Ruby : ouffff j'ai fini ma journée je suis bien fatiguée.
Ruby roule sur son fauteuil roulant et va prendre son sac à main dans lequel elle range son téléphone et ses écouteurs. Sa collègue vient l'appeler.
Elle : Ruby le boss t'appelle
Ruby : il veut quoi ?
Elle : je ne sais pas il a dit que tu le vois avant de partir
Ruby : ok je partais même déjà
Elle pose son sac sur ses cuisses et fait rouler sa chaise jusque dans le bureau de son patron, elle cogne et entre.
Ruby : vous m'avez appelé monsieur
Lui : oui tu peux venir
Elle avance et le regarde, il tient une enveloppe fermée en main, son regard lui montre qu'il ne va pas lui annoncer une bonne nouvelle
Lui : bon je ne vais pas te perdre le temps il se fait déjà tard. Si je t'ai appelé c'est pour te remercier du travail que tu as abattu ici depuis que tu as été embauché, et je ne veux pas que tu penses que je n'ai pas été satisfait, non loin de là tu travailles bien mais toi même tu vois que dans ton état le travail est beaucoup ralenti, ça nous fait perdre en temps et les clients se lassent d'attendre
Ruby : vous me virez c'est ça ?
Lui : nous sommes obligés de nous séparer de vous.
Ruby baisse la tête elle a les larmes prêt à couler mais elle les retient
Lui : cette décision a été prise par tout le personnel donc je ne suis pas le seule, d'accord. Nous avons constaté que depuis 4 mois que tu es ici les recettes ont baissé.
Ruby : mais je fais bien mon travail oui ou non
Lui : oui mais ...
Ruby : mais comme je suis en fauteuil roulant je ralenti le travail c'est ça ?
Lui : oui c'est ça. Aussi tu es souvent très en retard
Ruby : mais je vous avais dit au départ que je ferais l'effort de respecter les horaires de travail, c'est pas de ma faute si les taxi ne veulent pas me porter je traîne souvent des heures en route pour attendre qu'un chauffeur gentil me porte, le soir c'est la même galère maintenant vous me virez pour que je fasse comment
Lui : je suis désolé mademoiselle.
Il se lève et vient vers elle. Il dépose l'enveloppe sur ses cuisses
Lui : c'est ton salaire du mois. Je te conseille de te reposer à la maison ce genre de travail n'est pas fait pour toi
Ruby : c'est pas à vous de me dire ce qui est bien pour moi je sais ce que j'ai à faire. Merci tout de même de m'avoir donné une chance.
Elle a tourné son fauteuil et est sortie. Elle a traversé le Long couloir qui mène à la porte de sortie sans dire au-revoir à ses collègues qu'elle qualifie aujourd'hui de traite, elle est sortie.
Nous Sommes dans la ville de Yaoundé dite capitale politique où vit Ruby, une jeune femme handicapée, âgée de 28 ans, teint chocolat, corpulence moyenne et des très longs cheveux qu'elle aime laisser au vent. Depuis sa naissance, elle n'a jamais marché malgré les multiples examens et opérations qu'elle a subi, ses jambes sont restées immobiles. Ruby vient d'une bonne famille, un père fonctionnaire et une mère institutrice, elle est la deuxième née du couple et l'unique dans cette situation. Son grand frère est aujourd'hui de l'autre côté du pays, elle vit uniquement avec sa petite sœur Mabelle et ses parents. Sa famille lui donne tout l'amour dont elle a besoin et elle sait qu'elle peut compter sur eux. Ruby a une licence en expert comptable, dans sa classe elle était toujours parmi les meilleurs et en fin de formation elle a été lauréate de son école. Depuis que Ruby est sortie de l'école, elle enchaîne des petits boulots dans les cybercafés, les petites librairies, parfois elle est une simple vendeuse. Jamais elle n'a boudé un poste à cause de son diplôme, bien que tout ce qu'elle a déjà eu à faire ne mérite pas la formation qu'elle a reçue, ça lui permet de sortir et rester confiant qu'un jour elle aura un boulot qui lui corresponde vraiment. Ruby est aujourd'hui à son 6e boulot perdu pour la simple raison qu'elle n'a pas toutes les capacités physiques pour gérer ses tâches. Jusqu'ici elle ne s'est pas découragée mais ça fait quand même une perte de trop qui lui fend le cœur. Elle n'a pas envie de penser comme les gens de son entourage qui lui font savoir indirectement qu'elle n'est bonne à rien, non elle ne veut pas leur donner raison et se bat à fond pour leur montrer que son état ne l'empêchera pas de travailler. C'est avec le cœur lourd qu'elle est arrivée en route pour attendre le taxi. C'est le moment le plus difficile de la journée, il faut espérer qu'un bon chauffeur veuille bien se garer et la porter sinon elle peut passer des heures à attendre, parfois même ce sont les personnels qui l'aident, ou bien des rares fois son père lorsqu'il rentre tôt.
Plusieurs taxis sont passés sans s'arrêter, c'est son calvaire de tous les soirs et des matins lorsque son père ne l'a dépose pas. Un taxi s'arrête brusquement.
Lui : tu vas où ?
Ruby : Melen
Lui : Ah, ce n'est pas sur ma route désolé
Ruby : pas grave merci
Lui au moins s'est arrêté, les autres passent seulement. Certains trouvent que sortir la faire entrer dans la voiture est une grosse perte de temps, elle ne les en veut pas, chacun a le droit de penser ce qu'il veut et de porter qui il veut dans sa voiture. 10 minutes après, un taxi s'est arrêté, il a d'autres passagers, elle pense qu'elle aura une chance avec lui.
Lui : tu vas où ?
Ruby : Melen à la station
Lui : c'est vrai que ce n'est pas sur ma route mais je vais te déposer tu dois avoir mis long là-bas
Ruby : ah je suis habituée
Il sort de la voiture et vient vers elle ouvrir la portière et l'aider à monter. Il plie son fauteuil et le met à l'arrière. ''Ouff quel soulagement'' se dit-elle. La course a vraiment mis long, comme il a dit il a beaucoup contourné pour déposer les autres passagers elle était la dernière, il l'a aidé à descendre et s'asseoir dans son fauteuil. Elle l'a payé et l'a remercié.
