Huit heures, quand le réveil de Rose retentit. Non pas pour la sortir de son sommeil, mais pour la prévenir de l'arrivée de son bus qui est maintenant plus qu'imminente. Des cartons trônent un peu partout dans l'appartement, et la brune grimace en voyant ceux-ci ; comme si c'était le premier déménagement. Si seulement, pensait-elle. L'heure de la rigolade est terminée, et ces dernières semaines devant ce paradis qu'est Netflix aussi.
La jeunette abordait un look bien à elle. Elle estimait pouvoir porter ce qu'elle désirait, sans aller dans l'excès.
En sortant de la salle de bain, elle avance jusqu'à la cuisine ouverte, ou sa mère se tient déjà, une cuillère à la main, dégustant son petit déjeuner. Les deux femmes ne se ressemblaient en rien et peut-être que la décoloration de la plus âgée jouait beaucoup. Sa mère était extravagante. Leurs traits différaient aussi ; un visage si petit, et des yeux pétillants, tandis que les mirettes de sa tutrice étaient grandes. Se rendant compte que sa fille n'avait pas prévu de parler, elle lance les festivités la première.
Mère : Bonjour ma chérie. Comment vas-tu ? Pas trop stressée pour ta première journée dans ton nouveau lycée ?
Rose : Et bien non. Et puis tu sais ; je ne suis plus une enfant.
Mère : Je le sais bien, mais ça arrive à tout le monde de paniquer pour sa première journée.
Rose : Il n'y aura pas que moi qui sois nouvelle. Du moins, je l'espère.
Mère : Peut-être.
Rose : Maman... Elle me manque.
Mère : Je sais, à moi aussi.
Les yeux de la jeune femme brillent quelque peu, et elle décide de les fermer quelques longues secondes pour simplement reprendre ses esprits et tenter la positivité (chose qu'elle maitrise peu).
Rose : Bref.
Mère : ... Cesse de penser à cela.
Rose : Plus facile à dire qu'à faire, c'est ta fille. Pourquoi rien ne semble te toucher ?
Mère : Je dois me montrer forte pour toi. En attendant, tu devrais y aller. Ne te met pas en retard pour ton premier jour !
Rose : Oui, tu as raison. Dis, je peux prendre les croissants ? Je les mangerais en route !
Mère : Bien sûr. Passe une bonne journée, tu me racontes tout ce soir ?
Rose : Oui promis ! A ce soir maman.
Un léger baiser sur le coin de la pommette de sa mère, puis, la jeune femme d'un petit rictus quitte son habitation pour se retrouver dans les rues quelques secondes plus tard.
Elle s'estimait chanceuse d'avoir une mère comme cela, à l'écoute, et si protectrice. Sa sœur était aussi ainsi, attentive à ses moindres besoins, mais, cela faisait maintenant deux ans, qu'elle n'était plus de ce monde.
Rose se dirigeait à l'arrêt de bus, quelques minutes passèrent. Le bus arriva et elle se retrouva assez vite dedans. Le trajet n'était pas si long ; dix minutes. Mais, aucune place assise, alors, il fallait bien patienter pendant le voyage.
Elle sort son téléphone, et pianote dessus pour charger l'une des musiques qu'elle préfère : quoi de mieux pour se détendre ?
Mais elle remarque bien vite les regards très déplacés sur sa personne. Ses vêtements ne convenaient pas ? Elle portait une jupe, en simili cuir, assez longue, jusqu'aux genoux, ainsi qu'un chemiser un peu « rock », et une veste en jean. Des petites chaussures à talons, rien d'extravagant, juste de l'élégance et du style. Oui, elle sortait un peu du lot, mais pas de quoi être vulgaire. Pas d'uniforme obligatoire, pourquoi je ne me ferais pas plaisir ? Songeait-elle, en soupirant.
Durant le trajet, le chemin menait près de l'immense forêt qui se tenait aux côtés de la ville. Au loin, elle parvient à apercevoir un visage. Au pied d'un arbre, légèrement dans la pénombre. Et sur le moment, elle est presque sûre de voir les yeux de cet être briller d'un rouge, ou orange vif. Une sensation d'insécurité s'empare d'elle, puis, elle en vient à penser qu'elle a purement mal vu. Ou peut-être un animal ? Ce moment n'avait duré que quelques secondes mais cela avait quand même réussi à assiéger son esprit de millier de questions, si bien qu'elle n'arrive plus à fixer autre chose que tous ces arbres. Qui était-ce ? Ou quoi ?
Soudain quelqu'un la sort de ses rêveries, et tapote sur son épaule gauche.
C'était une fille avec un sourire radieux et des cheveux magnifiques blonds, très longs et ondulés. Ses écouteurs disparaissent de ses oreilles, pour pouvoir l'entendre lui parler.
Inconnue : Coucou toi. Moi c'est Rin, je suis curieuse de savoir qui tu es ; j'aime bien ce que tu dégages.
