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Sœur jumelle

Sœur jumelle

Auteur:: Nelly Carelle
Genre: Histoire
C'est l'histoire de deux sœurs jumelles appartenant à deux mondes bien distincts. Une histoire de romantique plein de suspens , d'excitation et de rebondissements

Chapitre 1

Il y'a des siècles de cela, où se mêlaient divinités, humains, magie... vivait dans un royaume un prince appelé hyacinthe qui y régnait, fils du dieu créateur celui-là même qui était à l'origine de tout. Hyacinthe avait deux femmes, la première Rachida et la seconde Irma d'une beauté inouïe et rare, celle qui n'éclorait qu'après un siècle, vous comprenez bien l'ampleur de cette beauté. Toute aussi magnifique, Irma était d'une cruauté sans pareille, il suffisait qu'elle soit en colère pour réduire tout en cendres sur son chemin.

Chacune des épouses du prince hyacinthe avait un rôle bien précis dans ce monde bien établi, Rachida était la déesse du beau temps c'est elle qui était chargée de nourrir la terre pour que les semences y poussent et nourrissent les humains du royaume, c'est elle qui faisait le beau temps du royaume.

Irma quant à elle était la déesse de la fécondité, les femmes l'adoraient pour concevoir, mais en contre partir, Irma réclamait les âmes de ces enfants, lorsqu'ils arrivaient en âge adulte pour assouvir sa soif de pouvoir car elle ne désirait qu'une seule chose détrôner le prince hyacinthe, gouverner sur le royaume et assujettir les humains. Le prince voyait tout cela et tous ces décès et pliait les doigts à chaque fois, il espérait tant qu'elle devienne une bonne personne mais Irma était foncièrement méchante.

Une nuit Rachida n'arrivait pas à contenir les orages qui grondaient sur le royaume, des rafales de vent renversaient tout sur leur chemin, Hommes, femmes et enfants s'étaient réfugiés dans les maisons, tout en priant le dieu créateur de leur venir en aide. Rachida faisait de son mieux pour contenir le mauvais temps mais hélas ses forces l'abandonnaient, jamais le temps ne lui avait résisté elle ne comprenait pas ce qui se passait, tout comme son mari Rachida savait qu'il y'avait des forces obscures derrière tout ceci. Hyacinthe était serein il avait bien son idée sur la personne à l'origine de tout ceci.

Au loin, la terre se fendit, les mers et les océans s'ouvrirent, Irma en sortir vêtue d'une

robe blanche avec une couronne d'épines sur la tête, son regard était glacial, celui d'un monstre, son rire faisait trembler la terre. Elle avait pac*tisé avec des forces obscures pour s'emparer du royaume.Une lutte s'en suivie entre Irma et Rachida, elle souffla et de sa bouche une rafale de vent en sortir qui emporta Rachida et la propulsa sur le sol, toute inconsciente, elle n'avait plus de force pour

lutter. Irma voulut s'en prendre à son mari lorsqu'une voix se fit entendre au loin, le ciel se déchira des éclairs gigantesques grondaient de partout le dieu créateur en sortir tout en colère, Irma n'avait pas peur elle se croyait plus forte, dieu créateur souleva son sceptre et le dirigea vers Irma.

« Irma trop longtemps, tu as infligé des pleurs aux femmes de ce royaume, ta cruauté n'a pas de limite, comme punition je t'enfermerai dans les abysses, les eaux seront ta demeure pour l'Eternité»

D'un coup de magie, dieu créateur enferma Irma sous les eaux, tout redevint calme, on aurait dit que rien ne s'était passé.

Ainsi naquit la légende de la princesse Irma, la cruelle déesse de la fécondité qui régnait maintenant sur les eaux du monde entier.

On ne savait pas si c'était un mythe ou une histoire réelle, son histoire était racontée par les griots de génération en génération. Aujourd'hui son histoire n'était qu'un conte tiré d'un livre pour d'autres ils y croyaient à sa légende.

_De nos jours !

Par une matinée ensouillée Azani faisait les cents pas comme à son habitude dans le village au loin un groupe de femmes étaient assissent sur la cour, elles virent zani et se mirent à faire du commérage sur elle.

_Regardez qui marche là!

_Azani,la stérile rétorqua une autre, ce qui amusa fortement les autres femmes.

_Autre fois c'était la plus belle femme de ce village, tous les hommes lui faisaient la cour, même nos maris la voulaient pour épouse et aujourd'hui même un enfant Dieu ne lui en a pas fait grâce à quoi servait toute cette beauté si c'était pour finir sans enfant.Poursuivi celle-ci

_C'est bien fait pour elle, je plains juste son mari, plus d'une quinzaine d'années sans enfanter et il ne cherche pas une seconde épouse. Rétorqua la deuxième.

_On raconte qu'il l'a tellement aimé qu'il s'est promis de ne pas épouser une autre, moi elle me faitde la peine.Renchérir la troisième qui ne partageait pas le même avis que les autres.

_Ce n'est qu'une sorcière, tu n'as pas à compatir pour elle, elle a tué tous les enfants qu'elle avait dans le ventre, on raconte qu'elle descend d'une famille de sorciers, il y'a pas de quoi à être surpris avec une grand-mère mara*bout. Dixit, la première

_Je ne suis pas d'avis, elle est tellement douce et gentille cette femme pour faire une telle chose, et ma'a n'est pas une mauvaise personne, c'est la gardienne de nos traditions, nous tous avons déjà eu recours à elle en cas de maladie ou quelque soit le problème...

_Tu es libre de ne pas me croire, mais gare à toi,sinon tu te feras ensorcelé par Azani...Haha(rire)

Azani regardait tout cela et sa peine était plus grande, elle était le sujet de moquerie de tout le village, juste parce qu'elle n'avait pas encore enfanté. Elle arriva chez elle en pleurs.

Aziz : ma femme, essuie tes larmes, je n'aime pas te voir dans cet état, quoi qu'ils diront c'est toi que j'ai choisi Azani et personne ne changera cela, tu as donné un sens à ma vie,avec ou sans enfant je

t'aime!

Azani (en pleurs) : Aziz on dirait que j'en demande trop, Dieu m'aurait-il oublié ? Quel mal mes ancêtres ont-ils commis ?Je ne te donnerai donc pas d'héritier, ? Qui nous puisera de l'eau aumarigot dans notre vieillesse, qui prendra soin de nous dans nos dernières heures ? Pourquoi tout ceci,pourquoi les autres et moi non? Qu'ai-je fais de si mal pour ne pas connaitre la douleur de l'enfantement ? Seigneur punit moi mais pas mon mari, je me mets à genoux sur la terre qui m'a vunaitre je vous implore les Dieux de nos ancêtres donnez-nous un enfant qui fera notre joie, qui essuiera nos larmes.

