Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Romance > Soumises à Monsieur
Soumises à Monsieur

Soumises à Monsieur

Auteur:: Astermania
Genre: Romance
Scott pratique le SM depuis de nombreuses années. Il a entretenu plusieurs relations avec différentes femmes, partageant des moment charnels tous plus intenses les uns que les autres. Elles lui appartiennent le temps d'un contrat, le temps d'une séance. Ils les vénèrent, chacune à ses yeux est spéciale. Toutes ont un prénom cher à ses yeux, cher à son coeur, cher à ses souvenirs. Passez de plusieurs à une ? Il ne pense pas en être capable. Mais la vie est plus surprenante que l'on le croit et elles sont sur le point de le lui prouver. Surtout une d'entre elles....

Chapitre 1 Tome1 Prologue

Il pleuvait fort cette soirée là où tout avait commencé. Il revenait du club et, en arrivant à Paris, la pluie à l'extérieur ne faisait que renforcer son humeur massacrante. Son chauffeur conduisait tranquillement vers chez lui, mais comme poussé par le destin...

- Coris, tu peux me devancer, je vais descendre ici, dit-il avant que son chauffeur se gare. Je t'appelle si j'ai besoin de toi.

- Mais Monsieur, il pleut fortement, comment allez-vous rentrer ?

- Je vais marcher un moment. Cette pluie est l'idéal pour remettre mes idées en place.

Il quitta l'habitacle de la voiture avant de s'élancer dans les rues de Paris. Tout le monde semblait fuir la pluie autour de lui, mais lui la recherchait. Cette journée l'avait au plus haut point rendu énervé. Déjà le matin, son comptable l'avait lâché, lui laissant une tonne de paperasse et de fiscalité mal faite à régler avant la fin du mois. Il avait de prévu une séance de punition, sur une fille au club, qui s'était déroulé moins bien qu'il espérait. Il était tellement tendu, qu'il s'était un peu défoulé sur la jeune femme. Elle garderait sûrement des traces du martinet plus de 2 semaines, et non seulement de ça mais la séance n'avait point eu l'effet escompté. La jeune femme, manquait cruellement de résistance, et n'avait pas enduré sa punition du mieux qu'elle pouvait. Elle s'était réfugié comme une peureuse dans son Safe Word. Avec le temps, il arrivait à reconnaître les soumises qui donnaient de leur personne, mais pas celle-ci. Il ferait un rapport détaillé à Rebecca pour qu'elle ne l'incluse plus dans ce type de séance. Il était donc reparti, encore plus mécontent qu'il n'était arrivé et le peu de séance qu'il avait mené, ne l'avait pas libéré de sa frustration, mais encore plus tendu.

Perdu dans ses pensées, la pluie qui s'abattait de plus en plus fortement sur lui, le fit revenir à la réalité. Il ne pouvait se permettre de tomber malade maintenant. Il trouva rapidement un abris sous le paravent d'une boutique de vêtement. Il ne remarqua pas qu'à côté de lui se trouvait une autre personne sur le moment, et appela son chauffeur pour qu'il vienne le chercher, en lui donnant sa position. Un léger éternuement le sortit de sa torpeur. Juste à côté de lui, se trouvait une jeune femme : Blonde, mince, avec une poitrine alléchante que sa chemise devenue sûrement transparente, à cause de la pluie laissait entrevoir, accolée au mur et les yeux baissés. Comme tout homme l'aurait fait, il se mit à la détailler et à avoir l'envi de réconfort. Petit à petit, il se rendit compte qu'elle pleurait. Son envie se calma aussitôt. Il n'était pas du genre à apprécier ce genre de situation ou à savoir les gérer. Assez égoïste en général, il n'appréciait pas vraiment les pleurnichardes. Mais les larmes de la jeune femme, lui firent quand-même sortir son mouchoir de la poche et le lui tendre. Par pitié, par émoi, par politesse ? Lui-même n'en savait rien.

- Merci, dit-elle de sa voix frêle. Elle releva à ce moment la tête pour le fixer du regard. Elle avait pris le mouchoir, qui dégageait un parfum très marqué et très masculin, machinalement. Elle sentait bien l'embarras dans lequel elle le mettait, en gardant le silence et le minimum de bonne manière voudrait qu'elle le remercie. Ce qu'elle fit donc, mais elle ne s'attendait pas à ce qu'elle vit. Des cheveux noirs, qui lui tombaient sur le visage à cause de la pluie. Des yeux d'un vert profond, des lèvres pulpeuses, un homme de taille conséquente... Elle avait rencontré des hommes beaux, voir même très beaux. Mais lui dégageait, quelque chose en plus... Du charisme peut-être... Même sans le connaître, elle savait qu'elle pouvait se sentir en sécurité à ses côtés. Des mots, qu'elle n'aurait jamais cru entendre sortirent de sa bouche : Puis-je connaitre votre nom ?