Rouler avec ce fauteuil n'est pas facile, c'est presque un sport de muscles aussi il faut se protéger les mains a cause de la saleté sur les roues, pour cela Ruby possède ses gangs que lui ont offerts sa mère. Elle est très maniaque de la propreté. Elle a roulé jusqu'à la maison qui n'est pas loin de la route une chance pour elle. A la maison, elle traverse sa mère et sa petite sœur pour aller dans sa chambre. Elle jette son sac sur le lit et baisse la tête sur les bords du lit. Sa mère entre et va vers elle.
Maman Janie : ça va ma chérie ?
Ruby : non
Elle s'assoit et lui relève la tête
Maman Janie : qu'est ce qu'il ya
Ruby : j'ai été virée
Maman Janie : encore ? Merde
Ruby : que je ralenti le travail tu écoutes ça
Maman Janie : ah ma chérie c'est toi qui veut te faire maltraiter on t'a demandé de laisser cette histoire de travail mais tu ne comprends pas
Ruby : je ne laisse pas j'ai fréquenté pour ça
Maman Janie : mais tu ne vois pas que partout où tu passes on finit par te renvoyer, tu n'as même pas encore fait 6 mois dans une entreprise ma chérie laisse tomber tu as déjà tout ce que tu veux, je peux même te donner un peu d'argent chaque mois si c'est de ça dont tu as besoin mais je t'en prie laisse ça
Ruby : merci maman mais je ne laisserais pas, demain je recommence les recherches. Je ne me décourage pas, je vais arriver maman tu verras. Je suis peut-être handicapée mais quelqu'un un jour va fermer les yeux à cet handicap et me donner ma chance tu verras
Maman Janie : c'est tout ce que j'espère ma chérie mais je n'aime pas te voir triste comme ça
Ruby : c'est rien ça va aller.
Maman Janie : ok je te sert alors ?
Ruby : je n'ai pas faim.
Elle colle son fauteuil à son lit et se redresse pour s'asseoir sur le lit.
Maman Janie : tu veux que je t'aider
Ruby : Non ça va je veux me reposer un peu
Maman Janie : ok je te laisse
Elle est sortie. Ruby a pris son téléphone à la recherche des potentiels postes à pourvoir. Elle avait des groupes de recherches d'emplois et même des pages internet pour ça. A chaque fois qu'un poste retient son attention, elle fait la capture d'écran. Pour elle sa mère ne comprends pas ce qu'elle veut, ce qu'elle recherche, sa mère ne comprends pas pourquoi elle insiste tellement à vouloir qu'on l'a regarde avec d'autres yeux et non qu'on la voit toujours comme une personne à mobilité réduite, et qu'on pense qu'elle ne peut rien faire. S'il fallait écouter les conseils de sa mère c'est qu'elle est à la maison depuis à ne rien faire. Son père par contre l'encourage, il lui fait confiance et lui apporte son soutien, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle est plus proche de celui-ci que de sa mère. Sa porte retentit
Ruby : oui
Sa copine Zena entre. Elles sont amies depuis des années. Elle est sur qu'elle était chez son petit ami qui vit juste à côté donc à chaque fois qu'elle vient chez lui elle passe toujours la saluer avant de rentrer chez elle, un quartier éloigné.
Zena : alors ma chérie c'est comment ?
Ruby : ça va. Tu sors d'où?
Zena : chez Luc
Elle vient s'asseoir près d'elle
Ruby : hummm tu es allée te réchauffer un peu
Zena : hahahaha ah oui oui j'en avais besoin. Et toi tu as passé une bonne journée?
Ruby : ou même. J'ai été viré
Zena : ekieeee tous les jours?. Tu vas porter les galons du virage hein
Ruby : hahahaha je te dis. Je suis comme ça en train de cibler d'autres demandes d'emplois
Zena : Du courage ma chérie je sais que tu ne vas pas lâcher.
Ruby : tu me connais très bien. Sinon ça va avec Luc ?
Zena : très bien, tout est rentré dans l'ordre
Ruby : j'aurai voulu que tu ne lui pardonnes pas où bien que tu le fasses bien marcher mais bon...
Zena : il m'a assuré que c'était une erreur et je l'ai cru
Ruby : il te trompes deux fois avec la même personne c'est une erreur maman ? Le gar là a vraiment tchop ton cerveau hein
Zena : c'est la fille là qui l'a piégé tu connais même les sorcières de ce quartier hummm
Ruby : hummm ok ohh. Moi je ne parle plus de ça
Zena : tu as des nouvelles de Collins ?
Ruby : pardon quand nous sommes en train de causer sérieusement évite certains sujets qui me donnent la nausée. je fous quoi avec lui.
Zena : ne t'inquiètes pas un jour tu trouveras un bon gar
Ruby : je n'en veux plus, plus d'hommes dans ma vie c'est mon travail qui sera mon mari sur ce fin du débat
Zena : hummm comme tu veux mais tu sais les sentiments, ça ne se contrôle pas, je dis ça je dis plus rien.
Ruby : hummm
Zena : je vais te laisser demain je dois me réveiller tôt pour le travail
Ruby : d'accord je ne t'accompagne pas
Zena : sans problème. Si tu es en ville demain tu me cherche je serais avec Luc autour de midi
Ruby : d'accord je t'appelle alors
Zena : ok
Elle est sortie. Ruby a continué ses recherches. Zena et elle étaient voisines avant que ses parents ne déménagent pour un autre quartier, donc elles se voient à l'occasion ou au boulot pendant la pause et aussi elle profite du fait que son petit ami vit dans le coin pour souvent se voir. Ruby s'est endormie.
Quelques heures après, Ruby est assise dans son fauteuil sur une table devant sa machine, elle fait une saisie. Sa porte s'ouvre son père entre
Papa DIFFO : coucou
Ruby : bonsoir papa tu rentres tard là
Papa DIFFO : et toi tu n'es pas couchée pourquoi
Il tire un chaise et s'assoit
Papa DIFFO : tu écris quoi ?