Aziz : relève-toi ma femme, ne t'inquiète pas Dieu ne nous a pas oublié, tu verras tes entrailles seront bénies !

Azani: amen !

Le lendemain Azani se rendit dans la case de sa grand-mère, une grande prêtresse et gardienne des traditions du village. Durant des années les rois faisaient recours à elle,on la consultait pour tout

type de problème qu'il soit mystique ou pas, ma'a comme on l'appelait affectueuse connaissait tout.

Azani, se placeà l'entrée de la case de ma'a.

Ma'a : entre ma fille!

Azani:bonjour mamie!

Ma'a : bonjour ma fille, où est passé ton joli sourire qui ne te quitte jamais ?

Azani:mamie,comment sourire alors que même un enfant je n'ai pas !

Ma'a:haha(rire)! C'est tout ?

Azani regarde ma'a surprise pourquoi riait-elle face à ses propos ?

Azani: ma'a jesuis sérieuse pourquoi ris-tu?

Ma'a : je sais que tu l'es, je voudrai juste te mettre en garde, que ta quête ardente de vouloir un enfant ne te perde à jamais, tu seras emmenée à prendre une mauvaise décision et tu en paieras le prix fort, ne te laisse pas distraire par le diable, tout ce qui est beau ne conduit pas au paradis ma petite Azani,retiens-le!

Azani: ma'a qu'est-ceque cela signifie?Pourquoi me parles-tu en parabole?

Ma'a : fais attention ! Maintenant lève toi et va vaquer à tes occupations de femme !

Azani: d'accord ma'a!

Une peur indescriptible envahit Azani, elle ne comprenait pas les propos de ma'a, ce qui la troublait davantage. Azani rentra chez elle et prit des récipients et alla au marigot. Après quelques minutes elle arriva et se mit à remplir ses récipients, de l'autre côté deux femmes faisaient la lessive, elle entendit une conversion entre les deux qui retenue son attention.

_Quand je pense que quand on n'était petite les vieillards du village nous bourraient l'esprit en nous racontant l'histoire de la cruelle déesse de la fécondité Irma que le dieu créateur avait enfermé dans les eaux pour l'éternité ça me fait bien rire, j'en faisais des cauchemars tellement j'y croyais. Dixit la première

_ Cette histoire est bien réelle, il se raconte qu'une fois bien avant notre naissance une femme était venue faire un vœu un jour de pleine lune, ici même au bord de cette rivière et la déesse de la fécondité Irma l'avait fait grâce d'enfanter.Dixit la deuxième

_Je n'y crois pas ce ne sont que des mythes ! En tout cas si elle pouvait aussi aider Azani ça serait bien, la pauvre! Vieillir sans connaitre la grâce d'enfanter c'est terrible.Rétorqua la première

_Je t'assure ma sœur !

Azani connaissait bien l'histoire de cette déesse tout comme ces femmes. Mais est ce que c'était bien réel tout ce qui se disait sur cette déesse? Comment une divinité qui a fait tant de mal avait le don de réaliser le vœu des femmes traversaient la même situation comme elle? Se demandait-elle.

Toute la journée Azani n'était pas concentrée sur ce qu'elle entreprenait, et son mari l'avait bien remarqué, la nuit tombée, il vint auprès d'elle!

Aziz : ma femme à quoi penses-tu ?

Azani : quelle est ton rêve le plus cher ?

Aziz: finir mesjours auprès de toi !

Azani : c'est faux soit sincère, je sais que tu désires être père et c'est ton rêve le plus cher.

Aziz : c'est vrai que je désire tout comme toi devenir parent, mais je sais que Dieu nous bénira mais pour l'instant tu me conviens, je ne m'en suis jamais plaint!

Azani: ok!

Azani était peinée, au plus profond de lui tout comme sa femme Aziz désirait également un enfant,mais il avait foi qu'un jour ce rêve deviendra réalité !

Toute la nuit Azani n'avait pas trouvé le sommeil, perturbée par la conversation qu'elle avait entendu entre les deux femmes à la rivière, si Irma était la solution à ses problèmes ? Existait-elle vraiment ? une chose était certaine son désir de devenir mère était plus grand que tout et elle comptait bien faire l'impossible pour l'être.

Les jours passèrent et le désir d'Azani devenait plus en plus ardent. Une nuit elle fit un rêve dans lequel elle pleurait au bord de la rivière, soudain elle entendit une douce mélodie non loin de là elle s'approcha et vit une très belle femme vêtue d'une robe blanche avec de longs cheveux noirs,retournée, elle chantonnait, Azani ne pouvait pas se défaire de cette belle mélodie, elle toucha

l'épaule de la jeune dame et celle-ci se retourna et un sourire se dessina sur son visage, elle avait deux bébés dans les bras qu'elles berçaient. La jeune dame lui tendit les bébés et Azani les accueilli chaleureusement dans ses bras, la joie qui l'animait était indescriptible, elle était captivée par ces

deux petits êtres innocents qui la regardaient qui ne demandaient qu'à être aimés, elle les serrait de toutes ses forces. Azani souleva la tête l'instant d'un moment et elle ne la vit plus...

Elle se réveilla en sursaut, ce n'était qu'un rêve se dit-elle mais il paraissait tellement réellement, quiétait cette jeune dame ? Que signifiait ce rêve ? Toutes ses questions qui trottaient dans son esprit auxquelles elle ne trouvait pas de réponses. Azani regarde son mari qui dormait paisiblement et elle se rendormit...

Tous les ans, le jour de pleine lune était la journée dédiée aux récoltes dans le village. Ils avaient semé durant toute une année et en récoltait les fruits. A cœurs joies hommes, femmes et enfants s'attelaient dans les champs pour pouvoir finir les récoltes...

Azani n'avait pas d'enfant qui pouvait l'aider avec son mari dans cette tâche ardue, son frère iyo le successeur de grand ma'a l'aidait tous les ans, elle lui en était reconnaissant pour cela, leur mère n'avait conçu que deux enfants, iyo et elle, ils avaient tous deux été élevé par ma'a suite au décès de leurs parents quand ils étaient petits. Ma'a était la seule figure maternelle qu'ils avaient eue, la seule parente qui leur restait, ils l'aimaient beaucoup. Iyo avait été choisi par ma'a pour le succéder après sa mort, il connaissait la lourde tâche qui l'attendait, d'ailleurs il avait été préparé et initié à cela dès son plus jeune âge, il n'avait pas d'enfants et avait fait le choix de ne pas en avoir pour se consacrer entièrement à la lourde tâche qui l'attendait...

Après quelques heures de travail, Azani se mit à l'ombre près de son frère pour se reposer durantquelques minutes...

Iyo:tout va bien Azani ? Tu m'as l'air pensive!

Azani : ce n'est rien mon frère, je suis juste tourmentée par un rêve que j'ai fait la nuit dernière.

Iyo:on dirait que ça te tracasse, raconte-le-moi!