Rose : Je... d'accord ? Merci ? Je m'appelle Rose. Ravie de te connaitre... Rin. C'est mignon tout plein.
Rin: J'étais au fond du bus, et je t'ai aperçu. J'aime beaucoup tes vêtements, il fallait que je te le dise. Et merci. Même si ce prénom m'a valu pas mal de moqueries quand j'étais plus jeune.
Rose : Tu t'adresses à une personne qui porte le prénom d'une fleur, alors, comment te dire que... j'ai l'habitude ? C'est sympa, ce compliment sur mes vêtements.
Rin : Club des prénoms cool mais qu'on n'assume pas forcement ? Elle lève sa main comme pour montrer un signe de rébellion. Ici tout le monde porte la même chose, à force c'est barbant. Mais toi tu es tellement originale.
Rose : C'est gentil. Alors tu habites ici depuis longtemps je présume ?
Rin: Exact. Toi tu viens d'emménager dans le sublime appartement près du grand parc ? Celui avec la plus grande des terrasses ?
Rose : Oui, comment tu le sais ? Tu m'espionnes déjà ?
Rin : Non, pas du tout, c'est juste que j'habite dans cet immeuble. Et ma mère m'a dit qu'ont avaient de nouveaux voisins. Avec une fille de mon âge. Le monde est minuscule, n'est-ce-pas ?
Rose : Ah, je comprends mieux.
Rin : Tu n'es pas stressée ?
Rose : Non pas du tout. Pourquoi ? Je devrais ?
Rin : Mh, c'est à dire qu'ici... les nouveaux sont rares.
Rose : Ah bon, pourquoi cela ?
Rin : Oh, alors tu ne le sais pas ? Le lycée n'accepte que les excellents élèves et aussi il n'aime pas prendre des personnes qui coupent leur scolarisation pour venir dans un autre lycée. Tu dois être vraiment intelligente.
Rose: J'aime beaucoup étudier, je dois l'avouer. Mais ce que je préférais, c'était le temps accordé aux loisirs dans mon ancien établissement.
Rin : Lesquels?
Rose : Le piano, le violon, la guitare classique, le chant, la danse et le patinage artistique.
Rin : Pardon ? C'est... beaucoup de choses, ici on a trop de devoirs pour avoir le temps pour ces choses-là !
Rose : Oh...
Rin : En tout cas j'espère qu'on va être mis dans la même classe. Ce serait tellement plus simple.
Rose : Moi aussi.
BUS : Sindong Art High School. Veuillez descendre.
Rin : Aller, c'est parti.
Rin prit la plus âgé par le bras, et s'occupa de la trainer jusque dans l'entrée. La foule de lycéen augmente de seconde en seconde. Un bruit de micro brise tous les sons qui émanent des élèves. Tout le monde finit par se taire et leur attention se porte sur une femme qui se tient devant le fameux micro.
Proviseure : Je suis Ha DaSom, la proviseure du lycée, je vous souhaite la bienvenue. La plupart d'entre vous me connaissent déjà, mais d'autres sont nouveaux. [...] Vos classes sont affichées aux vitres à mes côtés [...]
Après son discours, les deux nouvelles amies se dépêchent d'aller découvrir leur classe. Elles se retrouvent bien évidemment dans la même, de quoi ravir notre héroïne. Le numéro douze apparaît, et c'est ici qu'elles se rendent, pour retrouver le reste de leurs camarades.
Une fois arrivé dans la classe, un professeur demande que tout le monde s'asseye.
Professeur : Bonjour je suis Monsieur Kee, Mais vous me connaissez déjà tous!
Rose : M. Kee ? C'est... original.
M. Kee : Je vois que cela faire rire mademoiselle. C'est donc vous la nouvelle qui est surdouée ?
Rose : Non, je-
Peut être aurait dû-t-elle être silencieuse. Se faire remarquer n'était pas du tout au programme, et la brune est prise de panique à l'idée que la classe entière a les yeux rivés sur elle.
M. Kee : Rose Jung, c'est bien ça?
Rose : Oui, monsieur. Mais plutôt Jung Rose.
M. Kee : Eh bien, on t'écoute, présentes-toi.
Rose : ...
Rose : Bonjour, je suis Rose, j'ai 17 ans. J'ai dû déménager ici car... ma mère à était mutée. J'espère que vous m'aiderez à m'intégrer parmi vous... !
Des commentaires plus que négatifs fusent parmi les jeunes gens. Mais rien d'assez audible pour la nouvelle, et c'est sans doute mieux ainsi. Quelques personnes arrivent à sourire, et soutiennent sincèrement l'élève qui se présente à eux, mais d'autres rigolent déjà, et leurs regards en disent long.
L'un des garçons ose élever la voix, et s'exprime « Encore une pute qui se pense supérieure ».