- Ne devriez-vous pas vous présenter d'abord. Un ton calme, mais ferme, une voix envoûtante, rauque et virile. Son regard transperçant lui fit baisser les yeux et détourner le regard. Le jeune homme à côté d'elle, expira bruyamment. Je vous présente mes excuses, ma journée n'a pas été facile, je ne voulais pas être aussi sec. Je suppose à vous voir que la vôtre non plus.

Seul un rictus trahit à quel point cette journée avait été un enfer pour elle. La prévenance du jeune homme lui plut. Finalement, elle se dit que sa journée ne pouvait être pire et que passer la nuit avec lui, ne pouvait que lui permettre d'oublier sa déchéance.

Quant à lui, il était troublé. Le regard d'un bleu commun, mais recelant tant de détresse et de peine, l'avait charmé. Il voulait en savoir plus, mais il n'était pas non plus sûr de vouloir s'investir. Lorsque la jeune femme baissa les yeux à ses propos, son membre commença à réagir. Il se maudissait lui-même de sa propre faiblesse et essaya de se convaincre que c'était sa séance ratée et sa frustration, qui le faisait se comporter comme un puceau. Mais un fait en restait toujours un, il avait une furieuse envie de baiser, pas particulièrement avec la femme à ses côtés, mais juste de baiser. Néanmoins l'idée de la voir gémir sous ses coups de reins, s'insinua doucement mais sûrement dans son esprit. Ce qui n'était pas pour lui plaire. Le silence s'était installé entre eux, la jeune femme avait arrêté de parler. Mais chacun d'entre eux, semblait attendre que l'autre démarre la conversation. Ce silence n'était pas gênant pour le jeune homme. Écouter la pluie tomber semblait le détendre, plus qu'il n'aurait pu l'imaginer.

La jeune femme jetait des coups d'œil de temps à autre à celui qui se trouvait à ses côtés. Sa voix si grave l'avait charmée, elle donnerait beaucoup pour pouvoir la réentendre et surtout l'entendre lui susurrer des mots d'amour. Car si elle était bien là, complètement paumée, en pleurs et déchirée, c'était encore à cause d'un homme et de l'amour qu'elle lui vouait.

Quelques minutes plus tard, une berline noire s'arrêta devant la boutique. Le jeune homme de dirigea vers elle, avant de revenir vers elle.

- Souhaiteriez-vous que je vous ramène ?

Elle ne savait pas quoi répondre. Rentrer chez elle ? Mais elle n'en avait plus depuis la scène de cet après-midi. Mais elle savait aussi qu'elle ne pouvait fuir éternellement, tôt au tard, elle devrait affronter Donald, son fiancé ou plutôt son ex-fiancé.

- Pourriez-vous vous décider ?

La voix du bel homme en face d'elle, la fit revenir sur terre. Elle était l'une de celle qui avait grandi en sachant qu'il ne fallait pas suivre les inconnus. Mais il lui donnait confiance et lui donnait envie de le suivre.

Quant à lui, l'incertitude de cette jeune femme, certes compréhensible, commençait à l'énerver au plus haut point. Il lui aurait bien mis la fessée, mais il ne pouvait que réfréner ses ardeurs et la convaincre de la suivre. Il se faisait tard et il ne voulait pas avoir à se faire un sang d'encre pour elle. Il était certes égoïste, mais pas non plus sans cœur. Finalement, elle se décida à le rejoindre et monta dans la berline. La scène n'avait en rien échappé au chauffeur, dont il pouvait voir le sourire rayonnant sur l'un des rétroviseurs. Il détestait se donner en spectacle.

- Monsieur, j'ai pris une serviette au cas où...

- Merci Coris.

Il tendit à la jeune fille la serviette pour qu'elle se sèche et évite d'attraper la grève, mais elle semblait vouloir refuser. Ses muscles se tendirent un peu plus à mesure que des idées de punition naissaient dans son esprit. Il tentait violement de ne pas se laisser aller. Mais à chacun de ses refus d'obtempérer, son corps et son esprit n'avait qu'une envie : la faire se soumettre.