Azani : je me suis vu au bord d'une rivière, lorsque j'attendis un douce mélodie, on aurait dit qu'elle m'attirait j'étais comme sous l'emprise d'une personne, je me suis dirigée vers cette voix,et je vis

une magnifique femme de dos toute vêtue de vêtements blanc avec une longue chevelure, lorsque je me suis approchée je touchai son épaule elle se retourna et me fit face, elle était d'une beauté à couper le souffle , le plus surprenant elle tenait dans ses bras, deux magnifiques bébés qu'elles berçaient de sa douce voix, elle me les donna par la suite, j'étais fascinée par ces bébés l'instant d'un moment d'inattention je ne la vis plus, elle avait disparu comme par magie...

Iyo : haha ! intéressant... Tu recevras bientôt un évènement heureux mais du mal, ma chère Azani ne te laisse pas berner par le mal, il est là il rode, je sais que tu es toute désespérée mais abstient toi de commettre l'irréparable.

Azani : toi et ma'a parlez toujours en paraboles, mais qu'est ce qui pourrait bien m'arriver je ne comprends pas!

Iyo : tu comprendras c'est ton destin, nous ne pouvons le dérouter juste t'aider à faire le bon choix...

Ces mots trottaient dans la tête d'Azani durant toute la journée sans réellement saisir leur portée.

Après une dure journée les trois avaient fini...Ils se mirent en route. Arrivés près de l'entrée de la rivière, Azani pris la parole...

Azani: avancez-vous,je vais à la rivière remplir ce récipient je ne tarderai pas!

Aziz : ma femme tu peux le faire le lendemain et s'il t'arrivait quelque chose, je ne me le pardonnerai pas !

Azani : ne t'inquiète pas qu'est ce qui pourrait bien m'arriver, ce village m'a vu naitre et grandir rien ne peut m'arriver.

Iyo:ne t'inquiète pas Aziz elle te retrouvera chez vous plus tard...

Iyo tout comme ma'a connaissait déjà la suite des évènements mais que pouvait-il bien faire ? Il ne pouvait aller à l'encontre de l'ordre naturel des choses...

Aziz acquiesça et regarda sa femme s'en foncer sous la pénombre,il poursuivit son chemin avec iyo...

Le soir de pleine lune était particulièrement sombre dans le village, Azani arriva à la rivière et puisa une bonne quantité d'eau, elle se rappela de la conversation des deux femmes et des idées trottaient dans son esprit, elle ne perdait rien en invoquant cette déesse, Azani pensait qu'il suffisait juste de quelques prières et c'était tout,mais elle était loin d'imaginer les scénario qui se dessinait à l'horizon...

Elle prit soncourage et s'agenouilla au bord de la rivière en l'invoquant en ces mots :« Oh déesse Irma, celle qui restaure les entailles des femmes, celle qui apporte de la joie dans unfoyer, veuillez me pardonner de vous troublez, mais je viens désespérément vous implorez d'exaucer mon vœu le plus cher, devenir mère, je vous en prie faites un miracle pour que mes entraillestressaillent de joie... »

Azani finir de parler à chaudes de larmes et porta son récipient pour s'en aller,soudain, la rivière se mit à faire des mouvements ; des petites secousses s'émanaient du sol, Azani prit peur elle ne comprenait pas ce qui se passait. L'eau devint très noire et s'engouffrait, soudain elle se fendit en deux, une femme toute vêtue de blanc en sortir tenant dans sa main un sceptre, elle avait de longs cheveux, ses yeux étaient tout blanc, Azani était tétanisée par la peur, elle n'osait pas décoller de là où elle était placée. Elle ressemblait à la jeune dame qu'elle avait vu en songe...

Irma(voix grave):haha! Petite mortelle, tu oses troubler mon sommeil haha !

Azani était toujours tétanisée par la peur, elle n'arrivait plus à prononcer un mot, face à ce qui se dessinait devant elle...

Irma : c'est donc toi, je savais que tu viendrais! N'aies pas peur Azani descendante de la prêtresse ma'a.

Azani était surprise comment pouvait-elle connaitre cela !

Azani:comment saviez cela?

Irma : je connais beaucoup de choses dont tu ignores, je suis une déesse. Je sais tout et je sais également que ton vœu le plus cher c'est d'avoir un enfant.Es-tu prête à payer le prix qu'il faut?

Azani:que voulez-vous dire par là?

Irma : haha (rire maléfique) connais-tu réellement la légende la princesse Irma ? trêve de bavardage es-tu prête?

Azani réfléchit un moment, n'avait-elle pas pris une mauvaise décision ? De toute façon elle ne pouvait plus faire marche arrière

Azani: je suis prête!

Irma : haha ! Irma s'approcha d'elle en quelques secondes et souffla dans sa bouche...

Irma:dans quelques mois,tu mettras au monde des jumelles

Ce qui fit sourire Azani,elle en aura deux, quel bonheur!

Irma : ne te réjouit pas trop vite, au troisième jour de leur naissance une tâche de naissance apparaitra sur chacune d'elle ; tu m'apporteras celle qui portera une tâche sur le dos, dans le cas contraire tu périras ainsi que ton mari? M'as-tu saisi?

Azani (en larmes) : non ! Comment pouvez-vous me demandez quelque chose d'aussi cruelle !

Irma:c'est le prix à payer,maintenant rentre chez toi,surtout ne te retourne pas!

Azani s'exécuta les larmes aux yeux, elle marchait le long du sentier avec son récipient qu'elle tenait dans la main repensant aux propos d'Irma, elle comprenait maintenant pourquoi on la surnommait la cruelle déesse de la fécondité. Azani se ressaisir une fois à l'approche de sa maison, son mari ne devait rien soupçonner, elle venait de celer son destin et celui d'une de ses filles, qu'est-ce que l'avenir pouvait bien lui réserver?

La vie reprenait son cours, Azani attendait deux heureux évènements pour le plus grand bonheur de son époux, ma'a et iyo connaissaient ce qui s'était passé et savaient le long et interminable combat qui s'en suivrait...

Chapitre 2

#Chapitre_2

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Écrit par: Les chroniques de Nelly Carelle

Tous étaient surpris par la grossesse d'Azani, quel miracle avait bien pu s'opérer pour qu'elle conçoive ? Se demandaient-ils ! Elle qui était autrefois appelée la sté*rile, celle-là qui n'avait pas pu donner un singleton d'enfant à son mari, aujourd'hui ses entrailles avaient été béni...Azani marchait tête haute et avec assurance, sa joie débordait, plus rien ne pouvait plus l'atteindre, tout ce dont elle avait désiré lui avait été accordé, quel ne fut pas la joie de son mari, il allait être père dans quelques mois. Dieu avait exaucé ses prières et celles de sa femme, ils pouvaient vieillir paisiblement sans se soucier de qui prendra soin d'eux dans leur vieillesse.

