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Sous Contrat avec le Mafieux Milliardaire

Sous Contrat avec le Mafieux Milliardaire

Auteur:: Max.
Genre: Milliardaire
Clara Martin, une secrétaire discrète et accablée par des dettes, accepte contre toute attente une proposition audacieuse : devenir la fiancée de contrat de Victor Rossi, un mafieux milliardaire aussi séduisant qu'impitoyable. Ce mariage, conçu pour protéger la réputation de Victor et renforcer un contrat d'affaires crucial, semble d'abord simple. Mais derrière le sourire froid de Victor se cache un passé tourmenté, des ennemis sans pitié, et des secrets capables de tout détruire. Alors que Clara s'efforce de naviguer dans ce monde de luxe et de manipulation, des menaces émergent de toutes parts, et les véritables intentions de Victor deviennent de plus en plus obscures. Pourquoi l'a-t-il choisie, elle, une simple secrétaire ? Et jusqu'où Clara est-elle prête à aller pour percer le mystère qui entoure leur union ?

Chapitre 1 Chapitre 1

Une rencontre inoubliable, voilà ce qu'était cette convocation inhabituelle. Clara Martin n'aurait jamais imaginé que ce simple appel changerait sa vie à jamais. Tout avait commencé par une journée ordinaire dans les bureaux gris et sans âme de la société où elle travaillait depuis trois ans. Assistante administrative, son quotidien était rythmé par des appels téléphoniques interminables, des emails à traiter, et des collègues qui la considéraient comme invisible. Mais cette fois, une petite erreur avait attiré l'attention : un document confidentiel envoyé au mauvais destinataire.

Rien de grave, avait-elle pensé. Mais le ton glacial de son supérieur lorsqu'il l'avait convoquée dans son bureau avait semé le doute.

Clara avait le cœur qui tambourinait alors qu'elle attendait l'homme qui avait exigé de la rencontrer. Ce n'était pas son supérieur habituel. Non, celui-ci, d'après ce qu'elle avait compris, appartenait à une sphère beaucoup plus haute, presque inaccessible. Un « client important », disait-on en murmurant dans les couloirs. Ce genre de clients qu'on ne contredit jamais, même quand ils se montrent capricieux ou déraisonnables.

Lorsqu'elle entra dans la salle de conférence luxueusement aménagée – bien différente de son modeste bureau –, elle sentit immédiatement que quelque chose n'allait pas. L'air y était lourd, saturé d'une tension qu'elle ne pouvait expliquer. Les stores étaient baissés, filtrant la lumière du soleil en un halo tamisé qui donnait à la pièce une ambiance presque théâtrale.

« Asseyez-vous, Mademoiselle Martin. »

Cette voix grave et posée semblait envelopper la pièce. Clara leva les yeux et le vit pour la première fois. Victor Rossi. Impeccablement vêtu d'un costume sombre taillé sur mesure, il dégageait une aura de pouvoir brut. Son visage, tout en angles marqués et en perfection presque irréelle, semblait avoir été sculpté pour inspirer à la fois la fascination et la crainte. Ses yeux, d'un gris perçant, la fixaient avec une intensité qui la rendit incapable de détourner le regard.

« Vous savez pourquoi vous êtes ici ? » demanda-t-il, sa voix posée mais autoritaire.

Clara déglutit, secouant légèrement la tête.

« Pas... exactement. »

Un sourire imperceptible passa sur les lèvres de Victor. Ce n'était pas un sourire chaleureux. Il ressemblait davantage à celui d'un prédateur qui jauge sa proie.

« Une erreur. Rien de dramatique, en soi. Mais assez pour attirer mon attention. »

Elle sentit un frisson lui parcourir l'échine.

« Je... je suis désolée si j'ai causé un problème. Je ne voulais pas– »

Il l'interrompit d'un geste de la main, élégant mais ferme.

« Épargnez-moi les excuses. Ce n'est pas ce qui m'intéresse. »

Clara resta figée, tentant de comprendre où il voulait en venir. Son regard glissait involontairement sur les moindres détails : ses doigts appuyés sur la table, les manchettes en or fin qui brillaient subtilement sous la lumière tamisée, et cette aura de contrôle absolu qu'il dégageait.