- Mais et vous ?

- Obéissez et séchez-vous, dit-il d'un ton impérieux. Les habitudes avaient la vie dure. Elle avait baissé les yeux, et avait pris la serviette sans rechigner cette fois-ci. Vous étiez dehors depuis plus longtemps que moi, dit-il en essayant de la convaincre et de la détendre. Où allons-nous ?

Il se tourna vers elle, en essayant de capter son regard. La rougeur sur ses joues, traduisait son embarras et sa peur de confrontation. Il ne voulait pas être la source de son malaise, mais elle devait se reprendre et répondre. Il expira avant de lui demander.

- Où devons-nous vous déposer ?

Il avait tenté de le lui demander doucement et presque tendrement. Elle releva ses yeux vers lui et se rendit enfin compte que la question s'adressait à elle. Elle donna son adresse rapidement, avant détourner le regard vers la vitre à côté d'elle. L'attitude de la jeune femme, commençait à le faire réagir de la manière dont il ne souhaitait surtout pas. Elle semblait perdue et complètement en détresse. Il ne pouvait se permettre d'en profiter, même si l'idée de la voir le supplier de la baiser, augmentait et la taille de son entrejambe et son envie impérieuse.

Lorsque le véhicule se mit en marche, tous deux gardèrent le silence. Elle regardait le paysage qui défilait, évitant toute confrontation. Lui semblait absorbé par son téléphone, essayant de ne pas se laisser aller et essayant de trouver une solution efficace à ses problèmes.

À mesure qu'ils arrivaient vers chez elle, elle sentit l'étau se resserre autour d'elle. Il étaient maintenant à quelques pâtés de chez elle, elle sentit qu'elle devait se décider. Soit elle tentait sa chance, soit elle ne faisait rien. Elle en avait marre de ne pas se prendre en main, mais depuis sa relation avec Donald, elle était devenue une petite chose dépendante et très indécise. Mais si il y avait bien une chose qui n'avait pas changé, c'était le fait qu'elle n'était pas stupide. Elle avait bien remarqué le regard déshabillant du jeune homme sur elle et son entrejambe légèrement gonflée. Elle ne savait pas si c'était une chance ou non, mais une chose était sûre, elle ne le laissait point indifférent. Et de cela, elle comptait bien profiter. Elle se tourna brusquement vers lui, au moment où la voiture s'arrêta devant chez elle.

- Prenez moi, dit-elle d'une petite voix. Il s'était retourné, mais semblait attendre qu'elle s'exprime pour de bon. Ne me laissez pas, ramenez moi chez vous et faites-moi l'amour, dit-elle d'une voix plus forte et en le fixant.

C'était la première fois, qu'elle se révélait de la sorte avec un homme. Elle n'était pas du genre entreprenante, ou plutôt elle ne l'était plus depuis le début de sa relation. Un sourire tendre apparut sur le visage du jeune homme. Il caressa du bout des doigts sa joue, ce qui la fit frissonner. Il dessina de son pouce, ses lèvres, la faisant gémir.

- Je ne suis pas un homme pour vous... Il se rapprocha d'elle et lui souffla à l'oreille, d'une voix ensorcelante: Je ne fais pas l'amour, je baise. Mon univers est disons assez spécial, vous ne pourriez-vous en sortir et vous y retrouver.

Elle ne le comprenait pas vraiment, mais une chose était sûre, elle le voulait. Elle était décidée à ne pas se démonter, non pas maintenant.

- Qu'en savez-vous ? Vous ne me connaissez pas, dit-elle farouchement.

Le sourire du jeune homme s'élargit. Il pensait avoir affaire à une petite brebis sans défense, mais elle semblait avoir du caractère. Elle l'intéressait au plus haut point. Il se décida à lui donner une chance. Il sortit de la poche de sa veste, une carte et un stylo. Il y inscrivit quelque chose, avant de la tendre à son interlocutrice.

- Prenez ceci, dit-il calmement. Mardi prochain rendez-vous à cette adresse et demandez d'après moi. Je vous montrerai à quoi vous vous engageriez avec moi. La portière de son côté à elle, s'était ouverte. Il prit sa main où il déposa un doux baiser. Prenez le temps d'y réfléchir calmement. Je serais présent ce soir-là, je vous y attendrai....