Un matin Azani se rendit chez ma'a. Elle entra dans la case où celle-ci faisait ses consultations mais elle n'y était pas, elle alla derrière dans la grande maison faite de briques, cette maison qui l'avait vu naître elle et son frère iyo, ils y avaient grandi dans l'insouciance, une enfance heureuse auprès de leur bienveillante grand-mère qui avait su combler le vide laissé par le dé*cès de leurs parents. Ma'a les avait tout appris, ils connaissaient chaque plante par cœur et son utilité, elle était là dans leurs moments de peine de joie, de doute et de peur. Malgré la froideur dont elle affichait à cause de sa mission de prêtresse, ma'a était amour et bienveillance.

Azani faisait toujours recours à sa grand-mère et son frère en cas de besoin. Ma'a descendait d'une longue lignée de prê*tresse, c'était de génération en génération, et se transmettait dans la famille, l'enfant qui devait en hériter naissait tout simplement avec ce don, tout en grandissant il développait cela pour en faire bon usage, ma'a était la voie de la sagesse et de la raison, elle avait toujours réponse à tout, elle qui voyait toujours plus loin qu'une personne normale, toujours à l'afflux du moindre danger, elle veillait sur le village et aidait les villageois en quelque sorte. Toute entité maléfique qui s'approchait du village devait se frotter à ma'a, la redoutable prêtresse.

Azani était à quelques pas de l'entrée de la concession lorsqu'une vi*père noire surgit de nul part et la mor*due au pied et disparue. La douleur était tellement vive qu'elle s'assit au sol tout en se tordant et criant, ma'a accourue aussitôt et vit sa petite fille en détresse et comprit aussitôt, elle alla dans sa case et en ressortir avec une pierre et une poudre, elle posa la pierre sur le pied, la pierre aspira tout le ve*nin et devint toute noire, Azani n'en revenait pas jamais elle n'avait vu pareil phénomène, puis ma'a mis une poudre sur la plaie, la douleur s'estompa...Peu à peu Azani reprenait ses esprits, jamais auparavant elle n'avait vu une vi*père de cette couleur, d'où venait-elle ? Se demandait-elle, elle n'avait rien vu venir, il avait surgi de nulle part...Ma'a regarda longtemps Azani et remua la tête...

Ma'a : tu vois où ton désir ardent de devenir mère te conduit ? Sache que ce n'est que le début d'un long combat, et sache que ta vie tu y laisseras...

« Ta vie tu y laisseras », cette phrase tournait en boucle dans la tête d'Azani, il y a bien une chose qu'il ne fallait pas prendre à la légère c'était les paroles de ma'a...

Azani : ma'a pourquoi ? Qu'est ce qui m'arrivera ? Je t'en supplie je suis ta petite fille tu as le devoir de me dire et de me protéger...

Ma'a : combien de fois t'ai-je prévenu, mais tu as joué à la sourde oreille, sais-tu ce que s'est de pac*tiser avec le dia*ble ? Azani je suis ta grand-mère je t'ai accueilli dans ce monde, lorsque ce jour ta mère poussa de toutes ses forces, je te sortis en elle et te tint dans mes bras, tu avais quelque chose de spécial, mais aussi une destinée tragique ça me pinçait énormément le cœur de savoir que tu emprunteras une voie qui te sera fata*le mon enfant...

Les larmes ruisselaient sur le visage d'Azani, tout ce dont elle avait désiré, c'était un enfant qui pensera ses plaies, qui guérira son cœur meurtri...

Azani (en pleurs) : ma'a s'il te plait fait quelque chose, je ne veux pas mou*rir et laisser mes enfants, je t'en supplie sauves-moi...

Ma'a : vois-tu Azani, cette vi*père qui t'a mordu tout à l'heure, n'est que l'œuvre d'Irma, c'est une façon à elle de t'éprouver et de te rappeler qu'elle n'est pas bien loin, tu devras remplir ta part du pac*te ou bien tu subiras de plein fouet sa colère, il est trop tard pour que j'intervienne à ce niveau...

Azani (en larmes) : non ma'a ! Non ! Je ne peux pas lui donner l'un de mes enfants !

Ma'a : si tu n'auras pas d'autres choix...

Ma'a retourna à l'intérieur laissant Azani toute désemparée, elle en ressorti avec des herbes qu'elle lui tendit...

Ma'a : tient ceci, ce sont des herbes ayant des vertus bénéfiques pour les bébés, tu les feras infuser et tu en boiras chaque jour cela empêchera Irma de les posséder durant ta grossesse...

Elle prit les herbes...

Azani : merci ma'a !

Ma'a : tu reviendras me voir fréquemment pour ton suivie, maintenant va auprès de ton mari...

Azani acquiesça et partit le cœur serré... Azani arriva chez elle, envahit par le chagrin elle repensa aux paroles de ma'a et des larmes s'écoulèrent à nouveau de ses yeux, elle s'était déjà attachée à ses enfants, son ventre s'était déjà arrondi, ses jumelles faisaient déjà partir d'elle et se séparer de l'une d'elle lui déchirait profondément le cœur, ne dit-on pas que le dia*ble ne donne rien pour rien...

Elle était tellement plongée dans ses pensées qu'elle ne vit pas son mari s'approcher d'elle. Aziz se demandait bien ce qui préoccupait sa femme au point de couler des larmes, il posa sa main chaude sur son épaule et elle sursauta...

Aziz : n'ai pas peur ce n'est que-moi ton mari !Azani se dépêcha d'essuyer ses larmes, et lui fit un joli sourire...

Aziz : mais que t'arrive-il ?

Azani : rien chéri ! Balbutia-elle...

Aziz : ne me dit surtout pas ça, depuis ton retour de chez ma'a ta mine a beaucoup changé, parle-moi je t'en prie je suis ton mari, la vie de nos enfants est-il me*nacé ?

Face à toutes ses questions Azani n'avait pas de réponses à lui donner, elle ne voulait surtout pas enlever la joie qui l'animait depuis l'annonce de sa grossesse, il n'allait certainement pas lui pardonner le fait d'avoir pactisé avec le dia*ble pour qu'ils aient un enfant...

Azani : ne t'inquiète pas chéri ce n'est rien, ma'a m'a donné quelques herbes pour les enfants, ça me fait couler quelques larmes, leur parfum m'irrite beaucoup les yeux !

Aziz : tu en es sur ?

Azani : oui ! Mais à quoi penses-tu ? Nos enfants se portent très bien, tu peux toucher mon ventre, elles bougent beaucoup.

Aziz posa sa main sur le ventre de sa main et sentit les mouvements que faisaient ses filles pour sa plus grande joie, il regarda sa femme d'un air complice et sourit...

Aziz : merci chérie pour cette joie que tu m'apportes !