Ruby : je refais mon CV
Papa DIFFO : ta mère m'a dit qu'on t'a encore viré
Ruby : oui mais c'est pas grave demain je vais recommencer les recherches tu vas me déposer en ville s'il te plaît
Papa DIFFO : j'aurai préféré que tu te repose un peu
Ruby : me reposer que j'ai fait quoi papa
Papa DIFFO : depuis plus d'un an que tu bouges, tu est ici, là-bas tu cours partout où bien tu roules partout
Ruby : Hahahaha oui je préfère rouler
Papa DIFFO : chérie repose toi prend même 2 mois pour te reposer
Ruby : jusqu'à deux mois non tu blagues. Papa je ne suis pas inapte je ne suis pas malade je suis juste handicapée et j'ai la tête pleine pour travailler j'ai des connaissances je suis intelligente papa ne me demande pas de baisser les bras je ne le ferais pas
Papa DIFFO : je ne te demanderai jamais d'abandonner je veux juste que tu te reposes, j'ai peur que tout ça finisse par te faire du mal
Ruby : ne t'inquiètes pas tu sais que si c'est pour pleurer je le fais et après je me ressaisis et je continue d'avancer. Il est hors de question que je laisse tomber, ça ne me ressemble pas tu as toujours dis que je te ressemble beaucoup, les DIFFO n'abandonnent jamais
Papa DIFFO : d'accord je te fais confiance. Demain soit prête à 8h
Ruby : super.
Papa DIFFO : je te laisse travailler
Il est sorti pour se rendre dans sa chambre. Sa femme est devant le miroir elle se met une pommade sur le visage
Maman Janie : tu lui a parlé ?
Il se jette sur le lit
Papa DIFFO : oui elle va bien
Maman Janie : chéri il faut qu'on fasse quelque chose pour elle, je ne sais pas quoi mais elle doit arrêter de sortir tous les matins moi je ne suis pas tranquille quand elle est dehors
Papa DIFFO : je comprends ton inquiétude, nous n'y pouvons rien elle veut sortir laissons la faire et apportons lui notre soutien c'est tout.
Maman Janie ferme sa pommade elle vient s'asseoir sur le lit avec la mine triste' son mari se relève
Papa DIFFO : c'est quoi ?
Maman Janie : je me demande toujours ce que j'ai fais pour qu'elle naisse comme ça ? Qu'est ce que j'ai mangé qu'il ne fallait pas je me sens tellement responsable de son état ça m'attriste
Papa DIFFO : comment tu peux dire que c'est de ta faute, Dieu l'a voulu ainsi ma chérie et comme elle l'a dit elle n'est pas malade elle est très bien portante, il faut arrêter de la voir comme une personne diminuée, ça ne l'aide pas elle n'aime pas ça. Ta fille veut montrer que malgré son handicap elle peut faire ci ou ça et elle va y arriver donnons lui notre soutien, soyons patient et si ca ne marche pas tant mieux elle aura essayé et on sera fier d'elle. Elle se fait déjà marginaliser dehors donc n'en rajoutons pas.
Maman Janie : hummm
Papa DIFFO : tu peux me masser les épaules s'il te plaît
Maman Janie : non
Elle se lève et va aux toilettes
Papa : non ? Tu es sérieuse ? Vraiment la femme ci hein.
Il se change. Elle revient dans la chambre
Maman Janie : j'ai déposé ta nourriture
Papa DIFFO : tu m'accompagne alors manger
Maman Janie : chéri j'ai cours demain à 7h30 je dois être au lit maintenant
Papa DIFFO : d'accord couche toi. Bonne nuit
Maman Janie : bonne nuit. N'oublie pas de bien fermer les couverts, et si possible mettre le reste au frigo
Papa DIFFO : d'accord madame
Maman Janie s'est couchée elle repense au jour où Ruby a vu le jour, elle était tellement contente d'avoir eu une fille. C'est à l'âge d'un an et demi qu'elle s'est rendu compte qu'il y avait un problème, Ruby ne se mettait pas debout et ne voulait même pas le faire. Même ramper elle ne le faisait pas. Après les examens, les résultats lui ont fendu le cœur jusqu'à présent. Elle a gardé espoir qu'un jour Dieu opère un miracle et puisse la faire marcher, c'est son rêve le plus cher.
Blanche tient un panier en main et marche vers un immeuble. Aux escaliers, elle croise une jeune fille et la dévisage du regard. Elle froisse le visage et continue sa route. Elle arrive au deuxième niveau et entre dans le premier studio. TRAORÉ son petit ami est en train de manipuler son téléphone.
Blanche : tu peux me dire ce que celle là faisait chez toi ?
Il ne l'avait pas suivi entrer, il lève la tête et l'a voit toute rouge
Traoré : Ah chérie bonsoir. Je ne t'ai pas suivi hein
Blanche : ton ex faisait quoi ici
Traoré : mais bébé c'est la mère de ma fille c'est normal qu'elle vienne
Blanche : venir faire quoi puisque l'enfant n'est pas avec toi
Traoré : justement la petite a des soucis donc elle est venue m'en parler rien de grave je vais aller la voir moi même.
Blanche : tu es sur ?
Traoré : puisque je te le dis mon cœur pourquoi tu t'emportes comme ça regarde comment tu as déjà tout rougir. viens t'asseoir
Elle le regarde longuement avant d'aller s'asseoir près de lui. Elle pose le panier au sol et le vide.