L'attention du jeune homme l'avait excitée. Tous ces mots semblaient receler tant de promesses, qu'elle avait peur de le croire.

- Qui dois-je demander ?

- Scott...

Elle se décida enfin à sortir de l'habitacle. Le chauffeur qui tenait sa portière lui souriait chaleureusement. Elle comptait s'en aller, quand elle sentit une pression sur son bras. Elle ressentit une légère douleur et se retourna pour trouver Scott la retenant par le bras.

- Vous semblez avoir oublié quelque chose, lui dit-il en la fusillant littéralement du regard. Ne pensez-vous pas qu'il serait temps de vous présenter ?

Cette remise à l'ordre, la fit rougir. Elle venait de manquer de politesse à son égard. Mais le regard glacial de son interlocuteur la mit sous pression.

- Stella... monsieur.

Ses 2 mots furent la seule chose qu'elle put articuler. La main du jeune homme se détendit et se retira de la sienne. Son visage auparavant dur, se détendit et un sourire apparut. Il la laissa s'en aller.

- J'espère vous revoir mardi Stella, dit-il de sa voix avec douceur. Rentrez pour que je puisse m'en aller.

Le chauffeur ferma la portière et se remit à sa place. Elle était complètement déboussolée. Elle marcha jusqu'à sa porte, la déverrouilla et rentra chez elle.

Dès qu'elle referma la porte, la voiture se remit en route. Scott se dit à ce moment-là, que sa journée n'avait pas été aussi fade qu'il l'aurait cru....

Chapitre 2 Tome 1 Chapitre 1

Cela faisait déjà 2 jours, qu'elle avait rencontré Scott. On était lundi et demain serait le jour fatidique. Au début, elle pensait avoir rêvée de leur rencontre, mais il semblerait que non. À son réveil, la carte et la serviette le lui rappelaient inlassablement. Son odeur émanait de la carte elle-même. Elle n'arrivait pas à détacher son esprit de lui. Il avait laissé une trace indélébile sur elle. Elle souhaitait plus que tout, le revoir. Mais il l'avait mise en garde, son univers n'était d'après lui pas pour elle.

Mais cet avertissement avait totalement l'effet inverse, car elle était naturellement très intriguée. Sur la carte noir, une adresse et un simple nom dans une calligraphie assez distinguée : Sirène...

Elle retournait la carte dans tous les sens, laissant son esprit vagabondé et erré dans des hypothèses les plus farfelues les unes que les autres.

- Stella !

Cette voix, la faisait durement revenir à la réalité. Donald... Il était sérieusement revenu après ce qu'il lui avait fait, se demanda-t-elle intérieurement. Il débarqua dans le séjour de leur appartement, le visage fermé et visiblement en colère.

- Tu as osé changer les serrures ? Il hurlait sur elle et par réflexe, elle se mua dans le silence. Comment pouvait-elle le laisser la traiter de la sorte depuis tant d'années ? Il s'approcha d'elle et lui envoya une de ses baffes, face à son silence. Sa main sur sa joue douloureuse et des larmes témoignaient à la fois de sa douleur physique, mais aussi de sa souffrance et peur face à lui. Elle recula, tentant de mettre le plus de distance entre eux et se colla au mur le plus proche. Non chérie, je ne voulais pas faire cela... Mais tu ne m'as pas laissé le choix... Tu ne m'écoutes plus... Je ne veux pas que tu me laisses et j'ai tellement peur pour nous, ma puce...

Depuis bientôt 4 ans, elle se laissait attendrir par ses mots et son attitude sulfureuse, après l'avoir violentée. Elle l'aimait et au dépend des dires des autres, elle avait toujours l'espoir qu'il redevienne l'homme dont elle s'était éprise. Elle avait tout quitté pour lui : amis, famille et en dernier boulot, il y a 6 mois de cela. Il la voulait à la maison à prendre soin de lui et de leurs futurs enfants. Il la voulait surtout vulnérable et complètement dépendante de sa personne. Elle avait encore cédé et avait déposé sa démission. Il était un homme faible, ne pouvant s'imaginer cette femme, qui l'adorait et faisait tout pour lui plaire, être autonome ou se libérer de son emprise. Elle n'était qu'à lui... Et cela, il comptait bien le lui faire comprendre et accepter, car après tout il l'aimait et il ne l'aimait que sous son influence.

