Coucou ! Moi, c'est Stella. J'ai 19 ans, je suis d'origine angolaise et congolaise, et je mesure 1m67.
On me dit souvent que j'ai l'air d'avoir 16 ans à cause de ma taille, mais franchement, ça me va très bien: je ne suis ni trop grande ni trop petite, juste comme il faut.
J'habite à Nice, dans une grande villa avec mes deux parents. D'ailleurs, petit détail qui surprend toujours: je suis la fille d'un chef de mafia.
Après, vous pouvez m'imaginer comme vous voulez !
Physiquement:
J'ai une apparence féminine. J'ai hérité du teint de ma mère, mon père étant plus clair qu'elle. Mes cheveux, longs, très crépus et d'un brun profond, encadrent des yeux marron foncé. Ma bouche est pulpeuse et légèrement rosée.
Mon caractère:
De nature, je suis plutôt calme mais quand je m'énerve c'est autre chose, je peux être très gentille comme très méchante. Je me laisse jamais faire face aux gens parce que quand les gens me voient, à première vue, ils sont persuadés que je suis une personne sans caractère et donc ils en profitent pour me prendre pour cible et m'embêter mais je les remets directement à leur place, j'aime avoir le dernier mots.
Ma famille:
Comme je vous l'ai dit, je vis avec mes parents c'est pas comme si j'avais le droit de partir et avoir mon petit appartement, je suis fille unique et je suis sûre que mes parents s'ennuieraient sans moi.
Ma mère: Elle s'appelle Sara, elle a 39 ans, elle fait 1m76, elle est angolaise, elle a les cheveux bruns comme moi mais bouclés, elle a un très fort caractère (comparée à moi mdrr), elle travaille dans la médecine, elle est sage-femme, elle a tellement fait de choses pour moi que je sais même pas comment la remercier.
Mon père: Il s'appelle Christian, il a 39 ans, il fait 1m88, lui il est angolais et congolais, mon père, il fait grave jeune alors qu'il va avoir la quarantaine, il fait plus la vingtaine et lui aussi a beaucoup de caractère, ses cheveux sont curly.
Lui aussi à tellement fait de choses pour moi depuis petite.
Mon père lui est chef de mafia depuis qu'il a 18 ans grâce à tout cet argent, mon père est devenu un homme très riche d'où la grande villa où j'habite, il a su nous combler ma mère et moi avec tout cet argent et mon père fait preuve de protection avec ma mère et moi.
Mes amis:
Il faut savoir que je ne suis pas insociable mais en faite, j'ai jamais eu besoin d'avoir des amis et mon père a jamais accepté que j'en ai donc je n'ai pas d'ami mais sans vous mentir je préfère être seule ça me dérange pas tant que ça. Et comme dit mon père vaut mieux être seul que mal accompagné.
Mes études:
Niveau étude, je suis dans une école d'infirmière, où j'ai déjà validée ma première année et pour la deuxième année ça va commencer à se corser et devenir plus dure, même si la dernière année sera encore plus dure mais après il faut juste bien travailler, s'accrocher, y croire, ne pas baisser les bras et toujours rester positif.
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J'espère que ma chronique vous plaira, je vous souhaite juste une bonne lecture, à mes lectrices et lecteurs
Cette histoire est complètement fictive
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🎶J'réalise mes rêves et mes cauchemars🎶
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🗓️ Mercredi 4 juillet 2018 - Villepinte, Paris
On est en début de mois de juillet donc c'est les vacances, je profite au max des vacances pour me reposer, dormir, bronzer... la belle vie quoi.
Mais oui, c'est les vacances mais à la rentrée, j'ai un examen qui m'attend car oui je fais des études, en médecine, je préfère rester chez moi et réviser au lieu de sortir de toute façon c'est pas comme si j'avais le choix, mon père me l'interdit
17h13 - Fin d'après midi
On est vendredi, je suis à la maison avec la « servante » Kayla, mais j'aime pas trop l'appeler comme ça, ça fait longtemps qu'elle s'occupe de moi et moi j'la considère comme ma grande soeur.
Elle venait de sortir de la cuisine pour venir me parler, sûrement pour me demander ce que je veux manger.
Kayla: Veux-tu manger quelque chose Stella ?
Moi: Euh oui, je voudrai manger des pâtes à la carbonara s'il te plaît avec beaucoup de fromages.
Kayla: Tu veux que ça ? Rien d'autres ? Un dessert avec peut être ?
Moi: Je veux bien un fondant au chocolat avec, si ça te dérange pas Kayla (à voix basse) parce qu'ils sont trop bon tes fondants au chocolat
Kayla: Non pas de soucis ma chérie, t'inquiète pas et merci pour le compliment, j'apprécie énormément
Moi: T'inquiète
Elle est retournée en cuisine, pendant que je jouais à Subway Surfer sur mon téléphone.
Petit description de Kayla:
Kayla, c'est une noire, elle a 35 ans, elle doit mesurer la même taille que ma mère, Kayla c'est le genre de femme qui est très gentille mais quand tu l'énerve elle peut devenir méchante et blessante, c'est une congolaise malienne.
Parfois, on parle lingala ensemble et elle m'apprend beaucoup de nouveaux mots, c'est même elle qui m'a apprit quelques gros mots.
Fin de description de Kayla:
Il faut savoir que Kayla est là, depuis que je suis toute petite. Elle s'occupe de moi vu que mes parents travaillent beaucoup malheureusement.
Elle fait à peu près tout mais on l'a considère pas comme une servante, on la traite comme un membre de notre famille.
Papa a même hésité apprendre plusieurs autres personnes pour soulager le travail à Kayla. Mais elle a directement refusée car elle dit que pour l'instant elle a encore la force de faire beaucoup de travail.
Plusieurs minutes après qu'elle soit entrée dans la cuisine, je l'ai vu arriver avec mon assiette, qu'elle m'a passée après être arrivée juste à côté de moi.
J'ai commencée à manger sans plus attendre, on peut dire que j'étais vraiment affamée.
Moi: Hmmm c'est trop bon Kayla, merci beaucoup
Kayla: Y'a pas de quoi ma belle
Mes parents sont actuellement au travail : mon père règle quelques affaires avec ses hommes, tandis que ma mère est à l'hôpital, en train de donner la vie à de petits nourrissons.
Je suppose qu'ils vont rentrés assez tard.
Quand j'ai fini de savourer ce bon plat, je me suis levée pour aller laver l'assiette et les couverts.
Je ne veux pas laisser Kayla tout faire, ça fait du bien de l'aider aussi.
Après avoir fini la vaisselle, je me suis posée au salon pour regarder la télé.
23h03 - Dans la soirée
J'ai décidée d'aller me coucher car j'étais sacrément fatigué par cette journée alors que je n'ai quasiment rien foutu.
Mais le faite de rien faire, ça fatigue aussi hein.