Blanche est une jeune fille albinos de 26 ans. Elle est fine de corpulence et grande de taille comme un mannequin. Elle vient d'une famille qui se suffit, son grand frère Adams est gendarme, il vit seul. Sa mère maman Tina quant à elle possède un grand restaurant dans la ville, et son père, décédé depuis bientôt 4 ans. Elle vit uniquement avec sa mère. Blanche est la seule Albinos de la famille, malgré les explications données par ses parents, elle trouve que c'est injuste qu' elle seule soit née ainsi et cette situation l'a toujours posé des problèmes. Blanche n'a pas d'amies, elle n'en veut pas ou plus car elle a eu de mauvaises expériences avec ses amis par le passé. Sa couleur de peau constitue un grand complexe pour elle, de telle sorte qu'elle n'a pas pu finir ses études en communication et marketing, elle ne supporte pas le regard des autres sur elle et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle n'a pas d'amis. Ce complexe est grandissant de jour en jour, elle développe un sérieux manque de confiance en elle. Elle ne prend pas soin de sa peau, ce qui est interdit pour son entretien, elle consomme tout et ça lui laisse des tâches. Elle s'en fout. A l'école, ses camarades se moquaient de ses yeux ce qui la chagrinait beaucoup, elle a finalement opté pour des verres pour les cacher même si ça ne résout pas toujours le problème. Elle sort rarement ou à défaut elle est au restaurant pour aider sa mère. Un jour, pendant qu'elle faisait le service, elle est tombée sur Traoré, il lui a tout de suite fait la cour. Blanche qui n'avait jamais eu de vrai petit ami avant voyait cela comme un rêve, savoir qu'un homme de couleur différente s'intéresse à elle était juste génial. Même les hommes de sa couleur de peau ne l'avaient jamais abordés déjà qu'elle les voyait peu dans la ville. Sa relation avec Traoré dure 2 ans, elle tient tellement à lui qu'elle sera prête à faire n'importe quoi pour le garder. Pour elle, c'est le seule qui l'accepte sans préjugés. Aujourd'hui elle lui a apporté un peu de nourriture qu'elle a pris au restaurant. Traoré a perdu son travail il y a quelques mois, il sait qu'il peut compter sur le grand cœur humanitaire de sa petite amie pour subvenir à ses besoins.
Blanche retire les assiettes du panier et les pose sur la table. Traoré ouvre l'une des assiettes
Traoré : hummm ça sent bon chérie
Blanche : je vais te chercher le plat. Le reste tu vas mettre au frigo
TRAORÉ : comme toujours, merci bébé depuis que j'ai perdu mon travail tu t'occupes très bien de moi. Quelle chance j'ai eu de t'avoir
Blanche : et moi donc.
Elle s'est levée pour aller à la cuisine et est revenue avec un plat. Elle a servi son petit ami et lui a donné.
Blanche : bon appétit
Traoré : merci chérie
Il mange avec appétit comme s'il avait passé toute une semaine sans rien mettre dans la bouche
TRAORÉ : c'est trop bon ta mère est un as de la cuisine
Blanche : depuis que tu as dis que tu voulais la rencontrer tu n'as plus rien dit par rapport
Traoré : c'est vrai chérie je ne peux pas pour le moment parce que je n'ai rien à lui offrir et je n'ai pas envie de lui dire que je suis au chômage
Blanche : ma mère n'est pas compliquée
Traoré : en tant qu' homme ma puce je t'assure que c'est une mauvaise idée.
Blanche : donc tant que tu ne trouves pas de travail tu ne feras pas sa connaissance ?
Traoré : je vais le faire soit patiente
Blanche : moi je ne veux plus qu'on vive comme si on se cachait je veux te présenter aux miens tu trouves toujours les excuses pour ne pas venir et toi même tu devrais me présenter à ta famille, depuis tu n'as plus rien dit jusqu'à présent. Je pense que nous sommes arrivés à un niveau où nos familles doivent se connaître ou bien tu ne penses plus à m'épouser
Traoré : je vais le faire ma puce c'est déjà en projet, d'ailleurs même j'ai déjà parlé de toi à mon père il a hâte de te rencontrer surtout que je lui ait dit que tu es une blanche
Blanche : Ah bon ? Tu es sûr qu'il va m'aimer ?
Traoré : sur et certain. Je lui ai montré tes photos, il avait la bouche ouverte. Il me dit mon fils tu as gagné le gros lot
Blanche : hahahaha je serais très ravie de le voir moi de même. Tu programme alors pour quand
Traoré : euhh pour la semaine sur prochaine parce que la semaine prochaine ils iront à un deuil, et il faut que je leur dise de se préparer
Blanche ; d'accord chéri je suis toute excitée. En même temps j'ai peur que ta mère ne m'aime pas, si c'est le cas ça va me faire mal ohh
Traoré : elle va t'adorer princesse. En passant chérie tu as pensé a l'aide que je t'ai demandé, par rapport à mon loyer impayé le bailleur me regarde déjà un genre
Blanche : oui j'y ai pensé. Je t'ai trouvé 100 Mille francs ça peut régler deux mois de loyer et le reste tu gères tes petites factures
Traoré : ehh seigneur qu'ai je fais pour mériter une femme aussi gentille. Grand merci mon amour vraiment je te dis merci tu n'as pas idée de la merde dans laquelle tu me sors.
Blanche : de rien chéri si demain je me retrouve dans la même situation que toi je sais que tu pourras m'aider
Traoré : bien évidemment mon ange. Tu es une vraie femme pas les histoires qui sont dehors incapable d'aider leur petit ami. Tu me prouve chaque jour que tu m'aimes vraiment et rassure toi mon ange je ferai de toi une princesse, je vais trouver du travail et économiser pour notre mariage
Blanche : je n'en doute pas mon amour.
Elle sort de l'argent de son porte monnaie et lui donne.
Traoré : merci mon amour'
Blanche a passé près de deux heures chez lui avant de rentrer. Elle s'est rendue au restaurant où elle a gardé discrètement les assiettes de sa mère, cette dernière est entrée, blanche sursaute
Maman Tina : ekieeee tu sors d'où ?.je t'ai cherché la tout à l'heure tu disparais sans dire à personne
Blanche : j'étais à la maison
Maman Tina : je viens de la maison
comme ça. Tu marches déjà trop hein
Blanche : ah maman est-ce que je suis encore un enfant
Maman Tina : je n'ai pas dit le contraire mais préviens moi quand tu sors. Ton frère est même là, il faut le servir.
Blanche : ok
Maman Tina tient son restaurant depuis des années, elle s'est déjà fait un nom dans la ville et des clients passent tout le temps manger, soit à midi soit le soir. Elle emploie plusieurs filles en plus de sa propre fille qui lui donne un coup de main de temps en temps. Blanche a servi son Grand frère et est allée le lui apporter.