Azani : c'est moi qui te remercie pour tout l'amour que tu m'apportes mon complice...

Aziz : allons dormir, demain est un autre jour !

Azani : d'accord !

Aziz prit la main de sa femme et entra dans la concession...

Déjà neuf mois qu'Azani nageait dans le bonheur, sa grossesse lui avait redonné de l'éclair, Elle avait rajeuni de dix ans, les femmes qui autre fois médisaient-elles, l'enviaient. Elle rayonnait, et suscitait de l'admiration vis-à-vis des hommes du village, tout au long de sa grossesse elle n'avait eu aucune maladie, ni aucun problème...Dans quelques jours elle donnera naissance à ses filles....

Par une matinée ordinaire comme les autres, Azani avait fini la cuisine pour son mari, elle servit le repas et se mit à table avec lui comme à l'accoutumé, entre fous rires et anecdotes, elle ressentit des douleurs au bas ventre, elle les trouva normale mais au fil du temps les douleurs s'accentuaient avec quelques fractions de secondes d'arrêt. Elle se mit à crier, Aziz prit peur...

Aziz : qu'est-ce que tu as ma chérie ?Azani : emmène-moi chez ma'a, j'ai mal je crois que les jumelles veulent venir au monde.

Aziz couru dans la chambre et prit le petit sac dans lequel était rangé le nécessaire pour les bébés et sa femme, il revint et aida sa femme à se lever pour se diriger chez ma'a, Azani se leva et était toute trempée elle venait de perdre les eaux ...Fort heureusement Aziz avait une petite moto avec laquelle il allait chaque semaine en ville pour vendre ses vivres, il l'installa et démarra, la maison de ma'a n'était pas très loin de la leur juste environ moins de minutes, ils arrivèrent et Aziz porta sa femme jusqu'à la concession tout en appelant ma'a...

Iyo sortit en premier suivi de près par sa grand-mère, il la regarda et secoua la tête comme s'ils se parlaient en un autre langage...

Ma'a: met là dans ma case, tout est déjà prêt.

Aziz pénétra dans la case de consultation de ma'a et constata qu'elle avait déjà apprêté l'endroit pour la venue de leurs bébés, il posa sa femme sur le petit lit en bambou, et sortit... Il était de coutume que les hommes n'assistaient pas à l'accouchement, ils attendaient ailleurs avec toute l'inquiétude qui les animait...

Au loin, le ciel bleu et ensoleillé s'obscurcit, les orages arrivaient et ma'a compris que c'était Irma qui marquait sa présence, au troisième jour une tâche de naissance similaire apparaitra chez chacune d'elles à différents endroits et Azani lui apportera celle qui en aura une sur le dos...

Ma'a se revêtit en habit coutumier et vint avec une serviette et de l'eau, elle se fit assister par une amie de la famille Sophie une amie de la mère d'Azani... Elles entrèrent dans la case, Azani transpirait à grosses gouttes et se tordait de douleurs, ma'a lui donna une composition qu'elle lécha, Sophie se chargeait d'essuyer le front d'Azani elle lui tenait la main et l'encourageait à pous*ser...

Ma'a : Azani pous*se de toutes tes forces mon enfant, pousse !

Azani pous*sa et le premier bébé sortit tout en pleurs, ma'a sortit le bébé et l'enveloppa dans une serviette et le donna à Sophie pour qu'elle la nettoie...

Ma'a : bravo ma fille, tu es très courageuse, maintenant il reste la dernière à la prochaine contrac*tion il te faudra pousser à nouveau tu peux le faire...

Azani poussa de toutes ses forces, des éclairs retentis dans le ciel, le vent éteignit l'une des lampes qui éclairait la case, Irma apparut affichant son plus grand rire de terreur et disparu aussitôt, Azani prit peur...

Ma'a : ne crains rien, que cela ne te déconcentre pas, Azani pous*se de toutes tes forces, tu risques de per*dre ton enfant...

Azani : ma'a je suis à bout, je n'en peux plus, je sens mes forces m'abandonner... dit-elle à bout de force.

Ma'a : vas-y pous*se !

Azani, pous*sa à nouveau, la tête du bébé se présenta et ma'a la fit sortir.

Ma'a : tu as été courageuse ma fille...

Azani était toute exténuée par l'accou*chement, mais ravie d'avoir donner naissance à deux enfants en bonne santé...

Les nuages qui assombrissaient le ciel reculaient, et le ciel redevint bleu comme par enchantement...

Ma'a et Sophie s'attelaient à prendre soin des bébés et de leur mère, ma'a posa ses arrières petites filles sur leur mère, Azani avait ses bébés dans ses bras, elle pleurait de joie...

Ma'a rassura Aziz qui se faisait beaucoup de soucis pour sa femme, elle le fit entrer dans la case, et les laissa en famille. Il était ému à la vue de ses filles, elles étaient si magnifiques, elles avaient pris la beauté de leur mère, Azani dormait paisiblement, toute exténuée, il lui fit une bise sur le front, et elle répondit par un sourire...Aziz s'assit près de sa femme, ses enfants en main qu'il ne cessait de contempler...

La nouvelle s'était répandue dans le village, le lendemain une petite fête fut organisée pour célébrer la venue des jumelles, toutes femmes sortaient pour venir contempler leur beauté, tous festoyaient en leur honneur...

Aziz ramena sa femme et ses enfants le lendemain dans leur concession. La première nuit d'Azani fut tourmenté par des cauchemars, Irma ne cessait de lui rappeler leur pac*te, les bébés criaient sans cesse, elles ressentaient une présence maléfique dans la maison...

Le troisième jour, Azani donnait le bain aux bébés, elle finit avec la première et la coucha sur le lit, elle prit la seconde jumelle et la déshabilla, Azani remarque une tache de naissance sur son dos en forme de goutte d'eau elle était bien visible et grande, elle se rappela de ce que Irma avait dit et se mit à pleurer, elle regarda également l'autre bébé mais ne vit pas de tache sur son dos, elle enleva l'habit du bébé et vit la même tache sur sa poitrine, elle rhabilla le bébé et donna le bain à la seconde. Azani se dépêcha et pris ses bébés et se dirigea chez ma'a à toute vitesse, une flaque d'eau se présenta sur la route, elle vit le visage d'Irma toute souriante...

Irma : ma'a la prêtresse ne pourra rien faire, cet enfant sera à moi haha !

Azani : loin de moi sor*cière jamais je ne te donnerai mon enfant.

Azani se mit à courir les bébés en main, elle arriva chez ma'a et pénétra dans la case, le souffle diminué.

Ma'a : ne t'avais-je pas prévenu? Je ny peux rien mon enfant, un pac*te est un pac*te, tu devras lui donner, tu as scellé la vie de ton enfant, maintenant elle sera liée à Irma.

Azani (en larmes) : non pas mon enfant, non !