Moi: Bonne nuit Kayla
Kayla: Bonne nuit ma chérie
J'ai montée les escaliers pour accéder à ma chambre, arrivée dans celle ci, j'me suis posée sur mon lit mais j'suis resté un peu sur mon phone pour jouer un peu à mon jeu.
Puis j'ai entendu quelques bruits en bas, ça devait être mes parents qui doivent être rentrés.
Mon père, il a une habitude, c'est dès qu'il termine ses affaires avec ses hommes là, il attend ma mère devant l'hôpital pour rentrer ensemble c'est pareil pour aller au travailler, il l'a dépose.
J'me suis allongé sur mon lit en posant mon phone sur la table de nuit à côté de mon lit pour m'endormir.
9h26 - Le lendemain matin
J'me suis réveillée de bonne humeur, j'suis allé dans la salle de bain pour me brosser les dents, prendre ma douche.
Après mettre douché, j'ai mis mon peignoir pour aller dans mon dressing (ma chambre a accès directement à la salle de bain).
Donc j'ai pris mes habits et j'suis allée m'habiller dans la salle de bain.
J'me suis habillé en décontracté parce qu'on reste à la maison même si je vous mens pas que j'ai une forte envie de sortir.
J'suis descendue pour aller au salon.
Moi: Bonjour maman, bonjour papa
Maman: Ça va ma chérie ?
Moi: Ça va et toi maman ?
Maman: Moi ça va
Papa: Ça dit quoi Stella ?
Moi: Rien du tout hein
Papa: Tranquille alors
J'me suis posée sur le canapé pour au final manipuler mon téléphone.
Moi: Papa, je peux sortir dehors s'il te plaît ?
Papa: Non ! J't'ai déjà dit c'est mort, et c'est pas aujourd'hui qu'ça va changer. Toi-même tu sais c'qui peut t'arriver, Stella. Arrête d'faire genre t'es pas au courant
Moi: (soûlée) Ok d'accord
À cause de son métier, fin je sais même pas si on peut appeler ça un métier, fin bref, je ne peux même pas sortir car je me mets en danger en sortant.
Pour vous dire à quel point c'est dangereux mais quand je sors je suis obligé de sortir avec un de ses hommes comme garde du corps, c'est trop.
En plus, je n'aime pas sortir avec quelques un de ses hommes, il me surveille trop.
C'est à cause de tout ça que je n'ai pas de vie sociale, je suis constamment enfermée.
Quand j'étais petite, les autres enfants ne voulaient pas jouer avec moi parce qu'ils avaient peur des gardes du corps qui venaient me chercher après l'école.
Et mon père me dit que les potes ça sert à rien, apparemment il parle par expérience personnelle alors qu'il a pleins de pote mais ses principaux potes sont Samy et Ibrahima.
Mais bon bref c'est pour mon bien hein.
Maman: Moi, j'vous laisse, j'vais travailler
Elle s'est levée pour aller se préparer et aller à son travail.
J'suis remontée dans ma chambre énervée à cause de mon père, vous savez pas comme c'est soûlant de toujours être enfermée.
Ici, il n'y a rien à faire, pourquoi il veut pas que je sortes ? Il peut faire comme d'habitude, je sors avec un de ses hommes.
J'aurai tellement aimer avoir une vie normal parce que je n'ai jamais demander à avoir cette vie là.
En plus de cela, être chef de mafia, ça peut être un avantage comme un inconvénient.
Les avantages, d'être chef de mafia, sont que tu gagne bien ta vie, tu as de l'argent facile mais surtout de l'argent "sale", tu peux t'acheter tout ce que tu veux sans regarder les prix et t'as même de l'argent illimité.
Les inconvénients, en plus, être chef de mafia signifie que tu ne peux plus sortir comme tu veux, car ta vie peut être en danger à tout moment, ma mère et moi sommes en danger dès que nous sortons.
Ah et aussi mon père ne veut pas que j'aille des amis par peur que je dévoile qu'il est chef de mafia, déjà qu'il est recherché par la police.
La police n'a encore jamais fait de perquisition ici car la villa elle est au nom de ma mère vu que mes parents se sont mariés en Angola.
Ici, je ne crois pas qu'ils se sont mariés et ils n'ont pas déclarés qu'ils l'étaient.
Bref, vu qu'il y avait rien à faire, je pense que je vais sauter par la fenêtre de ma chambre vu que je révise tout les jours.
Une petite sortie ne ferait pas de mal, vu que je ne sors jamais.
J'ai rajoutée la veste de mon jogging, comme ça je suis habillée tout en noir et je passe incognito.
J'ai pris mon phone, mes clés et j'suis descendue par la fenêtre.
Vous inquiétez pas c'est pas haut sinon je l'aurais pas fais mais c'est surtout que de ce côté ci qu'il n'y a pas d'hommes donc c'est bon pour moi.
Arrivée en bas, j'suis sortie par derrière pour ne pas qu'ils me voient et j'suis allée au Centre Commercial qui n'est pas très loin de chez moi, c'est à 15 - 20 min d'ici.
Dans la peau de Christian
J'suis monté pour aller dans la chambre de Stella histoire de savoir où elle veut aller pour que je l'accompagne, vu que pour l'instant je n'ai rien à faire.
J'ai toqué à sa porte.
Moi: Stella ?
Un vide...
Moi: Stella ??
Aucune réponse.
J'suis donc rentré sans attendre plus longtemps avant de constater qu'elle n'était pas là, j'ai regardé dans sa salle de bain mais elle n'y était pas non plus, j'ai regardé par sa fenêtre dans le jardin, s'il elle n'y était pas et aucune trace d'elle.
En étant en train de regarder par la fenêtre, je l'ai vu au loin en train de se diriger vers le Centre Commercial.
C'est à ce moment précis que je venais de réaliser que Stella s'était sauvée en sautant par la fenêtre.
Moi: P*tain elle a osée faire ça, elle est en train de se mettre en danger là, j'ai déjà assez de soucis comme ça, elle m'en rajoute encore.
Vous allez vous dire que je suis trop sur son dos mais si je fais ça, c'est pour son bien, je veux pas qu'il lui arrive un truc par ma faute, en plus avec tout les mafieux ennemis que j'ai, on est jamais trop prudent !
Moi: Youness, Mamadou !!
Eux: Oui monsieur
Moi: Allez chercher ma fille, elle est partie au Centre Commercial, parce que si c'est moi qui vais la chercher, j'vais la baffer devant tout le monde, elle va pas comprendre
Eux: Oui monsieur
Ils ont prit une gova pour aller à sa recherche.
En vrai de vrai, j'ai jamais frappé Stella, depuis le jour où j'ai frappé Sara, j'me suis juré que j'allais plus levé la main sur une femme et encore moins Sara et Stella qui sont des prunelles à mes yeux.