Blanche : cc
Adams : ehh mais c'est ma petite blanche
Blanche dépose la nourriture et s'asseoir en face de lui
Adams : je suis arrivée je ne t'ai pas vu
Blanche : ah oui euhh j'étais sortie
Adams : sans dire à maman ça veut dire que tu étais à un endroit suspect
Blanche : comme lequel
Adams : ah peut-être chez un homme
Elle a rougi
Adams : bingo j'ai trouvé
Blanche : ce n'est pas le cas
Adams : tu mens mal ma sœur je te connais très bien. Bon dis moi c'est qui ce gar et vous êtes ensemble depuis combien de temps
Blanche : ok mais ne dis rien à maman
Adams : promis
Blanche : il s'appelle Traoré ça fait 2 ans qu'on sort ensemble
Adams : jusqu'à 2 ans ? Ma sœur tu es cachottière hein
Blanche : c'est parce que au début ce n'était pas très sérieux mais maintenant oui
Adams : il fait quoi dans la vie
Blanche : il vient de perdre son emploi. Donc il est à la recherche d'un autre
Adams : hummm. Il est aussi albinos ?
Blanche : non
Adams : attend c'est toujours toi qui m'a dit un jour que tu ne sortiras jamais avec une personne qui n'est pas albinos comme toi pour éviter qu'on se moque de toi ou qu'on t'utilise mais là tu fais plutôt le contraire. Tu te rappelles de la déception que tu as eu avec un noir nor
Blanche : oui je sais mais lui il est différent il m'aime vraiment il veut même m'épouser je vais bientôt rencontrer ses parents
Adams : ah ma petite sœur chérie je prie vraiment qu'il soit le bon, qu'il soit sérieux parce que si par malheur j'apprends qu'il s'est foutu de toi je crois que je vais décharger mon arme sur lui
Blanche : hahahaha calme toi je suis sur de lui. Pour le moment il traverse une mauvaise période mais ça va passer
Adams : tu devrais me le présenter comme ça je le menace un peu, avant de te faire n'importe quoi il pensera à moi
Blanche : hahahahahaha depuis que tu es devenue gendarme là on ne respire plus avec les menaces hein
Adams : je tuerais pour toi sache le. Ce que tu as vécu la dernière fois vraiment je n'aimerais plus que ça se reproduise. Te voilà qui fait de nouveau confiance hummm attention ohh je ne veux plus te ramasser avec La petite cuillère
Blanche : ne t'inquiètes pas mais ça va je contrôle. parles moi plutôt de ma belle sœur
Adams : laquelle ? Tu sais que j'en ai plusieurs
Blanche : hahahaha tu es un cas.
Blanche n'aime pas parler de sa précédente relation qui l'a presque détruite, pour elle c'est une relation qui n'a jamais existé d'ailleurs elle ne le reconnaît jamais. Elle s'était jurée de ne plus jamais sortir avec un homme qui n'est pas comme elle. Traoré représente Celui là même qu'elle attendait depuis dans sa vie. Mais curieusement il n'arrive pas à lui faire reprendre confiance en elle.
Adams : il faut penser à te trouver du travail, rester ici avec ta mère ne va rien te donner. Je ne comprends pas pourquoi tu as abandonné l'école pour ne rien faire alors que tu es très brave en communication
Blanche : grand frère tu sais que l'école n'est pas pour moi ni le travail, regarde moi qui va me respecter, même ici au restaurant quand je sers une personne il a même envie de vomir qui aimerait employé une fille comme moi
Adams : voilà ce qui te tue, tu te sous-estime trop, tu aides les autres à avoir des préjugés sur toi ce n'est pas bien blanche, tu n'évolueras jamais. Tu es la seule albinos dans ce monde ? Les autres ne travaillent pas ? Tu crois qu'elles ont fait de la magie ?
Blanche : elles sont combien qui travaillent, et même parfois c'est la position hein
Adams : reste toujours là avec les réflexions ancestrales je ne parle plus moi.
Maman Tina : blanche
Sa mère l'appelle de son bureau
Blanche : oui maman. La femme ci veut encore quoi. J'arrive ohh
Adams : ok
Elle va voir sa mère, sur la table est disposée en paquet des billets. Elle comprend que sa mère fait des comptes
Blanche : oui maaa
Maman Tina : je constate qu'il manque de l'argent dans la caisse tu ne sais pas où c'est passé ?
Blanche commence à gratter sa tête, elle ne peut pas mentir à sa mère
Blanche : euhh maa je t'ai emprunté 60 mille
Maman Tina : quoi ? jusqu'à 60 mille. Blanche qu'est ce que tu fais avec l'argent c'est la deuxième fois que je constate un gros manquement ça veut dire que la fois passée c'était toujours toi et moi qui croyais l'avoir perdu. Comment tu peux plonger la main dans la caisse blanche, qu'as tu fait avec cet argent ?
Blanche : je voulais résoudre un problème. Je te promets que je vais te remettre
Maman Tina : ça c'est le vole blanche, parce que si c'était un prêt tu allais me demander avant
Blanche : je vais te rembourser je te jure
Maman Tina : je te donne assez d'argent de poche, la société de ton père te verse une somme chaque mois comme ça ne te suffit pas tu plonges la main dans ma caisse, blanche qu'est ce que tu fais avec l'argent, dis moi la vérité
Blanche savait que si elle parlait de l'aide qu'elle apporte à son petit ami, sa mère allait piquer une crise. Elle a très vite fait de se monter une histoire dans la tête
Blanche : maa c'est que tu as vu l'école de communication dont tu me parlais la, je suis allée là-bas pour en savoir plus sur les modalités d'admission j'ai rencontré un monsieur qui m'a dit qu'il peut me faire entrer sans passer par un concours au prix de 200 mil maaa et comme je n'avais pas assez j'ai pris chez toi pour compléter. Excuse moi dès que je reçoit l'argent de l'entreprise je te rembourse
Maman Tina : Ah blanche comment tu peux faire une affaire aussi importante et dangereuse seule. Tu aurais dû m'en parler ou à ton frère. Tu sais qu'il y a des arnaqueurs partout tu es sûr que ce monsieur est fiable ?