Ma'a : si tu t'entêtes et ne remplis pas ta part du marché, tu perdras bien plus, rentre maintenant, les pouvoirs de Irma n'agissent qu'en présence d'une source d'eau, elle ne pourra rien faire physiquement. Sois forte !

Etre forte une chose bien trop grande dont ma'a demandait à Azani, que devait-elle faire, donner son enfant il en était hors de question !Azani rentra chez elle plus tard et trouva son mari, elle se décida à tout lui révéler la vérité, celui-ci tomba des nus, il lui pardonna mais qu'allaient-ils faire pour sauver leur enfant?

À la nuit tombée, Azani donna la tétée à ses filles et les fit coucher dans leur berceau elle alla se servir un verre d'eau avant de se mettre au lit près de son mari, elle posa le verre sur la table de chevet près du lit et s'en dormir.

Le coq chanta le matin, le couple se réveilla de bonheur, durant la nuit les jumelles n'avaient pas dérangé, Azani fut tout de même surprise, l'une d'elles faisait du bruit dans son berceau, toute joyeuse elle se dirigea vers elles, l'autre dormait toujours paisiblement. Aziz se reposait aujourd'hui il ira demain pour les travaux champêtres, Azani lui donna la jumelle réveillée et vaqua à ses occupations, après quelques heures elle revint dans la chambre, l'autre jumelle dormait toujours paisiblement, ce qui suscita son inquiétude, elle prit le bébé dans ses mains, elle ne respirait plus, ses paupières étaient toutes sèches, son cœur ne battait plus, Azani tremblait comme une feuille, elle poussa un cri stri*dent que l'on pouvait entendre à mille lieux, son mari se précipita et la trouva toute en larmes serrant son bébé dans ses bras...

Aziz : que se passe-il?

Azani ne parlait plus, elle exprimait tout son désarroi par des pleurs, Aziz posa le bébé qu'il avait dans les bars sur le lit et extirpa la seconde dans les bras de sa femme, il se rendit compte que le bébé ne res*pirait plus, elle était décé*dée, il se mit a coulé des larmes...

Aziz : quel mal*heur !

Chapitre 3

Les voisins accourraient pour s'enquérir de la situation, tous furent choqués par la scène ma*cabre qui se dessinait devant qu'eux...

Ma'a fit éruption dans la concession avec iyo tenant son bâton dans la main, tout le monde se tue, une grande aura se dégageait d'elle, iyo se chargea d'emmener le bébé dé*cédé pour l'en*terrer dans la concession familiale.

Azani (en larmes) : iyo ramène moi mon enfant s'il te plait, c'est ma chair, non !

Aziz la retenait et la calmait du mieux qu'il pouvait. Iyo compatissait à la douleur de sa sœur, mais que pouvait-il faire? Le mal était déjà fait...

Azani se jeta dans les bras de ma'a, son chagrin était trop fort.

Ma'a : calme-toi Azani c'est ton destin...Pleure ça te libèrera mon enfant.

Elle resta dans les bras de ma'a plus d'une heure. Ma'a tient son visage dans ses mains comme lorsqu'Azani commettait une bêtise petite et voulait la réprimander.

Azani : ma'a je suis désolée, j'ai échoué.

Dit-elle à chaudes larmes.Ma'a sourit, elle ne parla pas sévèrement comme à son habitude mais l'entoura de ses bras, où Azani retrouvait du réconfort depuis petite.

Ma'a : n'oublie pas que je t'aime mon enfant, je ne me fâcherai jamais longtemps de toi, tu salueras ta mère de ma part. Ma'a lui esquissa un sourire et une larme s'écoula de ses yeux, c'était la première fois qu'Azani voyait sa grand-mère verser une larme, elle qui l'idolâtrait tant et la prenait pour une déesse, au grand jamais ma'a ne s'était montrée émotive devant qu'eux.

Azani était perturbée par ses propos qu'est-ce que cela pouvait bien signifier ? Ma'a se leva et se retourna pour s'en aller.

Azani : ma'a qu'est-ce que cela signifie ?

Ma'a : c'est ta destinée mon enfant...

Elle dit ses quelques mots et partit même Aziz n'avait pas saisi leur sens, trop chagrinés sa femme et lui pour comprendre quoique ce soit.Ma'a rejoignit sa maison, iyo l'attendait...

Ma'a : tu as fait tout ce qu'il faut ?

Iyo : oui !

Le regard triste iyo regarda sa grand-mère.

Ma'a : ne t'inquiète pas, ta sœur ne souffrira pas !

Iyo : tu sais bien qu'elle ne méritait pas tout ceci, tu aurais pu faire quelque chose ! dit-il la voix débraillée.

Ma'a : tu sais bien que je n'ai pas le droit de dévier le destin de tout un chacun, la nature à ses limites, Dieu établit un certain nombre de choses que nous devons respecter, j'ai reçu ce don pour faire le bien, aider des gens, en aucun cas nous ne devons changer leur destin cela pourrait avoir des conséquences néfastes sur le long terme.

Iyo : Azani méritait bien cela, tu as laissé nos parents mourir alors que tu pouvais faire quelque chose, tu es aussi prête à laisser ta petite fille partie ?

Ma'a : le chemin est encore long mon fils tu t'y feras, au fils du temps j'ai appris à vivre avec la douleur, elle ne m'a jamais quitté, lorsque ta sœur est née, je l'ai tenu dans mes bras tout comme à ta venue et j'ai su ce qui l'attendait. Soit fort mon fils, tu auras une nièce qui viendra vers toi un jour, elle aura besoin de toi et là je sais que tu seras à la hauteur pour l'aider dans sa quête pour éradiquer le mal.

Iyo comprenait bien la profondeur des mots de sa grand-mère, il devait accepter que les choses se déroulent ainsi.

Le bébé d'Azani avait été en*terré dans le ca*veau familial, iyo avait fait tout le nécessaire pour qu'Irma n'accède pas au corps au cas où l'envie lui prenait de le faire.

Azani était mal en point depuis quelques jours, la douleur de la perte de son enfant était encore vive, mettre au monde deux bébés et se retrouver avec un seul était dé*chirant, toute mère ne souhaite pas perdre un enfant.

Aziz est allé en ville pour vendre les vivres de son champ, il a laissé sa femme chez ma'a vu son état. Iyo prend soin de sa sœur de son mieux, il est au petit soin avec qu'elle, mais l'éclat qu'il animait autrefois s'était éteint, ma'a s'occupe du bébé, elle voit en elle un grand avenir malgré les rudes combats qu'elle mènera.

Ma'a : Azani, tu comptes te ressaisir ou bien demeurer dans cet état ?

Elle regarda ma'a et ne parla pas.