Il se rapprocha d'elle et lui caressa tendrement la joue de son doigt, comme l'avait fait son fantasme de samedi dernier. Mais à l'image de la douceur et la sensualité de Scott, elle le repoussa violemment, comprenant qu'il n'y avait point de douceur dans celui de son fiancé. Il voulait la posséder et la garder que pour lui. Elle ne savait même plus s'il la voyait pour qui elle était, ou plutôt pour un objet...

- Baby, tu ne pourrais pas t'en sortir sans moi... Il ouvrit ses bras. Viens dans mes bras, que je te fasse l'amour. Tu sais que je suis le seul à pouvoir te combler.

- Non, dit-elle d'une petite voix.

- Pardon ?

- Non Donald, tu m'as fait trop de mal...

- Tu vas regretter tes paroles Stella. Si tu n'es pas contente, quitte-moi si tu le peux, lui dit-il avec un ton de menace.

Elle prit son courage à deux mains et tenta de s'exprimer sans trembler.

- Donald, tu m'as trompé. Je suis au courant pour ton aventure avec ta secrétaire...

- Non, mais Stella arrête avec tes soupçons à la noix. Ce n'est pas la première fois, que tu me fais une telle crise de jalousie, tu es un peu paranoïaque chérie.

Il essayait vraiment de la faire passer pour une folle ? Mais où était donc passé l'homme qu'elle aimait ? Celui qui la fit rêver ?

- Je vous ai vu hier à ton bureau... Son visage se décomposa et il baissa ses bras. Je t'ai vu lui faire l'amour, termina-t-elle, les yeux en larme.

- Je suis désolé bébé... Elle m'a séduite... Il se rapprocha d'elle et la prit dans ses bras. Je ne voulais pas... J'ai besoin de toi Stella, sans toi, je ne peux rien, je ne suis rien... S'il te plait ne me laisse pas...

- Donald, je n'en peux plus. Elle le repoussa gentiment. Je t'avais parlé de mes soupçons, j'ai failli devenir folle, je ne mangeais plus... Notre relation est toxique pour moi. Je veux prendre de la distance...

- Prend la ta distance. De toute façon, tu ne vaux rien Stella sans moi. Il s'en alla furibond. Il ouvrit la porte de l'entrée et se retourna, un sourire mauvais sur le visage. De toute façon Stella, j'étais bien le seul à te supporter. Avec Miranda, ça fait bien 4 mois que je te trompe.

Il s'en était allé en faisant claquer la porte sur ses mots. Elle s'affala sur le canapé du séjour et se mit à pleurer. Elle était dévastée. Cette conversation l'avait vidée, malgré la dureté de ses mots, elle l'aimait. 10 minutes après, elle se décida à prendre une douche et à faire un peu ménage pour se changer les idées.

La vision de son corps que lui renvoyait le miroir de la salle de bain, n'était pas vraiment flatteuse. Elle avait énormément maigrie, et sur son corps, les bleus qui commençaient à s'estomper, étaient des vestiges des actes de Donald. Elle ne se reconnaissait même plus dans le miroir. Où était donc passée sa joie de vivre, son sourire et son bonne humeur ? Tout cela avait disparu avec le temps, car il l'avait tellement usé et tellement fait souffrir.

Elle n'avait personne sur qui s'appuyer... Il avait tout fait pour dresser un fossé entre elle et tout son entourage. Elle avait vécu pendant 4 ans, que pour lui. C'est à ce moment-là, qu'une seule chose lui traversa l'esprit. Elle se rendit dans le séjour et retrouva la carte et la serviette. L'odeur et le souvenir l'apaisaient. Si elle avait avant des hésitations, maintenant elle en était sûre, demain elle irait à la rencontre. Plus rien, plus aucun scrupule ne la retenaient et il pourrait être l'échappatoire, qu'elle recherchait depuis tout ce temps. Elle voulait reprendre à zéro. Non pas oubliez, tout ce qu'elle avait vécu, mais avancer...

Chapitre 3 Tome 1 Chapitre 2

Le mardi était arrivé plus rapidement qu'il ne l'aurait pensé. Mais lui-même devait reconnaitre, qu'il attendait avec impatience leur prochaine rencontre. Il était noyé sous le boulot de cet abruti de comptable depuis le début de la semaine, ce qui le rendait de plus en plus facilement irritable. La soirée du samedi, n'avait pas arrangé sa situation. Il se rendit compte que cela faisait plus d'un mois, qu'il n'avait eu de rapport sexuel. La chose en elle-même ne le dérangeait, il n'était pas addictif au sexe et savait se maîtriser.