Blanche : d'après ce qu'il m'a dit il m'a montré d'autres dossiers qu'il gère
Maman Tina : je ne suis pas satisfaite, je vais voir cette affaire de plus près. Je vais me rendre là-bas il va me dire pourquoi il t'a pris de l'argent. J'espère que tu as son numéro
Blanche : oui mais je ne peux pas te donner tu vas aller me gâter le réseau laisse moi gérer ça. Dans tous les cas je vais te rembourser et c'est la dernière fois promis
Maman Tina : c'est ce restaurant qui nous nourrit depuis des années ne me fait pas couler mon business avec les histoires à dormir debout. Si cet homme t'a arnaqué tu le dis à ton frère il va résoudre ce problème d'accord
Blanche : d'accord maa.
Oufff une chance qu'elle ai vite trouvé une fausse excuse. Elle sait très bien qu'elle agit mal en prenant l'argent de sa mère, c'est pour une bonne cause se dit-elle. Voir son petit ami souffrir lui fait du mal et elle n'hésitera pas à lui donner tout son salaire s'il le faut.
Au quartier Melen, il est est 8h déjà. Ruby qui s'est réveillée tôt est déjà prête pour partir, elle est devant son petit miroir et se fait une petite beauté. Ruby aime beaucoup faire le nyanga elle fait très attention à son physique. Sa porte s'ouvre sa petite sœur mabelle entre
Mabelle : tu pars déjà ?
Ruby : oui papa est prêt ?
Mabelle : il prend son thé.
Elle va prendre un cahier sur la table
Mabelle : je constate que tu n'as pas regarder mes devoirs
Ruby : oulalala j'ai oublié j'étais tellement concentrée sur mes dossiers. Tu en auras besoin aujourd'hui ?
Mabelle : non on a cours demain
Ruby : ok dépose sur le lit dès que je rentre je jette un coup d'œil. Maman est déjà partie ?
Mabelle : oui depuis.
Ruby : s'il te plaît prend ma ballerine rouge dans le placard tu me donnes
Elle va chercher et le trouve
Mabelle : si seulement je pouvais avoir les petits pieds comme toi
Ruby : et moi si je pouvais marcher comme toi. Tu vois que chacun a ses problèmes
Mabelle : hummm
Ruby : bon je suis prête. Passe moi la chemise sur la table il ya mes documents dedans
Sa sœur lui donne et pousse sa chaise jusqu'au salon
Papa DIFFO : tu es déjà prête ? Ou tu vas déjeuner
Ruby : je n'ai pas faim on peut y aller. Mabelle tu gardes bien la maison si tu vas à l'école quand maman n'est pas encore rentrée ou moi tu sais où tu vas mettre les clés
Mabelle : d'accord
Son père a poussé son fauteuil, ils sont arrivés dehors, il l'a aidé à monter dans la voiture et a gardé sa chaise à l'arrière. Ils ont pris la route
Papa DIFFO : tu es très jolie ce matin
Ruby : merci j'espère que ça va jouer en ma faveur
Papa DIFFO : je l'espère aussi. Je te laisse ou ?
Ruby : à l'aventure Kennedy
Papa DIFFO : tu vas me faire arriver en retard
Ruby : Désolée tu peux alors me laisser ou tu veux
Papa DIFFO : jamais, je vais te déposer devant les bureaux de la société où tu vas. Je croise les doigts pour toi ma chérie
Ruby : merci papa ton soutien m'aide beaucoup
Ils sont arrivés où Ruby lui a indiqué. Il a bien garé le véhicule et l'a aidé à descendre et s'asseoir dans son fauteuil. Son père lui arrange sa robe, et ses cheveux
Ruby : Merci papa, tu es génial.
Papa DIFFO : tu passes une bonne journée. Et si tu as du mal à rentrer tu me fais signe je vais envoyer une personne te chercher
Ruby : toi-même tu sais que je ne te ferais jamais signe même si je cale en route une personne va finir par me porter.
Papa DIFFO : on ne sait jamais. Fais attention à toi regarde bien quand tu traverses la route et fait toi aider
Ruby : ne t'inquiètes pas après je vais voir Zena on va perdre le temps. Bonne journée à toi.
Il est parti. Ruby est entrée dans le bureau où elle allait déposer son premier dossier. Elle va à l'accueil et on la dirige vers un bureau ou elle entre. Une femme est assise là avec des grosses verres et un maquillage qui déborde de son visage.
Ruby : bonjour madame
Elle : oui vous voulez quoi ?
Ruby : je viens suite à l'appel d'offre que vous avez publié il y a quelques jours pour la recherche d'un comptable je suis venue déposer mon dossier pour le poste (en ouvrant sa chemise pour prendre le dossier parmi tant d'autres)
Elle : je crois qu'on a demandé à ce que les candidats envoient leur dossier par mail
Ruby : vous avez précisé par mail ou en présentiel
Elle : ah ok.
Ruby : tenez (en lui donnant)
Elle : d'accord je ferais part à la hiérarchie
Ruby : merci. Bonne journée
Elle : merci.
Ruby porte ses gangs et sort au même moment une jeune fille entre dans le bureau.
..... Bonjour chef. la fille là voulait quoi ?
Elle : postuler au poste de comptable, non mais elle est gonflée hein elle s'est même regardée
.....: C'est le gros cœur nor ma chérie au lui de rester à la maison se reposer elle veut aussi ya qu'elle travaille stuippp
Elle : je suis dépassée. Stuippp
Elle ouvre son dossier et le parcours
Elle : elle n'a même pas d'expérience, travailler dans les cybercafés c'est un travail ?
.... : C'est sûrement la pitié qui fait qu'on l'embauche là-bas et tu vois on ne l'a garde pas longtemps
Elle : je ne peux pas transmettre ça au DG.
Elle froisse et met à la poubelle. Elles ont changé de sujet.
