposé de ce que je vis au lycée, me motive énormément. Le fric que je me fais là-bas est bien plus que ce que d'autres pourraient imaginer.

Malgré ma solitude, je m'en sors plutôt pas mal. J'arrive à payer la moitié de mon loyer, mes courses, mes fringues, et même à économiser un peu pour aller en fac si ça m'intéresse. Ma vie en dehors du lycée est plutôt pas mal, mais... ma vie au lycée est un véritable enfer. Tout le monde semble me détester. J'encaisse insultes, bousculades, et vacheries chaque putain de jour. Mon crime ? Être boursière et faire du 38. Je ne rentre pas dans leur "standard" de gosse de riche. Je ne suis pas une fille à papa friqué, et je ne suis pas gaulée comme un mannequin. J'ai des formes, et cela ne plaît pas du tout à ces petites puputes de pom-pom girls.

Les mecs, quant à eux, ne se préoccupent pas tant de mon physique. Ce qui les irrite, c'est le fait que je "profite de leur argent" pour étudier dans ce lycée. Cela ne les empêche pas de me balancer des blagues dégueulasses sur mon corps. Surtout Dorian Culligan, un enfoiré de première. C'est le mec le plus populaire du bahut et il se croit au-dessus de tout le monde.

Il se sert de moi pour faire rire ses copains. Dès qu'il en a l'occasion, il m'insulte, me pousse, me fait tomber. À chaque fois, je décèle dans son regard un plaisir sadique. Sale fils de pute ! La plupart du temps, j'essaie de ne pas réagir, de ne rien dire. J'encaisse sans broncher. Au début, j'ai essayé de me défendre. Mais quand j'ai vu que cela ne faisait qu'aggraver les choses, j'ai abandonné l'idée de lutter.

C'est ma dernière année ici. La troisième et dernière année à encaisser ça. J'ai tenu deux ans, alors je peux encore tenir un an. Surtout qu'après, je ne les reverrai plus jamais de ma vie.

Aujourd'hui, c'est la rentrée. J'ai envie d'y aller comme une envie de faire le trottoir. Autrement dit, aucune putain d'envie. Je m'y rends à pied, mon studio n'est qu'à dix minutes du lycée, au moins une chose que ma tante a fait de bien.

Je marche lentement dans les couloirs, mon cœur battant la chamade. Les voix des élèves se mêlent, créant une cacophonie qui m'enveloppe. J'essaie de garder la tête haute, mais je sais que l'angoisse me gagne à chaque pas. Soudain, je l'aperçois au loin : Dorian est là, entouré de ses amis, un sourire suffisant sur le visage.

- Regarde qui arrive ! La grande Bouboule ! s'exclame Dorian, sa voix perçante se frayant un chemin à travers le tumulte.

Je me fige, sentant le regard de mes camarades se tourner vers moi, chacun attendant ma réaction.

Je serre les dents et tente de passer sans répondre, mais Dorian s'approche, son ton devenant moqueur.

- Eh, Peggy, tu as pris un peu de poids depuis la dernière fois, non ? Peut-être qu'il faudrait que tu te mettes au sport !

Ses mots sont comme des flèches, perçant ma carapace fragile.

Je me sens piégée dans un tourbillon d'humiliation. Je sais que si je réagis, cela ne fera qu'aggraver les choses. Alors, je garde le silence, mais chaque rire de ses amis me blesse. Ils se moquent, se délectent de mon malaise.

- Regarde son casier ! s'écrie l'un de ses amis.

Je tourne la tête et vois plusieurs emballages de bonbons, des sachets de gâteaux, éparpillés autour de mon casier. Ils l'ont rempli de déchets, une manière cruelle d'illustrer leurs moqueries.

- Oh, mais qu'est-ce qui s'est passé ? Tu as laissé tomber toute ta nourriture par terre, ou tu as juste décidé de faire un buffet ici ? s'amuse Dorian, se penchant en avant, un rictus aux lèvres.