Commencez même pas à dire que je suis un canard ou quoi sinon j'vais m'énerver bêtement, alors que je sais que je le suis.
Dans la peau de Stella
Je marchais tranquillement pour aller au Centre Commercial, j'étais presque arrivée devant mais j'ai sentie une présence derrière moi.
J'ai commencé à marcher vite pour échapper à la personne qu'il y avait derrière moi parce que mon père est chef de mafia, je dois me méfier de tout, même si c'est une vieille dame qui est derrière moi.
J'ai décidée de me retourner quand j'ai fais face à deux hommes.
Je suis trop bête, c'est une erreur à ne pas faire ça.
J'étais terrifiée quand ils m'ont attrapés, j'me suis imaginée tous pleins de films dans ma tête, j'me suis débattue comme je pouvais.
Les passants voyaient bien qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas mais ils nous regardaient comme si c'était tout à fait normal ce qu'il se passait.
Moi, j'suis désolée mais je vois quelqu'un dans la même situation que moi, j'essaye de l'aider fin, c'est logique.
Ils m'ont capturés pour me mettre dans leur voiture à l'arrière et au moment où ils sont montés à leur tour dans leur voiture, j'ai ouvert la portière de la voiture et j'me suis enfuis en courant mais un des deux m'a vite rattrapé par le bras.
Je l'ai entendu rire.
??: Mademoiselle c'est moi, Youness, l'homme que votre père a engagé, il y a maintenant plus de 3 ans
Moi: Ah ! Youness c'est toi, je t'avais pas reconnu désolé
Youness: Ne vous inquiètez pas mademoiselle, ce n'est pas grave
L'autre homme, c'était Mamadou
Merde, mon père a dû savoir que j'suis sortie, j'ai même pas eu le temps d'entrer dans le Centre Commercial qu'ils m'avaient déjà attrapés.
Si je serai rentrée à l'intérieur, j'aurai pu les esquivé en m'éclipsant dans les magasins.
On est tous monté dans la voiture puis Youness a démarré.
Mamadou: Vous êtes dans la mouise là, mademoiselle
Moi: Vous pouvez me tutoyer et m'appeler par mon prénom
Mamadou: Stella t'es clairement dans la merde
Moi: Il était vraiment énervé ?
Youness: Ouais, il était grave vénère
Il s'est garé devant la porte d'entrée et ils m'ont laissés descendre avant de partir mettre la voiture dans le garage.
J'suis rentrée à l'intérieur de la villa et face à moi, se tenait mon père dos à moi, devant la fenêtre les bras croisés et très énervé.
Papa: (énervé) Je peux savoir pourquoi t'es sorti ?!
Moi: Mais papa c'est pas c...
Papa: (en me coupant) (énervé) Ferme la, j'veux même pas savoir, quitte là, avant que j'te baffe zoba (idiote)
Moi: (voix tremblante) Euh...ok
Heureusement pour moi, mon père n'a jamais levé la main sur moi, y'a que mère qui me frappe.
Ma mère, elle a aucune peine quand elle me frappe.
J'ai décalé dans ma chambre pour aller me jeter sur mon lit et m'endormir.
18h01
J'me suis réveillé un peu fatiguée, j'suis descendue en voyant que ma mère et mon père n'étaient pas là.
Heureusement qu'il n'est pas là d'ailleurs, il m'aurait vu, il se serait énervé tout seul.
Il n'y a que Kayla qui faisait le ménage donc j'l'ai laissé pour remonter dans ma chambre.
19h07
J'suis descendue car Kayla avait fini de faire le ménage et elle m'avait appelée pour que je descende.
Kayla: Tu veux manger quoi aujourd'hui ?
Moi: Euh...j'ai envie de manger un tacos mais ne t'embête pas, j'vais demander à un homme de papa s'il peut aller m'en acheter un
Kayla: D'accord si tu as besoin de quelque chose appelle moi je suis dans la cuisine
Moi: D'accord
Elle est partie dans la cuisine, faire ce qu'elle avait à faire
Moi: Mamadou !
Mamadou: Oui mademoiselle
Moi: Tu peux me tutoyer je t'ai déjà dis
Mamadou: 'Scuse j'ai l'habitude, tu voulais quoi ?
Moi: Pourrais-tu aller m'acheter un tacos s'il te plaît ?
Mamadou: Oui bien sûr, tu veux quoi dedans ?
Moi: Déjà taille M, tu mets tenders, viande haché, sauce biggy, supplément fromage de chèvre avec un Ice Tea et une tarte au Daim
Mamadou: D'accord
J'lui ai donné de l'argent et il est parti m'acheter le tacos.
Pendant ce temps, je suis partie me poser devant la télé afin de la regarder.
45 minutes plus tard Mamadou est revenu avec mon tacos.
Moi: Merci Mamadou
Mamadou: T'inquiète c'est rien
Mamadou est l'homme avec qui, je m'entends le mieux dans cette villa après c'est Youness, Nelson, Yassine et Mohamed.
J'ai commencé à dévorer mon tacos.
Moi: Hmmm c'est trop doux
Dès que j'ai fini mon tacos, j'me suis levée pour que je me rendre à la cuisine afin de jeter les emballages et retourner dans le salon pour m'asseoir sur le canapé et regarder la télé.
23h49
J'suis monté les escaliers pour entrer dans ma chambre et aller dormir mais j'me suis d'abord mise devant la fenêtre et j'ai regardé dehors l'air pensive.
J'me suis mise à penser à ma vie, est ce que mon père allait continuer à me mettre des barrières comme il le fait ? Est ce qu'un jour, il arrêtera tout ça ? Pourrai-je enfin sortir sans danger ? Mon père sera dit-il toujours sur mon dos ? Aurai-je une vie normale en pouvant sortir comme je le désire et en ayant une vie normale comme tout le monde ?
J'ai arrêtée de penser quand mon regard s'est posé sur la silhouette d'un homme qui regardait dans ma direction.
Je vous avoue que celui ci me faisait un peu peur.
Mais on dirait pas que c'était un homme de mon père car celui ci portait un capuche or les hommes de mon père ont des costumes, qui sait c'est peut être un chef de mafia ennemi de mon père...
J'me faisais trop de film dans ma tête, cela devait être mon imagination qui me jouait des tours ou c'est peut être la fatigue qui avait pris le dessus car je m'inventais tout et n'importe quoi.
J'ai préférée mettre mon pyjama car je commençais à avoir du sable dans le yeux.
J'me suis jetée sur mon lit pour tomber dans les bras de Morphée.
10h23
J'me suis réveillée d'assez bonne humeur en pensant à cette silhouette que j'ai vu hier soir.
Bref, j'ai fais ma routine en me douchant, me brossant les dents et en me maquillant légèrement n'allez pas croire que j'en fais trop, je fais ça au plus naturel.