Ruby a fait presque le tour du secteur où elle a encore déposé 2 dossiers. Le troisième n'était pas faisable parce qu'il fallait monter à l'étage, chose qu'elle ne peut pas faire sans ascenseur. Elle s'est dit qu'elle enverrait son dossier par mail, et même si elle est retenue elle ne pourra pas venir à cause des escaliers. Voilà encore une situation qui constituait un obstacle à ses recherches. Zena lui a fait signe d'être déjà là à l'attendre avec son petit ami. Elle est restée en route pour attendre un taxi.
Zena est au restaurant avec Luc, ils viennent d'arriver. Luc parcours déjà le menu
Luc : je vais prendre le bongo avec le macabo et toi ?
Zena : j'attends Ruby
Luc : elle arrive ici ?
Zena : oui elle n'est pas loin
Luc : comment elle va ?
Ruby : ça peut aller elle a encore perdu son emploi
Luc : elle n'est pas fatiguée de vouloir travailler ? Ses parents ont l'argent Didon elle manque de quoi ?
Zena : donc elle a fait les grandes écoles pour rester à la maison hein
Luc : dans son état on ne doit rien faire
Zena : elle est malade ? Elle ne peut rien faire comment ?.
Luc : la preuve, partout où elle passe elle se fait virer elle devrait comprendre que dans le monde de l'emploi des personnes comme elle ne sont pas attendues
Zena : tu écoutes même ce que tu dis ? Tu crois qu'il n'y a pas des handicapés qui travaillent dans les bureaux ? Non mais je rêve ou quoi ? pourquoi tu réfléchis comme un gamin comme ça
Luc : ça va, ne m'insulte pas. Ok je ne parle plus, quand elle sera fatiguée de se faire virer elle va rester tranquille et toi sa copine toi même tu sais qu'elle perd son temps au lieu de lui dire tu l'encourage
Zena : c'est mieux qu'on change de sujet sinon ça va aller dans tous les sens. Je sais que tu ne l'aimes pas mais c'est pas grave
Luc : je ne l'a supporte pas à cause de ses aires de madame je sais tout, je suis intelligente, toujours en train de sermonner les autres, si Dieu lui avait donné les pieds c'est que je ne sais pas si on respire même. Comme on dit Dieu ne donne pas tout
Zena : raison pour laquelle il ne t'a pas donné une bonne cervelle. Il y a de l'eau dans ta tête.
Luc : c'est bien de la défendre c'est ta copine elle a l'argent elle te dépanne souvent
Zena : attends tu crois que je suis amie avec elle à cause de son argent ?
Luc : ah je ne sais pas ma chérie toi même dis moi
Zena : vraiment hein ....pfff je ne sais même pas quoi te répondre
Luc : mais tu es sage chérie elle t'avait demandé de me quitter tu ne l'as pas fait et c'est bien il ne faut pas toujours écouter ses conseils elle ne sait rien des relations amoureuses.
Zena le regarde longuement en se posant des questions.
Luc : tu es trop belle ma femme tu sais ça ?
Zena : Ruby arrive s'il te plaît je ne veux pas de paroles déplacées
Luc : qu'elle n'essaie pas de me faire la morale.
Ruby est arrivée avec un grand sourire.
Ruby : cc
Luc : bonjour Ruby
Zena : Bonjour ma chérie. Tu as mis du temps et pourtant tu es à côté
Ruby : (elle retire ses gangs) tu ignores quoi ma copine es ce que les TaxiMans me voient même
Luc : normal tu es petite
Ruby lui fait un sourire ironique
Zena : on va donc commander.
Ruby : oufff il fait chaud et j'ai super faim
Zena : tu as quand même tout déposer tes dossiers ?
Ruby : sauf un c'était à l'étage
Zena : oulaaaaa' croisons les doigts sur les autres.
Ruby : amen ohh. Ça va Luc ?.ça fait longtemps
Luc : si Zena avait écouté tes conseils c'est qu'on ne se voit plus et tu seras contente n'est-ce pas
Zena le fustige du regard
Ruby : oulala ce sont des balles réelles là. D'habitude, c'est moi qui les lance mais bon. (Elle prend le menu) moi je vais prendre un plat de ndolé
Zena : d'accord je vais prendre comme toi.
Les filles parlent d'autres choses et Luc semble furieux parce que Ruby n'a pas réagi comme il l'aurait voulu et une fois de plus elle l'a mis mal à l'aise alors que c'est elle qui devrait l'être.
Ils ont été servis, les deux filles mangent en bavardant, Luc se sent mis à part, il lance quelques fois des paroles en l'air contre Ruby qui ne réagit toujours pas. Après le repas, Zena l'a aidé à trouver un taxi pour la maison. Elle est restée en route avec Luc
Luc : on rentre aussi nor
Zena : stuipp
Luc : tu me boudes ou quoi
Zena : oui je te boude je n'aime pas la façon dont tu parles à Ruby fiche lui la paix
Luc : tu ne voit pas comment elle me nargue
Zena : elle ne doit pas te narguer pourquoi ? Tu lui dis d'abord quoi de bien jusqu'à elle doit t'écouter. j'ose croire que tu l'a connait très bien le jour où elle va te ramasser hein humm
Luc : stuippp pardon je n'ai pas peur d'elle
Zena : si tu crois que en lui disant qu'elle est ci ou ça ça va l'a choquer tu te trompes, ça glisse sur elle. Au départ je croyais que tu l'a titillais seulement mais avec le temps ça devient grave tu l'a déteste franchement et moi ca me gène
Luc : pourquoi je dois l'aimer si elle te conseille tout le temps de me quitter c'est une fille qui ne veut pas te voir mariée parce que personne ne l'a drague elle veut que tu restes comme elle. tu me donneras raison un jour
Zena : stuippp
Elle est partie
Luc : ehhh Zena tu vas ou on devrait rentrer ensemble nor
Zena : je n'ai plus envie bye
Elle a traversé la route
Luc : pfff tout ça à cause de cette Ruby , elle a trop d'emprise sur ma femme et moi je n'aime pas ca. Miss je sais tout. Stuippp
Ruby est arrivée à la maison, sa mère est déjà rentrée.
Ruby : bonsoir maman
Maman Janie : (de la cuisine) bonsoir Ruby
Ruby va déposer son sac dans la chambre, elle enlève ses chaussures et met des babouches. Elle ressort retrouver sa mère à la cuisine
Ruby : ça sent bon ici. tu prépares quoi ?