« Vous êtes en difficulté financière, n'est-ce pas ? »

Sa question claqua dans l'air, comme un fouet. Clara sentit le sang se retirer de son visage.

« Comment... comment savez-vous ça ? » murmura-t-elle.

Victor se pencha légèrement en avant, croisant ses mains devant lui.

« Je sais tout ce que j'ai besoin de savoir. Vos dettes, votre situation précaire. Une jeune femme brillante mais accablée par la vie. C'est votre portrait, n'est-ce pas ? »

Clara ouvrit la bouche, mais aucun mot ne sortit. Il avait raison, bien sûr. Ses dettes étudiantes, les factures en retard, les nuits passées à chercher désespérément une solution... Tout cela était un poids qu'elle portait en silence. Mais comment pouvait-il être au courant ?

« Ce que je vous propose, Mademoiselle Martin, est une opportunité. Une chance de transformer votre vie. »

Son ton avait changé. Il était plus doux, presque séduisant. Mais Clara restait sur ses gardes.

« Quelle opportunité ? » demanda-t-elle avec méfiance.

Il la fixa longuement, comme s'il mesurait ses mots avec soin.

« Je veux que vous deveniez ma fiancée. »

Les mots tombèrent, lourds et incompréhensibles. Clara cligna des yeux, certaine de ne pas avoir bien entendu.

« Votre... quoi ? »

Victor esquissa un léger sourire, cette fois teinté d'un amusement sincère.

« Vous avez bien entendu. Une fiancée de contrat. Une relation purement professionnelle, bien entendu. »

Clara sentit un vertige la gagner. C'était absurde. Surréaliste.

« Pourquoi moi ? » demanda-t-elle, la voix tremblante.

Victor se leva, contournant la table pour se tenir à quelques pas d'elle. Sa haute silhouette semblait dominer la pièce entière.

« Parce que vous êtes exactement ce que je cherche. Une femme ordinaire, sans attaches, sans scandales. Quelqu'un d'assez discret pour ne pas attirer l'attention, mais d'assez intelligent pour comprendre les enjeux. »

« Et quels sont ces... enjeux ? »

Il laissa un silence planer, comme pour peser l'importance de ce qu'il allait dire.

« Ma réputation, Mademoiselle Martin. Et un contrat d'affaires crucial qui dépend de l'image que je projette. Une image que vous allez m'aider à perfectionner. »

Clara sentit son souffle se couper. Cela ressemblait à un mauvais rêve.

« Je ne comprends pas. Pourquoi faire semblant ? Pourquoi ne pas simplement... trouver quelqu'un qui voudrait vraiment être avec vous ? »

Le visage de Victor s'assombrit légèrement, comme si elle avait touché un point sensible.

« Parce que, Mademoiselle Martin, dans mon monde, les relations véritables n'existent pas. Tout est question de pouvoir, de manipulation. Je ne fais pas confiance à ceux qui m'entourent. Vous, en revanche, êtes une page blanche. Une inconnue. C'est ce qui fait de vous le choix idéal. »

Clara secoua la tête, se levant brusquement.

« C'est insensé. Je ne peux pas faire ça. Je ne veux pas– »

« Vous devriez y réfléchir. » Sa voix était calme, mais son ton laissait entendre qu'il n'acceptait pas de refus. « Votre salaire actuel ne suffira jamais à couvrir vos dettes. Vous êtes sur le point de perdre votre appartement. Je peux régler tout ça. En échange, vous jouez ce rôle pendant quelques mois. C'est aussi simple que cela. »

Le silence qui suivit fut étouffant. Clara se sentait piégée, prise dans une toile qu'elle ne comprenait pas encore pleinement.

« Et si je refuse ? » finit-elle par demander, la voix à peine audible.

Victor sourit, mais il y avait une ombre de menace dans ce sourire.

« Vous êtes libre de refuser. Mais sachez que les opportunités comme celle-ci ne se présentent qu'une fois. Et les conséquences de vos choix peuvent être... imprévisibles. »

Clara sentit un mélange de colère et de panique monter en elle. Cet homme se croyait tout permis. Mais une petite voix, sournoise et insistante, lui murmurait qu'il avait raison. Elle était au bord du gouffre.