J'me suis habillée comme ça
Après mettre habillée, j'suis descendue avec mon phone en main en espérant que mes parents soit là.
J'ai pris mon p'tit déjeuner en regardant une vidéo de Bilal Hassani (Boooonsooooirrr Pariiiiiiiis Yeeeeeaaahh).
J'ai débarrassée en me levant pour aller mettre mon bol dans le lave vaisselle et en arrangeant le paquet de céréales dans le placard.
J'suis allée dans le salon où j'me suis assise avec mes parents qui regardaient BFMTV, donc j'ai fais de même.
Maman: Na kéyi (j'y vais) à tout à l'heure
Elle s'est levée pour sortir de la maison et aller au taff comme tout les jours.
Le phone de mon père s'est mit à sonner en voyant que c'était un appel masqué, son visage s'est crispé.
📲Papa: (sec) Allô ?
📲??: ....
📲Papa: (sec) C'est qui..?
📲??: ....
📲Papa: (sec) Non ! T'es qui ?!
Dans la peau de Christian
Mon tel s'est mit à sonner, c'était un numéro masqué qui m'avait appelé.
J'ai directement répondu, le visage serré.
📲Moi: (sec) Allô ?
📲??: Allô Christian
📲Moi: (sec) C'est qui..?
📲??: Ça faisait longtemps, tu te souviens plus de moi ?
📲Moi: (sec) Non ! T'es qui ?!
J'ai vu Stella me regarder donc j'me suis levé pour aller vers la porte fenêtre.
📲??: J'ai vu une fille sortir de chez toi hier, c'était ta fille ?
📲Moi: (sec) Et alors tu veux quoi ?
📲??: (rire narquois) C'est parfait
📲Moi: (sec) N'ose même pas la toucher sinon j'vais t'buter
📲??: Hmm t'inquiète pas, j'vais rien lui faire (rire diabolique)
La personne m'a raccroché au nez.
J'avais très peur pour Stella si elle sort, elle se fait kidnapper à coup sûr.
En plus de ça, je ne sais même pas lequel c'était des mafieux ennemis qui m'a appelé.
Moi: Yassine ! Mohamed ! Nelson !
Eux: Oui monsieur
Moi: On va régler quelques affaires dans l'autre villa
Eux: Bien monsieur
Moi: Mamadou !
Mamadou: Oui chef
Moi: Mamadou, tu vas garder Stella et tu vas veiller à ce qu'elle ne sorte pas d'ici, parce que sinon elle va se mettre en danger
Mamadou: Ok monsieur
J'suis parti régler ce que j'avais à faire...
Dans la peau de Stella
14h02
J'ai vu mon père partir très énervé de la maison.
Je me demande bien ce qu'il se passe, déjà qu'il a reçu un appel assez suspect.
Bon du coup, moi, j'vais pas rester ici à rien faire donc j'vais faire la même chose qu'hier mais cette fois j'vais partir avec Mamadou.
Moi: Mamadou ?
Mamadou: Oui mademoiselle ?
Moi: Mamadou j'tai déjà dis que tu peux m'appeler Stella, j'te le répète tout le temps
Mamadou: Ok qu'est ce que tu veux Stella ?
Moi: Est ce que tu peux m'accompagner au Centre Commercial ?
Mamadou: Ton père m'a dit que tu dois rester ici, tu vas pas faire la même bêtise qu'hier, en plus s'il nous voit en ville, il va me viré
Moi: Mais vite fait, c'est juste à côté, on fait que 10 minutes pas plus
Mamadou: Hmm non désolé Stella
J'utilise mon arme ultime qui marche à tout les coups: les yeux doux
Moi: (yeux doux) 👀
Mamadou: Non Stella me fait pas les yeux doux, ça marche pas avec moi
Moi: (yeux doux) 👀
Mamadou: Ok mais que 10 minutes et pas plus c'est compris ?
Moi: Oui d'accord, merci Mamadou, t'es le meilleur
Mamadou: Je sais, je sais t'inquiète, on y va vite avant que ton père ne revienne, il pourrait arriver à n'importe quel moment
Moi: Ok, let's go
On est parti avec Mamadou
On y est allé en voiture car à pied on aurait prit 15 minutes.
Quelques minutes après être arrivé, on est allé dans plusieurs magasins.
On faisait tellement vite c'était chaud, on se croirait dans Les Reines Du Shopping.
Genre il nous restait plus que 3 minutes avant que le shopping soit fini et que l'on retourne au show room mdrrr.
💭Allez ma chériiie encoore 3 minutes
Bien sûr, on avait fait plus de 10 minutes, faut pas croire, on était pas les seuls dans les magasins.
Après on est arrivé à la maison, je stressais parce que j'avais grave peur de tomber sur mon père.
Mamadou stressait par peur de voir mon père déjà à la villa.
On est rentré, heureusement il était pas là donc j'suis monté vite dans ma chambre, j'ai rangée les affaires que j'ai achetée dans mon dressing.
19h18
J'suis redescendue en voyant mon père arriver en même temps.
Papa: T'as fait quoi pendant mon absence toi ?
Moi: Euh...j'ai dormie un peu, j'ai jouée à la play et j'ai regardée la télé après j'l'ai éteint et j'suis montée dans ma chambre
Papa: Ok t'as pas besoin d'me raconter tout les détails aussi bref, j'te laisse, j'vais dormir, j'suis K.O
Moi: Ok bonne nuit papa
Papa: Bonne nuit ma fille, te couche pas trop tard hein
Moi: Non non t'inquiète
Il est monté pour aller se coucher.
Moi, j'suis restée là, Kayla, elle m'a fait des frites avec hamburger fait maison.
Et c'est trop bon quand elle les fait, je kiffe trop.
Dès que j'ai eu fini, elle a débarrassée pendant que moi, j'suis restée un peu au salon.
22h02
Maman est rentrée complètement K.O.
J'suis montée en même temps qu'elle pour dormir, j'étais trop fatiguée.
11h04
Aujourd'hui c'est dimanche.
J'me suis faite réveillée par ma mère qui ne travaille pas aujourd'hui.
Maman: Réveille toi, il est 11h passé, c'est comme ça, quand on est pas là ? Tu dors jusqu'à je ne sais pas quelle heure ?!!
Moi: Hmm laisse moi, j'veux dormir
Maman: Comment ça, laisse moi ?!
Après avoir dit ça, 2 baffes ont atterries sur ma joue.
J'me suis redressée rapidement.
Moi: (en criant) AIIIIIE ÇA FAIT MAL
J'ai reçue 3 baffes de plus.
Je cherchais à mourir en criant sur ma mère.
Maman: Imbécile niama tchiiiip
Trop violente ma mère avec son tchip.
J'me suis levée et j'ai fais ma routine (douche, maquillage, habits...).