Le professeur n'entend rien, puisqu'il sort ses affaires, mais ce n'est pas le cas du reste de la classe, quelques rires éclatent. Rose ne sait que dire sur le moment ; malgré son fort caractère, elle décide de s'écraser, et de baisser la tête, en déballant ses cahiers.
Mais une voix sortie du fond de la classe survient pour interpeller la personne ayant osé faire le commentaire.
« Ricky, voyons, tout le monde sait que la pute ici, c'est toi. »
Rose se retourne presque aussitôt vers la parole qui avait crépité. Qui a donc prononcé ces mots ?
Cette voix qui avait brisé le silence fit sourire la jeune femme. Il provenait du fond de la classe. Une petite brune avec des jolies pommettes, et qui semble au premier abord adorable. Ce qui contraste avec le ton que celle-ci avait pris pour défendre Rose.
M. Kee : Mademoiselle Wilding restez calme ! Nous sommes tous heureux de vous accueillir Rose.
Maintenant, faites silence, le cours va débuter. Sortez tous vos affaires.
La brune rebelle lance un regard empli de noirceur vers le professeur, puis, d'un léger coup d'œil, elle vient à fixer Rose quelques instants pour lui adresser un fin rictus au bord de ses naïades.
La petite nouvelle s'empresse de ranger correctement chacune de ses fournitures, puis, elle remarque assez vite que Rin ne la quitte pas des yeux, et qu'elle est presque admirative.
Rose : J'ai quelque chose sur le visage ?
Rin : Tu es courageuse, c'est tout.
Rose : Je ne vois pas pourquoi...? Je suis surtout très mal à l'aise, les regards sur Rose, je peux y faire face, mais ce n'est pas quelque chose que j'apprécie, bien au contraire.
Le professeur communiqua l'emploi du temps de la classe et expliqua plus en détails le déroulement de l'année. Ce temps de discussion se prolongea pendant une petite heure et demie, puis, il laissa les élèves quitter la salle.
Rin et Rose sortaient alors du lieu, puis, après quelques mètres à marcher le long du couloir principal de l'établissement, un obstacle d'édifie à travers leur route ; c'était un groupe de filles.
Rin : Eh merde.
... : Salut, alors comme ça tu es la petite nouvelle! Le lycée te plait ?
Rose: Il est pas mal, oui.
... : Je vais faire simple, histoire que tu comprennes bien les mots qui vont sortir de ma bouche. Tu es insignifiante ici. Une poussière, rien d'autre. Alors je ne veux en aucun cas entendre plus que cela parler de toi. Le moins possible. Les moustiques dans ton genre, ne m'intéressent pas, et tu comprendras très vite, qui fait la loi ici.
Rose : Je te demande pardon ?
... : Je suis Sofia, et rare sont les personnes qui souhaitent me défier.
Rose : Je vois.
... : Sauf moi, peut-être.
Sofia : Tiens, Venus, il faut toujours que te tu manifestes !
Venus : Oui, je ne peux pas m'empêcher de te rendre la vie plus dure.
Sofia : Bon t'es gentille, mais c'est à la nouvelle que je parle.
Venus : Et bien maintenant c'est à moi.
Sofia : Bouge de là.
Venus : T'es pathétique... T'es toujours obligé de venir emmerder les nouveaux. Laisse-la, je doute que te voir lui fasse plaisir. Et ton numéro de « je suis une reine » est complètement dépassé.
Sofia : Pauvre fille. Aller, on s'tire.
La jeune femme détestable se tourne vers ses sbires pour assurer leur obéissance, et quitter le l'endroit. Venus hausse les épaules, et prend un ton des plus sérieux avec une touche d'indifférence.
Venus : Ne crois pas que je te défends. Je cherche juste à remettre Sofia en place de temps en temps. Je ne t'apprécie pas alors reste loin de moi.
Elle tourne les talons et disparait presque aussi vite qu'elle est apparue. Rin relâche le rire qu'elle avait contenu depuis le début de ces échanges. Rose, les yeux ébahis, n'a pas l'air de comprendre les deux dernières minutes.
Rose : Euh...
Rin : Ne fait pas attention à Sofia, elle et sa bande de chiens aiment faire régner la « terreur » dans le lycée. Il y a aussi un groupe des garçons dans le même genre. Mieux vaut ne pas trop les croiser.
Rose : Mh, d'accord.
Rin : Concernant Venus, c'est incroyable qu'elle l'ait ouvert pour toi, surtout deux fois.
Rose : Elle est quand même un peu bizarre, et très froide.
Rin : Oui, elle est froide avec tout le monde, ça doit être de famille.
Rose : De famille ?
Rin : C'est la petite sœur de Kyle, il est dans notre classe et comme elle, il est solitaire. Tu sais, le type un peu badboy, mystérieux là. Le cliché.
Rose : Paie ton stéréotype...