« Combien de temps aurais-je pour réfléchir ? » demanda-t-elle finalement.

« Trente-six heures. Ni plus, ni moins. »

Il se tourna vers la fenêtre, regardant au loin comme si la conversation ne l'intéressait plus.

« Une voiture viendra vous chercher demain soir, à la même heure, si vous acceptez. »

Clara hésita, puis se leva lentement.

« Très bien. Je vais... y réfléchir. »

Elle s'apprêtait à sortir, mais la voix de Victor l'arrêta net.

« Mademoiselle Martin. »

Elle se retourna.

« Ne tardez pas trop à prendre votre décision. Chaque minute compte. »

Clara quitta la pièce, le cœur battant à tout rompre. Elle avait l'impression d'être une marionnette dans un jeu qu'elle ne comprenait pas encore.

Dans l'ascenseur, elle croisa son reflet dans le miroir. Son visage était pâle, ses yeux agrandis par l'incrédulité et la peur. Cette rencontre n'avait rien d'ordinaire. Et elle savait, au fond d'elle-même, que sa vie ne serait plus jamais la même.

Chapitre 2 Chapitre 2

L'accord scellé, un moment irrévocable qui changea le cours de sa vie. Clara tenait le stylo entre ses doigts tremblants, ses yeux parcourant pour la énième fois les lignes du contrat posé devant elle. Les termes étaient froids, dénués de toute émotion, comme si tout cela n'était qu'un simple arrangement commercial. Et peut-être que c'était effectivement ce que c'était pour Victor Rossi. Pour elle, cependant, c'était un saut dans l'inconnu, un pacte avec un homme qui représentait tout ce qu'elle fuyait : le contrôle, le danger, et ce pouvoir écrasant qu'il semblait exercer sans effort.

Victor était assis en face d'elle, aussi immobile qu'une statue. Ses yeux d'acier la scrutaient, analysant chaque hésitation, chaque soupir qu'elle laissait échapper. L'atmosphère de la pièce était tendue, presque oppressante, et le bruit léger de l'horloge murale semblait amplifié, martelant le temps qui passait.

« Vous n'êtes pas obligée de le faire, Mademoiselle Martin, » dit-il calmement, sa voix posée, presque douce. « Mais si vous signez, je m'attends à ce que vous respectiez chaque clause de cet accord. Sans exception. »

Clara inspira profondément. « Pourquoi moi ? Pourquoi pas une autre femme ? »

Victor inclina légèrement la tête, comme s'il s'attendait à cette question. « Parce que je n'ai pas besoin d'une femme habituée à ce monde. J'ai besoin de quelqu'un qui semble réel. Authentique. Vous êtes... crédible. »

Elle serra les dents à cette réponse. Elle n'était pas certaine si cela devait être un compliment ou une insulte. « Et qu'est-ce que je suis censée faire exactement ? »

Victor se leva de sa chaise, faisant lentement le tour de la pièce. Il n'était pas pressé, et chaque mouvement semblait calculé. « Être ma fiancée. M'accompagner à certains événements. Sourire, parler, agir comme si tout cela était réel. Et surtout, garder vos distances. Pas de questions sur ma vie privée. Pas de curiosité déplacée. Vous jouez un rôle, rien de plus. »

« Et en échange, vous payez mes dettes, » murmura-t-elle, la voix pleine de sarcasme.

Il se retourna vers elle, un sourire mince étirant ses lèvres. « Ce n'est pas un mauvais marché, non ? »

Clara hésita encore un instant, puis, comme si elle cédait sous le poids invisible de toutes ses inquiétudes, elle signa. L'encre noire sur le papier semblait irréversible, définitive. L'air sembla s'alourdir dans la pièce alors qu'elle reposait le stylo, ses mains moites de nervosité.

Victor s'approcha, ramassant le contrat et le rangeant dans une mallette en cuir sans un mot. « Félicitations, Mademoiselle Martin. Vous venez d'entrer dans un monde où rien n'est ce qu'il semble être. »

Elle releva la tête, cherchant une étincelle d'humanité dans son regard, mais il n'y avait rien d'autre que ce masque impénétrable.