J'me suis habillée comme ça
J'suis descendue pour prendre mon p'tit déjeuner que j'ai ensuite débarrassée quand j'ai eu fini puis j'suis parti regarder la télé avec mes parents.
Ma mère ne travaillait pas aujourd'hui vu que c'est dimanche et c'est donc une autre personne qui la remplace.
En allant au salon, j'ai vu des valises à l'entrée
Moi: Vous partez en voyage ?
Papa: Oui, on part en déplacement avec ta mère pour une affaire, on revient le 31 du mois
Moi: D'accord mais du coup, j'vais rester seule ?
Papa: Non, il y aura Kayla et mes hommes
Moi: Ok papa
Papa: Essaye pas de sortir seule toute façon dehors il y a tout mes hommes et si t'as besoin de quelque chose demande à Kayla et tu nous appelle tout les soirs
Moi: Si tu serai pas toujours en train de travailler et que tu passais plus de temps avec moi...
Papa: Parle moi autrement j'suis pas ton pote tchiiipp
Il m'énerve, il est toujours en déplacement avec ma mère ou en train de régler des affaires et il passe jamais de temps avec moi.
Même Kayla, je pense qu'elle a passée plus de temps avec moi que lui.
Papa: Mamadou !
Il est descendu en faisant son apparition dans les escaliers.
Papa: Tu as beaucoup travaillé cette semaine, tu peux prendre tes vacances, je t'appellerai quand je serai rentrer de mon voyage si jamais, j'ai besoin de toi et tu vas être remplacé par Nelson pour ton poste
Mamadou: Ok merci monsieur
Il est parti, je crois pour réunir toutes ses affaires.
De longues minutes après, il est revenu avec un gros sac de sport où il y avait rangé quelques affaires.
Mamadou: Au revoir monsieur et faites un bon voyage vous et votre femme
Papa: Merci Mamadou
Moi: (en chuchotant) Tu vas me manquer tout ce temps Mamadou
Mamadou: (en chuchotant) T'inquiète p'tit tête, je reviens vite
Il m'a fait un clin d'oeil, il est parti pour rentrer chez lui.
Il m'avait dit qu'il avait une petite soeur et que j'lui faisais penser à elle quand il était loin d'elle.
Il m'a dit, qu'il kiffait grave sa soeur, c'est sa p'tite princesse.
J'aurai aimé avoir un frère ou une sœur comme Mamadou, il est tellement protecteur.
Mais bon, c'est pas comme si mon père ne l'était pas déjà avec moi.
Bref, moi, j'ai fais un câlin à mon père et ma mère et ils sont partis à leur tour.
J'ai dis à Kayla qu'elle pouvait prendre sa journée et j'ai continué à regarder la télé.
Kayla, elle a son appartement mais mon père préfère qu'elle dorme ici donc elle a sa propre chambre.
Kayla: T'es sûr ma chérie ? Tu vas réussir à te débrouiller ?
Moi: Oui t'inquiète
Kayla: Bon je reviens demain vers 8h d'accord
Moi: Oui
Kayla: Allez bonne journée ma chérie
J'me suis levée en allant lui faire un câlin.
J'l'aime trop Kayla, c'est comme ma grande soeur.
Moi: Bonne journée ma grande soeur
Elle s'est détaché de moi, elle m'a regardé et elle m'a fait un bisou sur le front avant de me dire.
Kayla: (en souriant) À demain ma p'tite soeur
J'lui ai rendu son sourire avant qu'elle parte.
🎶Ma chérie tu est jolie avec un corps impoli les hommes sont sans pitié interdit d'les approcher🎶
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21h04
J'me suis faite à manger toute seule, après avoir manger, je suis directement parti dans ma chambre mais j'ai d'abord regardée par la fenêtre, l'air pensive.
J'étais seule chez moi, c'est devenue une habitude, être avec mes parents qui travaillent beaucoup puis être seule car ils partent en déplacement.
Une larme a coulée le long de ma joue pour s'écraser sur le rebord de ma fenêtre.
Tout ça m'attriste énormément, je n'aime vraiment pas vivre comme ça, ce n'est pas une vie.
J'ai encore eu l'impression qu'on m'observait, j'me suis dis que c'était peut être les hommes de mon père qui me surveillaient mais normalement, mon père ne veut pas les mettre du côté de ma chambre.
Je trouve ça un peu bizarre quand même mais peut être qu'il a fait ça parce qu'il a peur que je m'échappe une seconde fois.
On pourrait dire une troisième fois même s'il sait pas que j'me suis échappé avec Mamadou.
Même si la seconde fois on s'était pas échappé mais on est juste sorti.
Bref, j'suis partie me coucher en tombant dans les bras de Morphée...
9h35
Je me suis réveillée de bonne humeur, je suis partie faire ma routine matinale (brossage de dents, douche,...).
Je suis descendue pour aller dans la cuisine où il y avait déjà Kayla qui nettoyait tout la cuisine.
Moi: Coucou Kayla ça va ?
Kayla: Oui ça va et toi ma belle ?
Moi: Oui ça va
Kayla: Je t'ai préparée ton petit déj'
Moi: Oh merci c'est trop gentil
Kayla: De rien ma belle
J'ai pris mon bol pour aller m'asseoir sur la table à manger du salon.
Après avoir terminer, j'ai mis mon bol dans l'évier pour le laver.
Kayla: Fallait pas t'embêter, j'allais le faire
Moi: Mais tu ne dois pas toujours faire tout toute seule Kayla, un peu d'aide ne fait pas de mal
Kayla: C'est gentil merci Stella
J'ai lavé mon bol puis je suis remontée dans ma chambre, histoire de réviser un peu.
J'ai ouvert mes cahiers de médecine et franchement... ça me donnait mal à la tête rien qu'en voyant tous ces mots compliqués.
Mais bon, j'ai pas le choix, si je veux réussir mon examen, faut que je m'y mette sérieusement.
11h57
J'étais toujours sur mes cours quand j'ai entendu Kayla toquer à ma porte.
Kayla: Stella ? Tu veux que je te prépare à manger ou t'as pas encore faim ?
Moi: Hmm... j'ai un petit creux mais pas trop faim, tu peux juste me faire un sandwich avec un jus s'il te plaît ?
Kayla: Pas de souci, je t'appelle dès que c'est prêt.
Moi: Merci Kayla !
Elle est descendue. J'ai continué à gribouiller sur mon cahier en essayant de retenir ce que je pouvais. Mais mes pensées revenaient toujours au même endroit: la liberté.
Pourquoi je devais vivre enfermée comme ça ? Pourquoi moi ?
Quelques minutes plus tard, Kayla m'appela depuis le rez-de-chaussée.
Kayla: Stella, viens manger ma belle !
Je suis descendue, elle avait préparé un sandwich au poulet avec un jus d'orange frais. Trop bon.
Moi: Merci, Kayla. Vraiment, tu prends trop soin de moi.
