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Tomber dans l'offensive ambiguë du patron

Tomber dans l'offensive ambiguë du patron

Auteur:: esserig
Genre: Romance
C'était toujours lui. Celui que je ne devais pas vouloir, que je ne devais pas désirer, celui qui pouvait détruire ma vie soigneusement construite. Malcolm Gram est un homme doté d'un physique imposant et d'un corps de rêve,il était l'essence même du péché, de l'indulgence et du danger , tout ce que Clara détestait.Clara Vega une femme forte , travail dans l'immobilier tombe sur Malcolm qui est à la recherche d'une maison . Il n'a fallu qu'un seul contact inattendu et Clara était consumée, la laissant suppliante, nécessiteuse et affamée de plus. Clara après avoir longtemps résister au charme de Malcolm, succomba au avance de celui ci.

Chapitre 1 Chapitre 1

Clara ajusta nerveusement le col de sa chemise en soie blanche, jetant un dernier regard dans le rétroviseur avant de sortir de sa voiture. La maison devant elle était tout simplement époustouflante. Un chef-d'œuvre d'architecture moderne, avec ses immenses baies vitrées et ses lignes épurées qui semblaient défier le paysage naturel environnant. C'était le genre de propriété qui ne laissait personne indifférent, et elle se surprit à imaginer, l'espace d'un instant, comment elle-même pourrait vivre ici. Mais ce n'était pas le moment de rêver.

Elle s'était préparée toute la matinée pour cette visite. Ce client, Malcolm Gram, était un homme d'affaires influent, et même si elle ne connaissait que peu de détails sur lui, son assistant avait laissé entendre qu'il était exigeant et direct. « Professionnelle et concise », s'était-elle répétée mentalement en parcourant son dossier. Clara Vega n'était pas du genre à se laisser impressionner, mais elle savait que certaines rencontres pouvaient définir une carrière, et elle comptait bien prouver qu'elle méritait sa place parmi les meilleurs agents immobiliers de la ville.

Alors qu'elle montait les marches menant à la porte d'entrée, elle sentit une bouffée d'air froid s'infiltrer sous sa veste, la faisant frissonner légèrement. Pourtant, ce n'était pas uniquement la température qui la rendait nerveuse. Elle n'aurait su dire pourquoi, mais une étrange appréhension lui pesait sur la poitrine, comme si quelque chose d'inattendu allait se produire.

La porte s'ouvrit brusquement avant qu'elle n'ait eu le temps de frapper. Un homme se tenait là, et pendant un instant, Clara sentit son souffle se couper.

Il était grand, bien plus qu'elle ne l'avait imaginé, et son physique semblait taillé dans un moule parfait. Son costume, impeccablement ajusté, soulignait des épaules larges et une stature imposante. Mais ce n'était pas son apparence qui la troubla le plus. C'était son regard. Des yeux sombres, perçants, qui semblaient la scruter comme s'ils pouvaient lire en elle avec une facilité déconcertante.

« Vous devez être Clara Vega », dit-il d'une voix grave, légèrement rauque, qui fit vibrer quelque chose en elle.

Elle se ressaisit immédiatement, tendant la main avec assurance. « En effet. Et vous devez être Monsieur Gram. »

Il laissa son regard glisser sur sa main tendue avant de finalement la saisir. Sa poigne était ferme, mais pas trop. Un simple contact, pourtant suffisant pour envoyer une décharge électrique le long de son bras.

« Malcolm, s'il vous plaît », corrigea-t-il avec un léger sourire qui ne parvenait pas à adoucir l'intensité de son regard.

Clara hocha la tête, reprenant son calme. « Très bien, Malcolm. Permettez-moi de vous faire visiter cette propriété. Elle est unique en son genre, et je pense qu'elle correspondra parfaitement à ce que vous recherchez. »

Elle entra dans la maison, consciente qu'il la suivait de près. L'intérieur était encore plus impressionnant que l'extérieur. Des plafonds vertigineux, des matériaux nobles, et une lumière naturelle qui inondait chaque recoin.

« Comme vous pouvez le voir, cette maison a été conçue par un architecte primé. Elle combine modernité et confort tout en s'intégrant harmonieusement à l'environnement naturel », expliqua-t-elle en se dirigeant vers le salon.

Malcolm ne répondit pas immédiatement. Il se contenta de parcourir la pièce du regard, ses mains glissant doucement dans les poches de son pantalon. Clara sentit une étrange tension dans l'air, comme s'il observait bien plus que la maison.

« Vous êtes passionnée par votre travail », déclara-t-il finalement, brisant le silence.