Je me sens prête à exploser, mais je garde les yeux rivés au sol, ma respiration s'accélérant. Je veux fuir, m'échapper de cette situation, mais mes jambes semblent clouées au sol. Je serre mes livres contre ma poitrine, comme une armure fragile.

- Tu sais, Bouboule, on pourrait t'aider à t'inscrire à un cours de régime. Ça te ferait du bien ! lance-t-il, et le groupe éclate de rire, leurs voix résonnant dans le couloir.

Chapitre 2 Chapitre 2

LIORA

Je continue de les ignorer, me frayant un chemin à travers la foule d'élèves qui se bousculent dans les couloirs, mon cœur battant à tout rompre. Je suis déterminée à ne pas laisser Dorian me ralentir. Je suis presque à portée de ma salle de classe, mais il en décide autrement et bloque brusquement mon passage avec son corps.

- Alors quoi, Peggy, tu as perdu ta langue ?

Sa voix est pleine de mépris, et je sens la colère monter en moi. Je lève les yeux vers lui, tentant de déverser toute la haine que je ressens pour lui à travers mon regard. Je voudrais pouvoir le repousser, lui faire comprendre à quel point ses insultes me touchent, mais ma voix reste bloquée dans ma gorge.

Il arbore un sourire satisfait, comme s'il savourait chaque instant de cette humiliation. Ses amis, dans la pénombre de son ombre, se moquent et rient, leur amusement amplifiant mon malaise. Je déteste leur regard, ce mélange de dédain et de divertissement.

- Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu ne veux pas parler ? Je ne te mordrai pas. À moins que tu ne sois trop effrayée par ton propre reflet.

Je sens une bouffée de rage m'envahir, mais je tente de rester calme. Réagir, c'est ce qu'il veut. Je fais un pas sur le côté, mais il se déplace pour me bloquer à nouveau.

- Oh, allez ! Ne sois pas si timide. Vous les boursiers, vous êtes tous les mêmes. Toujours à faire la morale aux autres. Mais dis-moi, comment tu fais pour vivre avec tout ça ?

Le sarcasme dans sa voix est insupportable. Mes mains se serrent en poings. Pourquoi est-ce que je dois encaisser ça ? Pourquoi lui, et pas un autre ? Je ne peux pas laisser sa moquerie me détruire. Une partie de moi sait que je dois le dépasser, que je dois ignorer ses provocations, mais c'est tellement facile à dire quand on n'est pas celle qui subit ces insultes au quotidien.

- J'ai des choses à faire, Dorian. Laisse-moi passer, s'il te plaît, je ne veux pas perdre mon temps avec toi, dis-je finalement, ma voix tremblant légèrement sous l'effet de la colère.

Il éclate de rire, un son cruel qui résonne dans le couloir. Je le sais, je n'ai pas de protection ici, pas de soutien. Je suis seule.

- Oh, mais tu sais quoi ? J'adore te voir essayer de te défendre. C'est presque mignon. Mais, vraiment, tu devrais savoir que ça ne sert à rien. Personne ne te prend au sérieux.

Je prends une profonde inspiration, essayant de rassembler mon courage. Peut-être que je peux passer, peut-être que je peux lui montrer que je ne suis pas la proie facile qu'il pense.

- Si tu ne me laisses pas passer, je vais demander à un professeur de venir.

Ses yeux s'illuminent d'un éclat moqueur.

- Oh, vraiment ? Tu crois qu'ils vont t'aider ? Ils sont tous de mon côté, Peggy. Allez, montre-moi ce que tu as.

Je me sens piégée, mais je refuse de céder. Avec un geste brusque, je tente de le contourner, déterminée à lui prouver que je suis plus forte que ses mots.

Je fais un pas en avant, essayant de le contourner, mais il me bloque à nouveau, son sourire s'élargissant. Ses amis se rapprochent, formant un cercle autour de nous, comme s'ils voulaient assister à un spectacle.

