25 ans, déjà je n'aurais jamais pensé que ces 18 dernières années passeraient si vite. Et dans quelques jours je vais rencontrer mon futur époux. Je suis Anastasia Windsor, unique héritière du trône du pays de galles et je suis promise au prince d'Angleterre. Vous vous demandez sûrement comment j'ai fait pour me retrouver dans une histoire pareille. Et bien je vais vous l'expliquer :
flashback de 18 ans
Mon père est de retour de pourparlers avec l'Angleterre, je n'ai encore que 7 ans mais je comprends tout de suite que quelque chose de grave est arrivé. Je sors pour l'accueillir et il me prend dans ses bras. Oui c'est mon papa à moi.
Papa : comment vas-tu mon coeur, ma reine?
Moi : je vais bien papa et toi? Tu sembles très fatiguée.
Papa : ça va, ça va ...
Sarah ( ma servante) : vous devriez laisser le roi se reposer , princesses. Venez avec moi, me dit-elle en essayant de me prendre des bras de papa.
Et ben non je refuse et je m'accroche encore plus fort à mon papa. Ça fait des mois que je ne l'ai pas vu et c'est pas cette méchante Sarah qui va m'enlever à lui.
Moi : non.... je veux pas laisser papa .... Méchante.... tu veux m'enlever à papa, dis-je en pleurant.
Papa : bon laissez là, finit-il par céder. S'il vous plaît, Sarah, pourriez vous demander à mes hommes de se rassembler dans une salle de réunion, je dois leur parler. Tu veux venir avec moi ?
Moi : je veux bien.
Nous allons voir ses hommes, je dirais plutôt ses ministres de mon point de vue. Il me dépose par terre, je redresse ma robe comme Sarah m'a appris et je souris à tout le monde en oubliant que je viens de perdre mes deux dents de devant. Ce qui fait bien rire tout le groupe et même mon père. Il se met alors à faire un discours dont je ne comprends que peu de mots mais je sais que ce n'est pas très drôle car personne ne sourit. Ils ont tous des têtes d'enterrement. Après avoir congédier tout le monde, il me prend dans ses bras.
Moi : papa qu'est-ce qu'il se passe ?
Papa : j'ai quelque chose de sérieux dont je dois te parler, ma reine. Viens. Allons dans ta chambre pour parler, mon coeur.
Moi : d'accord papa, dis-je en souriant.
Nous allons dans la ma chambre dans l'aile ouest du château. Mon père rentre dans la chambre et me pose sur mon lit tout rose et s'y assoit également.
Papa : tu sais ma reine, nos relations avec l'Angleterre sont tendus depuis un petit moment.
Moi : et tu as gagné n'est-ce pas ?
Papa : malheureusement non, dit-il avec du regret. Et afin que notre pays ne soit pas définitivement assimilé à leur pays, j'ai signé un contrat avec le roi d'Angleterre. Je dois lui payer un tribut tous les ans. De plus dans 18 ans....
Moi : oui ?
Papa : tu devras te marier avec son fils unique, dit-il avec difficulté.
Fin du flashback
Au début je ne comprenais pas trop. Mais après ces 18 ans pendant lesquelles j'ai suivi des entrainements diverses dans le but de devenir une bonne épouse : apprendre à cuisiner, à donner des ordres, à prendre la parole en public, à danser, à jouer d'un instrument.... Si je vous disais tout, on pourrait y passer la journée. Je suis en train de voyager avec Sarah vers Londres afin de rencontrer mon soi-disant époux. Beaucoup ont affirmé que c'était un homme fort, beau, séduisant, qui avait du courage, de l'allure, de la présence et plein d'autres qualités. Si je me mets à vous raconter tout cela, c'est que je m'ennuie. Sarah ne m'aide pas non plus, vu qu'elle ne fait que tricoter en silence depuis qu'on est parti.
Moi : Sarah aide moi s'il te plaît. Je m'ennuie. Tu veux pas qu'on discute ensemble ou qu'on joue ?
Sarah : mademoiselle, vous devriez vous calmer et vous comporter comme une dame. Après tout, c'est le rôle que vous devrez jouer auprès de votre futur époux.
Moi: pourquoi es-tu si morose, si pessimiste et si carré. C'est vraiment pas marrant, lui dis je en boudant. Comme tu veux pas jouer avec moi je vais dormir.
Sarah : ce ne serait pas vraiment une mauvaise idée et vu comment vous dormez vous ne vous réveillerez pas avant que nous arrivions, dit-elle sans me jeter un regard et en continuant à coudre.
Bon vu comment elle est occupée, je suis sûre que c'est peine perdue de lui demander plus. Je m'endors alors en espérant que ce qui m'attend plus tard soit plus un rêve que tout....