Kayla: C'est normal, tu es comme ma petite sœur.
On a mangé ensemble, et ça m'a fait du bien de pas rester seule.
14h22
Je regardais encore par la fenêtre de ma chambre, et là... mon cœur a failli s'arrêter.
La silhouette. Celle que j'avais vue l'autre soir.
Cette fois-ci, j'étais sûre de moi, c'était pas mon imagination. Un homme, capuche noire sur la tête, me fixait depuis l'autre côté de la rue.
Moi: (paniquée à voix basse) C'est pas vrai... il est encore là...
J'ai reculé de la fenêtre, mon souffle s'était accéléré. Je savais pas si je devais prévenir Kayla ou garder ça pour moi.
Mais mon instinct me criait que ça sentait mauvais.
Kayla a toqué à ma porte quelques instants plus tard.
Kayla: Stella, ça va ? Tu veux descendre un peu ?
Moi: (vite) Non non, ça va... je préfère rester ici.
Kayla: Bon... comme tu veux, mais si t'as besoin, je suis là.
Elle est repartie, mais moi j'étais toujours paralysée.
Et si c'était lui, l'homme qui avait appelé mon père l'autre jour ? Celui qui avait dit avoir vu « une fille sortir de chez lui »... c'était moi.
Je me suis allongée sur mon lit, mais impossible de fermer l'œil.
Je me sentais observée.
00h12
J'ai passé la nuit à me retourner, mais au petit matin j'ai fini par m'endormir, épuisée par l'angoisse.
Le réveil a sonné comme si rien n'était arrivé. Le rayon de soleil qui traversait les rideaux m'a aidée à calmer un peu mon cœur.
Je me suis préparée et je suis descendue prendre mon petit-déj.
Kayla chantonnait en préparant le café, comme d'habitude. Le calme de la maison était presque rassurant.
J'ai scruté la rue depuis la fenêtre du salon: rien, personne. Pas de capuche, pas de silhouette. Juste des voisins qui partaient au travail et un livreur qui tenait un colis.
Moi: (soupir) Tu l'as vu, toi, cet homme hier ?
Kayla: Non ma belle, rien du tout. Peut-être que c'était juste quelqu'un qui regardait par hasard. Tu t'es fait des peurs toute seule.
Je lui ai dit que ça allait, même si dans un coin de ma tête je restais un peu méfiante. Mais l'absence de l'homme me faisait le plus grand bien: pas de trace, pas d'appel, pas d'ombres collées à la fenêtre. Comme si la ville avait rendu son souffle.
11h34
J'ai repris mes cours. Les annales d'anatomie m'attendaient et il fallait bien que je m'y mette sérieusement. J'ai sorti des fiches, j'ai noté des schémas, j'ai mis de la musique douce pour me concentrer.
Un peu de Bilal Hassani pour le moral entre deux définitions de nerfs.
14h10
Youness est passé me voir pour laisser des affaires qu'il avait rangées dans le garage. Il m'a fait une petite grimace quand il a vu mes fiches éparpillées.
Youness: T'es motivée dis donc, c'est bien. Tu veux qu'on révise ensemble cet aprem ? Juste 1 heure, je te promets.
Moi: (sourire) Oui, ça m'aiderait. Merci.
On a révisé manière chill: il me posait des questions, je répondais, et quand je séchais il me taquinait gentiment. C'était marrant et surtout ça changeait les idées.
17h02
J'ai profité du jardin pendant une demi-heure, j'ai pris le soleil, j'ai fermé les yeux, et pour la première fois depuis plusieurs jours je me suis sentie un peu normale.
La peur ne m'habitait plus à chaque coin de rue. Peut-être que l'absence de la silhouette voulait dire qu'il s'était lassé, ou qu'il n'était jamais venu pour de vrai. Dans tous les cas, j'ai choisi de pas y penser trop longtemps.
19h30
Dîner avec Kayla. On a ri en regardant une émission stupide à la télé et elle m'a raconté des anecdotes de quand elle était plus jeune. Elle a ce talent de rendre la maison légère, et moi j'ai apprécié chaque mot.
21h50
Avant de dormir, j'ai relu mes fiches une dernière fois. J'ai pris quelques notes et j'ai arraché une feuille pour préparer un planning d'études pour la semaine à venir. Si je veux réussir cet examen, il faut que je sois organisée. J'ai senti une petite fierté me traverser : je reprenais le contrôle de ma vie, pas à pas.
Les jours suivants se sont enchaînés comme ça: révisions, aidée par Mamadou de temps en temps, des pauses avec Kayla et quelques petites sorties « encadrées » à la fenêtre du jardin pour bronzer.
Mon père a appelé quelques fois pour vérifier, mais il n'a remarqué rien d'anormal. Les gardes étaient occupés ailleurs et Nelson venait souvent s'installer devant l'entrée le soir, rien d'inquiétant mais rassurant.
Petit à petit, la silhouette est devenue un souvenir flou, une peur qu'on range dans un coin et qu'on remplace par des choses concrètes: des schémas à mémoriser, des mots à apprendre, des moments avec ceux que j'aime.
J'ai compris que je pouvais continuer à vivre même avec la peur au fond de la gorge, tant que je m'entourais des bonnes personnes.
11h42
J'étais en plein milieu de mes révisions quand mon téléphone s'est mis à vibrer. Numéro masqué. Mon cœur a fait un bond dans ma poitrine.
J'ai hésité, puis j'ai décroché.
📲Moi: Allô ?
📱??: ...
📲Moi: (voix tremblante) Allô ? Y'a quelqu'un ?
📲??: Stella...
J'ai sursauté. Une voix grave, méconnaissable. Elle avait murmuré mon prénom. Puis un rire sec, presque étouffé. Bip bip. On m'a raccroché dessus.
Je suis restée immobile, le téléphone serré contre mon oreille. Comment ils connaissaient mon prénom ? Pourquoi sur un numéro masqué ?
Quelques secondes plus tard, Kayla est montée pour me demander si tout allait bien.
Moi: (vite) Oui, oui, t'inquiète pas.
Kayla: T'es sûre ? T'as l'aire terrifiée, ma belle.
Moi: Juste fatiguée.
Je pouvais pas lui dire. Si elle s'inquiétait, elle le répéterait peut-être à mon père, et lui... lui ça allait tourner en catastrophe.
15h18
Je suis redescendue dans le salon pour souffler un peu. J'ai mis la télé sur une chaîne random. Mais impossible de rester tranquille: je me sentais surveillée, même à l'intérieur.
Et là... toc toc toc à la porte.
J'ai sursautée.
Kayla: (de la cuisine) Tu peux ouvrir s'il te plaît ? J'ai les mains pleines.
Je me suis approchée de la porte d'entrée doucement. Mon cœur battait à mille.