Elle se retourna vers lui, légèrement surprise. « C'est vrai. J'aime aider mes clients à trouver un lieu qui leur correspond. »

Il esquissa un sourire, mais quelque chose dans son expression semblait amusé. « Et vous êtes douée, je suppose. Sinon, vous ne seriez pas ici. »

Clara haussa un sourcil, un peu piquée par son ton. « Je suis effectivement très compétente. Je ne laisse rien au hasard. »

Malcolm s'avança, réduisant légèrement la distance entre eux. Il se tenait maintenant si près qu'elle pouvait capter la subtile odeur de son parfum, un mélange enivrant de bois et de musc. « Rien au hasard, vraiment ? »

Elle soutint son regard, refusant de se laisser intimider. « Vraiment. »

Un silence s'installa, lourd mais étrangement captivant. Clara sentit son cœur battre plus vite, bien qu'elle n'en montre rien. Elle n'avait pas l'habitude que ses clients aient un tel effet sur elle.

Elle se détourna finalement, reprenant son rôle de professionnelle. « Si vous voulez bien me suivre, la cuisine est l'un des points forts de cette maison. Elle a été conçue pour accueillir des réceptions, avec des équipements haut de gamme et un espace ouvert sur la terrasse. »

Il la suivit sans un mot, mais elle pouvait sentir son regard fixé sur elle, comme s'il cherchait à percer toutes ses défenses.

Dans la cuisine, Malcolm s'appuya contre le comptoir en marbre, croisant les bras. « Vous vendez cette maison comme si c'était un chef-d'œuvre. Mais je parie que vous avez une opinion honnête, loin des discours marketing. »

Clara cligna des yeux, surprise par sa remarque. « Je ne vois pas pourquoi je mentirais. C'est vraiment une maison exceptionnelle. »

« Hm. » Il laissa échapper un son sceptique avant de la fixer à nouveau. « Et si elle ne me convenait pas, Clara ? Qu'est-ce que vous feriez pour me convaincre ? »

Elle sentit une chaleur monter dans ses joues, mais elle se força à garder son calme. « Mon rôle n'est pas de convaincre à tout prix. Mon rôle est de vous aider à trouver ce qui vous correspond vraiment. »

Un sourire satisfait se dessina sur ses lèvres, mais il ne répondit rien. À la place, il se redressa et se dirigea lentement vers les grandes baies vitrées qui donnaient sur le jardin.

« Cette maison est intéressante », dit-il enfin, presque distraitement.

Clara s'approcha, gardant une distance respectable. « Elle est bien plus qu'intéressante. Vous aurez du mal à trouver quelque chose de similaire dans ce quartier. »

Il tourna la tête vers elle, ses yeux se plissant légèrement comme s'il analysait chacune de ses paroles. « Vous êtes fascinante, Clara. »

Elle sentit son estomac se contracter, mais elle se força à rire doucement. « C'est gentil, mais je préfère que nous nous concentrions sur la maison. »

Il laissa échapper un léger rire, un son bas et riche qui la fit frissonner. « Très bien. Concentrons-nous sur la maison, alors. Mais je vais être honnête avec vous, Clara : ce n'est pas seulement la maison qui m'a attiré ici. »

Elle sentit son cœur s'arrêter une fraction de seconde. « Que voulez-vous dire ? »

Il s'avança d'un pas, réduisant encore l'espace entre eux. « Disons que je ne suis pas un client ordinaire. »

Clara se sentit déstabilisée pour la première fois depuis le début de leur échange. Elle ouvrit la bouche pour répondre, mais aucun mot ne sortit.

« J'aime explorer les opportunités », ajouta-t-il avec un sourire énigmatique. Puis, avant qu'elle ne puisse réagir, il recula, comme s'il ne venait pas de semer une graine d'incertitude dans son esprit.

Clara inspira profondément, cherchant à reprendre le contrôle de la situation. « Très bien, explorons ces opportunités en restant dans le cadre professionnel. Je vous montrerai l'étage maintenant. »

Malcolm hocha la tête, mais le regard qu'il lui lança avant de la suivre lui donna l'impression qu'il jouait un jeu qu'elle n'avait pas encore compris.La lumière froide de l'écran d'ordinateur éclairait le visage de Clara alors qu'elle faisait défiler les articles en ligne. Ses doigts pianotaient nerveusement sur le clavier, ses yeux parcourant chaque mot avec une attention grandissante. Malcolm Gram. Ce nom, qui lui semblait presque anodin quelques heures plus tôt, s'était transformé en une énigme fascinante et troublante.