(J'apprécierais vraiment que vous commentiez ce chapitre pour que je puisse savoir ce que vous en pensez. Merci.)
Sarah : réveillez-vous, mademoiselle. Nous sommes arrivées, me dit-elle en me réveillant.
Je sors du moyen de transport et je suis en émerveillement devant le château qui sera ma nouvelle demeure. Tout simplement divin! Je m'avance de quelques pas sur le tapis rouge préparé sûrement pour ma venue, quand une vieille femme vient à moi et s'incline respectueusement.
Suzanne : bonjour madame. J'espère que vous avez fait un excellent voyage. Le prince n'est pas encore rentré de sa chasse et le roi m'a demandé de vous conduire à votre chambre afin que vous puissiez vous préparer pour votre cérémonie de mariage qui se tiendra ce soir.
Moi : ce soir ? je me mets à crier de surprise. Ne devrions-nous pas d'abord apprendre à nous connaitre ?
Suzanne : le roi a décrété que ce n'était point nécessaire de tarder plus et que le mieux était d'organiser la cérémonie rapidement. Donnez-moi votre bagage que je la prenne, me dit-elle en essayant de prendre le sac dans mes mains.
Chose que évidemment je refuse. Premièrement mon sac n'était pas si lourd que cela, bon peut-être un peu mais il n'était pas nécessaire qu'à son âge, elle se fatigue plus que cela.
Moi : ne vous inquiétez pas je peux très bien le prendre seule. Auriez-vous vu s'il vous plait ma servante Sarah ?
Suzanne : oui, elle est allée vérifier si tout a été correctement apprêté pour que vous soyez à vos aises dans la chambre.
Moi : merci, mais je me demande quel genre d'homme ne viendrait pas accueillir sa nouvelle épouse et partirait à la chasse, sachant très bien que j'arrivais et que nous allions nous marier ce soir. Quel goujat, fulminais-je.
Suzanne : vous feriez mieux de faire attention à ce que vous dites, où vous le dites, quand vous le dites et à qui vous le dites, parce que si cela parvenait aux oreilles du prince vous auriez de sérieux soucis avec lui, me dit-elle à voix basse de manière à ce que personne ne l'entende à part moi. Bon maintenant, je vais vous conduire jusqu'à vos appartements dans l'aile est du château pour que vous puissiez vous y préparer car le temps presse.
Moi : le problème c'est que je n'ai pas emmené de robes ou de vêtements assez luxueux pour un mariage.
Suzanne : ne vous inquiétez pas à ce sujet. Des dizaines de robes différentes ont été apprêtées pour votre arrivée et une armée de couturières également afin de parfaire la tenue, me dit-elle en marchant de plus en plus vite.
Ce qui m'oblige à accélérer le pas également. Nous arrivons finalement à une magnifique porte en acajou, qui donne sur une chambre très spacieuse et bien éclairée. Deux autres portes donnent sur un salon et une salle de bain. Les pièces sont dans les tons fuchsia et blanc et tous les meubles nécessaires à mon confort ont été apprêtés. C'est tout simplement magnifique. C'est à ce moment que Sarah apparaît...
Sarah : votre bain est prêt, madame. Nous devrions nous dépêcher de vous préparer sinon vous risquez d'être en retard.
Moi : très bien. J'arrive, lui dis-je. Excusez-moi Suzanne, je vais aller me préparer.
Suzanne : très bien. Je vais aller vous chercher les robes que nous avons préparé pour vous et vous pourrez choisir celle qui vous va le mieux afin de séduire au mieux votre époux, dit-elle en me faisant un clin d'œil.
Ce qui me fait rougir. Je me déshabille et suis Sarah afin de prendre mon bain. Elle m'aide à me laver et me parfumer le corps et les cheveux car ce n'est pas chose facile à faire pour les gens comme moi qui n'ont pas les cheveux raides et longs comme les autres. Mes cheveux à moi sont bouclés et noirs. Je pourrais peut-être faire une partie toute seule, mais je me retrouverais bien vite dépassée par la tâche à accomplir. Avoir plus de nœuds ne m'enchante guère.
Moi : Sarah, comment penses-tu que sera mon époux ?
Sarah : je n'en sais rien madame. Mais sachez que d'après ce que j'ai entendu dans les cuisines, ce serait un homme divin.
Moi : je ne pense pas qu'un homme qui ne vient pas accueillir sa fiancée lors de son arrivée et qui se permet même d'aller chasser le jour de son mariage soit si divin que tu le penses. Comment j'aurais aimé me marier avec Charles, dis-je avec une pointe de regret dans la voix.