J'ai regardé dans le judas: un livreur, sac sur le dos.
Je souffle de soulagement et j'ouvre.
Livreur: Bonjour, livraison pour... Stella M****.
Je le regarde, choquée.
Moi: Mais j'ai rien commandé...
Il me tend un petit carton. Dessus, pas de nom, pas d'adresse complète. Juste écrit au marqueur noir : « À ma jolie prisonnière ».
Mon sang s'est glacé.
Moi: Euh... non désolée, y'a une erreur.
Livreur: Pourtant c'est bien ce nom-là. Après si vous voulez refuser, je repars avec.
J'ai pris le colis.
Moi: Merci monsieur
Livreur: Pas de problème, bonne journée
J'ai claqué la porte, les mains tremblantes. Kayla est arrivée en me regardant bizarre.
Kayla: C'était quoi ça ?
Moi: Rien... une erreur de livraison.
J'ai menti, évidemment. Je pouvais pas lui dire ce qui était écrit. Pas maintenant.
Je suis remontée dans ma chambre avec le carton, même si j'avais dit à Kayla que je l'avais refusé.
Mes mains tremblaient tellement que j'ai failli le faire tomber.
Je l'ai posé sur mon lit.
Il était léger. Trop léger. Comme s'il y avait presque rien dedans.
Moi: (en murmurant) C'est quoi encore cette histoire...
J'ai respiré un grand coup puis j'ai ouvert.
À l'intérieur, il y avait:
Une seule photo polaroïd... de moi.
Prise de loin, sûrement depuis la rue, alors que j'étais dans ma chambre en train de réviser hier. On voyait clairement ma silhouette assise à mon bureau, penchée sur mes cahiers.
Et un petit papier plié en deux.
Je l'ai ouvert d'une main tremblante.
« Tu crois que tu es en sécurité derrière tes murs ?
Je te vois. Toujours. »
Mon estomac s'est retourné. Je me suis levée d'un bond, j'ai couru fermer les rideaux, j'ai même vérifié que la fenêtre était bien verrouillée.
Mon cœur battait si fort que j'avais l'impression que Kayla allait l'entendre depuis le rez-de-chaussée.
Je savais que je devais prévenir mon père. Mais si je lui disais, il allait me faire vivre un enfer, m'enfermer pour de bon, mettre dix gardes derrière ma porte. Et une part de moi refusait ça.
Alors j'ai glissé la photo et le papier sous mon oreiller.
Comme si en les cachant, j'allais pouvoir oublier.
Mais la vérité... c'est que maintenant, j'avais la certitude: La silhouette que j'avais vue n'était pas une hallucination, quelqu'un m'observait.
20h17
J'ai bien caché la photo et le papier sous mon oreiller, comme si ça allait effacer le problème. Quand mon père a appelé sur WhatsApp vidéo, je me suis forcée à sourire.
📲Moi: Coucou Papa !
📱Papa: Wesh Stella, tranquille ou quoi ? Tu bosses ou tu dors comme une marmotte ?
📲Moi: (en riant) Je révise, je révise, promis !
📱Papa: J'espère hein... parce que la médecine c'est pas Netflix. Faut charbonner comme si t'avais le loyer à payer demain.
Il avait ce ton mi-sérieux, mi-taquin qui me faisait toujours rire.
📲Moi: Oui, je sais... t'inquiète.
📱Papa: Non mais sérieux, ma fille, faut que tu comprennes un truc: « La sueur d'aujourd'hui, c'est le confort de demain. » Tu vois ou pas ?
📲Moi: (sourire) Oui Papa...
Il plissa les yeux.
📱Papa: T'as une tête bizarre. T'as pas mangé ou quoi ?
📲Moi: Mais si, j'ai mangé ! Kayla prend bien soin de moi.
📱Papa: Tant mieux... parce que moi j'veux pas que tu me fasses des coups chelous. Si t'as un problème, tu m'dis, ok ? Ici y'a pas de honte, y'a que la vérité.
J'ai eu un instant d'hésitation. Mon cœur voulait lui dire pour le carton, pour la photo. Mais ma bouche a préféré mentir.
📲Moi: Non, Papa, tout va bien... vraiment.
Il m'a pointée du doigt à travers l'écran.
📱Papa: C'est bien, continue comme ça. Et rappelle-toi: « Le lion reste un lion, même s'il est enfermé »
Puis il a raccroché après m'avoir fait rire avec une dernière blague.
21h02
Après, c'est ma mère qui m'a appelée. Rien que voir son visage doux sur l'écran m'a fait respirer un peu mieux.
📱Maman: Ma princesse... comment tu vas ?
📲Moi: Ça va, maman. Fatiguée, mais ça va.
📱Maman: Tu manges bien ? Tu dors assez ?
📲Moi: Oui, Kayla veille sur moi.
📱Maman: (soupire) Ça me rassure... Tu sais, chaque jour je fais des duaa's pour toi. Qu' الله
t'éloigne du mal, qu'Il t'ouvre les portes du succès.
Ses mots m'ont donné les larmes aux yeux.
📲Moi: Merci maman... ça me fait du bien de t'entendre.
📱Maman: Toi aussi tu dois faire des invocations, ma chérie. Même si tu crois que personne ne t'entend, Lui, Il entend tout.
J'ai hoché la tête en silence. Je me sentais apaisée rien que par le ton de sa voix.
📱Maman: Allez, dors tôt ce soir. Ton père fait le dur mais il est fier de toi, sache-le.
Après avoir raccroché, je me suis allongée.
Entre la force brute de mon père et la douceur de ma mère, j'avais l'impression d'être protégée... mais au fond de moi, l'image de la photo restait imprimée.
Quelqu'un, quelque part, continuait à me regarder.
Quelques jours ont passé.
Pas de carton suspect, pas de numéro masqué. Rien. Comme si le danger avait disparu d'un coup.
Mais malgré ce calme apparent, j'étais incapable de me détendre vraiment. J'avais toujours cette boule au ventre, cette impression qu'un regard pesait sur moi à chaque fois que je m'approchais de la fenêtre.
17h38
Mon père m'a appelée comme souvent. Je me suis dit que c'était le bon moment pour tenter ma chance. J'avais besoin d'air. Besoin de sortir.
📲Moi: Papa... j'peux te demander un truc ?
📱Papa: Vas-y, crache.
📲Moi: Ça fait des semaines que je reste enfermée... j'aimerais juste sortir un peu. Genre... aller boire un café avec Kayla. Pas loin.
Silence. Puis il a plissé les yeux en me regardant à travers l'écran.
📱Papa: (voix grave) T'es sérieuse là ?
📲Moi: Oui papa... je te jure je fais attention.
Il s'est mis à rire, mais un rire froid.
📱Papa: Écoute-moi bien, Stella. Toi dehors ? Jamais d'la vie.