- Oh, regarde-la, la petite héroïne, dit Dorian d'un ton moqueur. Elle pense qu'elle peut simplement m'ignorer. Tu devrais vraiment savoir que ça ne marche pas comme ça ici, Peggy.

Je sens mes mains trembler d'agitation. Chaque insulte, chaque mot cruel, me touche comme une lame aiguisée. Je serre les dents, déterminée à ne pas lâcher prise.

- Je ne suis pas ici pour jouer à tes jeux, Dorian. Je veux juste aller en cours, dis-je d'une voix ferme, mais je sais que ma faiblesse transparaît.

Il éclate de rire, un son froid et amer.

- Cours ? C'est ça, ta grande priorité ? Tu devrais plutôt te concentrer sur ce qui est vraiment important, comme perdre quelques kilos. Personne ne veut de toi dans ce lycée.

À cet instant, je sens une montée de colère qui me donne du courage. Je ne peux pas le laisser me rabaisser davantage. Je prends une profonde inspiration et, cette fois, je lève la tête, mes yeux plantés dans les siens.

- Peut-être que je ne suis pas comme toi, Dorian. Peut-être que je ne suis pas parfaite, mais au moins, je ne me cache pas derrière des paroles cruelles pour me donner de l'importance.

Il semble surpris par ma réponse, son sourire se fige un instant. Je sens un frisson de satisfaction à cette pensée, mais rapidement, il reprend son air supérieur.

- Oh, mais c'est mignon, Peggy. Tu crois vraiment que ça va changer quoi que ce soit ? Tu es toujours celle qu'on cible, celle qui fait rire.

Je frémis à ses mots, mais je refuse de montrer ma vulnérabilité. Je me décale une nouvelle fois, tentant de passer, mais il me bouscule légèrement, riant toujours.

- Allez, vas-y, retourne dans ton petit monde de boursiers. Mais n'oublie pas : tant que je serai là, tu ne seras jamais quelqu'un.

À cet instant, je sens une vague d'énergie monter en moi. Je suis fatiguée de rester silencieuse, fatiguée de jouer le rôle de la victime.

- Je suis quelqu'un, Dorian. Je suis plus que ton jouet ou ta cible. Je suis ici pour une raison, et je ne vais pas te laisser me définir.

Son sourire s'efface, et je vois un éclat de surprise dans son regard. Mes mots semblent l'atteindre, et pour un instant, je me sens forte.

Mais il reprend rapidement son attitude moqueuse, déterminé à ne pas perdre la face.

- Très bien, Peggy. Continue de rêver. Mais souviens-toi, le lycée est un endroit difficile, et je suis là pour te rappeler ta place.

Finalement, je parviens à me faufiler entre lui et un mur, mon cœur battant la chamade. Je n'ai pas gagné la bataille aujourd'hui, mais je sens que quelque chose en moi a changé. Je refuse de me laisser abattre davantage. Une année encore, je peux le faire. Je suis plus forte que je ne le pense.

Je suis encore toute chamboulée lorsque j'arrive en cours d'anglais. Je me place à un bureau seule, vers le fond. Je suis une des premières à être arrivés. Je ne sais pas encore qui va être dans ma classe, j'espère simplement que Dorian, n'en fera pas partis. Les élèves commencent à entrer et à prendre place. Bien évidemment, comme à chaque cours personne ne s'assoit à côté de moi. Et cela me convient ! Le prof entre et ferme la porte, je souffle de soulagement lorsque je constate que Dorian ou ses sbires ne sont pas dans ma classe. Ma joie est de courte durée, car lorsqu'on frappe à la porte, la personne qui pénètre dans la classe n'est autre que Dorian.

Putain de poisse !

- Monsieur Culligan, merci de nous faire part de votre présence, dit le prof irrité par son retard.

- Tout le plaisir est pour moi sourit Dorian.

- Allez vous asseoir ! aboi le prof.

Dorian avance dans la classe et lorsqu'il me remarque son sourire suffisant s'agrandit. Je détourne le regard, ne voulant pas qu'il pense que je lui porte de l'intérêt.