Elle n'avait pas pu s'en empêcher. Dès qu'elle était rentrée chez elle après leur première rencontre, elle avait succombé à la curiosité. Une simple recherche avait suffi à ouvrir une boîte de Pandore remplie de mystères et de scandales. Malcolm était bien plus qu'un client à la recherche d'une maison ; il était une figure incontournable du monde des affaires, connu autant pour ses réussites fulgurantes que pour les controverses qui l'entouraient.

« Le magnat du risque », « un requin sans scrupules », « un visionnaire destructeur »... Les titres se succédaient, chacun peignant un portrait plus complexe et contradictoire de l'homme qu'elle avait rencontré. Clara fronça les sourcils, lisant un article détaillant une acquisition hostile qui avait laissé des centaines de personnes sans emploi. Une autre mentionnait une enquête judiciaire qui avait été rapidement classée, renforçant les rumeurs sur son influence dans les cercles politiques.

Elle se recula dans sa chaise, une pointe d'inquiétude lui serrant la poitrine. Pourquoi un homme comme lui aurait-il besoin de ses services ? Avec son pouvoir et son réseau, il pouvait acheter n'importe quelle propriété sans l'aide de qui que ce soit. Cette pensée la perturba davantage. Avait-il une raison cachée ? Était-elle simplement un pion dans un de ses jeux qu'elle ne comprenait pas encore ?

Le bruit soudain de son téléphone interrompit le fil de ses pensées. Elle sursauta légèrement avant de se pencher pour attraper l'appareil sur le bord de son bureau. Le nom qui s'affichait à l'écran la fit hésiter.

Malcolm Gram.

Elle fixa l'écran quelques secondes, son cœur battant plus vite. Après une inspiration profonde, elle décrocha.

« Monsieur Gram », commença-t-elle, sa voix plus ferme qu'elle ne se sentait en réalité.

« Clara », répondit-il, son ton toujours aussi calme et posé. « J'espère que je ne vous dérange pas. »

Elle s'adossa dans sa chaise, essayant de masquer son trouble. « Pas du tout. Que puis-je faire pour vous ? »

« J'ai réfléchi à notre visite d'aujourd'hui », dit-il lentement, comme s'il pesait chaque mot. « Et j'aimerais explorer une autre option. »

Clara haussa les sourcils, intriguée malgré elle. « Une autre maison ? »

« Oui, mais je tiens à ce que ce soit vous qui me la présentiez. »

Elle plissa les yeux, méfiante. « Je suis certaine que vous pourriez trouver quelqu'un d'autre si vous êtes pressé. Il y a d'autres agents compétents dans mon agence. »

Il rit doucement, un son bas qui résonna dans son oreille. « Vous n'avez pas encore compris, n'est-ce pas ? Je ne travaille qu'avec des gens en qui j'ai confiance. Et même si nous ne nous connaissons pas encore très bien, Clara, je sens que vous êtes différente. »

Elle serra les lèvres, une vague de frustration s'emparant d'elle. Il avait cette manière de parler qui rendait difficile de discerner s'il était sincère ou manipulateur.

« Très bien », finit-elle par dire. « Envoyez-moi les détails, et je m'occuperai d'organiser la visite. »

« Parfait. Je vous enverrai l'adresse demain matin. En attendant... bonne soirée, Clara. »

Elle raccrocha, mais le sentiment d'inconfort restait.

Chapitre 2 Chapitre 2

Le lendemain, comme promis, elle reçut un message avec une adresse. La maison était située dans un quartier encore plus exclusif que la précédente, et Clara soupira en réalisant qu'elle allait devoir jongler avec son emploi du temps pour accommoder cette nouvelle visite. Pourtant, une part d'elle, qu'elle n'osait pas admettre, était impatiente de revoir Malcolm.

Lorsqu'elle arriva sur place, il était déjà là, appuyé contre le capot de sa voiture. Cette fois, il portait un manteau noir qui ajoutait à son aura imposante. Il leva les yeux lorsqu'il la vit arriver, un sourire effleurant ses lèvres.

« Toujours ponctuelle. J'apprécie ça. »

Clara descendit de sa voiture, serrant son manteau autour d'elle contre le vent froid. « Je prends mon travail au sérieux, Monsieur Gram. »

Il haussa un sourcil. « Malcolm. Je préfère Malcolm. »

Elle hocha légèrement la tête sans répondre, puis se dirigea vers la porte d'entrée de la maison.