Ma'a : tu sais le jour que j'ai per*du votre mère dans ce tra*gique acci*dent avec votre père j'ai cru que la vie devait s'arrêter pour moi, mon cœur de mère n'avait pas dirigé cette perte brusque, mais que devais-je faire ? M'ô*ter la vie ? Et qui allait prendre soin de mes petits fils ? qui allait encadrer iyo pour qu'il soit aussi bon sinon meilleur que moi ? Toutes ses questions qui me taraudaient l'esprit et me faisaient me remettre en question. Il était hors de question que je vous laisse livrer à vous-même dans ce monde cruel, et toi tu désires laisser cet enfant et ton mari ?

Azani saisissait l'ampleur des mots de ma'a, ils étaient très percutants, devait-elle se laisser aller ou bien lutter ?

Azani : je suis fatiguée ma'a, j'ai l'impression que la vie s'acharne sur moi. Durant de nombreuses années j'ai prié de toutes mes forces j'ai jeuné, j'ai pleu*ré, j'ai dû endurer toutes les moqueries des femmes de ce village me traitant de sté*rile, j'ai juste demandé un enfant mais hélas Dieu ne répondait pas à mon appel, j'ai été naïve de penser qu'une entité malé*fique telle qu'Irma pouvait me venir en aide naturellement, elle m'a arraché une partie de moi, je me sens vide et abattus.

Ma'a : Dieu n'est pas sourd Azani, il peut être lent dans ses actions mais soit en sûr il finit toujours par nous exaucer, tu as été naïve de croire à ses contes de fées tirés de l'antiquité, ne t'ai-je pas prévenu du chemin que tu voulais emprunter ? Mais comme à chaque fois tu as fait la sourde oreille car ton désir était plus grand, tu as pac*tisé avec qu'elle, quelle naïveté ! Sache qu'elle ne lâchera rien d'aussitôt.

Azani pleurait à chaudes larmes, ma'a lui donna son enfant, elle la prit et l'entoura de ses bras, ses larmes ruisselaient et tombaient sur les joues de la petite, celle-ci qui était endormie profondément, se réveilla et regarda sa maman, on aurait dit que le bébé comprenait la profonde peine qui animait sa maman.

Ma'a : cet enfant s'appellera Hilda qui signifie combat car elle sera une combattante.

Azani acquiesça en signe d'approbation. Elle se mit à fredonner une berceuse que sa maman avait l'habitude de lui chanter elle et son frère pour qu'ils s'endorment tout en caressant les cheveux de la petite elle fredonnait.

Mon cher enfant...

Je pars...

Je m'en vol vers d'autres cieux...

Maman sera toujours là mais je pars...

Ne m'en veut pas je pars, maman t'aimera où qu'elle soit...

Azani : je t'aime ma petite Hilda ! Maman sera toujours là près de toi pour te protéger, où que tu iras tu seras source de bénédiction, tu apporteras toujours la joie, quelques soit les tentations et les attaques du malin, tu sortiras toujours vainqueur mon enfant.

Les mots d'Azani sonnaient comme un adieu à sa fille, savait-elle que c'était son issue finale ?Aziz était rentré le lendemain.

Plusieurs jours s'étaient écoulés et la santé d'Azani allait de mal en pire, la femme qu'il avait épousé autre fois était en train de fané sous ses yeux et ça l'attris*tait énormément, ma'a lui avait dit de se préparer qu'elle pouvait partir d'un moment à un autre, ce n'était que l'œuvre d'Irma, elle comptait en finir avec Azani et sa progéniture, pour elle ça avait sonné comme un affront d'Azani de ne pas lui obéir, d'autant plus que l'aura d'Hilda était bien trop forte pour un bébé elle avait hérité de pou*voir comme cela était transmis dans la famille mais ma'a ne voyait pas en elle les pouvoirs de prêtresse mais d'une justicière qui aura une mission bien particulière à accomplir.

Aziz était très attristé à l'idée de perdre sa femme, il s'était toujours vu finir ses jours auprès d'elle, cette idée de ne plus la voir était inconcevable pour lui, car son amour pour Azani était éternel.

Une nuit d'Azani dormait dans la concession familiale lorsqu'elle fit un rêve, elle se retrouva au bord de la rivière toute en pleurs avec des habits de bébé en mains lorsqu'une personne posa sa main sur son épaule elle se retourna et vit Irma, celle-ci se mit à lui rire au nez et se moquer d'elle, elle tenait dans ses bras le bébé dé*cé*dé d'Azani, celle-ci lui dit de la suivre si elle voulait être à nouveau avec son enfant, Azani entra dans l'eau et la suivit dans les profondeurs de l'abîme, aussitôt des gardes sirè*nes se chargèrent de l'arrêter et de l'emprisonner dans la prison cé*leste, Azani comprit qu'elle ne reverra plus jamais sa famille tout était finir pour elle, Irma lui dit ces mots.

& désormais l'âme de ta fille m'appartient, elle sera mienne et sera à mon service, tout comme sa sœur elles sont dotées de pouvoir que j'utiliserai très bientôt pour semer le chaos et régner sur le monde, bientôt sa sœur sera à moi, toi également tu souffriras pour l'éter*nité...Haha ! &

Le vent souffle au loin, maa munie d'une lampe inspecte la concession, lorsqu'elle sentit un vent frais venir du salon elle s'y dirige la lampe éclairée, elle voit une silhouette de femme se dessiner.

Ma'a : qui es-tu es*prit ?

La silhouette marchait et se dirigeait à extérieur, puis se retourna, ma'a compris que ce n'était qu'autre que celle de sa petite fille qui coulait des larmes de sa*ng lui demandant de lui venir en aide.

Ma'a laissa échapper des lar*mes sa petite fille avait rendu l'â*me et était prisonnière de cet es*prit malé*fique, il fallait agir pour au moins lui accorder un doux repos, et pour cela il fallait la sortir des griffes d'Irma, ma'a de sa voix appela son petit-fils iyo, celui-ci ne tarda pas à être là, lui également avait sentir la présence de sa sœur.

Tous deux se dirigèrent dans la chambre qu'Azani occupait avec son bébé. Le bébé dormait comme un ange dans son berceau entouré de son aura toujours aussi perceptible et forte. Le corps d'Azani était étendu sur le lit et son es*prit en souffrance pleurant des lar*mes de sa*ng à coté, elle apparaissait et disparaissait par moment dû aux nombreuses souffran*ces qu'on lui infligeait dans les abî*mes...

Les yeux d'iyo s'emplirent de larmes, son unique sœur s'en était allée, sa douleur était bien forte, mais il devait se ressaisir pour délivrer son â*me des tour*ments, ma'a posa sa main sur l'épaule de celui-ci en signe de compassion.

Ma'a : mon fils dépêchons nous, si le jour se lève l'â*me de ta sœur sera à jamais empri*sonné dans les abî*mes nous devons agir.