Rin : Il faut bien de tout pour faire un monde.
La blonde semblait avoir une idée derrière la tête pour tirer son amie dans un coin qui n'avait pas l'air si fréquenté, dans la cour. Elles arrivent près d'un arbre, entouré de buissons et une silhouette fait son apparition peu à peu.
Rin : Tu vois le garçon là-bas?
Rose : Oui ?
Rin : Et bien c'est lui Kyle.
Rose : Pourquoi il reste là ?
Rin: L'année dernière c'était pareil. Il aime la solitude. Il passe du temps avec sa sœur parfois mais ça reste assez rare. Personne n'ose trop lui parler. Généralement, on le laisse tranqui-
La petite Rose décide d'opter pour la curiosité et ainsi, elle avance vers le garçon avant même que Rin ait terminé sa phrase. Celle-ci lui chuchote de ne pas y aller, que cela ne sert à rien, mais la brune est quelqu'un d'obstiné. Elle agite sa main une fois qu'elle est à une distance raisonnable et que son camarade s'est rendu compte de sa présence.
Rose : Kyle ? Excuse-moi, je ne veux pas te déranger. Je suis la nouvelle, et je... j'avais juste envie de te saluer. Par politesse... et envie, j'imagine.
Kyle : Salut...Rose.
Rose : Avant de venir ici, j'étais aussi un peu dans mon coin. Mais si un jour tu veux être seul... à deux, n'hésites pas. Et merci de te souvenir de mon prénom.
Kyle avait presque souri. Du moins c'est ce qu'elle pensait avoir vu. Il hoche calmement la tête, et elle revient vers sa nouvelle amie, l'air de rien. Elle se rendait bien compte que ces échanges, courts, il est vrai, étaient un peu gênants. Seul à deux, et puis quoi encore, marmonna-t-elle.
De son côté, le brun n'avait franchement pas l'habitude qu'on l'aborde aisément, et il ne rendait jamais les choses plus faciles. Mais, curieusement, il était satisfait, que Rose ait eu cette audace. Il n'arrêtait pas de la regarder s'éloigner, comme si son visage, lui disait quelque chose.
Elle espérait avoir d'autres conversations avec lui, parce que malgré tout, elle était convaincue de son amabilité. Rin la traine encore, un peu plus loin, assez pour discuter sans crainte.
Rin : Qu'est-ce qui t'as pris d'aller lui parler ?
Rose : Je n'ai pas vraiment réfléchi, j'en avais envie.
Rin : Je vais te montrer les lycéens fréquentables et ceux qui ne le sont pas.
Rose : Ah oui ?
Rin : Là-bas. C'est Sara. Dans sa tête c'est une enfant, elle est très fleur bleue, et c'est une fana des poupées, même si personnellement je trouve ça glauque et du style « mignon ». D'où tout ce rose sur elle. Elle est gentille mais très timide. Les deux garçons situés à côté du panneau blanc ; c'est Akira et Nicolas. Un Japonais et un Français, ils sont meilleurs amis. Inutile que je te parle du club des connasses, où la leader est sa majesté Sofia.
Rose : Qui sont les autres filles avec elle ?
Rin : Je n'en connais que deux, Nyx et Noa.
Rose : Nyx... Noa, de très beaux prénoms. Elles sont aussi « salopes » que Sofia ?
Rin : J'ai tendance à me dire qu'elles sont moins pires, qu'elles suivent leur maîtresse, mais évite les quand même.
Rin se fit interrompre par deux filles qui approchent à pas de velours.
... : Ma Rin.
Rin : Toi aussi tu m'as manqué Luna. Alors Rose, voici Lu-
Rose : Luna, j'avais compris. Enchantée.
Rin : Et à côté c'est Suzy.
Luna : Ravie.
Suzy : Salut, enchantée aussi Rose. Notre petit groupe s'agrandit, j'adore.
Rose : De même, vous êtes dans notre classe ? Je n'ai pas vraiment eu le temps de me rendre compte de mes camarades.
Suzy : J'étais dans le fond, oui.
Luna : Oui, je le suis, mais, je n'étais pas encore là. J'ai... quelques soucis chez moi, alors j'étais en retard. Que faites-vous ?
Rin : Je lui montre les gens à fréquenter ou non.
Luna : Ah, c'est si simple ! Les personnes fréquentables sont : Tyler, Daniel, Sara, Akira, Nicolas et nous deux.
Luna, pendant qu'elle énumérait tous ces prénoms, pointait du doigt chaque personne, pour que Rose puisse s'y retrouver. Et celle-ci, suit attentivement la démonstration.
Suzy : Ne t'approche pas de la bande de Sofia.
Rose : Je le sais déjà, malheureusement. Déjà rencontrée.
Luna : Déjà ? Elle est de plus en plus rapide pour faire peur aux nouveaux.