Sarah : arrêtez de répéter cela ! Je vous rappelle que vous allez bientôt vous marier. Et je vous rappelle plus que vous devez faire tomber amoureux cet homme de vous pour que qu'au décès de son père, il continue à garder les même liens que son père avec notre pays et notre peuple, me dit-elle de manière froide et insistante en finissant de me sécher.
En sortant de la douche, je vois un lot de robes sur mon lit avec Suzanne à côté, n'attendant que moi. Finalement on choisit une robe sirène blanche avec dentelle moulante qui met en avant mes formes légèrement voluptueuses. Quand on finit de m'habiller et de me maquiller, je ressemble enfin à quelque chose. Je me trouve même assez belle surtout avec la belle natte que Sarah m'a faite. Elle est souvent dotée de capacités surprenantes. Vu comment elles me regardent, je dois être pas mal du tout. À ce moment, j'entends un bruit de chevaux.
Suzanne : je crois que le jeune maître est de retour, me dit-elle en me proposant de regarder par la fenêtre.
Je regarde par la fenêtre et je vois un groupe de cavaliers revenant avec un, en chef de file : un grand homme, portant une magnifique épée et chevauchant un beau destrier blanc. Le cliché totale je vous l'accorde. Je ne pouvais pas vraiment voir son visage. Comme le vent me frappait en plein visage et que ma coiffure risquait de se défaire, Sarah m'a ramenée dans la chambre afin de me réarranger ma coiffure. Je commence de plus en plus à stresser à mesure que les heures passent et les préparatifs avancent dans la chapelle dans la cour intérieure du château. Lorsqu'une certaine heure sonne, Suzanne vient me chercher pour me conduire à la chapelle pour la cérémonie.
Suzanne : madame, je vous remercie vraiment pour toute la gentillesse dont vous avez fait preuve envers moi et je me dois de vous donner quelques conseils avant que nous y allions. Votre futur époux, Louis est certes un homme avec de nombreuses qualités mais n'oubliez pas qu'un homme possède de nombreux côtés sombres et ce ne sont pas ses réels sentiments qu'ils exposent à la vue de tout le monde, donc prenez garde, prenez soin de vous, me dit-elle en avertissement.
Emplie de tous ces conseils, je me dirige vers ma DESTINÉE et vers mon futur époux.
Sarah m'a accompagnée jusqu'à la chapelle qui se trouve dans la cour arrière du château. Des gardes sont postés sur le chemin. J'arrive devant les portes de la chapelle. Je respire une dernière fois avant d'entrer à l'intérieur. L'église est magnifique tout en bois et surtout bien décorée. Je sais que ça devrait pas être ma première préoccupation mais bon je m'en fous. C'est après que je remarque tous les regards des gens braqués sur moi. Je me rappelle tous les conseils de Sarah et j'avance en essayant de cacher mon stress.
Plus j'approche de l'autel, plus je remarque l'homme à côté du prêtre qui doit être mon futur mari. Il ne semble pas vraiment heureux, en fait plus précisément ni heureux ni triste. Arrivée, je me place juste en face de lui. Je remarque qu'il est très grand. Il fait bien une taille de plus que moi. Je dois lever la tête pour pouvoir le regarder. Il est d'origine caucasienne, avec des cheveux noirs fixé par du gel et des yeux amande. Il est vraiment beau, mais ce n'est pas du bonheur que je ressens, plutôt de l'angoisse. Ces yeux sont froids et remplis de mépris. Je détourne le regard et la cérémonie se passe vite. J'étais absente je crois, ou présente de corps mais pas d'esprit. Le moment du oui passe très vite aussi. On s'échange les alliances et le prêtre dit qu'il peut m'embrasser. Je me prépare mentalement. Mais rien ne vient, il n'en fait rien. Finalement le prêtre à qui il décoche un regard effrayant, passe vite. On ressort de l'église main dans la main. Bon sa main fait le double de la mienne. À la sortie on reçoit les félicitations des invités et enfin du père et de la mère de mon soi-disant époux. C'est un vieux monsieur assez fatiguée et avec des cheveux blancs mais il a le regard pétillant et accueillant. De l'autre côté, il y a la mère qui me regarde un peu de haut. Bon il faut de tout dans une famille. On se rend dans la salle de réception et c'est enfin durant le trajet qu'il m'adresse la parole. Sa voix est très grave et virile mais assez mélodieuse.
Louis : je veux qu'on soit bien clair tous les deux. Si tu me mets la honte, tu es morte. Évite au maximum de parler.
Moi : hah ! Je ne savais pas que tu savais que tu venais de te marier et de plus avec moi. Et maintenant que tu ouvres ta bouche c'est pour me donner des ordres. Mais tu rêves si tu crois que je vais t'obéir.