Quelques heures plus tard, Clara se retrouvait dans une voiture aux vitres teintées, roulant vers une destination qu'elle ignorait encore. Le chauffeur, un homme massif au visage impassible, ne prononçait pas un mot. L'intérieur du véhicule sentait le cuir neuf et une légère touche de cèdre, une odeur qui semblait être une extension de Victor lui-même.

Lorsque la voiture s'arrêta devant une villa qui semblait sortie d'un rêve – ou d'un film de gangsters –, Clara sentit son souffle se couper. Les murs immaculés, les grandes fenêtres donnant sur une vue imprenable sur la ville, et les jardins soigneusement entretenus : tout cela criait richesse, puissance, mais aussi isolement.

Victor l'attendait déjà sur les marches d'entrée, habillé d'un costume gris clair qui semblait fait pour capter la lumière du soleil. Il lui tendit une main, l'invitant à descendre.

« Bienvenue chez vous, » dit-il simplement.

Clara regarda autour d'elle, déconcertée. « Chez moi ? »

Il acquiesça. « Tant que vous jouerez ce rôle, cette villa sera votre maison. Vous avez également accès à une garde-robe entièrement renouvelée, ainsi qu'à tous les services dont vous pourriez avoir besoin. »

Elle haussa un sourcil. « Et tout ça fait partie du contrat ? »

Un sourire amusé effleura ses lèvres. « Disons que je tiens à ce que vous soyez convaincante. Une fiancée habillée en vêtements de seconde main n'est pas exactement l'image que je souhaite projeter. »

Elle sentit un mélange d'humiliation et de colère monter en elle. Mais elle n'avait pas signé ce contrat pour se battre sur des détails. Si c'était le prix à payer pour sa liberté financière, elle jouerait le jeu.

Une femme élégamment habillée apparut alors dans l'entrée, suivie par deux assistants portant des sacs. « Clara, voici Renée. Elle sera votre styliste personnelle. Elle vous aidera à vous préparer pour le dîner de ce soir. »

Clara ouvrit la bouche pour protester, mais Victor la coupa. « Ce soir, vous rencontrerez quelques-uns de mes associés. C'est une occasion importante. Je m'attends à ce que vous soyez parfaite. »

Elle le fixa, abasourdie. « Vous voulez dire que ça commence déjà ? »

« C'est maintenant que votre rôle commence. Ne me décevez pas. »

Les heures qui suivirent furent un tourbillon de vêtements, de coiffures et de maquillage. Renée, professionnelle jusqu'au bout des ongles, ne laissa aucun détail au hasard. Clara, cependant, se sentait comme une poupée que l'on habillait selon les caprices des autres.

Lorsque tout fut terminé, elle se regarda dans le miroir et eut du mal à se reconnaître. La femme qui se tenait là, vêtue d'une robe noire élégante qui épousait parfaitement ses courbes, les cheveux relevés en un chignon sophistiqué, semblait appartenir à un autre monde. Mais au fond de ses yeux, elle voyait toujours la même Clara, la même femme ordinaire qui se demandait ce qu'elle faisait là.

Victor apparut alors dans l'encadrement de la porte. Il s'arrêta, la regardant de la tête aux pieds.

« Parfait, » dit-il simplement.

Elle sentit une étrange chaleur monter à ses joues, mais elle refusa de céder à cette émotion.

Le dîner se déroulait dans une salle de réception privée, où une grande table ornée de chandeliers et de vaisselle en argent trônait au centre. Les invités étaient déjà là : des hommes en costumes impeccables, des femmes parées de bijoux scintillants, tous échangeant des regards et des sourires mesurés.

Clara suivait Victor, le cœur battant à tout rompre. Il lui tenait légèrement la main, un geste calculé qui devait sembler naturel mais qui la mettait mal à l'aise.

Les regards se tournèrent vers eux lorsqu'ils entrèrent. Des sourires polis se dessinèrent sur les visages, mais Clara pouvait sentir la curiosité, voire la suspicion, derrière ces masques.

« Mesdames et messieurs, permettez-moi de vous présenter Clara, ma fiancée, » annonça Victor d'un ton ferme.