Rose : Elle m'a dit que j'étais insignifiante etc... Mais Venus était là. Pour la remballer.
Suzy : Venus ? Sérieux ?
Rin: J'étais très surprise aussi.
Luna: Mhhmm. Quoi qu'il en soit, ne t'approche pas non plus de Ricky.
Rose : Pourquoi?
Luna : C'est le meilleur ami de Sofia.
Rin : Il gère le côté bande de mecs.
Rose: Ah d'accord.
Suzy: Ensuite il y a Matthew.
Rose : Matthew ?
Rin : Il a le même caractère que Venus et Kyle. Peut être encore plus sauvage ? Il est constamment absent aussi. Tu ne le verras pas souvent.
Rose : Les gens sont vraiment bizarres ici.
Luna : Tu vas t'y habituer !
Suzy : Bon il n'est pas tard. La journée d'intégration est terminée, autant sortir en ville, comme cela on fait connaissance.
Rin : D'accord. Je suis partante.
Luna : Moi aussi.
Rose : Je vous suis.
Les quatre femmes allèrent manger dans un fastfood avant de se dépenser dans les centres commerciaux. Rin voulait à tout prix des vêtements comme Rose, alors après de très nombreux allers-retours dans les allées du centre, elles finissent dans une boutique qui possède son style. Rose n'allait rien acheter, puisque cette sortie n'étant pas prévue, son porte-monnaie était resté sur son lit, dans un de ses sacs. Elle n'avait pas de regrets, elle estimait avoir assez de vêtements et de pas en avoir besoin dans l'immédiat, ce qui n'est pas le cas de Rin. Émerveillée devant les tissus colorés.
Suzy : C'est celle-là que je veux !
Rin : Je prends la même chose.
Rose : Elle est jolie, allez-y. Il faut juste trouver un petit chemiser avec la jupe.
Luna : Oui excellent choix. Je vais à la caisse avec vous. Rose, tu ne prends rien ?
Rin : C'est très joli tout ça. J'arrive.
Rose : Non non, ça va aller.
Luna : D'accord.
Rose s'arrête devant un rayon, où trônait un petit haut qui faisait briller ses yeux. Mais, tristement, elle lui tourne le dos pour des raisons évidentes. Et, de nulle part, sort une petite tête châtaine. Un garçon aux dents joliment blanches ainsi qu'au faciès de mannequin.
... : Tu le veux ?
Rose : Non pas du tout, je regarde simplement.
... : Tu ne sais pas mentir. Je te l'offre si tu le veux.
Rose : Non, je ne peux pas l'accepter. Merci quand même de ta gentillesse. Tu me dis quelque chose.
... : Oui c'est normal, je suis dans ta classe. Je m'appelle Daniel. Je travaille ici parce que mon père est le directeur de ce magasin. Il en possède un peu partout dans le pays.
Rose : Tu as de la chance. Ce magasin est super. Dans mon ancienne ville, je m'habillais toujours ici.
Daniel : J'avais remarqué.
Rose : On ne peut rien te cacher alors. Cool de te croiser ici.
Daniel : En attendant, vraiment, prends le vêtement, je te l'offre sincèrement.
Rose : Tu es sûr ? Cela me gêne un peu.
Daniel : Complément. Prends ça comme un cadeau de bienvenue on va dire.
Rose: Merci, tu es très charitable. Je te revaudrais cela. Promis. Je... je dois y aller, mes copines m'attendent. On se verra demain au lycée.
Niel : D'accord, tient c'est mon numéro de téléphone, si jamais tu veux me demander quelque chose, n'hésite pas à m'envoyer un SMS.
Rose : Oh, euh ? Et bien. D'accord. Merci.
Daniel : Salut Rose.
Rose : Salut... Dan.
Encore une bizarrerie, chuchota-t-elle à elle-même. Daniel était si amical et bienveillant que cela apparaissait être trop pour elle. Après tous les cas qu'elle avait pu croiser dans son école. Rin accourt auprès de la brune et lui montre l'abondance de ses sacs. Elle affiche un sourire radieux et ne peut s'empêcher de laisser un éclat de rire fuir ses nymphes.
Rose : Tu vas dévaliser le magasin toi. T'as eu tout ce que tu voulais ?
Rin : Oui, toi aussi à ce que je vois. Le haut est très beau.
La journée toucha à sa fin, et heureusement, car notre héroïne était épuisée. La seule chose qu'elle voulait, était retrouver son lit.
Rin : Bon, il est déjà tard.
Luna : Exact. Rin, tu veux venir dormir chez moi ?
Rin : Oui, avec plaisir! Euh... Rose, ça ne te dérange pas de rentrer seule ?
Rose : Non, pas du tout. Je suis une grande fille.
Rin : D'accord, je t'enverrais un message demain matin.
Rose : Hein ? Mais tu n'as pas mon numéro. Je te le file.
Rin : Merci.