La propriété était encore plus grandiose que la précédente, avec des finitions luxueuses et une vue panoramique sur la ville. Mais Clara ne pouvait s'empêcher de sentir que quelque chose clochait. Elle ne savait pas si c'était la présence magnétique de Malcolm ou le fait qu'elle avait encore en tête tout ce qu'elle avait lu sur lui, mais elle se sentait sur le fil du rasoir.

« Alors, qu'en pensez-vous ? » demanda-t-il, rompant le silence alors qu'ils se tenaient dans le salon.

Elle se tourna vers lui, croisant les bras. « C'est une maison magnifique. Mais je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi vous cherchez un tel endroit. »

Il la fixa, son regard perçant semblant sonder ses pensées. « Pourquoi pas ? »

Elle haussa un sourcil. « Avec votre style de vie, j'aurais pensé que vous préfériez quelque chose de plus... discret. »

Un sourire amusé étira ses lèvres. « Ah, alors vous avez fait vos recherches. »

Elle sentit ses joues chauffer légèrement mais ne baissa pas les yeux. « C'est mon travail de connaître mes clients. »

« Et qu'avez-vous appris ? »

Elle hésita un instant, pesant ses mots. « Que vous êtes un homme influent. Et controversé. »

Il rit doucement, mais cette fois, son rire semblait empreint d'un mélange de lassitude et de défi. « Les gens aiment parler. Ils construisent des récits pour combler les vides qu'ils ne comprennent pas. »

« Et ces récits sont faux ? » demanda-t-elle, son ton légèrement provocant.

Il s'approcha, réduisant la distance entre eux. « Pas entièrement. Mais la vérité, Clara, c'est qu'il faut parfois prendre des décisions difficiles pour arriver là où on veut être. »

Elle soutint son regard, même si elle sentait son cœur battre plus vite. « Peut-être. Mais je crois aussi qu'il y a une ligne à ne pas franchir. »

Il inclina légèrement la tête, son expression s'adoucissant un peu. « Et vous, Clara ? Où tracez-vous cette ligne ? »

Elle ouvrit la bouche pour répondre, mais aucun mot ne sortit. Elle n'avait jamais rencontré quelqu'un capable de renverser ainsi la conversation, de la forcer à se remettre en question.

Finalement, elle inspira profondément. « Je crois qu'il y a des choses plus importantes que l'ambition ou le pouvoir. Comme l'intégrité. »

Il la regarda un moment, son expression indéchiffrable. Puis, à sa grande surprise, il hocha la tête. « Une réponse honnête. J'aime ça. »

Avant qu'elle ne puisse répondre, il ajouta : « Clara, j'aimerais que vous m'accompagniez à une autre visite. Pas une maison, cette fois. Un projet sur lequel je travaille. »

Elle fronça les sourcils, méfiante. « Pourquoi moi ? »

Son sourire réapparut, mystérieux. « Parce que vous avez une façon de voir les choses qui me plaît. Et parce que je crois que vous avez plus à offrir que ce que vous laissez paraître. »

Clara sentit une vague d'émotions contradictoires l'envahir. Elle ne savait pas encore si elle pouvait lui faire confiance, mais une part d'elle était intriguée, irrésistiblement attirée par ce qu'il représentait.

« Très bien », dit-elle finalement, même si une voix intérieure lui criait qu'elle jouait avec le feu. « Montrez-moi ce projet. »

Malcolm sourit, et cette fois, c'était un sourire victorieux.Clara fixait son téléphone posé sur la table, les sourcils légèrement froncés. L'écran restait noir, mais c'était comme si la simple présence de l'appareil suffisait à occuper toute la place dans ses pensées. Cela faisait des heures qu'elle se demandait si elle devait répondre à Malcolm. Le message qu'il lui avait envoyé la veille était simple : une heure, une adresse, aucune autre explication. Typique de lui.

Elle croisa les bras, appuyée contre le dossier de sa chaise, le regard perdu. Pourquoi hésitait-elle autant ? Après tout, ce n'était qu'une autre visite, rien de plus. C'était professionnel, du moins en théorie. Mais depuis leur première rencontre, rien ne semblait se dérouler comme prévu. Malcolm avait une façon de brouiller les lignes, de rendre chaque interaction plus intense, plus compliquée qu'elle ne le souhaitait.

Clara secoua la tête, agacée par sa propre indécision. Elle était une femme forte, indépendante, et elle avait travaillé dur pour arriver là où elle était. Ce n'était pas le moment de se laisser distraire par un homme, encore moins par un homme comme lui. Pourtant, une part d'elle – une part qu'elle préférait ignorer – brûlait d'envie d'en savoir plus. Qui était réellement Malcolm Gram ? Et pourquoi avait-il choisi de s'intéresser à elle ?