Au lieu de prendre place au bureau libre sur la droite, il se dirige vers moi.

Oh non. Non, non, non, pitié, tout, mais pas ça !

Eh bien si.

Il décide de prendre place à côté de moi.

Chapitre 3 Chapitre 3

LIORA

L'univers a décidé de se foutre de ma gueule ou c'est comment ? Je ne vois pas une autre putain de raison au fait que, petit un, Dorian soit dans ma classe cette année et petit deux, qu'il décide de s'asseoir à côté de moi en cours.

- Alors, bouboule, heureuse de m'avoir à tes côtés ?

Je lui jette un regard en biais, tentant de cacher ma frustration.

- Je préférerais encore que le lycée soit attaqué par un terroriste, dis-je entre mes dents.

Dorian ricane en secouant la tête, comme si ma réponse le divertissait.

- Tu es plutôt drôle pour une...

Je l'interromps, sachant pertinemment ce qu'il va dire.

- Pour une grosse, c'est ça ? Change de disque, putain.

- J'allais dire pour une intello. Mais ça marche aussi.

- Connard, dis-je tout bas, mais je sais qu'il a entendu.

Il se penche vers moi, et son odeur m'enivre immédiatement. Parce qu'il faut être honnête, il sent foutrement bon. Dorian est un très beau garçon, je le sais, il le sait, tout le lycée le sait. Et il en joue. J'ai vu défiler des dizaines de filles à son bras, chacune essayant de capter son attention, chacune espérant qu'il la choisisse.

Il est grand, environ un mètre quatre-vingt-cinq, avec des cheveux bruns légèrement décoiffés sur le dessus et plus courts sur les côtés. Sa mâchoire carrée, son nez fin et droit, ses lèvres pulpeuses et ses yeux couleur bleu-vert me frappent malgré moi.

Mais sa proximité me rend mal à l'aise. Ce garçon n'est pas quelqu'un de bien. Peu importe qu'il soit beau à se damner, c'est un connard, et je refuse de me laisser emporter par son charme.

- Je trouve que tu l'as ramené beaucoup cette année. Aurais-tu découvert des ailes sous toute cette graisse ?

Il éclate de rire, un son qui me fait grincer des dents. Je sais qu'il fait exprès de provoquer, de jouer avec mes émotions. Je suis son jouet, et il aime ça. Je veux l'ignorer, mais chaque mot qu'il prononce est une petite piqûre, me rappelant à quel point il peut être cruel.

- Si tu crois qu'insulter les autres te rend plus intéressant, tu te fourres le doigt dans l'œil, Dorian, dis-je, essayant de garder ma voix ferme.

Il s'approche encore un peu plus, et je peux presque sentir son souffle sur ma peau. Son sourire ne fait qu'accentuer ma colère.

- Oh, mais c'est justement ça qui est amusant. Tu ne sais pas à quel point tu es divertissante, bouboule. Tu devrais vraiment envisager d'en faire un spectacle.

Je suis à deux doigts d'exploser, mais je sais que réagir ne ferait qu'empirer les choses. Je prends une profonde inspiration, essayant de me concentrer sur le cours, sur la voix du professeur qui commence à résonner dans la salle.

Dorian semble le sentir aussi, et il se redresse légèrement, mais son regard ne quitte pas le mien. Il sait qu'il a réussi à me déstabiliser, et ça l'amuse. Je déteste que ses mots aient ce pouvoir sur moi.

- Tu sais, au fond, je pense que tu es plus forte que tu ne le penses. C'est juste que tu préfères cacher ta vraie personnalité derrière un masque de colère.

Je le dévisage, la surprise remplaçant temporairement ma colère. Qu'est-ce qu'il cherche à faire ? Il n'a pas besoin de jouer au psy.

- Épargne-moi tes conseils, Dorian. Je n'ai pas besoin de ta philosophie à deux balles.