📲Moi: Mais papa-
📱Papa: (en me coupant la parole) Mais attend, tu crois quoi ? Que c'est Disneyland dehors ? Y'a que des requins qui veulent gratter leur part. Toi, t'es mon sang. Et mon sang, je le laisse pas traîner dans la rue comme un sac plastique.
📲Moi: (voix basse) Mais j'suis pas un sac plastique, Papa...
📱Papa: Justement. Toi t'es un diamant. Et les diamants, ça reste dans un coffre. Tu piges ou pas ?
Je me suis tue. Mon cœur battait fort, partagé entre la colère et la résignation.
📱Papa: Regarde, la vie c'est simple: « Soit t'es chasseur, soit t'es gibier. » Et moi j'te le dis, ma fille... toi, tu seras jamais le gibier d'personne. Alors tu bouges pas d'ici. Point barre.
Il a raccroché aussitôt, me laissant avec ce goût amer. Je savais qu'il m'aimait à sa manière, qu'il voulait me protéger. Mais j'étouffais. Je me suis laissée tomber sur mon lit, fixant le plafond. Oui, la mascarade s'était calmée... mais la prison dorée restait la même.
Et dans le silence de ma chambre, le stress ne disparaissait pas.
Mes larmes coulaient de frustration. Être enfermée, n'était pas une vie, j'en peux plus de vivre comme ça.
Par moment, je sors avec les gardes si papa le veut bien mais c'est tellement rare.
Je me suis couchée
22h16
Je venais juste de me poser sur le canapé avec un bouquin, essayant de me détendre malgré le stress habituel.
La maison était silencieuse... jusqu'à ce que j'entende un bruit sourd à l'entrée principale.
J'ai sursauté. Kayla, qui passait dans le couloir, s'est figée.
Kayla: (en chuchotant) Qu'est-ce que... ?
Un autre bruit, plus fort cette fois: le claquement de la porte du garage. Quelqu'un essayait d'entrer.
Moi: (en murmurant paniqué) Kayla... c'est quoi ça ?
Kayla a attrapé un téléphone et a appelé Yassine et Nelson.
Quelques secondes plus tard, j'ai entendu les bruits de pas précipités des gardes qui se rapprochaient.
Youness est apparu à mes côtés, le visage crispé.
Youness: Reste calme, Stella. Je vais voir ce que c'est.
Moi: (tremblante) Mais... et si c'est un ennemi ?
Youness: Si ça l'est, on gère. Ton père n'est pas là, mais nous, on s'occupe de tout.
J'ai senti mon cœur battre à tout rompre. Les bruits de la porte du garage cessaient par moments, puis reprenaient. Un vent froid s'engouffrait par les petits espaces vides de la porte.
Quelques minutes plus tard, Yassine est arrivé en courant, suivi de Nelson et d'un autre homme.
Yassine: (sérieux) Ok... c'est sûrement un intrus, personne n'a prévenu de livraisons ou autres ?
Nelson: Rien du tout... ça sent pas bon.
Youness a pris son talkie.
Youness: Tous aux points stratégiques, on couvre la maison. Stella, reste derrière la porte du salon et pas un pas dehors.
Moi: (voix tremblante) Oui...
Les gardes se sont dispersés. Des bruits de meubles déplacés, de portes qui s'ouvrent et se ferment résonnaient à l'étage et au rez-de-chaussée.
J'avais l'impression que mon estomac remontait dans ma gorge. Puis un bruit encore plus fort: le claquement d'une vitre à l'arrière de la maison.
Kayla a poussé un cri étouffé, et moi je me suis jetée derrière le canapé.
Youness: (au talkie) J'ai vu un mouvement à l'arrière ! Vous y allez !
Quelques secondes plus tard, les voix des gardes retentissaient dans le jardin: des ordres, des courses rapides, un bruit métallique...
Moi: (en chuchotant) Baba... si seulement tu étais là...
Mais je savais que même absent, il m'aurait dit la même chose que d'habitude : « Tu restes enfermée, parce que dehors, c'est la jungle. »
Et là, coincée dans le salon, j'ai réalisé que peu importe ce qui arrivait dehors, je n'avais pas mon mot à dire.
Le calme semblait revenir petit à petit, mais mon cœur ne retrouvait pas son rythme normal. Quelqu'un avait essayé d'entrer dans ma maison. Et même si les gardes avaient réagi vite, l'inquiétude restait.
22h22
Je suis restée collée derrière le canapé, incapable de bouger, les mains moites, le souffle court.
Youness est apparu dans l'encadrement de la porte du salon, le visage grave, les yeux scrutant chaque ombre.
Youness: Stella... reste là. Ne bouge pas.
Moi: (en murmurant) Oui...
Il a pris son talkie.
Youness: Nelson, Yassine, concentrez-vous à l'arrière ! On couvre chaque sortie.
J'ai entendu leurs pas précipités dans le jardin. Le bruit métallique d'une branche qui se casse. Puis un cri étouffé:
Voix de Nelson: J'ai trouvé quelque chose !
J'ai retenu mon souffle. Mon cœur battait si fort que j'avais l'impression qu'il allait exploser.
Yassine: C'est qui ?! Parle !
Voix de Nelson: C'est... un type. Il essayait de grimper par la fenêtre du bureau.
Youness: Ramenez-le ici, mais doucement. On veut pas qu'il se blesse... encore moins qu'il dise quoi que ce soit.
J'ai senti une montée de panique. Et si c'était quelqu'un de dangereux pour moi ? Et si c'était l'un de ces ennemis que mon père craint ?
Quelques minutes plus tard, les bruits de pas revenaient vers le salon. Youness entra avec le type menotté derrière lui.
Il était... jeune, peut-être une vingtaine d'années, et il semblait presque effrayé par la réaction des gardes. Ses yeux étaient cachés sous une capuche, mais je pouvais voir qu'il tremblait.
Youness: (voix ferme) Qui t'a envoyé ? Pourquoi t'es là ?
Le type secouait la tête, incapable de parler. Youness le regarda et fit un signe aux autres :
Youness: (en murmurant ) Amenez-le dans le bureau. On va clarifier ça sans faire de dégâts.
Moi: (à voix basse) Papa... si tu savais...
Mais il n'était pas là. Et je devais rester silencieuse. Mon corps était tendu comme un ressort.
Youness et les autres ont emmené le type, et la maison est redevenue silencieuse. Mais pour moi... le calme était factice.
Chaque bruit me faisait sursauter. Chaque ombre me paraissait suspecte.
J'avais beau me dire que les gardes géraient tout, je ne pouvais pas me débarrasser de cette sensation: quelqu'un avait vraiment essayé d'entrer. Et moi, j'étais coincée, incapable de faire quoi que ce soit.
Le suspense me tenait en haleine. Et je savais que cette nuit allait être longue.
Je suis remontée dans ma chambre pour me remette de mes états
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