Elle attrapa son téléphone, relut le message une dernière fois, et tapa une réponse rapide avant de pouvoir changer d'avis : « Très bien. J'y serai. »

Le lendemain, elle se gara devant l'adresse indiquée. C'était un immeuble ancien, situé dans un quartier de la ville qui avait autrefois été prestigieux, mais qui portait désormais les marques du temps et de l'abandon. Clara observa les façades défraîchies, les fenêtres poussiéreuses, et ne put s'empêcher de se demander ce qu'un homme comme Malcolm faisait ici.

Il l'attendait déjà, comme la première fois, appuyé contre sa voiture, les bras croisés. Aujourd'hui, il portait une chemise blanche légèrement ouverte au col, et un manteau gris foncé qui semblait fait sur mesure. Il releva la tête en la voyant arriver, un sourire effleurant ses lèvres.

« Vous êtes venue », dit-il simplement.

Clara referma la portière de sa voiture et haussa les épaules. « Vous m'avez donné rendez-vous. Je suis une femme de parole. »

Il s'approcha lentement, son regard rivé sur elle. « J'aime ça chez vous. Vous êtes prévisible, mais d'une manière surprenante. »

Elle plissa les yeux, perplexe. « Je ne suis pas sûre que ce soit un compliment. »

Il rit doucement, un son grave et riche qui semblait presque trop intime dans l'air frais du matin. « C'en est un. Croyez-moi. »

Clara soupira, préférant ne pas répondre, et se tourna vers l'immeuble. « Alors, qu'est-ce qu'on fait ici ? Vous voulez acheter ce bâtiment ? »

Malcolm suivit son regard avant de hocher la tête. « Peut-être. Mais avant de prendre une décision, je voulais avoir votre avis. »

Elle le regarda, surprise. « Mon avis ? Pourquoi ? »

« Parce que vous voyez les choses différemment », répondit-il avec un sourire énigmatique.

Clara leva les yeux au ciel. Elle n'était pas d'humeur pour ses réponses vagues et mystérieuses. « Très bien. Montrez-moi ce que vous voulez me montrer. »

Ils entrèrent dans l'immeuble, grimpant les escaliers usés jusqu'au troisième étage. L'intérieur était encore plus délabré que l'extérieur. Les murs étaient fissurés, le parquet grinçait sous leurs pas, et une odeur de renfermé imprégnait l'air.

« Vous êtes sérieux ? » demanda Clara en se tournant vers lui.

Malcolm haussa un sourcil. « Quoi ? Vous ne voyez pas le potentiel ? »

Elle rit doucement, secouant la tête. « Tout ce que je vois, c'est un projet qui va vous coûter une fortune en rénovations. »

Il s'avança vers l'une des fenêtres, posant une main sur le rebord poussiéreux. « C'est là que vous vous trompez. Ce n'est pas un simple projet. C'est une opportunité. »

Clara croisa les bras, sceptique. « Et quelle est cette opportunité, exactement ? »

Il se tourna vers elle, son expression sérieuse. « Transformer cet endroit en quelque chose qui a du sens. Donner une nouvelle vie à ce bâtiment, à ce quartier. »

Elle le regarda, légèrement décontenancée. C'était la première fois qu'il semblait parler avec une réelle passion, sans le sarcasme ou l'arrogance qui l'accompagnaient habituellement.

« Je ne vous voyais pas comme quelqu'un qui s'intéresse à ce genre de choses », dit-elle finalement.

Un sourire amusé joua sur ses lèvres. « Vous ne me connaissez pas encore, Clara. »

Elle haussa un sourcil, décidée à ne pas se laisser déstabiliser. « Peut-être. Mais je suis curieuse : pourquoi avez-vous vraiment besoin de mon avis ? Vous savez déjà ce que vous voulez faire, non ? »

Il s'approcha lentement, réduisant la distance entre eux. « Parce que j'aime voir les choses à travers les yeux des autres. Et parce que, pour une raison que je ne peux pas encore expliquer, votre opinion compte pour moi. »

Clara sentit son cœur s'accélérer légèrement, mais elle se força à garder un visage impassible. « Vous avez une drôle de façon de flatter les gens. »

« Ce n'est pas une flatterie », murmura-t-il, son regard plongeant dans le sien.