Il s'arrête, me regarde fixement et je le défi du regard. Il me plaque contre le mur et me souffle dans les oreilles avec son souffle chaud...
Louis : tu as besoin d'être sérieusement rééduquée et corrigée. Je m'en occuperais plus tard.
Il se décolle de moi et me tire la main pour me faire avancer. Quel goujat ce mec ! On arrive à destination. Quand on entre, on reçoit plein d'applaudissements et de félicitations. On s'assoit à la table des mariés. Bon je vous zappe la suite jusqu'au moment, où Sarah me demande de me lever pour me préparer pour la nuit "nuptiale". Ce n'est pas vraiment le truc qui me rend le plus heureuse. Quand on marche pour rejoindre la chambre...
Moi : on est pas censée aller dans ma chambre ?
Sarah : la suite nuptiale est dans la chambre de Louis. Après je ne sais pas vraiment pourquoi il y a votre chambre dans l'aile opposée. Bon parlons du plus important. Sachez que cette nuit c'est la plus importante et la plus grande chance pour vous de séduire le prince et de gagner son cœur.
On arrive dans la chambre, je me douche, et je mets une nuisette. Sarah commence à me peigner les cheveux en attendant l'arrivée de Louis. Je suis un peu effrayée et stressée. Lorsqu'il entre dans la pièce, Sarah s'incline devant lui et s'en va. Pendant ce temps je ne me retourne pas vers lui. Je le vois grâce au miroir auquel je fais face, rentrer dans la douche sans dire un mot. Il revient avec une serviette au rein.
Louis : combien de temps tu vas continuer à me faire dos ?
Je me retourne et je reste ébahie. C'est un vrai Apollon vivant. Il a des tablettes de chocolat à croquer et il est musclé de partout. je commence à ressentir une vague de chaleur qui remonte de mon bas ventre. Il semble content de son effet sur moi. Il se rapproche de moi
Louis : j'avais promis de vous corriger n'est-ce pas ? Alors commençons.
Moi : comment cela corriger ?
Je suis à la fois intriguée et excitée. C'est à ce moment qu'on cogne fortement à la porte. Il se lève et va ouvrir. Une servante rentre les vêtements tout arrachés, ce qui ne laisse pas l'autre abruti de marbre et il commence à la mater.
Servante : je suis désolé sir mais il y a une urgence en bas. Clovis votre cousin est soûl et fait du grabuge. Pouvez-vous nous aider car aucun garde ne veut l'arrêter comme il est de la royauté ?
Louis : évidemment Madeleine, laisse-moi quelques instants pour m'habiller et nous y allons.
Elle sort toute satisfaite de la pièce et quelques minutes après, il la suit sans rien me dire. Il passe 30 minutes et je ne le vois pas revenir. J'ai me demande où il a pu bien aller ou si il est blessé. Je me dirige en nuisette en courant vers la salle. Quand je rentre, un silence total se fait et je vois Louis à une table avec Madeleine sur ses genoux. Je me sens tellement humiliée non pas parce que je suis en petite tenue devant tout ce monde mais aussi parce que Louis a délibérément décidé de rester avec cette moins que rien plutôt que moi. Quand enfin il s'aperçoit de ma présence, il me lance un regard noir, se lève et se dirige vers moi. Au fur et à mesure qu'il s'approche les hommes dans la salle, s'écarte formant une haie devant son imposante personne et carrure.
Louis : que fais-tu ici ?
Moi : je me promène ça te dérange ?
Louis : ne me parle pas comme cela. Je t'ordonne de monter dans notre chambre. Je te rejoins après.
Moi : après avoir fini de coucher avec miss vêtements déchirés ?
À cet instant son regard si claire au début devient noir de jais. Il doit vraiment être énervé. Il me soulève et me balance sur son épaule. Il m'emmène dans la chambre et ferme la porte avec force. Il me jette sur la dalle froide.
Louis: ne t'avais-je pas dit de ne pas me manquer de respect en public ? Ou de ne pas m'affronter ?
Moi : et tu t'attendais à ce que je remonte tranquillement en faisant comme si je n'avais rien vue? Je crie et je suis sûre que tout le château m'entend. Que tu passes la nuit avec cette pute alors que moi ta femme je t'attends ici comme une idiote. Tu n'es qu'un connard, un bâ...
Et là je me prends une de ces baffes. Il me tire par les cheveux et me frappe de partout comme un punching-ball. Quand il reprend enfin son calme, il me laisse sur le sol froid avec des bleus de partout.
Louis : la prochaine fois que tu recommences c'est ta tête que ton père recevra.
Il sort de la pièce et moi je perds connaissance....