Rose : De rien, à demain du coup les filles. Bonne soirée.
Luna : C'était sympa de passer une après-midi avec vous. A plus.
Suzy : On se voit demain en cours.
Rose : Bye.
Cette journée avait été une bonne chose ; la pression d'être nouvelle était déjà assez difficile pour Rose, même si elle en avait l'habitude, mais, la présence de Sofia rendait son intégration plus complexe. Sauf, que maintenant, elle pouvait compter sur de futures nouvelles amies. Et aussi sur Daniel. Elle songeait encore à lui en marchant à travers une rue peu éclairée. Elle pressait par ailleurs la marche, histoire d'en sortir vite, puisqu'elle ne connaissait pas encore bien les lieux.
Puis, survient quelque chose, qui saute sur les épaules de la jeune femme. Elle s'écroule sur le sol avec la force de cet être. Ses mains sont retenues par la personne, et la peur la paralyse tout autant. Elle s'enivre de frayeur commençant à supplier de la laisser en vie, de ne pas lui faire de mal, mais aucune larme ne daigne couler de ses prunelles. Son cœur bat à rompre ses os, et elle se fait plaquer au sol, ventre face à celui-ci. Elle sent un souffle chaud auprès d'une de ses oreilles, et cette respiration lui glace le sang. Quelques chuchotements mutilent le silence ;
... : Ta sœur, elle n'est pas morte. N'en crois rien.
La brune se fit bien vite assommer par les mains d'une autre personne, débarquant sur les lieux aux côtés de l'être mystérieux.
... : Bordel, Kyle....
Kyle : Ouais, je sais, j'ai merdé. Désolé p'tite sœur. Mais elle a le droit de savoir.
Venus se tenait devant son frère, les cheveux tenus en chignon par deux baguettes, et elle était habillée d'un survêtement noir de marque. Peu maquillée, mais assez pour sortir.
Elle soupire face à la scène devant elle. Rose, couchée sur le sol, tenue par Kyle, qui venait de lui avouer quelque chose de secret. Il faut dire qu'il n'était pas si doué que cela pour garder les secrets. Mais peut-être la jeune femme n'allait pas se souvenir de cela, si elle était déposée dans son lit ? C'est l'idée qu'eue Venus, même si elle savait au fond d'elle que ça ne fonctionnerait pas. Ou du moins, elle n'oublierait rien.
Venus : Sérieusement, qu'est-ce qu'il t'a pris ?
Kyle : Je suis désolé, mais ce secret... Cherry est vivante, c'est un fait, c'est comme ça.
Venus : Cherry nous a fait promettre de ne rien dire. Elle a confiance en nous.
Kyle : Je le sais. Mais quand je l'ai vu s'approcher de moi ce matin, elle m'a fait penser à sa sœur, je n'ai pas pu m'empêcher de tout lui dire. Je sens au fond de ses yeux, qu'elle souffre.
Venus : Ce n'est pas une raison. Cherry ne veut pas lui dire pour l'instant. Rose ne se doute vraiment pas des mensonges qui l'entoure.
Kyle : Elle mérite au moins de savoir cela.
Venus : Tu te rends compte que c'est beaucoup trop tôt ? Elle n'est pas prête à entendre tout cela. Bref... ramène là. Et rejoins-moi quand tu seras sûr que Rose est en sécurité.
Kyle : Pas de problème.
Venus avait quelques petites choses à faire, notamment un rendez-vous non loin de ce lieu et elle s'y rendit assez vite. Une chevelure féminine se tient de dos, au-dessus d'un immeuble, bien à son bord. La personne observe l'horizon et le ciel, même si les étoiles ne peuvent s'y voir avec la pollution de l'éclairage urbain.
Venus : Tu voulais me voir ?
N/A : Oui, du nouveau?
Venus : Kyle a dit à Rose que sa sœur n'était pas morte. Il est incontrôlable parfois.
N/A : Ce merdier.
Venus : Je suis désolée.
N/A : Tu n'as pas à l'être.
Venus : J'ai assommé Rose, en espérant que cet événement reste flou pour elle.
N/A : Elle n'est pas si bête, nous verrons.
Venus : Cela estompera tout de même ce qu'elle a entendu.
N/A : J'ai pu entendre que tu l'avais défendu, est-ce vrai?
Venus : J'ai eu pour ordre de la protéger de n'importe qui, alors Sofia rentre aussi dans le lot.
N/A : Ne fais pas trop de dégâts, et n'oublie pas que tu dois garder ton secret.
Venus : Moi, je sais les garder. Je dois te fausser compagnie. Kyle viendra faire son rapport dans quelques heures. Il surveille la maison de Rose.
N/A : Et ensuite tu le remplaceras.
Venus : Oui, comme toujours. Cherry ne peux pas y aller.
N/A : C'est compréhensible.
Venus : On se voit demain au lycée.
N/A : Bien sûr.