Elle détourna les yeux, agacée par la chaleur qui montait en elle. « Si vous voulez vraiment mon avis, je dirais que ce projet pourrait être intéressant. Mais il va nécessiter beaucoup de travail, et je ne parle pas seulement de rénovations. Vous devrez aussi convaincre les gens de revenir dans ce quartier. »

Malcolm hocha la tête, son sourire s'élargissant légèrement. « Voilà pourquoi je voulais vous entendre. Vous voyez les choses avec pragmatisme. »

Clara sentit une pointe de fierté malgré elle, mais elle n'avait pas l'intention de lui laisser l'avantage. « Et vous ? Vous êtes toujours aussi... idéaliste ? »

Il éclata de rire, un son chaleureux qui résonna dans la pièce vide. « Idéaliste ? C'est la première fois qu'on me qualifie ainsi. Non, Clara. Je suis un réaliste, mais un réaliste qui aime prendre des risques. »

Elle secoua la tête, un sourire involontaire effleurant ses lèvres. « Vous êtes vraiment un paradoxe, Malcolm. »

Il s'approcha un peu plus, et cette fois, la tension entre eux devint presque palpable. « Peut-être. Mais vous aussi, vous savez ? »

Elle le fixa, prise au dépourvu. « Qu'est-ce que vous voulez dire ? »

« Vous vous présentez comme une femme forte, inébranlable, mais je vois autre chose. Vous êtes passionnée, honnête, et vous avez un feu en vous que vous essayez de cacher. »

Clara sentit son souffle se bloquer un instant. Il était bien trop proche, et ses paroles, bien que flatteuses, l'irritaient profondément.

« Vous êtes bien présomptueux », répliqua-t-elle, sa voix plus froide qu'elle ne l'aurait voulu.

Malcolm sourit, mais cette fois, c'était un sourire plus doux, presque désarmant. « Peut-être. Mais ça ne veut pas dire que j'ai tort. »

Clara inspira profondément, essayant de retrouver son calme. « Écoutez, si vous voulez que je vous aide avec ce projet, je suis prête à le faire. Mais gardez vos suppositions personnelles pour vous. »

Il la regarda un moment, puis hocha la tête, comme s'il acceptait un défi. « Très bien, Clara. Mais je ne fais jamais de promesses que je ne peux pas tenir. »

Chapitre 3 Chapitre 3

Elle le dévisagea, incapable de savoir s'il parlait de son projet ou de quelque chose de beaucoup plus personnel. Quoi qu'il en soit, elle avait l'impression de jouer à un jeu dont elle ne comprenait pas encore toutes les règles.La rumeur était arrivée comme un murmure, glissant entre les conversations des employés de l'agence. Clara n'aurait jamais prêté attention à ce genre de commérages, mais le nom de Malcolm Gram revenait si souvent qu'il était impossible de l'ignorer.

Elle sirotait son café dans la salle de pause lorsque Mélanie, une collègue connue pour sa propension à embellir les histoires, s'assit à côté d'elle.

« Alors, Clara, comment ça se passe avec *le Malcolm Gram* ? » demanda Mélanie, un sourire malicieux aux lèvres.

Clara leva les yeux, agacée. « Qu'est-ce que tu veux dire par là ? »

« Oh, ne fais pas celle qui ne sait pas », répondit Mélanie en remuant sa cuillère dans son thé. « Tout le monde sait que c'est toi qui t'occupes de son dossier. »

Clara posa son gobelet sur la table, son ton sec. « Et alors ? C'est juste un client. »

Mélanie haussa les sourcils avec exagération. « Juste un client ? Clara, tu sais qui il est, non ? »

Clara prit une longue inspiration, hésitant à entrer dans ce jeu. Mais Mélanie était tenace.

« Tu sais qu'il a une sacrée réputation avec les femmes, n'est-ce pas ? » continua-t-elle, baissant légèrement la voix comme si elle partageait un secret.

Clara fronça les sourcils, feignant l'indifférence. « Je ne vois pas en quoi ça me concerne. »

« Peut-être que ça ne te concerne pas encore », dit Mélanie avec un petit sourire. « Mais fais attention. C'est le genre d'homme qui obtient toujours ce qu'il veut. Et, crois-moi, il a une certaine... persévérance. »

Clara roula des yeux. Elle n'avait pas le temps pour ces bêtises. Mais une fois seule, les paroles de Mélanie restèrent ancrées dans son esprit. Elle aurait dû les ignorer, mais une part d'elle ne pouvait s'empêcher de se demander si c'était vrai. Malcolm avait cette aura – cette assurance presque insolente – qui rendait facile d'imaginer qu'il avait l'habitude de séduire. Mais cela ne changeait rien. Elle était professionnelle, et il était hors de question de laisser ces rumeurs influencer leur relation strictement professionnelle.