Mais l'envie devenait de plus en plus forte et il n'aimait pas l'idée que quelque chose de la sorte ait un quelconque impact sur ses journées et ses humeurs. Il espérait donc vraiment que sa proie vienne ce soir.

À mesure que le temps passait, il se l'imaginait dans des positions plus suggestives les unes que les autres. Son membre à sa façon de réagir, semblait approuver tout à fait ses projets. Elle lui faisait penser à une jeune pousse, qui s'était épanouie moins vite que les autres. Elle semblait chercher de l'aide... Il n'allait pas jusqu'à s'imaginer qu'elle était en danger de mort. Mais pour la première fois depuis très longtemps, sa détresse l'avait touché. Elle semblait si réelle, si étouffante, qu'il s'était senti des envies de venir à sa rescousse. Il n'était pas sûr de l'implication ou du degré, qu'il voulait jouer dans sa vie. Mais une chose était sûre, cette femme l'avait troublé et il voulait en savoir plus sur elle.

Pas d'après des infos, qu'il aurait pu facilement se procurer. Il voulait l'entendre de sa bouche, lui permettre de s'en libérer et par la suite peut être finir dans sa salle. Il ne se mentait pas, elle avait cette attitude si docile, si enclin à la soumission et lorsqu'elle l'avait appelé monsieur... Un sourire s'était imposé sur son visage, signe de sa satisfaction. Ce qui n'était pas forcément une bonne idée, ni pour lui qui n'avançait point dans son travail et ni pour elle...

- Sonia, il appela depuis le fixe de son bureau, avant de commencer à ramasser mes affaires pour rentrer se préparer.

- Oui mon chou, lui répondit une voix féminine, avant de rentrer dans le bureau.

Son regard se posa avec tendresse sur l'une des femmes qu'il respectait le plus au monde : Sonia. La cinquantaine, avec 2 enfants, elle représentait parfois beaucoup plus une figure maternelle pour lui que sa propre mère. Ils se portaient une confiance totale et mutuelle. Le temps n'avait que plus solidifier leur relation. À la fête des mères, il n'oubliait jamais de lui faire livrer à temps, un bouquet de ses fleurs préférées. Autant, celui de sa mère pouvait arriver avec une semaine voire deux de retard. Elle ne s'en était jamais offusquée, lui renvoyant proprement la pareil. Il expira bruyamment, avant de revenir sur sa secrétaire qui attendait qu'il dise quoique ce soit.

Elle le connaissait assez bien pour savoir que quand son regard se voilait, il y avait 80% de chance, qu'il pense à sa famille et à toutes leurs crasses. Si son père encensait l'aîné, sa mère était rarement présente pour lui. Ils lui avaient tous ri au nez quand, il avait parlé de son projet de créer un cabinet d'architecte. Elle n'avait jamais douté de lui et des capacités. Elle ne voulait pas lui dire pour le rendre un peu plus orgueilleux, mais il était brillantissime et son acharnement avait payé. Après leur ouverture, il y avait 2 ans, ils faisaient aujourd'hui parti des meilleurs dans leur domaine.

Mais là il semblait pour l'instant très pressé de rentrer, voir même un peu trop. Il y avait anguille sous roche, elle le connaissait assez bien pour le pressentir.

-Je dois annuler tous vos rendez-vous, lui demanda-t-elle, avec un rictus amusé sur le visage.

- Oui, annule les et reporte les plus importants. La question de Sonia l'avait ramené sur terre après son moment d'égarement. Il vit tout de suite dans son regard briller la flamme de la curiosité. Et non, je ne répondrai à aucune de tes questions.

- Bad boy..., lui répondit-elle en faisant claquer sa langue contre son palais. Ses habitudes de dominante reprenaient le dessus. Pas vraiment au goût de son patron, mais il laissa couler, ne voulant pas entrer en conflit avec sa merveilleuse secrétaire. Quand allez-vous commencer à passer des entretiens pour le poste de comptable ? Ou envoyez votre comptabilité à une société pour qu'elle s'en charge...

- Tu sais très bien, que j'aime avoir confiance en les gens avec qui je travaille. Mais c'est clair, que c'est devenu une situation urgente. Je m'en occuperai d'ici la fin de la semaine. Peux-tu passer...