Le silence qui suivit dura à peine une seconde, mais pour Clara, il sembla s'étirer à l'infini. Puis, les murmures et les éclats de voix reprirent, et les invités vinrent les saluer un par un.

Un homme en particulier attira son attention. Grand, aux cheveux poivre et sel, avec des yeux d'un bleu glacial, il serra la main de Victor avant de se tourner vers elle.

« Ainsi, voici la mystérieuse fiancée de Victor. Vous êtes un homme d'habitudes, Rossi. Ce changement est... surprenant. »

Victor ne réagit pas à la provocation implicite. « Il fallait bien surprendre un peu, Carlo. On dit que l'inattendu est la clé du succès. »

Le sourire de Carlo s'élargit, mais il n'atteignit pas ses yeux. Clara se sentit immédiatement mal à l'aise en sa présence.

Le reste du dîner fut une épreuve pour elle. Les conversations tournaient autour de sujets qu'elle ne comprenait pas, des affaires et des transactions dont les enjeux semblaient bien plus importants qu'elle ne l'avait imaginé. Elle se contentait de sourire, de hocher la tête, et de répondre brièvement lorsque quelqu'un lui adressait la parole.

Mais tout au long de la soirée, elle sentait les regards peser sur elle. Certains curieux, d'autres méfiants. Elle savait qu'elle était jugée, analysée, et cela la rendait nerveuse.

Lorsque le dîner toucha enfin à sa fin, Victor posa une main légère dans le bas de son dos, la guidant vers la sortie.

« Vous avez bien fait, » murmura-t-il à son oreille.

Clara, épuisée mais soulagée, ne répondit pas. Elle savait que ce n'était que le début, et elle ne pouvait s'empêcher de se demander combien de temps elle pourrait tenir dans ce rôle avant que tout ne s'écroule.

Chapitre 3 Chapitre 3

Immersion dans un monde dangereux, c'était le véritable commencement de tout. Clara, toujours incrédule devant les décisions qui l'avaient menée là, réalisa qu'elle avait franchi un point de non-retour. Ce matin-là, elle s'éveilla dans une chambre si somptueuse qu'elle avait l'impression d'avoir dormi dans un palais. Les draps de soie glissaient sur sa peau, mais le poids invisible des choix récents l'écrasait plus que jamais.

Elle passa quelques minutes à examiner la pièce, tentant d'ancrer son esprit dans cette nouvelle réalité. Tout était impeccable, bien trop parfait. Les tableaux suspendus aux murs semblaient coûteux, et les objets de décoration, choisis avec un goût exquis, n'avaient rien à voir avec son appartement modeste. Une odeur subtile de bois précieux flottait dans l'air. Pourtant, malgré le luxe, un sentiment d'isolement s'insinuait en elle.

Victor entra sans prévenir, vêtu d'un costume sombre qui accentuait son autorité naturelle. Il ne toqua pas, ne s'annonça pas. Il se contenta de la regarder, son visage impassible.

« Vous devriez vous préparer. Nous avons beaucoup à faire aujourd'hui. »

Clara, encore légèrement abasourdie par le réveil, fronça les sourcils. « Préparer pour quoi, exactement ? »

Il s'approcha, déposant sur la table un dossier épais. « Vous ne pouvez pas jouer ce rôle sans comprendre le monde dans lequel vous venez de mettre les pieds. Vous allez apprendre. »

Elle ouvrit le dossier d'un geste hésitant. À l'intérieur, des noms, des photos, des dates, et des lieux. Tout semblait appartenir à un univers parallèle, un monde qu'elle ne comprenait pas encore.

« C'est quoi, tout ça ? » demanda-t-elle, perplexe.

Victor s'assit face à elle, croisant les jambes avec un calme qui frisait l'arrogance. « C'est une introduction. Les hommes que vous verrez, les accords que vous entendrez. Si vous voulez être crédible, vous devez au moins connaître les bases. »

Clara leva un sourcil, croisant ses bras sur sa poitrine. « Vous voulez dire que je dois apprendre à faire semblant de comprendre votre... business ? »

Un sourire froid étira ses lèvres. « Précisément. »

La journée commença avec une série de leçons que Victor dispensait lui-même, comme un professeur patient mais exigeant. Il lui expliqua les alliances, les rivalités, et les codes tacites qui régissaient ce réseau complexe. Clara tenta de suivre, mais plus elle écoutait, plus elle réalisait l'ampleur du danger qui l'entourait.