Maman Janie ; les choux. Je suis pressée, j'ai des feuilles à corriger et le cours de demain à apprêter
Ruby : je peux t'aider en quoi faisant
Maman Janie : je te donne les condiments et le Moulinex. Ne mets pas beaucoup d'eau et épluche beaucoup d'ailes
La cuisine a été construite de telle sorte que Ruby n'ai pas dû mal à faire la cuisine ou quoi que ce soit. Sa mère lui a déposé tout ce dont elle avait besoin.
Maman Janie : tu vas sortir demain ?
Ruby : non
Maman Janie : ah super je suis rassurée quand tu restes à la maison.
Ruby : maman je ne suis plus un enfant je sais me débrouiller
Maman Janie : je sais ma chérie mais dans ton état c'est différent le dehors est mauvais ohh tu peux te faire agresser, ou même une voiture te percute comme la dernière fois, tu sais comment ces gens sont fous au volant.
Ruby : jusqu'ici je n'ai rien eu Dieu me garde bien
Maman Janie : je ne sais pas d'où tu tiens ton courage ma fille, peut-être de ta grande mère parce que ni ton père ou moi avions ce courage la
Ruby : donc si tu étais à ma place tu serais restée cloué dedans sans sortir sans vouloir travailler
Maman Janie : peut-être que oui. Je ne supporte pas le regard méprisant que les gens posent sur toi ça m'écoeure tu n'as pas idée.
Ruby : et c'est en restant dedans que ça va changer ta situation ? Je ne gère pas le regard des autres vraiment c'est le dernier de mes soucis
Maman Janie : que Dieu continue à te garder comme il le fait.
Ruby : amen ohh
Après le repas Ruby est allée se reposer, elle a encore fait un tour sur les réseaux sociaux à la recherche d'un emploi ou faire ses recherches personnelles. Ruby ne cesse d'apprendre, de chercher, dès qu'elle a un temps libre elle va sur le net non pas pour tchater mais pour apprendre, se cultiver, elle cherche à savoir ce qui se passe dans le monde, avoir l'actualité du jour où à défaut elle lit une revue politique, oui Ruby s'intéresse beaucoup à la politique, elle aime bien en discuter avec son père et celui-ci est toujours impressionner par les arguments de sa fille, il lui a dit un jour qu'elle fera une bonne politicienne.
Le lendemain après que tout le monde soit sorti, Ruby s'ennuie à la maison, elle a regardé toutes les émissions matinales à la télé. L'envie d'aller au parc l'a traversé l'esprit. Elle s'est préparée pour y aller. Vu que ce n'est pas très loin de la maison, elle a roulé tout doucement jusqu'au parc. C'est un endroit où elle aime venir perdre le temps et réfléchir ou même lire. L'odeur des herbes et la convivialité des Hommes lui plaisait beaucoup. Des fois elle vient là avec sa petite sœur pique-niquer. Elle roule dans les herbes en regardant le sol et en s'imaginant comment on ressent ces herbes sur les pieds, elle sourit en pensant sûrement que ça chatouille. Subitement elle s'est cognée à une personne
Ruby : oupss pardon désolée je ne vous ai pas vu
Blanche : c'est rien c'est pas grave..
Ruby : j'espère que je ne t'ai pas fait du mal (en regardant ses pieds)
Blanche :. Non non ça va
Ruby : tu es très jolie
Blanche : Ah bon ? Je suis belle ? (En touchant son visage)
Ruby : hahahaha apparemment tu doutes de ta beauté
Blanche : on ne me le dit pas souvent merci.
Ruby : de rien. Je m'appelle Ruby et toi ?
Blanche : moi c'est blanche
Ruby : ah blanche comme ton teint
Blanche : oui ma mère l'a fait exprès. Tu es seule.?
Ruby : oui
Blanche : et tu roule ton fauteuil toute seule ?ça ne fait pas mal ?
Ruby : au début oui ça me faisait souffrir mais je me suis habituée et mes muscles aussi
Blanche : waouhh.
Ruby : tu es venue aussi te détendre comme moi ?
Blanche : pas vraiment j'attends mon petit ami. je ne voulais pas rester en route, je suis venue ici.
Ruby : ah ok. Je peux alors attendre avec toi si ca ne te dérange pas
Blanche : il y a pas de problème.
Un marchand de popcorn passe
Blanche : Attend je vais nous prendre des popcorn
Elle a acheté deux paquets et a donné un à Ruby
Ruby : merci.
Blanche s'est assis sur un banc, Ruby est restée sur sa chaise
Blanche : tu vis dans le coin ?
Ruby : je suis à 100 fr d'ici mais je viens à pieds ou bien à roue
Elles : hahahahahaha
Ruby : et toi ?
Blanche : ma mère à son restaurant en bas la donc quand mon petit ami veut me voir parfois il vient ici ou je l'attends en route.
Ruby : d'accord
Blanche : tu as eu un accident ?
Ruby :. Non je suis née comme ça
Blanche : oulaaa. Ça doit être difficile
Ruby : Pas du tout. C'est difficile pour les autres et je ne sais pas pourquoi moi je n'ai pas de problème
Blanche : tu es bien ohh.
Un jeune homme passe devant eux et observe longuement blanche
Blanche : ehh ne me regarde plus tu veux ma photo stuippp
Ruby : ekieeee calme toi c'est quoi ?
Blanche : je déteste ça, je n'aime pas quand on me regarde. Je n'aime pas venir durer ici moi je vais partir
Ruby : tu n'assumes pas ta couleur de peau n'est-ce pas
Blanche : si, j'assume mais on ne doit pas me regarder comme ça c'est frustrant
Ruby : hummm
Blanche : je vais partir j'ai été ravie de faire ta connaissance
Ruby : non ne part pas
Blanche : j'en peux plus des regards sur moi c'est lourd. Bye
Elle est partie en courant
Ruby : hummm cette fille a un gros complexe, dommage, vraiment dommage.
Ruby a continué de faire le tour du parc après, elle est rentrée se reposer.