Il hausse les épaules, se redressant avec cette nonchalance qui semble lui être naturel. Mais derrière ce masque de confiance, je sens une fragilité, une forme de vide qu'il tente désespérément de dissimuler.

Je me tourne vers le tableau, décidée à ne pas céder à ce jeu. Je peux le supporter, une année encore. Juste une année. Et ensuite, je prendrai mon envol, loin de ce lycée et de ces humiliations.

La classe commence, et je m'efforce de suivre le cours. Chaque mot que le professeur prononce semble emporté par le souffle de la tension qui règne entre Dorian et moi. Je prends des notes, mais je sens son regard pesant sur moi, comme une chaleur indésirable.

À un moment donné, je lève les yeux pour attraper son regard, et il me fait un clin d'œil, comme s'il savait exactement l'effet qu'il a sur moi. Je déteste qu'il ait ce pouvoir, qu'il puisse si facilement me déstabiliser.

Le cours se poursuit, mais je sens une agitation grandissante dans ma poitrine. J'essaie de me concentrer sur le tableau, mais mes pensées vagabondent. Dorian continue de faire des commentaires à voix basse, des remarques sarcastiques qui me tirent hors de ma bulle. Je serre les poings sous la table, déterminée à ne pas me laisser emporter.

Puis, à la fin du cours, il se lève et s'approche de moi, un sourire provocateur sur les lèvres.

- Alors, Peggy, tu es vraiment sûre de vouloir rester ici et encaisser toutes ces vacheries ? Tu pourrais te battre un peu, tu sais.

Je déglutis, une rage sourde montant en moi. Je sais qu'il cherche à me provoquer, à me pousser à réagir. Mais je ne peux pas lui donner cette satisfaction.

- Je ne vais pas m'abaisser à ton niveau, Dorian. Ce n'est pas moi qui ai un problème avec ma propre image, mais toi.

Il fait semblant d'être choqué, sa main sur son cœur.

- Oh, quelle réplique ! Tu devrais écrire un livre. Peut-être que ça ferait de toi une personne intéressante.

Je me lève brusquement, ne pouvant plus supporter ses provocations. Je fais mine de partir, mais il s'interpose à nouveau, un sourire narquois sur le visage.

- Où tu vas ? La fête ne fait que commencer !

Je le regarde droit dans les yeux, ma détermination se renforçant. Je suis fatiguée de cette guerre constante, mais je refuse de me laisser abattre.

- Je vais où je veux, Dorian. Si tu veux passer ta vie à te moquer des autres pour te sentir supérieur, c'est ton problème, pas le mien.

Il semble surpris par ma réponse, mais il se ressaisit rapidement.

- Je ne fais que m'amuser, mais si ça te dérange... Sache que j'en ai rien à foutre.

Je secoue la tête, réalisant que je ne peux pas gagner ce combat. Je me fraye un chemin à travers la classe, déterminée à ignorer ses provocations. Mais alors que je passe, je sens sa main effleurer mon bras, un geste léger, mais chargé de dédain.

- À bientôt, bouboule. N'oublie pas de prendre soin de ta santé, hein ?

Je m'arrête un instant, le souffle coupé par sa remarque. C'est comme si chaque mot qu'il prononçait était une nouvelle pierre lancée dans ma direction. Mais je refuse de laisser ses mots me toucher. Je tourne les talons et quitte la salle, ma détermination renforcée.

Je vais prouver que je suis plus forte que ses insultes.

Le reste de la journée se passe de la même manière. Dans chaque matière, Dorian décide de s'assoir à côté de moi, afin de rendre ma vie de lycéenne encore plus misérable qu'elle ne l'est déjà. Je ne lui ai plus décroché un mot, il a bien essayé de me faire répliquer, mais j'ai serré les mâchoires et n'ai laissé aucun son en sortir. Cela ne la pas décourager, au contraire. Il a redoublé d'effort pour me foutre en rogne. À la fin de la journée, j'étais littéralement à deux doigts de commettre un meurtre. Heureusement, la sonnerie de fin de journée m'a enfin libérée.

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