« Pourquoi est-ce que vous me dites tout ça ? » osa-t-elle demander à un moment.

Victor la fixa, ses yeux durs comme l'acier. « Parce que l'ignorance peut vous tuer dans ce monde. Si quelqu'un découvre que vous êtes une imposture, vous devez au moins pouvoir prétendre savoir de quoi vous parlez. »

Ces paroles la glacèrent. Elle avala difficilement sa salive, le cœur battant à tout rompre. « Et si je fais une erreur ? »

Victor se pencha légèrement en avant, son regard perçant. « Vous n'en ferez pas. »

En fin d'après-midi, Clara accompagna Victor à une réunion dans un restaurant discret mais exclusif. À peine avaient-ils franchi la porte que les conversations cessèrent. Tous les regards se tournèrent vers eux, certains curieux, d'autres hostiles.

Victor l'ignora, avançant avec l'assurance d'un homme qui savait qu'il dominait la pièce. Clara tenta de faire de même, mais elle sentait la tension dans l'air, palpable comme une tempête imminente.

Ils s'installèrent à une table, où un homme les attendait déjà. Grand, imposant, avec un sourire narquois, il semblait être le genre de personne à savourer chaque seconde de malaise qu'il provoquait.

« Victor, » dit-il d'une voix traînante. « Toujours aussi prompt à impressionner. »

Victor ne répondit pas immédiatement. Il prit son temps pour s'asseoir, ajustant les manches de son costume avec une précision délibérée. « Carlo, toujours aussi charmant. »

Clara sentit le poids du regard de Carlo se poser sur elle. « Et voici donc votre fameuse fiancée. Enchanté, mademoiselle... ? »

Elle hésita, mais Victor intervint avant qu'elle ne puisse répondre. « Clara. Et c'est tout ce que vous avez besoin de savoir. »

Carlo émit un léger rire, mais ses yeux ne quittaient pas Clara. « Une femme charmante. Mais dites-moi, Clara, savez-vous dans quoi vous vous êt es embarquée ? »

Elle força un sourire, mais son cœur battait à tout rompre. « Je pense que oui. »

Carlo haussa un sourcil, amusé. « Vraiment ? Parce que, voyez-vous, ce n'est pas exactement un conte de fées. »

Victor tapa légèrement sur la table, attirant l'attention de Carlo. « Ce n'est pas une discussion que nous avons à table. »

La tension entre les deux hommes était palpable, et Clara se sentit comme une intruse dans une guerre silencieuse. Elle se demanda combien d'ennemis Victor pouvait avoir, et surtout, ce qu'il pouvait cacher.

De retour à la villa, Clara était encore secouée par la confrontation. Mais quelque chose d'autre occupait désormais son esprit. Alors qu'elle explorait timidement les couloirs, cherchant à se familiariser avec les lieux, elle remarqua une porte au fond d'un corridor. Contrairement aux autres, celle-ci était verrouillée, et il n'y avait aucune poignée visible.

Elle s'approcha, curieuse, posant sa main sur le bois froid. Pourquoi une porte verrouillée dans une maison si ouverte ?

« Vous cherchez quelque chose ? »

Elle sursauta violemment, se retournant pour voir Victor debout derrière elle, les bras croisés.

« Non, je... juste curieuse, » balbutia-t-elle.

Son regard était perçant, presque accusateur. « Certaines choses ne concernent que moi. Cette porte en fait partie. »

Clara hocha la tête, mais l'intrigue était désormais plantée dans son esprit comme une graine impossible à ignorer. Que pouvait-il cacher derrière cette porte ?

Elle se retira rapidement, mais même après s'être enfermée dans sa chambre, elle ne pouvait s'empêcher d'y penser. Chaque détail, chaque expression de Victor semblait désormais cacher quelque chose. Plus elle en apprenait, plus elle se sentait piégée.

Et pourtant, une partie d'elle ne pouvait s'empêcher de vouloir en savoir davantage.

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