Sur ces mots, Venus s'éclipsa vers la forêt, comme si aucun danger existait pour elle. Toujours ce petit sourire confiant. Près d'elle, une ombre la guettait, sans un bruit. Ses pas sur les écorces à travers le bois n'avaient aucun son.
Le lendemain, la brunette se réveilla avec une migraine, et pas des moindres. Elle posa sa main sur le haut de son crâne, et se leva en gémissant de douleur. Une petite bosse était invisible à l'œil, mais bien là au toucher. Pourquoi j'ai ça ? souffla-t-elle, une fois devant le miroir de la salle de bain. Elle avait cette impression d'avoir eu une énorme absence, elle ne se souvenait pas précisément des dernières minutes de la veille.
Elle préfère en faire l'abstraction et se préparer pour le lycée, surtout qu'elle avait déjà reçu un sms de Rin, qui l'attendait devant le bâtiment, puisqu'elle avait dû partir en avance pour des raisons personnelles.
Après avoir embrassé sa mère, elle alla à son arrêt de bus. Malheureusement, il venait tout juste de passer. Une grimace borde ses lippes, et elle baisse la tête, désespérée.
Presque comme un ange gardien, Suzy avance vers elle à vélo, et l'interpelle.
Suzy : Eeeeh, tu viens de louper ton bus ? Viens, monte, je t'emmène aujourd'hui.
Rose : Oh, euh, oui, d'accord.
Refuser n'était pas vraiment une option, alors elle monte aussitôt, et voilà que les deux femmes s'envolent pour leurs cours. Une fois au lycée, Rin s'élance sur Rose, et lui attrape le bras. Suzy attache son vélo.
Rin : On n'a pas le temps pour les embrassades, on est presque en retard.
Deux heures de cours s'écoulèrent en un rien de temps. C'était deux heures d'Anglais. Suivi d'un peu d'Histoire. Et l'heure de la pause sonna. Rin laissa Rose toute seule pour se rendre aux toilettes, et Sofia en profita pour commencer à discuter avec elle. La brune voulu partir mais, c'était déjà trop tard.
Sofia : Et bien. Rose, encore dans mon chemin.
Rose : Je ne savais pas que tu avais un chemin personnel. À ce que je sache la Terre appartient à tout le monde, non ?
Sofia: Tu n'as toujours pas compris? Ici c'est mon lycée !
Rose : Si tu le dis.
Sofia : Tu ne fais plus la maligne quand Venus n'est pas là hein ?
Rose : Je n'ai rien à te dire.
... : Eh, bébé, tu fais encore ta loi ?
Sofia : Ah Ricky. Je te présente Rose, la nouvelle.
Ricky : Alors c'est elle qui joue la maligne ?
Sofia : Exact. Tu as vu son petit air supérieur ?
Ricky : Intéressant.
Rose : Euh, vous vous croyez dans un film, le genre, la fille populaire avec la grosse brute du lycée ? Grandissez. Je ne sais pas ce qu'il se passe dans vos têtes, mais si vous aimez faire souffrir les gens, allez voir le psychiatre du lycée.
Elle avait prononcé chacun de ses dires avec la peur au ventre, la peur de se faire frapper par l'un d'entre eux. C'est pour cela que en repérant Suzy du coin des yeux, elle s'y presse comme si sa vie en dépendait.
Suzy : Tu es vu un fantôme ?
Rose : Sofia et Ricky sont venus m'emmerder.
Suzy : Vraiment? Viens, on va plus loin. Les cours reprennent dans dix minutes.
Elles se déplacent plus loin et sortent même de la salle de cours, pour finir devant, adosser au mur. Quand tout à coup un garçon au visage d'ange s'approche de Rin. Ses pommettes virent au rose, et son amie comprend que ce type ne la laisse pas insensible. Quelque chose se passe entre ces deux-là ? Se questionne Rose.
Rin : Salut... Akira.
Akira : Coucou Rin. Tu as passé de bonnes vacances ? On n'a pas eu l'occasion de se croiser hier.
Rin : La routine, je n'ai rien fait de spécial... et toi ?
Akira : J'ai été en France, c'est très joli Paris. Avec Nico bien sûr. Sa famille m'a très bien accueilli.
Rin : J'imagine.
Rose : Enchanté Akira, je suis la nouvelle.
Akira : Oui, Rose, pardon, je suis mal élevé.
Rose : Ce n'est rien.
Akira : Sinon... Rin je voulais te demander si tu es libre demain soir.
Rin : C'est possible, mais pourquoi ?
Akira : Ce serait sympa de passer du temps ensemble.
Rose : Elle accepte.
Rin est surprise que Rose prenne ses aises à décider pour elle, mais c'est surtout de la bienveillance venant de sa part.
Akira : Je viendrais te chercher à vingt heures.
Rin : Oui, j'imagine que le lieu, c'est... surprise ?