- Une annonce ? Déjà fait depuis hier matin et on a commencé à recevoir des Cv, que j'étais en train de trier pour mon plus grand plaisir, lui dit-elle cyniquement. C'est clair, que vous semblez vous en sortir merveilleusement bien, ajoute-t-elle, en se moquant du bureau surchargé de paperasse.

- C'est pour cela que je t'adore Sonia, lui dit-elle en récupérant son cartable et en lui faisant la bise.

S'il y avait bien une chose, qu'il adorait chez elle, c'était bien sa capacité à toujours lui être utile et à prendre les devants sur ses potentiels demandes ou besoins. Il l'avait dit plutôt, merveilleuse cette femme.

- Ouais ouais, vous ne dites cela que dans ces cas-là...

Il rigola franchement, avant de quitter son bureau, avec un regard malicieux. C'est à ce moment, que Sonia capta. Il était bizarrement tendu depuis 2 semaines et il s'énervait assez facilement, lui qui veillait à toujours garder son sang-froid. Il était en manque. Elle l'aurait bien charrié, mais ils étaient au bureau et ce n'était pas un comportement acceptable. Du coup, s'il était si content, ce qui voulait dire que son patron allait se divertir de la manière qu'il préférait.

- Passez une bonne soirée au club, lui dit-elle.

Dès fois, la capacité à déduire certaine chose et à le connaître de Sonia lui ferait presque peur. Il ne se retourna pas, elle qui n'attendait que cela. Il l'estimait fortement, mais son égo est une chose qu'il ne souhaitait pas plus enfler qu'il ne l'était déjà. Aussi bien, qu'il avait un certain égo, Sonia était dominante et le sien n'en était pas moins énorme. Mais un sourire fleurit sur son visage, en réponse à la déclaration de Sonia. Même si cette dernière ne put le voir.

Il quitta finalement son étage pour se rendre aux inférieurs. En descendant à l'accueil, il fut arrêté pour signer une décharge par l'une de ses employés. Il n'aimait pas vraiment qu'on l'ait mis sur le fait comme cela et qu'il n'ait pas reçu le document plutôt. Il prit quand-même le temps de lire et de lui faire des remarques. La jeune femme devant lui, se déhanchait de manière très peu subtil pour recevoir son attention. Scott se rendait bien compte du petit manège qui se déroulait devant lui. Mais il ne fit aucune remarque, se concentrant sur le papier qu'elle lui avait tendu. Il aurait pu se montrer désagréable, surtout qu'elle l'interrompait alors qu'il se rendait à un rendez-vous dès plus agréable. Néanmoins il fit preuve d'un grand calme et la congédia le plus rapidement que possible. Il sortit des locaux de son entreprise, au moment où arriva Coris et sa berline à l'entrée pour le récupérer.

- Bonjour monsieur, c'est le grand jour, lui répondit Coris, dès que son patron fut installé.

- Vous avez tous décidé de vous y mettre ? Premièrement Sonia et maintenant toi...

- Elle s'en est donc aussi rendue compte... C'est clair que votre bonne humeur fait plaisir à voir depuis samedi. Dois-je vous attendre ou revenir vous prendre pour la soirée ?

- Dépose moi et reviens me prendre à 20 heures pour la soirée. J'ai besoin que tu ailles déposer un paquet chez ma mère.

- Très bien.

Sa mère n'avait jamais apprécié, ni Coris, ni Sonia, ni Clarisse. Selon elle, ils n'avaient pas les qualifications requises pour travailler avec lui et pour lui. Ce qui le faisait toujours marrer. Il était bien entouré et tous les gens de son cercle proche, avaient une qualité indispensable : ils étaient discrets.

Suite à la mise au point au sujet du déroulement de la soirée, le silence se fit dans le véhicule. Scott appréciait ses moments de tranquillité et Coris l'avait tout de suite compris. Le regard et l'attention de Scott se plongèrent dans un roman. Il avait de moins en moins de temps pour s'adonner à l'une de ses grandes passions, la lecture. De ce fait, il en profitait dès qu'il pouvait et les embouteillages à Paris en fin de soirée, le permettaient grandement. Il pouvait pendant ce temps se relaxer calmement et laisser son cerveau fourmiller de questions. Et si elle ne venait pas ? Aurait-il dû lui laisser son numéro ? À mesure que le début de la soirée approchait, il commençait à stresser. Il ne savait pas encore ce qu'il comptait réellement lui faire quand elle viendrait. Mais il voulait déjà qu'elle vienne, il voulait absolument la revoir....

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022