Plus tard dans la journée, elle reçut un message de Malcolm :

« Rendez-vous à mon bureau à 15 h. J'ai des documents à vous montrer. »

Clara fronça les sourcils. Son bureau ? C'était une première. Elle hésita un instant, puis finit par répondre :

« D'accord. J'y serai. »

Quand elle arriva, elle fut immédiatement frappée par l'opulence de l'endroit. Les murs étaient recouverts de bois sombre et de tableaux modernes, et l'espace dégageait une sophistication discrète mais imposante. L'assistante de Malcolm, une femme élégante et froide, l'accueillit avec un sourire formel et la guida vers une salle de réunion.

Clara s'attendait à trouver Malcolm seul, mais ce ne fut pas le cas. Un homme, légèrement plus âgé, se tenait déjà dans la pièce, son visage marqué par une colère à peine contenue. Malcolm était assis à l'autre bout de la table, détendu, ses doigts tapotant doucement sur le bois verni.

« Clara, parfait. Asseyez-vous », dit-il en levant les yeux vers elle, son ton léger comme si l'atmosphère n'était pas déjà chargée de tension.

Elle hésita, sentant qu'elle entrait au milieu de quelque chose qui ne la concernait pas. Mais Malcolm fit un geste vers une chaise, et elle obéit, bien que mal à l'aise.

« Comme je le disais, Richard », reprit Malcolm en se tournant vers l'homme, « si tu n'es pas capable de tenir tes engagements, alors il est temps que nous trouvions quelqu'un d'autre. »

Richard serra les poings, son visage rougissant de colère. « Je tiens mes engagements depuis plus de vingt ans, Malcolm. Ce que tu fais, c'est me pousser vers la sortie. »

Clara détourna les yeux, mal à l'aise d'être témoin de cette confrontation. Mais Malcolm, lui, ne semblait pas perturbé.

« Personne ne te pousse vers la sortie, Richard », répondit-il calmement, bien que ses mots soient tranchants. « Mais le monde change. Et si tu n'es pas prêt à évoluer avec lui, alors oui, il faudra envisager d'autres options. »

Richard éclata d'un rire amer. « Tu parles comme si tu étais intouchable. Mais tout le monde sait que ta réputation commence à te rattraper. »

Clara sentit son cœur se serrer. Elle ne savait pas de quoi parlait Richard, mais le sous-entendu était clair.

Malcolm ne réagit pas immédiatement. Il se contenta de fixer Richard, son expression soudainement froide. « Ma réputation, Richard, est ce qui me permet de continuer à avancer. Tu devrais y réfléchir avant de dire des choses que tu pourrais regretter. »

Le silence qui suivit était presque insupportable. Finalement, Richard secoua la tête, ramassa ses affaires, et quitta la pièce en claquant la porte.

Clara resta figée sur sa chaise, ne sachant que dire. Malcolm, en revanche, sembla immédiatement retrouver son calme.

« Désolé pour ça », dit-il en se tournant vers elle, comme si rien ne s'était passé.

Elle le regarda, incrédule. « C'est tout ? »

Il haussa les épaules. « Parfois, les affaires deviennent personnelles. »

« Personnelles ? Vous venez littéralement de le menacer. »

Un sourire effleura ses lèvres. « Je n'ai rien menacé du tout. Je lui ai simplement montré la réalité. »

Clara secoua la tête, à la fois fascinée et agacée. « Vous êtes vraiment incroyable. »

Il rit doucement. « J'espère que c'est un compliment. »

Elle soupira, croisant les bras. « Pourquoi m'avez-vous demandé de venir ici ? Ce n'était clairement pas pour des documents. »

Il la fixa un moment, et cette intensité qu'elle commençait à connaître était de retour. « Parce que je voulais voir comment vous réagiriez. »

Elle fronça les sourcils. « À quoi ? »

« À moi », dit-il simplement.

Clara sentit une bouffée de colère monter en elle. « Écoutez, Malcolm, je ne suis pas un de vos petits jeux. Si vous voulez travailler avec moi, vous devrez apprendre à me respecter. »

Il laissa échapper un léger rire, mais il y avait une sincérité inattendue dans son expression. « Clara, je vous respecte. Peut-être plus que vous ne le pensez. »

Elle se leva, incapable de rester assise une seconde de plus. « Si vous n'avez rien d'autre à dire, je vais partir. »

Il ne tenta pas de la retenir. Il se contenta de l'observer, son sourire énigmatique toujours présent.

« À bientôt, Clara », dit-il alors qu'elle quittait la pièce.