Akira : Oui, c'est un secret, habille-toi comme tu veux.
La brune trépignait d'impatience à l'idée de questionner son amie sur la nature de sa relation avec le japonais. Elle n'hésite pas à la fixer une fois que celui-ci est parti.
Rose : Et bien...wow.
Rin : Je t'expliquerais tout cela plus tard... Promis. On a des cours pour le moment.
Rose : Danse c'est ça ?
Rin : Oui.
Rose : Génial.
Rin: Je ne vais pas en danse, j'ai un problème à la cheville. Je ne suis pas inscrite pour le moment.
Rose : Quoi ? Je dois y aller seule ? Très bien... tu vas faire quoi pendant ce temps ?
Rin : Je dois aller voir quelqu'un. Ensuite j'irai voir le professeur d'histoire, il m'aide depuis la seconde, parce que j'ai un peu de mal.
Rose : Tu es une vip toi.
Rin : Mmh pas loin. On se voit plus tard.
La plus jeune jette un coup d'œil à son emploi du temps, pour se rendre dans la salle prévue pour son cours. Étant nouvelle, c'était difficile de s'y retrouver dans cet immense bâtiment. Puis, elle croise Suzy sur la route, décidément sa sauveuse.
Suzy : Rose ! Viens avec moi.
Les deux filles finissent par trouver l'endroit, il y a quelques élèves, ça n'a pas l'air d'être un cours très populaire, ce qui arrange Rose. Elle préfère se donner quand peu de personnes la regardent.
Rose : Je ne savais pas que tu étais inscrite.
Suzy : Eh oui, j'adore la danse, ça me permet d'évacuer le stress.
Rose : Il ne doit pas y avoir beaucoup de mecs, enfin, c'est cliché dit comme cela.
Suzy : Il a des garçons en plus de notre classe.
Rose : Ah, alors on est mélangés. Je vois.
Suzy : Oui...
... : Rose !
Rose : Dan.
Daniel : Oh, c'est que tu te souviens.
Rose : Comment oublier.
Daniel : Tu vas bien ? Et toi Suzy ? Vous savez, un nouveau arrive aujourd'hui.
Professeur : Taisez-vous ! Venez de suite vous mettre en place !
Daniel : Mince. On en reparle à la fin.
Rose et Suzy : D'accord.
Le cours se déroulait sans encombre. Pas de Sofia ici. Ni de Ricky. Rose profitait simplement de cette passion qu'elle avait plus petite. Suzy aussi se dérouillait bien, comme en témoignaient ses gestes, sa grâce, lorsqu'elle dansait.
Venus était là. Elle ne cessait de fixer la brune, comme si elle la surveillait. C'était pénible, mais agréable, sachant que Venus déteste tout le monde. Elle n'avait pas le regard froid, d'ailleurs Rose ne parvenait pas à mettre des mots dessus. Elle laisse même échapper un sourire, mais elle ne lui rend pas. Une fois le cours finit, survenait la pause du midi. Histoire de se ressourcer un peu. L'héroïne rentrait alors avec Rin, en bus. Puis, elle songeait à ce qu'avait dit Daniel. Un nouveau était là, comme elle. Peut-être devait-elle l'accueillir ? Après tout, ils avaient déjà un point en commun. Elle connaissait déjà son prénom puisque le curieux petit Dan lui avait dit ; Oliver. Un blond, à la mâchoire assez marquée, et au visage fin. Des yeux de chat aussi. C'est ainsi que Daniel avait décrit l'homme.
L'après-midi commence par des mathématiques, de quoi faire grimacer la fleur. Rose n'aimait pas ça, même si elle faisait son possible pour comprendre. Rin la sort de sa concentration en lui donnant un léger coup de coude.
Rin : C'est lui Matthew.
Prononçait-elle en montrant de garçon de son doigt, tout en restant discrète. Rose laisse ses prunelles rencontrer l'être qui lui est pointé. Il était difficile de ne pas le trouver séduisant. Des cheveux bruns, assez longs, de quoi lui cacher les yeux. Son faciès semblait parfait, blanc comme neige. Ses lèvres rosées, on aurait pu croire à de la triche avec du maquillage, mais ce n'était pas son genre. Occupé à écrire dans un cahier qui ne semble même pas avoir rapport avec les mathématiques. La respiration de la jeune femme s'apaise, et devient si lente. Elle se perd peut-être une bonne minute, à l'admirer, sans gêne. Rêvait-elle ? Elle cligne plusieurs fois des yeux. Qu'est-ce qu'il m'arrive ? se disait-elle, en marquant une pression contre ses dents sur sa lippe supérieure. Elle en avait déjà vu des tas des bels hommes, mais lui, il avait ce petit quelque chose en plus...
Soudainement, il pose ses mirettes sur la brune, leurs regards ne font qu'un. De quoi mettre mal à l'aise Rose.