Iyo : d'accord ma'a, Iyo dressa un lit de feuilles sur la cour, il entoura de poudre blanche, il porta le corps sa*ns vie d'Azani et le plaça sur ce lit, il disposa des bougies autour du corps qu'il alluma, elles brillaient de mille feux. Ma'a et iyo se mirent à faire des in*can*tations, elle mâcha de nombreux écor*ces qu'elle cra*cha sur le corps, elle l'oint d'huile, et se plaça au-dessus du corps et dit quelques mots tout en fermant les yeux en une langue que seuls les initiés pouvaient comprendre, le corps d'Azani se mit à bouger et faire des mouvements comme s'il était en tran*se ses yeux s'ouvrirent et devint tout rouges, sa bouche s'ouvrit et elle se mit à parler, mais ce n'était guère sa voix mais celle d'Irma...

Irma : haha ! Qu'espères-tu prêtresse ? Tu ne peux rien, elle m'appartient bientôt je prendrai l'â*me de l'autre bébé haha !

Ma'a : nous verrons bien !

Ma'a versa un liquide sur les yeux et la bouche du corps on aurait dit qu'il brulait...

Ma'a : va-t'en ! je t'ordonne de libérer l'â*me de ma petite fille, es*prit malé*fique. Ma'a n'arrêtait pas ses in*can*tations, on aurait dit que l'es*prit qui possédait le corps était étouffé.

Iyo prit la main de sa grand-mère, une force puissante s'émanait d'eux, les chaînes qui retenaient Azani dans les profondeurs des abî*mes se libérèrent, ses plaies disparurent, elle appa*rut plus apaiser, elle était libérée des griffes d'Irma celle-ci qui étouffait dans le corps d'Azani disparue aussitôt et le corps redevint calme. Iyo et sa grand-mère était fatigués par le com*bat qu'ils venaient de mener.

Ma'a : va maintenant ma petite fille, tu peux aller te reposer, ne t'inquiète surtout pas, Hilda sera entre de bonnes mains, rien ne lui arrivera.

La visage d'Azani était plus apaisé, elle leva sa main pour un dernier au revoir à son frère et ma'a. Elle visita son mari dans les rêves pour lui dit au revoir également.

Aziz était troublé par les rêves qu'il avait fait la nuit, le matin de bonheur il alla chez ma'a, iyo et elle l'attendaient à la cour, le corps de sa femme toujours posé sur le sol sur ses feuilles, il ne comprenait pas ce qui passait...

Aziz : que fait ma femme coucher sur ces feuilles ?

Ma'a : Azani a rejoint d'autres cieux Aziz soit fort !

Aziz (en armes) : ma'a que dis-tu? Jamais elle ne m'a cette promesse si cruelle, qui veillera sur notre bébé comme elle savait si bien le faire, pourquoi tout ceci m'arrive-il ? Je suis un pois*seux !

Iyo : ne dit pas cela personne ne choisit de mou*rir, tu dois l'accepter pour que son â*me soit en paix, elle t'a laissé une fille tu devras en prendre soin...

Aziz était très abattu par le décès de sa femme en l'espace de moins d'un mois, il avait per*du l'une de ses filles et sa femme, la vie pouvait être cruelle...

Tous les villageois avaient été prévenu du dé*cès d'Azani, Tous étaient déboussolés et trouvaient cela étrange, qu'est ce qui avait bien pu se passer ? Se demandaient-ils. Une chose était sure sa grossesse n'avait apporté que mal*heur à sa famille c'était bien triste.

Ma'a et iyo s'étaient chargés de faire toutes les coutumes et surtout de rompre le lien de dé*cès tragique sur la descendance d'Azani, elle avait été en*terré dans le ca*veau familial comme il était de cou*tume pour tous les descendants de ma'a la prê*tresse même ses descendantes filles, qu'elles soient dotées ou non !

Aziz tenait sa fille dans les bras et se demandait bien quel avenir elle aura si elle ne suivait pas aussi sa mère, allait-il s'en sortir avec un enfant sous les bras ?

Quelques jours après les obsè*ques, ma'a, iyo et Sophie eurent une conversion avec Aziz...

Ma'a : mon fils, ta femme nous a quittés il y'a quelques jours, laissant en nous beaucoup de tristesse...dit-elle à Aziz.

Aziz : oui ma'a, elle me manque énormément !

Ma'a : je sais à nous aussi, mais pour ta propre sécurité et celle de ton enfant tu ne resteras plus dans ce village, c'est mieux que tu ailles en ville très loin, en restant ici Hilda est exposé au danger .

Aziz : mais ma'a, je ne sais pas grand-chose de la ville, j'y vais juste pour vendre mes vivres, je n'ai pas réellement de famille là-bas, sauf un oncle qui nous a quittés il y'a quelques années, toute ma vie est ici dans ce village comment vais-je survivre avec un bébé en ville ?

Ma'a : ne t'inquiète pas tu y arriveras, il en va de la vie de ta fille et de la tienne, d'autant plus qu'Hilda mènera de grands combats...Tu connais l'amie de la mère Azani mama Sophie ?

Aziz : oui ma'a !

Ma'a : elle vit en ville depuis des années, son mari est dé*cé*dé il y'a quelques années. Elle a eu trois enfants qui ont des enfants déjà, ils vivent en Europe. Sophie vit seule depuis le dé*cès de son mari dans une grande maison, donc elle se sent parfois seule c'est pour cela qu'elle vient parfois se ressourcer ici au village. Je lui ai fait part de ta situation et elle compte t'héberger chez elle avec la petite en contrepartie tu l'aideras à entretenir sa maison, elle te rémunéra. Ta fille et toi ne manqueriez de rien n'est-ce pas Sophie ? Demanda-elle à la concernée.

Mama Sophie : bien sûr ma'a, toi-même tu connais l'affection que j'ai pour votre famille la mort d'Azani me chagrine énormément, j'ai vu sa mère qui était mon amie, une sœur s'en aller, connaissant le danger que ce bébé encoure dans ce village, je ne peux accepter qu'elle reste ici, c'est avec beaucoup de joie que je l'accueillerai avec son père, la maison sera plus vivante avec un enfant...Tu n'auras pas à faire grand-chose mon fils juste t'occuper du jardin, et faire quelques bricoles parfois si tu acceptes ma proposition, ne t'inquiète surtout pas tu seras rémunéré...

Aziz réfléchit et donna sa réponse.

Aziz : je suis d'accord ma'a, tu es la voix de la raison et j'accepte la proposition de mama Sophie, merci infiniment pour l'aide que vous me tendez ma fille et moi.

Iyo : sage décision, je viendrai vous rendre visite par moment.

Aziz : d'accord!

Mama Sophie : je t'en prie mon fils!

Ma'a : voilà qui est fait !

Aziz avait accepté la proposition qui lui avait été faite, il voyagera demain pour la grande ville avec mama Sophie et sa fille, le début d'une nouvelle vie.

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