Mais même alors qu'elle s'éloignait, son cœur battant encore d'adrénaline, elle ne pouvait s'empêcher de se demander ce qu'il voulait vraiment d'elle. Et pourquoi, malgré tout, elle n'arrivait pas à détourner son esprit de lui.Clara était plongée dans les dossiers qui s'empilaient sur son bureau lorsqu'un e-mail de Malcolm fit vibrer son téléphone. Elle hésita avant de l'ouvrir, sachant pertinemment que chaque interaction avec lui semblait la plonger dans un mélange d'intrigue et de frustration.

« Dîner d'affaires ce soir. 19 h. Je t'enverrai l'adresse. – Malcolm »

Elle fixa le message pendant un long moment, sa mâchoire se crispant légèrement. « Dîner d'affaires ». Avec lui, ces mots semblaient toujours porter une autre signification, quelque chose de plus complexe, de plus risqué. Elle soupira profondément avant de répondre simplement : « Je serai là. »

***

Le restaurant était l'un des plus exclusifs de la ville, tout en verre et en lumière tamisée. À son arrivée, Clara fut guidée à une table dans une alcôve isolée, loin des autres clients. Malcolm était déjà là, impeccablement vêtu, un verre de vin rouge à la main. Il se leva en la voyant approcher, et elle sentit immédiatement ce mélange familier d'attraction et d'agacement qu'il suscitait en elle.

« Clara », dit-il avec ce sourire qui semblait toujours contenir un secret. « Merci d'être venue. »

Elle s'assit en face de lui, posant son sac avec soin sur la chaise à côté. « Vous n'avez pas vraiment laissé de place au choix », répondit-elle, son ton plus piquant qu'elle ne l'aurait voulu.

Il haussa un sourcil, amusé. « Si j'avais demandé, aurais-tu accepté ? »

Clara roula des yeux. « Peut-être. Mais je préfère qu'on soit clair : je suis ici pour parler affaires, pas pour... autre chose. »

Malcolm s'appuya contre le dossier de sa chaise, un sourire tranquille étirant ses lèvres. « Toujours aussi directe. C'est une des choses que j'apprécie chez toi. »

Elle croisa les bras, le fixant avec insistance. « Alors, quelle est cette affaire si urgente qu'elle nécessite un dîner dans un endroit aussi... extravagant ? »

Il prit une gorgée de vin avant de répondre, comme s'il savourait le suspense. « J'ai une opportunité pour toi. Quelque chose qui pourrait faire avancer ta carrière. »

Clara arqua un sourcil, méfiante. « Je suis tout ouïe. »

Il se pencha légèrement en avant, posant son verre sur la table. « J'ai des contacts dans l'immobilier de luxe à New York. Une ouverture vient de se créer dans l'une des agences les plus prestigieuses là-bas. Je pourrais te recommander. »

Elle resta un moment sans voix. L'idée était séduisante, bien sûr. Une telle opportunité pourrait changer sa vie. Mais elle savait que rien n'était jamais offert sans contrepartie, surtout pas par un homme comme Malcolm.

« Pourquoi feriez-vous ça ? » demanda-t-elle finalement, son regard fixé sur lui. « Vous ne me connaissez même pas vraiment. »

« Peut-être que je vois quelque chose en toi que les autres ne voient pas encore », répondit-il calmement. « Tu es douée, Clara. Tu as le potentiel de faire beaucoup plus que ce que tu fais ici. Je pourrais t'aider à y arriver plus rapidement. »

Elle secoua la tête, sentant une colère sourde monter en elle. « Vous pensez vraiment que je vais accepter ça ? Que je vais laisser quelqu'un comme vous me propulser simplement parce que vous le voulez ? »

Il parut surpris par son ton, mais il ne recula pas. « Je n'offre pas ça à n'importe qui, Clara. Tu es une femme brillante, et tu mérites d'avoir une chance de briller davantage. »

Elle planta ses yeux dans les siens, refusant de se laisser intimider. « Et ensuite quoi ? Je devrais vous être reconnaissante pour le reste de ma carrière ? Non, merci. Si je réussis, ce sera par mes propres moyens, pas grâce à la générosité d'un homme qui pense pouvoir tout acheter. »

Un silence tendu s'installa entre eux. Malcolm la regarda avec une intensité troublante, comme s'il pesait chacun de ses mots avant de parler.

« Tu es... fascinante », murmura-t-il finalement, un sourire presque imperceptible aux lèvres. « La plupart des gens sauteraient sur une telle opportunité sans réfléchir. Mais pas toi. »

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